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Full text of "Les gloses de Cassel, le plus ancien texte réto-roman"

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COLLECTANEA  FRIBURGENSIA 


-^C3£>— 


COMMENTATIONES  ACADEMICtï 

UNIVERSITATIS  FRIBURGENSIS  HELVETIORUM 


FASCICULUS  III. 


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FRIBURGI   HELVETIORUM 

APUD    BIBLIOPOLAM     U  N  I  V  E  RS  I  T  AT  I  S 
MDCCCXCV 


LES 


GLOSES  DE  CASSEE 


LE 


PLUS  ANCIEN  TEXTE  RETO-ROMAN 


PAR 


PAUL  MARCHOT 


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FRIBOURG  (Susse) 

EN    VENTE    A    LA    LIBRAIRIE    DE    l'iNIVERSITÉ 
1895 


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z^uteur  de  la  C^teà-tomatSle  làù^tamanc 


LES  GLOSES  DE  CASSEE 


Les  Gloses  de  Cassel  ont  été  étudiées  par  Fr.  Diez  il  v  a  une 
trentaine  d'années  dans  ses  Anciens  glossaifes'  romans  (traduction  par 
A.  Bauer,  5'-'  fascicule  de  la  Bibliothèque  de  1" Ecole  des  Hautes-Etudes). 
Elles  sont  généralement  regardées  comme  appartenant  au  VIII*:  siècle 
et,  en  ce  qui  concerne  la  langue,  on  parait  être  d'accord  avec  le  père 
de  la  philologie  romane  pour  les  attribuer  au  domaine  d'oi'l  et  même 
à  la  partie  nord-est  de  ce  domaine  où  existe  le  phénomène  du  maintien 
de  w  germanique.  C'est  au  point  que  les  auteurs  de  deux  chrestomathies 
de  l'ancien  français  les  ont  imprimées  dans  leurs  recueils  :  c'est  par  les 
Gloses  de  Cassel  que  s'ouvre  la  Chrestomathie  de  l'ancien  français  de 
Bartsch  et  elles  figurent  immédiatement  après  les  Gloses  de  Reichenau  dans 
le  remarquable  et  savant  Altfran^ôsisches  Uebungsbuch  de  MM.  Fœrster 
et  Koschwitz.  Cependant,  déjà  en  i855,  Holtzmann  avait  cherché  «à 
établir  une  parenté  entre  la  langue  du  glossaire  et  le  roumanche  » 
fap.  Diez,  p.  78)  et  dernièrement,  en  1892,  un  savant  italien,  M.  Monaci, 
professeur  à  l'Université  de  Rome,  a  déclaré  formellement  qu'il  regardait 
ces  gloses  comme  un  texte  de  la  région  lombardo-frioulane,  en  annonçant 
qu'il  publierait  prochainement  les  raisons  qui  le  portaient  à  émettre 
semblable  assertion  1.  A  ma  connaissance,  ces  arguments  annoncés  depuis 
>deux  ans  n'ont  pas  été  publiés.  Je  me  propose  dans  le  présent  travail 
d'examiner  personnellement  la  question  et  d'essayer  d'arriver  à  une 
localisation  des  Gloses  de  Cassel. 

L'étude  de  Diez  est  faite  surtout  au  point  de  vue  lexicographique  ; 


'  Voy.  Rumania,  XXII,  p.  627.  M.  Monaci  a  t'ait  cette  déclaration  dans  les  Rendi- 
conli  delta  R.  Accademia  dei  Lincei  (juin  iHya),  qui  ne  me  sont  pas  accessibles.  11  v 
dit  aussi  que  la  pièce  81  des  Cannina  liurana  est  également  lombardo-frioulane. 


—     8     — 

ce  qu'il  dit  de  la  phonétique  et  de  la  flexion  tient  en  quelques  pages 
(79-83  et  1 14-1 17).  Et  dans  V Avant-propos  de  la  traduction  française, 
M.  G.  Paris  le  loue  d'avoir  agi  ainsi  :  «  Le  glossaire,  si  précieux  pour 
l'histoire  du  sens,  ne  peut  dans  la  plupart  des  cas  inspirer  pour  la 
partie  phonétique  qu'une  médiocre  confiance,  rédigé  comme  il  l'est  par 
un  Allemand  latiniste,  c'est-à-dire  dans  les  plus  mauvaises  conditions 
possibles  '.  »  Je  dois  dire  que  je  ne  saurais  me  rallier  à  cette  opinion, 
exprimée  il  y  a  vingt-cinq  ans  du  reste  par  le  maître  français.  Que  le 
glossaire  contienne  une  masse  de  mots  purement  latins  :  liomo,  caput. 
index,  médius,  auricularis,  etc.,  etc.  (voyez  Diez,  p.  x),  que  d'autres 
soient  parfois  affublés  à  tort  et  à  travers  de  désinences  latines,  comme 
timporibus  (Diez,  p.  74),  c'est  là  un  fait  qu'on  ne  saurait  nier  et  qui  est, 
si  je  ne  me  trompe,  admis  de  tous.  Notre  auteur,  en  tant  qu'auteur  du 
Vlll*^  siècle,  avait  reçu  une  éducation  exclusivement  latine  et  la  langue 
parlée  était  pour  lui  une  corruption,  une  dénaturation,  si  je  puis  dire, 
du  latin.  Cette  langue  vulgaire,  triviale  presque,  il  eût  été  contraire  à 
toutes  les  règles  de  l'écrire  telle  quelle,  comme  elle  était  prononcée. 
Une  idée  aussi  révolutionnaire  ne  pouvait  germer  dans  la  cervelle  d'un 
homme  du  VIIl'^  siècle.  Qu'on  veuille  bien  tenir  compte  aussi  de  ses 
habitudes  acquises  dans  l'Ecole.  On  observe  un  phénomène  semblable 
chez  les  patoisants,  qui,  absolument  étrangers  à  la  linguistique  et  ayant 
reçu  toute  leur  instruction  par  le  canal  de  la  langue  française,  affublent 
leurs  productions  dialectales  de  défroques  françaises.  Au  surplus,  ce  qui 
prouve  surabondamment  cette  thèse,  c'est  que  le  glossographe,  dans 
les  rares  cas  où  l'étymologie  lui  échappe,  écrit  parfaitement  le  mot 
roman  :  innuolu,  talauun  1.  taliiun  (le  lat.  disait  talus),  ordigas,  figido 
(hcatum),  ferrai,  auciun,  pulcins ,  bisle  (pensilk),  esilos,  mediran 
{'  materamen),  pis  (■  picus),  devrus  (tubrucos),  manneiras  (manuarias;, 
/orneras  (vomerias),  etc. 

J'entends  laisser  de  côté  la  question  de  date,  mais  je  ne  saurais 
admettre  l'opinion  de  M.  G.  Paris  et  je  dis  que,  étant  donnés  les  progrès 
considérables  qu'a  faits  depuis  trente  ans  la  linguistique  romane,  étant 
connue  cette  tendance  de  l'auteur  à  une  latinisation  excessive  du  texte, 
il  n'est  point  impossible  que  l'on  apporte  des  corrections  et  des  amé- 
liorations nombreuses  au  travail  de  Diez  et  qu'à  l'aide  des  mots  en 
nombre  respectable  écrits  en  roman ,  on  parvienne  à  tracer,  d'une 
façon  assez  exacte,  le  tableau  des  principaux  caractères  phonétiques  de 
la  langue  des  Gloses,  ce  qui   permettra  alors  de  donner  du  te.xte  une 

'  I'.  I. 


-    9    - 

localisation  au  moins  approximative.   Tel   est    le   but  que,   comme  je 
l'ai   dit,  je  me  propose  dans  le  présent  travail. 

Il  va  de  soi  que  je  n'utiliserai  pas  les  mots  qui  n  ont  pas  encore 
été  expliqués  ou  qui  sont  encore  douteux  tels  que  cinge,  segradas,  de 
apis  siluiiarias,  etc.,  pas  plus  que  le  VIII'^  chapitre  du  glossaire,  dont 
la  langue  est  à  peu  près  exclusivement  latine  et  dont  Fauteur,  d"après 
l'opinion  générale  (voy.  Diez,  p.  74),  n'est  pas  le  même  que  celui 
des  sept  premiers  chapitres. 

Après  avoir  déterminé,  d'une  façon  générale,  dans  quelle  région 
du  monde  roman  les  Gloses  du  Cassel  ont  été  élaborées,  il  s'agira 
d'identifier  dans  la  langue  romane  que  parle  cette  région  chacun  des 
mots  que  contiennent  les  Gloses.  Ce  sera  l'objet  de  la  seconde  partie 
du  travail.  Le  couronnement  obligé  de  celui-ci  sera  un  essai  d'édition 
critique  des  Gloses,  essai  qui  jusqu'à  maintenant  n'a  pas  été  tenté. 

.Mais  il  faut,  avant  d'entrer  en  matière,  donner  une  reproduction 
du  texte  tel  que  nous  l'a  transmis  le  ms.  C'est  l'excellent  texte  diplo- 
matique de  y Altfran^ôsisches  Uebungsbuch  de  MM.  Fœrster  et  Roschwitz 
que  j'emprunte,  en  résolvant  tous  les  signes  et  toutes  les  abréviations 
paléographiques  et  [en  séparant  les  mots  réunis,  réunissant  les  fragments 
de  mot  séparés  dans  le  ms.  : 

homo  man. 

caput  haupit. 

uerticeHZ  skeitila. 

capilli  fahs. 
5  oculos  augun. 

auras  aorun. 

nares  nasa. 

dentés  zendi. 

timporibus  chinnapahhun,  hiuffilun. 
'     10  facias  uuangun. 

mantun  chinni. 

maxillas  chinnpein. 

coUo  hais. 

scapulas  ahsla. 
i5  humérus  ahsla. 

tondit  skirit. 

tundi  mec  capilli  skir  min  fahs. 

radi  me  meo  colli  skir  minan  hais. 

radi  meo  parba  skir  minan  part. 
20  radiées  uurzun. 


lO 


labia  lefsa. 

palpebre  prauua. 

interscapulas  untarhartinun. 

dorsum  hrucki. 
25  un  osti  spinale  ein  hruckipeini. 

renés  lenti. 

coxa  deoh. 

os  maior  daz  maera  pein  deohcs. 

innuolu  chniu. 
3o  tibia  pein. 

calamel  uuidarpeini. 

talauun  anchlao. 

calcanea  fersna. 

pedes  foozi. 
35  ordigas  zaehun. 

uncla  nagal. 

membras  iidi. 

pectus  prust. 

brachia  arm. 
40  manus  hant. 

pal  ma  prêta. 

digiti  fingra. 

polix  dumo. 

index  zeigari. 
45  médius  mittarosto. 

medicus  laahhi. 

articulata  altee. 

minimus  minnisto. 

putel  darm. 
5o  putelli  darma. 

lumbuluȔ  lentiprato. 

ligido  lepara. 

pulmone  lungunne. 

intrange  indinta. 
55  stomachus  mago. 

latera  sitte. 

costis  rippi. 

unctura  smero: 

cinge  curti. 
Oo  lumbus  napulo. 


II     — 

umbilico  napulo. 

pecunia  fihu. 

cauallus  hros. 

equm  hengist. 
65  iumenta  marhe. 

equa  marhe. 

puledro  folo. 

puledra  fulihha. 

animalia  hrindir. 
70  boues  ohsun. 

uaccas  choi. 

armentas  hrindir 

pecora  skaaf. 

pirpici  uuidari. 
75  fidelli  chalpir. 

ouiclas  auui. 

agnelli  lempir. 

porciu  suuinir. 

ferrât  paerfarh. 
80  troia  suu. 

scruua  suu. 

purcelli  farhir. 

aucas  cansi. 

auciun  caensincli. 
85  puUi  honir. 

pulcins  honchli. 

callus  hano. 

gaUna  hanin. 

pao  phao. 
go  paua  phain. 

casu  hus. 

domo  cadaw. 

mansione  selidun. 

thalamus  chamara. 
95  stupa  stupa. 

bisie  phesal. 

keminada  cheminata. 

furnus  ofan. 

caminus  ofan. 
100  furnax  furnachc. 


—       12 


segradas  sagarari. 

stabulu  stal. 

pridias  uuanti. 

esilos  pretir. 
io5  mediran  cimpar. 

pis  first. 

trapes  capre/ta. 

capriuns  rafuun. 

scandula  skintala. 
I  lo  pannu  lahhan. 

tunica,  seia  tunihha. 

camisa  pheit. 

pragas  proh. 

deurus  deohproh. 
1 15  fasselas  fanun. 

uuindicas  uuintinga. 

mufflas  hantscoh. 

Liuanz  irhiner. 

uuasa  uuahsir. 

f  dolea, 
'^°  I  caua  putin. 
I  idrias 
1  tunne  choffa. 

I  carisa 

[  ticinne  choffa  fodarmaziu. 

sisireol  stanta. 

cauuella  potega. 

125  gerala,  tina  zuuipar. 

siccla  einpar. 

I  sicleola, 

I  sedella  ampri. 

sestar  sehtari. 

calice  stechal. 
i3o  hanap  hnapt. 

cuppa  chupf. 

caldaru  chezil. 

caldarora  chezi. 

cramailas  hahla. 
i35  implenus  est  fol  ist. 

paias  scLilla., 


i3 


sappas  hauua. 

saccuras  achus. 

manneiras  parta. 
140  siciles  sihhila. 

falceas  segansa. 

taradros  napugaera. 

scalpros  scraotisran. 

planas  pau/nscapo. 
145  liones  seh. 

fomeras  uuganso. 

martel  hamar. 

mallei  slaga,  hamar. 

et  forcipa  anti  zanga. 
i5o  et  inchus  anti  anapaoz. 

de  apis  picherir. 

siluuarias  folliu. 

(  flasca, 
[  puticla. 

mandacaril  moos. 
i55  ua  cane. 

fac  iterum  to  auar. 

citius  sniumo. 

uiuaziu  iili. 

argudu  skeero. 
160  moi  mutti. 

quanta  moi  in  manage  mutte. 

sim  halp. 

aia  tutti  uuela  aile. 

uestid  cauuati. 
i65  laniu  uestid  uullinaz. 

Uni  uestid  lininaz. 

tramolol  sapan. 

uellus  uuillus. 

punxisti  stahhi.  . 
170  punge  stih. 

campa  hamma. 

ponderosus  haolohter. 

albios  oculus  starapiinter. 

gvppus  houarohter. 
175  et  lippus  prchanprauuer. 


claudus  lamer. 
mutus  tumper. 
tinas  zuuipar. 
situlas  einpar. 
i8o  guluium  noila. 


A.     GRAMMAIRE 


I.    PHONÉTIQUE 

VOCALISME 

CHUTE  DE  LA  PÉNULTIÈME  ATONE 

1.  On  sait  que  la  pénultième  atone  était  déjà  tombée  en  latin  dès 
les  premiers  siècles  de  l'Empire.  Notre  texte  nous  montre  de  nombreux 
exemples  en  -ulus,  -ula  où  elle  est  conservée,  mais  il  ne  faut  voir  là, 
évidemment,  que  des  graphies  purement  latines.  Du  reste,  on  a 

uncla  nagal  36 

oviclas  auui  76 

mufflas  hantscoh   1 17 

siccla  einpar  126 

cramailas  ^  ha.h\3i   184 

puticla   i53 
Digiti  fingra  42  est  peut-être  une  graphie  étymologique,  tandis  que 
bisle  phesal  96  (=  pensile),  dont  l'étvmologie  échappait  à  l'auteur,  est 
tien  roman. 

Dans  figido  lepara  52.  peut-être  v  avait-il  encore  un  léger  son 
vocalique,  a  offrant  toujours  plus  de  résistance  à  l'atone  que  les  autres 
vovelles. 


'  Les    Capitulaires    de    Cliarlemagnc   ont   cramacllim   (Hatzfeld    et    Darmesteter, 
Dictionnaire   général). 


-     i6    - 

Dans  gerala,  tina  zuuipar  i25,  il  faut  nécessairement  voir  une  faute 
pour  gerula,  voyez  au  Commentaire. 

Quant  hpuledro  folo  6j,puledra  fuliiiha  68,  ils  peuvent  représenter, 
comme  le  dit  Diez  p.  gS,  aussi  bien  pui.létbus  que  pùlletri-s.  Nous 
verrons  au  Commetitaire  qu'ils  correspondent  à  pullétrus. 


CHUTE   DES   VOYELLES   FINALES 

2.  Malgré  le  grand  nombre  de  mots  affectés  de  terminaisons  latines, 
on  peut  affirmer  que  la  langue  des  Gloses  de  Cassel  a  déjà  laissé  tomber 
les  voyelles  finales.  11  faut  faire  toutefois  trois  exceptions  :  pour  a  et, 
ce  qui  paraîtra  plus  surprenant,  pour  i  et  pour  la  finale  de  la  2"^  personne 
sing.  de  l'impératif. 

Pour  la  chute  de  e,  on  relève  les  exemples  suivants  : 

mantuji  chinni   1 1 . 

lal(a)uu?i  anchlao  32 

atcciun  caensincli  84 

tned i7-an  cimpsLV  io5  (*  materamen) 

capriuns  rafuun   108  (*  caperiones) 

sim  halp  162  (semem) 
11  y  a  des  exceptions  comme  pulmone  lungunne  53,  mansione  selidun  93 
(graphie  latine  comme  le  prouve  la  première  n),  calice  stechal   129. 
Pour  la  chute  de  o  et  de  u,  on  a  les  exemples  : 

lin  os(ti)  spinale  ein  hruckipeini  2  5 

ca/ame/ uuidarpeini  3i 

putel  darm  49 

pulcins  honchli  86 

uuani{  irhiner  1 18 

ses/ar  sehtari   128 

martel  hamar  147 

;no/ mutti   160  (=  modium) 

vestid  cauuati   1 64 

laniii  vestid  uullinaz  i65 

Uni  vestid  Wn'uMxz   166 
Les  exceptions  sont  en  nombre  considérable,  mais  il   faut,  à  n  en   pas 
douter,  les  attribuer  à  la  tendance  latinisante  de  notre  auteur. 

La  règle  de  la  chute  des  finales  que  nous  avons  établie,  subit,  en 
faveur  de  a^  une  première  exception  qu'on  ne  trouvera  pas  surprenante. 
Les    exemples  à  citer  pour   le   maintien   de   a   sont    les    innombrables 


-     17    — 

féminins  pluriels,  qui  eux  sont  toujours  en  -as  (jamais  en  -es  comme 
il  arrive  dans  les  Gloses  de  Reichenaiij,  dont  la  nomenclature  serait  ici 
superflue,  de  nombreux  féminins  singuliers  en  -a  tels  que 

coxa  deoh  27 

tibia  pein  3o 

uncla  nagal  36 

palma  prêta  41 

unctura  smero  58 

equa  marhe  66,  etc.,  etc.. 
des  neutres  probablement  féminisés  tels  que 

brachia  arm  3 9 

iumenta  marhe  65 

pecora  skaaf  73 
On  trou\c  un  exemple  où  a  est  représenté  par  u.  dans  casu  hus  91 
(voyez  l'explication  au  Commentaire)  et  un  exemple  où  il  est  représenté 
par  o  .■  radi  meo  parba  skir  minan  part  19.  Ici  nous  avons  incontesta- 
blement affaire  à  une  faute  du  copiste,  amenée  par  les  expressions 
précédentes  meo  capilli  et  ineo  colli. 

Une  deuxième  exception  à  la  loi  des  finales  a  lieu  en  faveur  de  1  : 
en  effet,  parmi  les  noms  que  notre  glossaire  nous  trasmet  sous  la  forme 
du  pluriel,  ceux  de  la  deuxième  déclinaison  latine,  lorsque  par  hasard 
ils  sont  au  nominatif,  conservent  toujours  leur  /  ; 

digiti  fingra  42 

putelli  darma  5o 

fidelli  chalpir  75 

agnelli  lempir  77 

purcelli  farhir  82 

pulli  honir  85 

mallei  slaga,  hamar   148 

aia  tutti  uuela  aile   i63 
A  ces  exemples,  il   n'est  pas  inutile  d'ajouter  la  phrase  bien  connue  du 
huitième  chapitre  :  stulti  sunt  romani,  sapienti  sunt paioari. 

,  La  troisième  exception  à  la  loi  des  finales  concerne  les  impératifs. 
Les  exemples  ne  sont  pas  bien  nombreux  :  deux,  du  reste,  se  terminent 
en  i,  un  en  e  : 

tundi  meo  capilli  akk  m\n  i'aha   17 

radi  me  meo  colli  skir  minan  hais  18 

radi  meo  (\.  mea)  parba  skir  minan  part   ig 

punge  stih  170 
Mais  on  a  va  cane  1 55. 

3 


—     i8 


CHUTE    DE    LA    CONTREFINALE 


3.  La  chute  de  la  contrefinale  paraît,  à  l'époque  des  Gloses,  tout  au 
moins  en  voie  d'accomplissement,  si  elle  nest  pas  un  fait  accompli. 
Ainsi,  l'on  a  d'un  côté 

intrange  indinta  54  i^  interanea) 

pulcins  honchli  86 

capriuns  rafuun  108, 
mais  de  l'autre 

umbilico  napulo  61 

animalia  hrindir  69 

mediran  ^  cimpar  io5 

ponderosus  \\&o\ohie.v  xji. 
Dans  ces  derniers  exemples,  il  faut  probablement  voir  des  graphies  latines; 
toutefois,  mediran  est  évidemment  roman  :  peut-être  le  groupe  t-r,  d'une 
prononciation  quelque  peu  rebelle,  résistait-il  mieux  à  la  jonction. 

Quant  à  keminada  cheminata  97,  il  n'est  pas  surprenant.  C'est  un 
dérivé  de  date  évidemment  romane,  qui  peut  bien  ne  s'être  formé  que 
postérieurement  à  l'époque  de  l'action  de  la  loi  de  la  contrefinale.  C'est  le 
cas  en  France,  par  exemple,  où  l'on  a  cheminée  et  non  chemée. 

Ajoutons  encore  que,  comme  il  fallait  s'y  attendre,  à  la  contrefinale 
aussi  bien  qu'à  la  finale,  a  résiste  et  n'a  pas  le  sort  des  autres  voyelles  : 

calamel  uuidarpeini  3i 

caldarora  chezi  i33  (I.  caldarola). 


VOYELLES    INMTIALES 

4.     En  général,  a  reste  a  : 
capilli  fahs  4 
ca/a??!e/ uuidarpeini  3i 
cavallus  hros  63 
galina  hanin  88 
caminus  otan  99 
capriuns  rafuun  108 
camisa  pheit  i  1 2 
calice  stechal  129,  etc. 

En  fr.  merrain  :       *  maieramen.  Matehiamen  >  mairicn. 


-     19    - 

Il  faut  cependant  noter  qu'il  y  a  trois  mots  dans  lesquels  il  devient  e. 
Ce  sont  : 

keminada  cheminata  97 
esilos  pretir  104  (*  axillos) 
mediran  cimpar  io5 
Dans  ordigas  zaehun  35,  on  pourrait  voir  le  changement  de  a  en  o. 
Pour  moi,  je  regarde  ce  mot  comme  purement  celtique,  cf.  au  Commen- 
taire. 

Dans  pridias  uuanti  io3  (=  lat.  vulg.  raretés),  il  faut  bien  voir  une 
aphérèse  de  1"a,  à  moins  qu'on  n'admette  qu'il  y  a  là  une  faute  de  copiste. 
Pour  l'explication  du  second  i.  cf.  au  Commetitaire. 

Enfin,  je  ferai  remarquer  ici,  bien  que  ce  ne  soit  peut-être  pas  exacte- 
ment l'endroit,  que  hanap  hnapf  i3o  possède  Va  épenthétique. 

Pour  K,  il  v  a  à  noter  que,  selon  une  tendance  romane  bien  connue, 
il  passe  à  a  dans  un  certain  nombre  de  mots  : 
mantun  chinni  1 1 
saccuras  achxis  i38 
aia  tutti  uuela  aile  i63  (=  eia). 
Dans    le  dernier  exemple,   je  considère   I'k.  en   elfet,   comme  ayant   le 
traitement  de  l'initiale. 

Je  parlerai  de  innuolu  chniu  29  (=  genucui.um)  au  Commentaire. 
A  propos  de  u,  je  dirai   que   j'admets  que  devrus  deohproh    1  14 
=  ruBRucos.  Je  reviendrai  d'ailleurs  sur  ce  point.   J'admets  donc  que 
i'  initial  a  passé  à  e  dans  ce  mot. 


VOYELLES    TONIQUES 

A. 

5.     A  reste  a,  mais,  s'il  est  suivi  de  jod,  il  passe  à  ei.  Nous  avons  de 
ce  cas  deux  exemples  : 

tunica,  seia  tunihha  1 1 1  (saga) 
manneiras  parta  139  (manuarias) 
11  est  vrai  que  l'on  a  d'un  autre  côté  pragas  prôh  1 13,  qui  est  peut-être 
écrit  sous  sa  forme  latine.  Je  rappelle  aussi  ici  le  paioari  du  huitième 
chapitre  ou  ai  reste  intact.  C'est  un  exemple  du  reste  ou  ai  se  trouve  à 
l'initiale. 

Le  suffixe  -arit  qui  devrait  faire  -eir  comme  son  féminin  fait    eira 


—       20       — 

fmanneiras),  fait  exception  à  la  règle.  Ce  n'est  pas  une  forme  correspon- 
dant à  -ARu;s  que  nous  avons,  mais  bien  à  '  ari's,  c'est-à-dire  à  l'italien 
-aro,  au  roumain  -ar(u)  : 

sestar  sehtari  128 

caldaru  chezil  i32, 
exemples  auxquels  il  convient  d'ajouter  le  dérivé  caldarola  chezi  i33,  qui 
n'a  pu  être  formé  évidemment  que  d'un  primitif  caWa/'ii  ou  caldara,  et 
la  forme  hautement  intéressante  paioari  du  huitième  chapitre  (sapienti 
sunt  paioari),  qui  doit  être  mentionnée  à  ce  paragraphe,  puisque  les 
thèmes  germaniques  de  Gautier,  Confier,  Ogier,  Baivier,  etc.,  sont  traités 
dans  les  langues  romanes  comme  des  mots  en  -arils. 


E    ET    O    OUVERTS 

6.  E  et  o  ouverts  sont  toujours  écrits  e,  o  : 

palpebre  prauua  22 

pedes  foozi  84 

boi>es  ohsun  70 

troia  suu  80 

domo  cadam  92.  etc. 
Nous  n'avons  pas  d'exemple  de  -erium,  mais  le  traitement  de  -eria 
est  bien  étonnant  :  contrairement  à  ce  qui  se  passe  dans  -aria,  1'/  de  -eria 
se  perd  sans  laisser  aucune  trace  : 

/orneras  uu[a]ganso  146  =  vomerias 
Un    second    exemple    nous    est    fourni    par   inediran   cimpar    [o5   qui 
postule  un  thème  *  materamen,  lequel  ne  peut  avoir  été  dérivé  que  d'un 
primitif  *  matera. 

E  ET  O  fermés 

7.  e  et  o  fermés  non  plus  ne  nous  sont  attestés  une  seule  fois  sous  la 
forme  diphtonguée,  lorsqu'ils  sont  libres.  Qu'ils  soient  libres  ou  entravés, 
ils  s'écrivent  à  volonté  par  leur  double  forme  étymologique  e  ou  /,  o  ou  11. 
C'est  un  fait  banal  sur  lequel  je  n'insiste  pas.  La  même  dualité  de 
graphies  existe  aussi  naturellement  dans  les  syllabes  autres  que  les 
toniques  : 

timporibus  chinnapahhun,  hiuffilun  9 
On    trouve    une    fois  o   terme   représenté   par  y   conformément   à 
1  etymologie  : 

gyppus  houarohter  1 74.  \ 


21       — 


AU 


8.  Un  phénomène  remarquable,  c'est  que  au  reste  au  dans  les 
Gloses  de  Cassel,  à  l'inverse  de  ce  qui  se  passe  dans  les  Gloses  de 
Reichenau.  Sans  \ouloir  tirer  argument  de  aures  aorun  6,  aucas  cansi 
83,  claudus  lamer  17G  qui  ont  bien  l'air  d'être  écrits  sous  leur  forme 
latine,  je  relèverai  auciun  caensincli  84  qui  est  écrit  à  la  romane,  parce 
que  notre  auteur  ignorait  probablement  un  thème  tel  que  *  aiicionem, joao 
phao  89  =  PAio  ou  PAiuM  (en  a.  fr.  on  aurait  eu  pou),  paiia  phain  90 
(qui  serait  devenu  ici  poa,  a.  fr.  poe). 


CONSONNANTISME 


H. 


9.  H  latine  subsiste  dans  hoino  man  i  et  dans  humérus  ahsla  i5, 
qui  sont  des  graphies  savantes.  Dans  idrias  121  au  contraire  (=  hvdrias), 
elle  n'est  pas  notée.  Sa'chute  date  déjà  de  l'éqoque  latine. 

H  germanique  est  maintenue  dans  hanap  hnapf  i3o,  où  il  est  probable 
qu'elle  était  prononcée. 

On  a  dans  trois  mots  une  notation  cli,  à  laquelle  il  faut  donner  la 
valeur  de  c  dur  : 

brachia  arm  Sg 

siomachus  mago  55 

ei  inchus  anti  anapaoz  i5o. 

X,  se,  es 

10.  \,  se  sont  déjà  devenus  dans  les  Gloses  s  ; 

esilos  pretir  104 

fasselas  fanun  1 15  1=  *  fascellasj 
sestar  sehtari  128 
On  retrouve  x  dans 

maxillas  ch\nnp(t\n  12 
coxa'deoh  27 
punxisti  sXahW  169 
On  est  fondé  à  croire  que  ce  ne  sont  là  que  de  simples  graphies  latines. 


—      22       — 

Les  finales  -eus,  -cos  se  résolvent  en  s  : 
pis  first  io6  =  *  picus 
devrus  deoproh  114  =  tubrucos 

C,  G. 

11.  c.  G  -t-  fl  étaient-ils  altérés  dans  la  langue  des  Gloses  ?  11  est 
impossible  de  le  dire.  D'aucuns  pourraient  arguer  de  la  forme  tout  isolée 
keminada  cheminata  97  où  ke  représente  ca  latin,  mais  quant  à  moi 
j'estime  que  keminada  ne  prouve  rien  pour  la  prononciation  de  c,  g.  Je 
partage  avec  Darmesteter  l'avis  que  c,  g  ont  très  bien  pu  se  palatiser 
encore  après  le  passage  de  a  initial  à  e;  qu'on  veuille  bien  se  rappeler  le 
traitement  en  français  des  mots  germaniques  qui  renferment  k  -|-  e  et  de 
dérivés  tels  que  duchesse,  sachet. 

On  ne  peut  pas  dire  non  plus  que  c,  g  étaient  altérés  dans  le  groupe 
-CL-  car  la  forme  crainailas  hahla  1 84  =  cramacii.as  est  absolument  isolée 
au  milieu  d'une  multitude  d'autres  en  -cl- et  une  forme  siccla  126  avec 
redoublement  du  c  semble  bien  prouver  qu'on  avait  encore  là  la  pronon- 
ciation de  c  dur.  Cramailas  doit  être  une  faute  pour  cramaclas. 

Intervocaliques,  c,  g  sont  déjà  tombés  ou  réduits  à  /  selon  le  cas. 
Ainsi  : 

tunica,  seia  tunihha  1 1 1  (=  saga) 

lio)ies  seh  145  (=  ligones) 
Ils  ne  tombent  pas  toujours  cependant  : 

pecunia  fihu  62 
pecora  skaaf  63 

aucas  cansi  83 

pragas  prôh  1 1 3 

saccuras  achus  i38. 
Il   se  peut  que  quelques-uns  de  ces  mots  soient  écrits  dans  leur  forme 
latine,  mais    pour  saccuras  le  redoublement  du  c  prouve  qu'il  y  était 
encore  prononcé. 

12.  Quant  à  c,  g  -[-  e,  i,  ils  étaient  indubitablement  altérés  à 
l'époque  des  Gloses.  Cela  est  prouvé  d'une  façon  certaine  par  falceas 
segansa  141,  où  le  groupe  ce  représente  le  son  nouveau,  car  falcem,  s'il 
eût  passé  à  la  première  déclinaison  à  l'époque  où  le  c  était  encore  dur, 
eût  produit  falca  (comme  en  roumain)  et  non  falcea.  D'autres  exem- 
ples, où  l'on  a  la  combinaison  ci  pour  le  son  nouveau  sont  : 

facias  uuangun  10 
auciun  caensincli  84 
et  peut-être /?/r/J/c?  uuidari  74  (=  bebbices,  Diez). 


—      23       - 

n  faut  y  ajouter  viva^iu  iili  i38  (=  l'adv.  vivacius,  voir  au  Commen- 
taire), où  l'on  a  pour  ce  son  une  troisième  graphie  :  li.  Il  est  infiniment 
probable  que  ce  son  tour  à  tour  représenté  par  ce,  ci,  ^i  était  ts  ou  tch 
puisqu'il  semble  avoir  résorbé  \'s  finale  dans  vipa^iu.  Je  considère  en  effet 
Vu  final  de  ce  dernier  comme  une  simple  lettre  muette  et  servant  d'appui. 
Je  prononce  pivats  ou  vivatch.  Bracliia  arm  Sg  est,  selon  toute  vraisem- 
blance, une  graphie  latine. 

Mais  de  l'altération  de  c,  g  devant  e,  il  y  a  encore  d'autres  preuves  : 
ce  sont  :  keminada  97  et  intrange  54.  En  effet,  si  l'auteur  n'a  pas  écrit 
ceminada,  c'est  qu'il  s'est  aperçu  que  cela  donnerait  une  prononciation 
autre  fts,  tch)  et  dans  intrange  =  interanf.a  il  a  représenté  par  g  (suivi 
d'e)  le  son  palatal  issu  de  I'k  latin  en  hiatus. 

T,  D. 

13.  La  finale  -t's  donne  ^  dans  uuan^  irhiner  118,  ce  qui  nous 
prouve  que  dentés  zendi  8,  pedes  foozi  84,  clatidns  lamer  176,  mutus 
tumper  177  sont  des  graphies  latines. 

P,  B,  F.  V. 

14.  S'il  fallait  tenir  compte  de  la  majorité  des  exemples,  on 
n'admettrait  pas  que  dans  la  langue  des  Gloses,  p  et  b  médials  fussent 
déjà  devenus  )'.  Mais  comme  nous  y  relevons  déjà  cavallus  hros  63, 
auquel  il  faut  joindre  devras  deohproh  114  =  tubrucos,  nous  devons 
bien  admettre  que  les  autres  exemples 

capiit  haupit  2 

capilli  fahs  4 

tundi  meo  capilli  skir  min  fahs  17 

stupa  stupa  95 

trapes  capretta  1 07 

capriuns  vaiuun  loS 
sont  des  mots  où  a  été  conservée  l'orthographe  traditionnelle  et  archa'ique 
ou,  tout  au  moins,  qu'à  l'époque  de  notre  texte  la  langue  était  arrivée 
à  cette  étape  intermédiaire  entre  b  et  v,  qui  est  représentée  par  le  b,  v 
espagnol. 

Scriuia  suu  81  —  scrofa  peut  s'interpréter  de  deux  façons  :  scrwKa 
avec  redoublement  de  Vu  comme  dans  tal(a)uun  et  effacement  de  l'i- 
médiale  ou  bien  scruva  avec  changement  de  k  en  v  (la  sonore  pour  la 
sourde). 

Pour  v  médial,  cf.  à  Ai'  tonique,  %  8. 


—      24      - 

M. 

15.  M  finale  donne  n  :  mediran  cimpar  io5.  Homo  man  i  est  une 
graphie  savante. 

W    GERMANIQUE 

16.  w  germanique  reste  intact  dans  notre  texte  : 

uumdicas  uuintinga  i  i6  (a.  t'r.  guinche) 
uuan^  irhiner  1 18. 

HIATUS 

17.  Comme  il  fallait  s'y  attendre,  les  Gloses  de  Cassel  montrent 
I'k  ou  l'i  latin  en  hiatus  déjà  résolu  en  jod,  phénomène  qui  est  du  reste 
de  l'époque  latine.  Le  jod  peut  être  écrit  de  trois  manières  : 

par  /  : 

laniu  vestid  uulinaz  1 65 

Uni  vestid  Vm'msiZ  lôfi. 
par  g  : 

intrange  indinta  54, 
enfin  par  e  conformément  à  l'orthographe  latine  : 

calcanea  fersna  33 

dolea  120  =  DOUA  (a.  fr.  doille). 
qui  est  une  graphie  contraire, 

mallei  s\aga.  hamar  148  (a.  fr.  mail). 
Il  faut  admettre  que  dans  sicleola  127,  Ve  est  purement  graphique, 
puisque  dans  le  suffixe  -eolus  1"e  était  déjà  tombé  dès  l'époque  latine 
(cf.  du  reste  caldarola  chezi  i33). 

Les  groupes  bi,  pi.  vi  ne  sont  pas  altérés  : 

labia  lefsa  2  1 

tibia  pein  3o 

gulvium  noila  180 
Y  a-t-il  des  exemples  où  i  en  hiatus  ait  passé  dans  la  syllabe  tonique  ? 
11  en  est  deux,  en  tous  cas,  qui  semblent  assurés;  c'est  manneiras  parta  1  Sq 
i^lcamisa  pheit  112.  Mansione  selidun  qS  fait  exception.  Dans/owerrt.v 
uu[a  ;ganso,  on  constate  la  disparition  totale  de  1'/  ;  je  renvoie  pour  ce 
mot  au  I  6. 

Sur  CE,  CI,  zi  ayant  la  valeur  ts  ou  tch,  voir  %    12. 


25 


CONSONNES    DOUBLES 


18.  Dans  la  langue  des  Gloses,  les  consonnes  doubles  se  sont  déjà 
simplifiées. 

Pour  ce.  le  phénomène  nous  est  atteste  par  des  graphies  contraires 
telles  que  siccla  einpar  126,  saccuras  achus  i38,  bien  que  Ton  ait 
vaccas  choi  71 . 

Les  exemples  où  ll  est  réduit  à  /abondent  : 

calamel  uuidarpcini  3  i 

polix  dumo  44 

putel  darm  49 

puledro  folo  67 

puledra  fulihha  68 

pulcins  honchli  86 
.  galina  hanin   88 

fasselas  fanun    1 15 

martel  hamar   147 
Il  est  vrai  quon  pourrait  citer  tout  autant  d'exemples  où  ll  se  maintient  : 

capilli  fa  h  s  4 

maxillas  chinnpein    12 

collo  hais   1 3 

tundi  meo  capilli  skir  min   fahs    17 

radi  me  meo  colli  skir  minan  hais   19 

putelli  darma  5o 

cavalhis  hros  63 

fidelli  chalpir  jb 

agnelli  lempir  77 

purcelli  farhir  82 

pulli  honir  85 
'  callus  hano  87 

mallei  slaga,  hamar   1 48  : 
mais   il    va   de   soi   qu'on    a   affaire,    ici    comme   ailleurs,    à    un   simple 
phénomène  orthographique.  L'influence  latine  ne  perd  jamais  ses  droits. 
De  la  réduction  de  pp  en  p,  il  n'y  a  pas  d'exemples,  probablement 
par  un  pur  effet  du  hasard. 

cuppas  cluipf  I  3[ 

s appas  hauua    137 

gyppus  houarohter   174 

et  lippus  prehanprauuer   175 
On  ne  rencontre  vv  que  dans  mufflas  hantscoh  107. 


—       26       — 

La  simplification  de  nn  est  attestée  par  la  graphie  contraire  manneiras 
parta  i3(),  bien  qu'on  trouve  pannu  lahhan   i  lo. 

D'autre  part,  le  redoublement  des  consonnes  nous  est  encore  attesté 
comme  une  simple  habitude  orthographique  du  glosographe  par  uu  =  v 
latin  :  uuasa  uuahsir  i  1 9,  cauuella  potega  1 24  (1.  ctiuuella).  Dans  tal(a)uun 
anchlao  32,  cet  u  est  redoublé,  lors  même  qu'il  a  la  valeur  d'une  voyelle. 
La  partie  germanique  offre  aussi  des  exemples  de  cette  singularité  :  suu 
80  et  81,  rafuun  108. 


II.    FLEXION 


ARTICLE 


19.  On  ne  trouve  la  présence  dans  notre  texte  que  de  l'article 
indéfini  :  un  os(ti)  spinale  ein  hruckipeini  25.  L'article  défini  n'est 
exprimé  nulle  part,  pas  même  dans  une  glose  où  se  trouve  l'article 
défini  allemand  :  os  maior  daz  maera  pein  deohes  28. 


DECLINAISON 

20.  11  saute  aux  veux  de  quiconque  lit  les  Gloses  de  Cassel,  que  la 
langue  de  ces  Gloses  possède  et  connaft  les  représentants  de  deux  cas 
latins,  le  nominatif  et  l'accusatif.  Mais  un  glossaire  n'est  pas  un  texte 
formé  de  propositions  présentant  des  sujets  et  des  régimes  munis  chacun 
de  sa  terminaison  respective.  Aussi  il  devient  très  difficile  de  dire  si  la 
langue  des  Gloses  de  Cassel  possédait  encore  un  système  de  déclinaison 
ou  si  chez  elle  la  réduction  des  cas  à  un  seul  s'est  déjà  opérée,  cas  qui 
serait  alors  emprunté  tantôt  à  l'accusatif  latin,  tantôt  au  nominatif. 

Pour  les  mots  de  la  première  déclinaison  latine,  il  va  de  soi  que 
les  cas  sont  déjà  uniformisés  aussi  bien  au  singulier  qu'au  pluriel.  Au 
pluriel,  c'est  la  forme  en  -as  qui  nous  est  attestée  uniformément,  et  cela 
par  un  nombre  considérable  d'exemples  qui  ne  peut  laisser  place  à 
aucune  espèce  de  doute.  11  y  a  bien  deux  nom.  plur.  en  -e  :  palpebre  22 
et  intrange  =  interanka  54,  mais  ils  semblent  bien  n'être  autre  chose 
que  des  formes  latines,  le  second  surtout  qui  ne  paraît  être  mis  au  nom. 
(au  lieu  de  intrangas)  que  pour  qu'un  e  suivant  le  g  lui  donne  sa  valeur 


—      27      — 

palatale.  Il  est  à  noter  que  dans  la  déclinaison  féminine  en  -a  il  est 
passé  un  certain  nombre  de  substantifs  féminins  des  troisième  et  cinquième 
déclinaisons  latines  : 

facias  uuangun    lo 

pridftjas  uuanti   io3 

saccuras  achus   i38 

falceas  segansa   141 

et  forcipa  anti  zanga  149 
On  a  exceptionnellement  costis  rippi  57,  qui  est  peut-être  un  latinisme. 

Ce  qui  a  rapport  à  la  deuxième  déclinaison  latine  est  plus  compliqué. 
Au  singulier,  il  est  évident  que  les  représentants  de  cette  déclinaison 
avaient  encore  leurs  deux  cas,  chacun  remplissant  sans  aucun  doute  sa 
fonction  propre.  Ainsi  on  a  : 

humérus   i5  à  côté  de  calamelii 

manus  1  40  putel  ^g 

stomachus  55  umbilico  61 

lumbus  60  puledro  62 

cavallus  63  domo  92 

callus  87  pannu  1 10 

thalamus  q^f  sestar  12S 

furnus  98  martel  147 

caminus  9g  moi  160 

pis  106  ]>estid  164 

utian^  1 1 8  laniu  vestid  1 65 

Uni  vestid  i66. 
De  même,  dans  les  adjectifs  fimjplenus  est  i35,  ponderosus  iy2,  gyppus 
174,  et  lippus  i65,  claudus  176,  mutus  177,  à  côté  d'argudu  iSg. 
Au  pluriel  de  cette  deuxième  déclinaison,  on  observe  semblable  dualité 
de  désinences.  Cependant  on  constate  à  première  vue  que  les  noms  qui 
ont  -/.  la  terminaison  du  nominatif,  sont  tous  en  t,  tt,  Il  (y  compris  // 
mouillé).  La  simplification  des  cas  serait-elle  déjà  un  fait  accompli  ici 
et  y  aurait-il  eu  option  tantôt  pour  la  forme  nominative  tantôt  pour 
la  forme  accusative,  selon  les  affinités  de  la  consonne  finale  ? 

cap  il  H  4  oculos    5 

diffili  42  pulcins  86 

putelli  5o  e.s-//o.9  104  (==  *  AxiLi.os) 

Jidelli  jb  devrus  114 

agnelli  ■j']  taradros  142 

'  .\u  singulier,  la  quatrième  déclinaison  se  confond  évidemment  avec  la  deuxième. 


—      28      — 

purcelli  %2  scalp r os  i  ^3 

pulli  85 
mallei  148 
aia  tulti  i63 
Toutefois  il  est  juste  de  dire  qu'au   huitième  ciiapitre  il  y  a  une  phrase 
où  est  encore  formellement  observée  la  règle  des  cas  :  stiilti  sunl  romani, 
sapienti  sunt  paioari. 

Arrivons  à  la  troisième  déclinaison  latine.  Au  singulier,  elle  présente 
aussi  des  formes  nominatives  et  accusatives.  11  faut  pourtant  dire  que 
les  premières  offrent  dans  leur  ensemble  les  caractères  de  mots  latins, 
tandis  que  les  secondes  accusent  plutôt,  pour  la  plupart  du  moins,  une 
allure  romane  : 

homo  I  mantun  1 1 

polix  43  tal(a)uun  32 

furnax  100  piilmone  53 

et  inchus  i5o  auciu7i  84 

mansione  g  3 
calice  129 
Dans  les  adjectifs,  on  relève  la  forme  sim  halp  162. 

Au  pluriel,  il  faut  distinguer  les  féminins  des  masculins.  Les  premiers  ou 
bien  ont  passé  dans  la  déclinaison  en  -a,  ou  bien  sont  restés  dans  la 
troisième  comme  aures  aorun  6,  nares  nasa  7,  i-adices  uurzun  20,  siciles 
sihhila  140,  et  ceux-ci  comme  ceux-là  n'ont  naturellement  qu'un  seul  cas, 
resp.  en  -as  et  en  -es.  Pour  les  masculins,  on  ne  trouve  qu'un  seul  exemple 
d'une  recomposition  du  nominatif  en  -/  :  encore  est-ce  une  forme  adjec- 
tive  qui  se  trouve  au  huitième  chapitre  :  sapienti  sunt  paioari.  Dans  les 
substantifs  au  contraire,  on  trouve  cinq  formes  en  -es  : 
dentés  zendi  8 
renés  lenti  26 
pedes  foozi  34 
baves  ohsun  70 
lianes  seh  145 
La  question  d'une  recomposition  du  nominatif  en  -/  pour  les  substantifs 
ne  saurait  être  tranchée.  Voy.  encore  au  Commentaire  ptrpici  74. 

En  manière  de  conclusion,  on  peut  donc  dire  que  la  langue  des 
Gloses  de  Cassel  connaît  encore  partiellement  (au  singulier  de  la  deuxième 
déclinaison  latine)  le  système  de  la  déclinaison  à  deux  cas.  Elle  connaît 
peut  être  encore,  en  tout  cas  a  connu  ce  même  système  de  déclinaison 
pour  le  pluriel  des  noms  de  la  deuxième  déclinaison  latine. 


29 


GENRE 


21.  Kn  latin,  le  genre  neutre  avait  commencé  (par  les  noms  de  la 
deuxième  déclinaison)  à  s'effacer  de  bonne  heure  (1I1<=  siècle).  Dans  les 
(îloses  de  Cassel,  nous  trouvons  des  noms  neutres  qui  ont  passé  à  la 
déclinaison  féminine  en  -a  : 

Sing.  :     calcanea  fersna  33 

pecora  skaaf  73 

dolea  120 
Plur.  :     meinbras  lidi  Zj 

arjnentas  hrindir  72. 
et  d'autres  qui  ont  passé  à  la  déclinaison  masculine  en  -us  : 
Plur.  :     taradi-os  napugaera  142 

scalpros  scraotisran  143. 
On  ne  relève  pas  d'exemple  de  ce  dernier  cas  pour  le  singulier. 
11  faut  également  citer,  comme  nous  attestant  le  remplacement  du  genre 
neutre  par  le  masculin,  la  glose  28  :  0.9  maior  daz  maera  pein  deohes. 

Mais  comme  on  sait,  le  genre  neutre,  n'a  pas  été  sans  laisser  des 
traces  dans  les  langues  romanes.  Sous  ce  rapport,  la  langue  dans  laquelle 
sont  écrites  nos  gloses  ne  fait  pas  exception. 
Les  plur.  neutres  en  -a  ne  sont  pas  rares  : 

b?-achia  arm  39 

la  ter  a  sitte  56 

animalia  hrindir  (3c) 

iiuasa  uuahsir  i  k). 
Il  est  probable  que  plus  d'un  de  ces  mots  est  purement  et  simplement 
latin  :  cependant  animalia  apparaît  comme  une  forme  romane,  traduit 
qu'il  est  par  un  pjuriel  :  «  tètes  de  gros  bétail  ».  Il  est  vrai  qu'il  pourrait 
être  un  collectif  féminin  et  signifier  :  «  troupeau  de  gros  bétail  ».  Labia 
letsa  21  peut  être,  comme  le  dit  Diez,  aussi  bien  le  sing.  lat.  labia  que  le 
plur.  latin  labia. 

PRON'O.M 

22.  .\U  sujet  des  pronoms,  il  n'y  a  à  noter  qu'un  seul  fait,  mais  il 
est  d'une  grande  importance  :  c'est  que  le  possessif  (forme  conjointe)  de 
la  première  personne  au  cas  régime  masculin  est  meo  : 

lundi  meo  capilli  1 7 

radi  me  meo  colli  1 8 


-    3o    - 

C'est  donc  la  forme  des  langues  romanes  du  midi  que  nous  avons  ici. 
et  non  celle  du  Irançais. 

On  pourrait  ajouter  que  la  forme  accusative  me  a  supplanté  le  datif 
MiHi,  ce  qui  n'a  rien  d'extraordinaire  : 
}-adi  me  meo  colli  1 8 
Il  convient  pourtant  de  noter  que  le  huitième  et  dernier  chapitre  com- 
mence par  :  Indica  tntk  quomodo  nomen  habet  homo  iste.  Mais  on  ne 
doit  pas  perdre  de  vue  que  ce  huitième  chapitre  est  à  peu  près  du  latin  pur. 


VERBE 

23.  On  remarque  les  deux  impératifs  lundi  et  radi  qui  supposent 
des  infinitifs  refaits  tundir  et  radir,  ainsi  que  la  forme  va  i55  dont  il 
a  déjà  été  parlé  au  J  2  (fin). 


CONCLUSION  ' 


Je  ne  saurais  admettre  avec  Frédéric  Diez  que  les  Gloses  de  Cassel 
soient  un  texte  de  la  langue  d'oïl.  J'admets  que  la  langue  dans  laquelle 
elles  sont  rédigées  présente  bon  nombre  de  caractères  qui  sont  ceux  du 
français  du  Nord,  tels  que  la  chute  des  voyelles  finales,  le  maintien  de  \v 
germanique,  le  changement  de  es  en  s,  la  réduction  de  ts  à  ^.  Mais  il  y  a 
plusieurs  raisons  qui  s'opposent  absolument  à  l'attribution  des  Gloses  au 
domaine  français. 

Je  ne  veux  pas  faire  figurer  parmi  ces  raisons  celle  qui  consisterait 
à  dire  qu'on  ne  retrouve  pas  en  français  bon  nombre  de  mots  :  scapulas, 
humérus,  pecora,  scruva,  sedella,  saccuras,  manneiras,  siciles,  liones, 
fomeras,  vellus,  gyppus,  lippus,  etc.  Cette  raison  n'est  pas  décisive  et  on 
pourra  probablement  toujours  en  faire  valoir  une  semblable  contre  toute 
attribution  des  Gloses  à  un  domaine  quelconque. 

'  A  partir  de  cet  endroit,  mon,  honorable  et  éminent  collègue  M.  Streitberg  a  bien 
voulu  m'aider  à  revoir  les  épreuves.  Je  lui  adresse  mes  vifs  remerciements. 


-    3i    - 

Je  ne  veux  pas  non  plus  m'autoriser  de  ce  fait  que  la  forme  du  suffixe 
-ARius,  -ARIA  est  dans  nos  gloses  -ar,  -eira  (|  5)  et  de  cet  autre  que  au  n"v 
est  nullement  vocalisé  en  o  (|  8).  Je  pourrais  cependant  le  faire  avec 
quelque  raison ,  puisque  les  Gloses  de  Reichenau  qui  sont  un  texte 
français  du  VIII'^  siècle  possèdent  déjà  le  suffixe -arius  sous  la  forme  -er 
(so?-ce>-us,  paner)  et  ont  déjà  transformé  au  en  o.  On  peut,  en  effet,  ruiner 
ces  deux  arguments  en  disant  que  les  Gloses  de  Cassel  sont  peut-être 
antérieures  aux  Gloses  de  Reichenau  et  que  la  substitution  du  suffixe  -er 
('  ERus)  au  suffixe  -ar  et  le  changement  de  au  en  o  sont  des  phénomènes 
qui  ont  pu  s'accomplir  dans  l'intervalle. 

Je  ne  m'appuyerai  pas  davantage  sur  le  fait  que  ai  >-  ei  dans  seia  et 
manneiras  (|  5),  transformation  qu'on  ne  saurait  absolument  pas  admettre 
dans  le  français  du  VI1I<^  siècle,  car  on  pourrait  objecter  que  ces  ei  sont 
le  résultat  d'une  simple  habitude  graphique  du  scribe  allemand  ^.  Je  crois 
cependant  qu'on  se  tromperait,  puisque  le  même  scribe  connaît  la  graphie 
ai  (aia  tutti)  -. 

Les  deux  seules  formes  que  je  produirai  pour  prouver  la  provenance 
non  française  des  Gloses  sont  esilos  (|  4)  et  ineo  =  meum  (J  22),  mais 
elles  sont  concluantes.  En  français,  les  formes  répondant  à  «  essieu  »  ont 
toutes  originairement  la  diphtongue  ai  à  l'initiale  aissil  (*  axile),  aissel 
(*  AXELLUM)  et  ce  n'est  qu'au  \l'^  siècle  que  la  diphtongue  ai  peut  se 
resserrer  en  e.  Ici,  au  contraire,  nous  n'avons  pas  le  même  processus  : 
A  initial  passe  directement  à  e. 

Dans  MEUM,  la  chute  de  I'm  qui  est  un  phénomène  des  langues 
romanes  du  midi,  est  totalement  inconnue  au  français.  Et  pourtant  dans 
meo  Ton  ne  peut  pas  voir  une  faute  de  copiste,  puisque  la  forme  est 
attestée  deux  fois. 

La  conclusion  de  l'étude  grammaticale  que  j'ai  faite  de  la  langue  des 
Gloses  de  Cassel  sera  donc  que  ces  Gloses  ne  sont  pas  françaises. 

Tous  les  caractères  de  cette  langue  que  j'ai  relevés  plaident  au 
contraire  en  faveur  du  réto-roman.  Je  vais  montrer,  en  conservant  la 
même  numérotation  de  paragraphes,  qu'aucun  des  phénomènes  que  j'ai 
relevés  dans  l'étude  de  la  langue  des  Gloses  n'est  étranger  au  réto-roman  ''. 

'  «  Dans  la  partie  allemande  ».  dit  Diez.  p.  i  i5,  «  on  ne  rencontre  jamais  ai,  mais 
ci,  comme  par  ex.  dans  les  mots  einpar,  pein,  skeitila  •». 

'  Au  huitième  chapitre  on  a  aussi  le  roman  paioari  à  côté  de  l'allemand  peigira 
(les  faits  du  huitième  chapitre  ne  sont  pas  du  reste  décisifs). 

■'  Liste  des  abréviations  ;  Gartner.  Gram.  ^  Gartner,  Ratoromanische  Grammatih- 
lleilbronn,  i883.  —  Grundriss  Grundriss  der  romanischen  Philologie,  hgg.  von 
G.  Grœber.  Strasbourg.  1886,  t.  I.  — Cavalli  -  Cavalli,  Reliquie  ladine  raccolte  in 
Muggia  d'Istria  dans  VArchirio  glottologico  italiano  d'Ascoli,  XII,  255-375. 


-      32      - 

I  et  2.  «  In  den  besten  riit.  Mundarten  ^'ibt  es  i.  kcin  Proparoxv- 
tonon...  2.  keinen  Vokal  der  lat.  unbetonten  Endsilben  ausser  a.  » 
L'exception  en  faveur  des  pluriels  en  -/  existe,  puisque  dans  le  Frioul  et 
surtout  dans  le  Tvrol,  le  pluriel  se  forme  encore  partiellement  au  moyen 
de  la  désinence  -i.  L'exception  pour  la  finale  de  l'impératif  est  encore  en 
vigueur  également  :  «  Zuniichst  gibt  es  Ausnahmen  zu  Gunsten  flexivi- 
scher  Ausgiinge,  die  man  also  ihrer  Bedeutsamkeit  wegen  schonte,  wie 
die  Imperative  auf -e...  »  (Gartner,  GrundT-iss,  I,  477). 

3.  La  chute  de  la  contrefinale  est  un  phénomène  qui  relève  encore 
de  l'époque  latine  et  a  lieu  aussi  bien  en  rtr.  qu'en  français. 

4.  Le  traitement  des  voyelles  initiales  (a  donnant  sporadiquement  e 
et  V.  donnant  a)  s'accorde  également  avec  le  réto-roman  :  «  Vor  der 
Tonsilbe  werden  die  Vokale  sehr  haufig  abgeschwàcht  :  ...  offene  Vokalc 
verdumpfen  sich  gegen  /  und  u  oder  verlieren  ihren  Character,  indem  sie 
ungefâhr  zu  a  verblassen.  »  (Gartner,  Grain.,  %  60.) 

5.  Ai  devenant  ei  et  la  finale  -ar  correspondant  au  suffixe  -arus 
sont  des  traits  que  l'on  retrouve  en  réto-roman,  cf.  Gartner.  Gram..  %  27. 
On  relève  de  même  ce  suffixe  -ar  en  ancien  tergestin  (Gavalli.  Archivio 
glottol.,  XII,  261). 

8.  au  restant  an  est  un  caractère  propre  à  une  partie  du  domaine 
réto-roman  :  «  au  besteht  am  Rhein,  in  (jreden  und  im  Friaul  noch 
fort.  »  (Gartner,  Grundriss,  I,  477.) 

10.  La  réduction  de  x  à  s  a  lieu  :  «  Das  lat.  x  ist  ebenso  meist  mit 
ss  gleichwerthig...  »  (Gartner,  Grain.,  |  85).  es  final  réduit  à  s  n'est  pas 
inconnu  :  ainsi,  en  ancien  tergestin  on  a  awu's  =  amicus  fCavalli,  Arc/i. 
glottol..  XII,  203).  Cf.  encore  les  pluriels  de  i.ocus  dans  Gartner.  Gram.. 
p.  86,  ceux  de  porcus  dans  Gartner,  Grundriss,  I,  476. 

II  et  12.  Nous  avons  vu  que  dans  c,  g  -|-  e,  i  les  gutturales  sont  déjà 
altérées  dans  notre  texte.  Ce  n'est  pas  là  un  caractère  propre  au  français, 
il  est  parfaitement  connu  du  réto-roman  ;  cf.  Gartner,  Grundriss,  I,  479  : 
«  G  und  c  haben  in  vier  Stellungen  ihren  alten  harten  Laut  aufgegeben  : 
I.  am  frûhesten  vor  e  und  i,  wo  dann  in  den  reineren  Mundarten  die 
Erweichung  bis  zu  d:.  t^  und  :,  .s  fortgeschritten  ist...  ».  ci  et  gi  -h  voy. 
se  comportent  absolument  comme  c  et  g  |-  e.  /  ;  «  Genau  so  wie  gi.  ci 
verhâlt  sich  auch  g;,  cj  {gi,  ci  vor  Vokalen)...  (Gartner,  Gram.,  %  88). 

13.  ts  peut  parfaitement  avoir  été  graphie  7  dans  le  réto-roman  du 
VIII<=  siècle,  aussi  bien  qu'en  ancien  français.  La  finale  ts  est  restée 
jusqu'aujourd'hui  ts  dans  la  prononciation  règle  générale  :  voy.  les 
représentants  des  pluriels  .ïstates,  DuiiTos,  partes,  tuttos  dans  Gartner, 
Gram.,  %  106.  Dans  Pirona,  je  relève yoH^  =  fondus,  où  ^  =  ds. 


-    33    - 

14.  p,  li  médials  devenant  ;'  est  un  phénomène  général  dans  le  réto- 
roman,  cf.  Gartner,  Grundriss,  1,  478. 

15.  M  finale  >.  n  n'est  pas  non  plus  un  phénomène  étranger  au 
réto-roman  (Gartner,  Grundriss,  I,  478). 

16.  On  peut  en  dire  autant  de  \v  germanique  >.  w,  puisqu'on  trouve 
)('  dans  le  Frioul  (Meyer-Lùbke,  Gr.  des  langues  rom.,  trad.  franc.,  I,  p.  Sg). 

20.  Les  phénomènes  que  nous  avons  relevés  dans  l'étude  de  la 
déclinaison  concordent  avec  ceux  que  l'on  constate  dans  le  réto-roman 
moderne.  Les  plur.  fém.  de  la  i"  déclinaison  sont  en  -as  et  il  y  a  même 
une  partie  du  domaine  (Ober-Fascha  et  Greden)  où  cet  -as  devient  la  règle 
pour  les  féminins  latins  en  -es  (Gartner,  Gram.,  p.  82).  ce  qui  explique 
des  formes  comme  facias,  prid(i)as,  etc.  Pour  le  masculin,  le  réto-roman 
actuel  nous  révèle  les  traces  de  l'ancienne  déclinaison  à  deux  cas  que 
nous  avons  constatée  :  «  Vom  Masculinum  aber  treffen  wir  in  allen  drei 
râtischen  Gebieten  als  Pluralform  nicht  nur  alte  Akkusative  (-os  -es), 
sondern  auch  Nominative  auf -i  an,  so  dass  man  annehmen  darf,  es  habe 
hier  uberall  cinst  zwei  Pluralkasus  gegeben  »  ((jartner,  Grundriss,  1.  48 1  ). 
Il  y  a  même  plus.  Pour  les  pluriels  masculins,  le  Tyrol  et  le  Frioul  nous 
ont  conservé  la  distinction  que  nous  avons  observée  dans  la  langue  des 
Gloses,  distinction  qui  repose  sur  la  nature  des  consonnes  finales  et  qui 
trouve  sa  raison  d'être  dans  une  question  d'affinité  de  consonne  à  voyelle 
ou  de  consonne  à  consonne  :  «  In  Tirol  und  im  Friaul,  dit  Gartner,  Gram. 
p.  82,  kommt  -i  und  -s  vor,  in  Tirol  das  erstere,  im  Friaul  das  andere 
gewôhnlicher,...  Stellt  man  die  einzelnen  Fâlle  zusammen,  so  entdeckt 
man  bald,  dass  die  W'ahl  je  nach  dem  Auslaute  des  Nomens  getrofFen 
ist.  Man  braucht  da  keineswegs  immer  an  venedischen  Einfluss  zu 
denken,  der  ja  vor  allem  gerade  im  \erkehrten  Verhâltnisse  auf  Tirol 
und  Friaul  vertheilt  sein  mûsste  ;  es  hat  sich  vielmehr  dort  das  -/  erhalten, 
\vo  es  durch  seine  bekannte  atzende  Wirkung  auf  den  vorhergehenden 
Ronsonanten  bestimmte.  klare.  leicht  aussprechbare,  mit  einen  Worte  : 
beliebte  Pluralformen  erzeugt  hatte,  \on  denen  man  nimmer  lassen 
mochte.  Besonders  /,  d,  t  und  (wenn  es  nicht  zu  /;  wird)  n  vertragen  sich 
nicht  in  jenem  iMunde  mit  einem  folgenden  s,  und  in  der  That  haben 
gerade  die  meisten  Stamme  auf/  und  einzelne  aufaf,  /,  n  (und  auf  Vokale) 
von  der  Etsch  bis  an  den  Isonzo  das  Plural  -/ beibehalten.  ...  Bei  ocilus, 
•vETLLus  u.  a.  fâllt  der  friaulische  Plural  auf-/  um  so  mehr  auf,  als  der 
Sing.  wegen  des  unterstûtzenden  /  nicht  auf  /  auslautet.  » 

21.  Il  n'y  a  pas  jusqu'au.x  collectifs  féminins  dérivés  du  neutre  latin, 
dont  j'ai  cru  reconnaître  un  spécimen  dans  animalia,  qu'on  ne  retrouve 
dans  le  réto-roman.  Le  fait  se  présente  dans  les  Grisons.  Là.  on  retrouve 

3 


-     34    - 

un  grand  nombre  de  neutres  latins  devenus  grammaticalement  des  fémi- 
nins sing.,  mais  exprimant  une  collectivité  (Gartner,  Gram.  %  ici). 

22.  Enfin,  la  perte  de  I'm  dans  meum  est  parfaitement  conforme  aux 
données  du  réto-roman  (cf.  les  formes  de  meum  dans  Gartner,  Grundriss, 
1,  477,  note  2).  En  ce  qui  concerne  la  substitution  de  me  à  mihi,  il  faut 
faire  remarquer  qu'elle  n'est  nullement  étonnante,  mais  à  propos  de 
l'exemple  tout  isolé  du  huitième  chapitre  indica  mih,  il  convient  de 
rappeler  que  «  man  unterscheidet  an  vielen  Orten  sogar  noch  me  und 
Mmi,  TE  und  TiBi.  »  (Gartner,  Grundriss,  I,  482.) 

23.  On  constate  le  changement  de  conjugaison  tout  au  moins  pour 
le  verbe  radere  :  radir  (Carigiet).  Va  est  aussi  la  forme  du  rtr.  pour 
VADE,  voy.  Gartner,  Gram.  %  26. 

Est-il  possible  de  préciser  encore  et  de  dire  à  quelle  partie  du  domaine 
réto-roman  appartiennent  les  Gloses  de  Cassel  ?  Je  crois  que  oui.  Le 
traitement  du  suffixe  -arius  (-arj  et  les  pluriels  (à  radical  en  /,  t)  de  la 
deuxième  déclinaison  en  -i  excluent  la  partie  occidentale  du  domaine 
(Grisons),  car  celle-ci  pour  -aru  s  a  une  forme  primordiale  *  -air.  Le 
Tyrol  aussi  est  exclu  à  cause  du  maintien  de  au  latin  et  de  \v  germanique. 
Je  crois  donc  que  c'est  à  la  partie  restante,  au  Frioul,  qu'appartient  notre 
texte. 


B.    COMMENTAIRE    ' 


2.     Caput  haupit. 

AH.  mod.  Iiaiipt.  Nous  avons  ici  affaire  à  une  graphie  latine,  puisque 
le  lat.  vulg.  disait  déjà  *  capu,  comme  le  fait  est  attesté  par  Taccord  de 
toutes  les  langues  romanes.  Le  réto-roman  ne  fait  pas  exception,  voy.  dans 
Gartner,  Grain.,  p.  85,  les  représentants  de  *  capu.  Caplt  est  bien  le  mot 
du  réto-roman  où  l'on  n"a  pas  testa,  vov.  (îartner.  Gundi'iss.  I,  463. 

3.    Verticem  skeitila. 

Ail.  mod.  scheitel.  Graphie  latine.  C'est  le  rtr.  verscha,  guerscha, 
versch  «.  Scheitel  »  (Carisch). 

6.     Auras  aorun. 

Ail.  mod.  ohren.  Aures  doit  être  un  mot  latin,  le  réto-roman 
employant,  comme  les  autres  langues  romanes  du  reste,  des  représentants 
du  dimin.  auricula,  voy.  Gartner,  Qram.,  %  i.  Diez  a  déjà  exprimé  cette 
opinion. 

7.     Nares  nasa. 

Ail.  mod.  nase.  C'est  un  des  mots  que  Diez.  p.  79,  déclare  n'avoir  pas 
retrouvés  en  rtr.  Cependant,  je  relève  en  brégalien  nar  {Zeitschr.,  VIII. 
166)  que  Redolfi  fait  venir  de  l'a.  h.  a.  nabro. 

'  Liste  des  ouvrages  et  articles  cités:  Carisch,  Taschen-Wœrterbuch  der  Rhœto- 
lomanischeH  Sprache  in  Graubûnden,  etc.  1848-1852.  — Carigiet,  Raloromanisches 
Wœrierbucli,  Surselvisch-deutsch.  1  882.  —  Pallioppi  père  et  fils,  Di^ionari  dels  idioms 
romauntschs  d'Enf;iadin'  nta  e  bassti,  etc.  Samedan  (les  trois  premiers  fasicules  parus). 
—  Pirona,  Vocabolariu  friulano.  Venise,  1871.  —  Gartner,  Die  Mundart  von  Erto 
dans  la  Zeitschrifl  fur  Romanische  Philologie  XVI,  1  83-2  10  et  308-372.  —  Redolfi. 
Die  Lautverhiiltnisse  des  bergellisclien  Dialekts  dans  la  même  Zeitschrifl,  VUI,  1  6  t  -2o5. 


-    36    - 

9.     Timporibus  chinnapahhun,  hiuffîlun. 

AU.  mod.  kinnbacken.  Graphie  latine.  En  ancien  tergestin.  je  relève 
tiénpula  «  tempia  »  (Cava'.li,  Arch.  glottoL,  XII,  33 1). 

10.     Facias  uuangun. 

AU.  mod.  watigen.  La  traduction  n'est  pas  tout  à  fait  exacte.  Rtr. 
fatscha  «  Gesicht  ». 

11.     Mantun  chinni. 

AU.  mod.  ktnii.  Le  rtr.  est  la  seule  langue  qui  connaisse  une  forme 
mantim  (ap.  Diez). 

14.  Scapulas  ahsla. 

23.     Interscapulas  untarhartinun. 

AU.  mod.  achsel.  «.  11  n'y  a  que  le  roumanche  schtiin  (masc),  plur. 
chuvalla  qui  paraisse  descendre  de  scapula  ou  plutôt  de  scapella,  »  dit 
Diez.  Le  premier  est  exactement  *  scapei.lus.  le  second  ne  peut  être  qu'un 
de  ces  collectifs  ayant  un  sens  pluriel  et  propres  au  rtr..  dont  il  a  été  parlé. 

Interscapulas  est  la  partie  située  entre  les  deux  épaules. 

15.  Humérus  ahsla. 

AU.  mod.  achsel.  Je  n'ai  pas  retrouvé  de  représentant  de  humérus 
en  rtr. 

17.     Tundi  mec  capilli  skir  min  fahs. 
4.     Capilli  fahs. 

Tonds  mes  cheveux.  Dans  la  première  phrase,  capilli  est  au  sing. 
(=  prov.  ton  meu  cabelh).  Le  frioulan  offre  encore  exactement  la  forme 
tchavéli  au  sing.,  voy.  Gartner,  Gram..  p.  169.  C'est  un  de  ces  pluriels  que 
les  Italiens  appelleraient  «  fossilizzati  »  et  qui  s'emploient  pour  les  deux 
nombres.  On  comprend  assez  que,  dans  le  cas  présent,  le  plur.,  bien  plus 
fréquent  que  le  sing.,  ait  éliminé  celui-ci.  L'ancien  tergestin  paraît  présenter 
de  ces  plur.  «  fossilizzati  »  dans  fis,  vis.  foins  =  kicos,  vîtes  et  fungos, 
voy.  Cavalli,  Arch.  glottoL,  XI 1,  263. 

18.     Radi  me  mec  colli  skir  minan  hais. 
13.     Collo  hais. 

Rase-moi  mon  cou.  Ce  colli  du  premier  exemple  ne  peut  absolument 
pas  s'expliquer  comme  capilli.  Le  second  exemple  donne  du  reste  collo 
et  le  rtr.  a  un  représentant  tiré  du  sing.  :  à  Erto  kol  (Gartner,  Zeitschr. 


-      37    - 

XVI,  326);  en  ancien  tergestin  ^mo7  ('Cavalli,  Atx/i.  glotloL.  XII,  33i). 
Le  plur.  du  reste  ici  ne  pouvait  agir  sur  le  sing.  C"est  une  simple  faute  du 
scribe,  qu'il  a  faite  parce  qu'il  avait  capilli  sous  les  yeux  et  peut-être  aussi 
dans  la  tète. 

Il  y  a  à  remarquer  que  cette  phrase  «  rase-moi  mon  cou  »  semble 
attester  que  l'auteur  était  clerc  ou  moine. 

20.  Radiées  uurzun. 
AH.  mod.  u'ur^eln.  Ce  mot  ne  peut  se  trouver  parmi  les  parties  du 
corps  qu'à  cause  de  l'homophonie  qu'il  présente  avec  l'impératif  radi 
L'auteur  du  glossaire  en  écrivant  fadi  a  pensé  à  un  autre  mot  roman  très 
proche  qu'il  connaissait  et  l'a  inscrit.  \'oy.  les  représentants  de  radices 
dans  Gartner.  Gram.,  p.  184. 

21.     Labia  lefsa. 

AH.  mod.  lef^e.  Ce  mot  peut  être  le  sing.  latin  labia  ou  le  plur.  labia. 
C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare,  p.  79,  n'avoir  pas  retrouvés  en  rtr. 
Cependant  je  le  relève  dans  Carisch  :  lèv,  lè/m.  ne  peut  être  phonétique- 
ment que  LABU  M.  Il  existe  du  reste  aussi  en  brégalien,  voy.  Redolfi, 
Ziitschr.,  VIII,  i83. 

24.     Dorsum  hrucki. 
AH.  mod.  riicken.  Graphie  savante,  puisque  le  lat.  vulg.  disait  déjà 

DOSSf. 

25.  Un  osti  spinale  ein  hruckipeini. 
AH.  mod.  ein  riicken-bein.  Ce  li  qui  est  probablement  un  lapsus 
est  resté  jusqu'ici  inexpliqué  en  dépit  des  diverses  hypothèses.  Je  propose 
de  l'expliquer  par  un  bourdon,  si  je  puis  ainsi  dire.  Le  scribe  qui 
copiait  le  texte  aurait,  dans  un  moment  de  distraction,  sauté  de  un  os 
à  tibia  pein  3o,  puis  se  serait  aperçu  de  son  erreur,  mais  aurait  omis 
de  rayer  ti. 

28.     Os  maior  daz  maera  pein  deohes. 

L'os  majeur  de  la  cuisse.  Le  représentant  du  compar.  .maior  (au  nom.) 
existe  encore  en  rtr.  :  mêr  «  grôsser  »  (Pallioppi  et  Carigiet).  Le  premier 
dérive  plaisamment  le  mot  de  mehr. 

29.    Innuolu  chniu. 
AH.    mod.    knic.    D'après    Diez,   on    peut    lire   iunuclu   aussi    bien 


-     38    — 

qu'innuolu.  Il  faudrait  donc  corriger  en  iunuclu  ou  itinuolu.  Le  réto- 
roman  connaît  des  formes  avec  la  diphtongue  î<o,  ue,  voy.  Gartner, 
Grain.,  p.  174-5,  et  permet  parfaitement  de  lire  iunuolu.  C'est  le  c  alors 
qui  est  tombé  sans  laisser  de  traces.  Pkduculls  a  des  traitements  absolu- 
ment analogues,  cf.  Gartner,  Grundriss,  p.  477,  note  3  et  Gram..  p.  87. 
Deux  phénomènes  importants  seraient  à  observer  dans  cet  iunuolu  : 
d'abord  le  changement  de  k  initial  en  o,  dont  il  n'y  a  pas  d'exemple  dans 
le  texte,  puis  celui  de  g  en  /.  Ce  serait  une  autre  preuve  que  o  +  e  était 
palatalisé  et  qu'il  s'était  confondu  déjà  avec  j  latin.  Cependant,  je  préfère 
lire  [g'jinnuolu  en  restituant  un  g  oublié  par  le  copiste,  parce  que  l'initiale 
du  mot  dans  les  formes  réto-romanes  est  habituellement  e  ou  i  (non  0). 

30.     Tibia  pein. 

Ail.  mod.  bein.  Je  n'ai  pas  trouvé  le  représentant  de  tibia.  Le  frioulan 
a  un  verbe  tibia  (Pirona)  représentant  *  tibiare  et  signifiant  «  fouler  ». 

31.     Calamel  uuidarpeini. 
Contre-os.  Je  n'ai  pu  trouver  de  représentants  de  ce  mot. 

32.  Talauun  anchlao. 

Cheville  du  pied.  C'est  une  faute  pour  taluun  =  talun.  Le  deuxième 
a  a  sans  doute  été  amené  par  le  premier.  Diez  dit,  p.  79,  qu'à  sa  connais- 
sance talon  n'existe  pas  en  rtr.  Mais  l'anc.  tergestin  a  talon  (Cavalli, 
Arch.  glottoL,  XII,  33 1),  le  dial.  d'Erto  talon  (^Gartner,  Zeits.,  X'VI,  35oj. 

Il  faut  probablement  corriger  le  mot  allemand  de  la  traduction  en 
anchalo,  nom.  plur.  de  anchala. 

33.  Calcanea  fersna. 

.  Ail.  mod.  ferse.  Ceci  est  un  des  mots  que  Diez  n'a  pu  retrouver  en 
a.  fr.  (p.  79).  Mais  le  Psautier  a  deux  fois  chauchein  (Godefroy).  Le  mot 
est  courant  en  rtr. 

35.     Ordigas  zaehun. 

AU.  mod.  lehen.  Diez  voudrait  qu'on  lût  ordiglas.  Mais  il  ne  faut 
pas  faire  de  correction  qui  ne  soit  strictement  nécessaire.  Je  préférerais 
voir  dans  ordigas  le  mot  purement  celtique  (gaël.  ordag),  qui  a  dû  vivre 
dans  les  langues  romanes,  au  moins  dans  l'une  d'elles,  puisqu'il  a 
influencé  l'a  fr.  *  arteil.  Son  existence  semble  encore  attestée  dans  le 


-    39     - 

latin  de  la  Gaule  par  le  verbe  français  ordoier  «  marcher,  s'avancer  » 
(Godefroy),  qui  se  rattache  évidemment  à  cette  racine. 
Je  n'ai  pas  trouvé  de  descendant  pour  ordigas. 

39.  Brachia  arm. 
.\11.  mod.  arm.  Brachia  est  traduit  par  un  sing.  en  allemand  et 
cependant  le  rtr.  n'a  pu  tirer  ses  représentants  de  la  forme  pluriel 
féminisée,  mais  bien  du  sing.  brachium  (voy.  Gartner,  Gram.,  p.  84). 
Mais  il  possède  encore  le  plur.  brachia  sous  forme  d'un  collectif  féminin  : 
bratclia  (voy.  Meyer-Liibke,  Gram.  des  l.  romanes,  trad.  franc.  II,  p.  55  fin). 

41.  Palma  prêta. 

Paume  de  la  main.  Rtr.  palma  «  flache  Hand  »  (Pallioppi). 

42.  Digiti  fingra. 

Ail.  mod.  finger.  Les  mots  index,  médius,  medicus,  articulata,  (qu'il 
faut  lire  auricularis),  minimus  sont  des  mots  savants  (G.  Paris,  ap.  Diez, 
p.  X),  ce  qui  n'a  pas  lieu  de  surprendre.  Pour  l'ancien  tergestin,  par 
exemple,  Cavalli  remarque  :  «  ignoti  i  nomi  délie  dita  »  {Arch.  glottol., 
XII,  33 1).  Arliculala  (1.  auricularis)  et  minimus  désignent  la  même 
chose  :  «  le  petit  doigt  ».  Altee  fait  difficufté.  Je  le  regarde  comme  une 
faute  pour  le  germanique  aide  —  vel.  Il  aurait  été  inséré  en  même  temps 
que  les  mots  de  la  traduction  germanique,  ou  bien  par  le  second  auteur, 
si  l'on  admet  que  cette  traduction  n'est  pas  de  l'auteur  même  du  texte 
roman,  ou  bien  par  un  auteur  unique  qui,  alors,  n'aurait  écrit  la  traduc- 
tion qu'après  achèvement  complet  du-te.xte  roman. 

49.     Putel  darm. 
50.     Putelli  darma. 
Ail.  mod.  darm.  Le  mot  se  retrouve  en  frioulan  :  budièll  (Pirona). 

51.    Lumbulum  lentiprato. 

/\11.  mod.  lenden-braten.  Graphie  savante.  C'est  un  des  mots  que 
Diez  déclare  n'avoir  pas  retrouvés.  Je  relève  en  ancien  tergestin  nonbul 
«  lombo  »  (Cavalli,  Arch.  glottol.,  XII,  33 11. 

53.     Pulmone  lungunne. 
AH.  mod.  lungc.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare  n'avoir 


—    40    - 

pas  retrouvés  en  rtr.  Je  relève  en  anc.  tergestin  palmon  (Cavalli,  Arch., 
XII,  33i),  à  Erto pelmon  (Gartner.  Zeits.,  XVI,  338), en  brégaiien  palmun 
Redolfi,  Zeits.,  VIII,  174). 

54.     Intrange  indinta. 

Lisez  innida  =  entrailles.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare 
n'avoir  pas  retrouvés  en  rtr.  Mes  recherches  n'ont  pas  été  plus  heureuses 
que  les  siennes. 

56.  Latera  sitte. 

Ail.  mod.  seite.  Un  correspondant  de  latus  existe  en  frioulan  :  lài 
(Pirona). 

57.  Costis  rippi. 

Ail.  mod.  rippen.  Diez  dit,  p.  80,  «  qu'on  est  étonné  de  lire  costis  au 
lieu  de  costas  »,  ce  dernier  thème  étant  à  la  base  de  toutes  les  formes 
romanes,  .le  crois  qu'il  s'agit  purement  et  simplement  d'une  graphie  latine. 
Le  rtr.  aussi  dit  cosla  :  cf.  Cavalli,  Arch.,  XII,  33 1,  Gartner,  Zeitschr.. 
XVI,  327,  Redolfi,  Zeitschr.,  VIII,  175,  Carisch,  Carigiet  et  Pallioppi. 

58.     Unctura  smero. 

AH.  mod.  schmeer.  C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare  n'avoir  pas 
retrouvés  en  rtr.  .le  ne  Fai  pas  retrouvé  non  plus,  mais  comme  iîngkrk  est 
courant  en  rtr.,  un  dérivé  unctura  ne  doit  pas  être  surprenant. 

59.     Cinge  curti. 

AH.  mod.  giirte,  ceins.  On  peut  admettre  avec  Diez  que  cinge  =  lat. 
*  ciNGA  et  qu'il  y  a  un  contre-sens  dans  la  traduction  ou  bien  avec  G.  Paris 
(ap.  Diez,  p.  IX)  qu'il  égale  cinge.  On  n'est  pas  obligé,  comme  le  croit 
M.  G.  Paris,  d'admettre  dans  l'hypothèse  de  Diez,  un  second  auteur  qui 
serait  le  traducteur.  Si  l'auteur  ne  s'est  traduit  qu'après  achèvement 
complet  de  son  texte  roman,  il  a  bien  pu  faire  des  contre-sens  dans  la 
traduction,  s'il  travaillait  avec  quelque  précipitation.  Pour  ma  part, 
j'adopte  l'opinion  de  M.  Paris,  parce  que  le  rtr.  n'a  que  des  réprésentants 
de  ciNCTA  et  de  cingula. 

Cinge  est  un  des  mots  que  Diez  déclare  n'avoir  pas  retrouvés  en  rtr. 
Il  veut  probablement  parler  de  citige  au  sens  de  *  cinga  qui,  en  effet, 
n'e.xiste  pas.  Je  pense  qu'on  peut  donner  à  cinge  son  sens  d'impératif, 
inséré  qu'il  est  entre  latera,  costis  et  lumbus,  umbilico.  Cf.  les  phrases 


—    4'     - 

qui  sont  insérées  au  milieu  des  noms  des  parties  du  corps  et  (im)plenus 
est  après  la  nomenclature  des  vases. 

60.  Lumbus  napulo. 

Ail.  mod.  nabel.  Cette  glose  renferme  une  erreur  de  traduction,  ce 
qui  prouve  que  le  traducteur  travaillait  avec  assez  de  négligence.  Rtr. 
lomm  «  Lungc  »  (Carisch),  lomas  «  die  Weichen  »  (Carigiet). 

61.  Umbilico  napulo. 

AH.  mod.  nabel.  Les  représentants  rcto-romans  de  ce  thème  sont 
cités  dans  Gartner,  Gram.,  î  gS. 

62.     Pecunia  fihu. 

AU.  mod.  vieil.  Pecunia  est  le  nom  générique  qui  sert  en  quelque 
sorte  de  titre  au  chapitre  comme  en  d'autres  endroits  liomo  i,  casu  91. 
pannu  i  10.  uiiasa  i  ly.  Suit  une  liste  de  noms  d'animaux  très  remar- 
quable par  sa  richesse  de  synonymie.  On  pourrait  dire  que  c'est  un 
caractère  du  vocabulaire  réto-roman,  de  posséder  cette  innombrable 
variété  de  mots  pour  exprimer  :  «  troupeau  »,  «  bétail  »,  «  animal  », 
«  bête  bovine  »,  «  bête  ovine  ».  Ainsi  Gartner,  Grundriss,  I,  465,  dit  que 
ces  diverses  significations  sont  exprimées  selon  les  lieux  tour  à  tour  par 
les  thèmes   les   plus  variés  :  animal,   armentum,   bestia,   fétus,   mobile, 

PECUS,  *  MONTANARIA    (=  dc    la    mOntagUe),    VACCA,  NUTRLX,    CAPL'T-DE-BESTIA. 

HESTiAMEN-,  CAPSA  (=  le  bicu  mobilier),  *  pastur.\ticum,  etc. 

Pecunia  est  un  des  mots  que  Diez  déclare  n'avoir  pas  retrouvés  en 
rtr.  Je  ne  l'ai  pas  retrouvé,  mais  j'ai  relevé  un  dérhé  pugnéra  (pecuniaria) 
au  sens  dc  «  Herrkuh  »  dans  Carigiet. 

65.     lumenta  marhe. 

Jument.  Je  n'ai  retrouvé  giumaint  en  rtr.  qu'au  sens  de  «  Lasttier  » 
(Pallioppi). 

67.     Puledro  folo. 

68.     Puledra  fulihha. 

Ail.  mod.  J'iillen.  C'est  le  réto-roman  pulieder  (CaThch),  puledar  en 
brégalien  (Redolfi,  Zeitschr.,  "VIII,  lyo), puliar  à  Erto  (Gartner,  Zeitschr.. 
X'VI,  340),  ce  qui  nous  ramène  donc  à  *  pullétrus.  Le  féminin  puledra 
«  das  weibliche  Fohlcn  »  est  mentionné  par  Carigiet. 


—    42     — 

69.     Animalia  hrindir. 

Ail.  mod.  rinder.  Rtr.  armai  «  Rind  »  (Carisch  et  Carigieti.  L'engad. 
a  le  pliir.  ammalia  sous  forme  de  collectif  féminin  :  limardja  (ap.  .Mever- 
Lûbke,  Gr.  des  l.  romanes,  tr.  franc.  II,  p.  76.1 

72.     Armentas  hrindir. 

AU.  mod.  rinder.  La  forme  ordinaire  en  rtr.  est  armaint,  mais 
KôrtingiySy)  cite  une  forme  féminine  armenta  et  Pirona  donne  armcnlù 
(-e  —  -a)  au  sens  de  «  vacca  ». 

73.     Pecora  skaaf. 

Ail.  mod.  schaf.  Contrairement  à  l'opinion  de  Diez,  les  deux  mots, 
roman  et  allemand,  sont  au  sing.  :  à  Avoltri  piuoro  «  brebis  »  (-0  =  -a, 
(Gartner,  Grundriss,  I,  466);  en  ancien  tergestin  ju/é^i^ra  (Cavalli,  Arch. 
glottoL,  XII,  336);  en  frioulan p/ôre  (Pirona). 

74.     Pirpici  uuidari. 

AU.  mod.  widder,  béliers,  -ci  peut  être,  comme  le  pense  Diez.  une 
combinaison  graphique  ayant  la  valeur  de  ts  ou  tch.  Cependant,  ce  pourrait 
être  aussi  un  datif  littéraire,  conformément  à  l'opinion  e.xprimée  par  Graff, 
que  Diez  accuse  à  ce  propos  de  «  pédanterie  »  (p.  81).  Mais  comp.  iimpo- 
ribiis  9.  Dans  Carigiet,  je  relève  berbeisch  «  der  Hammel  »,  «  der 
verschnittene  Widder  ». 

Une  autre  explication,  la  meilleure,  consistera  à  dire  que  pirpici  tsl 
un  masc.  comme  son  représentant  moderne  et  n'est  autre  qu'un  nom. 
plur.  refait  en  -/  (comp.  sapienti). 

76.     Oviclas  auui. 
Brebis.  Je  n'ai  pas  trouvé  le  représentant  à'oviclas. 

78.     Porciu  suuinir. 

AU.  mod.  schiveine.  Diez  corrige  «  sans  hésiter  »  enporci.  Mais  il  ne 
faut  pas  faire  de  correction  qui  ne  soit  pas  absolument  nécessaire.  Voici 
une  explication  bien  simple  de  ce  porciu  jusqu'ici  rebelle  à  toute  inter- 
prétation. Il  égale  PORci.  Après  les  palatales,  la  règle  du  maintien  d'i' 
final  a  subi  une  exception  ;  dans  porci  la  palatale  avait  résorbé  1';' comme 
dans  quanta  moi  =  modu,  comme  du  reste  elle  avait  résorbé  \'s  dans 
viva^iu  i58,  voy.  ce  mot.  Notre  auteur  a  donc  écrit  très  régulièrement, 
conformément  à  son  système,  porci  comme  il  a  écrit  viva^i.  Mais  il  s'est 


-    43     - 

aperçu  alors  que  cela  donnerait  une  prononciation  tout  autre  que  la 
prononciation  réelle,  puisque  ci,  ^i  pour  avoir  leur  valeur  ts  ou  tch  doivent 
être  dans  le  corps  du  mot,  devant  une  voyelle.  C'est  alors  que  très 
naturellement  il  a  ajouté  un  ii  muet  d"appui,  lettre  qui  dans  son  système 
^'raphiquc,  ne  l'oublions  pas,  n'a  aucune  valeur  à  la  fin  des  mots,  voy.  la 
loi  des  finales.  C'est  une  sorte  de  féminin  français. 

On  peut  également  bien  admettre  du  reste  que  porcin  =  porcu, 
c  final  se  palatisant  en  rtr.  tout  comme  c  -(-  k,  i,  voy.  les  e.xemples  pour 
poucLS  dans  Gartner,  Grundriss,  1,  476,  où  les  formes  du  sing.  ont  la 
palatalisation.  Les  formes  actuelles  du  plur.  représentent  porcos. 

79.     Ferrât  paerfahr. 

Sanglier.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare  n'avoir  pas 
retrouvés  en  rtr.  Dans  Carigiet,  on  trouve  le  primitif  verr  «  Eber  ».  Rien 
donc  d'étonnant  que  le  rtr.  ait  possédé  le  dérivé  verrat. 

80.  Troia  suu. 

.\ll.  mod.  sau.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare  n'avoir  pas 
retrouvés  en  rtr.  Mais  Carisch  donne  troia  «  trâchtige  Sau  ». 

81.  Scruva  suu. 

AU.  mod.  sau.  C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare  n'avoir  pas 
retrouvés  en  rtr.  On  trouve  dans  Carisch  scrua  «  Sau  »  et  dans  Pirona 
scràve.  En  frioulan,  I'f  médialc  s'est  donc  changée  en  la  sonore  corres- 
pondante :  c'est  pourquoi  je  lis  scruva  et  non  scruua. 

84.    Auciun  caensincli. 

Ail.  mod.  gànslein.  C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare  n'avoir  pas 
retrouvés  en  rtr.  Mais  le  primitif  auca  est  usuel  en  rtr.  ;  le  dérivé  a  donc 
bien  pu  exister. 

85.     Pulli  honir. 

W\.  mod.  hiihner.  Je  n'ai  pas  pu  retrouver  ce  mot  en  rtr.  M.  Decur- 
tins  me  signale  l'existence  d'un  féminin  jP!</rts. 

86.     Pulcins  honchli. 

.411.  mod.  hûhnlein.  Je  relève  en  ancien  tergestin  puleiin  «  pulcino  » 
l^Cavalli,  Arc/i.  glottol.,  XII,  336). 


—    44    — 

87.  Callus  hano. 

AU.  mod.  hahn.  gallls  est  bien  le  mot  qu'on  emploie  pour  désigner 
le  coq  dans  toute  la  partie  orientale  du  domaine  réto-roman  ;  les  Grisons 
seuls  ont  l'onomatopée  coc,  cot.  Cf.  Gartner,  Gy-undriss,  I,  468. 

88.  Galina  hanin. 

AU.  mod.  henné,  gali.ina  est  le  thème  uniforme  qui  existe  dans  tout 
le  domaine  réto-roman  pour  dire  «  poule»,  cf.  Gartner,  Grundriss.  I,  479, 
note  3. 

89.    Pao  phao. 

AU.  mod.  pfau.  Il  semble  que  l'on  ait  affaire  ici  au  nom.  pavo,  si 
l'on  s'en  rapporte  au  réto-roman  moderne  qui  a  pavun,  pivun  (Carisch, 
Carigiet,  Pallioppi). 

91.     Casu  hus. 

AU.  mod.  haus.  Diez  veut  corriger  en  casa.  Mais  on  peut  expliquer 
casu  (avec  u  muet)  en  disant  que  casa  a  une  tendance  à  se  raccourcir,  comp. 
franc.  cAe^  et  des  patois  réto-romans  qui  disent  ca  ((nirtner.  Gram..  170-1  ). 
La  forme  ordinaire  en  rtr.  est  cependant  casa. 

92.     Domo  cadam. 

Maison.  Diez  dit  qu'on  ne  retrouve  domus  au  sens  propre  de  «  maison  » 
dans  aucune  langue  romane.  Ce  n'est  pas  tout  à  fait  exact.  Ix  St  Léger  a 
diiom,  dom.  En  réto-roman,  domi  s  a  disparu  devant  casa,  mais  il  pouvait 
encore  fort  bien  vivre  à  l'époque  des  Gloses. 

93.     Mansione  selidun. 

Séjour,  auberge.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare  n'avoir 
pas  retrouvés  en  rtr.  11  n'a  pas  le  sens  ordinaire  de  «  maison  ».  Il  existe 
encore  en  rtr.  avec  le  sens  spécial  qu'il  a  ici  :  masc/ncng  «  Rammer  » 
(Carisch,  p.  190)  et  avec  un  sens  dérivé  dans  maschun  «  Hùhnerstange  » 
(Pallioppi). 

94     Thalamus  chamara. 

AU.  mod.  kammer.  .le  n'ai  pas  retrouvé  ce  mot  en  rtr. 

95.     Stupa  stupa. 

AU.  moà.  stube.  Ce  mot  germanique,  dit  Gartner  (Ze//sc/??-.,  XVI,  449, 
note  12),  se  présente  dans  les  dialectes  rétiques,  lombard  et  vénitien  avec 
les  trois  significations  habituelles  de  :  «  chambre  chauffablc  »,  «  fournil  » 
«  poêle  ». 


-    45    - 

96.     Bisle  phesal. 

Chambre  chauffable.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare 
n'avoir  pas  retrouvés  en  rtr.  Il  existe  parfaitement.  Dans  Carigiet.  la 
pegna  «  der  Ofen  »  =  pk(n)sii.ia. 

97.     Keminada  cheminata. 

Appartement  chauffable.  Rtr.  moderne  caminada  «  Speisekammer  » 
(Carisch  et  Pallioppi). 

98.     Furnus  ofan. 

Ail.  mod.  o/en.  Rtr.  /nom  «  Backofen  »  (Carisch,  Carigiet  et 
Pallioppi). 

99.     Caminus  ofan. 
\\\.  mod.  o/en.  Rtr.  camin.  cliamin  «  Kamin  »  (Carisch  et  Pallioppi). 

100.  Furnax  furnache. 

C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare,  p.  79,  n'avoir  pas  retrouvés  en 
rtr.  On  le  retrouve  en  ancien  tergestin,  où  l'on  a  furnaza  «  fornace  » 
(Cavalli,  Arch.  glottoL,  XII,  846),  dans  Pallioppi  qui  donne  furnatsc/i 
«  Ofen  ». 

101.  Segradas  sagarari. 

M.  h.  a.  sageraere,  sacristie.  On  ne  comprendrait  pas  pourquoi, 
entre  le  poêle  et  l'étable,  le  glossographe  ait  pu  vouloir  mentionner  une 
«  sacristie  ».  Ici  je  partage  l'opinion  de  Diez,  à  savoir  que  la  traduction, 
qu'elle  émane  de  l'auteur  lui-même  ou  d'une  seconde  personne,  renferme 
un  contre-sens.  Segradas  (peut-être  une  faute  pour  segredas)  doit  repré- 
senter SKCRETA,  latrines.  I/hypothèse  est  appuyée  par  le  mot  secret  du 
réto-roman  moderne  qui  signifie  «  Abtritt  »  (Carisch  et  Carigiet).  Pour 
l'explication  de  ce  contre-sens,  voyez  au  Texte  critique. 

'Une  autre  explication,  moins  bonne,  consisterait  à  interpréter  segra- 
d  as  par  le  rtr.  segràd,  sagràd  (Pirona),  «cimetière».  Mais  alors  on  se 
demande,  et  c'est  cela  qui  fait  difficulté,  comment  il  a  pu  être  traduit  par 
«  sacristie  »  et  pourquoi  surtout  il  est  inséré  dans  les  noms  des  parties 
de  la  maison. 

102.     Stabulu  stal. 
AU.  mod.  slall.  Diez  dit.  p.  79,  qu'à  sa  connaissance  le  mot  n'existe 


-    46    - 

pas  en  réto-roman.  Je  relève  Atàvl,  stàval  en  brégalien  (Redolfi,  Zeitschr., 
VIII,  184;. 

103.     Pridias  uuanti. 

Ail.  mod.  u'ânde.  Je  regarde  pridias  comme  une  faute  pour  pridas, 
le  second  /  ayant  été  amené  par  le  premier,  comme  le  second  a  l'a  été  par 
le  premier  dans  talauun.  C'est  le  rtr.  prei  qui  existe  à  côté  de  parei 
(Carisch),  preit  (Carigiet). 

104.     Esilos  pretir. 
Ail.  mod.  bretter.  Je  n'ai  pas  retrouvé  le  mot.  Le  rtr.  dit  assa,  aissa. 

105.     Mediran  cimpar. 

Bois  de  charpente.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  79,  déclare  n'avoir 
pas  retrouvés  en  réto-roman.  Je  n'ai  pas  retrouvé  expressément  *  matera- 
MEN,  mais  MATEBiEs  avcc  un  sens  voisin  :  iiiadèr.  niadier  «  dicker  Baum- 
stamm  (zu  Stâllenj  »,  (Carisch  et  Pallioppij. 

106.     Pis  (Irst. 

AU.  mod.  first.  On  trouve  dans  les  Gloses  de  Vienne  (XI"^  siècle)  qui 
sont  aussi,  à  n'en  pas  douter,  des  gloses  réto-romanes  1,  ce  même  mot  : 
pi^  spiz  (Diez,  p.  1 26).  C'est  le  rtr.  pi!(^,  pé\,  pi^  m.  ou  pi^^ci  f.  «  Spitze  » 
(Carisch,  Carigiet,  Pallioppi).  Pis  est  une  forme  picus  qui  a  été  influencée 
ensuite  par  le  germ.  spit^,  spit:{e,  ce  qui  a  déterminé  le  changement  de  son 
s  en  ^  et  la  formation  d'une  forme  féminine  pi^^a.  Il  est  impossible  de 
songer  à  une  étymologie  directement  allemande  ;  les  groupes  germaniques 
se,  st,  sp  en  passant  en  rtr.  ne  perdent  pas  leur  élément  initial. 

107.  Trapes  capretta. 

Ce  sont  deux  mots  romans.  Le  second  est  l'engadin  chavret  «.  Schlùs- 
sel  des  Dachstuhles  »,  chavrida  ou  chevrida  «  ein  Schlag  Waldbâume,  die 
frùher  geschàlt  und  dadurch  zum  Fâllen  bezeichnet  wurden  »  (Pallioppi). 

Il  est  probable  que  nous  n'avons  pas  aft'aire  ici  à  deux  synonymes, 
mais  à  une  seule  expression  où  le  second  mot  joue  le  rôle  d'adjectif. 

108.  Capriuns  rafuun. 

Chevron  au  toit.  C'est  un  des  mots  que  Diez.  p.  79.  déclare  n'avoir 

'  Je  compte  le  démontrer  peut-être  ultérieurement.  On  les  croit  françaises. 


-    47    - 

pas  retrouvés  en   réto-roman.  Je  le  retrouve  avec  un  sens  dérivé  dans 
cai'fiii  «  stehende,  diirre  Tanne  »  (Carigiet). 

109.     Scandula  skintala. 
AU.  mod.  scliindel.  Iltr.  schlonda.  (Carisch,  Carigiet). 

110.     Pannu  lahhan. 

AH.  mod.  laken.  Parmi  les  noms  de  vêtements,  il  ne  subsiste  plus  en 
rétp-roman  moderne  que  pannu,  camisa.  pragas,  uuan^.  Il  n'est  pas 
étonnant  pour  plusieurs  comme  seia,  devrus,  uuindicas,  qu'ils  soient 
disparus  avec  la  chose  qu'ils  signifiaient.  Ttinica  survit  aussi  dans  le 
frioulan  tànie  (Pirona). 

114.     Devrus  deohproh. 

.'\11.  theoh-brôch ,  littér.  pantalon  de  cuisse.  C'est  «  une  sorte  de  tablier 
entourant  les  reins  et  les  pantalons  ».  Le  mot  roman  vient  de  l'allemand 
et  se  retrouve  dans  Isidore  et  Paul  Diacre  sous  la  forme  latinisée  tubrucus, 
irBRUGus  (cf.  Diez). 

115.     Fasselas  fanun. 

Ail.  mod.  fahnen.  Le  ms.  &  fanun  et  non  faciun  comme  a  voulu  lire 
Holtzmann,  à  l'avis  de  qui  Diez  s'est  rallié.  Cette  glose  sur  laquelle 
Diez  s'escrime  vainement  ne  peut  s'expliquer  que  par  la  comparaison  avec 
une  des  gloses  de  Vienne  (qui  sont  réto-romanes),  où  on  lit  :  sella  lenti 
fano  (=  toile  des  reins),  glose  que  Diez  a  génialement  restituée  en  [Ja]sella 
lentifano  (p.  127).  Ce.  fasella  fasselas  représente  donc  un  latin  *  fascellas 
et  signifie  «  bande  ou  écharpe  entourant  les  reins  ».  Il  est  probable  que 
dans  notre  glose  le  scribe  a  omis  un  mot  de  la  traduction  allemande  et 
que  la  glose  était  -.fasselas  lentifanun. 

118.  Uuanz  irhiner. 

"  Il  faut  suppléer  hantscôh.  Le  sens  est  :  gant  en  cuir  blanc. 

119.  Uuasa  uuahsir. 

Nous  avons  peut-être  affaire  ici  à  un  de  ces  collectifs  propres  au  réto- 
roman,  qui  aurait  le  sens  de  «  la  vaisselle  »,  «  les  vaisseau.x  ».  En  tout 
cas,  VAS  existe  en  réto-roman  :  à  Erto  veA  «.  Gefâss  »,  «  eiserne  Oelflasche  » 
(Gartner,  Zeitschr.,  XVI,  357). 


-    4^    - 

120.     °°'""       . 
Cava  putin. 

124.     Cauuella  potega. 

Ail.  mod.  butte  et  bottich.  Malgré  les  scrupules  de  Diez,  il  faut 
absolument  corriger  en  cuva  et  cuuuella  (=  cupa,  cupella)  parce  que 
d'autres  glossaires  ont  cuba  putin,  guba  putina  (Gloses  de  Vienne)  et 
même  gubellas,  voy.  Diez,  p.  i23.  Du  reste,  le  rtr.  ne  connaît  pas  ca\a 
dans  ce  sens,  mais  connaît  cupa,  cupella  icitvaigl  «  Eimer  »  dans  Palliopi). 
Cuva,  cuuuella  sont  une  nouvelle  preuve  que  b,  p  médials  étaient  devenus 
V  dans  la  langue  des  Gloses  (%  14). 

Je  n"ai  pas  retrouvé  dolea  en  rtr.,  mais  les  (Jloses  de  Vienne  renfer- 
ment le  mot  :  dolea  zentanara  (Diez,  p.  i23).  Contrairement  à  ce  que  dit 
Diez,  il  existe  une  forme  doille  en  a.  fr. 

121.     Idrias  tunne.  choffa. 

Ail.  mod.  toiinen,  kii/'e.  Cest  le  lat.  iivdbia.  cruche  à  eau.  Je  ne  l'ai 
pas  retrouvé  en  rtr.  Diez  a  fait  une  méprise  en  considérant  tunne  comme 
un  mot  roman. 

122.     Carisa  ticinne.  choffa  fodarmaziu. 

AH.  nwd.  Judermdssige  kuj'e.  Ce  carisa  a  exercé  vainement  jusqu'ici 
la  perspicacité  des  commentateurs.  Une  chose  est  certaine,  x'est  que  c'est 
le  rtr.  charôt,  chariet  (Pallioppi).  «  Kûbel,  den  frischen  Zieger  zu 
formen  ».  Mais  le  mot  paraît  altéré.  Comme  son  étymologie  est  obscure, 
il  est  difficile  de  le  restituer.  11  faut  peut  être  pensera  carrottum  :  ce  serait 
un  vase  en  forme  de  petit  char.  Pallioppi  dit  cependant  expressément  : 
Jener  Kiibel  ist  wie  ein  Fâsschen  geformt. 

Je  corrige  ticinne  qui  ne  signifie  rien  en  tunne  et  j'en  fais,  comme 
dans  la  glose  précédente,  un  mot  allemand,  contrairement  à  ce  que  fait 
Diez,  qui  le  considère  aux  deux  endroits  comme  un  mot  roman. 

123.     Sisireol  stanta. 

128.     Sestar  sehtari. 

.Ml.  mod.  stànder.  On  n'a  pas  encore  pu  expliquer  sisireol.  Il  est 
probable  que  ce  mot,  fort  dénaturé,  représente  un  diminutif  de  sestar 
(comme  sesterol).  Sestar  est  le  rtr.  stèr  «  Viertel  »  (Carisch). 

125.     Gerala,  tina  zuuipar. 
178.    Tinas  zuuipar. 

AU.  mod.  ^uber.   La  première  glose  renferme  deux   mots  romans 


-    49    - 

synonymes.  Je  rélève  dans  Pallioppi  gierl,  «  Tragkorb  »,  dans  Carisch 
scherl  «  Tragkorb  »,  tignia  «  Kiibel  »,  dans  Carigiet  tigna  «  Weinkufe  », 
«  Tonne  ». 

Gerala  ne  peut  être  qu'une  faute  pour  gerula  :  les  Gloses  de  Vienne, 
qui  sont  bien  certainement  un  texte  réto-roman,  ont  gerula  zupar  (voy. 
Diez,  p.  123). 

126.     Siccla  einpar. 
179.     Situlas  einpar. 

AH.  mod.  eimer.  11  ne  faudrait  pas  croire  que  le  second  mot  est  une 
graphie  latine.  Le  rtr.  possède  les  deux  thèmes  :  ainsi  à  Erto  je  relève 
■•iédya  =  s\CLA  (Gartner,  Zeitschr.,  XVI,  343),  dans  Carisch  seisch  «  Kupfer- 
eimer  »  =  siclus  et  dans  Kôrting  (Dictionn.  jioj)  sedla  =  situla. 

,„_      Sicleola 
127. 

Sedella  ampri. 

Seau.  Il  faut  vraisemblablement  corriger  le  mot  allemand  en  ainpri. 
Sedella  est  un  des  mots  dont  Diez,  p.  yg,  reconnaît  déjà  le  caractère 
réto-roman.  Quant  à  sicleola,  il  ne  peut  être  qu'un  diminutif  en  -ola  de 
sida  (le  est  étymologique).  Je  ne  l'ai  pas  retrouvé  en  rtr.,  mais  j'ai  relevé 
en  brégalien  un  diminutif  sadalin  qui  égale  *  sitkli.inis  (Redolfî,  Zeitschr., 
VIII,  i93j. 

129.  Calice  stechal. 

Gobelet  conique.  Rtr.  caliscli  «  Kelch  »  (Carigiet),  «  caliscli  oder 
chalsch,  Kelch  ("beim  Abendmahl)  :  Blumenkelch;  Bêcher»  (Pallioppij. 

130.  Hanap  hnapf. 

C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare,  p.  79,  n'avoir  pas  retrouvés  en 
rtr.  Malgré  mes  recherches,  je  n'ai  pas  été  plus  heureux  que  lui. 

131.  Cuppa  chupf. 

Rtr.  coppa  «  Napf  »  (Carisch),  cùppa  «  halbkugliges,  irdenes  oder 
metallenes  Tischgefass  »  (Carigiet),  coppa  «  Schûssel,  Schale»  (Pallioppi). 

132.  Caldaru  chezil. 

133.  Caldarora  chczi. 

Ail.  mod.  kessel.  Je  nai  retrouvé  en  rtr.  que  des  représentants  d'une 
forme  féminine  caldabia,  mais  les  Gloses  de  Vienne  ont  galdarios  chezzila 
(Diez,  p.  123). 

4 


-    5o    - 

Caldarora  est  évidemment  une  faute  pour  caldarola,  le  second  r 
avant  été  amené  par  le  premier.  Caldarola  est  très  répandu  en  pays  réto- 
roman,  voy.  ses  représentants  dans  Carisch  et  Pallioppi. 

134.     Cramailas  hahla. 

Crochet  de  la  chaudière.  C'est  un  des  mots  que  Diez,  p.  7g,  déclare 
n'avoir  pas  retrouvés  en  reto-roman.  Je  dois  avouer  que  je  n"ai  pas  été 
plus  heureux  que  lui.  Comme  je  lai  dit  au  §  1 1,  je  corrige  en  cramaclas. 
Les  Gloses  de  Vienne  ont  encore  gramagla  (Diez,  p.  i23). 

135.     Implenus  est  fol  ist. 

Ail.  mod.  voll  ist.  Cette  phrase  insérée  à  la  fin  du  chapitre  des  vases, 
doit  signifier  :  11  (le  vase)  est  plein.  Nous  avons  vu  des  phrases  particu- 
lières enchâssées  aussi  dans  le  chapitre  des  parties  du  corps.  Comme  le 
dit  Diez,  il  faut  corriger  en  impletus  ou  en  plenus  :  le  rtr.  dit  plenus  et 
non  implenus,  cf.  Gartner,  G?-a>n.,  p.  184. 

136.     Palas  scufla. 
Ail.  mod.  schaufel.  Rtr.  pala  «  Schaufel  »  (Carigiet). 

137.    Sappas  hauua. 
Ail.  mod.  haue.  Rtr.  ^appa  «  Hacke  »  (Carisch  et  Carigiet). 

138.  Saccuras  achus. 

AU.  mod.  axt.  C'est  un  des  mots  dont  Diez,  p.  79,  reconnaît  déjà  le 
caractère  réto-roman.  Je  relève  en  brégalien  une  forme  sagiir  qui  a  l'a 
initial  (Redolfi,  Zeitschr.,  VllI,  176). 

139.  Manneiras  parta. 

Large  bâche.  C'est  un  des  mots  dont  Diez,  p.  79,  reconnaît  déjà  le 
caractère  réto-roman.  Voy.  les  représentants  dans  Gartner,  Grain.,  |  27  et 
dans  le  Grundriss,  p.  478,  note  i . 

140.     Siciles  sihhila. 

Ail.  mod.  sichel.  Ce  mot,  contrairement  à  l'opinion  de  Diez,  n'a  pas 
complètement  disparu  dans  les  langues  romanes.  Le  roumain  a  secere 
et,  quant  au  réto-roman,  un  grand  nombre  de  formes  sont  énumérées  par 
Gartner,  Zeitschr  if t,  XVl,  348,  note  3. 


—    5i     — 

141.     Falceas  segansa. 

AU.  mod.  sensé.  On  est  surpris  de  ne  trouver  en  rtr.  que  des  formes 
dérivées  de  falcem  (cf.  Gartner,  Gram.,  i  28).  Les  Gloses  de  Vienne  ont 
aussi  /a/ce,ï  (Diez,  p.  124).  Mais  le  roumain  a /alca  (Dict.  de  Kôrting, 
3  1 1  ij. 

142.  Taradros  napugaera. 

143.  Scalpros  scraotisran. 

144.  Planas  paumscapo. 

Foret.  —  Burin  (schrot-eisen).  —  Couteau  servant  à  aplanir  le  bois. 
De  ces  trois  mots,  Diez  énumère  déjà  les  correspondants  réto-romans  : 
lerader,  scalper,  plaiina.  Il  faut  vraisemblablement  corriger  scraotisran 
en  scraotisarn. 

145.     Liones  seh. 

Couteau  de  la  charrue  et  aussi  houe.  Diez  dit  qu'on  ne  retrouve  plus 
ce  mot  qu'en  aragonais.  C'est  une  erreur  :  l'ital.  a  ligone  et  l'esp.  ligona. 
11  range  aussi  le  mot  parmi  ceux  qu'il  n'a  pas  retrouvés  en  réto-roman.  .le 
dois  dire  que  mes  recherches  sont  restées  vaines  également. 

146.     Fomeras  uuganso. 

Soc  de  la  charrue.  11  faut  restituer  dans  la  traduction  iiuaganso 
soc  de  la  charrue.  Nous  n'avons  pas  ici  l'équivalent  de  l'it.  vômere, 
vômero  =  vomerem,  comme  le  pense  Diez,  mais  celui  du  provençal 
vomier,  it.  gumej'a,  gumea,  modénais  gmera  =  l'adj.  vomerius,  vomeria. 
C'est  un  des  mots  que  Diez  déclare,  p.  79,  n'avoir  pas  retrouvés  en  rtr. 
Je  ne  l'ai  pas  retrouvé  non  plus. 

148.     Mallei  slaga,  hamar. 
Ail.  mod.  scHlâgel,  hammer.  Je  n'ai  pas  retrouvé  le  mot. 

149.     Et  forcipa  anti  zanga. 

Ail.  mod.  und  ^ange.  Je  n'ai  pu  retrouver  en  rtr.  la  forme  équivalente 
At  forcipa  (forcipem).  Le  réto-roman  d\tforsch  =  forficem  (^vov.forsa, 
a.  ïr.  force).  Je  relève  bien  dans  Carisch  une  (ovmo.  foarbasch.  mais  elle 
dérive  aussi  de  iorficem  (mieux  de  forpicem),  h.  forbice.  Les  Gloses  de 
Vienne  nous  présentent  aussi  cette  i'ormc  fojxtpe  (Diez,  p.  124). 

150.     Et  inchus  anti  anapaoz. 
.\ll.  mod.  tind  amboss.  C'est  un  des  mots  que  Diez.  p.  79,  déclare 


-      52      - 

n'avoir  pas  retrouvés  en  réto-roman  :  mais  il  existe  bel  et  bien,  voy.  ses 
représentants  dans  Gartner,  Gram.,  %  78. 

151  et  152.     De  apis  siluuarias  picherir  folliu. 

Dans  le  ms.  écrit  ici  sur  lignes  suivies  et  non  en  colonnes,  cela  forme 
deux  gloses  :  deapis.  picherir.  siluuarias.  folliu.  Séparées,  elles  n'ont 
évidemment  aucun  sens  et  il  faut  nécessairement  les  réunir  en  une  seule, 
ce  qui  donne  d'un  côté  la  traduction  allemande  :  «  ruches  pleines  »  et  de 
l'autre  de  apis  siluuarias.  Ainsi  reconstituée,  la  glose  n"a  pu  cependant 
encore  être  expliquée  définitivement.  Voici,  à  cet  égard,  la  solution  que  je 
propose,  solution  qui  me  parait  se  recommander  par  une  certaine  vrai- 
semblance : 

1°  D'abord  il  est  tout-à-fait  certain  qu'il  faut  corriger,  conformément 
à  lingénieuse  hypothèse  de  Diez,  en  de  apis  (=  apes)  alvarias  =  cellules, 
loges  et,  par  extension,  ruches  d'abeilles.  Alvarias  représente  le  latin 
ALVEARiA.  Alveus  désigne  déjà  [en  latin  une  ruche  :  ital.  alveo,  m.  sens. 
Ce  qui  est  tout  à  fait  décisif  du  reste,  c'est  que  le  mot  se  retrouve  en  rtr. 
moderne  :  ualêr,  lialè  (3  silbig),  «  Bienenstand  ».  «  Bienenhâuschen  » 
(Carisch  et  Carigiet)  =  ai.vearu  m  (aluêr,  puis  ualêr  avec  une  métathèsei. 

2°  Le  pléonasme  et  l'interversion  même  qu'on  trouve  dans  de  apis 
alvarias  sont  aussi  surprenants  et  doivent  s'expliquer.  Comme'.je  crois 
l'avoir  montré  plus  loin,  au  Texte  critique,  les  Gloses,  à  mon  avis, 
existèrent  un  certain  temps  dans  le  texte  roman  seul.  C'est  alors  que  fut 
ajoutée  à  celui-ci  au  dessus  à' alvarias,  une  glose  explicative  de  apis.  Le 
traducteur,  voyant  donc  écrit  «  ruches  d'abeilles  »,  ne  traduisit  pas  simple- 
ment par  «  ruches  »,  mais  voulant  éviter  toute  équivoque  par  «  ruches 
pleines  »  (d'abeilles).  Cette  glose  écrite  sur  deux  colonnes  comme  suit  : 
de  apis  picherir 
aluuarias  folliu 
fut  prise  par  le  scribe  du  ms.  qui  écrivait  (à  cet  endroit)  sur  lignes 
continues  pour  deux  gloses  différentes,  que,  ne  comprenant  pas,  il  copia 
machinalement  ainsi,  en  faisant  une  faute  au  second  mot  roman  :  deapis. 
picherir.  siluuarias.  folliu.  A  mon  avis,  le  glose  primitive  était  donc 
simplement  alvarias  «  ruches  »  et  de  apis  ne  faisait  pas  primitivement 
partie  du  texte. 

153.    ^^^^^ 
Puticla 

Rtr.  flascha  «  P'iasche  »  (Carigiet  et  Pallioppi).  Carisch  mentionne 
une  formey'rac/a  «  Schoppen  »  qui  suppose  une  métathèse  *  fascla. 


—     53     — 

154.     Mandacaril  moos. 
Nourriture.  On  comprend  bien  que  ce  mot  doit  se  rattacher  à  mandu- 
CABE,   mais  la  finale  en  reste  obscure.   Je  corrigerais  en   manducaria, 
«  mangerie  »,  «  mangeaille  ». 

155.     Va  cane. 

Ail.  mod.  dialectal  cane.  C"est  la  forme  ordinaire  du  réto-roman, 
voy.  Gartner,  Grain.,  |  26. 

156.     Fac  iterum  to  auar. 

Ail.  mod.  thu  abermah.  Iterim  survit  dans  è  (er  nur  vor  Vokalen) 
«  auch  »  (Carigiet),  er,  era,  eir  «  auch  »,  «  noch  »  (Carisch). 

157.    Citius  sniumo. 

Aussitôt,  à  la  hâte.  Il  n'est  pas  rare  que  des  adverbes  au  comparatif 
prennent  le  sens  du  positif.  C'est  un  phénomène  qu'on  trouve  déjà  dans 
le  latin  classique,  e.\.  :  serius,  ocius  =  ociter.  .le  n'ai  pes  retrouvé  les 
descendants  de  citius  dans  le  rtr.  moderne. 

158.     'Vivaziu  iili. 

.\11.  mod.  eile.  C'est  le  comparatif  vivacius  qui  donne  l'adv.  proven- 
çal vivais,  viatsi,  vite,  l'adj.  italien  (a)vaccio,  pressé,  voy.  Kôrting,  8790. 
11  n'y  a  donc  pas  de  difficulté  dans  cette  glose,  comme  semble  le  croire 
Diez.  Ce  comparatif  a  pris  le  sens  du  positif,  cf.  la  glose  précédente. 
Si  Vs  a  disparu  ici,  c'est  qu'elle  a  été  résorbée  par  le  son  palatal  graphie 
par  ^i.  Quant  à  u,  c'est  une  lettre  absolument  muette,  comme  dans 
porcin  78.  Vivaziu  n'e.xiste  plus  dans  le  rtr.  moderne. 

159.     Argudu  skeero. 
Rapide.  Argltis  a,  en  latin,  le  sens  de  «  sagace  ».  ici,  il  a  passé  à 
celui  de  «  rapide  ».  ce  qui  s'explique  sans  difficulté,  voy.  Diez.  Il  ne  se 
ret^-ouve  plus  dans  la  langue  moderne. 

160.     Moi  mutti. 
161.]^  Quanta  moi  in  manage  mutti. 
Moi  de  la  première  glose  =  modium.  L'/  a  la  valeur  d'une  palatale, 
car  DJ  intervocalique  en  rtr.  devient  soit  une  sifflante,  soit  une  palatale, 
voy.  Gartner,  Qram.,  p.  178,  v.  médius. 


-     54    - 

Dans  la  deuxième  glose,  la  partie  allemande  doit  être  corrigée  en  «'eo 
manage  mutte,  combien  de  boisseaux  ?  11  serait  difficile  d'expliquer 
quanta  comme  un  neutre.  Pour  moi,  je  n'hésite  pas  à  corriger  en  quanti 
moi  =  QUANTI  MODii.  Dans  modii.  1"/  a  été  résorbé  par  la  palatale  comme 
dans  porc/ M  78. 

162.     Sim  halp. 
Ail.  mod.  halb.  Le  frioulan  possède  le  mot  :  scem,  sent  (Pirona). 

163.     Aia  tutti  uuela  aile. 

AU.  mod.  wohl  aile.  Aia  =  le  lat.  eu  :  roumain  ia.  prov.  eia,  a.  fr. 
aie,  esp.  ea,  port,  eia  (Kôrting,  2787).  En  réto-roman,  ei,  ehi  «  Ausruf 
der  Verwunderung  »  (Carisch). 

164.     Vestid  cauuati. 
Rtr.  vase/lieu,  vischieu  (Carisch),  vistgû  (Carigiet). 

167.     Tramolol  sapan. 

Toile  fine.  On  nest  encore  parvenu  en  aucune  façon  à  expliquer  ce 
tramolol.  Je  conjecture  que  ce  mot,  résultat,  comme  pense  Diez,  d'un 
lapsus  du  scribe,  doit  se  lire  tramol  et  équivaut  au  frioulan  tramuèle 
«  trémie  »  (Pirona),  manifestement  dérivé  de  tremere.  L'ail,  sapan,  par 
extension,  peut  bien  avoir  signifié  «  tamis  »,  «  trémie  ». 

168.     Vellus  uuillus. 
Toison.  Je  n'ai  pas  retrouvé  le  mot. 

171.     Campa  hamma. 

Fesse,  gigot.  On  peut  lire  campa  ou  canpa.  Voy.  les  représentants  de 
GAMBA  dans  Gartner,  Gram.,  p.  72. 

172.     Ponderosus  haolohter. 

Souffrant  d'une  hernie.  Cette  signification  attribuée  ici  à  ponderosus 
n'est  pas  latine,  mais  elle  peut  dériver  de  la  signification  «  lourd  ».  Je 
n'ai  pas  retrouvé  le  mot  en  rtr.,  si  ce  n'est  sous  la  forme  ponderûs 
«.  gewichtig  »,  «  schwer»,  «  wichtig»  (Carigiet),  qui  ne  paraît  pas  être  un 
mot  essentiellement  populaire,  puisqu'il  a  conservé  la  voyelle  contre- 
finale. 


—    55     — 

173.     Albios  oculus  staraplinter. 

Ail.  mod.  staarblind,  aveugle  de  la  cataracte.  Albius  oculus  ne 
signifie  absolument  rien  et  il  est  de  toute  nécessité  d'admettre  ici  une 
faute  de  copiste.  Comme  le  rtr.  ne  connaît  pas  *  aboculus,  mais  seule- 
ment ORiK  s  et  CAECLS,  je  propose  de  corriger  en  orbus  oculis. 

174.     Gyppus  houarohter. 

Bossu.  Rtr.^'-oZ'.  Je  n'ai  pas  retrouvé  les  deu.x  mots  suivants,  lippus  et 
claudus,  en  rtr.  Pour  mutus,  il  est  usuel. 

180.     Gulvium  noila. 

A.  h.  ail.  nuoil,  rabot.  Nous  avons  affaire  ici  à  une  graphie  latine 
évidemment.  Je  n'ai  pas  retrouvé  le  mot,  qui  est  le  fr.  gouge. 


-'^-&>|-»f«e-^- 


C.    TEXTE    CRITIQUE 


Tout  ce  qu'on  sait  sur  l'auteur  des  Gloses  de  Cassel,  c'est  qu'il  était 
Germain  :  cela  est  prouvé  par  la  confusion  perpétuelle  qu'il  fait  entre  les 
sourdes  et  les  sonores  (voy.  Diez,  pp.  VII  et  VIII).  C'était  vraisemblable- 
ment un  homme  d'Eglise  et  il  avait  sans  doute  voyagé  en  Romanie.  Mais 
il  n'est  pas  certain  qu'il  ait  fait  lui-même  la  traduction,  ou,  s'il  l'a  faite, 
ce  ne  fut  très  probablement  que  quelque  temps  après  la  composition 
du  texte. 

Pour  l'hypothèse  d'une  traduction  après  coup  (de  l'auteur  même  ou 
d'une  autre  personne),  faite  avec  une  certaine  négligence  et  en  hâte, 
militent  en  effet  les  raisons  suivantes  :  plusieurs  mots  (les  gloses  107  et 
i53)  n'ont  pas  été  traduits  et  il  semble  qu'ils  aient  été  sautés;  d'autres 
sont  traduits  d'une  façon  inexacte  ou  approximative,  un  grand  nombre 
le  sont  par  des  mots  romans  germanisés  (pour  plus  de  facilité)  ;  à  un 
pluriel  correspond  souvent  un  singulier  et  réciproquement  ;  la  glose  47 
au  lieu  d'être  traduite  en  allemand,  a  été  tout  bonnement  réunie  à  la 
suivante  par  le  mot  allemand  qui  signifie  «  ou  bien  »  :  enfin  le  fameux 
segradas  de  la  glose  101  qui  doit  vouloir  dire  «  les  latrines  »,  étant  donné 
la  place  où  il  se  trouve,  a  été  traduit  par  «  sacristie  »,  ce  qui  est  un 
contre-sens.  Le  m'ot  (dérivé  de  sécréta)  avait  sans  doute  les  deux  sens 
en  rtr..  la  sacristie  étant  en  quelque  sorte  un  lieu  secret,  retiré.  Si  la 
traduction  avait  été  faite  en  même  temps  que  le  te.xte,  il  est  évident  que 
l'auteur  en  énumérant  les  différentes  parties  de  la  maison  n'eût  jamais 
pensé  à  «  sacristie  ».  Voyez  encore,  en  faveur  de  notre  hypothèse,  un 
argument  très  important  développé  au  Commentaire  sous  i5i  et  lii. 

La  question  reste  obscure,  de  savoir  si  l'auteur  a  fait  un  travail 
original  ou  s"il  s'est  aidé  de  glossaires  antérieurs  :  cela,  du  reste,  a  peu 
d'importance. 

Ce  n'est  pas  le  ms.  original  que  possède  la  bibliothèque  de  Cassel. 
C'est  l'œuvre  de  deux  copistes  (voy.  Diez,  pp.  72-8)  ;  car  on  reconnaît 


-    58     - 

à  l'écriture  la  main  de  deux  scribes  différents  :  l'un  a  écrit  la  première 
partie  jusqu'à  martel  hamar  147  (sur  colonnes),  l'autre  le  reste  (sur  lignes 
suivies),  voy.  Diez,  p.  72.  Ils  ne  se  sont  guère  privés,  l'un  et  l'autre,  de 
faire  des  fautes  grossières  de  lecture,  principalement  dans  le  texte  roman  : 
radi  me  meo  colli  18,  un  osti  spinale  25,  innuolu  29,  lalauun  32.  articti- 
lata  47,  cava  120  et  cauuella  124,  carisa  122,  gerala  i25,  caldarora  128, 
implenus est  i35,  siluuarias  i52,  mandacaril  154,  quanta  moi  161,  albios 
oculus  178.  Nous  allons  essayer  de  restituer  le  texte,  tel  que  nous  le 
concevons  sorti  des  mains  de  l'auteur  ou  bien  des  mains  de  l'auteur  et 
d'un  traducteur  : 

1.     l'homme. 

homo,  man. 

caput,  haupit. 

verticem,  skeitila. 

capilli,  fahs. 
5  oculos,  augun. 

aures,  aorun. 

nares,  nasa. 

dentés,  zendi. 

timporibus,  chinnapahhun,  hiuflilun. 
10  facias,  uuangun. 

mantun,  chinni. 

maxillas,  chinnpein. 

collo,  hais. 

scapulas,  ahsla. 
i5  humérus,  ahsla. 

tondit,  skirit. 

lundi  meo  capilli,  skir  min  fahs. 

radi  me  meo  collo,  skir  minan  hais. 

radi  mea  parba,  skir  minan  part. 
20  radiées,  uurzun. 

labia,  lefsa. 

palpebre,  prauua. 

interscapulas,  untarhartinun. 

dorsum,  hrucki. 
25  un  os  spinale,  ein  hruckipeini. 

renés,  lehti. 

coxa,  diQoh. 


59 


os  maior,  daz  maera  pein  deohes. 
[g\innuolu,  chniu. 
3o  tibia,  pein. 

calamel,  iiuidarpeini. 

taluun,  anchalo. 

calcanea,  fersna. 

pedes,  foozi. 
35  ordigas,  zaehun. 

uncla,  nagal. 

membras,  lidi. 

pectus,  prust. 

brachia,  arm. 
40  manus,  hant. 

palma,  prêta. 

digiti,  fingra. 

polix,  dumo. 

index,  zeigari. 
45  médius,  mittarosto.  * 

medicus,  laahhi. 

auricularis  aide 

minimus,  minnisto. 

putel,  darm. 
5o  putelli,  darma. 

lumbulum,  lentiprato. 

Jigido,  lepara. 

pulmone,  lungunne. 

intrange,  innida. 
55  stomachus,  mago. 

latera,  sitte. 

costis,  rippi. 

unctura,  smero. 

cinge,  curti. 
60  lumbus,  napulo. 

umbilico,  napulo. 

3.       LE    BÉTAIL. 

pecunia,  fihu. 
cavallus,  hros. 
equm,  hengist. 


-    6o    — 

65  iumenta,  marhe. 

equa,  marhe. 

puledro,  folo. 

puledra,  fulihha. 

ammalia,  hrindir. 
70  boves,  ohsun. 

vaccas,  choi. 

armentas,  hrindir. 

pecora,  skaaf. 

pirpici,  uuidari. 
75  fidelli,  chalpir. 

oviclas,  auui. 

agnelli,-  lempir. 

porciu,  suuinir. 

ferrât,  paerfarh. 
80  troia,  suu. 

scruva,  suu. 
«      purcelli,  farhir. 

aucas,  cansi. 

aucm«/.caensincli. 
85  pulli,  honir. 

pulcins,  honchli. 

callus,  hano. 

galina,  hanin. 

yKao.fphao. 
90  pana.  ;phain. 


S.       LA     MAISON. 

casu,  hus. 

domo,  cadam. 

nz(insîone,]selidun. 

thalamus,  chamara. 
95  stupa,  stupa. 

bisle,  phesal. 

keminada,  cheminata. 

furnus,'  ofan. 

caminus,  ofan. 
100  furnax,  furnache. 


-    6i     - 

segradas,  sagarari. 
stabulu,  stal. 
pridas,  uuanti. 
esilos,  pretir. 
io5  mediran,  cimpar. 
pis,  first. 
trapes  capretta. 
capriuns,  rafuun. 
scandula,  skintala. 


4r.       LE    VETEMENT. 

I  lo  pannu.  lahhan. 

lunica,  seia.  tunihha. 

camisa,  pheit. 

pragas,  proh. 

devras .  deohproh. 
ii5    fasselas,  |lenti]fanun. 

uuindicas.  uuintinga. 

miifflas,  hantscoh. 

iiuan^,  irhiner  [hantscôhj 


5.       LES  VAISSEAUX. 

uuasa,  uuahsir. 
I20  dolea,  cuva,  putin. 

idrias,  tunne,  choff'a. 

carisa?,  tunne,  chofFa  fodarmaziu. 

sesterol?,  stanta. 

cuuuella,  potega. 
125  gerula,  tina,  zuuipar. 

siccla,  einpar. 

sicleola,  sedella,  ainpri. 

sestar,  sehtari. 

calice,  stechal. 
i3o  hanap,  hnapf. 

cuppa,  chupf. 

caldaru,  chezil. 


-      62 

caldarola,  chezi. 
cramaclas,  hahla. 
i35  (im)plenus  est.  fol  ist.' 


6. 


LES    OUTILS. 


palas,  scufla. 

sappas,  hauua. 

saccuras,  achus. 

manneiras,  parta. 
140  siciles,  sihhila. 

falceas,  segansa. 

taradros,  napugaera. 

scalpros,  scraotisarn. 

planas,  paumscapo. 
145  liones,  seh. 

fomeras,  uuaganso. 

martel,  hamar. 

mallei,  slaga,  hamar. 

et  forcipa,  anti  zanga. 
i5o  et  inchus,  anti  anapaoz. 


7.       VARIA. 

aluuarias  (de  apis),  picherir  folliu. 

flasca,  puticla. 

manducaria,  moos. 
i55  va,  cane. 

fac  iterum,  to  auar. 

citius,  sniumo. 

viva^ht,  iili. 

argudu,  skeero. 
160  moi,  mutti. 

quanti  moi,  weo  manage  mutte. 

sim,  halp. 

aia  tutti,  uuela  aile. 

vestid,  cauuati. 
i65  laniu  vestid,  uuUinaz. 

Uni  vestid.  lininaz. 


-    63    - 

tramol?,  sapan. 

vellus,  uuillus. 

punxisti,  stahhi. 
170  punge,  stih. 

campa  (ou  canpa),  hamma. 

ponderosus,  haolohter. 

orbus  oculis,  staraplinter. 

gyppus,  houarohter. 
175  et  lippus,  prehanprauuer. 

claudiis,  lamer. 

mutus,  tumper. 

tinas,  zuuipar. 

situlas,  einpar. 
180  gulvium,  noila. 


^'«-X^S^X^X?.- 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  DES  GLOSES 


(d'après  le  texte  critique) 


agnelli  77 

aia  i63. 

aluuarias  iSa. 

animalia  69. 

argudu  iSg. 

armentas  72. 

aucas  83. 

auciun  84. 

aures  6. 

auricularis  42. 

boves  70. 

brachia  3g. 

calamel  3i. 

caldarola  i33. 

caldaru  i32. 

calice  129. 

callus  87. 

caminus  99. 

camisa  1 12. 

campa  (ou  canpa^  171. 

capilii  4,  17. 

capretta  107. 

capriuns  108. 

caput  2. 

carisa  ?  122. 

casu  91. 

cavallus  63. 

cinge  59. 

citius  157. 

claudus  176. 


collo  i3,  18. 
costis  57. 
coxa  27. 
cramaclas  134. 
cuppa  i3i. 
cuva  120. 
cuuuella  124. 
devrus  1 14. 
digiti  42. 
dolea  1 19. 
domo  92. 
dorsum  24. 
equa  66. 
equm  64. 
esilos  104. 
facias  10. 
fac  iterum  i56. 
falceas  141. 
fasselas  1 15. 
ferrât  79. 
fidelli  75. 
figido  52. 
flasca  i52. 
fomeras  146. 
forcipa  149. 
furna.x  100. 
furnus  98. 
galina  88. 
gerula  i25. 
gulvium  180. 


-    66 


gyppus  174. 
hanap  i3o. 
homo  I. 
humérus  i5. 
idrias  120. 
(im)plenus  est  i35. 
inchus  i5o. 
index  44. 
interscapulas  23. 
inirange  54. 
iterum  i56. 
iumenta  65. 
keminada  97, 
labia  21. 
laniu  vestid  i65. 
latera  56. 
Uni  vestid  166. 
liones  145. 
lippus  175. 
lumbulum  5i. 
lumbus  60. 
maior  28. 
mallei  148. 
manducaria  154. 
manneiras  139. 
mansione  93. 
mantun  11. 
manus  40. 
martel  147. 
maxillas  12. 
me  18. 
mea  19. 
medicus  46. 
mediran  io5. 
médius  45. 
membras  37. 
meo  17.  18. 
minimus  48. 
moi  160,  161. 
mufflas  1 17. 
mutus  176. 
nares  7. 
oculos  5. 
orbus  ocuiis  173. 
ordigas  35. 
os  25,  28. 
oviclas  76. 
palas  i36. 


palma  41. 
palpebre  22. 
pannu  1 10. 
pao  89. 
parba  76. 
paua  89. 
pecora  73. 
pectus  38. 
pecunia  62. 
pedes  34. 
pirpici  74. 
pis  106. 
planas  144. 
polix  43. 
ponderosus  172. 
porciu  78. 
pragas  1 13. 
pridas  io3. 
pulcins  86. 
puledra  68. 
puledro  67. 
pulli  85. 
pulmone  53. 
punge  170. 
punxisii  169. 
purcelli  82. 
putel  49. 
putelli  5o. 
pulicla  1 53. 
quanti  moi  161. 
radi  18,  19. 
radiées  20. 
saccuras  i38. 
scalpros  143. 
scandula  log. 
scapulas  14. 
scruva  81. 
sedella  127. 
segradas  loi. 
seia  III. 
sestar  128. 
sesterol  ?  123. 
siccla  126. 
sicleola  127. 
sim  162. 
situlas  179. 
spinale  25. 
stabulu  102. 


67 


stomaehus  35. 
taluun  32. 
laradros  142. 
thalamus  94. 
tibia  3o. 
timporibus  g. 
tina  125. 
tinas  178. 
tondit  16. 
tramol  ?  167. 
trapes  107. 
lundi  17. 
tunica  11 1. 


tutti  i63. 
umbllico  61. 
un  25. 
uncla  36. 
unctura  58. 
va  i55. 
vaccas  7t. 
vellus  168. 
vestid  164,  i65,  166. 
uuanz  1 18. 
uuasa  1 19. 
uuindicas  1 16. 


Fribourg  (Suisse).    -  Imprimerie  et  Librairie  de  l'Œuvre  de  Saint-Paul,  259,  rue  de  Morat. 


y 


COLLECTANEA  FRIBURGENSIA 


— ï3ej— 


COMMENTATIONES  ACADEMICï 


UNIVERSITATIS  FRIBURGENSIS  HELVETIORUM 


FASCICULUS  IV. 


FRIBURGI  HELVETIORUM 


APUD    BIBLIOPDLAM    UNIVERSITATIS 


MDCCCXCV 


MEISTER  ECKHART 


UND 


SEINE  JUNGER 

UNGEDRUCKTE  TEXTE  ZUR  GESCHICHTE 
"DER  DEUTSCHEN  MYSTIK 

HERAUSGEGEBEN 
VON 

FRANZ  JOSTES 


FREIBURG  (ScHWEiz) 

COMMISSIONSVERLAG    DER    UNIVERSIT^TSBUCHHANDLUNG 

1895 


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EINLEITUNG 


In  dem  Lic-hte,  welches  die  Forschungen  Denifles  ùber  die 
Philosophie  Eckharts  verbreitet  haben,  ist  der  Glanz  der  Origina- 
litât  seines  Systems  erhebiich  abgeblasst.  Als  «  Vater  der  deutschen 
Philosophie»  werden  ihn  auch  die  i<.aum  noch  bezeichnen  wollen, 
welche  ihn  dort,  wo  er  die  Wege  der  scholastischen  Philosophie 
seiner  Zeit  verlâsst,  anders  beurteilen  als  Denifle.  Es  war  ein 
Irrtum,  in  dem  man  sich  befand,  ein  Irrtum,  der  indes  aus  den 
Zeitverhâltnissen  nicht  nur  leicht  erklârlich,  sondern  auch  nicht 
einmal  besonders  zu  bedauern  ist.  Wenigstens  wurde  in  so  weiten 
Kreisen  schwerlich  ein  so  lebhaftes  Interesse  fur  den  Meister  aufge- 
kommen  sein,  wenn  man  von  Anfang  an  gewusst  hâtte,  dass  der 
Gegensatz  seiner  Philosophie  zur  Scholastik  zum  guten  Teile  ein 
eingebildeter  war.  Das  Interesse  aber,  welches  er  gefunden,  wird 
man  auch  heute  bei  unserer  bessern  Erkenntnis  nicht  als  ein 
unverdientes  betrachten  diirfen.  Sein  Anteil  an  jener  geistigen 
Bewegung,  die  wir  mit  dem  Namen  Mystik  zu  bezeichnen 
ptlégen,  bleibt,  wie  allein  schon  das  Urteil  seiner  Zeitgenossen 
lehren  kann,  immerhin  noch  gross  genug,  um  ihm  dauernd  einen 
hervorragenden  Ehrenplatz  in  der  Geschichte  des  geistigen  Lebens 
unseres  Volkes  zu  sichern.  Trotz  des  traurigen  Zustandes  der 
textlichen  Ueberlieferung  vermogen  wir  auch  jetzt  noch  wohl 
einigermassen  uns  vorzustellen,   welchen  Eindruck  er  durch  die 


vin 


Flugkraft  seines  Gedankens  und  den  Adel  seines  Willens  dereinst 
auf  die  seinen  Worten  lauschenden  Zuhôrer  gemacht  hat. 

In  der  Geschichte  der  deutschen  Litteratur  wurde  sein  Name 
immer  einen  guten  Klang  behalten,  selbst  wenn  sein  Unternehmen, 
jene  Gedanken  in  unsere  Mutterspraclie  einzukleiden,  die  man 
vor  ihm  —  und  wie  lange  noch  nacii  ihm  !  —  nicht  von  der 
lateinischen  Sprachhûlle  glaubte  loslôsen  zu  kônnen,  weniger 
gelungen  wâre,  als  es  thatsâchlich  der  Fail  ist. 

Notker  batte  alierdings  schon  einige  Jahrhunderte  friiher  den 
kiihnen  Versuch  unternommen,  fur  philosophische  Termini 
deutsche  llebersetzungen  zu  gewinnen;  aber  es  scheint  nicht,  dass 
derselbe  von  grosser  Wirkung  gewesen  ist.  Anders  liegt  die  Sache 
bei  Eckhart.  Man  kann  zugeben,  dass  er  nicht  gerade  ailes  hier 
noch  zu  thun  vorfand,  und  dass  das  deutsche  philosophische 
Sprachmaterial,  welches  sich  im  Laufe  des  14.  Jahrhunderts  an- 
sammelte,  nicht  insgesamt  ihm  seine  Formung  verdankt;  aber 
man  wird  doch  kaum  sehr  fehl  gehen,  wenn  man  ihn  auch  hier 
durchaus  als  den  Meister  und  die  ûbrigen  Mystiker  als  seine 
Jûnger  betrachtet.  Es  bedarf  hier  freilich  noch  genaùerer  Unter- 
suchungen  als  bislang  gemacht  sind;  gegen  die  einzige  vorliegende 
Arbeit  von  Kramm  ^  hat  sich  Denifle  ganz  ablehnend  verhalten, 
und  eine  griindliche  Kenntnis  der  Scholastik  als  unentbehrliche 
Vorbedingung  fur  derartige  Untersuchungen  hingestellt.  Gewiss 
nicht  mit  Unrecht  ;  allein  da  unter  denen,  welche  im  Besitze  einer 
solchen  Kenntnis  sind,  sich  so  leicht  keiner  zur  LJebernahme  der 
Arbeit  bereit  finden  durfte,  und  fur  die,  welche  sonst  Lust  und 
Fâhigkeit  dazu  hâtten,  die  ErfûUung  der  Vorbedingung  gar  schwer 
ist,  so  wûrden  wir  ihr  Erscheinen  schwerlich  noch  zu  erleben 
hoffen  durfen,  wenn  hier  kein  Mittelweg  zu  finden  wâre. 

Ich  glaube  nun  aber,  dass  es  einen  solchen  giebt.  Schon  im 
Laufe  des  14.  Jahrhunderts  sind  die  lateinischen  philosophischen 
Termini  mit  den  deutschen  Uebersetzungen  bald  mehr  bald  minder 

•  Zeitschrift  fur  deutsche  Philologie  Bd.  16,  S.  1  ff. 


IX 

vollstândig  zusammengestellt  worden.  Teils  sind  sie  fur  sich 
bestehen  geblieben,  teils  hat  man  sie  schon  bald  den  vorhandenen 
Vokabularien  beigefûgt  —  wie  bereits  im  14.  Jahrhundert  dem 
des  Fritsche  Ciosener  —  oder  sie  bei  neuen  Abschriften  in  dieselben 
alphabetisch  eingegliedert.  Eine  Untersuchung  und  Bearbeitung 
dieser  Quellen  wird  meines  Erachtens  den  Anforderungen  des 
geschichtlich-sprachlichen  Intéresses  wenigstens  einigermassen 
gerecht  werden  kônnen. 

Was  den  Genuss  der  Predigten  Eciviiarts  uns  am  meisten  ver- 
kùmmert,  ist  der  traurige  Zustand,  in  dem  sie  uns  ûberliefert  sind, 
traurig  niciit  nur  insofern,  als  sein  gesprochenes  Wort  unvoilstândig 
wiedergegeben  ist  —  das  ist  bei  allen  nachgeschriebenen  Predigten 
gewiss  der  Fail  —  sondern  besonders  weil  sie,  sclion  von  vorn- 
herein  sehr  dem  Missverstândnisse  ausgesetzt,  von  den  Hânden 
der  Abschreiber  weit  meiir  als  andere  Texte  verschlimmbessert 
worden  sind. 

Je  tiefer  man  der  handscliriftlichen  Ueberlieferung  auf  den 
Grund  geht,  desto  meiir  ûberzeugt  man  sich  davon,  dass  es  in  der 
That  nicht  angeiit,  auf  Grund  der  deutschen  Texte  allein  von  dem 
philosophischen  Système  Eckharts  ein  allseitig  richtiges  und 
klares  Bild  zu  gewinnen.  Auch  dann,  wenn  noch  zahlreichere 
Handschriften,  als  bislang  benutzt  sind,  aufzufinden  in  Aussicht 
stunde,  wiirde  man  kaum  hoffen  dûrfen,  einigermassen  authentische 
Texte  herstelien  zu  kônnen.  Und  deshalb  ist  es  hôchst  zweifelhaft, 
ob  Pfeiffer  so  bald  einen  Nachfolger  erhalten  wird,  der  seine  langst 
zum  Spekulationsobjekt  der  Antiquare  gewordene  Ausgabe  durch 
eine  berichtigte,  ergânzte  und  soviel  wie  môglich  verbesserte 
ersçtzen  wird  ;  giinstig  sind  die  Aussichten  darauf  jedenfalls  nicht. 
Vorlâufig  wird  man  sich  damit  begniigen  mussen,  das  noch  unbe- 
kannte  IMaterial  nachzutragen,  und  von  dem  Bekannten  zu  zeigen, 
wie  unzuverlâssig  die  Texte  ofl  in  den  Handschriften  sind;  es  wird 
dann  vielleicht  mit  der  Zeit  auch  gelingen,  wenigstens  bei  einer 
Anzahl  Predigten  Eckharts  eine  einigermassen  richtige  Textgestalt 
zu  gewinnen. 


Hierbei  mitzuwirken  ist  der  Hauptzweck  der  folgenden  Blâtter; 
sie  ziehen  eine  Eckharthandschrift  ans  Licht,  die  nicht  nur  zu 
den  âltesten  sondern  auch  zu  den  reichhaltigslen  ihrer  Art  gehôrt. 
Ich  fand  sie  in  der  Niirnberger  Stadtbibliothek  Cent.  IV,  40. 

Es  ist  eine  Papierhandschrift  des  14.  Jahrhunderts  von  106  alt- 
bezifferten  Blattern,  3o  X  21  cm.  gross.  Die  Holzdeckel  sind  mit 
rotem  Leder  ûberzogen.  Die  Blâtter  sind  zweispaltig  beschrieben, 
die  Spalte  durchschnittlich  zu  48  Zeilen.  Auf  der  Innenseite  des 
Vorderdeckels  steht  von  alter  Hand  :  »  Das  puch  gehort  in  das 
Closter  zu  sant  Katherein  prediger  orden  in  nurnberg  ».  Die  alte 
Bibliotheknummer  E  XIII.  hat  sie  um  die  Mitte  des  i5.  Jahr- 
hunderts bei  der  Katalogisierung  der  Bûcher  des  Dominika- 
nerinnenklosters  erhalten.  (Vgl.  unten  S.    122,  Nr.  XIII.) 

Nach  diesem  Katalog  war  die  Hs.  bereits  vor  der  Reformation 
des  KIosters,  d.  h.  vor  dem  Jahre  1428  in  dessen  Besitz. 

Dièse  Sammlung  ist  aus  kleineren  Sammlungen  zusammen- 
gesetzt,  die  man  von  verschiedenen  Seiten  her  bekommen  hatte  ; 
man  sieht  es  der  Sprache  noch  an,  dass  das  eine  in  ziemlich  weiten 
Umkreisen,  anderes  direkter  aus  Eckharts  Heimat  herûberge- 
kommen  war.  Wie  in  den  Anmerkungen  gezeigt  ist,  haben  die 
Schreiber  einige  Stiicke  mehrfach  abgeschrieben.  Offenbar  haben 
sie  das  nicht  bemerkt;  das  begreift  sich  leicht,  ja  man  muss  sich 
nur  wundern,  dass  es  nicht  noch  mehr  vorgekommen  ist.  Zwei 
Schreiber  lassen  sich  deutlich  unterscheiden  ;  auf  den  ersten  Blick 
kônnte  man  glauben,  es  seien  ihrer  noch  mehr  daran  beschâftigt 
gewesen,  allein  bei  nâherer  Prûfung  kommt  man  von  der  Meinung 
wieder  ab  ;  der  Unterschied  beruht  wohl  nur  darauf,  dass  nicht 
ailes  mit  gleicher  Tinte  und  Feder  in  einem  Zuge,  sondern  nach 
und  nach  auch  mit  verschiedenen  Abstânden  der  Buchstaben  und 
Zeilen  geschrieben  ist. 

Wenn  man  annehmen  dûrfte,  dass,  wenn  nicht  ailes,  so  doch 
manches  nach  einem  Diktate  niedergeschrieben  ware,  so  wûrden 
sich  nicht  nur  die  vielen  Schreibfehler,  sondern  auch  manche 
lautliche    und    sprachliche    Eigentûmiichkeiten    leichter  erklâren 


XI 


lassen.  Z.  B.  hat  der  Schreiber  anlautendes  b  fur  w  offenbar 
nicht  durchfûhren  woUen  (bold  =  wold,  besen -r:  wesen,  bonen  = 
wonen  etc.),  allein  es  ist  doch  so  hâufig  hineingeraten,  dass  die 
Annahme  nahe  liegt,  sie  seien  durch  das  Gehôr  hineingekommen. 
Behalt  man  vor  Augen,  dass  die  Texte  ursprunglich  in  einem 
dem  Niederdeutschen  nahe  stehenden  Dialekte  abgefasst  waren, 
so  erklart  sicti  auch  noch  manches,  allein  doch  beiweitem  nicht 
ailes  :  es  bleibt  noch  mehr  als  zuviel  an  groben  Versehen,  Missver- 
stândnissen  usw.  ubrig,  und  meistens  sind  sie  derart,  dass  sie  mit 
einem  kleinen  Eingriff  nicht  beseitigt  werden  kônnen.  Ich  habe 
nur  solche  Stellen  kenntlich  gemacht,  die  sich  entweder  leicht 
oder  gar  nicht  bessern  lassen;  wenn  ich  weder  in  der  einen  noch 
in  der  anderen  Weise  Bedenken  angedeutet  habe,  so  beweist  das 
nicht,  dass  fur  mich  keine  bestanden,  sondern  nur,  dass  man 
rébus  sic  stantibus  den  Satz  zur  Not  allenfalls  passieren  lassen 
kônne;  es  wâre  sonst  der  Text  auch  zu  stark  mit  (sic!)  durchsetzt 
worden.  Die  Verderbtheit  ist  nicht  die  alleinige  Schuld  der 
Schreiber  unserer  Hs.  —  wo  ist  ûberhaupt  eine  Predigt  Eckharts 
wirklich  gut  ùberliefert  ?  —  die  Fehler  gehôren  vielmehr  wohl 
nur  zum  allergeringsten  Telle  auf  ihr  Kerbholz.  Um  sich  davon 
zu  uberzeugen,  braucht  man  nur  zuerst  die  letzte  Predigt  (Nr.  82, 
Seite  84  ff)  zu  lesen  :  der  Text  ist,  etwa  von  Kleinigkeiten  abgesehen, 
durchweg  ganz  tadellos;  es  durfte  keine  von  Nonnen  nachge- 
schriebene,  sondern  vom  Verfasser  selbst  aufgezeichnete  Predigt 
sein.  Anders  kann  ich  mir  den  guten  Zustand  des  Textes  nicht 
wohl  erklâren,  denn  die  Materie  war  hier  nicht  weniger  schwierig 
und  dem  Missverstândnisse  ausgesetzt  als  in  den  ubrigen  Predigten. 
Man  kônnte  das  intéressante  Stuck  wohl  eine  summa  mystica 
nennen,  denn  es  umfasst  die  Hauptgedanken  der  Mystik.  Manches 
weist  auf  Eckhart,  aber  anderes  spricht  deutlich  gegen  seine  Ver- 
fasserschaft  ;  der  Prediger  ist  indes  ein  ganz  im  Banne  des  Meisters 
stehender  Junger  von  ihm.  Die  Predigt  fallt  dann  weiterhin  noch 
durch  ihren  Umfang  auf.  Ich  môchte  glauben,  dass  dieser  in 
Wirklichkeit    nicht   allzu    sehr    uber   das    damais   gebrâuchliche 


xn 

Durchschnittsmass  hinausgeht.  Die  Predigten  Eckharts  sind  nâm- 
lich  sâmtlich  unzweifelhaft  stark  gekûrzt,  die  Nachschreiber  haben 
nur  die  Hauptmomente  herausgezogen  ;  dièse  sind  dann  von  den 
y\bschreibern  vielfach  wieder  gekûrzt,  und  oft  ist  von  einer  Predigt 
nicht  mehr  geblieben  als  ein  oder  mehrere  «  Sprûche  »,  denn  dass 
dièse  nictits  als  Predigtreste  sind,  steht  fur  mich  wenigstens  fest. 
Unsere  Handschrift  bietet  fur  dièse  Entwickelung  des  Textes 
manches  intéressante  Beispiel.  Es  lâsst  sich  dièses  Verfahren  auch 
leicht  erklâren.  Man  kann  sich  daruber  nicht  tâuschen,  dass  der 
Kreis  der  Gedanken  in  den  Predigten  Eckharts  ein  ziemHch  enger 
ist;  bei  seiner  Abneigung,  auf  das  praktische  Leben  einzugehen, 
war  er  genôtigt,  dieselben  abstrakten  Ideen  immer  von  neuem  zu 
variieren  ;  sicher  geschah  das  vielfach  nicht  am  selben  Orte  und 
vor  demselben  Auditorium,  ja  manche  verschiedene  Ueberliefe- 
rungen  einer  und  derselben  Predigt  kônnen  sehr  wohl  auf  Auf- 
zeichnungen  an  verschiedenen  Stellen  zuriickgehen,  aber  in  den 
Hânden  der  Sammler  kamen  doch  aile  dièse  Stûcke  zusammen 
und  da  wurde  man  gewahr,  dass  vieles  doppelt  vorhanden  und 
manche  Predigt  nur  den  einen  oder  andern  neuen  Gedanken 
enthielt.  So  kam  man  dazu,  Streichungen  oder  Kûrzungen  vorzu- 
nehmen,  bald  grôssere,  bald  geringere,  bald  mit  mehr,  bald  mit 
weniger  Umsicht.  So  ist  es  in  manchen  Fâllen  schwierig  geworden, 
das  Eigentum  Eckharts  ûberall  reinlich  und  mit  Sicherheit  aus 
der  Masse  auszuscheiden. 

Wie  vorsichtig  man  hier  ûberhaupt  mit  dem  Urteile  sein  muss, 
lehrt  Pregers  Urteil  ûber  Johannes  Franko  i.  Die  unten  Seite  42, 
Nr.  43  mitgeteilte  Predigt  uber  «  Fiat  »  war  Preger  aus  einer  Kloster- 
neuburger  und  einer  Oxforder  Handschrift  bekannt  geworden,  und 
nach  letzterer  hat  er  sie  a.  a.  0.  Seite  467  f  abdrucken  lassen.  Jetzt 
kann  sich  jeder  davon  uberzeugen,  dass  man  dort  nur  ein  ganz 
armseliges  Fragment  aus  dem  ersten  Telle  der  Predigt  vor  sich 
hat  (Preger   suchte  das  Gegenteil  darzuthun),  und   dass   Pregers 

'  Geschichte  der  deutschen  Mystik  II  lyS. 


xm 

Urteil  ûber  Franko  vôllig  in  der  Luft  hângt.  Es  ist  ûberhaupt 
unmôglich,  auf  Grund  so  kûmmerlicher  Fragmente  einen  philo- 
sophischen  Prediger  zu  charakterisieren. 

Was  nun  schliessiich  die  Bezifferung  der  einzelnen  Stûcke 
anlangt,  so  habe  ich  dabei  lediglich  einen  praktischen  Zweck 
verfolgt  :  sie  hat  innern  Wert  nur  fur  die  mehr  oder  weniger 
voUstândigen  Predigten  ;  was  an  einzelnen  Sprûchen  usw.  zwischen 
solchen  stand,  habe  ich  unter  einer  Nummer  vereint,  ohne  damit 
andeuten  zu  wollen,  dass  ich  es  fur  Reste  einer  und  derselben 
Predigt  oder  auch  nur  fiir  Eigentum  desselben  Verfassers  halte. 

Die  Predigt  Nr.  4  des  Anhanges  1  habe  ich,  da  in  dieser 
Hs.  der  Text  sehr  schlecht  ist,  nach  einer  anderen  gegeben. 
Auch  Sievers  hat  sie  nach  der  Oxforder  Hs.  mitgeteilt,  und  so 
dùrfte  von  ihr  jetzt  am  ersten  ein  leidlicher  Text  herzustellen  sein, 
und  sie  sich  daher  vor  allen  andern  zur  Aufnahme  in  die  Lese- 
biicher  eignen. 


Die  drei  ersten  der  im  Anhang  mitgeteilten  Predigten  ent- 
stammen  einer  Handschrift,  die  mit  sehr  vielen  anderen  c.  1400 
Friedrich  von  Amberg  1  dem  hiesigen  Minoritenkloster  zugebracht 
hat.  (Msc.  Nr.  95.)  Er  hat  mehrere  alte  Stucke  zu  einem  Bande 
vereinigen  lassen,  die  211  Blâtter  (teils  Pergament,  teils  Papier) 
neu  beziffert  und  einen  Gesamtindex  vorausgeschickt.  Der  erste 
Teil  besteht  ausschliesslich  aus  Predigten  bezw.  Predigtentwûrfen, 
wâhrend  sich  im  zweiten  auch  manche  —  z.  T.  historische  — 
intéressante  Traktate  und  Nachrichten  finden. 


'  Ursprunglich  Minorit  in  Regensburg,  erscheint  er  1384  als  Provinzial  und 
Professer  der  Théologie  in  Freiburg  im  Breisgau  ;  i  SgS  ist  er  Provinzial  zu  Freiburg 
im  Uechtlande,  wo  er  —  nach  der  Ordenschronik  io3  Jahre  ait  —  1432  gestorben 
ist.  Er  war  ein  Anhanger  Clemens'  VII.  und  soll  von  diesem  zum  General  des 
Minoritenordens  ernannt  sein.  Vgl.  auch  meine  Abhandlung  uber  sein  Exemplar 
des  Vokabulars  von  Fritsche  Closener  in  der  Zeitschrift  fur  die  Geschichte  des 
Oberrheins  iSgS,  Heft  3. 


Die  Predigten  sind  «von  mancherlei  hergekommen  »,  wie 
es  der  Katalog  des  Katharinenklosters  ausdrucken  wiirde  ;  Fried- 
rich von  Amberg  war  eben  ein  Sammler  im  eigentlichen  Sinne 
des  Wortes  und  hat  auf  seinen  vveiten  Wegen  eingeiieimst,  was 
fur  iiin  erreichbar  war.  Nur  drei  deutlich  erkennbare  Gruppen  der 
Predigten  haben  fur  uns  hier  Interesse. 

Die  kleinste  an  Umfang  wird  durch  Nr.  i  vertreten.  Sie  ist 
rein  deutsch  ;  der  Verfasser  ist  von  der  mystischen  Bewegung 
nicht,  oder  doch  nur  wenig  beeinllusst.  Er  trâgt  seine  Gedanken 
in  einfacher,  volkstumlicher,  mit  sprichvvortlichen  Redensarten 
geschmûckter  Sprache  nicht  ohne  Geschick  vor.  Dass  er  nicht 
bloss  einer  alten  sondern  auch  veralteten  Richtung  angehôrte, 
beweist  der  Umstand,  dass  seine  Predigten  kreuz  und  quer  durch- 
strichen  sind.  Wenn  Friedrich  von  Amberg  das  gethan  hat  —  und 
das  ist  doch  wohl  das  VVahrscheinlichste  —  so  muss  das  Wunder 
nehmen  ;  ist  er  es  doch  gewesen,  der  die,  hôchst  wahrscheinlich 
authentische,  Predigtsammlung  des  volkstumUchsten  aller  deut- 
schen  Prediger  auf  die  Nachwelt  gebracht  hat  ^  ! 

Wenn  Nr.  2  mit  den  iibrigen  Predigten  dieser  Art  nicht  von 
Suso  herrûhrt  —  da  wir  zu  wenig  Predigten  von  ihm  haben,  ist 
ein  sicherer  Entscheid  unmôglich  —  dann  hat  es  ausser  ihm  noch 
andere  Minnesinger  in  Prosa  gegeben. 

Die  lateinisch-deutschen  Mischpredigten,  von  denen  ich  in 
Nr.  3  eine  Probe  biete,  sind  schon  desshalb  intéressant,  weil  sie 
zeigen,  wie  gelâufig  der  Gebrauch  der  deutschen  Sprache  in  der 
Behandlung  doch  wesentlich  philosophischer  Fragen  schon  da- 
mais war.  Man  dachte  auch  bei  diesen  Materien  bereits  vôllig 
deutsch,  sonst  wâre  es  nicht  môglich  gewesen,  dass  der  Verfasser 
bei  seinen  Entwurfen  aus  der  offiziellen  Schulsprache  immer 
wieder  in  seine  Muttersprache  gefallen.  Bei  praktisch-volkstûm- 
lichen    Predigten   ist   dies   ja    nichts    Ungewôhnliches,  allein  auf 

'  Vgl.  meine  Mitteilungen  uber  dièse  Handschrift  im  Histor.  Jahrbuche  1891, 
Seite  359  ff,  \vo  ihr  Aller  indes  zu  niedrig  angegeben  ist.  Nach  P.  Denifle,  der 
sie  seitdem  untersucht  hat,  gehôrt  sie  noch  dem  i3.  Jahrhundert  an. 


XV 

spek.ulativ-m3'stischem  Gebiete  ist  mir  dafur  bislang  kein  Fall 
bekannt  geworden  i. 

Allein  noch  in  anderer  Hinsicht  ist  dièse  Predigtgruppe 
intéressant  :  wie  mich  nâmlich  mein  Herr  Collège,  P.  Michel, 
versichert,  huldigt  ihr  Verfasser  nicht  thomistisch-mystischen, 
sondern  durchaus  pantheistischen  Ansichten.  Es  wâre  das  um  so 
bedeutsamer,  als  es  sich  hier  um  lateinische  Formulierung  deutsch 
vorgetragener  Gedanken  handelt,  und  deshalb  jeder  Zweifel 
darùber  ausgeschlossen  ist,  ob  es  sich  nicht  etwa  doch  nur  um 
eine  nicht  genaue  oder  ungeschickte  Wiedergabe  der  lateinischen 
Termini  handele. 

In  dem  hier  abgedruckten,  wie  auch  in  den  andern  Entwûrfen 
ist  der  ursprûngliche  Text  bisweilen  abgeândert,  aber  augen- 
scheinlich  nicht  in  der  Tendenz,  um  den  orthodox-bedenklichen 
Charak.ter  mancher  Ausspriiche  zu  beseitigen.  Wo  das  ursprûng- 
liche Wort  nicht  mehr  erkennbar  war,  habe  ich  das  ûberschriebene, 
sowie  die  Zusâtze  durch  Klammern  kenntlich  gemacht. 

Da  dièse  ganze  Arbeit  nur  eine  Ergânzung  frûherer  Verôffent- 
lichungen  bildet,  schien  mir  hier  die  Stelle  nicht  unpassend  zu 
sein,  um  auf  die  Handschrift  hinzuweisen. 


Dass  die  Nûrnberger  Eckharthandschrift  bis  jetzt  unbekannt 
bleiben  konnte,  erklârt  sich  daraus,  dass  die  Benutzer  der  Stadt- 
bibliothek  sich  auf  den  Katalog  verliessen,  nach  welchem  in  der- 
selben  Episteln  und  Evangelien  des  XIV.  Jahrhunderts  enthalten 
sein  sollen.  Dièse  falsche  Angabe,  welche  die  andern  Benutzer  der 
Bibliothek  an  der  Handschrift  vorbeifuhren  musste,  fiihrte  mich  zu 
ihr  hin,  und  wenn  ich  auch  etwas  anderes  fand,  als  ich  suchte, 

'  Vgl.  z.  B.  Schônbach,  Ueber  eine  Grazer  Handschrift  iateinisch-deutscher 
Predigten.  Graz  1890. 


XVI 

erlebte  ich  doch  keine  unangenehme  Ueberraschung.  Damais  sah  ich 
indes  in  jener  Angabe  des  Kataloges  nur  einen  vereinzelten  Irrtum 
und  hielt  im  Uebrigen  denselben  fiir  ziemlich  zuverlâssig  und  den 
Inhalt  der  Bibliothek.  im  Ganzen  um  so  cher  fur  wohibekannt,  als  sie 
von  allen,  die  sich  mit  der  Mystik  befassten,  Preger,  Denifle,  Wagner 
Lisw.  benutzt  worden  war.  Erst  in  den  vorigen  Herbstferien,  als  der 
Druck  dieser  Texte  schon  fast  vollendet  war,  uberzeugte  ich  mich 
bei  einem  nochmaligen  Besuche  der  Bibliothek  davon,  dass  der 
ganze  Katalog  durchaus  unbrauchbar  und  vielfach  irrefiihrend  ist. 
Der  Grund  liegtdarin,  dass  der  Verfasser  sich  bei  den  Handschriften 
des  ehemaligen  Katharinenklosters  zu  sehr  auf  die  im  i5.  Jahr- 
hundert  eingeklebten  Inhaltsverzeichnisse  verlassen  hat,  sodass 
wir  im  Wesentlichen  einen  Katalog  jener  Zeit  vor  uns  haben. 
Dass  unter  diesen  Umstânden  eine  systematische  Durchlbrschung 
der  fur  die  mystische  Bewegung  so  uberaus  wichtigen  Bibliothek 
eine  unerlassliche  Vorbedingung  fur  einen  Geschichtsschreiber  der 
deutschen  Mystik  war,  davon  wird  sich  jeder,  wenn  er  es  nicht 
von  vornherein  zugiebt,  durch  meine  weiter  unten  gebotenen 
Mitteilungen  uberzeugen  mussen. 

Ich  bemerke  dies  indes  weniger  um  hiermit  Preger  einen 
Vorwurf  zu  machen,  sondern  lediglich  um  die  Thatsache  festzu- 
stellen  und  andere  vor  einem  Irrtum  zu  bewahren,  in  dem  ich 
leider  selbst  zu  lange  befangen  war,  indem  ich  den  Inhalt  der 
Bibliothek  fur  bekannter  hielt,  als  er  ist.  Hâtte  ich  die  Wahrheit 
fruher  eingesehen,  so  wûrde  auch  dièse  Arbeit  eine  etwas  andere 
Gestalt  gewonnen  haben. 


Das  geistig-geistliche  Leben  einzelner  Nonnen  in  den  Domi- 
nikanerinnenklôstern  des  14.  und  i5.  Jahrhunderts  ist  uns 
hinreichend  bekannt.  Manches  freilich  liesse  sich  noch  wohl 
nachtragen,  auch  aus  den  Nurnberger  Handschriften,  aber  fur  die 


Litteratur-,  wie  fur  die  Kulturgeschichte  wird  sich  etwas  Bedeut- 
sames  kaum  noch  gewinnen  lassen.  Jemehr  das  mystisch-exsta- 
tische  Leben  sich  verbreitete,  desto  mehr  nahm  es  an  Tiefe, 
Originalitât  und  Interesse  ab.  Die  Erzâhlungen  darûber  werden 
flacher,  allgemeiner,  eintôniger  und  schablonenhafter,  wenn  es 
auch  da  und  dort  nicht  ganz  an  einzelnen  poetischen  Zûgen  fehlt. 
In  dem  Leben  der  Nonnen  von  Weiler  wird  von  Elisabeth  von 
Esslingen  genau  dasselbe  erzâhlt,  was  aus  Toss  uber  Beli  von  Sar 
berichtet  wird.  Nicht  die  Gleichartigkeit  des  Zustandes  der  beiden, 
sondern  der  Umstand,  dass  zwei  verschiedene  Aerzte  zu  der 
gleichen  merkwiirdigen  Diagnose  kommen,  zeigt  deutlich  genug, 
dass  bei  diesen  Erzâhlungen  auch  die  Sage  ihre  gestaltende  Hand 
mit  im  Spiele  hatte. 

Interessanter  indes  aïs  die  Bekanntmachung  noch  weiterer 
Belege  der  litterarischcn  Produktion  in  den  Frauenklostern  jener 
Zeit  dûrfte  es  sein,  ûber  Umfang  und  Art  ihrer  Bildung  an  einem 
Beispiele  etwas  Genaucres  zu  erfahren.  Und  da  bietet  uns  das 
Katharinenkloster  in  Nûrnberg,  das  sich  der  mystischen  Bewegung 
gegenûber  ausschliessiich  rezeptiv  verhielt,  mit  seinem  nicht  blos 
durch  die  Reichhaltigkeit  interessanten  Kataloge  eine  vorzûgliche 
Gelegenheit.  Bevor  wir  aber  auf  dièses  Denkmal  niiher  eingehen, 
sollen  zur  Orientierung  einige  Bemerkungen  ûber  dièses  Kloster 
vorausgeschickt  werden. 

Das  im  Jahre  1295  konfirmierte  Kloster  war  der  gegen  Aus- 
gang  des  14.  Jahrhunderts  in  Angriff  genommenen  Reform  nicht 
gûnstig  gesinnt,  dagegen  wurde  dièse  vom  dortigen  Dominikaner- 
kloster  wie  auch  vom  Stadtmagistrat  crnsthaft  gewûnscht.  Es 
licgen  gar  keine  Anzeichen  dafûr  vor,  dass  die  Nonnen  sittlich 
verkbmmen  waren,  und  wenn  Joh.  Nider  an  die  Nonnen  von 
Schônensteinbach  schreibt,  sie  hiitten  bisher  ein  Leben  gefiihrt, 
«in  dem  ihr  ungern  sterben  wolltet»,  so  muss  man  bedenken, 
dass  die  Schonensteinbacherinnen  die  strenge  Regel,  fur  die  Nider 
schwârmte,  bereits  1897  angenommen,  also  vom  Ordensleben  ganz 
andere   Begriffe  hatten.   Wenn   das  geistige   Leben   in   Nûrnberg 


XVIII 

nicht  ein  so  reges  war  wie  in  manchen  andern  auch  nicht  refor- 
mierten  Klôstern,  und  die  Einfûhrung  der  Reform  hier  besonders 
nôtig  sein  mochte,  so  erklârt  sich  das  leicht  aus  der  Lage  des 
Klosters.  Die  Nonnen  waren  durchweg  Bûrgerkinder  und  blieben 
somit  auch  nach  dem  Eintritt  ins  Kioster,  da  dièses  keine  Klausur 
kannte,  wenigstens  mit  einem  Fusse  im  Leben  der  Reichsstadt 
stehen.  Nicht  nur  wurden  die  Famihenbeziehungen  beibehalten, 
sondern  aile  Zwiste  der  einzelnen  Geschlechter  in  der  Stadt 
konnten  natûrlich  auch  auf  das  Leben  innerhalb  der  Klostermauern 
nicht  ohne  Einfluss  bleiben  ;  und  so  ist  es  denn  schon  deshalb 
wohl  verstândlich,  dass  die  Dominikaner  die  Reform  hier  mit  viel 
mehr  Eifer  betrieben  als  in  den  einsam  gelegenen  Klôstern,  etwa 
in  Engelthal  und  anderswo,  und  dass  sie  sich  1408  ganz  von  dem- 
selben  zurûckzogen  ',  als  sie  ihren  Plan  nicht  zur  Ausfûhrung 
bringen  konnten. 

Sein  Misslingen  hatte  fur  die  Stadt  auch  einen  materiellen 
Nachteil  ;  denn  reiche  Bûrgertôchter ,  die  den  Beruf  zu  einem 
strengeren  Leben  in  sich  fiihlten,  gingen,  wahrscheinlich  auf 
Rat  der  Dominikaner  und  anderer  Geistlichen,  in  auswârtige 
Klôster,  besonders  nach  Schônensteinbach  im  Elsass,  mit  dem 
die  Nurnberger  Dominikaner  in  regen  Beziehungen  standen.  Auf 
dièse  Weise  wurde  «gros  gut»  aus  der  Stadt  gefuhrt,  und  dass 
dieser  Misstand  es  vor  allem  war,  der  den  Magistrat  allmâh- 
lich  fur  die  Reformation  von  St.  Katharinen  geneigt  rnachte, 
spricht  Endres  Tucher  in  seinem  Mémorial  zum  Jahre  1428  mit 
aller  nur  wûnschenswerten  Deutlichkeit  aus  -.  So  erfolgte  sie  denn 
doch  endlich  im  Jahre  1428  durch  den  Generalmagister  Bartho- 
lomâus    Texerius    und    den    Provinzial    des    deutschen    Ordens 

'  Schieler,  Magister  Johannes  Nider  aus  dem  Orden  der  Predigerbrûder. 
Mainz  i885,  S.   iSy  A.  2. 

'  Item  man  hat  die  frawen  vermaurei  zu  sanl  K.atharina,  und  es  kommen 
fremd  nonen  her  und  mussien  den  orden  halten  als  die  municii  zu  den  predigern: 
wan  das  macht,  das  gar  reich  jungCraw  und  witihen  gros  gui  in  ander  klosier 
fureten  aus  der  siat,  do  einikait  was  in  andern  klosiern.  Chroniken  der  deutschen 
Stàdte  II  18. 


XIX 

Nikolaus  Notel  unter  Beistand  des  Nûrnberger  Priors  Johannes 
Nider. 

Letzterer  hat  sie  in  dem  9  Jahre  spater  geschriebenen  dritten 
Bûche  seines  Formicarius  (Kap.  3)  ausfûhrlich  geschildert,  aber 
seine  Darstellung,  die  auch  sein  Biograph  Schieler  wiedergiebt, 
stimmt  nicht  recht  zu  den  ûbrigen,  diesem  nicht  bekannt  gewe- 
senen,  Quellen.  Die  Chronik  erzâhlt  nâmlich,  dass  die  Reform 
vom  16-28.  Oktober  vor  sich  ging  ^  und  ein  anderer  Bericht  giebt 
an,  dass  von  den  35  Schwestern  8  die  Reformation  ablehnten  und 
in  die  Klôster  Engelthal  (5)  und  Frauenaurach  (3)  ubersiedelten, 
wâhrend  Nider  den  Vorgang  in  den  Advent  verlegt  und  sâmtliche 
Schwestern  nach  lângerem  Weigern  die  Reform  annehmen  lâsst  ^. 
Der  Widerspruch- ist  aber  vielleicht  nur  ein  scheinbarer  und  so 
aufzulôsen,  dass  Nider  von  den  27  gebliebenen  Schwestern  spricht, 
die  anfangUch  einverstanden,  aber  bei  der  wirklichen  Durch- 
fuhrung  der  strengen  Regel  Widerstand  erhoben  und  auch 
MitgHeder  des  Rates  auf  ihre  Seite  zu  bringen  verstanden  ^. 

Ohne  Verpflanzung  von  Nonnen  aus  bereits  reformierten 
Klôstern  nach  Nûrnberg  schien  indes  trotzdem  der  Bestand  der 
Reform  keine  gute  Aussicht  zu  haben  ;  man  sicherte  ihn  durch 
Herûbernahme  von  10  Nonnen  aus  Schônensteinbach.  Dass  man, 
soweit  es  anging,  Nurnbergerinnen  dabei  berûcksichtigte  und  in 
Gertrud  Gewichtmacherin  einer  solchen  das  Priorat  ùbertrug,  war 

'  Item  anno  dom.  1400  und  28  jar  zwischen  Galli  und  Symonis  et  Jude 
(16-28  Oci.)v  da  verkertcn  dy  predigcr  sant  Kathreinkloster  den  nunen  ir  rcgelen 
und  vcrinauertcn  sy  in  ire  iieht  und  winden  uberall,  und  lurrcn  nimer  llaisch 
essen. 

hem  in  derselben  Jarzal  an  sant  Lucia,  Otilia  und  sant  Jobstag  da  tet  man 
zchcn  nunen  hinein,  dy  kamen  von  Rolmarberg  {  Schônensteinbach)  herauf  und 
di  sullen  den  orden  regiren  und  das  kloster,  und  waren  ctlich  purgerskint  hie. 
Chron.  d.  deutschen  Stadte  I  SyS. 

^  Unter  dem  Titel  «  Die  Reformation  des  Katharinenklosters  zu  Nûrnberg  im 
Jahre  1428  »  hetausgegeben  von  Theod.  v.  Kern  im  3i.  Jahresberichi  des  hisio- 
rischen  Vereins  in  Mittelfranken  (Ansbach  i863). 

'  Die  im  Formicarius  V,  erzâhlte  Begebenheil,  Liber  die  man  denken  kann, 
wie  man  will,  hat  nach  Niders  Angabe  auf  den  Umschwung  der  Gesinnung  auch 
bctrâchilichen  Eintluss  ausgeubt. 


XX 


in  den  Verhâltnissen  genugsam  begrûndet.  Unter  den  Kindern 
der  Stadt  waren  ausser  ihr  noch  die  1419  eingetretenc  «Gretlin 
Vornan  »  (f  1477  in  Nûrnberg)  und  die  1422  eingetretenc,  1472 
als  Priorin  in  Freiburg  gestorbene  «  Greta  Karthuserin  »  ;  die 
Namen  dieser  drei  werden  uns  auf  den  foigenden  Blattern  mehrfach 
wieder  begegnen.  Die  neue  Priorin,  welche  1418  in  Schônenstein- 
bach  eingetreten  war,  blieb  40  Jahre  und  2  Monate  im  Amte 
(f  1469),  sodass  es  also  an  Stabilitat  in  der  Leitung  nicht  gefehlt 
hat.  Der  Geist,  welcher  unter  ihrer  Leitung  im  Katharinenkloster 
herrschte,  war  freiiich  ein  anderer  als  der  fruhere.  Nicht  weniger 
als  104  Schwestern  konnte  sie  aufnehmen,  und  war  damit  in  den 
Stand  gesetzt,  bei  der  Reformierung  einer  Reihe  von  Klostern, 
die  durch  Aegidius  Schwertman  stattfand,  in  gleicher  Weise 
mitzuwirken,  wie  es  von  Schônensteinbach  aus  in  Nûrnberg 
geschehen  war. 

Allein  nicht  bloss  hinsichtlich  des  klôsterlichen  Lebens  hatte 
sich  eine  Wendung  vollzogen,  das  gesamte  geistige  Streben  erhielt 
frische  Fôrderung. 

Denifle  mag  Recht  haben,  wenn  er  die  Uebernahme  der 
Seelsorge  in  den-Frauenklôstern  als  dem  Dominikanerorden  hôchst 
nachteilig  betrachtet,  indem  dadurch  so  viele  der  tuchtigsten 
Krâfte  ihrem  eigentlichen  Berufe  entzogen  wurden  ;  aber  spurlos 
verloren  hat  sich  der  Geist  der  gelehrten  Nonnenseelsorger  doch 
keineswegs.  Nicht  bloseinzelneDominikanerinnenjenerZeiterregen 
unsere  Hochachtung,  sondern  die  mystischen  Predigten  setzen 
fur  die  Convente  im  Allgemeinen  eine  Hôhe  der  Geistesbildung 
voraus,  die  fur  uns  nur  schwer  klar  vorstellbar  ist.  Fur  die 
Aufnahme  in  jene  Klôster  genûgte  keineswegs  bloss  ein  frommer 
Sinn  und  Anstelligkeit  zu  irgendwelcher  praktischen  Thatigkeit  : 
man  verlangte  auch  ein  bestimmtes  und,  wie  es  scheint,  gar  nicht 
so  geringes  Mass  von  Intelligenz  und  Bildung.  Dafur  nur  ein  Beispiel  : 
Im  Jahre  1429  hatte  man  in  Schônensteinbach  eine  beguterte  Nurn- 
bergerin,  MargarethaRigleriri,  aufgenommen;  man  warmitihrwohl 
zufrieden  und  hoffte  ihren  einzigen  Fehler,  «  das  sie  die  lernunge 


XXI 

hart  ankumet  »,  besiegen  zu  kônnen.  Aber  nach  zwei  Jahren  sah 
man  sich  doch  getliuscht  und  entliess  sie  «  propter  defectum  dis- 
cendi.  »  Ans  den  bei  Gelegenheit  ihres  Austrittes  vom  Convente 
mit  Joh.  Nider  und  andcren  gewechselten  Briefen  ersieht  man, 
dass  dcr  vorgegebene  Grund  in  der  That  der  \viri<.Iiclie  und 
alleinige  war  '.  Eine  derartige  Hochschiitzung  niciit  blos  des  geist- 
iichen  Wollcns  sondern  auch  des  geistigen  Konnens  hat  sich  gewiss 
nur  unter  dem  Einfluss  der  tûchtigen  mannlichen  Berater  ent- 
wickeln  kônnen. 

Der  Geist  von  Schônensteinbach  beherrschte  von  der  Re- 
formation ab  das  Katharinenkloster.  Aliein  in  einem  Punkte 
liisst  sich  doch  ein  Unterschied  wahrnehmen  :  wâhrend  der  elsâs- 
sische  Convent  noch  mit  abwesenden  Geistlichen  Briefe  wechseh  '^, 
nimmt  man  in  Nurnberg  davon  nichts,  oder  nur  wenig  wahr; 
was  man  an  geistiger  und  geistlicher  Aufmunterung  bedurfte,  fand 
man  eben  an  Ort  und  Stelle  selbst.  Dagegen  suchte  man  ailes, 
was  von  geistlicher  deutscher  Litteratur  hierhcr  oder  dorther  zu 
eriangen  war,  abzuschreiben  und  dem  eigenen  Bûcherschatze 
einzuverleiben.  Manches  Stuck  brachten  allerdings  auch  die 
eintretenden  Frauen  mit  ins  Kloster,  manches  wurde  von  frommen 
Seelen  gestiftet,  aber  wie  viel  ist  nicht  auch  wieder  an  Abschriften 
aus  der  Schreibstube  des  Klosters  in  die  Weit  hinausgegangen  ! 
In  den  ersten  dreissig  Jahren  nach  der  Reform  —  was  vorher 
vorhanden  war,  ist  im  Bùcherverzeichnisse  ausdrucklich  angegeben 
—  wuchs  die  Masse  der  Bûcher  und  Bûchlein  derart  an,  dass  man 

'  Der  Grund  zu  dem  Briefwechsel,  den  uns  Joh.  .Meier  aufbewahrt  hat,  bestand 
darin,  dass  der  Convent  das  bereits  eingebrachte  Vermôgen  an  Geld,  Gewand  und 
Bûchern  fur  Kost  und  Unterritht  zurijckbehalten  wollte,  gewiss  nicht  ganz  ohne 
Rechl  ;  aber  sâmtliche  beratcnen  Manner  entschieden  fur  vollstandige  Ruck- 
erstattung,  billigten  Indes  durchaus  den  Grund  der  Entlassung. 

'  So  unter  andern  mit  dem  Dominikaner  Johannes  von  .Mulberg  in  Base!, 
den  Nider  in  Formicarius  II,  i  den  bedeutendsten  deutschen  Prediger  seincr  Zcif 
nennt,  der  aber  sonst  nicht  bekannt  ist.  Ein  Bericht  seines  Begleiters  ûber  seinen 
Tod  und  die  Ueberfûhrung  seiner  Leiche  nach  Maulbronn,  vvo  sie  in  besonders 
ehrenvoller  Weise  in  der  Abteikirche  beigesetzt  wurde,  steht  unter  anderen  Briefen 
in  Cent.  VII  20  Fol.  169  ff;  Predigten  von  ihm  werden  unten  E  Nr.  54  auf- 
gefijhrt. 


xxn 


sich  offenbar  nicht  mehr  durchzufinden  wusste.  Man  suchte 
diesem  Uebelstande  —  in  den  funfziger  oder  sechziger  Jahren, 
jedenfalls  nach  1456  und  vor  dem  Tode  der  Priori n  Gertrud  1 1469) 
—  dadurch  abzuhelfen,  dass  man  eine  Anzahl  kleiner  Stucke 
gleichen  Formates  und  meiir  oder  minder  gleichartigen  Inhaltes 
zu  je  einem  grôsseren  Bande  vereinigte  und  dann  ein  Verzeichnis 
des  gesamten  Schatzes  mit  ausfuhrlicher  Angabe  des  Inhalts  der 
einzelnen  Nummern  abfasste,  zugleich  in  dièse  selbst  kurzere 
Inhaltsverzeichnisse  hineinkiebte.  Man  batte  dabei  vor  allem  die 
Regelungder  Tisciilektûre  im  Auge  und  wollte  der  Vorleserin  das 
leichte  Auffinden  eines  passenden  Textes  ermôglichen.  Die 
Hs.  befindet  sich  jetzt  Cent.  VII  79  und  enthâlt  168  Papierblâtter 
von  21  X  14  Va  '^"1-  Grosse.  Sie  ist  in  blosses  Schweinsleder 
gebunden,  auf  das  eine  spâtere  Hand  geschrieben  bat  :  «  Ein  alter 
notel,  was  man  des  jahrs  gelessen  hat.  »  Fol.  2^  steht  die 
Gebrauchsanweisung  (siehe  unten  S.  114);  Fol.  3  ■'^  87  folgt  der 
Kalender  mit  Angabe  der  Lektûre  fur  die  einzelnen  Tage.  Damit 
der  Léser  sich  eine  Vorstellung  von  der  Einrichtung  machen  kann, 
sei  hier  eine  Probe  mitgeteilt. 

An  dem  Cristobent  frii  zfi  tisch. 

E  XVII.   puch  :  III  mesz  und  die  prophecie  und 

epistel  und  ewangelio  ....  am  VI.  plat. 

A  XIII.     puch  :  Cantica  canticorum      ....  am  IV.  plat. 

F  II.  puch  :  das  Racionale  divinorum  ...  am  L.  plat. 

E  XVI.     puch  :  von    den    lezen    und    von    den 

dreven    meszen  an  dem  cristag  am  CXVIII.  plat. 

Aller  sel  tag. 

J  XX.  puch  :  die  legent  von  allen  selen    .     .  am  XLVI.  plat. 

•  E  XXXVII.   puch  :  ein  predig  von  allen  selen  .     .       am  CVI.  plat. 

J  XVI.  puch  :  von  dem  fegfeur am  I.  plat. 

J  XVI.  puch  :  von  Dugdalus  fegfeur. 

N  IV.  puch  :  von  den  IX  velsen     ....  am  I.  plat. 


b 


XXnt 

Fol.  86  beginnt  dann  der  Katalog  selbst  und  reicht  bis  Fol.  iSg. 
Fol.  159-167*  sind  leer,  Fol.  167''  findet  sich  von  der  jûngsten 
Hand  eine  Notiz  ûber  die  verschenkten  Bûcher.  (S.  unten  Seile  160.) 

Der  ursprungliche  Katalog  ist  von  einer  und  derselben  Hand 
geschrieben,  ebenso  die  (hier  eingek.lammerten)  Nachtrâge.  Beide 
sind  in  der  Wiedergabe  der  Laute  etwas  nachlâssig,  was  besonders 
bei  den  Namen  unangenehm  berûhrt.  Die  Nachtrâge,  welche 
i5-20  Jahre  spâter  eingetragen  sein  môgen,  rûhren  von  einer 
bejahrten  Person  her,  deren  Hand  unsicher  und  zitternd  war, 
so  dass  man  in  einigen  Fâllen  die  Schrift  kaum  lesen  kann. 

Als  eigentlichen  und  vollstândigen  Bibliothekkatalog  giebt 
sich  das  Schriftstûck  nicht  aus,  sondern  nur  als  Verzeichnis 
derjenigen  Bûcher,  die  sich  zur  Tischlektûre  eigneten.  Deshalb 
finden  sich  auch  nur  versprengte  kleinere  lateinische  Stûcke, 
wâhrend  es  an  grôsseren  Buchern  in  dieser  Sprache  dem  Kloster 
gewiss  nicht  so  ganz  gefehlt  hat.  Ja  bei  dem  Zwecke  dièses 
Verzeichnisses  ist  es  nicht  einmal  ausgeschlossen,  dass  man  auch 
in  deutscher  Sprache  noch  andere  Schriften  besass  ^ 

Doch  wie  dem  auch  immer  sein  mag  :  die  c.  370  Nummern 
bilden  doch  einen  fur  jene  Zeit  hochst  ansehnlichen  Bestand  an 
deutschen  Bùchern,  auch  wenn  man  in  Betracht  zieht,  dass  eine 
ziemliche  Anzahi  Duplikate  sich  darunter  befindet.  Dass  der  Inhalt 
durchw^eg  nur  religiôser Natur  ist,  kann  nicht  ûberraschen  ;  nur  einige. 
Nummern  wie  der  Renner  des  Hugo  von  Trimberg  [0,  XLV|  und 
zwei  anscheinend  polemische  Schriften  gegen  die  Juden  [0,  XXX] 
und  gegen  die  Waldenser  |0,  VJ  machen  einigermassen  eine  Aus- 
nahme.    Aber   was  auf  diesem   Gebiete,    abgesehen   von    Nieder- 

'  .Dass  man  auch  nach  P>findung  der  Druckkunst  in  St.  Katharinen  noch 
cifrig  weiter  schrieb,  beweist  ein  noch  jetzt  im  Verzeichnis  liegender  Zettel.  der 
mit  den  Worten  beginnt  :  «  Item  es  hat  ein  geistlich  man,  gênant  pruder  Hansz, 
XI  puchlein  herein  gelihen  am  nehsten  montag  vor  des  heiligen  evangeUsten  und 
zwelfpotentag  sant  Matheus  anno  LXXIIll  ».  Auf  dem  Zettel  war  schon  Triiher 
etwas  geschrieben  gewesen,  wovon  die  Worte  (Johan)nes  lleroll  noch  vollig 
lesbar  sind.  Das  legt  die  Vermutung  nahe,  dieser  sei  der  «  Bruder  Hans».  Aber 
wieerklart  es  sich  dann,  dass  im  Sermo  85  des  Discipulus  von  Herolti4i6  als  das 
laufende  Jahr  angegeben  wird  ?  Ist  die  Stella  wôrtlich  anderswoher  entlehnt  ? 


XXIV 


deutschland,  wâhrend  des  14.  und  i5.  Jahrhunderts  entstanden  isl, 
das  haben  die  Nonnen  im  Wesentlichen  zusammen  zu  bringen 
vermocht.  So  besass  man  an  biblischén  Schriften  : 

Eine  vollstândige  Bibel  [A  1-6],  eine  Bibel  mit  Ausnahme  der 
Propheten  S  5  Evangelienharmonien  (D  5,  8,  10,  i5,  16),  i  Hohelied 
(A  i3),  8  Psalter  (C  i-5,  7-10),  2  Apostelgeschichten  jA  i5,  D  5;, 
2  Apokalypsen  (A  i5,  16),  3  Historienbibeln  (A  11,  12,  17),  11  Peri- 
kopenbûcher  (Propheten,  Episteln,  Evangeiien,  Passion)  (D  1-4, 
G-9,  II  (mit  dem  Nikodemusevangelium)  12-14. 

Man  sieht,  dass  der  biblische  Lesestoff  sehr  umfangreich  ist 
und  die  Uebersetzer  fiir  die  Abnahme  ihrer  Ware  keineswegs  auf 
die  Waldenser  zu  warten  brauchten  ! 

Ausser  den  Ileiligenleben  ist  dann  besonders  die  mystische 
Litteratur  des  14.  Jahrhunderts  stark  vertreten  ;  man  besass 
wenigstens  die  Hauptsachen  von  Eckhart-,  Tauler,  Suso,  das  Buch 


'  Dièse  zvveite  Bibel  ist  nur  eine  Abschrlft  der  ersteren  :  weshalb  grade  die 
Propheten  fortgeblieben  sind,  vermag  ich  nicht  einzusehen  ;  vieiieicht  inleressierie 
dieser  Teil  die  Frauen  am  w  enigsten,  vieiieicht  ist  es  auch  nur  Zufall,  denn  die 
Reihenfolgc,  in  welchcr  das  Einzelne  abgeschrieben  ist,  erschcint  ctwas  sonderbar. 
l'^s  sind  nàmlich  noch  3  Bande  des  jungeren,  von  Kunigund  Niklasin  geschriebenen 
tîxemplares  vorhanden  :  Cent.  III  40  «  daz  ander  puch  »,  41  «  daz  dritte  puch», 
43  das  Neue  Testament  enihaltend.  Aile  drei  tragen  die  Initialen  K..  N..  Nr.  40  ist 
Allerseelen  1445,  Nr.  41  am  Abend  vor  Frohnieichnam  1437,  Nr.  43  am  Dienstag 
vor  St.  Michael  1443  beendet,  Cent.  III  42  gehôrt  dem  âlteren  Bibelexemplar  an 
und  ist  identisch  mit  A,  V.  (Siehe  Seite  ii5.)  Hiernach  sind  die  Angaben  von 
Walther,  Die  deutsche  Bibelubersetzung  des  Mitteialters  S.  3io  f,  \\o  auch  nur 
von  3  Banden  die  Rede  ist,  zu  berichtigen. 

*  Eine  Eckhartsche  Predigt  ist  ausdriicklich  als  Tischlekture  empfohien  (sichc 
unten  Seite  107,  Anm.  2).  Um  die  Mitte  des  i5.  Jahrhunderts  schrieb  man  nicht 
blos  Tauler  und  Suso,  sondern  auch  Eckhart  noch  neu  ab.  So  enthalt  der 
Codex  Cent.  VI  46'',  dessen  Inhalt  zum  Teil  von  Denille  auf  einem  eingeklebien 
Blatte  identifiziert  ist,  ausser  Stucken  von  Hane  dem  karmeliter,  dem  von  der 
Sterngassen  usw.  auch  eine  Reihe  von  Eckhart.  Aber  der  Schreiberin  ist  es 
doch  schon  nicht  mehr  recht  wohi  dabei  gewesen,  denn  eingangs  nennt  sie  das 
Buch  «  swer  und  unbekant  »  manchen  Menschen.  «.  Darumb  sol  man  es  nit 
gemeyn  machen,  des  pitt  ich  durch  got,  wann  es  ward  auch  mir  vcrbotten.  Wer 
yemantz.  der  es  straft'en  wollte,  der  soll  es  werlich  schuld  gcben  seincr  plintheit. 
Wer  aber  icht  hie  inné,  das  man  strafFen  môcht  in  der  wahrheit,  so  sol  man  da 
wissen,  das  es  da  nicht  schuld  ist  meins  unglaubens,  sunder  es  ist  schuld  meiner 
unbekantnusz  ;  darum  pild  man  es  zu  dem  pesten». 


XXV 


von  den  Neun  Felsen  usw.  Am  meisten  vertreten  war  die  allerdings 
auch  ganz  in  der  Nâhe  von  Nûrnberg  entstandene  Schrift  des 
Mônchs  von  Heilsbronn  von  den  sechs  Namen  des  Fronleichnams. 

Dieser  alte  Bestand  wurde  dann  aber  fortwâhrend  durch  die 
Produkte  derGegenwart  ergânzt,  wobei  man  naturlich  die  Predigten 
und  Schriften  jener  Mânner  bevorzugte,  die  den  Nonnen  in 
Nûrnberg  oder  Schônensteinbach  persônlich  nahe  standen  oder 
gestanden  hatten,  Nider  i,  Herolt,  Mûiberg  usw. 

Wenn  man  die  Geistesprodukte  der  letzteren  mit  denen 
ihrer  eigenen  Ordensgenossen  des  14.  Jahrhunderts  vergieicht,  so 
begreift  man  kaum,  wie  eine  und  dieselbe  Ordensgeneration  beide 
gieich  vortrefflich  und  erbaulich  finden  konnle.  Nider  z.  B.  war 
gewiss  ein  in  seinen  Kreisen  hervorragender  Mann,  und  an  kultur- 
geschichtlichem  Werte  ûbertreffen  seine  Scliriften  vielleicht  die 
gesamte  mystische  Litteratur  des  14.  Jahrhunderts,  aber  was  den 
Ideaiismus  anlangt,  wird  er  auch  von  jedem  minder  bedeutenden 
Mystiker  des  vorhergehenden  Jahrhunderts  ûbertroffen  :  der  Geist 
ist  dahin,  der  Drang  in  die  Hôhen  ist  verschwunden,  man  hâlt 
sich  am  Boden  und  begnugt  sich  bei  der  Seelenleitung  mit  dem 
praktisch  Erreichbaren.  Daher  wird  die  Litteratur  nûchterner,  aber 
fur  den  Durchschnittschristen  verstândlicher  und  brauchbarer  ; 
sie  erhâlt  einen  stark  katechetischen  Charakter  :  die  Unter- 
weisungen  uber  Pflichten  und  Sunden  des  Menschen,  ûber  die 
Einrichtungen  und  Gebrâuche  der  Kirche,  Lebensregeln  usw. 
tauchen  in  frûher  ungeahnter  Zabi  auf  und  dringen  in  die  weitesten 
Kreise  der  Burger.  Bei  der  AusfuhrHchkeit  unseres  Kataloges 
kann  man  sich  schon  mit  seiner  Hulfe  allein  einigermassen  ein 
Bild  von  dem  Charakter  dieser  Lehr-,  Gebet-  und  Erbauungs- 
litteratur  des  i5.  Jahrhunderts  machen. 

Der  Hauptsache  nach  haben  die  Schwestern  die  Bûcher  selbst 

'  Aus  I  Nr.  8  (S.  i33)  geht  hervor,  dass  die  Vierundzwanzig  goidnen  Harfen 
Niders  aus  Predigten  erwachsen  sind.  Da  man  in  NiJrnberg  dariiber  gui  unter- 
richtet  sein  konnte  und  die  Strassburger  Ausgabe  von  1493  dieselbe  Angabe 
entliâlt,  wird  ihre  Richtigkeit  kaum  zu  bezweifeln  sein. 


XXVI 

geschrieben  ;  ausser  den  Drucken  ist  nur  das  eine  oder  andere  Stûck 
fur  Geld  gekauft.  Mehr  schon  wurde  ins  Kloster  geschenkt, 
und  ziemlich  viel  haben  die  einzelnen  Nonnen  mit  hinein 
gebracht;  gehôrte  doch  schon  von  Alters  her  der  «  Psaiter  »  zur 
Frauenhabe.  Bei  einzelnen  Nonnen  war  die  Zahl  der  zu  ihrer 
Ausstattung  gehôrigen  Bûcher  sehr  bedeutend  fur  jene  Zeit.  So 
brachte  Katharina  Tucher  gegen  3o  Stûck  mit  ins  Kloster,  darunter 
eine  Historienbibel  und  ein  Lektionar.  Es  scheint  nicht  —  es  ist 
gar  kein  System  in  der  AusMahl  —  dass  dieselben  erst  ad  hoc  fur 
sie  geschrieben,  sondern  ihr  aus  der  Familienbibliothek  abgetreten 
wurden,  denn  dass  reiche  Familien  wie  die  der  Tucher  auch 
damais  schon  eine  betrâchtliche  Anzahl  Bûcher  geistlichen  und 
weltlichen  Inhaltes  besassen,  kann  nicht  bezweifelt  werden. 
Andere  Werke  wurden  von  Bûrgern  und  Bûrgerinnen,  anscheinend 
wenn  dièse  sie  selbst  ihres  Alters  vs^egen  wohl  nicht  mehr  benutzcn 
konnten,  geschenkt,  wie  z.  B.  ein  N'eues  Testament  vom  «alten 
Steffan  Tetzel  ».  (A  5.i  i 

Wirft  so  das  Bûcherverzeichnis  in  willkommener  Weise  Licht 
auf  das  religiôse  Leben  im  i5.  Jahrhundert,  so  ist  es  auch  an  sich 
nicht  ohne  erhebliches  Interesse,  fur  die  Geschichte  des  Bibliothek- 
wesens.  Die  Umsicht  in  der  Anlage  und  Sorgfalt  in  der  Ausfùhrung 
mûssen  fur  jene  Zeit  ûberraschen.  Zuerst  teilte  man  den  ganzen 
Bûcherschatz  in  i3  bezw.  14  mit  den  Buchstaben  des  Alphabets 
bezeichnete  Gruppen.  Das  Prinzip,  welches  dabei  massgebend 
gewesen,  ist  freilich  kein  rein  sachliches,  sondern  ein  gemischtes, 
ein  sachlich-formelles  :  im  Allgemeinen  ist  zwar  der  Charakter  des 
Inhaltes  massgebend  gewesen,  aber  anscheinend  hat  man  daneben 
besonders  auf  das  Format  Rûcksicht  genommen.  Da  die  Aufstel- 
lung  der  Bûcher  zweifellos  der  Anordnung  des  Kataloges  entsprach, 


'  Im  i5.  Jahrhundert  waren  Neue  Testamente  in  den  Hànden  gebildeter 
Burger  gar  keine  Seltenheit;  gevvôhnlicher  war  indes  ein  «  Evangelienbuch  ». 
«  Ein  geschreven  duitsch  evangeliumboich  »  fand  sich  auch  im  Nachlass  des 
i3i9  verst.  K.olner  Burgers  Thonis  Bertholt.  Annalen  des  histor.  Vereins  fur  den 
Niederrhein  1844,  Seite  120. 


XXVII 


konnte  man  auf  dièse  VVeise  natûrlich  mit  eineni  geringeren 
Raum  ausicommen.  Bei  der  Herstellung  von  Sammelbânden  war 
ohnedies  weitgehende  Rûcksichtnahme  auf  das  Format  geboten, 
und  deshalb  allein  schon  war  es  nicht  môgiich,  die  Gruppierung 
lediglich  nach  dem  Inhalte  vorzunehmen. 

Im  Aligemeinen  aber  ist  dieser  massgebend  gewesen.  A  enthâlt 
Biblica,  B  kateciietische  Schriften,  G  Psalter,  D  Perikopen,  z.  T. 
mit  den  Auslegungen,  E Predigten  und  religiôse Traktate,  F  Liturgik, 
G  und  H  Regeln  usw.  der  Dominikanerinnenklôster,  J  Heiligen- 
leben,  Schriften  und  Predigten  beriihmter  Dominikaner,  K  Recht 
und  Medizin,  L  Gebet-  und  Erbauungsbucher,  M  und  N  ebenso  ; 
die  Nachtrâge  zu  N,  ebenso  O  enthalten  Vermischtes. 

Wie  gesagt,  ganz  streng  ist  das  Prinzip  nicht  durchgefûhrt 
und  es  Hess  sich,  bei  den  Sammelbânden  wenigstens,  auch  gar 
nicht  durchfûhren,  aber  im  Aligemeinen  ist  es  wohl  zu  erkennen. 

Besonders  intéressant  ist  das  Verzeichnis  dadurch,  dass 
iiberall,  wo  es  môgiich  war,  die  Herkunft  der  Handschriften  oder 
der  Vorlagen,  die  Schenker  und  die  Schreiberinnen  und  bei 
den  Drucken  auch  die  Preise  angegeben  sind.  So  dûrfte  denn  das 
Verzeichnis  durch  Umsicht  in  der  Anlage  und  Sorgfalt  in  der 
Ausfûhrung  unter  den  mittelalterlichen  Katalogen  ziemlich  einzig- 
artig  dastehen. 

Eine  gute  Anzahl  der  Handschriften  enthâlt  jetzt  noch  die 
Nûrnberger  Stadtbibliothek,  aber  manches  ist  auch  verloren 
gegangen.  (S.  oben  Seite  i3  Anm.  2.)  Dièses  im  einzelnen  Falle  an- 
zumerken,  sowie  auch  den  Inhalt  der  einzelnen  Nummern  durch- 
weg  genauer  zu  bestimmen  und  wo  angângig  mit  Litteraturnach- 
weisen  zu  versehen,  wâre  gewiss  sehr  wûnschenswert  gewesen  ; 
allein"  wenn  man  bedenkt,  dass  eben  nicht  ailes  mehr  vorhanden, 
das  noch  Vorhandene  mit  Handschriften  anderer  Abkunft  ver- 
mischt  aufgestellt  ist,  der  jetzige  Katalog  wenig  taugt  und 
das  vorliegende  Verzeichnis  trotz  aller  Ausfùhrlichkeit  doch  oft 
wieder  recht  ungenau  ist,  so  kann  man  leicht  abmessen,  dass  eine 
solche  Arbeit,  soUte  sie  wirklich  zuverlâssig  sein,  im  Wesentlichen 


XXVIII 


der  Ausarbeitung  eines  neuen  Kataloges  gleichkommt,  wozu  es 
mir,  da  sie  nur  an  Ort  und  Stelle  gemacht  werden  kann,  schon 
an  der  Zeit  gebrechen  wùrde. 

Uebrigens  denke  ich,  dass  das  Verzeichnis  auch  so,  wie  es 
hier  geboten  ist,  denen,  die  auf  diesem  Gebiete  arbeiten,  praktisch 
doch  gute  Dienste  leisten  kann. 


Dem  Herrn  Stadtarchivar  Mummenhoff  in  Nûrnberg  spreche 
ich  fur  seine  stete  Hilfsbereitschaft  und  nicht  eriahmende  Geduid, 
die  er  mir  gegenùber  bewiesen,  auch  an  dieser  Stelle  meinen 
herzlichen  Dank  aus. 


I 


Nr.  1. 

Fol.  I.     Sanctiis  Matheus  hcschreibet  uns  in  sincm  cwanj^'clio  :  Evn 
nienschc  het  gemachet  ein  ahentezzcn  usw.  Plcifler  S.  i  i  i  fl'. 

Nr.  2. 

Fol.  2^.     Mail  liset  in  dem  heligen  ewangclio.  daz  miser  herre  vil    s 
volkcs  spiset  mit  tunff  girsten  hroten  usw.  Pfcifter  495-502,  10. 

Nr.  3. 1 

Fol.  5.  Man  sol  got  suclicn  mit  irretumc  und  mit  vcrgezzcnhcit  und 
mit  unsinnen.  Wan  di  gotheit  hat  aller  dingcraft  an  ir  und  hat  kein  ding 
nicht  gelich.  Davon  muz  di  oberst  clarheit  dez  ainvaltigen  wesens  aile  10 
ding  erlauchen.  Dar  auf  spricht  S.  Dyonisius,  daz  die  schonheit  daz  wol 
geordent  si  mit  einer  aufgezogen  clarheit.  Da  von  ist  di  gotheit  ein  zok 
der  dreier  person.  Deu  sel  sol  mit  den  nidersten  creften  sein  geordent 
under  di  obersten  und  mit  den  oberstcn  under  got  und  mit  den  uzwen- 
digen  sinnen  under  di  inwendigen  und  mit  den  inwendigen  sinnen  15 
under  di  redelicheit  und  mit  dem  gedanch  under  di  wechantnùz  und  mit 
der  wechantnùz  under  den  willen  in  die  eynicheit,  also  daz  di  sel  alleyn 
sey  und  daz  nicht  in  si  vlizze  den  dy  bloz  gotheit,  di  da  uzgeflozzen  ist  in 
sich  selben.  Dar  auf  spricht  S.  Dyonisius,  daz  si  ir  creft  geoffent  hab 
mit  einem  blossen  wesen,  daz  di  obersten  creften  allein  worchten.  20 

Ditz,  spricht  eyn  wiser  maister  :  Alz  di  oberst  craft  uberhant  nimt 
an  den  werchen.  so  gen  di  andern  ail  in  si  und  verlizent  ir  werk.  Da  stat 
di  sel  in  ir  ordenung  und  in  irm  blozzen  wesen,  daz  ist  ir  aufgezogen 
clarheit,  di  hat  aller  ding  craft  in  im.  Ditz  spricht  ein  heidennisser 
meister  :  Bekant  sich  di  sel  selb,  so  wechant  si  aile  ding.  Alzo  ist  di  25 
gotheit  geflozzen  in  den  vater  und  in  den  sun  und  in  den  heiligen  geist 
und  in  der  ewicheit  in  sich  selben  und  in  der  zii  in  di  creatur,  in  ein 
iglich  alz  vil,  alz  si  sein  emphahen  mach  :  dem  stein  daz  wesen,  dem 
paum  daz  wazzen,  dem  vich  daz  enphinden,  dem  engel  di  rediicheit,  dem 
menschcn  di  vier  natur  aile.  Davon  ward  got  mcnsch,  daz  er  aller  ding   s 

'  Wiederholt  sich  Fol.  7g  b  f. 


—      2      — 

natur  an  sich  nam  in  der  zit  von  f;nadcn  (5  ''),  alz  er  si  in  der  ewichcit 
het  von  natur.  Dar  uff  spricht  S.  Pauius  :  Cristus  ist  mir  aile  ding.  Da 
geschiecht  ein  leuchen  und  ein  widerleuchen  sin  selbes  natur.  Gotes 
wesen  ist  eyn  erstes  wescn  und  ein  vlizzendes  wesen  und  ein  vestes  und 
5  ein  ursprincleiches  wesen  und  ist  ein  volchumens  wesen.  Auz  allen  wesen 
so  fluzzct  di  craft  in  di  werk.  Da  von  sint  di  drei  person  ein  ufhalt  der 
gotheit,  und  di  drei  person  di  geuzent  sich  in  daz  wescn  der  sel  mit  gnaden. 
VVan  gotes  wesen  ist  ein  nachvolgen  den  person  in  daz  wesen  der  sel, 
und  ein  wesen  durchget  daz  andcr  alzumal.  Di  oberst  craft  deu  vluzzet 

lo  us  dem  wesen  der  sel,  alz  di  drei  person  flizzent  auz  der  gotheit.  Und 
alz  got  sin  gnad  gûzzet  in  di  sel,  so  gûzzet  er  si  in  daz  wesen  der  sel.  Wan 
in  daz  wesen  der  sel  mak  kain  vlech  gevallen,  di  creft  tùn,  swas  si  tùn. 
Di  oberst  craft  der  sel  di  zcut  ir  tugent  auz  dem  wesen  der  gnaden,  deu 
da  in  dem  wescn  der  sel  ist,  und  di  oberst  craft  get  uz  der  nidersten  in  ir 

i5  wesen.  Der  wachsend  gaist  und  der  volgend  [enphindend]  geist  gotes  natur 
ist  ein  nachfolgcn  Christi  persone  und  menschlicher  natur.  Also  di  sel  in 
gotlicher  natur  gezogen  wirt,  so  wirt  ir  abgenumen  allez  daz  si  ist  an 
gebrestcn  und  an  unvolchomenheit,  und  si  wird  getotet  in  gotlicher  natur, 
daz  si  in  ir  selben  nimt  gotlich  natur,  alz  der  vater  in  im  het.  Si  en  nimt 

2o  es  von  ir  natur  nicht,  si  nimt  es  von  gotlicher  natur  in  ir  natur,  si  nimt 
volchomenheit  und  vermugencheit,  alz  sanctus  Pauius  spricht  :  Ich 
vermach  aile  ding  in  dem  der  mich  sterkt.  Dy  weizzeit,  di.da  enspringet 
in  der  verstantnuzze,  di  ein  weginn  ist  in  der  verstantnùz  und  wirt 
volpracht  in  der  wegir,   und  si  hot  weder  hertze  noch  gedank,  dar  uf 

25  spricht  S.  Dyonisius  :  Als  di  sel  ein  auzfluz  nimt  und  wegreift  in  der 
ewichait  und  in  der  zeit  und  ir  selbes  verstantnùz,  so  sol  si  dan  wider 
chercn  in  dem  eindoz,  wi  got  wider  in  di  sel  fluzzet,  und  sol  nicht  flizen. 
(jot  der  fleuzt  wider  in  sich  sclb;n,  daz  er  sein  alz  lutzel  achtet,  alz  do  si 
nicht  en  waren.  Also  sol  di  sel  tun.  Si  sol  mit  der  menscheit  begriffen 

3o  di  per.son  dez  suns,  |^und  mit  der  person  dez  suns]  wegriffen  den  vater 
und  den  heiligen  geist  in  in  baiden  und  si  peide  in  dem  heiligen  geist 
und  mit  der  person  dez  vaters  wegriffen  daz  einvaltig  wesen  und  mit 
dem  wescn  wegriffen  daz  abgrunt  und  sol  verseuben  in  daz  abgrund  an 
materic  und  an  forme.  Di  materie  und  di  forme  und  di  verstantnuzze  und 

35  daz  wesen  daz  hat  si  in  der  einichait  verlorn,  wan  si  ist  zu  nicht  worden 
in  ir  selben.  Wan  got  wurkt  aile  ir  werch  (6^)  und  helt  si  in  seinem 
wesen  und  fùrt  si  in  siner  craft  in  di  blozzen  gotheit,  da  fleuzzet  si  mit 
der  blozen  gotheit  in  allez  daz  da  got  infleuzt.   Und  si  ist  aller  dinge  stat 


I  5  enphindend  geist  heisst  es  Fol.  8o.  —  i  9  in  im  tet.  —  3o  dez  suns  der  wegrirt'en. 


-    3    — 

und  si  hat  sclb  chcin  stat.  Daz  ist  dcr  icst  dcr  weishait,  di  wcdcr  hertz 
noch  {^edank  hat.  Deu  sel  fleuzt  (in)  der  gothait  also  nahen,  daz  manich 
mcnsch  dar  an  wetrogcn  ist  ;  wan  swaz  si  ist,  daz  ist  si  von  gnaden,  und 
da  si  ist,  da  ist  si  auf  eins  andern  craft;  doch  fleuzt  si  der  gotheit  also 
nahen,  daz  si  di  gotheit  enphet  in  dcr  craft  dez  vaters  von  gnaden,  sam  5 
si  dcr  vater  von  natur  enphet.  Dar  auf  spricht  s.  Paulus  :  Mit  ein  gepild 
sul  wir  flizen  von  einer  clarheit  in  di  ander.  Daz  ist  daz  man  dcu  gotheit 
am  volcumlichcn  cnphahcn  schol  und  allez  daz,  daz  auz  ir  geflozent  ist. 
Dar  in  sol  si  di  gotheit  enphahen,  alz  si  sich  selben  enphet,  und  ir  willc 
und  gotes  wille  suln  ein  sein  :  swa  got  sci,  daz  wir  sein  mit  got.  Dar  zu  m 
mag  nimant  chumen  an  disem  leib,  wan  alz  got  deu  letzten  gab,  di  cr 
der  sel  gibt,  daz  ist  der  anplich  der  gotheit,  dennc  wirt  di  sel  gestergt  in 
dcr  drivaldichait. 

Daz  wir  dar  zu  chumen,  dez  helf  uns  got.  Amen. 

Nr.  4. 

Kol.  6=".  Man  liset  in  dcm  ewangelio,  daz  unser  herre  zu  seinen 
iungern  sprach  :  Ir  wetrubet  euch,  daz  ich  enwcch  gc.  usw.  Pfcifl'cr  238  IV. 

Nr.  5. 

Fol.  8  ''.     Ein  mcister  spricht,  daz  di  sel  sol  sein  ein  ort  oder  ein  ek. 
Wiedcrholt  sich  in  ausfuhrlichcrer  Kassung  Foi.  87'';  dort  fehlt  indes   =" 
die  Unterschrift  :  Discn  sin  sprach  mcister  Ekkart  in  einer  predige. 

Nr.  G. 

Fol.f)''.  Nicht  das  der  vater  icht  enphach  von  icht.  daz  er  selben 
niclit  en  ist.  W'i  ez  um  den  einfluz  des  vaters  sic.  Pfeitl'er  521-527,0. 
Daran  schliesst  unmittelbar  Pfeiffer  5o3  .,„  f.  25 

Nr.  7. 

Fol.  i3.  Ks  ist  ein  Irag  undcr  den  meisteren.  und  dai.  ist  die  hôchstc 
frag.usw.  Pfeid'er  r)82  „;-.„;. 

Nr.  8. 

l'"ol.  i3^.     Dan    iu   dcr  mcnsch   ein    mcnsch,   wen   daz  er  an    im   30 
getôtet  hab  allerley  fleizlicher  gcliist  und  gir,  und  daz  er  aile  sein  sinne 
gcntzlich  gezogen  hab  von  Iciplicher  wollust.  Swen  daz  dcr  mcnsch  gcnug 


4  da  iz  si.  —  7  von  einem  clarheit. 


-    4    — 

nimt  an  cinem  iglichcn  sinn.  so  en  ist  cr  nicht  cin  mensch.  so  ist  er 
vihlich.  Alz  lang  daz  dcr  mensch  mcnscli  ist,  so  en  ist  er  nicht  geist.  Wen 
daz  der  [geist]  wurkt  in  allen  sinen  creften  und  in  aller  siner  wenuge,  denn 
alerest  ist  der  mensch  recht  geistlich.  Alz  daz  mensch  seit,  da  sint  zwen 
5  sin  an  zu  merken,  cin  geistlich  sin  und  ein  lipiich  sin.  Ein  mensch,  der 
geistlich  ist,  der  volget  aile  wcg  dcm  geistlichen  sinn  und  inclaidet  ein 
iglich  creatur  und  ensit  si  niht  in  i  ir  eigen  form,  mer  cr  bringet  si  aile  weg 
mit  siner  redlicheit  in  cin  gotlich  form.  Dar  von  chumt,  daz  di  leute  alz 
lichticlich  gegirich  werdent  an  ein  wort,  daz  si  horent  auf  ander  clein 
lo  sach  :  daz  chumt  davon,  daz  si  ein  iglich  ding  enphahent  an  dem  rohen 
sinn.  Di  leute  werdent  rnimmer]  mer  geistlich.  Swenn  der  mensch  ein 
rechter  geistlicher  mensch  ist,  so  ist  [er  noch  alz  verre  von  got,  alz  \on 
niht  zu  iht.  Niht  stat  verre  von  natur.  So  der  m2nsch  in  einer  einicheit 
sol  werden  mit  gat,  daz  en  mak  anders  niht  geschehen  dan  mit  heiz 
i5   der  minne. 

Ditz  wort  sprach  meister  Ekkart  und  sprach  :  Solten  wir  sprechen, 

waz  ein  rehter  mensch  wer,  so  namen  wir  wcnik  menschen.  Daz  wer  ein 

gerehter  mensch,  der  mit  gotlicher  minne  durchbrant  wer,  daz  er  gotlich 

wekantnùz  het.  Alz  lang  alz  du  dez  niht  enbist,  alz  lang  daz  du  chein 

2n   mensch    bist',  du  bist  alz  ein  gcmaltez  mensch. 

Ditz  wort  sprach  meister  Ekkart  :  Nimst  du  got  in  siner  gùt  auf  sein 
barmherzicheit,  so  nimst  du  got  in  dem  valle.  Der  got  nimt  in  dem 
usbruch,  do  er  da  ist  in  der  sel,  der  nimt  in  gar  reht. 

Ditz  wort  sprach  er  auch  :  Da  der  vater  vil  chindelbette  han,  da  ist 
25  daz  si  enge  und  di  dek  in  nam  di  ist  smal,  anders  ez  muz  immer  ab- 
vallen  [sic!  vg1.  Pfeiffer  598  j,".  Allez  daz  daz  got  niht  en  ist,  daz  muz 
abvallen. 

Ditz  sprach  er  auch  :  Swa  icht  frcTul^z  ist,  da  wirt  got  nihtgeborn. 
Disen  sermo  sprach  meister  Ekkart. 


Nr.  9. 

Fol.  14.     Vidi  civitatem  sanctam  Jherusalem. 

Sand  Johannes  sach  in  dem  geist  ein  stat,  di  waz  heilig  und  heiz 
Jherusalem;  di  stat  waz  niwe,  si  chom  her  nider  vom  himel  und  waz 
gemacht  von  golt  und  waz  geziret  alz  ein  braut  irm  man. 
35  Daz  wil  ich  auf  di  sel  bringen.  Der  sun  ist  ewiclichen  gewesen  in 

dem  vater,  und  er  gebirt  sinen  suh  an  underlaz,  und  di  geburt  ist  aile  zeit 
newe.  Waz  bei  sin:m  angang  ist,  daz  ist  newe.  Ein  hauz,  daz  gestern 
gemacht  ward,  daz  ist  heut  newo,  wan  ez  ist  nihen  bei  sinen  angange. 


—    5    — 

Got  scliuf'di  sel  in  seinem  einborn  sun  und  bildet  si  in  im  und  sacli  si  in 
im,  \\\  si  im  vvchagte  :  do  wehagt  si  im  wol.  Di  sel,  deu  niwc  sol  sein,  di 
schol  sicii  liallen  al  miltel  in  y,ol  und  sich  vvider  bilden  in  sinem  einborn 
sun  und  schol  wercit  sein  zu  enphahen  an  underlaz  den  influz  von  got. 
l'nser  hcrre  wart  gefraget,  wer  sand  Johannes  wer,  ob  er  wer  ein  prophète.  5 
lir  ist  mer  den  ein  prophète  :  allez  daz  die  proplieten  ye  yeprophetizirten, 
daz  geschach  in  cim  naiurlich  lauf.  S.  Johannes  waz  alz  verre  gezogen 
uber  di  natur,  daz  aile  creatur  warn  ze  grob  dar  zu,  daz  si  sine  wcrch 
enphahen  mochten. 

Johannes  ist  alz  vil  gesprochen  alz  gnad.  .Nu  wart  gefragt  ein  wôrtlein    lo 
in   unser  schùl,  daz  di  gnad  wart  mangerlei.  .'\ntwurt  ich  dar  zu   und 
sprach  :  si  enhert  ni  nicht  auz  einem  trephelin,  aberein  lunkelin  daz  vellet 
\\o\  auz  der  gnad  in  di  sel,  daz  hat  alz  vil  creit  in  im,  daz  dar  uuz  ent- 
springent  di  creft  der  sel,  wechantnuzze  und  gelaub  und  minne,  di  werden 
webegct.  Waz  istgnad  ?  Gnad,  alz  gnad  an  ir  selber  ist,  so  enwurht  si    is 
niht  uz,  mer  si  wurcht  inn.  Wer  ein  mensch,  der  diser  gnad  het  ein 
trôpflin,der  het  mergutes  und^^wer^  inreilichergefugt  in  daz  redlich  wesen 
an  werch,  alzo,  geworcht  er  nimmer  niht  und  slitlall  weg,  nochden  wer 
er  ncher  got  und  inreilich^er   got.  Ich  sprich  :  wer  daz  ein  mensch  do  sich 
luinderlstund  eines  tages  lizze  brennen  leuterlichen  durch  got,  aile  sine   20 
werch  chônden   im   nit  gehelllen  dar  zu,  daz  er  kond  in  daz  ungeborn 
wesen  gefugt  werden,  alz  dicz  mensch  an  werch.  Waz  ist  gnad  ?  gnad 
wurchet  ein  in  dem  bodem  der  sel  ;  da  nie  geburt  in  gedacht  ward,  da 
wurket  gnad  in  und  wurkt  alz  verre  in,  daz  di  drei  ein  wesen  sein.  Got  und 
gnad  sint  alzo  glich,  wo  got  furget,  do  treit  er  di  gnad  auf  dem  nikken.    25 
Dicz  spricht  meister  Ekkart. 

Der  prophet  spricht  :  Frawe  sich  auf  der  der  nicht  gebirt  diner 
l'rucht  sic  !  der  ist  vil,  der  ist  wol  tausend  stund  mer  dan  di  t'rucht 
gebernd  sind  in  der  werlt,  der  ist  an  zal  vil.  Di  sel  hat  ein  naturlich 
licht  in  ir.  In  dem  naturlichen  licht  hat  got  mer  lustes  und  me  genug  dan  30 
in  allen  creaturen,  die  er  ie  geschuff  ;  er  verzirt  aile  sin  craft  in  dem  natur- 
lichen liht.  Nem  man  ein  schvvarzen  kolen  :  alz  unglich  der  wer  vvider 
den^  himel,  alzo  sind  aile  creatur  wider  dem  naturlichen  licht,  daz  (  14  '^j 
di  sel  in  ir  treit.  Wan  si  ingetragen  wird  in  daz  liht,  so  gebirt  si  sich  selben 
und  ir  selber  in  ir  selber,  und  gebirt  sich  wider  sich  selber  in  sich.  Si  35 
verleust  alz.  gar  aile  di  gebùrt  und  wirt  alz  gar  uber  sich  derhaben  und 
wirt  alz  gar  geneiget  ein  in  ein.  Si  chùmt  dar  zu,  daz  si  got  gebirt,  alz 


i5  si  enwurht  si.  —    iH  an  weg.  —  28  Mit  Hull'g  des  Propheten  (Jesaias  54,  ,)  ist 
dieser  Stclle  nicht  zu  hcll'en,  cher  mit  Galatcr  4,  ,,. 


sich  got  selbe  gebirt  ;  und  da  geschiccht  rchte  einung  trucz  allen 
creaturen,  trucz  den  cngeln,  trucz  got  selbe,  daz  er  da  einik  untcrscheid 
vinde. 

Sùmlich  meister  die  suchen  selicheit  an  bcchantnuzzeodcr  an  willen  : 

5  ich  spricli,  daz  selicheit  wcder  an  wechantnuzze  noch  an  willen  en  liet.  Daz 
ist  selicheit,  daz  sie  leit  aile  selicheit,  daz  ist  aile  ir  selbesheit.  Der  himel 
wurchet  aile  sine  werch  darum,  daz  er  sich  got  gelichen  wil  ;  niht  daz  er 
sich  gelichen  wol  an  den  werchen,  mer  er  sùcht  reuwe,  alzo  alz  daz  wesen 
ist  an  werch  :  daz  selbe  sucht  der  himel^  daz  er  cheme  in  ein  stille  stan. 

10  Sucht  dicz  der  himel  und  ander  creatur,  di  snoder  ist,  waz  solten  wir 
danne  tun  ?  Da  belibet  got  got,  da  bclibct  selicheit  selicheit  und  gnad 
gnad  und  sel  sel. 

Meister  Ekkart  sprach  :  got  der  wer  ein  spruch  an  spruch  und  wer 
ein   wort  an    wort,   und   in   dem   werden   lebendich    aile  creatur    und 

,5  waschende.  Wer  hat  daz  wort  gesprochen  und  den  spruch  gesprochen  ? 
Der  himlisch  vater  der  hat  in  gesprochen  in  sinem  eingeborn  sun.  Mag 
daz  wort  Tund  den  spruch;  nimant  gesprcchen  ?  Nein,  den  mag  niemant 
gesprechen  dan  der  himlisch  vater,  und  wirt  doch  gesprochen.  Wenn 
wirt  er  gesprochen  und  wo  wirt  er  gesprochen  ?  Wenn  die  sel  chein  genug 

20  hat  an  cheiner  creatur  und  si  sich  ze  malin  got  getragen  hat  mit  allen 
iren  werchen  und  ir  selbs  vergezzen  hat  und  meint  got  lauterlichen  ;  da 
gibtgot  merdan  si  sclb  immer  gedenken  mag.  Alz  si  sich  alzo  leuterlichen 
in  got  getragen  hat,  so  gibt  sich  ir  got  alzo,  daz  er  ir  werch  wurket  in  ir 
an  erbeit,  daz  si  sei  ein  miiwurcherin  mit  got. 

35  Und  wo  wirt  er  gesprochen  ?  Wen  daz  alleroberst  teil  der    sel    bloz 

und  ledich  ze  mal  vereint  wird  mit  got,  da  wirt  daz  wort  gesprochen  und 
der  spruch,  und  da  ist  mund  zu  mund  kumen  und  da  ist  kùz  ze  kùz 
chumen,  und  di  sel  verstet  daz  wort  in  dem  wort  und  nieman  mer; 
und  di  sel  di  chunde  auch  etwaz  dar  auf  geworten.  Hie  ist  di  sel  zu  irm 

3o  aller  obersten  kumen.  Daz  uns  dicz  geschc,  dez  helf  unz  got. 

Nr.  lo. 

Fol.  14''.  Maistcr  Ekkart  sprach:  Etlich  meister  di  fragent,  ob 
verstantnuzze  edler  sei  oder  minne.  Etlich  meister  sprechent,  daz  di 
minnc  edler  sei  dan  verstantnuzze.  Ich  sprech,  dez  ensei  nicht.  Unser 
35  beste  meister  di  sprechent,  daz  verstantnuzze  edler  sei  dan  di  minnc. 
Minne  und  wil  di  nement  got  mz  er  gut  ist.  Wer  got  nicht  gut,  der  wille 
en  nem  sein  niht  ;  wer  got  niht  minneclich,  di  minne  en  nem  sein  niht. 
Daz  entct  di  verstantnuzze  iiiht.   Di  verstantnuzze  keret  sich  weder  an 


ïïût  noch  an  minnc  noch  an  wcizheit  noch  an   hcrschaft.  Allez  daz  di  sel 

o 

gote(s)  (15")  zu  gelegcn  mach  an  namen,  da  zeiihet  si  got  ein  haut 
Liber  iid  wcbillct  got  :  daz  entut  di  verstantnuzze  niht.  Wer  gotwedergut 
noch  weise,  ez  nem  'in]  doch  verstantnuzze,  di  schclt  alz  uf  ;  si  cheret  sich 
weder  an  weisiicit  noch  gùt  noch  an  herschaft  noch  an  gewalt.  Si  érigent  5 
wider  in  daz  blozze  wesen  und  nimt  got  blozze,  e  er  worde  bcclcidet  in 
den  gedanchen  mit  weisheit  und  mit  gùt.  Da  dcr  sun  nimet  in  dem  vatcr 
sein  selicheit,  da  nimet  di  verstantnuz  ir  selicheit.  ' 

Nu  wil  ich  sprechen,  daz  nie  gelesen  wart  und  noch  nie  gepredigiet] 
wart  !  10 

Wan  gestern  do  laz  man  in  der  schule  :  ein  bodem  ist  in  der  sel,  der 
ist  glich  der  vaterschaft.  Alzo  alz  der  vater  ist  auzbernde  den  sun  in  dem 
heiligen  geist,  und  di  drei  sint  ain  got,  alzo  ist  diser  bodem  usbernde 
verstantnuz  und  willen  und  ist  doch  ein  craft,  alzo  alz  got  ist  ein  wort. 
Und  der  bodem  i-st  alzo  lauter,  da  cnmak  kein  schad  von  keiner  creatur  i5 
in.  Allez  daz  man  gesprechen  mag  von  der  sel,  daz  ist  ein  zuhangen(sj  des 
bodems,  und  in  dem  bodem]  da  sihet  got  di  sel  an,  und  di  sel  di  sihet  got 
an.  Nu  sprichtS.  Paulus  :  Wann  wir  ansehen  und  sehen  den  glantz  gotes, 
so  schul  wir  werden  gewandelt  von  clarheit  in  clarheit  und  mit  dem  bilde 
als  eins.  Ditz  bilde  wirt  got  also  vereint,  daz  ez  aile  creatur  nicht  chennen  20 
gescheiden  noch  got  selb  wil  es  niht  scheiden.  L^nd  auwe  !  daz  wir  daz 
bilde  alz  clein  ahten,  daz  wir  daz  niht  enhalten  in  alz  grozzcr  lautercheit, 
alz  ez  uns  got  gegeben  hat!  Wan  allez  daz  wir  getun  mùgen,  da  wege- 
nuget  got  niht  an,  wir  ensten  da  in  blozheit  aller  dinge,  daizl  got  aile 
zeit  und  an  unterlaz  in  disem  poden  wurchen  muge  sinen  einborn  sun.  25 
Dise  geburt  gechiht  niht  eins  iars  noch  eines  ze  der  stund  noch  eines 
ze  dem  tag,  wan  aile  zeit  uber  zit,  in  der  weil,  da(z)  weder  hie  noch  nu 
ist.  Ditz  ist  der  bodm,  do  ich  ab  gesprochen  han.  Daz  wir  alzo  leben  daz, 
got  in  uns  gewurchen  muz,  dez  helf  uns  got. 

Ich' han  etwenn  gesprochen,  daz  di  sel  [seij  daz  nachbilde  gotz;  nu   so 
sprich  icli,  daz  si  sei  daz  bilde  und  auz  dem  selben  bild,  daz  der  vater 
ewiclichen  gebildet  hat,  und  auz  dem  selben,  da  Cristus  auz  gebildet  ist. 

Dicz  spricht  meister  Ekkart  :  Aile  creatur  di  haben  einen  widerslac 
in  sich  :  ein,  di  versait,  daz  ez  niht  di  ander  si  :  dcroberst  engel  der  versait, 
daz  cr  niht  der  niderst  sei.  Got  der  ist  ein  versagen  dez  versagens  :  (dazj  35 
daz  ein  daz  verseit  aile  anderheit.  So  wir  einen  baum  nennen  alz  einen 
baum,  dez  en  nennet  niht  ;  wann  aile  di  sinne  di  sint  betrogen.  So  wir  in 
nennen  alz  in  dem  ersten  usbruch  (i5  ^)  in  der  lautercheit,  da  nenne  wir 

>  Vgl.  Pfeiffcr  270,  26  f. 


—    8    — 

in  nilit  alz  einen  baiitn,  wir  nennen  in  bloz  gotliciier  natiir.  Einn  ander 
sin,  der  ein  wenig  pczzer  ist,  dar  uber.  Di  gotlicli  natur  di  sclicidct  bloz 
ab.  Ditz  spricht  meister  Eivicart  :  Der  Phariseus  der  bat  unscrn  hcrren, 
daz  er  mit  im  ezze.  Waz  ist  der  Phariseus  ?  ez  ist  alz  vil  gesprochen  alz 
5  ein  siinderunge  ;  daz  ist  ein  Phariseus,  daz  gcscheiden  ist  von  allcn  und 
ist  gefùget  zu  einn.  Der  prophète  spricht  :  Herre,  erbarm  dich  uber  daz 
werk,  daz  in  dir  ist.  Daz  héchste  werk,  daz  got  ie  gewarcht,  daz  geschah 
in  barmherzicheit.  Di  bechantnuz  di  treit  alz  verre  in,  daz  si  daz  wesen 
nimt  bloz  alz  daz  wesen  in  im  sclber,  aber  da  daz  wesen  sich  selben 

,0   verlizend  ist  und  entsinket  in  im  selben,  da  vellet  bekantnuz  ab. 

Ditz  spricht  bruder  Johannes  :  Ez  ist  frag  under  den  meistern,  wcder 
daz  mugen  in  der  sel  oder  in  got  [si],  daz  si  got  werden  môcht.  Ich  sprich, 
daz  daz  mugen  in  der  sel  si.  Sol  daz  geschehen,  daz  di  sel  got  werden  mak, 
so  muz  got  wurchen  in  daz  mugen  und  muz  daz  mugen  in  sich  zihen  :  dar 

,5  um  ist  daz  werch  in  got  und  daz  mugen  in  der  sel.  Wer  ich  allez  daz 
[ich  ?]  pin,  so  wer  ich  got,  so  en  wer  an  mir  weder  zit  noch  stat  noch 
kein  wandelhafticheit.  Mir  enist  kein  ding  alz  liht  noch  alz  muglich  alz 
got  sin  ;  so  belib  ich  an  werch,  da  wedarf  ich  cheins  werches  zu,  met  soit 
ich  ein  anders  werden,  so  must  ich  zu  niht  werden  :  nu  bclip  ich,  daz 

2o   ich  pin. 

Ich  sprich,  daz  chcin  creatur  alz  snôd  sic,  si  mug  ein  wesen 
geleisten  ;  alz  verre  alz  si  wesen  mak  gelcisten,  so  ist  ir  daz  mùglich,  daz 
si  got  sie,  wan  allez  daz  wesen  ist,  daz  ist  got. 

Bischof  Albrecht  spricht  :  Den  allererst  ist  der  mensch  ein  gotlich 

25  mensch,  alz  er  gotlich  influz  enphet  an  hindernuzze.  Ein  heilig  spricht  : 
Daz  liht  meiner  sel  daz  erlasch  nie,  und  mein  begir  stund  an  underloz  in 
der  anschauung  gotez. 

Nr.  II. 
Daz  wort  daz  ich  gesprochen  han  in  latine  etc.  Pfeiffer  335  t'. 

Nr.  12. 

Eol.  i6  b.  In  dem  angeng  waz  daz  wort,  und  daz  wort  waz  bci  got, 
und  got  waz  daz  wort,  und  daz  waz  bei  dem  angeng  bei  got.  Und  aile 
dinch  sint  durch  in  gemacht  und  an  in  ist  nihtgemaht,  daz  gemaht  ist. 
An  im  (daz)  ist  daz  leben,  und  daz  leben  daz  ist  daz  liht  der  liht  und 
daz  liht  daz  (17")  leuhtet  in  der  vinsternùzze,  und  daz  xinsternùz 
wegriffet  dez  lihtes  niht.  Ein  mensch  wart  gesant  von  got,  dez  nam  waz 

24  Silscholf  Albrecht. 


35 


Johannes.  Er  chom  in  cin  gczeugiuizzc  von  dcm  liht.  Er  waz  daz  lilit 
niln,  mer  daz  er  daz  gezeugnùz  hilt  von  dcm  liht.  Daz  waz  daz  war  lilit, 
daz  da  erleuhtet  aile  menschen,  di  da  koment  in  dis  wcrlt.  In  dcr  werlt  waz 
er,  Lind  die  werlt  waz  diirch  in  i,'emacin  und  di  werit  erkant  sin  niiit.  Kr 
chom  in  sin  cigcn.  und  si  enpiigen  sin  niiit,  und  di  in  enpllgen,  den  yab 
er  ^'cwalt  ijotez  chinder  ze  werden,  di  da  f,'ehuihtcn  in  sinen  namen,  di. 
iiiht  in  dem  blut  noch  in  dem  willen  dez  mannes,  mer  us  got  geborn  sint. 
l:nd  daz  wort  ist  vieiz  worden  und  wont  in  unz,  und  wir  habcn  gcsehen 
sein  er  alz  oins  eingeborn  sunes  von  dcm  vater  vol  gnaden  und  warheit. 
1  liera»  schlicsst  sich  die  Prcdigt  bei  PfciUcr  527  tf. 

Nr.  i3. 
Fol.  iS''.     Dy  gotheit   di    hat   aile   dink   getan    usw.    Pfeiffer  532, 

Nr.  14. 

l'^ol.  21  ^.     Unser  lierre  sprach  zu  sinen  iungern  :    Eins  cleines  seclit 
ir  meinn  nieht  usw.  Pt'cilf'er  i38. 


25 


Nr.  i5. 

Fol.  22''.  Jhesus  hub  sein  augcn  aul'  und  saeh  in  den  himel  und 
sprach  :  Vater,  di  zit  ist  chumen,  clar  dincn  sun,  daz  dich  dcin  sun  wider 
clar. 

Von  der  weis/ieit,  da^  di  sel  irirt  gelragen  mit  gotlichcr  weisheil 
in  goi. 

Ez  sprach  auch  sanctus  Augustinus.  daz  aile  di  wort  und  di  1er  der 
menscheit  gotes  sein  ein  bilde  und  ein  figure  unsers  herren  Icbens  und 
grozzcr  wirdicheit  vorgot. 

Di  sel  muz  gelautert  werden  und  chieinlich  gemacht  in  ^dem  liht  der 
gnaden,  und  ailes  abgescheiden  und  geschelt  werden,  daz  fromdcs  ist  an 
der  sel,  und  auch  ein  teil  daz  si  selber  ist.  Ich  hab  ez  mer  gesprochen  : 
Di  sel  muz  also  gar  geplozzet  werden  allez  dez  daz  zugevallen  ist  und 
alzo  lautcr  aufgetragen  werden  und  wider  einflizen  in  den  sun,  alz  si  3o 
auzgeflozzen  ist  in  im.  Wan  der  vater  hat  di  sel  geschaffen  in  dem  sun, 
dar  um  muz  si  alzo  wider  einflizzen  in  in,  alz  si  auz  im  geflozzen  ist.  iNu 
spricht  er  :  Er  underhub  sein  augcn.  In  dem  wortlein  ligen  zwen  sin. 
der  ein  ist  ein  beweisung  lauter  drivaldicheit.  Sùll  wir  immer  chumen 

r7  Vgl.  das  kicinc  Bruchstiick  aus  dioscr  Predigt  bei  PleiHer  224,  30  fi'.  —  18  daz 
di  doin.  —  32   svven  sin. 


—       10      — 

in  den  grunt  gotes  und  in  sein  inneslcs,  so  muzwirzu  dem  ersten  cliumen 
in  unser  cigcn  grunt  und  in  unscr  innestes  in  lautcr  drivaldichcit.  Di 
mcister  sprcciicnt,  daz  di  sterne gizzcn  allcn  craft  in  den  grunt  dezcrtrichs 
und  in  di  natur  und  in  di  élément  des  ertriches  und  wurchen  daz  lauterst 

5    goit. 

Alz  verre  alz  di  sel  chumt  in  den  grund  und  in  daz  innist  irs  wesens, 
alz  verre  ergeuzzct  sich  di  gotlich  craft  zemal  in  si  und  wurchet  gar 
vcrborgenlich  und  offenbar  gar  groz  und  gar  liohe  dinch  in  der  minne 
gotes,  di  sich  dem  lautern  goit  gelicht.  Daz  ist  der  erst  sin. 

lo  Der  ander  sin  ist,  daz  sich  di  sel  auftragen  schol   mit  allcn  iren 

gebresten  und  irn  sunden  in  demuticheit  und  schol  sich  sezzen  und 
underbeugen  under  di  portcn  der  wirdicheit  gotes,  da  got  auz  smilzet  in 
barmherzichcit,  und  schol  auch  auftragen  allez  daz  tugend  und  gut  werch 
in  ir  ist,  und  schol  sich  damit  sezzen  (23''»)  under  di  portcn,  da  got  auz 

i5  smilzet  in  gut  weis.  Alzo  sol  di  sel  volgen  und  sich  orden  nach  dem  bild. 
Daz  ist:  er  underhub  sein  augen. 

Ein  meistcr  sprichct,  der  listig  wer  und  wol  damit  chund,  der 
ordcnde  wazzer  uber  wein  alzo.  daz  dez  weines  craft  mak  darinne 
gewurchen.   So  macht  des  weines  craft  wazzer  zu  wein,  und  wer  ez  wol 

2o  geordent  uber  den  wein,  ez  wûrd  bczzer  dan  der  wein  :  doch  zu  dem 
minsten  wirt  es  alz  gut  alz  der  wein.  Alzo  ist  ez  in  der  sel,  di  wol  (si) 
geordent  ist  in  dem  grunt  der  dimuticheit  und  alzo  aufchlimmet  und 
wirt  aufgezogen  in  der  gotlichen  craft, di  gereuwet  nimmer,  si  chom  goriht 
uf  got  und  ruret  in  blozz  und  beleibet  alzo  inné  (ist  auch  der  sel  wesen, 

=  5  wan  got  ist  ein  lauter  wesen).  Ez  sprichet  ein  meister  :  In  got,  der  ein 
lautcr  wesen  ist,  enchomet  nihtes  niht,  ez  sei  lauter  wesen.  Dar  in  ist  auch 
der  sel  wesen,  di  da  geriht  chomen  ist  auf  got  und  in  got.  Dar  um  spricht 
er  :  Plr  underhub  von  unden  uf  sein  augen  und  sach  in  den  himel. 
Ez  sprach  em  chrichischer  meister:  Der  himel  bedeuthet  alz  vil  alz  einen 

3o  hùt  der  sunne,  wan  der  himel  geuzet  sin  craft  in  di  sunne  und  in  di 
sterne,  und  di  sterne  engizent  ir  craft  inmitten  auf  daz  crtrich  und 
wurchent  goit  und  gestein  alzo,  daz  daz  gestein  hat  craft  ze  wurchen 
wunderlich  werch.  Ein  habent  di  craft,  daz  si  an  sich  zihen  gebein  und 
cisen.  Iglich  gestein  und  chùrtel   krùtel    ist  ein  heusclin  der  sunnen,  daz 

35  in  sich  geslozzen  hat  ein  himiische  craft.  Alzo  daz  der  himel  geuzet  sin  craft 
in  di  sterne,  alzo  giezent  si  di  sterne  furbaz  in  die  chruter  und  in  di  tier. 
Daz  craut  ist  edler  dan  daz  gestein,  wan  ez  hat  gewaschendez  leben.  Ez 
vermocht  nicht  zu  waschen  under  dem  leiplichen  himel,  ez  wer  den  ein 
vernunftige  craft  dar  in,  von  der  ez  sein  leben  enpfhet.  Alzo  alz  der 

9  der  creft  sin. 


nidcrste  engel  geuzct  sein  craft  in  den  liimel  und  tut  in  umlaiifcnd  und 
wurchet,  alzo  geuzet  der  himel  sein  craft  gar  heimiich  in  ein  iglich  clirut 
und  in  di  ticr.  Da  von  liât  ein  iglich  ding  ein  eigenschaft  dcz  himcis  und 
wurchet  alumme  sich  sinibel  aiz  der  himel. 

Die  tier  trettend  baz  uf  und  habent  sinnechlich  lebcn  und  belibent  5  | 
doch  in  der  zit  und  in  der  stat.  Awer  di  sel  trilet  uber  an  iren  hohsten 
naturlichen  liht,  uber  zit  und  uber  stat.  in  di  glichnuzdcz  lihtesdcr  engel, 
und  wurchet  mit  im  vernunfticlich  in  dem  himel.  Alzo  sol  di  sel  allez  uf 
chlimmcn  in  der  vernunftigen  wurchung.  Da  si  iht  vindct  gotlihs  lihtez 
und  gotlilis  glichnuz,  do  sol  si  huten  und  niht  wider  cheren,  biz  si  aber  k, 
baz  ufgeclimmet.  Und  alzo  sol  si  sich  baz  erhebcn  in  dem  gotlichcn  liht 
und  alzo  chumen  uber  aile  hut  in  daz  lautcr  bloz  angcsiht  gotcz  mit  den 
engeln  in  den  himel.  Darum  spricht  er  :  Kr  hub  auf  sine  augen  und  sach 
in  den  himel  und  sprach  :  Vater  di  zit  ist  chomen,  chlarweiz  deinen  sun, 
daz  dich  din  sun  clarweiz.  ,5 

^\'ie  der  sun  den  vater  clarweiz  und  wie  der  vater  den  sun  clarweis, 
da  ist  pezzer  von  ze  sweigen  dan  zu  reden  ;  si  solten  engel  sein,  di  da  von 
reden  solten,  aber  von  dem  wortlein  ein  wenik  (23  ^)  wil  ich  sprechen, 
daz  er  spricht  :  Aile  di  du  mir  gegeben  hast.  Der  den  sin  ciglich  ansiht, 
so  mcint  er  alz  vil  :  alz  daz  du  mir  gegeben  hast,  ich  gib  in  daz  ewig  20 
leben,  daz  ist  daz  selb,  daz  der  sun  hat  in  dem  ersten  auzburch  und  in 
dem  selbcn  grunt  und  in  der  selben  lautercheit  und  in  dem  gesmak,  da 
er  sein  eigen  selicheit  in  hat  und  da  er  sein  eigen  wesen  inn  besitzet.  Daz 
ewig  leben  gib  ich  in,  anders  cheines.  Disen  sin  hab  ich  etwen  gesprochen 
gemeinlich,  aber  hinnach  t  laz  ich  in,  und  leit  eigentlich  in  der  latine,  25 
aiz  ich  immer  gesprochen  han  du  bit  sic  !  in  selber  und  sprich 
chuntlich  auf  minen  lip  ! 

Daz  ist  daz  ewig  leben,  daz  si  dich  bechennen  allein  einen  waren 
got.  Bechanten  zwen  ein  got,  und  ein  erchant  tausent,  und  der  ander 
erchant  got  allein,  wie  clein  daz  wer,  er  erchant  got  me  den  di  tausent.        30 

Je  mer  got  wird  ein  erchant,  ie  mer  wird  er  erchant.  Wer  mein  sel 
sinnelich  und  wer  edcl  und  lauter,  si  erchant,  daz  wer  niht  dan  in  erchant 
ein  engel  ;  und  weren  dez  zehen  und  bechanten  ein  ander  engel,  der  edler 
wer,  daz  selb  ez  wer  ein.  Dar  um  spricht  sanctus  Augustinus  :  Krchant 
ich  ^  aile  ding  und  erchant  ich  got  niht,  ich  hct  niht  erchant  ;  erchen  ich  35 
aber  got  und  anders  chein  dinch,  so  hab  ich  aile  dinch  erchant.  le  man 
nehern  und  tifcr  erchent  ein,  ie  man  mer  di  wùrzellein  erchennet,  uz  der 
aile  dink  gesprozzen  sint.  le  man  die  wurtzen  und  den  chern  und  den 


12  I   ersten  auzburcli.  - 
einen  clianten  (ausend.  - 


-  2.^  liin  nach.  —  2(')  vielleiclit  :  du  beken  selber  ?  —  29  und 
3o  got  ercliant  nie  den.  —  38  gesprochen  sint. 


ib 


—       12       — 

grund  dcr  fjotlicit  nier  crclicniict  cin,  ic  man  mer  crclicniicl  aile  dink. 
Dar  umh  spricht  cr  :  daz  man  dich  erchenne  allcin  einen  warcn  got, 
und  meinet.  daz  di  sel  ahschel  allez  daz  man  got  zelegt  in  gedanchcn  oder 
in  verstantiiuz,  und  nem  in  bloz  alz  cr  ist  ein  lauter  wcsen  :  alzo  ist  cr  war. 
5  Dar  Limb  spricht  iinser  herrc  :  Daz  ist  daz  cwig  ieben,  daz  si  dich 
erchennen  alein  einen  warcn  got.  Daz  wir  chumcn  zu  dcr  warhcit,  dcz 
hclt"  uns  got. 

Nr.  16. 

Sta  in  porta  domus  domini  et  pra'dica  verbum.  IMcillcr  l'io  IF. 

Nr.  17. 

l'ol.  24-'.  lierre,  ez  zimct  wol  dem  hauz,  daz  ez  helig  sei,  da  man 
dich  in  lohct,  daz  ez  sei  cin  bcthauz  in  dcr  Icng  dcr  tag. 

Ich  mein  di  tag  hic,  wcn  ich  sprich  :  ein  leng  an  leng,  daz  ist  cin 
leng  an  breit  ;  wcn  ich  sprich  :  aile  zeit,  so  mcin  ich  uber  zit  :  mer  allez 
hinuber  alz  ich  nu  sprach,  da  weder[hie]  noch  nu  en  ist.  lun  frauwc  fragt 
unsern  herren,  wo  man  peten  schold.  Do  sprach  unser  herre  :  Di  zit  sol 
chomen,  und  ist  izunt.  daz  di  warn  beter  suln  got  anbcten  in  dcm  geist 
und  in  dcr  worheit.  Wan  got  ein  gcist  jst  ,  dar  unib  sol  man  in  anbcten 
in  dem  geist  und  in  dcr  worheit.  Der  di  worheit  sehver  ist,  dez  en  si  wir 

20  niht,  mer  wir  sein  war,  da  bei  ist  etwaz  unwar.  Alzo  ist  ez  in  got  niht. 
Mer  in  dem  ersten  uzbruch,  da  di  worheit  uzbricht  und  enspringen  in  der 
porten  dez  gothauses,  sol  di  sel  ston  und  sol  uzsprechcn  und  fùrbringen 
daz  wort,  alz  daz  in  der  ist  [und]  sol  sprechen  und  loben  :  und  di  stimme 
sol  niniant  horen  in  der  stille  und  in  der  reùw.  Alz  ich  nu  sprach  von  den 

25  engcln,  di  da  sitzen  in  dcn  choren  der  worheit,  di  sint  dcr]  stul  gotcz,  in 
dcm  got  ruwet.  In  discr  stil  und  in  diser  ruwc  sol  di  sel  stan,  und  in  dcr 
porten,  da  sprichet  got  in  di  sel  und  sprichet  sich  allzemal  in  si.  Da  gcpirt 
der  vater  sin  eingeporn  sun  und  hat  so  groz  lust  in  dem  wort,  und  im  ist 
so  gar  lib  dar  zu,  daz  er  nimmer  ufgehoret,  er  sprech  daz  wort  aile  zit,  daz 

3o  ist  ubcr  zit.  Ez  chomet  wol  zu  unsern  worten,  daz  wir  sprechen  :  Dinem 
haus  zimct  wol  heilicheit  und  daz  man  dich  dar  in  lob  und  daz  niht 
dar  in  sei  dan  daz  dich  lob. 

Ez  sprichent  unser  mcister  und  fragcnt,  waz  got  lob  ?  daz  tut  (24'') 
glichet.  Alz  allez  daz  da  glich  in  der  sel  ist,  daz  lobct  got  ;  waz  icht 

35  unglich  got  ist,  daz  lobet  got  niht.  Alz  ein  pild  lobct  scinen  mcister,  dcr 
ez  in  si  gedrukt  hat  und  imz  so^ar  glich  gemacht  hat  :  di  glichet  dcz  bildz 
lobet  sinen  meister  an  wort.  Daz  man  got  mit  worten  loben  mak,  daz  ist 

14  leng  ein  breit.  —  i  7  warn  berat.  —  20  etwaz  enwer. 


-    i3    — 

clcin,  oder  mit  dcm  mund  hctct.  Unscr  herre  sprach  :  Ir  betct,  aber  ir 
cnwizzet  niht.  waz  ir  betct.  Waz  ist  gebet  ?  Dionisius  spricht  :  Ein 
vcrnunrtiges  iifclimmcn  in  got,  daz  ist  gcbctet.  Kin  hcid  spriciit  :  Wo 
geist  ist  iind  einiciieit  und  evvicheit,  do  wurcht  got  :  wo  (Icisch  ist  wider 
gcist,  wo  zustôrung  ist  wider  einicheit,  wo  zcit  ist  wider  cwichcit.  do  5 
enwurcht  got  niht,  mer  er  chan  damit  niht. 

Ich  sprich  :  Allé  [freud  ?'  und  aile  genùg  und  wunnc  und  aile  wcld 
die  man  hic  gchaben  mak,  daz  muz  alz  ab  !  Der  got  loben  wil,  der  nniz 
hcilig  sein  und  gcsammet  sein  und  ein  gcist  und  nindert  uz  sin,  mer  allez 
glich  aufgctragen  in  di  ewigen  cwichcit.  Min  auf  bohcn  aile  —  ich  mcin  i» 
nicht  aile  creatur,  di  geschaffen  sint,  mer  allez  daz  er  vermochte.  ob  er 
wolde  —  dar  ubcr  sol  di  sel  chomen.  Di  weil  vor  der  sel  icht  ist,  und  di 
wcil  ich[t  vor  got  ist.  daz  got  niht  ist,  so  cnchomet  si  in  dcn  grunt  nicht 
der  Icng  der  tag.  Augustinus  spricht  :  Wen  daz  liht  der  sel  uberschinet 
di  creaturen.  da  in  si  ir  wesen  nemcnt,  daz  heizzet  er  einen  morgcn  :  und  is 
alz  dez  cngclz  liht  uberschcinet  daz  liht  der  sel,  daz  hcizet  cr  einen  mittcn 
morgcn.  David  spricht  :  Dez  rechten  menschen  steik  is  wcishet  und 
nimet  zu  in  einen  vollen  mittcn  tag.  Der  steik  ist  schon  und  bcheglich 
und  lustik  und  hcimlich  :  mer  alz  daz  gotlich  liht  uberschinet  daz  liht 
dez  engels,  und  daz  liht  der  sel  und  dez  engels  licht  flizzen  in  daz  gotlich  20 
liht  alz  ein  fluz,  daz  hcizet  er  den  mitten  tach.  Dan  so  ist  der  tag  am 
hôhsten,  und  gcuzet  di  sun  irn  schein  in  di  sterne,  und  di  sterne  giezcn 
irn  schein  in  den  man,  daz  cz  allez  geordent  wirt  undcr  di  sunnc.  Alzo 
hat  daz  gotlich  liht  dez  engels  liht  und  der  sel  liht  in  sich  gcslozcn,  daz  ez 
allez  geordent  ist  und  ufgericht  stet  :  und  da  lobct  ez  allzemal  got.  Da  en  25 
ist  niht  mer,  daz  got  niht  en  lobet  und  stet  allez  gotlich.  ie  glichcr,  ie 
voiler  gotez,  und  lobet  alzemal  got.  Unser  herre  sprach  :  Ich  sol  mit  cuw 
wonen  in  euwern  hauz.  Wir  biten  dez  unsern  herrcn,  daz  er  mit  uns  won 
hic,  daz  wir  mit  im  ewiclichen  wonen  in  sinem  hauz  und  ewiclich  mit 
im  sclich  sc'in.  Dez  helf  uns  got.  3o 

Nr.  18. 

Fol.  24''.     Man  lisct  an  derheiligcn  geschrift  von  virdhandcn  chomen 
zu  got.  Daz  erst  ist  \licgen,  alz  Ezechiel  der  prophet  sach  Séraphin  vligen 
ze  got.  Daz  andern  ist  climmen,  alz  Jacob  der   patriarch    sach    an  der 
laitter.    Daz  drit  ist  pharen,  alz   Elias  der  prophet  in  dem  feuren  wagen.    35 
Daz  vird  ist  laufen  uf  den  fuzen  alz  Moyses. 

Wer  nu  chumen  wil  ze  got  alz   (25  ")  .  .  .   Daz  erst  daz   iVloyscs 

7  aile  werlt.  —  20  engels  sich  llizzeii.  — 3/  Beim  Uebargang  zu  einer  iieuen  1-age 
scheint  der  Sclireiber  ziemlich  viel  iiberschlagen  zu  liaben. 


—     14    — 

genumen  waz  ah  den  wazzern.  Daz  andor  daz  er  gar  ein  vernunftig 
mensch  waz.  Daz  dritle  daz  er  sein  schcflin  treib  und  weidet  an  di  innern 
weid  der  wùst.  Daz  vird  daz  er  di  schuch  abzog  vor  der  stauden,  da  got 
in  waz. 

5  Daz  erst  daz  Moyses  ab  dem  wazzer  genumen  waz,  [daz  bedeutet';  daz 

sicli  der  mensch  genumen  hab  von  dir  valschen  werld,  von  aile  dem  daz 
dar  inn  ist  bozheit  und  unselicheit.  Daz  ander  daz  Morses  senftmutig 
waz;  alzo  sol  der  mensch  eines  so  senftes  geists  sein,  da  mit  er  aile 
widerwertichcit  winde.  Daz  drit  ist,  daz  .Moyses  sein  schefel  treib  an  di 

lo  inner  weid  der  wùst,  daz  ist,  daz  der  mensch  mit  allen  sinen  sinnen,  mit 
allen  den  creftcn  siner  sel  sol  aufcheren  an  di  berge  und  an  di  wùst  der 
hohen  gotheit  und  sol  da  spisen  sine  schefel.  Daz  vird  ist,  daz  Moyses  die 
schuh  ablost  vor  der  stauden.  Der  schuh  ist  gemacht  von  einem  toten 
leder  und  bezeihent,  daz  sich  di  sel  ablozen  schol  von  allen  totlichen 

i5  dingen  und  zergenclichcn  und  sich  aufswingen  mit  dem  obern  teil  der  sel 
uber  aile  di  ding,  di  der  himel  bedechet,  wan  si  aile  den  tôt  an  sich 
tragent  und  ùppik  sint,  und  sol  blozheit  von  allen  dingen  warnemen, 
waz  got  mit  ir  reden  wôlle.  Dar  um  sprach  unser  herre  zu  Moysen  : 
Zeuch  ab  din  schuch  !  daz  ist  di  fuzze  diner  sel,  daz  ist  :  dcin  verstantnùz 

20  und  dein  bcgird  soin  niht  gewunden  sein  mit  cheinen  totlichen  ding,  ob 
icht  got  mit  ir  reden  sol. 

Waz  weg  hat  di  gotheit  oder  wo  mak  si  gewandein,  wan  si  doch 
niht  fuze  hat  noch  niht  daz  leiplich  ist  ?  Der  weg  der  gotheit  daz 
ist  di  cinicheit,  da  di  drei  pcrson  wandelt  in  eime  wesen  under  einander. 
25  Daz  wandeln  der  person  ist,  daz  si  sich  chennen  und  minnen  under 
einander.  Ir  iglich  bechcnnet  und  minnet  sich  selben  an  der  andern  :  also 
wandelt  di  person  in  der  einicheit  under  ein  ander. 

Di  fuze,  da  di  gotheit  mit  get  oder  wandelt  in  di  person  alz  di  person 
in  daz  wesen  :  der  ein  fuz  der  gotheit  ist  di  vorsichticheit  aller  ding,  der 
3o   ander  fuz  ist  di  bcheilicheit  der  vorgesehen  ding. 

Nu  môcht  man  sprechen  :  Waz  weheglicheit  môcht  an  got  gevallen. 
wan  von  niht  mûsten  im  aile  ding  behagen  ?  Wan  daz  er  do  sach.  daz  waz 
got.  Dar  uf  spricht  S.  Dyonisius  :  Got  der  sach  sich  selber  an  allen  dingen. 
dar  um  behaget  got  im  selber,  wan  got  ist  an  im  selber  ein  einich  gùt. 
■ib  Dar  um  sol  di  sel  ansehen  ir  einvaltiges  biide  in  got,  daz  nie  auz  enquam 
alzo  enthotten  allen  dingen  sic!  .  Wan  di  volmechticheit  des  geistes  liget 
dar  an,  daz  daz  icht,  daz  er  hat  gsschafl'en,  komet  zu  mit  sinem  niht,  daz  daz 
bild  ist.  Alzogot  niht  ist  dan  geist,  alzo  ist  in  auch  daz  bild  nihtlj,  an  dem 

I  9  den  schuch. 


-     i5    - 

wir  doch  niht  erchenncn,  wi  wir  ewiclich  in  gotgewcsenscin  an  unssclber. 
Dar  uf  i^sprichr  S.  Dyonisius  :  Di  meist  weld,  di  dcr  geist  hat,  daz  ist,  daz  cr 
(ver)vliezze  in  daz  niht  sines  bildes  und  dar  in  vervlizze  ;  da  vcrleuzet  der 
geist  sine  werch  und  sein  form  und  sin  sin,  und  niht  sein  wesen.  Doch  so 
hat  daz  wesen  dcr  gotheit  daz  hloz  wesen  dez  geistez  aufgezogcn  von  im  5 
sciber  an  sich  und  im  gemachet  glich,  daz  niht  dan  ein  wesen  scheinet. 
Alzo  verleust  der  geist  sein  werch  (25  ^)  und  sein  form  und  sein  sin. 
Alzo  hat  daz  bloz  wesen  der  gotheit  den  geist  in  sich  verslunden,  daz 
niht  einbeleibet,  dan  die  bloz  ganster,  daz  da  mens  heizet.  Dar  uf  spricht 
sanctus  Dionisius,  daz  di  gotheit  allcn  den  crcften  der  sel  ze  niht  wordcn  lo 
sein.  Daz  meint  Dionisius,  daz  daz  bloz  wesen  der  gotheit  di  bloz  ganster 
dez  geistez  in  sich  gezogen  hat  und  er  doch  nirgen  grund  vindet  in  dem 
wesen.  Ditz  bêchant  Paulus,  do  er  in  den  drittcn  himcl  gezogen  waz  und 
sach  so  getan  dinch  und  hort  sogetan  wort,  di  man  niht  wol  sprechen  mak, 
und  ruft  mit  lauter  stim  :  O  du  her  richtum  der  weisheit  und  der  chunst.  i5 
wie  Krundioz  sint  dein  urteil  und  wie  unbei'riffenlich  sint  dein  wege  ! 


Nr.  19. 

Foi.  25  ''.     O  altitudo  diviciarum  sapiencie. 

Di  reichet  gotes  ist  und  niht  en  ist  noch  niht  enhat  allez,  des  man 
geworten  mak.  Di  weishet  gotes  ist  daz  bechenncn  aller  ding,  c  daz  si  20 
geschehen.  Di  chunft  gotes  ist  vcrneigung  sein  selbs  in  eincm  swebenden 
liht.  Dar  uf  spricht  S.  Dionisius  :  Daz  liht.  da  got  in  wonct,  daz  ist  sein 
selbs  wesen,  daz  nimant  bêchant  ist  dan  im  selber.  Daz  ist  der  hoh  weg 
der  gotheit,  do  nie  crcatur  inné  gewandelt.  Dar  uf  spricht  got  :  Mein 
weg  soit  ir  habcn  ob  den  curen  alz  den  himel  ob  dcr  crde.  Ditz  spricht  25 
ein  heilig,  daz  niht  nutzers  sei  noch  geistlichers  noch  scligcrs  sci  dcr  sel 
dan  ze  wandeln  in  ein  bcchantnuz  der  heiligen  drivalticheit. 

Nu  me'rket  mit  fleiz  di  underscheid  der  person  und  daz  wesen  !  Waz 
ist  person  ?  daz  da  gebirt  und  auzgibt  und  gibt  aile  ding.  Waz  ist  wesen  ? 
daz  da  niht  engibt  noch  nicht  gebirt.  Welhcs  ist  di  vermugenhcit  des  Sn 
wesens  ?  Di  vermugenhcit  des  wesens  ist,  daz  es  sunder  personlichcit  ist, 
(da  niht  daz  es  sicii  von  den  person  schcidc).  Mer  daz  sclb  wesen  dcr  person. 
daz  ist  auch  wesen  aller  ding  ;  ez  ist  wesen  dcr  wcscnden  und  ist  ieben  dcr 
Icbenden  und  auch  liht  der  liht.  Alzo  en  ist  ez  niht  umb  di  person,  wan 
si  sint  niht  person  aller  ding,  alzo  daz  wesen  aller  ding  wesen  ist.  Dez  en  35 
vcrmak  dcr  vater  niht  niemandes  person  ze  siner  sclbes  person.  Er  gebar 

2  di  meist  werlt. 


-     i6    - 

an  dcr  pcrson  uz  sincr  pcrson,  niln  aiiz  dem  wcscn.  mer  mit  dem  wcscn 
in  daz  wcsen.  Alzo  hat  daz  wcscn  der  wcscn  dcu  wcscnhcit  der  vcterlichcit 
durchviozsen  gewaldig  cincn  zc  machcn.  cincn  zc  gcbcrnnc  giich  im 
sclber.  Alzo  ist  geofFcnbart  daz  wcsen  von  dem  auzgang  der  person.  Daz 
s  ist  di  vermuglichet  dcr  pcrson  :  ze  offenbarn  daz  wcscn,  daz  sich  von 
im  sclber  niht  gcoffcnbarn  mak,  wan  es  wider  gibt  noch  gcbirt.  Di  vcr- 
miigentheit  dez  wescns  ist  sein  liohst  vermugenthcit,  mer  cz  ist  auch 
offenbar  im  sclber.  Di  person  bechennen  und  begriffcn  gcntzlichcn  daz 
wcsen . 

lo  Nu  ist  frag  undcr  den  meistern,  ob  di  person  bechennen  und  be- 

griffcn ze  grund  daz  wcsen  mit  dem  wcscn  und  niht  mit  den  pcrson. 
Wan  wcscn  wirt  von  niht  begriffcn  dan  mit  wcscn  :  hie  von  sint  di 
person  gotes  got.  Mer  daz  ist  auch  alzo  clein.  daz  si  begriffcn  hat,  alz 
cin  tropf  wazsers  wider  dem  mir.  Doch  do  icht  gotes  ist,  daz  ist  got  alzc- 

i5  mal;  mer  daz  inblibcndc  gut,  daz  ir  cwiclichcn  bliben  sol,  daz  ist  daz 
versplcndet  niht,  tut  si  vcrsenchen  von  ir  selb. 

Nu  mach  man  fragen  :  war  um  ist  niht  cin  pcrson,  alz  ein  wcsen  ist? 
Daz  mùgt  ir  mcrken  an  allcn  dingen,  di  da  sint:  di  sint  niht  von  ir 
sclber,  mer  si  sint  gesachet  von  einer  sach,  di  irs  selbes  ist,  daz  ist  dcr 

20  vater  ;  und  aller  ding  bilde  in  im  hat,  daz  ist  der  sun  ;  minne  ze  dem 
selben  bilden  daz  ist  der  hciligcist.  Hier  um  enhet  der  (26 a)  bild 
cwiclichcn  aller  ding  in  dem  vater  niht  geswebet,  so  en  moht  dcr  vater 
niht  geborn  haben.  Ditz  ist  gcsprochcn  von  dcr  gesachten  mugentheit 
dez  vaters.   Hier  um  must  nu  mer  person  sein  dan  ein,  wan  an  dem 

1.5  ewigen  auzfluzze  von  dem  vater  sein  uzgcflozzcn  aile  dinch,  und  niht 
an  in  selbar.  Also  ist  der  ewig  usfiuz  ein  sache  aller  dinge  an  der  cwichcit  : 
ab^r  an  der  zeit  sint  si  von  niht  geschaffen  :  da  von  sint  si  crcatur.  Aber 
in  dem  ewig  uzfluz.  in  dem  si  uzgcflozzcn  sind  sunder  sich  sclber,  da  sint 
si  got  mit  got.  Dar  uf  spricht  sanctus  Dionisius,  daz  di  crst  sach  sachet 

3o  aile  ding  nach  dem  glichnùz  ir  selbs. 

Nu  m;rcht  underscheid  dez  uzfluz  in  dcr  cwichcit  und  in  dcrzit! 
Was  ist  ein  uzfluz  ?  daz  ist  ein  bcheglichcit  seines  willen  mit  eim  lihten 
underscheid.  Alzo  sei  wir  uzgegangen  in  der  zeit  in  der  behagenung  siner 
minnc.  D;r  ewig  uzHuz  ist  ein  offenbarung  sein  selbs  im  selber  :  alzo 

35  fleuzzct  di  offcnwarung  in  cin  bloz  bechennen  sain  selbs.  Da  ist  be- 
chennen daz  selb,  daz  da  bêchant  ist.  Ditz  ist  der  ewig  uzfluz,  dez  nie  ein 
zaher  auzquam  in  verm^ngunge  aller  creatur.  Ditz  ist  der  sun.  Von  dem 
vater  eincm  zitlichen  uzfleuzet  aile  ding  uz  mit  mazsenj,,  awer  in  dem 

2  daz  vvesen  der  wescnheit.  —  2,S  ^cborclu  haben.  —  it)  \n  verinengiiuge. 


I 


15 


ewigen  fluz  sint  si  sunder  mazze  bilden.  Also  ist  der  fluz  verflozsen  in 
sich  selbcr.  Dar  ut' sprichi  sanctus  Dionisius:  (îot  der  ist  brunnc.  der  in 
sich  selbcr  ist  verflozsen.  Der  vatcr  ist  ein  sach  dez  siins,  daz  ist  an  siner 
ewigen  geberiinge  ;  der  vater  und  der  sun,  uz  dem  der  iieiligcist  geflozsen 
ist,  (geflozsen)  daz  ist  ein  ewige  eingizzung. 

pja,  nu  moht  man  fragen,  wie  ez  sei  um  di  veterlicheit,  weder  si  sei 
ursprunlicheit  des  wesens  oder  daz  wesen  ursprunlicheit  si  der  veter- 
licheit. Nu  verstet  mit  eim  erleuchteten  geist,  daz  daz  wesen  nocii  en 
minnet  noch  en  gebirt  niht.  W'cr  das  wesen  ursprinlicheit  des  vatcrs. 
so  wer  daz  wesen  berende  :  alzo  en  ist  ez  niht.  Wer  aber  die  veterlicheit 
ursprinlicheit  des  wesens,  so  wer  daz  wesen  nemend  :  also  ist  ez  auch 
niht.  Da(z)  daz  wesen  in  im  bioz  hat  sich  selben,  al  da  ist  ez  niht  dan 
bloz  wesen  :  mer  di  natur  dez  wesens,  di  selber  doch  daz  wesen  ist,  di(ch) 
naturet  in  di  genaturten  natur  di  verborgenheit  ir  selbes  natur.  Di 
verborgenheit  ist  niht  von  dem  niht,  von  dem  niht  ist  sie  ein,  von 
dem  einen  ist  sie  al,  von  dem  al  ist  si  aimai,  llir  umb  ist  sie  niht  nihtes 
niht,  hir  um  ist  si  ein  einik  ain  und  ist  auch  aimai. 

Ditz  ist  di  ursprinlicheit  des  vaters,  und  der  vater  ist  ursprinlicheit 
des  suns,  und  si  beid  sint  ursprinlicheit  irs  geistez,  di  ein  natur  mit  in 
beiden  ist. 

Eia,  bold  der  geist,  der  da  gemein  ist,  von  im  selber  in  daz  rich  bloz 
bechennen,  daz  doch  unbechant  ist  den,  di  niht  bloz  sint  irs  wesens  ! 
Wen  di  bloz  sel  mit  irm  verstantnùz  iht  gotez  enpheht,  so  bêchent  si  sich 
selber.  Swen  si  bêchent,  wi  si  ze  im  gehoret  und  wie  si  bcid  in  einung 
sein,  und  moht  si  den  von  der  swer  irs  lichnams,  si  bleib  stetlichen  da. 
Daz  hoh  bechennen,  daz  di  sel  hat  von  der  verborgen  unbechantheit,  daz 
ist,  daz  Job  spricht  :  Di  gruntlicheit  des  mugenliches  geistes  chomet  (er) 
und  runt  ze  den  orn  der  man.  Waz  meint  er  mit  der  gruntlicheit?  Daz 
ist  di  sorchjsamicheit  in  disem  bechennen,  von  dem  hie  gesprochen  ist, 
die  ofTenwarung  der  blozsen  verborgen  wohrhcit.  Daz  runen  ist  di  ver- 
llozsen  einung,  da  daz  bechantnuz  und  der  (26  ^)  bechcnner  ein  sint. 
W'an  di  bechantnuz  ist  manigen  leuten  unbechant. 

Nr.  20. 
Fol.  26  h.     Doinine.  in  dicione  tua  cuncta  sunt.  Sievers  413. 

Nr.  21. 
Fol.  27.     W'ir  schullen  ewiclich  also  arm  sin.     Pfeiller  532,.,^.  3; 

8  ork'uclitcntom  i;eist.  —  2S  niim.  —  2.S  rumen. 


3o 


-    i8    - 

Nr.  22. 
Fol.  28.     Justi  in  perpetuum  vivent.     Pfciirer  189. 

Nr.  23. 

Ein  won  ist  in   dcm   ewangciio.  daz  spriclit  aiso  :    Icli  sent  cuch 
5   meinen  engel.     Pfeifl'er  161. 

Nr.  24. 

Fol.  29''.     «  In  dem  anbegin  waz  daz  wort,  und  daz  wort  waz  hci 
got,  und  got  waz  daz  wort  ». 

S.  Augustinus  (spricht)  der  wedeutet  ditz  wort,  daz  es  svvcr  ze  vcr- 

■"  nemen  sei.  Wer  es  niht  vcrsten  chan,  der  sol  wissen,  daz  es  schuld  ist 
seines  ungeùbten  sinnen  in  dem  liht  und  in  der  gnad.  Der  ditz  niht 
verstet,  der  bit  got,  daz  er  iniz  ze  versten  geb.  Der  hie  von  screibet,  der 
screibet  es  niht  dar  um,  daz  man  hie  von  singen  soit,  alain  man  doch 
wenik  hie  von  sprechen  mocht,  wan  es  ist  veste  allen   m^nschen.  «  In 

'^  dem  anbegin  waz  daz  wort  »,  daz  ist  daz  der  sun  gaborn  ist  von  dem 
vater  :  «  und  daz  wort  waz  bei  got  »,  daz  ist,  daz  di  person  des  suns  waz 
ewiclich  bei  der  person  des  vaters.  «  Und  got  waz  daz  wort  »,  daz  ist,  daz 
der  sun  daz  selb  ist,  daz  der  vater  ist  an  dem  wesen. 

Nu  merchet  mit  fleiz  und  mit  einem  auferhaben  geist  !  Ditz  wort  waz 

2"  ein  anbegin,  ein  ersticheit,  alein  man  dar  an  chein  ersticheit  gesetzen 
mùg,  daz  ist  ze  vernemen  von  der  person,  dar  en  ist  chein  e  dan  di 
ander.  Da  von  heizet  es  ein  ersticheit,  wan  es  chein  anbegin  hat.  Wan 
aile  ding  habent  an  im  anvank,  vor  im  niht  en  ist,  und  er  e  ist  dan  iht. 
und  auch  man  anders  niht  lebsn  mak,  wan  aile  ding  weisent  ze  der  ersten 

=^5  sach,  von  der  si  geschaft'en  sint.  Da  b^darf  niht  die  ersticheit  der 
andern  alz  di  ander  der  ersticheit;  da  beweiset  di  ander,  daz  si  der 
ersticheit  niht  gelaugen  mak.  Dar  uf  spricht  s.  Augustinus  von  allen 
creaturen,  daz  si  daz  angeng  niht  en  sein.  Ditz  ist  gesprochen  von 
dem  angeng,  dar  ab  spricht  sanctus  Johannes. 

3"  Nu  merket,  waz  badeutet  daz,  daz  wort  in  im  ;  daz  bedeutet  als  vil, 

alz  da  chein  underscheid  niht  en  ist,  alz  auch  en  ist  sic  !  .  Wan  daz  wort 
hat  ewiclich  geswebet  in  dem  begin  an  underscheid  des  wesins.  Dar  ut 
spricht  sanctus  Dyonisius:  Got  ist  in  sich  selb^n  verflozzen.  Daz  wort  bei 
waz  es  ist  in  niht  ist  leiplich  no;h  materielich,  dar  um  ist  es  unverstent- 

35   lich  allen  creaturen.  War  um  spricht  er  :  «  daz  wort  waz  »  ?  da  meinet  er, 

24  niht  lobcn  mak.  —  20  F,s   handelt   sich   liier    wohl    uin    eine   misverstandene 
Deutung  der  Wôrtclicn  «  in  »  und  «  bei  ». 


—     19    — 

daz  es  anders  niht  wcr  don  cin  lauter  vcstantnùz.  W'as  man  aiidcrs  davon 
spricht,  daz  ist  ditz  wort  niht,  wan  es  ist  ein  verstantnùz,  daz  sich  selben 
verstet.  Alzo  spricht  daz  dem  vatcr,  wan  im  ist  offenbar,  daz  er  ist.  Dar  iif 
spricht  s.  AugListinus  :  Alz  cin  meistcr.  der  aile  chunst  in  im  het.  der  niht 
auzzer  im  suchet.  sunder  einen  iungern  het,  in  deii  er  gûzz  aile  sein  5 
chùnst,  so  oit'enbar  der  iunger  seinen  meister.  Alzo  hat  der  vater  in 
seinen  sun  gegozsen  ailes  daz  er  ist  ;  alzo  ist  der  vater  geotTenbart  an 
seinen  sun,  wan  es  uzbracht  hat  an  der  ewigen  gebùrt  di  naturen  und 
daz  selb  wesen,  daz  der  vater  ist,  und  er  doch  ein  ander  ist  an  der  person. 
Wan  waz  die  gotheit  aufheltet,  daz  heldet  auch  di  menscheit  mit  ir  uf,  m 
di  ditz  wort  an  sich  genumen  hat.  Waz  man  anders  gesprichet,  es  S2i 
vveisheit  oder  der  schein  oder  ein  pild,  daz  ist  es  ailes  ze  clein  gesprochen. 
Wie  daz  sei.  daz  er  di  natur  und  daz  selb  wesen  sei  und  doch  ein  ander 
person,  daz  ist  ob  virsten  allen  menschen. 

Nu  mocht  man  sprechen  :  Was  nùzzes  ist  den  dar  an  ?  Der  es  relit    i.s 
merken  wil,  so  hat  di  sel  ein  glichnùz  des  selben  gotes  und  daz  leit  an 
den  obersten  creften.  Di  erst  craft  wurchet  sich  uz  und  hôrt  und  vernimt 
(30=")  und  zeuht  in  sich  aile  leipliche  dinge  geistlich. 

Di  ander  craft  di  schauwet  es  an  und  machet  es  ir  glich  und  treit  es 
uf  die  ersten  sach.  Di  drit  craft,  an  der  si  volchomen  glicheit  het  des  ersten    20 
wesen  s  ;  alz  daz  wesen  in  im  selben  ist  sein  virsten,  alzo  ist  in  der  sel  ein 
ursprunk,  an  dem  si  aile   worheit   versteht.   Dar  uf  spricht  ein  hoher 
meister:  Swer  di  worheit  versten  schol,  der  sol  si  niht  versten,  alzo  alz 
si  worheit  ist,  alein  er  sol  si  auch  in  einer  warheit  versten.  Ez  ist  gewiz, 
daz  der  ursprunch  der  ersten  worheit  in  uns  ist  beschenlich.  Swen  der   25 
geist  dar  ze  chumt,  daz  er  ubernement  wirt  von  der  anschauung  geistlicher 
pild  in  daz  ungepiltes  wjsen  der  ersticheit,  da  kùmt  der  geist  wider  in 
den  ursprunch  der  ersten  sach.  Da  von  spricht  der  prophet  :  Wer  da 
chumen  wil  auf  den  berk  der  hohe  des  wesens  von  geist,  der  schol  sunder 
sunde  sein  und  sol  gescheidcn  sein  von  allen  leiplichen  dingen  und  schol    3o 
ûber  gen  aile  di  creft  der  sel.  Wan  di  oberst  craft  da  sol  er  in  wonen,  in 
der  wirt  er  gefuget  in  daz  erst  wesen. 


Nr.  25. 

Fol.  3o.     Man  liset  in  dem  ewangelio  von  einer  witewen  sun  usw. 
Pfeififer  253.   '  35 

Nr.  26. 

Fol.  3i.     Maria  Magdalena  saz  zu  fùzen  uns;rs  herren  und  hort  s:in 
wort.  Sicvers  25  1 . 


—      ÎO      — 

Nr.  27. 

Fol.  3i  i'.     Circumfulsit  Pauliim  lux.    Sanct  Paulus  umviench  ein 

liht  und  slug  in  nidcr,  da  hort  cr  cin  stim,  di  sprach  :  Saule,  Saule,  war 

um  echtest  du  mich  ?  Do  sprach  er  :  Herrc,  waz  vvil  du,  daz  ich  tun  ? 

5  P>  wart  gezuchet  in  den  dritten  himel.  Der  zuk  ist  aiz  \il  alz  daz  er 

uber  di  natur  ist  oder  gezogen  uber  die  dinch.  di  naturlichen  sint,  und  vil 

alzo  von  seiner  natur.  Damescenus  der  sprichet  :   Der  mensch  ist  ein  pild 

gotes,  dar  um  ist  im  zimlich,  daz  er  got  bechenne,  und  doch  niht  mit 

(32  ^)  natur.  Ez  geschiecht,  ob  ir  mir  gelauben  seit,  uber  di  natur. 

,0  Wie  bêchant  cr  ?  Wart  er  entzuckt  in  den  dritten  himel,  in  dcn 

himel.  da  got  ist.  niht  da  im  bevveiset  vvurd  ein  form  ?  Ein  heilig  spricht  : 

Cjot  ist  ein   liht.    da   niht   zeganges   ist.    Sanctus   Augustinus  spricht: 

Der  Sun  von  dem  vater  alz  liht  \on  liht.  Wan  got  ist  ein  unbegriffen- 

lich  liht,  es  ist  so  uberswenk,  daz  man  in  mit  verstantnùz  niht  begriffen 

,5    mak,  wan  er  ist  ein  liht  uber  natur.  Daz  liht  ist  niht  ein  glichnùz,  daz 

man  seht  mit  glichnùz.  Dar  um  enbleib  er  da  niht.  Diiz  liht  ist  zweierlei  : 

eines  ist  formlich  liht.  daz  im  beleib  in  der  bechantnùz  ;  daz  ander  beleib 

im  niht  in  der  bechantnùz.  Di  weil  er  enzucket  waz,  do  het  er  glauben 

noch  geding.  Er  bêchant  sunder  bild,  an  mittel  got  in  seinem  wesen,  alz 

20   er  ist. 

Nu  ist  ein  frag,  ob  Saulus  tôt  waz  oder  lebend.  Nu  spricht  er  selb  : 
Ich  weis  einen  mensch  in  Cristo,  der  wart  enzuckt  in  den  dritten  himel. 
weder  ez  wer  in  dem  leib  oder  niht,  des  weis  ich  nicht,  mer  got  der  weis 
es  Nvol.  Sanctus  .augustinus  spricht  :  Dez  en  sol  sich  nieman  annemen, 
25  daz  er  daz  sprech,  wan  er  ez  selben  niht  en  sprach.  Er  sach  an  pild.  niht 
anders  den  mit  im  selben.  Im  beleib  chein  craft,  die  sinlichwaz;  im 
heleih  niht  craft  dan  verstantnùz.  Swaz  leben  gibt,  des  waz  niht  in  Saulo, 
mer  im  beleib  vil  minner  den  einem,  der  da  sletfet,  daz  hat  doch  bild  in 
dem  traum. 
3o  Nu  ist  ein  frag,  wie  vil  er  bêchant  got.  Er  bêchant  got,  alz  er  waz, 

und  beleib  niht,  alz  er  bêchant,  es  wurd  gedruckt  etlich  bild  in  in.  Dar 
um  beleib  er  niht  selich  alz  di  heiligen.  Im  geschach  alz  einem  menschen, 
daz  von  sehen  rot  wirt  :  so  daz  abgat,  so  ist  es  aber  pleich.   .\ber  di 
heiligen  di  sint  stct  rot  alz  ein  mensch,  daz  von  natur  rot  ist. 
S5  Ein  lerer  spricht:  Ein  mensch  môcht  alz  groz  gir  haben,  er  wùrd 

erzucket,  daz  er  went,  daz  er  enzucket  wer  und  doch  niht  wer  enzucket. 
mer  cr  chumt  wol  in  ein  vcrgezzen  sein  selbs.  Ein  volchomen  sache  ist 
unser  begerung  nicht,  mer  alcin  daz  verstantnùz  wart  enzucht. 

Do  Cristus  stund  an  dem  creutz,  do  sach  sein  sel  got  an.  alz  si  hent 


I 


—      21       — 

dises  tages  tut.  awcr  di  glori  mocht  niclit  iizfliiz  haben  in  den  leip,  er 
wcT  anders  untôtlicli  f,'c\vcsen.  Wan  cr  chcin  lielf  het  \on  der  sel,  so  waz 
sein  pein  grozzer  den  ie  cheines  nicaschen.  Alzo  waz  es  um  sand  Paulo  : 
wer  den  nidern  creften  iclit  worden  des  ziickes,  so  wer  er  iinleidlich 
i,'e\vest,  und  da  von  waz  cr  wurcliend.  5 

liz  ist  daz  bestc,  daz  man  mit  der  gnad  besletij;  daz  hertze.   Nilit  isl 
iioiier  dan  gnad.   Volchomenheit  eines  dintjes  leit  an  dem   cnt,  spriclit 
der  wcis  man.  Der  mcnsch  chùmi  nimmer  zu  dem  besten,  er  begrifsein 
ende.  Allez  daz  ist  mak  in  nicht  begrillen  von   naturlicher  art.   Dar  um 
wan  so  cr  uberswenket,  so  ist  unmuglich,  daz  di  sel  got  begriffen  mug,  si    m 
enwcrd  geruchet  uber  natur,  daz  ist  gnad.   Gnad  ist  ein  anvanch.  Daz 
minneste,  daz  gnad  heizset,  vvurchet  mer  (32  *>)  dan  aller  creatur  natur. 
Gnad  di   zeuhet  natur  in   got.    Daz  minnest   wcrch  daz  gnad   wurchet. 
ist  uberswenkcr  dan  ailes  daz  creatur  wurchet.  Mit  der  minsten  gnad  wird 
creatur  gezogen  uber  ail  engel  natur  sunder  gnad.   Daz  minst,  daz  gnad    ,5 
i.st,  daz  ist  edler  und  hoher  dan  allez  daz  creaturen  gewurchen  mugen. 
Der  minst  mensch   mit  der  gnad   ist  pezzer  dan  aile  menschen  sunder 
gnad.  Gnaden   werch   ist  ob  aller  creaturen   wcrch.   Got  wurchet  einen 
iglichen  in  gnad.   In  gnad  zeuhet  got  den  geist  uber  sich  selben.  Aller 
naturen  werch  ist  gemezsen,   gotez  werch    in  gnad   ist  ungemezsen.  Da   20 
got  bleibet  in  der  sel,  und  ruet  di  stl,  da  wurchet  er  in  gnad.  .Mz  gnaden 
inchomen,  so  zeuhet  er  di  sel  uber  sich  selben.  Darum  spricht  er  :   Ez  ist 
daz  beste,  daz  man  mit  der  gnad  bestetiget  daz  hertze.  Swaz  nicht  stet  ist, 
daz  fleuzet.  Gnad  wurchet  nach  gotlicher  natur.  Gnad  ist  nindert  wan  in 
wcsentheit  der  sel,   nicht  in  dem   hertzen,   wan  ez  ist  leiplich  ;  und   er]    25 
sprichet  doch  :  Es  ist  daz  beste,  daz  man  mit  der  gnad  bestetig  daz  hertze. 
Gnad  ist  nindert  den  in  dem  grund  der  sel,  da  si  gezogen  wirt  in  daz 
uberwesen.  Daz  hertze  lebet  von  der  sel,  alzo  ist  gnad  in  dem  hertzen. 
Awer  eigenlich  so  ist  gnad  alein  in  dem  wcsen  der  sel.  Daz  hertze  hat  di 
art,   daz'cz  nimmer  enpheht,  den  so  es  stirbet.   Ich   sprich  :    Ez  mag  30 
cheinen  wctag  leiden  an  tod,  und  man  sprichet  doch  :   mir  ist  an  dem 
hertzen  we.  Ez  ist  niht  an  dem  hertzen,  ez  i.st  um  daz  hertze.  Daz  hertze 
ist  aile  weg  wurchend  und  wird  doch  nimmer  mud. 

Daz  wir  mit  der  gnad  bestetiget  werden,  dez  helf  uns  etc. 

Nr.  28. 
Eol.  32''.     Jésus  hiez  sein  iungern  uf'gen  in  ein  schetflein  und  liiz 
si  varn  uber  di  wùt.   Wie  heizet  daz  mer  ein  wut  ?  Daz  es  wùtet  und 
unrubik  ist.   Er  hiez  sein   iungern   ufgan.   Wer  daz  vvort  horen  wil  und 
1  2  daz  inneste. 


—       22       — 

Cristi  iungern  wcsen  wil,  der  muz  aufj,'en  iind  sein  verniinft  crlieben 
liber  leipleich  dinge  und  muz  varn  uber  di  wùt  der  unsteticheit  der 
zergenclicher  ding.  Alzo  lang  alz  da  iht  ist  wandelwertichcit,  ez  sei  chun- 
diclieit  oder  zorn  oder  trauricheit,  daz  wedekt  di  vernunft,  daz  si  daz  worl 
5  nicht  gehoren  mack.  Kin  meister  spriclit  :  Wer  naturlich  dink  verstan 
schol  und  auch  materieiich  dinch,  er  muz  enbiozen  sein  verstantnùz  von 
allen  andern  dingen.  Icii  han  ez  auch  mer  gesprociicn  :  alz  di  sun  irn 
schein  uzgeuzet  ut"  di  leipiichen  ding,  waz  si  den  begriffen  mak,  daz 
macht  si  clein  und  zeuht  ez  auf  mit  ir  macht.  Der  schein  der  sun,  da  er 

,o  auf  geflozsen  ist,  wen  er  ez  aufzcuhet  in  den  luft  und  ez  den  groz  ist  an 
im  selber  und  warm  von  der  sun,  wan  ez  den  aufclimmet  ze  der  chelten, 
so  findet  ez  ein  widersiak  von  der  ciielten  und  wird  hcrnider  geslagen 
und  wird  zu  regen  ode  ze  sne.  Alzo  ist  der  heilig  geist.  Er  herhebet  di  sel 
aut    (33  ^)   und  derhebet  si  und  zeuht  si  auf,  und  wer  si  bercit,  ez  zug 

,5  si  in  den  grunt,  da  er  auz  geflozsen  ist.  Alzo  tut  der  heilig  geist  :  liz  man 
in  in  der  sel,  so  climmet  si  auf:  alz  der  heilig  geist  abvellet  von  der  sel, 
so  sinket  si  nider.  W'an  waz  von  der  erden  ist,  daz  sinket;  fiir  und  waz 
von  feuwer  ist,  daz  wirt  aufwertes  gezogen.  Dar  um  muz  der  mensch 
under  di   fùz  getreten   han   aile  dinch  di   irdisch   sint  und  ailes  daz  ditz 

2o  verstantnùz  bedeken  mak,  daz  da  nicht  beleib  dan  alein.  daz  dem  ver- 
stantnùzz  glich  ist.  Wurchet  si  noch  in  verstantnùz,  so  ist  si  dem  glich. 
Di  sel,  di  alzo  aile  dinch  uberchumen  hat,  di  herhebet  der  geist  und 
underhebet  si  mit  im  in  den  grunt,  da  es  uz  geflozzen  ist.  Ja,  er  hcbetj 
si  in  ir  ewig  pild,  da  si  uz  geflozzen  ist,  in  daz  pild,  da  ir  aile  dinch  al 

,5    einik  sint,  in  di  weit  und  in  di  tietf,  da  aile  dinch  wider  in  endent.  Der 

hie  ze  kumen  wil,  der  muz  aile  dinch  under  di  fùz  getreten  han,  di  den  un- 

glich  sint,  und  daz  wort  hôren  wil  und  Jhesus  junger  wesen  wil  dez  heiles. 

Nu  mercht  !  Sanctus  Paulus  spricht  :   Alz  wir  mit  dem  enplôzten 

antlùze  anschauwen   den  glantz  und  die  clarheit  gotz,  so  werden  wir 

3o  wider  gepildet  und  ingepildet  in  gepild,  alz  da  sich  di  gotheitgab  in  unser 
frauwen  vernunft  alzemal,  wan  si  bloz  und  lautcr  waz,  do  si  got  in  sich 
enpfinch.  Von  der  ùberfùlle  der  gotheit  prach  ez  uz  und  floz  ûber  in  den 
leip  unser  frauwen  und  wart  gepildet  ein  liht  von  dem  heiligen  geist  in 
unser  frauwen  leip.  l'nd  het  si  di  gotheit  nicht  getragen  in  unser  frauwen 

35  leip  in  vernunft,  si  en  het  in  nie  enpfangen  leiplich.  Ein  meister  sprichet, 
daz  es  ein  sunderlich  gnad  ist  und  ein  groz  gab,  daz  man  mit  der  veder  des 
verstantnùz  ufflig  und  erhcb  sich  vernunfticlich  gegen  got  und  werd 
ubergefuget  von  clarheit  mit  clarheit.    Di  vernunft  der  sel  daz  ist  daz 

38  und  weder  ubergefuget. 


23 


liochste  dcr  sel.  AIz  si  f,'esterket  isl  in  got,  so  wirt  si  gefuret  von  dem 
heilif,'en  geist  in  daz  pild  und  dar  gceinigct.  IJnd  mit  dem  pild  iind  mit 
dem  hciligen  geist  wirt  si  durch  gefurct  imd  ingefuret  in  den  grunt,  da  der 
sun  in  gepildet  ist.  Da  so!  di  sel  in  gcpildct  werden,  di  da  aizo  ingevurt 
ist  und  imdcrfiozzcn  und  ingefîozzen  got  ist.  Der  sint  aile  creatur  under-  5 
tenik  alz  sant  Peter:  diweil  sein  gcdank  einvalticlich  underfiozsen  und 
eingeflozsen  got  waz,  do  sloz  sich  daz  mer  zesam  under  sein  fùzz,  da  cr 
ut"  dem  wazzer  gink  :  zchant  do  er  den  gedanch  dor  ab  chert,  do  sank  er. 

Ez  ist  wol  ein  groz  gab,  daz  die  sel  alzo  eingefûrt  wirt  von  dem 
heiligen  geist,  wan  alz  der  sun  geheizzen  ist  ein  gab,  alzo  geheizet  in  di    ,0 
geschrift. 

Ich  han  auch  mer  gesprochen  :  Min  minnet  got  als  er  gut  ist.  En  wer 
er  got  nicht  gut  ,  so  minnet  di  min]  sein  nicht  und  nem  sein  nicht  ze  got. 
Cjùt  an  minne  en  het  si  nicht.  Vernunft  der  sel  minnet  got  alz  er  ein  lauter 
wcsen,  ist  ein  uberswebendes  besen.  Wan  wesen  und  gût  und  worheit  ,5 
sint  gtich  preit  und  alz  verre  wesen  ist,  so  ist  ez  gut  und  ist  war.  Nu 
nim  gùt  und  ieg  si  auf  wesen  ;  daz  bedekt  wesen  und  macht  im  ein 
hùt.  wan  es  zugeleget  ist;  (33'')  so  nemen  si  in  auch  alz  er  worheit 
ist.  Ist  wesen  worheit?  Ja,  wan  worheit  bestet  an  wesen,  wan  er  sprach 
zeMoyse:  Der  da  ist,  der  hat  mich  gesant.  Sanctus  Augustinus  spricht  :  ^o 
Di  worheit  ist  der  sun  in  dem  vater;  wan  worheit  bestet  an  wesen.  Ist 
wcsen  worheit  ?  Der  des  manigcn  meister  frcget,  er  sprech  :  ia  !  Der  mich 
selb  gefraget  het,  ich  het  gesprochen  :  ia  !  wan  worheit  ist  auch  zegeleit. 
Nu  nement  si  in  alz  er  ein  ist,  wan  ein  daz  ist  eigenlicher  ein  dan  daz  da 
eint.  Da  al  ander  ab  geleit,  mer  doch  daz  selb  daz  da  abgeleit  ist,  daz  selb 
daz  ist  zugeleit,  in  dem  daz  es  andert. 

Und  ister  noch  gùt  noch  wesen  noch  worheit  noch  ein,  waz  ist  er  dan  ? 
Er  ist  auch  nicht,  er  ist  wedcr  dicz  noch  daz.  (jedenchst  du  noch  icht  der, 
daz  en  ist  er  nicht.  Wa  sol  den  di  sel  nemen  worheit?  Vindet  si  da  nicht 
worheit,  vda  si  in  gepildet  wirt  in  ein  einicheit,  in  di  crsten  lauterheit,  in 
den  indruk  der  lauter  wesenlicheit  ?  (vindet  si  nicht  worheit).  Nein,  si  en 
vindet  chein  grifFeiner  worheit,  mer  do  chomet  worheit  nach,  da  chumet 
worheit  ab.  Sanctus  Paulus  (spricht)  wart  gezucket  in  den  dritten  himel. 
Welties  di  himel  sein,  daz  merket  :  der  ein  ist  obsein  aller  leiplicheit, 
der  ander  ein  enfremden  aller  pildicheit,  der  dritt  ein  ploz  versten  an  35 
mittel  in  got.  Nu  ist  ein  frag,  ob  man  sanctum  Paulum  het  gerûcht  in 
der  zit,  do  er  enzuchet  waz,  ob  er  sein  het  enphunden.  Ich  sprich  :  ia, 
do  er  beslozzen  was  in  den  slozzen  der  gotheit,  het  man  in  gerùrt  mit 


25 


3o 


35  ein  enlreuden.  —  aller  mittel. 


einer  nadeispicz.  er  wer  sein  j^cwar  worden.  W'an  sanctus  Aiigutinus 
spricht  in  dem  puch  \oii  der  sel  und  von  dem  gcist  :  Di  sel  ist  ge- 
schaften  alz  aut  ein  ort  zwizen  zit  und  cwiclicit;  mit  den  niderstcn 
sinncn  nach  der  zil  ubet  si  zitlicli  ding,  nacli  der  oherslen  craUt  begrillet 
5  und  enphindet  si  an  zit  ewij,'  dinj;.  Darum  spricht  er,  iiet  man  geruret 
sanci  Paul  mit  einer  nadeispicz  in  der  zit  seiner  enzuckung,  er  wer  sein 
gcwor  worden,  wan  sein  sel  beleib  in  seinem  leib,  alz  di  form  an  ir 
materie.  lind  alz  di  sun  erleuchct  den  luft,  und  der  luft  di  crden,  alzo 
enphink  sein  geist  lauter  liht  von  £,'ot  und   di    sel  von  dem  geist  und  der 

,o    leip  von  der  sel.  Alzo  ist  otlenbar,  wie  sanct  Paul  wart  cnzuckt  und  auch 

beleib.  Er  waz  enzukt  noch  der  f,'eistlichcit.  er  beleib  noch  der  selicheit. 

Di  ander  frag  ist,  ob  sant  Paul   verstund  an  zeit  oder  in  zit.    Ich 

sprich  :  Kr  verstund  an  wan,  er  verstund  an  zit:  wan  er  verstund  nicht 

von  den  engeln,  di  in  der  zeit  geschatten  sint.  sunder  er  verstunt  \on  got, 

,5   der  da  waz  vor  der  zit,  den  nie  zit  begreif. 

Di  dritt  frag  ist,  weder  er  in  got  verstund  oder  got  in  im.  Ich  sprich  : 
Got  verstund  in  im,  und  er  alz  nicht  in  got.  Nenict  ein  glichnùz  :  di  sun 
schinet  durch  daz  glaz,  daz  wazzer  von  der  rosen  chumt  mit  clukheit  der 
materie  des  glazes  von  der  berlichen  craft  der  sonne  :  alzo  birl  di  sun  in 

20  dem  glaz  und  nicht  daz  glaz  in  der  sun.  Alzo  waz  ez  um  sanctum 
Paulum  :  do  di  clar  sun  der  gotheit  sein  sel  durchschein,  do  wart  uzge- 
drungen  von  der  heiligen  rosen  suzzes  geistes  des  minneclichen  gotlichcs 
(34'')  underscheides  fluz,  von  dem  der  prophet  sprichct  :  Der  sturm 
des  fluzzes  erfreuwet  nie  mein  stat,  daz  ist  mein  sel.    l'nd  daz  geschah 

25  im  doch  von  clarheit  seiner  sel,  di  durchdrang  di  minne  von  berungder 
gotheit.  Di  gemeinschaft  des  leibs  irret,  daz  dein  sel  nicht  alz  lauter 
versten  mak  alz  der  engel,  awer  alz  vil  alz  man  bechennet  an  materlich 
ding,  alz  vil  ist  man  cngelisch.  Di  sel  erchennet  von  auzzen,  got  verstet 
in  im  selben  durch  sich  selber,  wan  er  ist  ein  ursprunch  aller  ding. 

Nr.  29. 

Fol.  34''.     Jésus  sprach    zu  seinen  jungern  :    Selich  sint  di  augen, 
di  sehent,  daz   ir  sehet.    Tractât  von   der   wirkenden    und    moglichen 
35   Vernunft  (Sitzungsberichtc  der  k.  Akademie,  phil.-hist.  Classe.  Mûnchcn 
1871,  S.  170.  Preger  II  146  fl"). 

-Nr.  3o. 
Fol.  36^.     Wer  belle  noch  himelrich  nicht  usw.  PfeiH'er  5  16.  u-520,  :;,. 


25      — 


Nr.  3 1 .  i 

Kol.  38  •'.  Meistcr  F^kkan  sprach  :  Diz  wort,  di(ch)  icii  han  fur  gcleit 
in  latcin  di  sint  fjcscrebcn  in  dcni  puch  dcr  weisheit  und  list  man 
si  \on  sanct  Aui,'ustinu,s  und  sprcclien  in  dcLisch  alzo  :  Alz  cin  inorycn- 
stcrnc  enmittcn  in  dcni  ncbel  und  alz  vol  man  in  scincn  tagcn  oder  5 
alz  cin  widerblicken  odcr  cin  widerschcin  dcr  sun  hat  diser  herrc  uz 
i^'cschcin  in  dcni  tenipcl  gotes.  Jch  nim  daz  Ictztc  wort  :  dcn  tempel  gotz. 
W'az  ist  got  oder  waz  ist  gotz  tempel  ?  Vir  und  zwcnzich  meistcr  chomen 
zusam  und  wolten  aile  sprechen.  waz  got  wcr.  Si  chomen  und  iglicher 
pracht  sein  wort,  der  nim  ich  fùnIV.  Kiner  sprach:  Got  ist  etwaz,  gegen  ,, 
dem  aile  zitlich  dinch  und  wandelwer  niht  en  sint.  Der  ander  sprach  : 
tint  ist  etwaz  uber  wesen.  Der  dritt  sprach:  Cîot  ist  ein  vernunfticheit, 
dcr  da  lebt  seins  alleins  bechantnùz. 

Ich  la  di  ersten  und  di  letzten  zwci  und  sprech  \on  dcm  andern.  daz 
got  ist  etwaz  uber  wesen.  W'an  alz  daz  wesen  hat  zeit  oder  stat,  daz  rùrt 
zc  got  nicht,  wan  er  ist  da  oben.  Got  ist  in  den  dingen.  alz  si  wesen 
habent  und  ist  doch  da  obent,  wann  waz  in  vil  dingen  cin  ist,  daz  mùz 
von  not  oben  dcn  dingen  sein.  Daz  selb,  daz  er  ist  in  allen  dingen,  daz  ist 
erauch  oben  dcr  dinge.  Ktlich  meistcr  wollent,  daz  di  sel  aizemal  in  dcm 
herzen  sei.  Dez  ist  nicht  :  di  sel  ist  aizemal  ungeteilet,  in  den  augen  unge- 
teilet,  in  den  fuzen  ungeteilt,  in  cinem  iglichcn  glid  ungetcilt.  Ich  nim 
ein  stuk  der  zeit,  daz  ist  der  tag  heut  noch  der  tag  morgen  :  so  nim  ich 
awer  nu,  daz  nimt  in  sich  aile  zit.  Daz  nu,  da  got  di  werlt  in  macht,  daz 
ist  alz  nahen  dem  tag,  der  gester  waz,  alz  daz  nu,  da  ich  itzunt  inné 
sprich  :  der  iungest  tag  ist  alz  nahen  in  ewicheit  alz  daz  nu,  da  ich  izunt 
inné  sprich. 

Gros  meistcr  sprechen,  got  der  sei  ein  lauter  wesen.  Dez  ist  niht!  got 
ist  ob  dem  wesen  alz  hoh,  alz  dcr  oberst  cngcl  ob  einer  mukken.  Da  niht 
wesen  waz,  da  wurht  (  wart)  got  in  nichtwesen  wesen.  Chlein  meister  lèsent 
in  der  schui,  daz  aller  hande  wesen  sei  in  zehen  weis  geteilt,  di  sprechen 
si  got  aizemal  ab,  der  enrùret  got  chein  noch  verbirt  in  ir  chein.  Di  erst  und 
auch  di  grôbste.  di  wescns  aller  meist  treit.  di  ist  glich  dir,  di  wesens  aller 
mynsj  treit.  wan  si  habent  ein  pild  in  got.  In  got  ist  aller  ding  pild  glich, 
awer  ungelicher  ding  pild.  alz  dcr  engel  und  di  sel  und  di  mukke.  Alz 
ich  gesprochen  han  :  got  der  enist  nicht  wesen,  da  mit  han  ich  im  nicht 
wesen  abgereret,  mer  ich  han  es  im  erhohet.  Nim  ich  cupher  in  dem  gold, 
so  ist    es    da.  awer  in  eincr  hohern  weis,  wen  es  an  im  selber  sei,  und 


i5 


25 


35 


'  Vgl.  l'I'eiller  267. 
Zcilf  1  3  ciUstandeii, 


10  l);c  Zahl  lunl  ist  ollcnbar  durch  cin  jMisvcrstandiiis  von 


—      26      - 

f;ebrichet  docli  cupbers  in  dem  t^old  niclit.  Ein  meister  spricht,  iinddaz  ist 
sanctus  Dionisius  :  (iot  ist  weder  ditz  noch  daz.  VVcr  went,  dcr  got  habc 
bêchant,  bêchant  cr  yc  icht,  daz  istgot  nicht.  Sanctus  Augustinus  spricht  : 
Got  ist  gevvaltig  an  gewalt  und  weis  an  weisheit  und  ist  gùt  an  gut.  Ein 
5  meister  spricht:  Got  ist  etwas,  daz  wurchet  in  ewichcit  ungetaiit  in  im 
selber,  der  nimans  hilf  noch  gezeûg  bedarff,  in  im  seiber  bcicibent  ist, 
nichtes  bedarf  und  sein  aile  aile  ding  bedurfen,  da  aile  ding  in  krigen  alz 
in  ir  letztes  end,  da  end  ist  an  weise  und  entweschet  der  weis  und  got  in 
di  freùd. 

lo  S.  Bernhardus  spricht:    Got  zu  minnen  daz  ist  weis  an  weis.  Ein 

arczt,  der  ein  sichen  gesunt  wil  machen,  der  enhat  nicht  weis,  wie  gesunt 
cr  in  machen  wolle,  er  hat  wol  weis,  wo  mit  er  in  gesunt  machen  wôli,  alz 
gesunt  (28  t")  alz  er  immer  malc,  und  daz  ist  an  weis.  Wie  lip  wir  got  sullen 
haben  ?  alz  lip  alz  wir  immer  mugen,   und  daz  ist  an  weis.  Chein  dink 

,5  wurcht  ob  scincm  wesen.  Daz  feuwer  wurcht  nicht  dan  in  dem  hoitz.  Got 
der  wurcht  ob  dem  wesen  an  der  weise,  da  er  sich  geruren  mak.  Got  ist 
gut,  er  ist  pezzer,  er  ist  aller  peste.  Gut  lebt  an  wesen  und  ist  nicht  breiter 
dan  wesen  ;  wer  nicht  wesen,  so  wer  auch  nicht  gùt;  wesen  ist  noch  lauter 
dan  gùt.  Nu  spricht  unser  herre  :  Ez  ist  nimant  gut,  alein  got  alein.  Den 

20  liiez  wir  ein  guten  menschen,  da  der  ist  nutz  und  gcmcin.  Her  uf  spricht 
ein  heidnisch  meister  :  Elin  einsidel  ist  weder  gùt  noch  boz  in  dem  sin, 
wan  er  nicht  nutz  und  gemein  ist.  Chein  dink  gemeint  sich  von  dem  sein, 
daz  es  sei,  wan  si  von  im  selben  nicht  en  sein.  Daz  selb  daz  si  sein,  daz 
habent  si  von  einer  andern.  Got  ist  daz  aller  gemeinst,  wan  cr  von  im 

25  selber  ist,  daz  er  ist.  In  allen  seinen  gaben  gibt  sich  got  alzemal  got  alz  er 
ist,  der  in  enphahen  mocht,  alz  er  ist.  Di  sel  di  got  mint,  di  mint  in  under 
dem  vcl  der  gùt. 

Noch  sint  ditz  allez  heiden  wort,  di  nicht  bechanten  dan  in  natur- 
lichen  wechantnùz.    Noch  en  chum  wir  nicht  zu  der  heiligen  meister 

3o   wort,  di  da  bechanten  in  vil  hoherm  licht. 

Ich  laz  in  der  schui,  daz  vernunfticheit  wer  edlcr  dan  wil.  Ein  ander 
meister  laz  in  einer  andern  schuI,  daz  wil  sei  edler  dan  vernunfticheit. 
Dez  ist  nicht.  Wil  nimt  di  dinch,  alz  si  in  in  sein,  vernunfticheit  nimt  di 
dinch,  alz  si  in  ir  sein.  Daz  ist  war.  Ein  auge  ist  edler  an  im  selb  dan  ein 

35  aug  gemalt  an  di  want.  Nu  nem  wirs  in  der  sel.  di  hat  auch  ein  irôplein 
der  vernunfticheit,  di  hat  creft,  di  wurchet  in  dem  leib.  Ein  craft,  di  deut 
und  wurchet  mer  in  der  nacht,  dan  in  dem  tag,  da  von  der  mensch  zu 
nimt.  Ein  ander  craft  hat  di  sel^  da  mit  ich  gedench.  Ich  gedench  an  ein 
rosen  in  dem  winder,  so  nicht  rosen  ist.  Mit  der  craft  wurchet  di  sel  in 

40   unwesen  und  volget  got,  der  in  wesen  wurcht. 


—      27      — 

Ein  ander  craft  liât  di  sel  in  den  aiigen,  di  ist  alzo  cleinlich,  daz  si 
di  dinch  nicht  nimt,  alz  si  in  in"  sein,  si  muzen  e  gelautert  wcrden  in 
dcm  luft  und  in  dem  liht.  S.  Jacobus  spricht  :  Aile  groz  volchomcn  gab 
chumt  von  dem  vater  der  liiit.  (Meinen  al  valle  in  verbleichen  me  im  vcr- 
wept'en.)  Nem  wir  got  in  wesen,  so  nem  wir  in  in  seinem  fùrbùrge.  Wesen  5 
ist  gotes  fùrbiirge,  do  er  inn  wont.  Nu,  wo  wonet  got  in  seinem  tempel  ? 
Vernunfticheit  ist  der  tempel  gotz,  da  er  in  wont  und  lieilig  in  scheint. 
Nindert  wont  got  eigcnlicher  dan  in  seinem  tempel  der  vernuntticheit, 
wan  er  da  in  seiner  stilheit  ist  ,  da  ni  nicht  in  gerurt.  Got  in  seins 
aleins  bechantnùz  bechennet  sich  selben  in  im  selben,  alz  der  ander  ,0 
meister  spricht  :  Got  ist  ein  vernunfticheit,  der  da  lebt  in  seins  aleins 
bechantnùz. 

Der  ein  chunch  cleid  in  grab  cleider  an  dem  tag,  alz  er  zu  chunch 
gemachet  wurd,  der  het  in  nicht  wol  gechleit.  Gut  ist  cleid,  da  got  under 
verborgen  ist.  Wen  nicht  gùt  in  got,  ein  wil  wolt  got  nicht.  Ich  bin  ,5 
dar  um  nicht  seljch,  daz  got  gut  ist  ;  ich  pin  auch  dar  um  nicht  selich, 
daz  got  vernunftig  ist  und  ich  daz  bechenne;  ich  sprich  awer,  daz  ver- 
nunfticheit ist  pezzer  dan  der  wil,  wan  vernunfticheit  zeuhet  got  ab  daz 
vel  der  gùt  und  nimt  in  bloz,  da  er  encleidet  ist  von  gut,  von  wesen  und 
von  allen  namen.  Di  vernunfticheit  gotz  ist,  da  dez  engels  wesen  und  20 
sein  Icben  alzemal  an  hanget. 

Man  fraget  m  ich,  weder  daz  bild  eigenlicher  in  dem  spigel  sei  oder 
in  dem,  von  dem  es  auz  get.  Ich  sprich  :  Es  ist  eigenlicher  in  dem,  von 
dem  es  auz  get.  So  der  spigel  vor  mir  stet,  so  ist  mcin  bild  dinn,  (Bg'») 
so  awer  der  spigel  ab  velt,  so  ist  mein  bild  nimmer  din  :  mein  bild  ist  in  ^5 
mir,  von  mir,  ze  mir.  Di  vernunfticheit  gotz  ist,  da  des  engels  wesen  und 
sein  leben  zemal  an  hanget,  da  er  sich  in  bêchent  alz  ein  morgenstern 
enmittel  in  dem  nebel. 

Daz  eigenlichst  daz  man  von  got  sprechen  mag,  daz  ist  wort  und 
worheit.  Wan  unser  herre  sprach  :  Ich  pin  di  worheit,  und  sanctus  30 
Johannes  sprach  :  In  dem  beginne  waz  daz  wort.  Do  mcint  er  uns,  daz 
wir  sein  pei  dysem  wort  ein  peywort.  Recht  alz  der  vreistern,  der  an  dem 
freitag  ist  gênant  frei,  als  er  vor  der  sun  auf  get,  so  heizet  er  ein  morgen- 
stern, so  er  nach  der  sun  get,  so  heizet  er  ein  abentstern  ;  under  wilen  ist 
er  ob  der  sun,  under  weillen  under  der  sun.  Under  allen  stern  ist  er  der  35 
sun  aller  neste. 

Er  spricht  auch  :  Alz  ein  vol  man  in  sinen  tagen.  Der  man  hat 
herschaft  uber  al  feucht  natur.  Nimmer  wirt  der  man  so  vol,  alz  wen  wen 
er  gen  der  sun  stat  und  er  sein  liht  enpheht  von  der  sun  ;  ye  hoher  er  an 
dem  hymel  stet,  ye  creftiger  er  ist,  ye  mer  er  daz  mer  uz  werfen  mak  ;   40 


--       28      — 

ve  nehern  er  der  erden  stet.  ve  uncreftij^er  er  wirt.  Da  von  gewint  er  zwen 
schaden  :  er  wirt  pleich  iind  flockacht.  alzo  daz  er  sein  liht  verleiizet. 

Je  mer  di  sel  erhaben   wirt  iiberirdisch,  ic  cref'tiger  si  wirt.  Der  niciit 
bccliant  wan  di  creatur,  der  en  dorft  nimmer  gedenchcn  an  chein  predig, 
5   wan  ein  iglicli  creatur   ist  vol  gotz  und  ist  ein  pùch. 

Wcr  hie  zu  ciiiimen  wil,  der  schol  sein  alz  ein  morgenstern,  got  im- 
mer  nahen  pey  und  gelicii  nainen,  daz  im  gelûi>:  und  ungelùk  von  gol 
niciit  mùg  gescheiden  bei  disem  wort  ein  bciwort.  P2z  ist  ein  t'ùrbraciit 
wort.  daz  ist  der  engel  und  die  se!  und  aile  creatur  ;  ez  ist  ein  ander  wort. 

lo  wedaclit  und  unt'urbracht,  da  ze  man  chumen  mag.  daz  icii  in  midi  bild  ; 
cz  ist  ein  ander  wort,  imbedacht  und  iinfurbracht,  daz  ist  ew  iclicli  in  dem 
vater,  der  es  spricht,  daz  nie  uz  enchom. 

Di  vernunfticlieit  der  sel  ic  mer  di  inwertes  wurclient  ist,  ie  clein- 
liclier  und  ie  geistlichcr  si  ist  wurchent  zu  got  ;  di  vernunfticheit  der  sel 

i5  ic  creftiger  di  ist,  ie  mer  si  bêchent  und  mit  im  vereint  wirt.  Alzo  ist  es 
nicht  um  leiplich  ding:  ic  creftiger  di  sint.  ie  mer  si  uzwurchen  in  di 
zeit.  von  got  verre,  (jotz  selicheit  leit  an  dem  inwurclien  der  vernunf- 
ticheit, da  daz  ewig  wort  inbeleibent  ist.  Bei  disem  ewigen  wort  sol  di 
edel  sel  sein  ein  beiwort  und  sol  mit  got  wurchcn  ein  werch  und  do 

■u>  nemen  ir  selicheit.  Da  got  selich  ist  in  dem  svvebenten  bechantnùz,  da 
schol  di  edel  sel  schefen  und  enpfahen  ir  selicheit  in  dem  selben,  da  got 
selich  ist.  Bei  diescm  wort  ein  bciwort.  dez  helf  uns  der  vatçr. 

Nr.  32. 
Fol.  3y.     liée  est  vita  eterna.     Pfcili'er  iSy  f. 

Nr.  33. 

Fol.  3(j  ^.  Fs  spricht  Linser  lierre  JliesusChristus  in  dcni  ewangelio  : 
Bclcibet  in  niir.     Pfeiller  197  f. 

Nr.  34. 

Fol.  40  ^.  Ein  reclit  gut  mensch  en  darbet  gotz  nicht.  Daz,  ich  han, 
3o  des  endarbc  ich  nicht.  Er  ordent  im  nicht,  er  acht  aller  ding  nicht.  Alz 
verre  got  ist  uber  dcn  menschen,  alz  verre  ist  got  bereiter  ze  geben  den 
der  mensch  ze  nemen.  Dar  an  schol  der  mensch  nicht  brufen.  daz  er  zu 
nem  an  seinen  guten  leben,  ob  er  vil  vastet  und  wacht  und  vil  auzvven- 
diger  werch  tut,  sunder  ein  gewizzes  zeichen  ist,  daz  cr  zu  nem,  ob  im 
35    liber  und  liber  ist  ewig  dinch  dan  zergenchlich  ding.  Und  hct  ein  mensch 


—       20      — 

hlindcrt  mark  goldes  und  gcb  er  daz  durch  got,  daz  wer  ein  groz  dinch  ; 
so  sprich  ich,  daz  wer  vil  grozer  und  vil  pezzer,  daz  ein  mensch  daz  ailes 
versmehte  und  vernicht  durch  got. 

Ein  mensch  sol  aile  sein  werch  und  seinen  vvillen  ze  got  cheren  und 
got  alein  nicinen  und  ge  aizo  fur  sich  hin  und  hab  nicht  vorcht,  alzo  daz  5 
er  gedench,  ob  im  recht  sei,  daz  er  icht  unrecht  tu.  Wan  woltein  mensch 
ailes  gelichs  gedenchen  an  den  ersten  strcit  den  er  streitet,  da  enwurd 
nicht  uz.  Sol  einer  in  ein  stat  gen  und  gedencht  alz,  wi  er  den  ersten  fuz 
secze,  da  en  wurt  nicht  auz.  Darum  sol  nian  den  ersten  volgen  und  gen 
(41)  fur  sich  hin,  so  chumt  man,  do  man  hin  schol,  und  dem  ist  recht.    10 

Di  meister  sprechen  von  dem  hohsten  adel  des  geistes  usw.  Pfeiffer 
416-419.  Daran  schliesst  sich  : 

Fol.  41  *>.     Ez  sint  fimflei  armut.   Daz  erst  ist  ein  tcufelich  armut, 
daz  ander  ist  ein  guldein  armut,  daz  dritt  ist  ein  willich  armut,  daz  vird 
ist  ein  geistlich  armut,  daz  funtt  ist  ein  gotlich  armut.   Daz  erst,  daz  da    i.s 
heizet  ein  tcuflich  armut,  daz  sint  aile  di  nicht  enhaben  und  gern  hetten, 
inwendich  oder  auzwendich.  Daz  ist  ir  belle. 

Daz  ander,  guldein  armut,  daz  sint  aile  di,  di  da  siczen  in  irm  gut 
und  in  ir  eigenschaft  und  gen  doch  ledich  auz  und  in.  Und  wer  ailes 
daz,  daz  si  habent,  verprant,  daz  mochte  geleisten,  daz  si  dannoch  unbe-   20 
weget   beleiben.   Diz  habent  himelrich  von    not,    und  si   mochten  nicht 
minner  haben. 

Daz  dritt  ist  ein  willich  armut,  daz  sint  aile,  di  begeben  gut  und  ère, 
Icip  und  sel  und  allez  sint  auzgegangen  von  rechten  freien  willen.  Dise 
geben  urteil  mit  den  zwelf  apostoln,  wan  si  bechennent,  daz  si  ge-  25 
lazcn  haben,  dar  um  gebcn  si  izunt  urteil.  und  ist  auch  itzunt  ir 
iungerster  tag,  wan  si  bechennen,  daz  si  gelazzcn  habent,  awer  si  sezent 
anderheit  in  ir  eigenschaft  und  wegen  sich  selber  gar  groz  in  irm  lazen. 
Dicz  sint  doch  willich  arm. 

Di  virden  sint  geistlich  arm.   Dise  haben  gegebcn  freund  und  mag,    30 
alcin  nicht  gut  und  er,  leip  und  sel,  mer  si  sten  ledich  aller  guten  werch, 
wan  daz  ewig  wort  wurcht  aile  ir  werch,   und   si  sten   ledich  aller  ir 
werch  und  bloz.  Wan  in  dem  ewigen  wort  ist  weder  boz  noch  gut,  hic 
um  sint  si  ze  mal  ledich. 

Di  funften  sint  gotlich  arm,  wan  got  en  vindet  chein  stat  in  in,  da  er   35 
in  wurchen  raug.  Si  haben  auzen  und  inncn  gelazen.  wan  si  sint  ledich 
und  bloz  ir  aller  zevallend  form.  Dicz  ist  ein  mensch  :  in  disem  menschcn 
sint  aile  mensch   ein   mensch,   und    dirre    mensch    ist   Cristus.    llic   auf 


25  mit  dem  zwelften  apostoln. 


—    3o    - 

spricht  ein  meister  :  daz  ertrich  dicz  menschen  nie  wart  wirdich,  wan  er 
ein  underhalt  himelrich  und  ertricli.  Dir  mensch  stet  sunder  furwurf  in 
der  zeit  als  in  der  cwicheit.  Dcr  menschen  ist  t;enimk,  di  da  stent  sunder 
furwurf  in  der  ewicheit,  mer  den  nicht  wan  ein.  di  da  stan  sunder  fùr- 
5  wurf  in  dcr  zeit.  Waz  ist  furwurf?  Kz  sint  zwen  fùrwùrfe  :  der  ein  ist 
anderheit,  der  ander,  daz  der  mensch  sclber  besizet  eigenschaft. 

Der  erst  daz  ist  anderheit.  daz  mak  werung  und  daz  sint  aile  di,  di  da 
(42)  habent  gewerden,  di  sezent  anderheit  und  werden  wernt.  AIzo 
sprech  ich  von  dem  iauf  der  zit. 

10  Swer  bêchent  ein  materie  in  ailen  dingen,  der  belcibet  unberùrt,  wan 

materic  ist  ein  sache  der  form  :  doch  mag  materie  nicht  besten  an  form, 
noch  form  an  materie.  Form  an  materie  ist  nichtes  nicht,  wan  nu  c 
materie  hait  der  form,  und  ist  doch  in  einer  eigenlicher  form  ungeteilt 
aizcmal  teii  und  stucke.  Wan  nu  form  an  ir  seiber  nicht  en  ist,  so  berùrt 

i5  si  nichtes  nicht.  Wan  nu  materie  aizcmal  einvaltig  ist,  dar  um  wirt  si 
nicht  berurt.  Alzo  ist  der  mensch  unberùrt  von  form.  von  materie  und 
stet  sunder  furwurf  in  der  zeit. 

Der  ander  furwurf  ist,  daz  der  mensch  besiczt  mit  cigenschaft  sich 
seiber  und  cigcnt  sich  zc  allen  volchomcnheit  und  achtet  gar  groz,  wan  er 

20  ist  geraten  uf  seins  eigens  icht,  und  daz  ist  ir  vorwurf.  Wan  nu  ein  iglich 
dinch  begriffet  nach  seincr  eigen  form,  noch  minncr  noch  mer,  dar  um 
sich  ist?  ein  iglich  dinch  sein  selbs  aizcmal  und  nimandes.  Alsus  ist  ein 
iglich  volchomcn,  der  dicz  zu  grund  bechennet.  der  ist  ailes  furwurfcs 
Icdig  ze  der  ewicheit  etc.  1 


Nr.  35. 
Fol.  42.     Ein  frauwe  sprach  ze  dem  weisagen  Helyseo.    Pfeiffcr  109. 

Nr.  36. 

Fol.  42  *>.     Man  liset  von  den  iuncfrauwen  an  dem  tag,  alz  si  ir  plut 
vergozzen  haben,    daz    s.  Paulus  spricht  :   Ich   han  euch  getrcwet  und 
3o  gemaheit  einem  man,  Cristo. 


'  Zum  Anl'ange  vergleiche  Jyndt.  Histoire  du   panthéisme  popul.iire,   S.  275. 
5  in  der  ewigkeit  (st.  zeit). 


-    3i     — 

Di  meister  fragent,  ob  dcr  sun  geborn  sci.  Man  antwurt  und  spriclit  : 
Nein  !  Di  meister  sprechent,  ob  dcr  sun  geborn  schùl  werden.  Man 
spricht  :  Nein  !  Di  meister  antwurten  dez  und  sprechen,  daz  der  sun 
geboren  sei  volchiomeniicli  und  wirt  geborn  voichomenlich  nu  grun  und 
frisch  an  underiaz.  Cristus  der  ist  igotlich  maclil  und  gotlich  weisheit.  5 
In  dir  macht  hat  got  aile  dinch  geschaffen,  wan  sein  wisheit  di  ist  da  und 
sein  macht. 

Cristus  der  ist  ein  man.  Nu  spricht  s.  Paulus  :  Disen  man  han  ich 
eu  getrevvet  und  gemahelt.  Reht  alz  ein  e  ist  auzwendich  zwizen  frauwen 
und  man,  alzo  ist  inwendich  ein  e  zwizen  got  und  der  sel.  Dar  um  gibt  m 
man  ein  iuncfrauwen  einen  man  durch  di  worheit  der  geburt.  Dar  um 
liât  got  di  sel  geschaffen,  daz  er  sein  einborn  sun  in  si  geber  an  underiaz. 
Do  dise  geburt  geschach  geistlichen  in  unser  frauwen  Marien,  daz  waz 
got  lustlicher,  dan  da  er  leiplichen  von  ir  geborn  wart.  Da  dise  geburt 
geschiht  heut  ditz  tages  in  eines  menschen  sel,  daz  ist  got  lustlicher,  dan  is 
da  er  himelrich  und  ertrich  geschuff.  Di  meister  und  di  heiligen  sprechent, 
und  ist  auch  alz  war,  daz  die  sel  wirdiger  sei  den  der  himel.  S.  Johannes 
in  der  taugen  puch  schreibent  :  Einer  dcr  da  sizet  auf  dem  thron  der 
sprach  :  ich  mach  aile  dinch  neuwe.  S.  Augustinus  spricht  :  Gotes 
sprechen  ist  sein  gebern,  und  sein  gebern  daz  ist  sein  sprechen.  Und  20 
liez  [erj  ditz  wort  sprechen  ab  alz  lang  als  ein  augenplich,  himel  und  erd 
must  zergen.  S.  Augustinus  spricht  :  Ze  glicher  weiz  alz  ein  e  ist  zwizen 
frauwen  und  man,  alzo  ist  ein  e  an  euwer  sel. 

Daz  oberst  teil  an  der  sel  daz  ist  der  man.  Der  man  an  der  sel  dcr 
sol  aile  zit  ploz  sten,  und  di  frauwe  schol  bedacht  sein,  alzo  daz  der  nider   25 
sei  gezogen  an  daz  oberst  und  an  daz  hohste.  Di  natur  hat  daz  an  ir,  daz 
si  aile  zit  glich  wurchen  wil,  aile  zit  wil  si  den  vater  glich  gebern.  Wurd 
si  nicht  gehindert,   aile  zit  wùrd   ein    sun   geborn   und  nimmer  chein 
frauwe.  Nu  tut  daz  got  durch  sein  eigen  gût  und  hindert  di  natur,  da  von 
wirt  ein  frauwe  :  es  wurd  anders  nimmer  chein  frauwe  geborn.  Wer  chein    30 
mensch  dan  eins,  da  enwer  zit  noch  stat  noch  materie.  Der  mensch 
verneuwet  sich  sclber  alzo,  daz  der  sun  den  vater  wirt  glich  in  aller  weis. 
.  Nu  spricht  got  :   Han  ich  aile  dinch  berhaft  gemacht,  war  um    bin] 
ich  dan  nicht  selber  berhaftig?  Von  erst  gebirt  got  sein  glichnùz  in  der 
sel  und  dar  (um)  nach  sich  selber  und  nicht  minner  dan  sich  (selb)  selber-    35 
Alzo  der  daist  in  der  ewicheit  gotes  sun,  der  ist  auch  der  sel  sun  und  ir 
chint,  alzo  daz  got  und  di  sel  habent  ein  chint  mit  ein  ander. 

(jeb  sich  got  der  sel  zitlich,  dez  verdrùz  si  :  si  ist  so  virwicz,  daz  si 

f)  Ki-'ti'<-'wet  und  goiiiaclu. 


-       32       - 

nimmer  wil  f,'eriiwen,  si  chom  zu  dem  ursprung.  De/,  het  der  reht 
Philippus,  der  da  sprach  :  Herre,  z\^  uns  den  vater.  so  genuget  uns. 
Reht  in  der  weis  alz  der  sun  quillet  in  dcm  veterlichen  hertzen.  aizo 
quillet  er  in  eincs  mcnschen  sel.  Geistlich  dinch  di  sint  invvurchcnd. 
5  leiplich  dinch  di  sint  uzwurchend.  (Di  fruht  des  paumes,  dar  nach  plût  si 
auz  und  hanget  an  dem  paûm.) 

Geistlich  dinch  di  sint  einwurchend,  leiplich  dinch  di  sint  uz- 
wurchend. 

Da  dise  geburt  geschiht  eins  in  eins  mcnschen  sel,  der  wirt  gar 
lo  nehern  in  got  gefuget.  Ja,  ie  dikker  dise  geburt  gcschihct.  ie  inncr  der 
mensch  in  daz  veterlich  hertze  gefuget  wirt. 

Dis  geburt  muz  geschcn  enhoben  hic  und  nu.  Mie  daz  ist  stat.  nu 
daz  ist  zit.  Si  muz  gcschehen  in  ewichcit.  Daz  wir  da  zc  chumcn.  dez  hclf 
uns  etc. 

Nr.  37. 

Fol.  43.  Daz  di  minnent  sel  erzurnet,  das  ist  von  ir  selbserchantnùz. 
Pfeiffer  542  f. 

Fol.  43  *>.     Pf.  5o2.  23-504, 4. 

Di  heiligen  sprechent  :  Aile  dinch  sint  got,  an  dem  daz  si  cwiclichcn 

20  in  got  sint  gewesen.  .N'icht  alzo  daz  wir  ewiclichen  in  got  waren  in  der 
gropheit,  do  wir  nu  an  sein,  wir  waren  ewiclichen  in  got  alz  deu  chunst 
in  den  meistern.  Got  sach  sich  selber  an  und  sach  aile  dinch,  dar  um  waz 
in  got  nicht  alz  manigvalt,  alz  nu  di  dinch  sint  an  irm  underscheide.  Alein 
nu  di  creatur  manigvaltig  sein,   si   sint  an  got  nicht  dan  ein  pild.  (}ot 

25  ist  an  im  selber  nicht  dan  ein  einig  ein  ;  al  dar  um  aise  di  sel  wider  chumt 
in  iren  ersten  ursprunch,  so  bechennet  man  got  nicht  dan  einvaltig  an 
dem  pild  und  drivaltig  an  den  werchen. 

Und  daz  daz  bechentnuz  bechennet,  daz  ist  daz  bechantnuz,  wan  in 
daz  enik  bild  enchom  nie  bechantnuz.  und  (in)  daz  enik  bild,  da  got  aile 

3o  creatur  nach  geschaffet  hat,  daz  uberget  aile  creatur  und  daz  erhebet  got. 
Und  schol  di  sel  dar  zu  chumen,  daz  si  got  volgen  schol.  daz  ir  erheben 
ist  ewiclich,  so  muz  si  sich  erheben  von  allen  creaturen  und  von  ir  selben 
und  von  allem  irn  genize  und  volgen  dem  unbechantnucz  in  di  wusten  der 
gotheit  ;  und  in  ir  selbs  wustung.  sol  si  berauwet  werden  ir  selbes  pild, 

35  und  di  gotlich  wustung  sol  si  verleiten  uz  ir  selber  in  sich,  da  si  irn 
namen  sol  verleis^n,  daz  si  nicht  mer  sol  sîl  hciz:;n,  si  schol  got  heizcn. 

I  2  hic  daz  ist  nu  zit  daz  ist  stat.  —  3t)  sei  si  vcrleitL'ii. 


-    33    - 

Nu  muget  ir  sprcchcn  :  Di  weil  di  sel  so  hoch  gezogen  ist,  war  um 
edelt  si  den  leip  nicht,  daz  er  der  irdischen  ding  nicht  bedurf  ?  Swen  di 
sel  hie  czii  chumt  so  ist  der  lichnam  in  der  edlichcit,  daz  er  aller  crcatur 
gebrauchen  mag  zu  gotes  ern,  wan  zwissen  ini  iind  der  sel  ist  dan  chein 
hindernùz.  Alz  verre  alz  di  sel  dan  gevolget  hat  got  in  di  wustung  der  5 
gotheit,  alz  verre  volget  der  lichnam  unscrm  herren  Jhesu  Cristo  in  di 
wustung  des  willigen  armutz  und  ist  ein  mit  im.  So  mak  der  vatcr  wol 
sprechen  :  Dicz  ist  mein  liber  sun,  in  dcm  ich  mir  so  recht  wol  geval, 
dem  suit  ir  volgen. 

Aile  crcatur  sint  pei  got,  und  daz  wesen  daz  si  habent,  daz  gibt  in  got    '" 
mit  seiner  wirdicheit. 

Nu  spricht  di  praut  in  der  minne  buch  :  Ich  hab  den  cirkel  al  um 
ge  (44'')  laufen,  und  ich  enchùnd  nie  ze  ende  chomen,  dez  hab  ich 
mich  geworffen  in  daz  puncht  des  cirkels,  daz  ist  di  unbegriflicheit  der 
wurchung  der  heiligen  drivalticheit.  Und  daz  puncht  bewegcn  si  nicht,  '^ 
und  di  einung  der  heiligen  drivaldicheit  di  ist  daz  wesen  dez  puncht. 
Dar  um  hat  die  wurchung  der  heiligen  drivaldicheit  manigen  meister  ze 
Paris  gehindert,  daz  er  sich  alze  vil  bewar  mit  der  wurchung  der  heiligen 
drivaldicheit,  daz  si  nicht  zc  der  einung  chumen. 

Di  praut  spricht  in  der  minne  puch  :  Er  hat  mich  gebunt  mit  einem    20 
plich  seines  augens. 

Daz  ist  di  einung,  di  da  herab  fleuzzet  von  dem  puncht  und  snidet  di 
sel  von  aller  creatur  und  von  allen  bewcglichen  dingen  und  zeuhet  si  in 
den  plick  wider  auf  daz  punkt,  daz  si  an  daz  punkt  vereint  wirt  und  wirt 
dar  an  ewiclich  bestetiget.  Disen  plich  sol  man  bechennen  in  dem  -^ 
gcmcrke  der  sel,  alz  di  alzo  ledik  ist,  daz  da  chein  ubung  in  ist  der  tugent 
oder  der  untugent  :  alz  di  sel  alz  ledich  ist,  waz  da  invellet  daz  bêchent 
si.  Dar  um  wirfet  er  seinen  plich  in  di  sel,  daz  si  bechennet,  daz  er  si 
bechennet,  do  si  nicht  en  waz.  Ditz  sol  der  sel  ein  groz  manung  sein  zu 
auzgen  if  selber.  Den  der  plich  nicht  en  wundet,  der  wart  nie  wunt.  3o 

Daz  nicht,  daz  wir  e  warn,  daz  bedorfte  nihtes  nicht,  ez  vermocht 
auch  von  im  selben  nihtez  nicht,  und  nicht  widerstund  aller  creaturen 
sunder  der  veterlichen  craft  ;  und  al  da  wart  nicht  beweglich.  wan  got 
aile  dinch  von  niht  geschafîen  hat. 

Nu  suln  wir  unbe[we]genlicher  werdcn  dan  nicht.  Wan  got  di  sel  in    'i^ 
ir  freiheit  hat  gesatzt,  daz  er  uber  irn  freicn  willen  nimmcr  nicht  getun  wil 
noch  er  wil  nimmcr  nicht  gemachen,  des  si  nicht  en  wil,  alz  darum,  waz 


4  zwissen   mir   und.    —    35   auch   weiicrhin   steht  no;h  mehrrach  unbej^enliclier, 
ungenclicher. 


-    34    - 

di  sel  uzerwelt  mit  irem  freicn  willen,  dar  uf  mag  si  wol  bcstcn.  Wi!  si 
dan  dar  zu  chumen,  daz  si  milites  niht  bedurf  und  daz  si  unbewegen- 
iicher  werd  den  nicht,  so  sol  si  aile  ir  creft  sammen  in  iren  freicn  willen, 
daz  si  ungehindert  beleiben  von  ir  selber  und  von  allen  dingen  und  daz  si 
5  sich  verein  in  den  unbewcglichen  got \  der  ni  beweget  wart  von  cheincn 
werchen,  daz  di  heilig  drivaldicheit  ie  geworcht,  und  di  ailes  des  nie  nihtez 
bedorft,  des  di  heilig  drivaldicheit  ie  geworcht.  Sol  di  sel  dar  zu  chumen, 
daz  si  unbewegenlicher  werd  dan  niht,  so  sol  si  alz  gentzlichen  gesencht 
sein  in  den  grundlozen  grunt  des  gotlichs  nichtz,  daz  si  nihtes  niht  dar 

'"  uz  gezihen  mùg,  noch  daz  si  sich  nimmer  uf  minner  ding  neig  dan  got  : 
daz  si  alzo  steticlich  da  beleib,  alzo  der  himlisch  vater  in  seincr  natur 
ewiclich  beleibend  ist,  und  ewiclich  beleiben  sol  sundcr  hindernùz.  alzo 
verre  alzo  es  der  creatur  mùglich  ist.  Eia,  guter  got,  war  um  ist  es  der  sel 
unmuglich,  so  si  hie  zu  geschaffen  ist  ?  daz  ist  dez  schuld  :  si  neiget  sich 

'5  auf  minner  dinch  und  leit  sich  damit  genugen,  dar  um  sint  ir  di 
dinch  unmuglich,  di  ob  ir  sint;  wan  got  en  hat  nicht  so  unbegriflichs  in 
allen  seinem  wesen,  daz  ez  der  sel  unmuglich  sei,  di  so  edel  ist,  daz  si  ez 
suchen  chan.  Eia,  edleu  sel,  ganch  uz  dir  selb;r,  alzo  daz  du  nimmer 
wider  inchomest  und  enthalt  dich,  daz  du  nimmer  wider  zuruk  (scholt) 

2o  sehest;  und  allez  daz  dir  gcoffent  wirt,  da  mit  belad  dich  nicht,  und 
allez  daz  dir  gegcnwertig  sei,  daran  ir  dich  nicht  noch  en  hinder  dich 
nicht  mit  cheim  dinst  in  cheiner  beberung.  Volg  vast  deiner  blozzcr 
natur,  dcm  undurftigen  nicht  und  en  such  chein  ander  stat  dan  daz 
undurftig  nicht.  Der  dich  von  nicht  geschaffen  hat,  der  sol  selb  dein  stat 

25  sein  an  seinem  undurftigen  nicht,  und  an  seincr  unbewegenlicheit  soit 
du  unbewegenlicher  werden  dan  nicht.  Herre,  du  sprichest,  du  hast  mich 
gemachet  dir  glich,  daz  treit  uber  aile  sinn  :  wan  es  i.st  chein  mcister  alz 
weiz,  der  ein  pild  chun  machcn,  (44'^)  daz  im  selber  gelich  si.  Herre, 
wan  ich  dir  gelich  pin,  so  gib  mir,  herre,  daz  ich  dich  sehen  muz,  alz  du 

3o  mich  gesehen  hast,  und  daz  ich  dich  begrifl"en  muz,  alz  du  mich  begriffen 
hast.  Und  gib  mir,  herre,  daz  ich  von  deiner  gnad  gccint  werd  in  dein 
natur,  alz  der  sun  evviclichen  ain  ist  in  deiner  natur,  und  daz  dein  gnad 
werd  mein  natur.  Wan,  herre.  dein  gnad  wirt  natur.  und  von  deiner 
gnad  werd  wir  got,  alz  der  himlisch  vater  ist.  Hie  monet  uns  Cristus,  daz 

35  wir  volchomen  sein  alz  der  himlisch  vater  in  seiner  natur;  er  spricht  : 
Got  ist  eu  nehener,  dan  ir  euch  selber  seit.  Ditz  spricht  auch  sanctus 
Augustinus  :  Di  sel  hat  ein  heimlichen  inganch  in  gotlichcr  natur,  da 
aile  dinch  ze  nicht  werdent  :  do  wirt  si  von  be:hcnnen  chcnloz  und  von 
minnen  minloz  und  von  willen  willoz  und  von  liht  vinster.  Bêchant  si 

40  sich,  daz  wer  ir  ein   gebrâchcn,  bêchant  si   got  an   ir,  daz  wcr  ir  ein 


-    35    — 

gchrechc,  bêchant  si  sich  an  got,  daz  wcr  ir  cin  gcbrechc.  Si  sol  alzo 
bloz  sein  an  ir  selbcr,  daz  da  nicht  beleib  dan  got,  wan  si  got  uberscheinet 
hat  alz  di  sun  dcn  manen,  und  daz  si  mit  der  seiben  chlaine  fûge,  di  got  ist, 
fleuzct  in  aile  di  ewichcit,  da  got  in  fleuzet  und  wo  nicht  alz  begin 
ist.  Des  mag  uns  got  nicht  edler  gemachcn  dan  daz  er  Luns,  von  nicht  s 
machet  im  selber  glich  (des  en  mach  di  sel  nicht  heimlich  gan  in  gotlicher 
natur  da  mit  nicht  ze  nicht).  Wan  nicht  so  ser  einet,  so  glichnuz  und 
natur.  Hie  auf  spricht  Johannes  Crisostomus,  daz  es  niman  verncmcn 
mùg,  er  sei  mit  den  einwendigen  sinnen  und  mit  den  uzwendigen  sinncn 
gezogcn  in  ein  bloz  bechantnùz  gotlicher  natur.  Dez  hclf  uns  got.  lo 

Nr.  38. 

Fol.  44  *>.  Es  chom  ein  mensch  hin  ze  Choln  an  den  Rein  di  armùt 
ze  suchen.     Pfeiffer  625  f. 

Nr.  39. 

Fol.  45 ''.     O  grundloser,  vol  aller  meiner  selicheit  usw.    Pfeiffer  I    is 
3C9-371  .,,  :  angeschlossen  ist  eine  lat.  Auseinandersetzung  ûber  pcccatum 
mortale. 

Nr.  40. 

Fol.  4f)'''.     Deus  karitas  est.  Got  ist  di  minnc. 

Unser  herre  spricht  :  Daz  i.st  mein  gebot,  daz  ir  euch  under  ein  ander  20 
minnet  in  der  weiz,  alz  ich  cuch  geminnet  lian.  Ich  han  etwcn  gesprochen, 
daz  man  nicht  sold  minnen  dan  got:  nu  widerlaub  ich,  daz  man  minnc, 
und  wil  sprechen  eine  neuwe  1er,  daz  man  minne,  awer  in  der  weiz  alz 
got  minnet.  (iot  minnet  in  im  selbcn  aile  crcatur  glich,  swi  daz  doch  ein 
pezzer  sei  dan  die  ander,  so  muz  si  got  glich  minnen].  Nu  mochtest  du  25 
sprechen:  in  welher  minne;  minnet  uns  got  ?  Got  der  minnet  uns  mit  der 
seiben  minne.  do  er  sein  einborn  sun  mit  minnet,  daz  ist  der  heiligc  geist  : 
alzo  minnet  got  aile  cratur  in  dem  heiligen  geist.  Mer  woUen  wir  cin 
andern  minnen.  so  schui  wir  in,  in  den  heiligen  geist  minnen.  Di  minne, 
da  der  vater  sein  einborn  sun  mit  minnet  (46  *>),  daz  ist  der  heiligc  geist.    30 

Nu  fragcnt  di  meistcr,  ob  der  vater  alzemal  bluc  den  heiligen  geist. 
Si  sprechent  :  ia,  wan  cnhct  er  in  nicht  alzumal  gebluet,  so  wer  der  heilig 
geist  minner  dan  der  vater.   Dos  en  ist  nicht  :  davon  ist  der  heilig  geist 

4  wo  nicht  aile  begin. 


36    - 


alzo  groz  alz  der  vater.  Nu  mohstes  tu  fragen  :  do  der  vater  bluet  alzemal 
dcn  heiligen  geist,  waz  tct  der  sun  ?  ginch  er  mùzig?  oder  waz  tetcr? 
Der  dez  fraget,  daz  het  ich  vor  ubcl  ;  wan  alzpald  alz  der  vater  auf  sich 
selben  sac!:,  do  gebar  er  seinen  einborn  sun,  do  waz  ein  glimme  und  ein 
5  minne,  daz  waz  der  heiligeist.  Und  alzo  blùt  der  sun  alz  wol  den  heiligen 
geist  alz  der  vater;  alzo  blùnt  si  beide  den  heiligen  geist.  Wan  in  der 
minne,  do  der  vater  seinen  einborn  sun  mit  minnet,  di  ist  der  heiligeist; 
und  in  der  min  do  treit  der  vater  in  seinem  einborn  sun  ailes  daz  gotlich 
natur  geleisten  mak.  Und  in  der  minne  do  minnet  uns  got  inné,  und  da 

10  von  treit  got  in  uns  ailes  daz  gotlich  natur  geleisten  mak,  alz  vil  alz  wir 
ez  enphahen  mugen.  Swan  mir  got,  di  sel  sol  hart  weiz  und  cdel  sein 
und  hart  wol  gesmuket  sein  ! 

Ich  sprich  nicht  allein  von  unwcltigen  gedenchen,  ich  sprich  auch 
von  unnùzzen  gedenchen,  di  solten  den  menschen  hart  unwert  sein,  in 

i5  den  der  vater  seinen  einborn  sun  gebirt.  Ich  gedench  etwen,  swen  ich 
unser  frauwen  gruzze  mit  dem  Ave  Maria  und  ich  sprich  «  vol  aller 
gnaden  »,  so  gedench  ich:  waz  hilft  mich,  daz  di  iungfrau  vil  hat,  und 
ein  ander  in  meim  haus  wol  vert  und  in  meiner  wonung  und  in  meiner 
gewalt,  und  daz  ich  nicht  enhan  ?  Elz  spricht  S.  Dionisius,  daz  minne 

20  treget,  so  enwil  di  sel  ir  nicht  lazen  genugen,  si  envvoU  ein  eigen  werch 
wurchen.  (Swie  die  doch  ich  wil  an  mir  selber  beslozzen  hab,  so  gedench 
ich  aile  weg  nicht.)  Get  mein  sel  in  mein  ore,  so  wil  si  etvvas  horen,  get 
si  in  mein  augen,  so  wil  si  etwaz  sehen.  Swaz  auz  gegangen  ist,  daz  ist 
daheim  nicht.  Wan  di  sel  sich  gibet  in  leiphaftig  dinch,  so  ist  si  in  irm 

2b  edeln  wesen  nicht.  Strekche  ich  mein  hant  von  mir,  wer  dan  mein  hant 
mein  hcrtze,  so  en  mocht  ez  in  sich  selber  nicht  gedenchen  ;  wer  mein  hant 
mein  auge,  strecket  ich  si  dan  von  mir,  so  enmohtes  auf  sich  selber  nicht 
gesehen  ;  cherté  ich  si  awer  wider  zu  mir,  so  seh  ich  auf  mich  selben  (so 
enseh  ich  auf  mich  selben)  wol.  Wan  alz  pald  alz  der  vater  auf  sich  selber 

3o  sach,  so  gebar  cr  sein  einborn  sun,  do  waz  ein  glimung  und  ein  minne, 
daz  waz  der  heilig  geist. 

Von  dem  paum  chumt  daz  blùt,  und  von  dem  blut  chumt  di  blume. 
Wan  uns  got  minnet  mit  der  selben  minne,  da  er  seinen  sun  mit 
minnet,   so  wil   di    sel    ein    eigen    werch    wurchen.    Nu    sprechent    di 

35  meister,  daz  di  recht  minne  glichnuz  in  ir  treit  der  person  des  heiligen 
geist.  Wan  di  sel  auf  sich  selben  sicht  und  sich  alzemal  in  got  wirfet 
und  englimmet  wirt  in  minne.,  daz  si  ein  glichnuz  eins  werches 
der  heiligen  drivaldichcit.   Ist  awer  daz  di  bechantnùz  der  sclen  chalt 


37  wirt  ein  minne. 


-     37    - 

bcloihct,  so  en  ist  si  iiiclit  cin  i;liclinuz  dcr  licilif;c'n  drivaldiclicil. 
l'nd  in  dcr  sclcn  da  ^'cbirt  dcr  \alcr  scincn  cinborn  sun,  iind  aizo  so  hat  di 
sel  in  ir  von  minne  den  vater  und  den  sun  und  den  heilif,'cn  i,'eist.  Di  sel 
sol  hart  cdcl  und  hart  wol  gesmuket  sein  und  hart  hoh  getretcn  sein,  do 
,^'ot  sein  cinborn  sun  in  gcbirt.  Ich-  pin  des  sicher,  spricht  ein  meistcr,  5 
welh  sel  sicli  licldet  in  discn  dinj^'cn.  di  i,'0t  an  ir  geworcht  hat,  und  in 
dcr  niinne,  alz  si  sich  mit  got  vercint  hat,  der  selen  muz  daz  himelrich 
sich  ncii,'cn  und  aile  creatur.  lùit;el  di  muzen  dcr  sclcn  midertciiig  sein 
und,  mit  urlaub  t;esprochch,  trutz  allez  daz  di  sel  an  got  wil,  daz  muz  ir 
got  alzsamt  geben.  W'il  si  gcwalt,  so  (47'')  so  hat  si  in.  Si  hat  den  vater  10 
mit  dem  gcwalt,  si  hat  den  sun  mit  der  weishcit,  si  hat  den  heiligcn  gcist 
mit  dcr  gut.  V.z  spricht  ein  meistcr:  Der  zu  disen  dingen  chumen  wil, 
der  sol  tunf  sluk  an  im  haben.  Daz  erst  ist,  daz  der  [mensch^  rein  soi  an 
allcn  seincm  wcscn.  Daz  ander  ist,  daz  dcr  mensch  aile  sein  auzcr  sinne 
inkere  in  daz  ewig  gut.  Daz  dritt  ist  daz,  daz  der  mensch  vcrgangen  hab  i5 
aile  lebhaftig  dinch.  Ich  tun  mcin  augcn  zu  und  dench  an  cincn 
menschcn,  dcr  verre  von  mir  ist  :  daz  sol  der  mensch  vorgan.  Daz  vird 
ist,  daz  der  mensch  durchlauflen  sol  aile  gcist.  Daz  f'unft  ist,  daz  der 
mensch  sich  aliczcmal  wirf  in  daz  oberst  gut  und  da  saug,  daz  in  ninimer 
mer  gehunger,  und  da  schcfphe,  daz  in  nimmer  mer  betrubt  werd.  20 

Eia,  vvclich  ein  cdcl  sel  daz  wer,  di  da  minnct,  alz  got  minnet  !  Kz 
sprichjt]  chùnich  David  :  In  meinen  gedcnchcn  entspringet  mir  got. 
\\'an  dan  in  der  sel  got, ist  von  minnen,  so  sol  di  sel  von  minnen  und 
von  treuwcn  got  behalten  und  sol  urlaub  geben  allcn  crcaturcn  und  allen 
iren  crcft,  sol  si  nindert  suchen  dan  an  got  alein  und  sol  mitganzcr  craft  25 
prùven,  wi  si  hald  den  hohen  schatz  und  iren  hertzenliben  freûnten 
under  iren  hertzen  und  iren  got.  Daz  si  in  wol  behald,  dez  etc. 


Nr.  41. 
Fol.  47^.     Aile  di  behalten    suin   wcrden,  di  hat  der  vater  seine 


m 


sun  geben. 


3o 


Der  sun  der  ist  ein  pild  seines  vaters  und  cin  schein  des  ewigen  lihtes, 
und  er  geuzet  daz  pild  und  den  schein  in  die  sel.  Est  enim  candor  lucis 
cterne  et  spéculum  sine  macula  dive  maiestatis  et  vmago  bonitatis  illius. 
Sapicntia.  So  laufl'et  (si)  di  sel  zu  got  ;  alzo  gibt  der  vater  dem  sun  di  sel, 
so  laufTet  si  in  dem  guten  smak,  daz  der  sun  ist.  Der  sun  spricht  :  35 
Niman    mak    zc   mir   chumen,    er   enwerd   den   gezogen    von    meinem 


4  so  got  .sein. 


-     38    — 

vater.  Alzo  zeuht  di  sel  der  vater,  daz  er  lauffet  mit  der  sein.  Di  pcst  gah, 
di  der  vater  uns  hat  gcgeben,  daz  ist  di  gab  der  natur,  di  volchomcnst 
daz  ist  di  gab  der  gnaden,  di  uns  hat  gezogen  von  disen  nidersten  dingen 
bis  zu  dem  obcrsten.  Dar  uf  spricht  sanctus  Dionisius:  Dise  craft  von 
5  oben  ist  auf  uns  gezogen  und  hat  uns  geeiniget  und  hat  uns  gezogen  zu 
einer  got  gemachel  einicheit  und  ze  der  einvalticheit,  da  got  di  sel 
einiget  mit  im  :  do  wirt  di  sel  teilsam  gotlicher  natur,  nicht  daz  si  von 
natur  got  mit  im  werd,  mer  si  wirt  teilsam  seiner  natur  ctlicher  mazze. 
Ez  sint  zwu  wandelung  :  daz  ein  ist  ein  wandelung  von  der  natur 

lo   ze  der  gnaden,  daz  ander  ist  ein  wandelung  des  gotlichen  gesichtes. 

Nu  sul  vvir  prufen,  ob  wir  an  disem  leib  dar  zu  chumen  mugen.  Do 
uns  got  machte,  do  en  mohte  er  uns  niht  pezzer  gemachen,  daz  wir 
pezzer  mensch  wern  den  wir  sein.  Het  er  uns  iht  pezzer  gemacht,  so  wer 
wir  engel  und  niht  menschen.  Der  mensch  der  ist  da  von  geschafTen  zu 

i5  dem  ewigen  leben,  dar  um  so  mugen  wir  her  zu  chumen  wirdiclichen, 
so  chumt  ein  liht  in  di  sel  und  gibt  ir  craft  und  macht  si  volchomen  in 
ir  natur;  so  wirt  di  sel  gezogen  uber  sich  selben  in  ein  gotlich  gesiht,  daz 
ist  ein  enzucken  oder  ein  begriffen,  do  wirt  gesehen  got  mit  got.  Alzo 
mag  man  chomen   in  eim   augenplich,  alz  sanctus  Paulus  tet,    er  wart 

20  enzucket  in  den  dritten  himel.  Sùmlich  sprechent,  er  sehe  einen  schein 
der  gotheit,  alzo  alz  di  sun  wirfet  irn  schein  auf  ein  want:  dez  en  ist  niht, 
er  sach  gotlich  natur.  Da  hort  er  ein  wort,  in  dem  wort  hort  er  manik- 
veltik  wort.  Daz  horen  daz  waz  ein  gesiht,  da  hort  er  di  dinch,  di  man 
niht  sprechen  mak  noch  en  muz,  di  sint  uber  menschlich  natur  craft. 

25  Daz  uber  menschlich  craft  ist,  daz  ist  got.  Waz  sah  er  in  dem  gesiht  ? 
Er  sach  gotlich  natur.  Man  vindet  dreierhande  himel  :  der  ein  ist  ein 
cristallen  himel,  daz  ist  daz  di  sel  ansiht  daz  gut,  daz  got  durch  sich 
selben  mit  ir  und  mit  allen  creaturen  hat  getan. 

Der  ander  himel,  daz  ist  ein  steren,da  schinet  an  maniger  chunst 

3o  (47'')  craft  und  maniger  chunst  stern,  daz  ist  daz  di  sel  ansiht  daz 
manigveltig  gut,  daz  got  in  ir  geworcht  hat  und  volbracht  hat  von  seiner 
craft. 

Der  dritt  himel  daz  ist  ein  gotlich  himel,  dar  in  wart  sanctus  Paulus 
cnzuchet.  Man  vindet  dreierlei  enzuchen  :  dei  ein  di  werdent  enzuchet 

35  von  chrancheit  irs  lichnams,  di  chument  von  in  selbern  ;  di  andern 
werdent  enzucht  von  dem  veinde,  [da!  di  mit  besezen  sint;  daz  drit 
ist  ein  gotlich  enzuchen,  alz  wart  sanctus  Paulus  enzuchet.  Daz  ist  daz 
sanctus  Augustinus  spricht:  Gotlich. natur  wirt  gesehen  in  disem  leben. 

,         10  gotlichen  gesichest.  —  16  mach't  so  volchomen. 


-     39    - 

Zwai  dinch  sol  man  han,  daz  man  dar  zii  chume,  daz  ist  daz  man 
aller  dichest  an  got  gedench  und  daz  man  gelusticheit  hab  in  dem 
gcdcnchcn.  Daz  gesiht  ist  cin  glich  vicl  nach  dem  gesihte,  daz  di  seligen 
geist  hic  enboben  hant.  N'icht  en  mag  selich  machen,  dan  daz  stct  ist; 
darum  sind  selich  —  wan  si  steticlich  sinl  beleibcn  in  disem  gesiht  —  di  5 
seligen  geist  hic  enoben  ;  mer  hic  ist  man  zurzwis,  und  es  chom  cin 
augenplich  nie  man  doch  alzo  groz  lusticheit  do  inn,  daz  der  lust  niht 
grozzer  mag  gesein  sic  !\  Dar  uf  spricht  der  prophet  Ezechihel  :  Ich 
pin  bcgriffen  zwizzen  himcl  und  erden.  Dis  sullen  gezogen  sein  von 
irdischen  dingen  und  sullen  werden  bcgriffen  von  einer  craft  von  oben  lo 
und  werden  gefurt  in  ein  beschauwen  des  frides  des  obersten  Jherusalem. 

Daz  pest,  daz  in  got  ist,  daz  ist  sein  freiheit,  und  mit  freiheit  wirt  di 
sel  got  glich,  und  es  ist  unmuglich,  hat  si  freiheit,  sy  enhab  auch  mer 
tugende.  Do  got  sich  selben  anschauwet  und  schauwet  an  aile  dinch,  di 
auz  im  mohten  geflizzen,  do  enchond  sich  sein  gut  nichtenthalten,er  mùst  i5 
schcfi'cn  di  creatur.  Alz  di  sel  got  ansiht,  so  wirt  si  enzogen  auzer  ir 
naturlichen  craft  in  ein  ubernaturlich  craft  mit  der  hilf  dez  heiligen  geist. 
Daz  ist  niht  wunder,  daz  si  von  gotlichem  minne  gezogen  wirt  uber 
sich  selbcr,  wan  gotlich  minne  di  hat  got  gezogen  auz  seiner  ubernatur- 
lichen  craft  in  ein  naturlich  craft  der  naturen.  20 

An  dem  menschen  sint  zwen  begriff:  daz  ein  ist  verstantnùz  und 
bcschcidenheit,  daz  ander  sint  di  viellich  sin  und  begerung.  Wirt  dan  di 
bechantnùz  und  di  bescheidenhcit  bcgriffen  mit  den  vielichen  sinnen 
und  mit  der  viellich  begerung,  di  leut  sundent  nicht  en  wenich,  mer  si 
sundent  hart  ser.  Si  totent  sich  vor  got  mit  totlichen  sunden  und  25 
chumcnt  ver  von  got  mit  teglichen  sunden.  Mer  do  di  bechantnùz  und 
di  bcschcidenheit  und  di  begerung  wirt  bcgriffen  von  got,  do  stet  si  in 
der  ordnung,  do  si  got  ze  geordent  hat.  Daz  ist,  daz  sanctus  Paulus 
spricht:  Ich  leb  und  enleb  doch  nicht.  und  Cristus  der  lebt  in  mir. 
Ich  leb',  daz  ist  er  floz  in  mich  mit  seiner  gnad  ;  und  ich  enleb  doch  3o 
nicht,  daz  ist]  daz  in  mir  lebt,  daz  ist  Cristus  ;  dez  ist  da  mit  genunch  an 
beweiset,  ob  der  mensch  nicht  aile  weg  minnet  seinen  nehesten  in  got, 
ob  es  im  not  vver,  daz  er  in  dan  minnet  und  im  minnewerch  beweiset,  do 
mit  ist  sein  genùg.  Der  mensch  hat  auch  da  mit  genuch  beweiset,  daz  er 
seinen  vcint  nicht  aile  weg  minnet,  ob  er  iin  minnet  und  im  minnewerch  35 
beweiset,  so  ez  im  not  ist.  Di  leut  lebent  in  dem  heiligen  geist  und  der 
heilig  geist  in  in.  Cristus  der  en  moht  niht  sunden  dar  um,  wan  er  an 
cheinen  dingen  genug  nam.   Alzo  en  mohten  wir  auch  nicht  sunden. 


26  mer  do  si. 


—  40  — 
« 
nemc  wir  chein  genug  an  den  dingen.  Wi  vil  wir  ezzen  odcr  trenchcn 
oder  slifî'en,  nem  wir  chciii  gcnug  daran,  so  en  mohtcn  wirauch  nicht 
sùnden,  wi  vil  wir  es  doch  tcten.  Dar  iim  sol  di  sel  Icdich  und  bloz  sein 
ailes  gemerches  und  prûvens  und  aller  sinlicheit  und  ledich  und  bloz  sein 
5  ditz  allez,  ob  er  verstan  sol  daz  gut,  daz  got  ist.  Wan  got  ist  ledich  und 
bloz  ditz  allez.  AIzo  alz  gol  bloz  ist,  aizo  sol  aucli  di  sel  bloz  sein,  di  da 
verstan  sol  di  worheit. 


Nr.  42. 

Fol.  4(S  ^.     Brttdcr  Ileinreich  spracli  discn  sermoncn. 
10  (Jnd  ditz  spricht  sancius  Matheus  an  dem  lezten  wort  dez  ewangelii  : 

Aile  di  in  rurten.  di  worden  gesunt  von  irn  scuchen. 

Wissent  daz  :  da  got  dcn  ersten  menschen  gcschull,  do  lict  er  in  aIzo 

wol  gcordent,  daz  chein   seuch  an   in   moht  gevallen,  wan  cin  guldein 

cheten  ging  von  der  drivalticheit  in  di  obersten  creft  der  sein  und  durch- 

i5   ginch  di  nidersten  creft,  aIzo  daz  si  gehorsam  warn  den  obersten  creftcn. 

Do  en  moht  chein  seuch  gevallen.  wider  in  den  leip  noch  in  di  sel. 

Do  er  do  daz  gebot  uhertrat,  do  vil  er  in  totlich  seuch  und  als 
menschchunne  mit  im.  Dez  en  mot  nit  leiden  di  gruntloz  parmhcrtzikcit, 
di  sich  gemeinet  allcn  crcaturcn,  si  en  wol  chumen  und  sich  wisen,  daz 
20  si  di  seuch  ab  wolt  ncmen,  dar  in  di  natur  was  gevallen  mit  dcm  ersten 
menschen.  Dar  um  waz  ez  not  allen  den,  di  behalten  suin  werden,  di 
musten  m  ruren  in  etlicher  mazze,  c  dan  cr  uf  ertrich  chom.  Aristotilcs 
und  Plato  wan  si  in  nicht  en  rurten,  darum  warn  si  nicht  gesunt,  wan 
von  ihr  weisheit  lern  w^r  noch  naturlich  chunst,  wir]  phafï'en  ;  hetten 
25    si  in  gerurt  mit  gelauben,  so  wern  si  gesunt  worden  von  irn  scuchen. 

Gelaub  ist  alzo  einvaltig,  daz  man  nicht  dar  ze  chumen  niach  mit  red. 

Ez  sint  einerhand  leut,  di  ruchend  got  :   daz   ist  daz   minste  von   den 

menschen.  Di  leut  gent  ze  der  messe  und  gebent  ir  almuzen,  ir  ander 

leben  daz  ist  der  werlt;  chumcnt  si  zu  dem  sermon,  des  verdreuset  si.  Di 

3o   leut  sint  tod. 

So  sint  ander  leut,  di  horent  got,  daz  sint  di,  di  gotz  wort  horent, 

und  di  sint  auch  tôt,  wan  daz  ist  von  natur;  wan  horten  si  ez  in  der 

minne,  do  in  si  behalten  mohten  werden,  so  liessen  si  ab  di  stuk  irs 

geprechliches  lebens,  dar  an  si  gerurt  werden  ;  nu  lazent  si  es  varen,  dar 

35   um  wil  ich  gentziich  pruven,  daz  es  natur  ist. 

Daz  lustlichs  leben,  daz  einic  ist  sunder  di  gnad,  daz  ist  ubung  in  eim 

34  {;eprenliclies  lebens. 


41     — 


lautern  chiren  versiantnûz  von  natiir.  Lebenten  noch  di  heidnischen 
mcistcr  iind  phafVen,  di  soltcn  gern  daz  f,'otcswort  liorn,  wan  si  warn  (ir) 
ir  verstantnùz  chercnt  nach  dcm  ohcrstcn  sunder  gelaub.  Und  hic  pci 
brutr  ich  auch,  daz  es  natur  ist  gotz  wort  horn,  sunder  daz  ob  sich  der 
mcnsch  dar  nach  rihtet.  Di  leute,  di  got  aizo  horcn    di  sint  tôt.  5 

Ks  sint  auch  Icut  di  sehcnt  got  ;  di  sint  dreierici.  Di  crstcn  di  sehcnt 
t;Gt  \on  \crrcn  in  cini  diinstcrnûz:  daz  sint  di  Icut,  di  got  dincnt, 
di  iiabcnt  alzo  unordcniich  minne  ze  don  crcaturcn  :  wcn  si  sich  zc  got 
scholen  fugen,  so  sint  si  sicii  ubcnt  in  der  unordcnlichcn  minnc.  Wan  di 
creatur  setzet  sich  zwissen  si  und  got,  nit  vvcsenHch  sunder  mit  irm  pild.  lo 
Doch  sehent  si  got  mit  irm  geist,  und  des  ist  wenig,  wan  ir  lebcn  ser 
geneiget  ist  ze  den  creaturen  —  ich  mein  nicht  aicin  den  menschen  mer 
auch  andcr  creaturen.  Der  geist  wer  gern  dar  ab,  und  di  sel  wil  doch  dar 
beleiben  :  alzo  ist  ein  streil  zwissen  der  sel  und  dem  geist  in  dem  einval- 
tigen  wesen.  Dis  leut  sint  auch  tôt.  Di  andern,  di  got  sehent,  di  sehent  in  i5 
clerlich  und  doch  mit  eim  mittel  :  daz  sint  di,  di  got  minnent  uber  aile 
dinch  :  westen  si  iht,  daz  wider  got  wer,  daz  legten  si  ab.  Nochdan 
minnent  si  di  dinch,  di  si  nicht  \on  got  scheiden  :  daz  ist  der  mittel,  dar 
in  si  got  sehent.  Dis  leut  lebent  und  sint  chranch,  in  ist  alz  den  sichen. 
Der  sich  hat  dreu  stuk  an  im  :  er  vermach  chein  stark  werch  ;  daz  er  tut,  -20 
daz  tut  er  mit  ungelust.  Daz  ander  ist,  daz  im  saur  dinch  wol  smekent. 
Daz  dritt  ist,  daz  im  chein  gut  speis  wol  smechet  noch  irm  werd.  Alzo  ist 
disen  leuten.  Alein  lebent  si,  in  ist  doch  swer  zu  allen  guten  werchen  : 
alz  si  sich  mit  got  schullen  \ereincn  ze  etiicher  mazze,  alzo  \il  alz  si 
mugent,  daz  ist  in  swerlich  ;  wan  der  mittel,  den  si  habent,  der  ist  in  ein  25 
hindernùz.  Dis  leut  habent  daz  sorchlichest  leben.  Alein  (48  ^)  hat 
di  bescheidenheit  obernh.int  genumen,  doch  ist  ir  sel  geneiget  ze  minnen 
di  dinch,  di  got  nicht  en  sint.  Dar  um  ist  si  zu  nemen  di  minne  di 
bescheidenheit  di  hait  sich  dan  wider;  dar  um  sint  si  in  becherung  sic  !  . 
Swaz  ir^ielicheit  vernemcnt,  daz  rizet  si  zu  der  minnen.  Si  muzen  sten  3o 
in  grozer  hut,  oder  si  vallent  schir  wider  in  den  tôt.  Di  sehent  got  clerlich 
mit  mittel. 

Di  dritten  sehent  got  clerlich  sunder  mittel,  daz  sint  di,  di  dise  minne 
gelazzen  hant,  dan  naturlich  di  nothdurft  des  leibes.  Daz  man  siht,  daz 
hat  ein  mittel,  daz  da  ruret,  daz  hat  chein  mittel.  Wild  du  got  ruren,  so   35 
soit  du  uber  dein  natur  treten. 

Zweierlei  weis  rurt  mangot,  nicht  daz  gotlich  wesen.  Daz  ein  ruren  daz 
ist  einvaltig,  alzo  alz  ein  hant  di  andern  rurt.  Daz  hitz  fdaz  ?]  di  ein  hat,  di 
gemeinet  si  der  ander.  Alzo  tut  got  den,  di  [in]  einvaltig  rurent,  und  hiemit 
chôment  si  zc  der  freiheit  irs  geistes,  di  er  hat  in  dem  paradise  der  crst  40 


—     42     — 

mcnsch.  Di  t'reiheit  solten  aile  geistlich  Icut  haben.   Dar  um  sprechent  si 
di  worheit  sunder  vorht.  Si  envvizzent  noch  enwissent  nicht,  auzen  dez 
si  in  dem  hertzcn  nicht  enhabent.  Daz  sint  di,  di  got  cinvalticlich  rurcnt. 
Dise  Icut  enhabent  chein  streit,  vil  oder  wcnik  ;  dis  sint  gcsunt  worden. 
5  Di  andern  rurent  got  mit  cinem  senlichen  ruren,  alzo  daz  si  werdent 

gezogen  in  ein  liht.  Dise  sint  einen  mant  oder  etlichen  minner,  daz  si 
nicht  ze  ir  bescheidenheit  chunnen  chiimcn,  alz  biz  man  ein  Ave  Maria 
chund  gesprechen.  Daz  liht  ist  alzo  verre  uber  den  geist,  alz  der  geist  ist 
liber  di  natur.  Di  weil  du  in  disem  liht  pist,  so  cnweistu  nicht;  alz  du  ez 
lo   hast  verloren,  so  vseist  du  wol. 

Noch  gebricht  dir:  daz  ist,  daz  fdu'  mensch  pist.  Di  got  ruren  mit 
disem  seinlichen  ruren,  di  sint  gesunt  worn  von  allen  ircn  seuchen.  alz 
S.  Mathcus  spricht. 


Nr.  43.  1 

i5  Fol.  4H  b.     Fiat  ist  daz  vil  edelst  wort,  daz  ie  gesprochen  wart.   Es 

sprichet  alz  vil  alz  :  gesche  ein  einicheit.  Ditz  flat  wart  gesprochen  in  der 
gotlichen  ewicheit  in  der  dreier  person  einung  in  gotlichcr  natur.  Ez  wart 
auch  gesprochen  in  dem  punct  der  zit  der  einung  gotlicher  und  mensch- 
licher  natur  in  einer  person.   Es  ward  gesprochen  in  der  ewicheit  und 

20   in  der  zeit  in  der  einung,  daz  di  sel  mit  got  ein  wurd. 

Nu  sul  wir  merchen  den  uzfluz  uz  dem  gotlich  vvesen.  Waz  ist  der 
uzfluz  ?  Daz  ist  offenwarung-,  daz  er  sich  im  selber  ofîenbart,  und  sein 
ofl'enwarung  daz  ist  sein  claffen.  Dar  uf  spricht  s.  Dionisius  von  der 
ordenung  der  engel,  daz  got  mit  in  chlalF.  Got  der  hat  noch  zunge  und 

25  munt  noch  nihtes  niht,  do  er  mit  mug  chlaflcn  :  wo  mit  chlaflet  er  dan  ? 
Sein  chlallcn  mit  den  engeln  ist,  daz  er  sich  ein  iglichen  engel  ollenbart, 
alzo  daz  er  dar  zu  geordent  ist. 

Cotes  uzfluz  ist  ein  bechennen  wille  under  eim  lihte  einer  rede,  daz 
der  sun  ewiclich  ist  von  dem  vater  geflozzen  mit  der  natur  und  mit  der 

3o  person,  und  der  vater  und  der  sunne  ungenthegent  ("sic  !)  ircn  geist  in  der 
einicheit  gotz,  da  sint  aile  creatur  got  in  got.  Under  dem  uzfluz  do  redet 
got  mit  underscheid,  daz  ein  ein  proch,  daz  ander  ein  sel  etc.,  noch 
sint  si  [in^  got  ein.  Ein  meister  sprach,  daz  di  werlt  het  ewiclich 
gestanden.  Des  en  ist  niht;  alein  i"daz]  si  ewiclich  in  got  sei  gewesen, 

35  si  wart  doch  geschafl'en  in  dem  punct  der  zit,  do  si  got  in  geschafl'en  hat 
von  niht.  Al  da  braht  ein  iglich  creatur,  daz  ir  werden  mocht  ;  da  in 


'  Vgl.  Preger  II  457.  —  5  semtlichen  ruren. 


-    43     - 

sint  si   nicht  i?ot,   dan  alz  vil  alz  si   sicli  got  gclichent  an  dcm   wcsen 
daz  si  sint. 

Daz  ander   (49)    lîat ,    daz  da  gesprochcn   wart   in   dcm    punct   der 
zit  daz  geschach  an  dem  wort  ,  da  unscr  frawc  dem  engel  zu  sprach,  do 
cr  sprach  :  (jcgrùzct  seistu,  vol  aller  gnadcn,  got  ist  mit  dir.  Do  sprach    5 
unscr  frawe  :  Nach  dcinem  wort  gcsche  mir. 

Daz  daz  gnadcn  vol  wcr,  dcz  enachtct  si  nicht,  vil  mer  si  wolt,  daz 
got  mit  ir  wcr.  Dar  um  spricht  sanctus  Dionisius  von  unser  frauwen 
tugcnde,  daz  si  also  unbegriffenlich  sein,  daz  er  von  ir  sweigen  mùst.  Da 
wart  daz  wort  ingeflischet,  daz  ewiclich  von  dem  vater  ist  gcflozzen  als  ■" 
cin  schcin,  alz  meister  Plato  sprach,  daz  er  si  cin  schein  seines  vaters. 
Wcr  cr  cin  man  alzo  grosz,  daz  im  daz  haubt  an  dcn  himel  ging,  und  di 
arni  alz  weit  alz  daz  firmament,  der  in  fur  eincn  cleincn  spiegcl  hub  : 
man  sehe  in  alzcmal.  Alzo  wart  daz  ewig  wort  ingeflieschet.  Er  nam 
menschlich  natur  an  sich  und  nicht  cin  menschlich  person,  und  von  dcm  i5 
wcrch  des  heiligcn  geist  wart  gemacht  cin  lichnam,  und  ein  sel  von  niht 
gcschaficn  :  und  die  person  des  sunes  vereiniget  sich  mit  menschlich 
natur,  und  di  einunge  geschah  uf  cinen  punct  der  zit'  zemal,  und  nicht 
vor  noch  nach,  alzo  daz  ein  volchomcn  mcnsch  und  volchomen  got 
da  waz.  20 

Nu  ist  frag  under  den  meistern,  ob  di  wcrch  der  heiligen  drivaldicheit 
gctcilt  sint,  oder  ob  der  heilig  geist  allcin  wurchet,  do  er  den  lichnam 
machet,  und  ob  der  sun  allein  worcht,  do  er  an  sich  nam  menschlich 
natur.  Di  wcrch  der  heiligen  drivaldicheit  sint  ungeteilt,  doch  nach  der 
ordenung  gibt  man  dcm  sun  daz  cin,  dcm  heiligen  geist  daz  ander.  ^5 

Nu  ist  ein  frag  :  wart  daz  ewig  wort  cnphangen  in  Marien  personlich 
oder  wcsenlich  und  waz  auch  in  der  schoz  des  vaters  personlich  und 
wescnlich  ?  Dicz  mugcnt  ir  alzo  merchcn  :  in  dem  slctcn  fluz,  da  daz  wort 
flcuzet  von  dcm  vater  alzo  von  einer  vcrstantnùcz,  in  dcm  daz  wort  izunt 
gcborn  sclbfcn  wirt  :  in  dem  steten  fluz  enphink  Maria  daz  ewig  w^ort  in  3o 
der  zit  in  dcm  punct  personlich  und  wcsenlich  in  dem  inbelibenden  [fluz', 
da  daz  wort  fleuzet  alz  von  einer  verstantnuz  in  dem  vater  ;  alzo  beleib  er 
in  der  schoz  des  vaters  nach  der  inbleibenden  verstantnuz  personlich  und 
wcsenlich  alzo,  (alsus  cheiner  in  in  dcn  cwigen  fluz,  alz  cr  von  der  vater 
in  Marien  personlich  und  wcsenlich)  alzo  quam  er  chumend  nach  dem  35 
fluz  und  beleib. inbeleibende  verstantnuz. 

Eia,  waz  lihtes  und  waz  gnadcn  einer  iglichcn  vcrlauchten  selcn  von 
disem  claren  underscheid  billich  sol  chumen  !  Nu  red  wir  vurbaz  von 
Cristo  und  von  seinem  ubernaturlichem  liht.  Nu  ist  ein  frag  :  waz 
daz  liht  Cristi  sel  ubernaturlich  waz,  und  es  waz  doch  ein  creatur,  und   40 


—    44    — 

Cristi  sclb  sel  docli  ciii  crcatur  ist.  Nu  f'ragcn  di  mcister,  weder  sein  crcatiir 
cdicr  sei  und  hoher  dan  daz  liht.  Daz  fra^'ct  ich  eincn  hohen  meister,  der 
sprach  :  An  einem  tcil  ist  daz  liht  edler,  an  dcm  andcrn  di  sel,  anders  bc- 
sclieid  cr  mich  nicht.  Da  begirt  ich  an  got,  daz  er  mir  geb  ze  vcrsten,  wi  ditz 
5  wer.  Nu  merchet,  waz  daz  ubernaturlich  liht  sei  !  Da  Cristi  sel  geschali'en 
wart,  da  wart  si  sich  sclben  bcchennen  und  wart  boben  sich  selbcn  pracht 
in  der  zit  einicheit,  da  wart  si  geeiniget.  Daz  waz  ir  niht  naturlich,  es  waz 
ailes  oben  natur,  daz  un  Cristi  sel  geschah.  Dicz  geschehen  heizct  ein 
ubernaturlich  liht.  llerin  vermach(t)  Cristi  sel  ailes,  daz  si  \ermak  in  diser 

lo  beschenheit.  lleran  ist  dicz  ubernaturlich  liht'  edler  dan  di  sel  Cristi,  alz 
ir  selb  merchen  mugent  :  ein  iglich  ding.  daz  daz  ander  da  zirct,  \on  dcm 
daz  eines  geziret  wirt.  da  von  heizet  es  edler  dan'  daz  da  zirt.  Dez  glich 
alz  di  materi  geziret  wirt  von  der  varbe,  alzo  wirt  di  varb  geofi'enbaret  von 
der  materi,  wan  si  chein  enlhaltung  an  ir  sclber  enhat.  Alzo  ist  Cristi  sel 

i5  geziret  \on  dem  ubernalurlichen  liht,  und  Cristi  sel  di  oli'enbaret  daz 
ubernaturlich  liht.  Nu  merchent,  wi  di  sel  edler  sei  dan  daz  liht,  daz 
ubernaturlich  ist.  Da  daz  ubernaturlich  liht  sein  werch  geworcht  (49  •') 
an  Cristi  sel,  daz  geschah  in  ein  plik  :  da  het  Cristi  sel  dez  ubernatur- 
lichen  lihtz  nicht  mer  zu  tun,  wan  di  einung  gotlicher  und  menschlicher 

20  natur  geschah  in  cim  plik  zemal  an  einer  person.  Daz  ist  di  sel  Cristi 
edler  dan  daz  ubernaturlich  liht.  Nu  merchent,  wer  di  sein,  di  ie  so  verre 
chomen  uber  sich  selben,  daz  si  sich  sclben  hilten  vor  got.  Daz  waz  von 
niht  mer  dan  von  einem  ubernaturlichem  liht,  daz  si  so  verre  hat  gezogen 
in  es,  daz  si  sich  selben  sahen  an  im  alz  ein  liht.  Sehet,  dicz  muget  ir 

■^b  merchen  !  Es  gcschiet  undcrwillen,  daz  sich  der  mensch  stozzct  an  sein 
augcn  so  ser,  daz  im  di  ganster  in  denn  augen  enspringent;  von  den 
ganeistern  siht  er  sich  selben  in  den  augen.  Also  geschiht,  daz  daz  uber- 
naturlich liht  sogar  enplozzct  di  sel  irsclbcs,  und  di  blozganeister  der  sein, 
daz  da  mens  heizzct,  lautet  lauchet  ?!  gegen  dem  ubernaturlich  liht,  daz  daz 

3o  bloz  wesen  des  geistes  sich  selber  siht  in  dem  ubernaturlichem  licht  und 
wenet,  daz  es  got  sei.  So  wizzet,  daz  ez  anders  niht  enist,  dan  daz  der  geist 
da  wonet  in  einem  ubernaturlichen  wesen  und  daz  es  doch  vil  volchomen 
ist.  Es  ist  ein  frag  von  dem  wercher  und  von  dem  werch,  wo  daz 
werch  alzo  edel  sei  und  alzo  volchomen  alz  der  werchmeister.  Dicz  ist 

35  gesprochen  von  den  person  in  der  drivalticheit.  Dicz  verstent  :  der  vater 
ist  ein  ursprunk,  mugent  ze  urspringende  einen  ursprunk  glich  im  selber. 
Daz  enist  der  sun  ein  ursprunk,  wan  er  mit  dem  vater  ursprunch  ist.  Ir 
beider  geist  wie  ist  der  werchmeister  und  daz  werch  ?  daz  aile  wurchen, 
geschiht  glich  allez  volchomen.  Da  von  spricht  sanctus  Dionisius,  daz  di 

40   erst  sach  sachet  alleu  sachen  gelich  im  selben.  Dicz  spricht  ein  meister: 


-    45    - 

Daz  werch  daz  got  wurcht  in  ciner  ledigen  sel,  bloz  von  allen  dingen, 
daz  si  edier  dan  aile  di  werch,  di  er  ic  geworcht  in  dcr  zit  in  dem  himel 
iind  in  der  erden.  Eia,  dicz  suUent  ir  merchen,  \vi  man  dicz  verstan  mùg! 
Di  werch,  digotgetan  hat  und  geworcht  an  den  engcln  in  dem  himel,  di  sint 
geschehcn  von  ciner  alvcrmugenheit  gewalt  gotz  gewelticlichen.  da  cr  si  5 
von  niht  geschutt".  An  dem  werch  en  hat  er  chein  andernuz,  alzo  geschah 
an  der  sein,  di  er  auch  ^'on  niht  geschufî'  und  gab  ir  auch  freien  willen, 
daz  got  fur  si  nie  chein  werch  wurchen  woldc  an  kisen  irs  freien  willen. 
Swan  dan  di  sel  gelediget  wirt  und  enplozzet  ailes  des,  daz  got  z'  libsten 
willen  an  ir  gchindern  mag,  und  si  sich  mit  freiheit  chert  den  edlen  willen  "> 
frei  czu  sagen  got,  alz  ob  si  in  frei  kuer  enphangen  het,  daz  got  an  ir  alzo 
freilichen  wurchen  mag,  alz  da  er  aile  ding  von  niht  geschuO"  |^^sic  !  . 

Dicz  werch  beheltet  zwen  punct  vor  allen  werchen  :  daz  ein  ist  'daz, 
der  frei  wille  nichain  hindernùcz  got  en  ist,  der  doch  vs'ider  dem  freien 
willen  niht  enwil.  Got  dcr  wurcht  alzo  freilichen,  wi  er  wil,  waz  er  wil    i5 
und  wan  und  alzo  alz  er  wil,  alz  (si)  ob  di  sel  chein  willen  het. 

Daz  ander  punct  ist  :  alz  got  frei  ist  in  seines  selbes  wesen,  alz  wirt 
daz  werch  freilich  geworcht.  In  dem  daz  doch  widersacz  haben  mocht 
von  des  freien  willen  wegen  und  doch  dar  an  im  chein  hindernuz  cnist, 
darumb  ist  es  daz  edelst  werch,  daz  got  wurchet  in  himel  und  in  erden  an  20 
den  creaturen.  Eia,  nu  mocht  man  fragen,  weliche  dicz  werch  sei  ?  daz 
enist  anders  nicht  dan  ein  offenwarung  gotes  sich  selben  im  selben  in 
der  selen.  Alz  eigentlich  alz  er  ez  ist  an  im  selben,  alzo  ist  auch  sein  selbs 
in  dem  werch  ;  alzus  wirt  pracht  daz,  in  dem  da  geworcht  wirt,  in  daz  da 
wurchet  in  einer  glicheit  seines,  des  wurcheres,  der  sein  glichnuz  da  25 
geworcht  hat.  Seht.  daz  ist  daz  werch,  daz  da  geworcht  wirt  alz  edel  alz 
daz  wurchende,  nach  daz  (istj  sein  selbs  glichnucz  in  dem  werch  ist.  Di 
bildreich  form  gotz,  di  einvalticlich  aller  ding  bild  in  ir  beslozzen  hat, 
dar  an  leuhtet  daz  pild  aller  ding  ungeformet  (60)  in  einvalticheit.  Di 
selb  form  di  leuht  einvalticlich  ein  liht  in  allen  geisten,  underscheiden-  30 
licheit  den  obersten  geisten  nach  ir  steticheit  an  widerslac,  und  den 
selen  nach  disem  wesen  leben,  nach  dem  daz  si  dar  ze  bereitet  sint  in 
der  wandelung  dir  zeit.  Awer  wi  daz  pild  richlich,  daz  di  sel  enphangen 
hat  von  disem  glichnuz,  sich  auftrag  boben  daz  punct  der  zeit  diser  wand- 
lung,  glich  dem  obersten  geisten  in  ewicheit;  dicz  merchent,  wan  daz  35 
geschiht,  so  der  mensch  mer  hat  einen  anhaftung,  haftende  inwonung 
mit  freuden  seins  pildes,  daz  got  ist,  dan  er  hab  ein  beleiben  an  im  selber, 
so  leuhtet  daz  pild  reichlich  dem  geist  in  sein  cwig  pild.  Alzo  wirt  der 


2  1  mocht  man  sagen.  —  35  merchent  waz  daz. 


-    46    - 

geist  erhabcn  uber  di  wandeluni;  dirrc  manigvaitigen  dingc,  di  da  sint  in 
der  zit,  und  ist  mer  wonhaftich  an  den,  dan  cr  sei  an  im  sclbcn.  Daz  sol 
man  versten  alzo  an  scim  geistlich  werch,  nicht  an  seim  wesen.  Sanctus 
Dionisius  spricht,  daz  di  obersten  geist  sich  ergizzent  in  di  nidersten  nach 
5  der  ordenung,  und  di  nidersten  ergizzent  sich  in  di  sel.  Nu  ist  cin  frag,  ob 
di  sel  auch  enphalien  mùg  sunder  chuntschaft  oder  mitwizzen  des  obersten 
cngels.  Dicz  mcrclient  :  welch  geist  bercit  ist  vor  allen  geisten,  waz  aile 
geist  enphahend  daz  hat  chuntschaft  der  geist  von  aller  erst,  der  voc  allen 
geisten  bereit  ist.  Mer  um  ist  séraphin  bereiterze  gotlichem  influz  dan  ein 

H)  cinik  geist  in  disenlebcn  durch  zwei  dink  :  daz  ein  ist,  daz  der  engel  ein  bloz 
geist  ist,  daz  er  sich  geuzet  in  gemeinschaft  nach  gemeinschaft.  Dez  leibs  mak 
di  sel  nicht  alzo  bloz  besten  alz  der  engel.  Daz  ander,  daz  der  engel  in  stetem 
wesen  wonent  in  der  anschaung  dez  gotlichen  lihtes.  daz  chein  sel  stete 
haben  mag  in  disem  leben.  Her  umb  ist  Séraphin  bereiter  ze  cnphahen 

i5  gotlich  influz  vor  allen  geisten  in  disem  leben,  und  waz  alle(zj  enphahent. 
daz  hat  chuntschaft  der  geist,  der  da  bereit  ist  vor  allen  geisten.  Doch  en 
ist  Séraphin  daz  mittel  niht  irs  enphahens,  dan  alzo  vil  er  nchenner 
swebt  dem  gotlichem  liht,  alzo  vil  ist  im  offenbar,  allez  daz  daz  aile  geist 
enphahent  von  dem  selben  liht.  Alzus  so  enphahet  chein  sel  nicht  an 

20  chuntschaft  der  engel.  Eia,  nu  merchent,  do  di  sel  wurchet,  ob  man 
cheinen  hcimlichcn  weg  chunt  vinden  irs  enphahens  der  verluhten  sein  an 
chuntschaft  des  Séraphin.  Daz  merchent  :  di  sel  wurchet  in  cinen  influz 
in  aile  di  leidmazzen  des  leibes  an  chuntschaft  der  lidmazzen.  Wi  ver- 
borgenlichen  daz  leben  flizz  in  aile  di  lidmaz  an  chuntschaft  des  heim- 

25  lichen  influzzes,,nochtan  wirt  daz  werch  des  lebens  in  in  geworcht.  Seht, 
alzo  ist  es  :  wie  heimlich  got  fliz  mit  leben  in  di  sel  und  in  aile  geist,  daz 
en  mak  Séraphin  nicht  wizzen.  Discn  heimlichen  influz  des  lebens,  dazdi 
sel  enphet,  daz  ist  ein  heimlich  werch.  Wi  mocht  Séraphin  daz  gewizzen  ? 
['>  en  wciz  ez  weder  an  im  selber  noch  an  der  sein.  Daz  ist  daz  ein,  daz 

io  di  sel  cnpheht  sunder  wizzen  des  obersten  engels.  Daz  ander,  daz  si  auch 
enphet  in  dem  himlischen  gneister  irs  wescns,  daz  ist  glicheit,  ungestukct  : 
wan  wo  glicheit  swebt,  do  enmak  chein  mittel  gesein  der  zwcier  glichcn. 
Alzo  gibt  glich  sein  glichnuz  (glicht  des  sines),  an  chuntschaft  des  ungc- 
lichen,  ungcstuckct  in  einicheit. 

35  Wan    Séraphin    ist    ungelich    der    selen.    Daz    merchent    an    dem 

Séraphin  :  daz  ist  ein  ingegozzen  geist  auf  icht,  daz  leiplich  ist  ;  so  ist  di 
sel  ein  ingegozzen  geist  auf  icht  dez  selben.  Daz  ander  :  Séraphin  den 
wart  ze  mal  in  seiner  ersten  geschaffenheit,  daz  er  hent  diz  tagcs  besezzen 

37  uiigegozzen  geist. 


-    47     - 

hat,  anplik  des  ewigcn  lihtz  an  zc  nemen  ;  so  ist  er  an  cin  stetcn  iifge- 
gang  seiner  glichcit  gotes.  lier  an  ist  di  sel  ungelich  dem  engel,  daz  ist  di 
enphahet  von  der  glicheit  irs  gelichen  verborgenen  infiuz  an  chuntschaft 
dcz  engeis.  Dicz  spricht  sanctus  Johannes.  Ein  weiz  meister  von  Chrichen 
jspricht],  daz  di  einicheit  der  sein  liget  an  glicheit,  des  volchomenlichen  5 
chein  glicheit  hat.  Sanctus  Dionisius  spricht  :  Di  engel  (60  '')  sint  ein 
gotlich  gemùt.  Nu  spricht  sanctus  Paulus  von  den  leuten,  di  in  dem 
fleisch  englisch  leben  hant,  in  di  fleuzzet  daz  gemùt  gotz  alz  in  di  engel 
etc.  O  du  verwenter  got  in  dem  eiclichen  vereinten  gemùt  und  du  inge- 
geister  geist  in  di  einung  gotz,  stand  uf  und  wurch  dein  erst  werch  !  Nu  10 
mocht  man  fragen,  wie  der  sel  geist  uf  sul  stan  ;  er  sol  auf  stan  uf  deu 
zwen  fuzze,  verstantnuz  und  minne,  und  sol  uber  treten  alleu  zurgenck- 
lich  dinch,  daz  im  di  fuzze  nicht  besullet  werden  uf  zeergenclich  sache. 
Waz  awer  dez  geistes  erst  werch  sei  ?  daz  ist  ein  lauter  bloz  ancapfen 
des  obersten  gutes,  daz  got  ist,  und  daz  oberst  gut  sich  reichlich  ergeuzet  i5 
in  den  geist  an  einer  beveitlicher  bevindung.  Eia,  nu  seht  :  wurcht 
di  lichtrich  ingizzung  dez  obersten  guts  an  dem  geist  ?  Daz  merchent, 
da(z)  daz  oberst  gut  sich  lichtrichlich  ergeuzet  in  den  geist,  da  erhcbcnt  er 
den  geist  uber  sein  naturlich  wonstat,  da  er  lichtrichlich  bekostiget  wirt. 
S.  Paulus  spricht  :  Laufet,  daz  ir  begriftet.  Di  einicheit  des  geistes  daz  ist,  20 
daz  man  aile  ding  begriffe  in  got,  alz  si  in  got  sint,  daz  man  sinen  eben- 
cristen  minne  etc.  Wir  sein  ein  gezeuk  gotz.  Swer  da  sol  gezeug  sein  vor 
geriht,  der  sol  tragen  ein  unverwandelt  antluz.  Den  belcib  et  daz  bild 
unverwandelt,  swan  man  beleibet  unbeweget  mit  materie  und  mit  bilden. 
Wan  wer  da  sol  ein  war  gezeug  sein  gotz,  der  sol  ein  glicheit  gotz  haben,  25 
daz  ist  got.  Got  enhat  niht  wille  noch  minne  noch  verstantnuz,  alzo  vil 
in  uns  ist  ein  lauter  verstantnuz.  Bischof  Albrecht  spricht  :  Dreiley  weiz 
flcuzet  got  uz  in  aile  dinch,  daz  erst  in  wesen,  daz  ander  daz  ist  mit 
leben,  dat  drit  mit  liht  ;  awer  sunderlich  fleuzet  er  in  di  vernunftig  sel 
an  mùgentheit  aller  ding  und  an  einen  vviderwurf  di  creatur  in  iren  30 
ersten  ursprung. 


Nr.  44. 
Fol.  60  ''.     Cristus  saz  und  Icrt.     Sievers  383. 


10  dan  est  werch.  —  iG  —  bevemtlicher.  —  18  lichtrilich  ergeuzet.  —  27  Bischolf 
Albrecht. 


-    48    - 

Nr.  45. 

Fol.  G  [  ''.  Etlich  leut  sprechend,  wer  inan  mer  beraitct  zu  auzerlichen 
spisen  dan  zu  dem  lichnam  unsers  herren,  man  enpfing  mer  gnaden  und 
trostes   von    den    uzzcrlichcn    spisen    dan   von  gotes  lichnam.   Ditz  ist 

^  hart  swer  red  zu  vcrstcn,  doch  aizo  mach  man  es  verncmen  :  Uf  swelchcr 
stat  oder  in  swelchcr  zit  oder  in  swelcher  wcrchen  ^der  mensch]  mer 
und  leutcrlichcr  bereit  ist,  da  enphet  er  mer.  Di  bereitschaft  hat  di 
sel  von  cheinen  uzzerlichen  dingen  ;  di  sel  en  mach  si[ch"  selbcn  nicht 
bereiten,    mer   der  si    bcreitet,   den   enphet  si    mit   bereitschaft.   Noch 

">  dan  hat  di  sel  einen  sunderlichen  nutz  von  der  enphaung  unsers  herren 
lichnam,  dan  si  von  cheiner  gaben  haben  mak  in  himelrich  noch  in 
ertrich.  Welches  ist  der  nutz  ?  Sehent,  daz  ist  di  natur,  di  enphet  ir 
natur,  wan  Cristi  natur  ist  unser  natur.  Da  wirt  natur  von  natur 
enpfangcn  und  enwirt  nicht  enphangen  lauter  natur,  si  wirt  in   einicheit 

'5   enpfangen  gotlicher  natur.  Vgl.  Pfcifîcr  678  .j.2-6<So  33. 

Fol.  62  ^.  Nu  ist  ein  frag  :  Ist  got  von  willen  oder  von  natur  ? 
Pfeiffer  675  ,«-,5. 

Wir  sullen  ewiclichen  also  arm  sein  usw.  Pfeiffer  532,  ..j,  und  obcn 
Nr.  21. 

Nr.  46. 

Fol.  63.  Ez  ist  ein  ungeschalîen  geist  und  ein  geschaffner.  der 
fleuzct  von  dem  ungeschaffen  geist,  daz  ist  der  engel,  und  ein  redlich 
geist,  daz  (63  ^)  ist  di  sel.  D;r  ungeschaffen  geist  daz  ist  daz  ewig  wesen. 
Der  vater  cheret  daz  aug  seines  grundlosen  hertzen  in  sein  eigen  wesen 

25  daz  sin  natur  ist  und  siht  sich  selben  an  ;  und  do  er  sich  sclben  ansihet, 
do  siht  er  in  im  sclben  aile  werld,  aile  genùg  und  aile  edelheit  und 
aile  dinch  zemal.  In  dem  selben  ansehen  da[z]  er.sich  selben  ansiht, 
so  formet  er  ein  wort  und  sprichet  sich  selben  in  daz  wort  und  aile 
werlt  und    aile   genùg    und   aile  dinch   zemal.  Und   daz   wort   spricht 

3»  sich  wider  in  den  vater  in  aller  werlt  in  aller  edelcheit.  In  diser  angesiht. 
do  sich  der  vater  alzo  rich  siht  und  in  aller  werlt  in  den  vater  da  in 
hant  si  so  grozze  genug,  daz  aile  di  frcud  und  wunne,  di  aile  engel 
und  aile  heiligen  ye  gewunnen  und  unser  frawe  sslber,  daz  ist  ailes 
ein  nicht  wider  di  unmezzig  lust,  di  si  da  von  hant  in  einer  offenbarung 

35  gotlicher  natur.  Alzo  fleuzet  di  dritt  person  von  in  beiden,  daz  ist 
der  heilig  geist.  Wie  got  ist  -sein  selbs  in  allen  dingen,  und  ailes  daz 
crcatur  habent,  daz  ist  von  in  geflozzen. 

Sullen  wir   wirdich  werden,  daz  wir  d.Mi  heiligen  geist  enphahen. 


i5 


-     40     - 

so  schiillcn  wir  uns  halten  in  der  weiz,  alz  sich  heltet  der  ungeschaffen 
fjeist  gotz.  Wir  sullen  di  augcn  unser  vernunft  in  uns  cheren  und  sullen 
anseiien  di  cdelcheit  unsers  geistlichen  wesens,  \vi  wir  gepildet  sein 
nacii  der  heiligcn  drivaldicheit,  war  zu  wir  geschaffen  sein,  daz  wir 
dar  ze  sein  geschartcn.  daz  wir  von  gnaden  geeiniget  mugen  werden  an 
dem  ungeschaffen  gcist  gotz.  Alz  wir  dan  anselicn  di  richcit  unser  selbs, 
daz  wir  soltcn  sein,  daz  wir  seiner  richheit  mit  im  gebrauchen  mugen, 
da  von  sold  uns  so  groz  woUust  chumen  und  so  groz  genug,  daz 
wir  nimmer  me  uzzer  lust  noch  genug  gesuchen  mochten.  Alzo  sold 
wir  uns  gelich  halten  dem  ungeschaffen  gcist  gotz. 

Der  ander  ist  ein  geschaffner  geist,  daz  ist  der  cngel,  nach  dem 
solden  wir  uns  auch  halten,  sullen  wir  den  heiligen  gcist  werdiclichen 
enphaen.  Wan  der  engel  starret  an  underlaz  in  den  spigcl  der  gotheit. 
Luid  iglich  enphet  des  gotlichen  lichtz  mer  und  minner  nach  siner 
wirdichcit.  alz  er-  ze  got  geordent  ist.  Iglicher  enphet  und  gibt  dem 
andcrn  wert,  und  di  andern  geben  den  nidersten  wert.  Alzo  solden 
wir  aile  zit  staren  in  den  spigel  der  gotheit,  und  daz  uns  geoff'enwarct 
wurd  von  got,  solden  wir  wert  gemeinen  den,  di  es  nicht  alzo  plozlich 
enphahend  und  di  doch  der  selben  natur  sint. 

Daz  dritt  ist  der  redlich  geist,  dar  nach  solden  wir  uns  auch  halten,   =° 
sullen  wir  den  heiligen  geist  enphahen.   Wan   der  redlich  geist  heltet 
sich   in   daz   licht  sein  selbs  bechantnùz  und  schauwet  an   di  worheit 
in  allen  dingen  alz  in  einem  redlichen  licht.  Auch  sol  der  geist  blozlichen 
in   blozheit  sein,  daz  er  ste   uber  aile   redlichcit.    Eia,   in  gezogenheit 
bechenne  di  cher  dein  selbs,  daz  du  dein  selbs  nicht  en  sist  an  chein    ^^ 
dingen,  dan  dez  obersten  guts  allein.  Man  sol  doch  sehen  mit  vernunft 
und  mit  bechantnùz.   Dar  uni  muz  enblozzet  sein  di   bcscawerinn   und 
di  schepferin  und  di  glicherin,  alz  di   hant  gotz  cnblozet  ist.   Waz  ist 
di  hant  gotz  ?  Daz  ist  di  wurchend  craft  gotz  durch  daz  ewich  werch. 
Alzo  solman  got  bechennen  mit  unsihticlichem  liht  und  allez  daz  abtun,    3" 
daz  got  niht  enist. 

Daz  uns  der  ungeschaffen  gcist  in  im  vereinen  muz  in  aller  vol- 
chomenhcit,  dez  hclf  etc. 

.Nr.  47. 

Fol.  63  ^.     Sanctus  Dyonisus  spricht  :   Di  drivaldicheit  der  einiciieit    us 
di  enmach   man  mit  nicht  begrili'en  dan   mit  cinicheit.   Di  dreieinicheit 
gotz  di  en  vand  ich  nirgen  eigenlicii  den  in  der  glichcit  der  cngel.  item  daz 

35  dreieinliclieil. 


-    5o    - 

sclh  daz  drilicit,  daz  auch  einicheit,  und  daz  sclb  daz  einichcit,  daz  auch 
dreiheit.  Und  di  einicheit  ist  auch  vater  und  sun  und  heiliger  geist  nach 
der  reden  ir  selbs.  Boecius  der  scribet  uns,  wi  wir  verstan  sullen  di 
einicheit  an  der  dreiheit  und  di  driheit  an  der  einicheit,  und  weisct 
s  uns  di  driheit  an  der  einicheit  und  sprichet  :  Wer  da  verstan  (64")  wil 
di  vatcrheit  hei  der  sûnlicheit,  der  hat  den  vater  verstanden  an  der 
einicheit  und  doch  nicht  di  einicheit.  Seht,  aizo  spricht  er  auch  von 
den  andern  zwen  person  etc.  Paulus  spricht  :  Der  sun  ist  cin  pild 
seines  vaters   und   ist  ein    pild   seines  ewigen   wesens  und   ein   schein 

10  seiner  gotlichen  ciarheit.  Sanctus  Johannes  spricht  :  Got  ist  di  minne. 
Di  meister  widersprechent  in  :  Het  er  gemcinet  di  minne,  do  di  sel 
got  mit  minnct,  so  wer  er  nicht  war.  Wer  di  minne  got,  do  di  sel  got 
mit  minnct,  so  enging  si  nicht  ir,  alz  si  nu  tut.  So  hat  di  sel  ?^ 
cin  naturlich  minne,  di  ist  ein  tugent.  Alz  sich  der  wille  ze  got  cheret, 

i5  so  schephet  got  ein  minne  von  niht  und  geuzet  si  in  di  tugent.  Und 
di  min  ist  auch  natur  und  ist  gnad,  und  in  der  gnaden  gibt  sich 
got  in  di  sel,  und  der  heilig  geist  der  vereinet  sich  mit  der  minne.  Und 
di  minne,  di  der  heilig  geist  ist,  di  ist  got,  und  di  minne,  di  gnad  ist, 
di  ist  natur  und  vereinet  di  sel  mit  got  ;  und  in  der  einung  wird  di 

20  sel  in  got  gezogen,  daz  si  got  minnet  mit  seiner  minne  in  got,  und 
in  ir  selber  en  chan  si  des  nicht  gctun.  Darum  ist  di  craft  der  selen 
e  an  ir  selber,  dan  si  berùrt  wird  ;  und  daz  si  berùrt  wirt,  daz  ist  ein  werch 
gotz,  und  di  sel  ist  ein  gezeuge  des  werchs,  und  daz  werch  ist  creatur. 
Di  craft,  di  di  sel  volbringct  und  furet  si  uzzer  ir  selber  sunder  ir  zetun, 

25  di  ist  got.  Ich  rur  daz  munster,  ich  fur  es  awer  nicht  enwech.  Da 
gab  er  in  ir  ein  liht  von  gnaden,  daz  ich  bêchant  in  gotlicher  natur 
dri  person  und  daz  sein  vater  waz  ein  gebere  aller  ding.  Alz  sanctus 
Jacobus  spricht  :  Aile  volchomen  gaben  vlizzent  von  dem  vater  dcz 
lihts.   Der  vater   ist  selber  ein   liht,  daz  im   selben   leuiite  in  im  sclben, 

3o  personlich  und  wesenlich.  Jn  dem  verborgen  wesen  da  ist  wesenlich 
al(z)  daz  wesen  an  pcrsonlicheit.  Do  Icuhtet  sich  daz  wesen  wesenlich 
in  dem  wesen.  Alzo  verleuzet  di  sel  di  vetcrlicheit,  do  in  ist  er  auch 
nicht  vater.  Daz  sich  der  vater  in  im  selben  erleuhtet  wesenlich  und  per- 
sonlich, daz  zeugct  er  von  scinem  ungeborn  wesen  in  sich  durch  di  edel- 

35  wari  weszele  seiner  pcrsonlicheit.  Alz  vil  alz  er  seines  ungeborns  wesens 
in  sich  zcuhet,  alz  vil  ist  er  veterlich,  und  alz  vil  ist  er  selich  an  seiner 
vetcrlicheit.  Daz  edel  liht  hat  ewichlich  in  scinem  hcrtzcn  geflozzen 
und  fleuzet  uz  im   in  den  sun    wesenlich  und  personlich   und   (leuzet 

29  dez  liht. 


uz  in  beidcn  in  den  hciligen  geist  weseniicli  und  personlich.  L'nd 
der  vater  der  leuhtet  uf  si  heide  wesenlich  und  personlich,  und  di 
dri  leuhtent  einen  schein  wesenlich,  und  ir  iglicher  leuhtet  ein  schin 
personlich  und  wesenlich,  und  daz  wesen  ist  di  einicheit  der  dreier 
person.  Und  daz  ungehorn  wesen  daz  ist  got  berhafticlichen,  alz  vil  s 
alz  es  mit  den  person  uzfleuzet.  Nicht  alzo  daz  ditz  wesen  icht  geber  ; 
daz  (in)  wesen  daz  geberet  nicht.  Der  sun  und  der  heilig  geist  sind 
zwei  liht  dez  got  weghaftigen  wesens  in  der  ursprung  der  veterlicheit, 
do  der  vater  daz  geborn  wesen  in  sich  zeuhet  in  sein  ungeborn  wesen. 
Wan  der  vater  der  bechennet  sich  mit  dem  sun  und  bechennet  sich  selber  i<> 
in  im  selber.  Des  ist  der  sun  ein  liht,  und  er  wil  sich  selben  in  im  selben 
bcchcnnen  ,  und  dez  ist  der  heilig  geist  ein  liht.  Der  vater  und  der  sun 
di  habend  einen  willen,  und  der  wille  ist  der  heilig  geist,  der  gibt  sich 
in  di  sel,  daz  gotlich  natur  di  creft  der  selen  alzo  durchgent,  daz  di 
sel  nicht  mag  wurchen  dan  gotlich  werch,  reht  alz  ein  brun,  der  sich  i5 
beweiset  etc. 

Got  der  ist  der  selen  materie  an  iren  werchen  und  nicht  an  irem 
geschepnuz.  Dar  um  sint  ir  werch  ewig,  wan  er  ewig  ist.  Der  materien 
gebristet  er  nimmer,  alzo  daz  wir  nimmer  materien  enhant.  So  vert 
cr  in  sin  lant;  alzo  wirdet  di  sel  ze  nicht.  En  ging  ir  di  materie  ab,  20 
alz  si  aile  ir  werch  volbringet,  so  beleibet  si  mit  den  werchen  in  got, 
der  ir  materi  ist,  und  wirfet  sich  mit  dem  einvaltigen  wesen  in  di 
gotheit  sunder  werch  und  sunder  materi  und  sunder  gotheit  ;  daz  ist 
ir  lant.  So  ist  ir  di  gotheit  aile  dinch  (64'')  in  einer  stillen  craft.  wan  si 
ist  ir  aile  dinch  alz  daz  hertzc  des  mercs.  Dez  helf.  ^b 


Nr.  48. 
Fol.  64''.     Maria  Magdalena  venit  ad  monumentum.  Pfeift'er  117. 

Nr.  49. 

F''ol.  65  •■■.  Unscr  herrc  sprach  siben  vvort  zu  zwein  seinen  iungern. 
Hintz  dem  einen  sprach  er  dreu  wort,  hintz  dem  andern  sprach  cr  30 
vir  wort.  Di  ein  waz  ein  rederinn,  di  ander  waz  ein  sweigerinn.  Di 
rederin  spr-ach  :  lierre,  ich  han  dich  alz  lip  alz  alez  daz  auf  ertrich 
und  in  himlrich  ist.  Da  sprach  unser  herre  :  Da  hast  du  gut  reht  an. 
da  spilt  ich  mit  deme  vor  funf  tausend  iaren,  e  daz  ich  Adam  und  Even 


6  alz  er  mit.  —  8  vielleicht  ;  got  berhaftigen  wesens  ?  —  20  in  si  laut.  —  24  ir  laut. 


-       52      - 

yc  gcschuO".  Da  sprach  si  awcr  :  Ich  han  dich  alz  lip,  daz  ich  dcin  ein  clcin 
weil  nicht  enbern  mak.  Da  sprach  unser  lierre  :  Da  hast  du  gut  reht  an, 
da  speis  ich  aile  tag  teglich  durch  deinen  willen  funf  tausend  menschen. 
Awcr  sprach  si  :  Hcrre,  ich  han  dich  alz  iib,  sam  ein  hoher  grozzer  perk 
5  grozzer  wcr,  daz  dcr  mein  wer.  Da  sprach  unser  herre  :  Da  hast  du  reht 
an,  da  pist  du  mein  alz  gewaltig,  sam  mein  vater  waz,  do  er  mich  schichct 
in  dicz  (65  '')  iamertall.  Hintz  der  sweigerin  sprach  unser  herr  :  Wen 
du  an  mich  gedenkest  und  dir  weder  we  noch  vvol  ist,  so  pist  du 
in  mir  erhaben,   sam    mein   zarter   vronieichnam    ist   uber  aile  dinch. 

lo  Wen  du  an  mich  gedenchest  von  hertzen,  so  pist  du  mein  alz  gewaltig 
alz  ich  dein.  Wen  du  den  gedenchest  an  meinen  tôt  und  mein  marter 
und  an  dein  sund  (und  anj,  daz  dir  der  zahcr  in  dem  augen  erhaben 
ist,  und  ob  er  dir  nicht  erfur  chumt,  so  pist  du  alz  suntloz,  alz  der 
chraftloz,  swen  di  sel  von  im  chumt.  Swen  du  den  gedenchest  an  meinen 

i5  zarten  fronreichen  anblik,  so  druch  ich  mein  pild  in  dich  und  daz 
dein  in  mich.  und  swcr  uns  beid  sche.  man  client  uns  von  cinandcr  nicht. 

Nr.  5o. 

Fol.  65  ^.  Icli  •  hoher  edeler  got  west  in  aller  mein  weisheit  niht 
als  edels  als  leiden.  Da  von  wolt  ich  in  leiden  geborn  werden  und  vertraib 

2o  als  mein  leben  in  leiden  und  wolt  auch  in  leiden  sterben  fur  dich.  Nu 
folleg  mir  nach  und  leid  durch  mich  ein  kurtz  stunt  !  Wann  leiden 
bringct  dir  grozzcn  nùtz,  leiden  vertilget  dir  aile  dein  sund,  daz  ich  si  stedir 
nimmer  auf  geheben  wil,  leiden  beraidet  dich  mir  zu  sunderlicher  haim- 
lich,  laiden  machet,  daz  ich  pei  dir  bonen  mûz,  leiden  machet  dir  vil  loncs 

25  in  dem  himelreich,  leiden  machet  vil  tugent  an  dir,  leiden  leutert  dir  dein 
selc  als  daz  fiwer(i22  ^jdaz  golt,  leiden  machet,  daz  ich  mich  in  dein  scie 
bergen  mû;z  und  wil  die  grozzern  burden  tragen  in  allem  deim  leiden, 
daz  dich  angefehtten  mag,  laiden  wider  bringet  aile  dein  verlorn  zcit, 
leiden  setzt  dich  in  ein  unschuldig  leben  gegen  mir,  also  ob  du  nie  sunde 

3o  hest  getan,  leiden  machet  deinen  leip  undertenig  der  sele,  leiden  machet 
an  dir,  daz  ich  mùz  sprechen  :  Du  pist  mein  wirdiger  diner.  Mit  leiden 
vergiltest  du  mir  als  mein  leiden.  Leiden  ist  ain  hort,  den  nimant  ver- 
geltten  mag  wann  ich  allain.  Leiden  ist  ain  gab,  di  ich  nimant  gib  wenn 
m.:inen  freunden.  In  leiden  lazze  ich  mich  gern  vinden.  Leiden  machet 

35  dich  wirdik  als  dez  gutes,  daz  ich  meinen  lihsten  wil  tun  in  hymel  und 


'  Folgenden  Abschnitt  gebe  ich  nach  dem  noch  aus  derer.ste:i  lIAU'ie  de;  XIV.  Jahr- 
hunderis  siammeiideii  Cod.  Nor.  Cent  Vil  35.  Fol.  122.  V2I.  An;.  1.  d.  Altert.  IX  i32. 


-     53     - 

aufcrden.  I,eiden  machet  dich  erkant,  daz  du  must  gedenken,  wann  du 
komen  seisl  und  war  du  zu  werdest  (izS-'').  Leiden  machet,  daz  du  mir 
gelich  wirdest.  Leiden  ist  ain  sichcrr  wek  zu  dem  ewigen  leben.  Leiden 
ist  so  gar  uber  edei.  daz  ich  dar  umb  anders  niht  geben  vvil  dunn  micli 
selben. 


Nr.  5.. 

Fol.  65  t'.     Di  élément  uns  des  veriehen, 

Waz  in  der  zeit  ic  wart  gescliehcn, 
Daz  muz  uf  einen  punt  vergan 
Und  in  cin  plozzen  niht  bestan. 
Schcidet  euch  von  iht, 
So  sinchet  ir  in  niht. 

Ein  iglich  zeuch  daz  sein  an  sich, 
Ploz  in  plozheit  heldet  sich  ; 
Plozheit  hat  in  ir  chein  zil, 
Vor  und  nach  si  nicht  cnwil. 
Scheidet  etc. 

Plozheit  stat  an  underscheid, 
Si  enrùrt  weder  leib  noch  leid, 
Plozheit  chom  ni  uz  ni  in, 
Es  ist  ein  stilles  schciden  sin. 
Scheidet  etc. 


Plozheit  ist  von  adel,  frei, 
Ir  ist  nimant  dan  ir  selber  pei, 
Plozheit  bracht  ir  augen  frid, 
Vor  und  nach  des  ist  si  quid. 
Scheidet  etc. 


25 


Der  ploz  ist  durftloz  gênant, 
Von  allen  dingen  unerchant, 
Nimant  luget  in  seinen  grunt, 
Er  loz  sich  dan  auf  einen  punt. 


3o 


20  m  uz  in  SI. 


-    54    - 
Nr.  52. 
Fol.  65  b.     Ecce  mitlo  ant;cUim  mciim.  Pfciffer  159. 

Nr.  53. 

F'ol.  66''.     Zwei  kûrzcrc  latcinisclieNotizen  und  de  pcrfectione  scrmo 
5    bonus  mit  dem   Vorspriiclie  :    l'^stolc  crgo  perfecti,  sicut  et   patcr  vester 
celcstis  est. 

Nr.  54. 

Fol.  67  t".  Fin  mensch  ^ab  got  ytweiz,  daz  er  im  alz  herte  wer  und 
er  sein  freunt  alz  inniclich  und  alz  si'izlicli  trost.  Dez  wart  im  geantwurt 

10  alzo  :  Waz  frumt  dir  ze  diner  ewiclichen  sclicheit,  daz  ich  spilnde  freùd 
het  an  anj^cnj,'  in  mir  sclber?  Da  von  nam  ich  di  menschcit  an  mich  und 
chom  uf  ertrich  und  worcht  dreie  und  dreissich  iar  dein  heil  und  dcin 
ewiges  leben  in  grozer  pein  und  in  pittricheit. 

Fin  mensch  gedacht  ze  einer  zeit,  dazgot  einen  menschcn  so  iar  min- 

i5  niclichen  an  sich  zeuhet  und  den  andern  so  peinlichen.  Des  wart  im  gcanl- 
wurt  :  Waz  dunchet  dich  inniclicher  oder  edler  dan  daz  mir  aller  glichest 
ist,  daz  ist  leiden  ?  \Vo  geleid  ye  creatur  alz  pittcrlich  und  alz  scherflich 
alz  ich,  oder  war  an  mag  ich  eigenlichcn  uzwurchen  meinen  naturlichen 
adel  dan  an  dem,  daz  mir  aller  glichest  ist,  daz  ist  leiden?  Ez  leid  nie 

20  mensch  alz  pittcrlichen  alz  ich,  und  doch  wart  nie  mensch  alz  lauter  und 
alz  rein  an  aile  sund  alz  ich.  Wan  wart  mcines  einborn  suns  mcrgcspottet, 
dan  do  er  mein  veriach  ze  eincm  ewigen  vater?  In  meiner  gotlichen  natur 
geworcht  nie  chein  dinch  alz  edlich  in  menschlicher  natur  alz  leidung, 
und   alz  si   ie  edlicher   worcht,   alzo   wirt   si  auch  von  grozzer  minne 

2  5  gegeben. 

Di  chron  di  muz  gar  scherflich  ingedrucht  werden  den,  di  ewiclichen 
grunen  und  bluen  schullen  vor  meinem  vater.  Dcr  tifT  verscnchi  werden 
wii  in  den  pach  der  gotheit,  der  muz  auch  tifF  versencht  werden  in  daz 
merder  pittern  leidung.  Ich  pin  ein  hôh  ob  allen  dingen,  und  aile  zit  han 

3o  ich  ubernaturlich  wurchung  in  mir  selben,  und  dar  um  so  sich  der 
mensch  uber  di  naturlich  craft  vertiefFet  under  elle  dinch,  so  er  ye  mer 
ubernaturlich  von  mir  gezogen  wirt  uber  aile  dinch. 

Ein  mensch  begert  ze  wizzen,  wen  der  mensch  zu  grund  tod  wer. 
Dez  wart  im  geantwurt  alzo  :  Swen  dir  gebrestenlich  dinch  alz  unnaturlich 

35  werdent,  alz  si  geverret  sint  von  dem  adel  meiner  gotlichen  natur.  Do 
sprach  awer  der  mensch  :  .'\ch,  liber  herrc,  waz  (schol)  wurchet  disen  tod? 


—    55    — 

Daz  sol  di  gegenwerti-(68)cheit  meines  todes  und  meins  sterbenden  Icben, 
in  dcni  icii  aile  zit  worcht  daz  heil  mensclichs  chiinnes. 

Kin  mcnsch  bctrahtct,  \vi  pinlich  Cristus  seinen  veindcn  wcr  ze  schcn 
in  dcr  zeit,  do  er  gevangen  waz.  Do  hort  er  solich  antwurt:  An  der  zit 
warn  mir  mcin  veind  gcgcnwertich  alz  ein  frcunt,  dcr  dem  andern  wil    5 
helfcn   volpringcn  daz  minniclichst  und  daz  nutzest  werch,  daz  cr  ye 
geworcht  bei  seiner  zeit. 

Got  zeiget  einem  menschen  claglichen,  wie  gar  cr  wer  ersigen  ailes 
seins  plûtes,  do  er  genumen  wart  von  der  seul,  und  wart  dar  zu  im 
gesprochen  :  Nu  sich,  wi  mich  dez  menschen  niinne  ersegen  liât!  Soit  lo 
mir  dar  um  nicht  minneclich  sein  von  im  zc  trinchen  daz  widergelt  meiner 
marier?  Fleuz  nicht  Icidung  von  meinem  gotlichen  hcrtzen  und  von 
cdclsten  grunt  meiner  natur,  ich  het  si  ni  so  gar  vereigcnt  und  vcrnaturt 
dcm,  dcn  ich  aile  zeit  mit  spilnden  freuden  gebir  von  meinem  hcrtzen. 
Di  Icidung  meiner  frcunt  chumt  nicht  von  hertichcit  sunder  von  der  i5 
mittelstcn  mittclcheit  meines  hertzen,  dar  um  pin  ich  mitleident  mensche- 
lichcr  chranchet,  da  von  si  mit  mir  vcreint  werden.  Chcin  Icidcn  mocht 
an  mcincn  sun  von  cheiner  schuld  gevallen,  wan  daz  er  alein  volbracht 
den  vcrborgcn  willen  meines  hcrtzen.  Etlich  mensch  ist  in  mich  alz  gar 
vcrnaturt  und  vcreint,  daz  mir  peinlichcr  ist  einen  tag  von  im  fremd  sein  20 
dan  cincm  andern  menschen  ailes  sein  leben.  Alz  pitter  dem  leib  cin  tod 
ist,  alz  pitter  ist  mir,  daz  ich  nicht  wonung  han  in  dcr  sel.  Da  bel  Iraht 
cin  mensch  in  di  groz  gotz  minne  !  Alz  vil  Cristi  sel  mer  vereint  ist 
mit  gotlicher  natur  dan  chcin  ander  sel,  alz  vil  mak  ein  sel  mer  enphahen 
gotlicher  natur  und  gotlichs  adels  dan  ein  ander  sel.  Daz  ist  ein  bar  25 
anbeten,  so  di  obcrn  creft  gcricht  sint  in  mich  und  da  aile  zeit  in  sich 
verzihcnt  und  saugcnt  daz  suzze  march  meiner  natur.  llab  taugen  wandcl, 
daz  ich  taugenlich  in  dir  gewurchen  mug:  hab  taugenlich  ailes,  daz  ich  in 
dir  wurche  !  Wa  von  pin  ich  minniclichcr  allen  dingen  dan  von  der  ver- 
borgenheit  meiner  taugen  ?  Ich  han  aile  mcin  werch  alzo  gewurcht  in  3o 
meinem  einborn  sun,  daz  si  noch  nie  verstanden  wurden  noch  gerurent 
von  allen  creaturen.  Alz  ubcrnaturlich  mcin  wcsen  ist  in  dcm  hertzen 
rrieins  vaters,  alz  minniclich  und  naturlich  ist  mir  ze  wonen  bi  der  sel, 
da  ich  gelichen  vind  meiner  plutigen  wundcn.  Welch  sint  di  wunden  ? 
Do  sprach  er.  Ich  han  gcwundct  mit  dcr  cwigcn  minne  meines  veterlichen  35 
hertzen,  und  daz  verwunden  schol  ewiclichen  grunen  und  pluen  vor  den 
augen  meiner  magenchraft.  Wem  ich  geordent  han  daz  peinlich  leben  in 
der  zeit,  der  sol  in  der  ewicheit  niezen  daz  suzz  march  meiner  gotlichen 
natur.  Auch,  wie  spilend  wirt  di  sel  angeblichet  von  den  augen  meiner 
magenchraft,  an  der  ich  gelicheit  vindcder  plutigen  wunden  meines  suns  !   4° 


-    56    — 

Sanctum  Auguslinum  dcn  traget  sein  sun  von  der  sel,  waz  si  %ver. 
Augustiniis  sprach  :  Ich  han  enpfunden  von  got  verborgcner  lieimlichcit  : 
wcr  sich  cheren  wil  zu  der  gnaden  gots,  der  sol  haben  ein  einsam,  unge- 
hindert  stat  und  sol  haben  ein  unbechumertez  hertze  und  ein  frey 
5  gewizzen  und  ein  rein,  dymutig  begernde  sel  zu  got  und  sol  haben  ein 
schauwend  weisheit  der  ingezogen  sinn,  mit  wunder  in  got  geheftet. 

Do  sprach  awer  der  sun  :  Waz  ist  ein  sel  ?  Do  sprach  sanctus 
Augustinus  :  Di  sel  ist  chomen  von  dcm  himlischen  land  dez  veterlichen 
und  dez  gotlichen  hertzen  und  ist  gemacht  von  der  materie  der  gotlichen 

lo  min  und  ist  geborn  von  dem  hohen  geslecht  der  heiligcn  drivaldicheit 
und  ist  ein  erb  gotz  und  des  himelz  und  ein  gebererin  aller  creatur  und 
ein  besitzerin  allez  gutz  und  aller  der  freuden,  di  got  geleisten  mug  in 
seiner  ewicheit,  und  ist  ein  englisch  creatur  und  ein  geistlich  natur  oder 
(68  ^'). . .  und  ein  pild  der  heiligen  drivallicheit,  und  die  edelst  creatur,  di  in 

i5  got  ye  gedacht  vvart,  und  ist  gotz  hertzen  alzo  nahengenumen,  ob  got  sein 
gotlich  natur  môht  geteilt  haben,  er  het  si  da  von  gemacht;  dez  nicht  en 
ist,  si  ist  nicht  gemacht  von  der  gotlichen  natur,  dan  alein  got  der  grcifet 
zwischen  der  gotheit  und  der  gotlichen  natur  in  sein  ewich  wesen  und 
macht  di  sel  von  nicht. 

2o  Di  ander  frag  ist:  vvo  vantgotdaz  nicht,  wan  ez  waz  allez  got?  Sanctus 

Augustinus  sprach  :  Wan  got  vermak  aile  dinch.  dar  um  macht  er  die  sel 
von  nicht. 

Di  dritt  frag  ist  :  Nu  sag  mir:  wi  groz  ist  die  sel  ?  Sanctus  Augustinus 
sprach  :  Di  sel  ist  alz  grozz,  daz  si  himelrich  noch  ertrich  nicht  crfullen 

25   mugen  dan  got  alein,  und  si  dcrfullet  aile  stet  mit  got. 

Di  vird  frag  ist:  Nu  sag  mir:  wi  ist  di  sel  gestalt  ?  S.  Augustinus 
sprach  :  di  sel  ist  alzo  schon,  ab  noch  aile  di  cngel  von  Séraphin  und 
Chérubin  und  aile  di  engel  und  heiligen  ewiclich  hctten  gelrahtct  nach 
cincm  glichnuz,  wi  di  sel  vver,  ye  si  mer  getrahten,  wie  schon  si  wer,  ye 

3o   si  ungclicher  wer,  wan  si  ist  gotes  pild. 

Di  funft  frag  ist  :  Nu  sag  mir:  wa  zu  wold  di  sel  uz  ir  naturlichen 
einvalticheit  chumen,  do  si  in  waz  ?  Sanctus  Augustinus  sprach  :  Si  waz 
alzo  einvaltig,  si  bêchant  ir  selbs  nicht  und  auch  gotz  nicht.  Dar  um  waz 
ir  not,  daz  si  got  beschufT  und  ir  irn  freien  willcn  geb,  mit  dem  si  sich 

35   under  got  bêchant. 

Di  sehst  frag  ist  :  Nu  sag  mir:  wa  zu  sol  di  sel  werden  nach  disem 
leben  ?  Sanctus  Augustinus  sprach  :  Di  sel  schol  wider  einlleuzcn  in  ir 
naturlich  einvalticheit,  mit  der  "si  auz  got  geflozzen  ist.  Je  si  sich  blozer 
gehalden  hat,  so  si  ye  glicher  wider  in  got  llcuzet,  wan  gotes  geist  ist  bloz 

40    und  einvaltig  und  ist  an  materie  und  an  bild. 


-     57    - 

Wôllen  wir  nu  glich  werdcn  dem  blozzen  i^eist  gotz.  so  muz  wir  bloz 
werden  allez  i^cmcrchcs  alz  gotz  f,'cist.  Disc  hlozhcit  ist  allcn  f;eisten  nicht 
bêchant:  daz  en  ist  nimmandes  schuld  dan  unser  ungeubten  sin. 

Ein  ander  mcister  spricht  :  Di  sel  ist  ein  Lil'getrat,'entcLi  chraft  in  dem 
j,'e\vait  dez  vaters  und  ein  widerplickcndcr  schein  in  der  weisheit  dcz  suns    5 
Lind  ein  ruender  umlauf  in  der  suzzigkeit  dez  heiligen  gcist.  Di  sel  ist  alzo 
groz,  alz  vil  si  der  cwicheit  begrilTet,  si   ist  alz  gut,  alz  vil  si  gute  dincli 
minnet,  si  ist  alz  vil  selich,  alz  vil  si  gemeinschaft  liât  mit  der  gotheit. 

Nr.  55. 

Fol.  ()8  ^.     Es  schreibet  Lucas  in  dem  ewangelio  :    Ein   cngel    wart    10 
gcsant.   Pfeiller  io3. 

Nr.  56. 
Kol.  (ig.     Sancti  per  lidem  viccrunt  régna.     Sievers  403. 

Nr.  57. 

Eol.  Ckj  b.     Bischof  Albrecht  sprach  :  Von  deme  vatcr  vloz  ein  lilit    15 
und  sturzct  sich  uf  aile  hcrzen.  In  disem  lilit  hant  aile  di  gesproclien,  di 
cristenglauben  gcprediget  hant.  Daz  du  unwizzcnt  pist  nu.  daz  entschul- 
diget  dich  nicht  hernach.   Und  gercst  du  dich  zu  dem  liht,  es  wer  dir 
alzo  bereit  alz  in  hicvor  :  vvan  alzo  der  geist  uf  di  creaturen  vellet  mit 
ncigenge,  so  vindct  er  in  im  sein  pild.  Her  so  en  begirt  er  dan  nit  anders  20 
dan  daz  er  gewandelt  wurd  in  in.  Und  dez  en  moht  nie  nicht  geschehen, 
es  en  sei,  daz  er  sein  glich  in  sich  zich.  Wan  (er)  alzo  verre  durch  alzo  sich 
di  creaturen  bildent  in  di  sel,  alz  verre  durchschinct  si  di  sel  mit  dem  blich 
irr  form.  Ind  alzo  muz  auch  got  wider  cheren  mit  seinem  liht  und  mit 
scinem, werch  (seins)  in  di  sel.  Wan  daz  wort  daz  ewiclich  in  deinem   25 
vater  geswebet  hat,  daz  hat  einen  lihten  wolchen  an  sich  genumen  :  in 
dem  lihten  wolchen  sint  volchomen  wordcn  alleu  creatur. 

Ein  meister  spricht  :  Daz  glich  vereint  sich  mit  seinem  gleichen.  Der 
sun  des  vaters  hat  gleicheit  '  mit  seinem  vatcr,  wann  er  ist  ein  pild  seins 
vaters.  Dar  um  waz  es  pilleich,  daz  er  menschleich  e  an  sich  ncme,  wann  30 
an  dem  menschen  sintgesamment  aile  creaturen.  Dar  um  waz  es  mùgleich, 
daz  er  an  sich  nam  menschait  von  sciner  naturleichen  erbarmung  irre 
verlozzenheit.  Wann  an  mcnschleicher  naturen  waz  ein  gleichnûzze  der 
mittclsten  person.  Daz  ein  (ander)  natur  gcbirt  die  andcrn  vernufticleich, 


i5  Biscliolf  Albrecht.  —  '  Von  hier  ab  schrcibt  eine  andere  Iland. 


-     58    — 

daz  en  tut  nie  diekcin  personc  in  chaîner  natur  dan  die  persone  des 
vaters  an  ^otleicher  natur.  Ditz  ist  ein  i^leichnùzz  der  gcberung  der 
personen  in  der  cwiciicit. 

Uzcr  des  vaters  hcrtzen  ist  ein  liht  [;cschinen,  daz  da  liât  erleulilet 

5  allez  daz  ertreich.  Di  blenkend  natur  gotis  hat  an  sich  genomen  mensch- 
lich  natur.  Wolt  dan  menschleich  natur  auf  dcn  bercli  der  got- 
leicher  natur  (70»)  ". .  .1  Wan  sclich  ist  der  gut  geist,  dem  daz  geschiclit, 
daz  er  dar  inn  genomen  wirt  in  die  gotleich 'natur"  ,  wann  er  hat  aile 
woliust  mit   ir  in   irr  sciben.   Deu  selich  geist  in  dem   hymelreich  di 

10  bespigelnt  sich  aile  in  got,  wann  sie  schen  got  in  allcn  creaturen,  und  sie 
schen  got  in  inn  selbcn  und  sich  selber  in  got  und  mit  alJen  creaturen  in 
alien  creaturen  und  mit  got  aile  créature  in  got.  Nieman  mag  sich 
geschauwen  in  dem  spigel  der  weisheit  gotcs,  er  cnmùg  in  bekennen  an 
seinem  hertzen  und  sprechcn  daz  wort,  da  aile  dinch  ab  geschaffen  sint. 

i5  llnd  nieman  mag  sich  gespigeln  in  dem  spigel  der  weisheit  gotes  noch 
bekennen  noch  sprechen  daz  wort,  do  aile  creaturen  ab  geschatl'en  sint, 
er  en  sey  sunder  flecken.  Swer  daz  wort  bekennet  an  seinem  hertzen,  der 
hotgrozze  woliust  an  seinem  hertzen,  die  nie  auge  vollen  angesach  noch 
nie  or  vollen  gehort  noch  nie  in  menschen  hertze  crdaht  waz.  Aiz  si  an 

20  Johannes  waz,  da  Johannes  nicht  ein  menschen  alein  daz  wort  enphinch 
sunder  got  in  dem  menschen  mit  dem  gusze  der  gnaden  scinergnaden 
1  sic  \],  do  er  sprach  :  In  dem  beginne  waz  daz  wort,  und  daz  wort  waz  bei 
got,  und  got  waz  daz  wort.  Wer  ditz  nicht  bekennet,  alz  ez  ist,  der  lieb 
got,  daz  es  im   werd,  von   dem  es  Johanni  ward  gegeben.   Wann  die 

25  gnitd  gotes  naigot  sich  zu  Johanni  und  erleuhtoth  im  sein  liht,  wann  er 
enphinch  daz  wort  niht  von  sciner  mcnscheit,  er  enphinch  es  von  der 
golhait,  do  er  ein  mit  got  worden  waz. 

Die  sel  enmacht  nicht  zu  got  kumen  noch  in  got  kumen,  si  en  kom 
zem  ersten  vor  got  und  bey  got  und  an  got  und  frey  ir  selber,  dann  alrerst 

3o  so  wirt  sie  mit  got  vereinet,  also  als  Johannes  tet,  do  er  sich  selber  ent- 
ward  und  saych  auf  die  prust  Jhesu  Cristi.  Alsus  so  en  mag  auch  got  zu 
der  sel  nicht  en  kumen,  er  en  kum  zem  ersten  an  die  sel  und  umb  die  sel 
und  umbgreife  die  sel  und  durchvar  die  sel  mit  ym  selber.  Dann  so  wirt 
er  gar  beflozzen,  und  der  prunne  der  gotheit  wirt  gezaiget,  und  die  sel 

35   wirt  mit  got  geclaidet.  Daz  uns  ditz  gescheh,  des  helt'  uns  got.  Amen. 

Nr.  58. 
Fol.  70.     Ecce  sacerdos  magnus.     (Lateinischer  Sermon.) 
g  der  selich  f;eist. 


-    59    - 

Nr.  59. 

Fol.  71  ^.  Etlich  fragen,  ob  die  sele  iht  do  zu  mù^  kùmen  an  disem 
leib,  daz  si  enphah  sunder  mittcl.  Daz  antwurt,  daz  dor  uf  gehorct,  das  ist 
zweicrley  :  Nein  und  ja.  Nein  zu  versten,  wann  waz  die  sele  enphaiien 
sol,  daz  muz  si  enphahen  sunder  mittel  odcr  ubermitls  lieht  und  die  s 
genad.  Mer  umb  ist  die  genad  sclb  daz  mittel,  wann  si  ist  cin  creatûr.  Daz 
mittel  mag  di  sel  nit  wol  ubcrf,'an  an  leib.  aber  noch  dem  leib  so  enhat  si 
dises  mittels  niht  me  zu  tun,  wann  die  meister  sprcchen,  daz  gotlich 
natur  dann  der  selen  cin  bloz  furwùrf  sei.  Von  der  enpheht  di  sele  voile 
wclde  sunderlich  und  genad,  daz  got(lichen)  sclber  ist.  Noch  dan  mûget  ir  m 
merken  ein  newes  mittel  in  der  cinikeit.  Die  vercinikeit  der  selcn  mit  got 
in  aller  genûgden  daz  selb  mittel  daz  ist  daz  mittel,  wann  got  ist  einik  ein 
on  mit.  So  ist  die  sele  ein  mit  got.  Dizz  mit  ist  daz  mittel,  daz  enmak  die 
sele  nimmer  vcrliesen,  weder  hic  noch  dort. 

Daz  ander,  daz  man  hic  zu  spricht,  daz  die  sele  enphah  sunder  mittel  is 
an  disem  leib,  daz  mùgt  ir  also  versten,  wann  die  sele  hat  in  ir  ein 
gcleicheit  dez  obersten  gots.  Mit  der  gelcichcit  enpheht  si  geleich,  da  wirt 
gelcich  von  geleichcn  enphangen  sunder  mittel.  Seht,  wer  die  sein,  di 
wollen  enphahen  sunder  mittel,  die  suUen  stetc  an  diser  gelcichcit  be- 
iciben.  20 

Nu  mocht  man  fragen  :  Wor  an  ligt  die  gelcichcit.  Scht,  diz  mûgt 
ir  mcrkcn  :  Gelcichcit  dez  obersten  gotz  di  ligt  an  uberirlichcit  dez  inncrn 
und  dez  auzzern  menschcn,  daz  ist  an  einer  unwandclhal'tikcit  von  allen 
nidcrn  dingen,  daz  der  auzzer  mensch  do  von  iht  gewandelt  werd  und 
auch  von  allen  bewegungen  dez  geistes,  daz  der  inner  mensch  do  von  iht  -^ 
vermenget  werd,  er  enbleib  stetlichen  in  eim  ewigen  genwurtigcn  nu 
daz  ein,  daz  si  sei  in  allen  dingen.  Hie  von  spricht  Cristus  zu  scinen 
iungern.  Beleibt  ir  stet  an  meinen  worten  und  belcibent  meineu  wort  in 
euch,  so^sol  ich  di  warheit  losen,  daz  ist  vor  aller  wandelhat'tikeit.  Sanctus 
Augustinus  spricht:  O  herre,  waz  ist  daz,  daz  ich  so  suzziklich  in  niir  io 
cnphind  und  daz  ich  mir  selben  so  frcmd  mach  ?  belib  cz  stet  an  mir,  daz 
wer  daz  wor  ewig  leben.  Sei  daz  ir  in  euch  enphindet,  ir  suit  daz  wizzen, 
daz  ir  in  niht  enphindet  in  disem  leib,  daz  en  ist  niht  dann  cin  (72) 
vorspil  des  ewigen  lebens. 

Ez  sprichet  auch  meister  Richardus  :  O  sele,  sag  mir,  waz  ist,  daz  in    35 
mir  so  wunheklichcn  klcibt  und  mich  bcrurt  ubcr  mich  selben  ?  Sag  mir, 
ist  cz  got  odcr  creatur?  Hier  an  zweifelt  er  selb.  Noch  mugt  ir  mcrkcn 
die  berihtùng:   zem   ersten    hat  er  ez   fur  got,   wann  ez  gcwangelt  und 

26  enbleib  stercliclien. 


-    6o    - 

mugent  machet  aller  ding  und  unmezziklicli  zu  ininnene  daz  oberst  gut, 
alz  ez  sclber  unmczzik  ist.  Zu  dcm  andcrn  mol  hat  cr  angest,  cz  sel 
crcatur,  wann  waz  di  scie  in  ir  hegriflcn  hat,  daz  mùz  creatur  sein.  Daz 
mugt  ir  merken  :  Aile  leiplich  dink  di  minnent  sich  geistlich  nach  ir 
5  geistlichcn  forme.  Wann  dann  ir  geistlich  form  creatur  ist,  so  muz  ailes 
daz  creatur  sein,  die  si  in  ir  begriffen  hat.  Hie  zu  sprach  ein  meister 
Manducator  :  Ir  entùt  niht  andcrs,  dann  daz  ir  fraget,  wirt  ir  niht  geist- 
lichcn, wedcr  ez  sei  got  oder  creatur  sic!].  Dizz  merket  :  ez  ist  wcrlichen 
got  !  Daz  mugt  ir  merken  an  den  dingen,  daz  ir  cuch  sclber  fremd  seit  und 

■  o  daz  in  euch  ist,  daz  nemcnt  auz  euch  sclb  an  sich  :  in  der  genûmenheit 
da  wirt  der  geist  entgeistet.  Do  von  spricht  sanctus  Dyonisius,  daz  die 
scie  dan  niht  scie  heizze,  si  heizt  daz  ungcnant  wesen.  Dizz  ist  daz  wescn 
uzzerhalp  ir  selbes  geistes.  Ailes  daz  di  scie  enpheht,  daz  ist  also  klein 
widcr  dem  uzzerhalp  ires  selbes  geistes  zu  sein  in  got:  do  ist  si  me  got 

i5  dann  si  creatur  sei  ;  da  hat  si  ir  iht  gclazzen  und  bestet  uf  irem  niht.  Si 
enhat  do  wedcr  wcrk  noch  forme  noch  sein  an  haben,  si  hat  ez  aber  an 
wcscn . 

Nu  moht  man  fragen,  ob  disem  engeisten  geist  got  ci n  geist  sei  oder 
niht.  Sanctus  Augustinus  spricht,  got  sei  ein  geist;  so  spricht  Dionisius, 

20  got  cnsei  niht  ein  geist.  Nu  mcrkcnt,  wic  got  ein  geist  sei.  Daz  behendest 
und  daz  subtilest  wort,  daz  die  creatur  geleistcn  mak,  daz  ist  geist.  lier 
um  mit  dem  nauwesten  wort,  daz  si  geleistcn  mak,  die  creatur,  do  mit 
nennet  si  got  und  spricht,  er  sei  ein  geist.  Wann  aber  der  crealuren 
gcbricht  an  versten  und  an  worten,  dor  um  spricht  Dyonisius,  er  cnsei 

25    niht  ein  geist,  er  sei  allen  geisten  inniger  dann  die  geist. 

Eya,  waz  weld  und  waz  vvoliust  in  der  geleichct  swebet,  do  der  cn- 
geistet  geist  und  (engcistikeit)  got  beid  ein  cngcistikcit  sint  ! 

Nr.  60. 

Fol.  72.     Unscr  hcrrc  spricht:  Wer  zu  mir  kumcn  wil,  der  nem  uf 
3o   sein  creutz  und  volg  mir.    Pfeiffer  lyS. 

Nr.  61. 
Fol.  73.     Unscr  hcrrc  gienk  zu  der  stat  Naim.    Pfeiffer  i23. 

Nr.  62. 

Fol.  74.     Die  meister  fragen,  ob  der  sun  iht  berhaftig  sei.  Man  ant- 
35   wurt  :  ia  !  der  sun  gcbirt  zem  ersten  sein  geleichnùzz  in  der  sele,  dor  noch 

26  waz  wold. 


—    6i     — 

sich  selber  iind  nilit  minder  dan  sich  sclhcr.  Liplich  ordenung  die  sint 
widcrsinnes.  Wazzer  ist  in  einem  vazzc,  und  daz  vaz  cnthelt  sin.  Daz 
wazzer  meiner  sele  ist  in  meinem  leih  und  mcin  selc  enthcidet  meinen 
leip.  Jch  ernn  brot  und  trink  trank,  und  er  wirt  verwandeit  in  mcin  flcisch 
und  in  mcin  biut.  Abcr  ich  cmphah  unscrs  herren  leichnam,  und  ich  wird  5 
i^'cwandelt  in  in.  Die  natur  vcrmag,  daz  in  cim  llhc  graz  und  wazzer  maclit 
zu  flcisch  und  zu  blùt.  Die  sûnne  wirfct  ir  hitz  und  iren  schein  uf 
daz  wazzer  und  zeuht  daz  wazzer  mit  kraft  an  sich,  und  en  wurd  si 
niht  gehindert,  si  zug  ez  mitten  in  sich.  Dar  si  iren  schein  wirfct  auf 
daz  ertreich,  (74  ^)  do  wirfet  si  cinen  baum.  ■ 

Die  meister  und  die  heiligen  sprechen,  daz  dcr  hcilig  geist  sei  ein 
gotiichcr  sam,  und  wo  dcr  wirt  geworfcn  in  dcn  grunt  der  sele,  da  wurkct 
niht  in  ir  dan  got  sclbcr.  Eya,  wi  sol  daz  edel  wcrk  gewurket  wcrdcn  ?  Daz 
woU  wir  nieman  bevelhen  dann  der  cwigen  weisheit  selber.  Die  ewig 
weisheit  spricht  :  Mir  ist  ein  gcbot  gcgeben,  daz  ich  niendert  woncn  sol 
dann  in  Jacob  ;  aile  zu  mol  sol  ich  woncn  in  Jacob.  Jacob  spricht  alz  vil 
alz  cincr,  dcr  aile  dink  under  di  fùzz  getreten  hat. 

Der  mensch  in  dem  dizz  geburt  eins  geschehen  sol,  der  muz  gelcich 
sein  Jacob.  Die  ewig  weisheit  spricht  :  Mein  gcwalt  der  sol  sein  in  Jheru- 
salem,  mein  erb  daz  sol  vallcn  in  Israhel.  Israhcl  betcut  als  vil  alz  einer,  20 
dcr  got  schawen  sol  :  Jherusalem  beteut  alz  vil  als  ein  stat  dez  fride.  Dcr 
mensch.  dcr  aller  ding  in  ru  und  in  frid  ist  gesetzt,  der  ist  gelcich  Jheru- 
salem. In  Jherusalem  lag  ein  berg  der  hiez  Syon.  uf  dem  stûpt  der  tempcl 
gotes.  Die  scie  di  gelcich  ist  Syon,  die  sol  uber  sich  selber  erhaben  sein 
und  sol  sein  ein  wonung  gots  in  ircm  aller  hohstcn.  Daz  wir  hir  zu  =5 
kumen  etc. 


i5 


Nr.  63. 

Fol.  74  i'.  In  dem  ahten  tag  wart  unserm  herren  der  nam  gegeben 
Jhesus.  'Sievcrs  38 1.  (Zvvar  ausfûhrlicher,  aber  doch  auch  nur  skizzen- 
haft.) 

Nr.  64. 

'Fol.  75  ■■'.     Unscr  frawc  starte  auf  in  den  spiegel  dcr  gotheit. 

in  disem  starcn  so  hat  die  sele  siben  anstarung.  Zum  ersten  so  kumt 
si  in  ein  wunder,  in  dem  wundcr  kumet  si  in  ein  vergczzcnheit  aller 
crcaturen  und  ubertrittet  aile  forme.  Nù  ist  si  kumen  uber  di  aller  (di) 
obcrst  forme  der  instarenden  kraft.  Eya.  ver  sele,  nu  beleibt  stct  und  scht 
und  cnkert  [niht:  wider  zu  dem,  daz  ir  ubcrgangen  hajbeti  ! 

I  luplich  ordenung.  —  2  vazz  enlhelt  sich.  —  3  sele  enheldik. 


3o 


as 


-      62      - 

Zu  dcm  undcrn  mal  kûmt  si  in  cin  lieht  anstaren.  In  der  liehten 
anslarunj^  get  si  auzzer  ir  sclber  und  spricht  alz  Abraham  zu  simc  kneht 
iind  zu  seinem  esele,  da  er  sprach  :  Beleibet  hir  nider,  ich  sol  wider 
kumen.  Her  auf  \  sprichf  sanctus  Bernhardus  von  der  sele,  daz  si  sprech  : 
5  ich  sol  wider  kùmen  arm  als  schier.  Maria  Magdalena  saz  zu  unsers 
herren  fùzzen  und  hort  sein  wort.  Dizz  schuldiget  Martha  und  sprach  : 
Herre,  war  um  lezt  mich  mein  swester  allein  arbeitcn  ?  Nu  sprach,  alz 
mich  dunket,  daz  Maria  sprach  :  lierre,  sprich  furbaz,  la  di  unbekantcn 
klafTen  !  Dizz  behort  zu  der  liehten  anstarungen. 

I"  Zum  dritten  mal  kùmt  si  in  ein  sicher  und  in  ein  frei  anstaren,  da 

inné  vergizzet  si  aile  bildelicher  dinge.  Hie  von  spricht  sanctus  Bern- 
hardus :  Vorht  und  angst  und  bekummernùzze  (get  wlr  ir)  und  aile 
meinung,  gerung  und  wille  und  verstantnùzze  sament  sich  in  ein  ein- 
faltikeit. 

i5  Zum  vierden  mal  so  sih[t]  si  sunder  widersehen  :  dan  ist  si  kùmen 

uber  letznisze  der  nidersten  kreft.  Hie  von  spricht  sanctus  Bernhardus: 
Wann  die  sele  sich  sament  in  sich  selben  und  auf  get  und  staret,  so  wcr 
ir  vil  leihter  ein  tôt  zu  leiden,  dann  daz  sie  hie  her  wider  kume. 
Zum  funften  mal  so  siht  si  sunder  aile  bekummernùzze. 

20  Zum  sehsten  mal  so  wirt  si   bestetigt  und    sich  t|   stete  beleibend 

sunder  aile  hindernùzze. 

Zum  sibenden  mal  so  siht  si  sunder  zeit  und  sunder  mazze. 
Ist  dann  daz  sache,  daz  si  kùmt  uber  (yS  •')  zeit  und  uber  mazze  so 
kùmt  si  dor  zu  wol,  daz  si  noch  got  noch  creatur  bekennet.  Wan  daz  ist 

2^  creatur,  do  inné  si  kennet;  dez  so  enmak  si  got  niht  bekennen,  und  si 
enweiz  auch  niht  creatur,  wan  si  ist  kumen  uber  zeit  und  uber  mazz  der 
crcaturen.  Dan  wirt  si  gezuket  in  einen  gruntlosen  grunt  :  da  wirt  si 
verstanden,  da  wirt  si  begriffen,  da  hat  si  ein  sin  sunder  sin  etc. 

Unser  herre  sprach  zu  Marthen  :  Martha ,  du  bist  allzu  sere 
3o  forhtsam,  dir  ist  eins  dinges  not,  daz  ist,  daz  du  alleu  dink  lazzest  und 
an  ein  dink  blozlich  vallest.  Wie  blozlich  ?  niht  also,  daz  du^  bloziich 
got  sehen  mugfest";,  als  er  ist  in  seiner  natur,  mer  daz  du  mit  dcinem  ver- 
stantnùzze gest  in  got  und  sehst,  daz  er  ist  ein  got,  den  niemant  mit 
keinen  sinnen  versten  mag,  mer  daz  er  sich  selber  verstet.  Do  bei  soit 
35  du  meren.  und  in  dir  merung  engent  dir  aile  bildung.  Da  weiz  man  von 
got,  daz  man  niht  en  weiz  (und  daz  wizzen  in  dir  unwizzenkeit  bistu 
creaturen).  Nu  setzet  ich  ez  in  di  sinne,  da  unser  frau  ab  gcsprochen  hat. 

2  aile  abraham  dem.  —  4  dez  si  sprech.  —  1  1  vergeuzzet  si. 


-    63    - 

Wer  nu  frci  hertz  habcn  wil,  der  muz  ncun  stuk  an  im  han.  Daz  crst 
ist  minne,  do  inné  einiget  sich  die  selc  zu  got.  Daz  ander  ist  gotlicli 
gcrulcn.  Daz  dritte  ist,  daz  dein  wille  und  gotlich  wille  ein  wille  sei,  so 
wirt  dir  aile  angst  benumen.  Sterben  dir  freund,  und  varen  si  von  dir, 
odcr  \vo  si  hin  kumen,  daz  soit  du  ailes  ledig  stcn  und  unbewegt  ;  kurtzlicli  ■■> 
gcsagt  :  angst  der  belle  di  wirt  dir  benumen.  Daz  vicrd  ist  ein  rein  und 
ein  lauter  conscicncia,  daz  du  niht  anders  ensuchest,  dann  daz  deiner 
conscicncie  zu  gchort,  also  daz  du  aile  zcit  pruvest  :  waz  dich  zu  eincm 
mal  Iczet,  dez  soit  du  dich  allezeit  hùten  sein.  Daz  funft  ist,  daz  du  frei 
seist  von  allen  hauptsunden.  Daz  sehst  ist,  daz  du  dein  sinne  soit  behuten  i" 
vor  aller  beworrenheit.  Daz  sibend  ist,  daz  waz  du  in  dir  enphindest  ufstcn 
und  gempfend,  daz  soit  du  frummeklichen  lazzen  on  allcrhand  wider- 
sprach.  Daz  aht  ist,  daz  du  aile  dein  werk  soit  ordinieren  in  bescheidenheit. 
Daz  neund  ist  daz  du  bekennen  soit  die  warheit  und  die  stetenlich  zu- 
haftes  mit  allen  deinen  wesen.  Wann  also  vil  als  du  worheit  hast,  als  i5 
vil  hast  du  wcisheit  ;  und  als  vil  als  du  weisheit  hast,  als  vil  hast  du 
warheit.  Dizz  sol  man  versten  von  einer  ieglichcn  minncnden  sele  etc. 


25 


Nr.  65. 

Fol.  75  ''.     Sanctus  Paulus  der  wart  gezuket  in  de  dritten  himel. 

Di  drei  himel,  daz  sprechen  die  meister,  daz  sint  di  dreu  verstenden  2 
der  cngel;  und  er  waz  drei  tag,  daz  man  sein  niht  cnsach,  und  di  weil  man 
sein  niht  sach,  do  sach  er  got,  und  do  man  in  sach,  do  ensah  er  gotes  niht. 
Sanctus  (76)  Paulus  spricht,  wer  ez  gotes  ère,  er  wolt  gotes  enbern  den 
worten  (sic!),  daz  got  dest  mer  von  im  gelobt  wùrd.  Sanctus  Paulus  der 
sah  got,  als  in  die  obersten  engel  sehen.  di  sehen  got  an  seinem  kleidhaus. 
Daz  spricht  sanctus  Paulus  :  Wer  got  sehen  wil  an  seinem  kleidechuz, 
der  sol  siben  stuk  an  im  han.  Daz  erst  ist,  daz  der  mensch  ein  suzzc 
hertz  und  ein  senftez  hab  gegcn  allen  leuten.  Daz  ander  ist,  waz  dem 
menschcn  widerfarn  mak,  daz  er  do  inné  mit  allen  gedultig  belib, 
besunder  er  sol  auch  belibcn  in  dem  wesen,  alz  er  do  vor  waz.  Daz  3o 
dritt  ist,  ailes  daz  gelùk,  daz  dem  menschen  widervert,  daz  er  do  von 
n  iht  bcwcgct  wird,  daz  im  schedlichen  sei.  Daz  vierd  ist.  allez  daz 
ungclùk  daz  dem  menschen  widerfarn  en  mak,  von  welhen  sachcn  daz 
ist,  daz  er  doch  in  seinem  wesen  beleib  unbewegt.  Daz  fùnft  ist,  daz 
der  mensch  gen  sol  in  sein  sele  und  zu  seiner  scie  und  uber  seine  scie  35 
und    sol    sehen    ob    iht    vinsterniizzcs    in    seiner   scie   sei.    daz   er   daz 


27  die  der  mensch. 


-    64    - 

frummiklich  auztreib,  oder  er  en  mak  f,'ot  niht  gcsehcn.  Daz  sehst  ist 
daz  der  mensch  ge  uber  aile  f^eschaffen  dink.  Wan  got  ist  uiif^emezzen, 
und  do  von  so  muz  der  mensch  got  bckcnnen  uber  aile  gemezzen  dink. 
Daz  sibend  ist.  ailes  daz  der  mensch  waz,  daz  er  dez  niht  mer]  ensei. 
5  Ez  spricht  ein  meister  :  Aile  die  in  dem  kalten  sint,  die  enfreuset  niht, 
sunder  die  dez  kalten  enphinden,  die  freusat.  Tritet  mich  einer  uf  den 
fuz,  so  spricht  mein  munt  :  Wer  tritt  mich  ?  Tritet  man  ein  ander,  so 
cnspricht  mein  munt  niht.  Daz  ist  dor  um,  wann  mein  geist  niht  sein 
geist  en  ist.  Also  sol  der  mensch  also  gar  ein  geist  mit  got  worden  sein  : 

lu  waz  smocheit  got  erboten  wùrd,  daz  im  daz  leider  wer,  dann  daz  man  in 
selber  totet. 

Do  unser  herre  sanctum  Paulum  sluk  an  seiner  bekerung,  so  sprach 
unser  herre  zu  im  :  Saule,  Saule,  wez  durchiagst  du  mich  ?  Also  hat  sich 
got  vergeistet  in  die  gute  sele,  waz  man  dem  menschcn  tùt,  daz  bctrubet 

i5  got.  Daz  ist  durch  die  grozzen  einunge,  di  got  mit  der  sele  hat.  Also  soit 
den  menschcn  auch  nihts  niht  betrûben.  waz  man  in  gctun  moht,  durch 
di  groz  vercinung,  di  die  sele  mit  got  haben  soit,  sunder  daz  allein,  waz  er 
seh,  daz  wider  got  wer,  daz  soit  in  allein  betrûben  ;  und  daz  kumt  auch 
von  rehter  einunge  dez  geistes.  Kunk  David  spricht  :  Selik  sein  di,  herre, 

20  di  do  wonen  in  deinem  haus  ;  wann  si  sollen  leben  und  loben  dich 
cwiclich.  Gotes  haus  en  ist  anders  niht  wan  ewikeit.  Vor  der  porten  dez 
haus  dar  sullen  I^vvir]  gan  noch  brot.  Ein  kriechisch  hcidnischen  meister 
spricht  :  Wann  di  naturlich  tugend  niht  gerichtet  en  ist  uf  ewig  dink,  so 
verleuset  si  iren  namen,  daz  si  tugent  niht  geheizzen  en  mak.  Sanctus 

25  Augustinus  spricht  :  Wann  wir  trahtcn  uf  ewik  dink,  so  ensei  wir  niht  in 
der  werlt.  Daz  wir  got  niht  envinden,  daz  ist  dez  schult  :  wir  (in)  suchen 
in  in  zcit  und  in  mazze.  Nu  spricht  kunk  (76  ^)  David  :  Wer  sint  di,  herre, 
di  do  wonen  in  deinem  haus?  Daz  sint  die,  di  do  unschuldik  sint.  und 
sint  di,  die  do  rcinen  hcrtzen  sint,  und  sint  di,  die  nieman  bctriegen, 

3f)  (mak)  und  die  von  nieman  betrogcn  wcrden.  und  sint  di,  di^  der  scie 
unbekummert  sint  etc. 


Nr.  66. 

Fol.  76  b.  IJns^r  herre  spricht  in  dem  cwangelio  Johannis  :  Beleibet 
in  mir  !  Wan  swann  min  bleibct,  so  en  b;w^get  man  sich  niht.  Bewegung 
^5  di  ist  an  den  kreften  und  an  den  gidenken  ;  und  alz  man  unbewegct 
beleibt  an  den  kreften  und  an  den  gedenken,  daz  heizzet  ein  stat  un  ein 
kliben  und  ein  gleichnùzz  dises.  Die  weil  ein  tuch  weizzer  mak  werden, 
so  wird  es  beweget,  alzo  ez  ab2r  niht  wjizzcr  werden  mak.  so  beleibt 


-     65    — 

cz.  also  cz  ist.  Also  ist  es  um  den  willcn  :  wann  dcr  wille  an  got  han<;ct. 
waz  demi  vcllet  in  die  gedank,  wic  hos  ez  ist.  ez  enscheidct  nihts  niht. 
Wann  dcr  wiile  ist  also  frei.  daz  in  nicman  L;cbinden  mak  ;  und  wez  du 
niht  enwiit.  daz  en  ist  auch  niht.  Und  wer  die  beschawerinne  also  frei, 
also  frei  als  der  wille  ist,  so  wer  si  on  undcrloz  in  die  bloz  gotheit.  Dez  ^ 
enist  nilit,  wann  si  hat  zuwiirken  ;  dez  enhat  der  wille  niht,  mer  er 
s^cbciitct  und  \crbeutct.  Wann  di  verstantnûzz  verstet  wor,  und  daz 
dLirchget,  da  ab  er  enpheht  gelust,  und  in  der  fjelust  so  wirt  ezireigen, 
wan  ez  dcr  wille  wil  etc. 

In  siben  dingen  niak  man  mcrken,  ob  dcr  inensch  seincn  gcistlichcn  '" 
f'rcimt  in  got  minne.  Daz  erst  ist,  daz  cr  niht  dik  boi^er  iini  zu  sehen.  Daz 
ander,  so  er  in  siht,  daz  sein  bcgerd  und  sin  rcd  also  sci.  als  er  niht  enalit, 
weder  er  in  sehe  odcr  niht.  Daz  dritt  ist,  daz  er  niht  enberc  mit  im  zu 
reden  dan  von  got.  Daz  vierd  ist,  so  er  an  seincn  frcunt  gedenket  in  seim 
gcbet.  daz  er  dest  me  gereizzet  wcrd  zu  bctcn  und  zu  andaht.  Daz  funft  i5 
ist,  daz  er  wol  getragen  mùg  mit  cim  fridsamen  hertzen,  ob  er  ein  andcrn 
mcnschen  also  liep  hab  als  in,  oder  lieber.  Daz  sehst  ist,  daz  er  di  freunt- 
schaft  nimmergere  ze  merene  mit  diekciner  lei(d)  kleinet.  Daz  sibent  ist, 
ob  cr  seincn  freuntalso  wol  gcrïigen  mak  also  einen  andern  oder  baz,  als 
vil  er  im  lieber  ist,  und  also  vil  er  in  minnct.  20 


Sunderlich  licb  on  hûte  die  ist  ein  valsch  minncrin  und  ist  ein 
ubergreifrerin  dez  rehten  gemaheln  und  ist  ein  zustorerinne  dez  frids 
und  ist  ein  begererinne  der  untugcnt  und  ist  ein  fugcrin  dcr  sùnde 
und  ist  ein  lag  dez  teufels  und  ist  ein  stimme  in  der  bihten  und  ist  ein 
liegerin  in  der  frag  und  ist  ein  luderinne  der  heimlich  und  ist  ein  ruffe-  25 
genen  under  geistlichen  leuten  und  ist  ein  kebeskint  an  ir  selber  und  ist 
ein  blind  in  dem  waren  lieht  und  ist  tôt  in  gotlicher  wcisheit  und  (77  "i 
ist  ein  sprecherinne  der  augen  [taugcn  ?]  und  ist  ein  morderinne  dez 
willcn  und  ist  ein  offenung  grozzer  blinthcit  und  ist  ein  rcizzcrinns  dez 
ewigen  tods  und  ist  ein  verkererin  dez  ewigen  lebcns.  3o 

Sanctus  Bernhardus  spricht  :  (jotes  trost  ist  sûzzc  und  wirt  den  niht, 
di  andcrn  trost  suchen. 

Ilarius  spricht  :  Wer  den  hsilig^n  geist  wil  han,  d;;r  muz  entlosct  sein 
von  im  selber  und  unvermengt  sein  und  mil  ncid  niht  gemein  haben. 

(und  ist  ein  lekerninnc  in  der  bekerung.)  35 


-    66    - 

Nr.  67. 

Fol.  77.     Die  gothcit  ist  bloz   beslozzen    usvv.    Pfeiffer  52 1.    Dann 
wicdcrholt  sich  Fol.  5  •%  siche  oben  Nr.  3. 


Nr.  68. 

5  Fol.  80^.     Dreu  dink  sein  zu  mcrkcn,  dar  an  ligt  volkumenheit.  Daz 

cin  ist  lauter  kennen  one  irretûm.   Daz  ander  ist  gantz  minncn  unschei- 
denlich.  Daz  dritte  ist  entsebelich  gebrauchen  sunder  verdruz. 

Sanctus  Augustinus  spricht  von  bekentnûzz  also  :  Herre,  gib  mir,  daz 
ich  dich  und  mich  bekennc,  so  ist  ez  genùk,  wan  her  an  liget  aile  di 

10  sclikeit  der  vernuftigen  geist.  Dizz  ist  ein  gemein  wort  zu  sprechcn.  daz 
man  sich  selb  bekenne  ;  aber  wie  man  sich  selber  crkenne,  daz  liget  an 
drcin  dingen.  Daz  ein  ist,  daz  man  sol  erkennen,  daz  man  ist  cin  geschopf 
gotes,  daz  wir  mit  in  uzz  reht  demùtikeit  under  di  gevveltig  hant  unsers 
schepphers  Lsicil.  Daz  ander  ist,  daz  wir  sullen  erkennen,  daz  wir  sein  ein 

i5  (80  ^)  werkgezeug  der  heiligen  drifaltikeit,  daz  wurket  in  uns  stete  bereit- 
schaft  uns  im  zu  halten,  als  ein  ieglich  gezcug  bereit  ist  dem  werkmeister. 
Dizz  wurket  auch  in  uns  geleichet  seines,  wann  wo  di  heilig  drifaltikeit 
wurket,  do  wurket  si  und  verwurket  si,  verwirket  ungeleichheit  und  wirket 
geleicheit  ires.  Zum  dritten  mol  sullen  wir  uns  kennen,  daz  wir  sein  gebild 

20  gotes  an  dem.  daz  er  uns  noch  im  gebildct  hat.  Diz  wurket  in  uns  reht 
cinung.  Beleibel  in  im,  wann  alz  daz  grozsmacheit  und  laster  irer,  der  do 
wurkt  daz  zeichen  seines  herren,  daz  du  zu  ieman  anders  kere  [sic  il.  Diz 
manit  auch  uns  noch  dem,  daz  wir  gotes  bild  naturlich  tragen  in  unscr 
selc,  daz  wir  stetiklich  in  dem  beleiben,  dez  bild  wir  do  tragen. 

25  Der  sich  reht  und  edeieich  wil  erkennen,  der  sol  sich  also  erkennen. 

Daz  ander  ist  daz  man  got  bekenne,  als  sanctus  Augustinus  predigt. 

Her  zu  horen  auch  dreu  dink.  Daz  ein  ist,  waz  wir  erkennen,  daz  sullen 

wir  erkennen,  daz  daz  got  niht  en  ist,  als  sanctus  Dionisius  spricht.  Daz 

ander,  daz  man  got  erkenne,  daz  ist,  wir  sullen  in  erkennen  in  eim  cn- 

'i<>  phinden,  daz  wir  von  uns  und  von  allen  dingen  sein  gescheiden  und  seins 
allcin  cnphinden.  Daz  dritt  gott  zu  bekennen  daz  ist  so  gar  groz,  daz  ez 
nieman  volkùmenlich  han  en  mak  in  disem  leib  :  daz  ist,  daz  man  in 
crkenne  in  sein  sclbes  cigcnschaft.  Die  weil  daz  der  mensch  gelazzen  ist 
in  sciner  eigenschaft,  so  mag  er  got  in  seiner  eigenschaft  niiit  bekennen  ; 

35   wirt  aber  ieman  auzzer  seiner  eigenschaft  gerûkct  zu  ciner  stûnd,  als 


I  2  daz  man  oft. 


-   r,7   - 

sancto  Paulo  gcschach.  dcr  crkent  got  in  scincr  cigcnschaft,  als  in  Paulus 
bckant.  Dizz  heizt  war  crkcnncn  sûndcr  irrctum. 

Daz  ander  ist  ganz  minne,  iinschcidcnlich,  die  sichcrlich  unschiildik 
niachct  allez  daz  man  ie  schuldik  wart.   Dis  minne  ist  auch  zu  vcrsten 
an    drcin    punten.    Daz  ein   ist,   waz  der  mensch   licbes   hat   in   dirre   ^ 
werlt,   also   schicr  als  er  dez  enphindct,   daz   im   daz  cin    hindernùzz 
ist  an  iens  lieb,  so  sol  er  diz  lieb  durch  icns  lieb  lazzen. 

Daz  ander  punt  der  waren   minne  ist  alzo,  daz  wir  so  mehtig  und 
kreftig  ietzund  sein  in  uns,  waz  pcin  oder  smachcit  oder  dekeiner  hand 
leiden,   daz   uns   zu    kumt,   daz    wir  daz   wol    mugen   Iciden  durch  die    i" 
minne.    Wann   wer  do  minne  hat,   dem   ist  allez  daz  zu  klein,  daz  er 
leidct  oder  treit  oder  lezzet  durch  die  lieb. 

Daz  drittc  punt  der  waren  minne  ist,  daz  wir  entsebend(s),  daz  minne 
unser  hertzcn  also  versuszet  hab,  daz  wir  niht  enkennen,  ob  man 
uns  hazzet  oder  minnet.  Ditz  ist  also  zu  verstan  :  niht  also  daz  wir  niht  '^ 
crkcnnen,  waz  man  gegen  uns  ubct,  mer  daz  underscheid  suln  wir  ver 
(8i  ■^)  lorn  han  an  dem  widersin,  alzo  daz  wir  dem  niht  minder  suln  sein, 
der  uns  hazzet,  oder  dem.  der  uns  minnet.  Also  sere  suU  wir  wonen  in 
dem  wescn  der  minne,  daz  nimment  uns  es  so  geleich  gemacht  hab,  daz 
wir  in  iezunt  ein  minne  mit  minne  werden.  Waz  man  gegen  minnen  tut.  2° 
minne  beleibt  doch  minne.  Minne  ist  aller  ding  unschuldik,  wann  ir 
schult  ist  allein  minne.  Und  wann  wir  dann  minnen  minnen  sein,  so  sein 
wir  unschuldik  aller  schult,  wan  unser  schult  daz  sol  sein  allein  minne. 

Eya,  wi  selik  und  volkumen  der  mensch  wer,  der  alsus  wer  ! 

Daz  dritt  ist  ensebelich  gebrauchen  sunder  verdrutz.  Daz  liget  auch    =5 
an  drein  punten.  Daz  ein  ist  ein  geweldig  gelustung  dez  geistes,  dcr  do 
aile  lust  uberwindet,  di  anevellic  sint  in  mittels  weis.  Daz  ander  punt  ist 
ein  nidung,  die  den  geist  ruket  auzzer  dem  sin  in  daz,  daz  er  do  neidet. 

Daz  dritt  punt,  daz  zu  der  waren  gebrauchung  gehort,  daz  ist  daz  der 
geist  verlorn  hab  daz  sein  an  dem  selben,  daz  er  gebraucht,  und  gebrauch   i" 
noch  (gienschaft)giensheit  und  niht  noch  sinsheit,  alz  verre  ez  mùglich  ist. 

P2ya,  wol  in,  die  dizz  sint!  diz  ist  unurdrùzlich  gebrauchen.  lierre 
Jbcsu  Christe,  hilf  ez  deinen  armen  creaturen  ! 

Nr.  69. 

Fol.  ^i'"».     Sanctus   Dionisius   spricht  von   dreicriei  licht,   daz  die   35 
selc  haben  sol,  die  do  kumen  sol  in  cin  lauter  bckantnuzz  gotes.  Daz 
crst  ist  naturlich,  daz  ander  ist  geistlich,  daz  dritt  ist  gotlich. 


7  an  giern  lieb.  —  i5  Die  ist  also.  —  32  ist  on  urdruziich. 


-    68    - 

Nu   mcrkct,  waz  daz   naturlich    liclit  sei   und  wic  vcrro  si  do  mit 

mug  kumen  in  cin  bckantnuzz  gots  !   Von   natur  hat  die  seie,  daz  si 

verstet  aile  die  dink,  di  do  sint,  daz  si  von  in  selber  nilit  ensint.  So  muz 

aber  eins  sein,  daz  von   im   selber  ist  und  von  nieman  dan  von  seim 

5   eigen  wcsen  :  waz  daz  ist,  daz  hat  gcschaft  aile  dink. 

Auch  verstet  die  selc  von  naturen  :  allez  daz  gutes  gespreit  ist  in 
aile  dink,  daz  ist  beslozzen  zumol  in  der  einigen  sache  aller  ding. 
Auch  hat  die  sele  von  natur,  daz  si  minnet  cin  ieglich  dink,  noch 
dem   daz  es  gut  ist.    Wann    si   dann    mit    naturlichen   bekentnùzz   ist 

'"  kumen  uf  di  sach  aller  ding.  und  allez  daz  gutes  ist  gespreit  in  aile 
dink,  daz  ist  zumol  beslozzen  in  der  sache  aller  ding  :  von  dem  natur- 
lich bekantnuzze  entspringct  ir  ein  naturlich  minne  zu  dem.  daz  di 
sache  ist  aller  ding. 

Aile    creaturen    sint  gcbrechlich    und    wandslhaftig,    niht  an    irem 

■5  wesen  (daz  daz  unge),  msr  an  dsm  aufang  ir  volkumenhsit.  Hie  von 
spricht  sanctus  Augustinus  :  Die  selc  en  mak  niht  lang  baleib^n  ut" 
einem  gcdank,  si  vellet  auzzer  eim  in  den  andern.  Si  mag  auch  niht 
vil  gcdenk  zumal  habsn  ;  auzzer  dem  si  vellet.  dez  stirbet  si  und  lebet 
(8i  '')  an  dem  andern.  Wann  dann  got  dekein  gemeinschaft  enhat  mit 

2"  den  creaturen,  hir  an  ist  bcweiset,  daz  dekein  gjbrechlikeit  en  ist  in 
dem,  der  diekein  gemeinschaft  enhat  mit  den  creaturen  :  daz  ist  allein 
igot],  und  also  vil  als  di  selc  seins  geleichnuzz  hat,  als  vil  ist  si  ungc- 
brechlich.  Alsus  bekennet  und  minnet  die  s^le  von  naturen  got  uber 
aile  dink. 

25  Daz    ander    lieht    ist   geistlich  ;    daz    enspringt   in   d^m   gclauben. 

Wann  ailes  daz  der  gelaub  in  im  beslozzen  hat,  daz  enmak  die  sele 
mit  ir  natur  niht  bereichen.  D^r  gelaub  ist.  daz  drei  person  in  eim 
wesen  sein  und  ein  wasen  in  drei  personen.  Hie  zu  ist  zu  klein  allez 
daz  naturlich  lieht  und  verstantnuzze,  wann  allez  naturlich  lieht  enmak 

3o  dekein  geleichnuzz  hie  zu  geleisten.  Wann  allez  daz,  daz  drei  person 
wurken  oder  vermugen,  daz  ist  auzzer  einer  einikeit;  allein  drei  person 
sint,  si  enwerken  doch  niht  also  drei,  mer  si  werken  als  ein  got.  Daz 
ist  ein  geistlich  lieht,  mit  dem  die  sele  in  dem  gelaubcn  als  werlich 
begriffet,  daz  cz  also  ist,  alz  daz  ez  irre  ir  naturlich  verstantnuzz  ie  iht 

3  5   gegab. 

Daz  dritte  daz  ist  cin  lieht  der  glorien,  daz  ist  ein  gotlich  lieht.  D.iz 
enphet  die  sele  in  die  oberst  kraft  der  sclen.  In  disem  lieht  crkcnnct  man 
got  sùnder  mittel.  Als  verre  als  sfch  daz  lieht  senket  in  die  ob;rstcn  kraft. 

I  2  daz  si  sache. 


-    69    - 

aiso  verre  wirt  i^ot  on  niittel  erkant.  In  disem  lielit  crkennet  die  sele  aller 
dinj;  edelkeit  in  got,  wann  allez  daz  ie  auz  gelloz  cdcr  immcr  auzileuzzct 
oder  immer  auz  gefliezen  sol,  daz  hat  ewig  wesen  und  leben  in  got,  niht 
also  als  ez  gcbrechlich  ist  an  dcn  creaturen,  mer  als  sein  eigcn  wesen  ist, 
wann  ez  ist  sein  natur.  Got  cnhat  sein  eigen  wesen  niht  von  niht,  er  hat  5 
ez  von  seiner  eigcn  natur,  di  werlich  iht  ist  an  ir  selbcr  und  niht  an  ver- 
nemunge  einigcr  creaturen. 

Die  natur  ist  grundloz,  do  von  cnwirt  si  niht  gegrundct  dann  von 
eiiii   gruntloscn    verstantnùzz.   Aller  creaturen   verstcntnùzz  daz   ist  ge- 
mezzen,  dar  um  hat  cz  grunt  :  do  von  enkan  ez  di  grundlosen  verstant-    lo 
nùzze  niht  begreilî'cn,   noch  Cristum  noch  der  menscheit.  Do  got  sein 
eigen  natur  anschaut,  die  gruntloz  ist,  die  enmak  von   niht  begriffen 
werden  dann  von  eim  gruntlosen  verstantnùzz.  Daz  verstantnùzz  ist  niht 
cin  andcrs  dan  daz  sein  natur  selber  ist  :  alsus  begreiffet  sich  got  allein  an 
seiner  eigen  naturen.   Dise  begreifl'ung  ist  cin  verstantnùzzc,  an  dem  got    i5 
im  selber  ofl'enbar  ist  und  vermeinet  sich  ein  lieht,  do  nicman  zu  kumen 
en   niak.  Als  sanctus  Paulus  spricht  :  Got  wonet  in  einem  unzukumen- 
lichen  lieht.  Sanctus  Paulus  spricht:  Allez  daz  unerbere  waz,  daz  getet 
ich  nie  niht,  und  ailes  daz  erbcre  waz,  daz  (versmahet)  versaumet  ich  nie 
niht:  und  aile  tugent  han  ich  uf  daz  hohste,  und  ich  en  gcsprach  noch   20 
enlert  (82  ")  nie  niht,  daz  ich  selbcr  nicht  cnwer.  Uber  daz  ailes  so  bin  ich 
bezzer  dann  ich  ieinan  sagen  welle  odcr  mug,  wann  ich  en  wil  noch  en 
mak  (muz;  mich  niht  mer  zeigen  noch  oti'enbaren  mit  reden,  wann  cz  di 
leut  [niht]  getragen  mugen  und  geleiden.  Mir  en  mak  noch  endarf  auch  nic- 
man bild  \ortragcn,  wann  ich  cnmak  von  niemans  bild  noch  1ère gcbczzert   =5 
werden,  wann  ich  bin  selber  got  als  nahen,  daz  ich  selb  in  got  scheppfen 
und  nemen    mak  auzzer  im  allez,  daz  ich  wil  und  dez  ich  bedarf.  Fch  han 
geweset  bei  Peter  und  bei  Johanne  den  hosten  und  schied  also  von  in,  daz 
ich  ir  ie  ein   punt  gcbczzert  wart.   Her  um  gedank  ich  dir,  herre  Jhesu 
Criste,'  daz  ich  mein  hertz  aile  zeit  in  eincr  slehte  gchalten  han  an  aller  3o 
mciner  wandclunge,  daz  ich   noch   nie  dekciner  ding  geergcrt   cnwart, 
sider  daz  ich  mich  ic  bcgund  verstcn. 


Nr.  69. 

Fol.  82.     Hz  waz  abcnt  des  tags,  do  kom   unscr  herrc  zu  scinen 
jùngcrn  und  stùnt  mittel  und  sprach  :   Frid  sei  mit  eu  !   Nu  spricht  er,  ez   35 
waz  abent  des  tages.  Wan  die  hitz  dez  mittages  durchbricht  die  kift  und 
macht  si  hilzig,  so  vallct  dann  die  hitz  dez  abents  dar  zu  und  wirt  noch 
heizzer  :  dann  ist  ez  an  dem  abent  aller  heizzest  von  dcm  zuval  der  hitz. 


-    70    — 

AIso  hat  auch  daz  ior  seinen  abent,  daz  ist  augest,  so  ist  ez  aller  heizt  im 
iare.  Aiso  ist  cz  in  cincr  gotminncnden  scie  abent,  daz  ist  bittcr  rew,  der 
wol  diirclibrochen  ist,  inhitz^g  ist  in  yotlicher  minne.  l)or  um  spricht  cr  : 
Ez  waz  abent  dez  tags.  In  déni  tag  beleiben  morgen  und  mittag  und  abent 
5  mit  ein  ander  ein,  und  envellet  niht  ab:  aber  disen  tag  der  zeit  so  velJet 
morgen  und  mittag  ab,  und  veiiet  der  abent:  also  en  ist  ez  niht  in  dem 
tag  der  selen,  do  bcleibet  ez  ein.  Daz  naturlich  lieht  der  selen  daz  ist  der 
morgen,  wann  die  zèle  sich  brichet  in  daz  hohste  und  in  daz  leutcrst  in 
dem  lieht  und  also  tritet  in  dez  engels  lieht.  In  dem  lieht  ist  ez  mitten 

lo  morgen,  und  also  tritet  di  sele  uf  mit  dez  engels  lieht  in  gotlich  lieht,  daz 
ist  der  mittag;  und  die  sele  beleibet  in  dem  lieht  gotes  und  in  einer 
(selen  der)  lauter  rew,  daz  ist  der  abent,  da  ist  ez  aller  hcizzest  in  der 
gotlichen  minnen. 

Nu  spricht  er  :  Ez  waz  abent  dez  tags.  Do  ist  der  tag  in  der  selen. 

i5  Jacob  der  patriarch  kom  in  ein  stat  und  wolt  rucn  in  dem  abent,  do  di 
sunnc  waz  nider  gevallen.  lier  spricht:  in  cincr  stat,  cr  ncnnct  ir  niht. 
Di  stat  ist  got.  Got  der  enhat  niht  eigens  namcn  und  ist  ein  stat  und  ist 
setzung  aller  ding  und  ist  naturlich  stat  aller  creaturcn.  Der  iiimel  der 
enhat  dekein  stat  in  seim  hohsten  und  in  seim  lautersten,  mer  in  scinem 

20  nidervallc  scincr  wûrkùnge  ist  er  stat  und  setzunge  aller  leiplichen  dingen, 
die  under  im  sint.  Und  daz  feur  ist  stat,  da  ez  luftet,  und  der  luft  ist  stat 
dez  wazzers  und  dez  ertreichs.  Daz  ist  stat,  daz  mich  emfangen  hat,  do  ich 
innc  (82  ^)  stan.  Also  hat  di  luft  umvangen  daz  crtreich  und  daz  wazzer. 
Je  daz  dink  kleinlicher  ist,  ie  ez  kreftigcr  ist.  Do  von  mag  ez  gewurken  in 

25  die  dink,  die  grober  sint  und  die  under  in  sint.  Daz  ertreich  en  mak  niht 
engelisch  stat  gesein,  wann  ez  zu  grop  und  auch  daz  niderst  ist  von  den 
elcmentcn.  Daz  wazzer  ist  ein  teil  stat,  wann  ez  subtiler  ist,  do  von  ist  ez 
kreftigcr.  Je  daz  clément  krcftiger  ist  und  kleinlicher  ist,  ie  ez  baz  setzung 
und  stat  ist  des  andern.  Also  ist  der  hiniel  stat  aller  leiplichen  ding,  und 

3o  er  enhat  dekein  stat.  di  leiplich  sei  ;  mer  der  niderst  cngel  der  ist  sein  stat 
und  sein  ordenûng  und  sein  setzung;  und  also  uf  und  uf  :  ieglich  engel, 
der  selber  ist,  der  ist  dez  andern  stat  und  setzung  und  waz,  und  der  oberst 
cngel  der  ist  stat  und  setzung  und  waz  aller  der  andern  engcl,  die  under 
im  sint,  und  er  enhat  selber  niht  stat  noch  materie. 

35  Got  hat  aber  sein  maure  und  ist  sein  stat,  und  er  ist  lauter  geist.  Got 

der  en  ist  niht  geist  noch  sant  Grégorien  wort,  der  do  spricht  daz  aile 
unser  wort,  di  wir  von  got  sprechen,  sein  ein  stameln  von  got.  Dor  um 
spricht  er:  er  kom  in  ein  stat.  Die  stat  ist  got,  der  allen  dingen  gibt 
setzung  und  ordenûng. 

40  Ich  hon  me  gesprochen  :  Gotes  minnestcs,  daz  sint  aile  creaturcn  vol 


II 


—      JX       — 

iind  leben  iind  wahsend  und  i^rùnen  dor  inné,  iind  sein  meistes  en  ist  nier- 
i^en.  Di  wcil  di  sele  ierj^tn  ist,  soenist  si  niiit  in  j,'otes  meiste,  daz  nierf,'en  ist. 

Nu  spricht  er,  er  wolt  ruen  in  der  stat.  Aile  reicheit  und  aile  armûl 
und  selikcit  liget  an  dem  willen.  Der  wille  ist  so  frei  und  so  edel,  daz  er 
von  keintn  leiplichcn  ding  nimet,  sundcr  von  seinereigener  freiheit  wurket   5 
er  sein  werk.  Vcrnuftikeit  nimt  wol  von  leipliclien  dingcn  :  in  dem  stùk 
ist  wille  cdler;  aber  er   ist   an    ein  teil  der   vernuftikcit  (in  ein)  in  der 
sclionc  und  in  ein  undervalle,  do  daz  verstantnùzz  bild  nimt  von  leiplichen 
dinj^en,  aber  in  dem  obersten  wurket  die  vernuftikcit  an  zunemunt;c  und 
leiplichen  dingen.  Ez  spricht  ein  groz  meister  :  Allez  daz  eingetragcn  wirt   i» 
zu  den  sinnen,  daz  enkûmt  niht  zu  der,  noch  in  die  obersten  kraft  der 
selen.  Sanctus  Augustinus  spricht  und  spricht  auch  Plato,  ein  heidnischer 
meister,  daz  die  sele  in  ir  hat  naturlich  aile  kunst;  dorum  bcdarf  si  niht 
von  auzzen  di  kunst  in  sich  zichcn,  sundcr  von  der  oflcnung  auzzer  kûnst 
so  wirt  di  kûnst  offenbar,  di  in  der  scie  ist  naturlich  verborgen.  Alzein  arzt    '5 
der  reinigt  mir  wol  mein  augcn  und  tût  ab  daz  hindernùzzc,  daz  daz  gesiht 
hindert,  mer  er  engiht  mir  niht  daz  gesiht  des  augens.  Die  kraft  der  selen, 
di  naturlich  wurket  in  den  augcn,  die  gebirt  ailein  die  gesiht  den  augen, 
wann  daz  hindernùzzc  ab  ist.  Also  engibt  niht  der  selen  lieht  ailes,  daz 
cingctragen  wirt  zu  den  sinnen  von  bilden  (83)  und  von  formen,  mer  ez   =0 
bercitet  und  lautert  ailein  die  scie,  daz  si  bloz  nemen  mak  in  ircm  obersten 
dez  engels  lieht  und  mit  im   in'  gotlichem  lieht. 

Nu  spricht  er  :  Jacob  der  wolt  rûen  in  der  stat.  Die  stat  ist  got  und 
gotlich    wcsen,    daz  allen   dingen  gibt  stat  und   leben   und  wesen   und 
ordenung.  In  der  stat  sol  di  sele  rûen  in  dem  obersten  und  in  dem  inné-   25 
gisten  der  stat.  Und  in  dem  selben  grûnt,  do  er  sein  cigen  rû  inné  hat,  do 
soll  wir  auch  unser  rû  inné  nemen  und  mit  im  besitzen. 

Die  stat  ist  ungenant,  und  nieman  kan  ein  eigen  [wort]  von  ir  gcspre- 
chen.  Allez  daz  wort,  daz  wir  von  irgesprechenmùgen,dazistmeein  laiigen, 
waz  gdt  niht  en  ist,  dann  ez  si  ein  verichen,  waz  er  sei.  Daz  sah  ein  groz  3o 
meister  und  bedauht  in  dez,  waz  er  gesprechen  moht  mit  worten  von  got, 
daz  er  niht  eigenlichen  mohte  gesprechen,  do  lege  inné  unber  und  waz 
falsches.  Do  um  sweig  er  und  wolt  nimmer  kein  wort  gesprechen,  und  wirt 
doch  sere  von  andern  meistern  verspottet.  Dor  um  ist  ez  vil  mer  sweigen 
von  got  dann  sprechen.  35 

Nu  spricht  er  auch  :  Ez  waz  abent  dez  tags,  do  stûnt  unser  herre 
mitten  under  seinen  iungern  und  sprach  :  Frid  sei  mit  euch  !  Daz  wir 
kûmen  zu  dem  ewigen  frid  und  in  dcu  ungenanten  stat,  daz  gotlich  wesen 
ist,  dez  helf  etc.  1 


1  Vgl.  zu  der  ganzen  Predigt  Pfcift'er  S.  129  f. 


—    72    - 

Nr.  70. 

Unscr  herrc  spriclit  :  Simon  Pctrc.  sclik  bistu  usw.    Pfciffer  lofi. 

Nr.  71. 

Fol.  84''.     Wcr   ist   dise,  di    do   iilsteiL;!   als   cin    morf,'enrot  ?  usw. 
5   Sievers  392. 

Nr.  72. 
Foi.  86  b.     Vcre  dominusest  in  loco  islo.    Sievers  433. 

Nr.  73. 

Fol.  87  ^.     Ein  mcister  spricht  :  Fin  gût  fraw  liât  ufs,'etan  iren  munt 
10   der  weisheit  und  hat  gesmakt  und  gesehen,  wie  {^ût  der  cauf  ist  (daz  ge- 
werp)  der  ewigen  frauden.  Dor  um  en  wart  ir  lieht  nie  verlischct,  daz  ist 
in  der  naht  dez  widermûts  1. 

Ich  han  gesprochen  von  zweierley  weisheit,  ein  die  got  ist,  die  ander 
di  got  niht  en  ist  und  ist  doch  von  got  also  der  schein  von  der  sunnen. 

i5  Die  ist  ein  gab  gotes  und  ein  .. .  gotlicher  naturen.  Mit  dirre  weisheit 
ircriget  man  im,  daz  man  selik  wirt  in  disem  leib. 

Ein  meister  spricht,  daz  di  sele  sein  ein  ort  odcr  ein  cke,  dor  an  sich 
stozen  beid  zeit  und  ewikeit,  und  si  en  ist  doch  niht  wcder  von  zcit  noch 
von  ewikeit  gemacht,  sunder  si  ist  ein  natur,  geniacht  \on  niht  zwischen 

=0  in  beiden.  Wer  si  von  der  zeit  gemacht,  so  wer  si  verganklich.  wcr  si 
abcr  von  der  ewikeit  gemacht,  so  wer  si  unwandelhaftig.  Her  um  ist  si 
weder  von  zeit  noch  von  ewikeit  gemacht,  wann  si  ist  wandelhaftig  und 
unvergenklich. 

Sanctus  Augustinus  spricht,  daz  di  sele  gemacht  sei  von  dem  aller 

25  edclsten  und  heimlichsten  niht,  daz  ez  vil  lustlicher  ist  ail  unser  lehtage 
dornoch  zu  forschen,  dann  daz  wir  ez  immer  bevinden  mugcn.  Dor  um 
ist  di  sele  als  edel,  daz  an  si  stozzet  beid  zeit  und  ewikeit.  Neiget  si  sich 
uf  die  zeitlichen  dink,  so  wirt  si  vertustert,  und  heltet  si  sich  an  die  ewigen 


10  wie  got  der  taul"  ist  daz  gewerp.  Vgl.  Proverb  XXXI  26  und  iH. 

'  Vgl.  Sievers  SgS.  Kin  Auszug  aus.  dieser  l'redigt  stoht  Kol.  8  b  f .  mit  der  l'nter- 
schrift  :  Disen  siii  spracli  meister  Ekkart  in  einer  prcdige.  Einiges  liabe  ich  darnacli 
hier  stillschweigcnd  korrigiert. 

i5  Die  Liickc  bclîndct  sich  schon  in  der  Ilandschrift. 


-    73 


i5 


dink.  so  wirt  si  stark  (88  ")  und  stet;  mit  der  stcrk  iind  mit  der  stetikcit 
so  iiberwindct  si  aile  wandelhaftik  dinj;;. 

(jot  uiiser  lierre  der  hat  der  selc  zu  helt'gegeben  zweierley  kreft,  daz 
si  mit  den  nidersten  creften  dien  got  in  der  zeit  und  daz  si  mit  dcn  obersten 
kreftcn  dien  got  in  der  cwikeit. 

Ein  meister  wart  gefraget,  wie  man  kûmen  soit  zu  der  weisheit  und 
andern  stùken  ;  so  beschreibt  cr  sehs,  di  der  mensch  sol  han.  Daz  erst  ist 
ein  otmùdik  hertz,  daz  ander  ist  ein  stet  fleiz,  daz  dritt  ist  ein  gcrink 
hertz,  daz  vierd  ist  ein  sweigend  forschen.  Wan  dekein  werk  ist  so 
\olkumen,  ez  en  hindcr  di  innikeit.  Wan  man  mag  mit  vil  grozzer 
andacht  mezzc  horn  dan  mezze  sprechen.  Man  moht  so  groz  innikeit 
han  an  der  mezze,  man  tet  daz  do  schedlich  wer.  Wan  aile  di  kunst,  di 
der  mensch  kan,  di  prùfet  man  an  den  werken.  Ist  daz  der  mensch  wol 
singet,  daz  prûfet  man  oder  horet  man  an  dem  gesang.  So  bekennct  man 
eincn  rehten  weisen  menschen  bel  seinem  sweigen. 

Daz  funft  ist  willig  armut.  Der  ist  nùtzlichen  arm,  der  sich  aller  ding 
arm  kan  machen,  die  got  niht  ensint. 

Daz  sehst  ist  ein  fremd  lant.  Der  in  seinem  haus  ellend  kond  gesein. 
daz  wer  reht  armùt. 

Mit  disen  sehs  dingen  erkrieget  man  die  weisheit,  do  mit  man  selik   20 
wirt  in  disem  leib. 

Di  ander  weisheit  ist  ein  einflùz  gotlicher  klarheit  und  ist  ein  brun 
gotlicher  edelkeit  und  ist  got  selber.  Di  weisheit  enmak  nieman  in  disen 
zeitlichen  dingen  begreiffen.  Der  mensch  der  wer  hart  toreht,  der  got 
zeitlich  wolt  machen,  und  hct  got  fur  hart  snod,  der  mit  den  nidersten  -5 
kreften  got  wolt  begreiffen.  Got  der  beleibet  unbegritlen  von  allen 
creaturcn.  Dor  um  sprach  der  weis  man  :  Kin  gut  fraw  hat  ut  getan  iren 
munt  der  weisheit.  Daz  en  ist  anders  niht  dan  daz  du  uf  solttun  dein 
begerung  in  den  allerhohsten  und  soit  wonen  in  der  aller  obersten  craft 
der  sele,'di  ist  got  also  sippe,  daz  er  sich  der  kraft  niht  versagen  enmak, 
und  di  kraft  sol  also  vil  suzzikeit  und  weisheit  cnphahen  von  got  und 
also  vil  trostes  und  worheit,  di  si  furbaz  in  ail  di  sele  giezzen  sol. 

Die  heiligen  sprechen,  daz  ez  ein  weis  ste  umb  daz  zitlich  lebcn  und 
ein  ander  weiz  ste  um  daz  ewig  leben,  wan  wir  mûzzen  immcr  dez 
dinges  hie  beginnen  zem  ersten  und,  sol  dan  mit  der  ewigen  weisheit  in 
dem  ewigen- leben  volbraht  werden. 

Ein  meister  sprach  zu  dem  andern  :  Weistu  iht,  daz  got  sei  ?  Ncin, 
sprach  er,  ich  enweiz  niht  w-az  got  sei  ;  also  vil  weiz  ich  von  im, 
daz  ich  weiz,  waz  er  niht  en  ist,  wan  nieman  enmag  got  bekenncn  dann 
in  gotes  naluren,   noch   nieman   enmak   auch    in   einer  andern   naturen    40 


3o 


35 


—    74    — 

lebendik.  werden,  er  ensei  in  sein  selbcs  natur  zem  erstcn  tôt.  Eya,  war 
um  ist  (diej  dan,  daz  im  di  schrift  so  man^'cn  namcn  f^ibt  ?  si  spriclit,  daz 
er  allegcvvaltiiv  sci,  weis  iind  gùt  etc.  Daz  sint  drei  saciie.  Di  erst  sache  ist, 
daz  got  niht  geflozzen  ist  in  kein  naturcn.  Icli  stcn  iezunt  aiiiiic  ;  ich  bin 
5  kein  lew.  War  um  (88  b)  ist  daz?  do  bin  ich  mensch.  Die  natur,  do  mich 
f,'ot  inné  i,'eordent  hat,  do  bin  ich  aiso  beslozzen  inné,  daz  ich  niht  furbaz 
en  mak  kùmen  an  ein  ander  natur.  Also  sint  aile  crcatur,  di  got  gcschalfen 
hat.  Got  ist  leben  aller  creaturen  und  ist  selber  niht  natur. 

Di  ander  sach  ist,  daz  nian  got  kein  geleichnùzz  niht  gegeben  enmak. 

lo  Sanctus  Augustinus  gibt  im  mangen  namen  :  er  spricht  daz  er  weis  sei. 
Nu  spricht  sanctus  Dyonisius:  Nein  niht,  er  ist  uber  weis!  Er  spricht, 
daz  er  ein  lieht  sei  :  nein  niht,  er  ist  uber  heht  !  Er  spricht,  daz  er  ein 
wesen  sei  :  nein  niht,  er  ist  uber  wescn  !  etc.  Allez  daz  man  gesprechen 
mak,  die  en  ist  got  niht.  Nieman  enmak  gotes  adel  noch  sein  wirdikeit  mit 

i5  keinen  dingen  bcgreiffen.  Daz  ich  sprich  :  ein  mensch,  do  mit  begreif  ich 
ein  mcnschlich  natur.  Daz  ich  sprich  :  ein  grêle,  do  mit  begreif  ich  di 
herschaft  eins  grefen.  Daz  ich  sprich  :  ein  engel,  do  mit  begreif  ich  englisch 
natur.  Daz  ich  sprech  :  got,  do  mit  enmak  ich  gotlich  adel  noch  gotlich 
herschaft  niht  bcgreiffen.  Sanctus  Augustinus  spricht  an  einer  stat  zu 

=o  einem  meister  :  Vil  ist  der  sache,  waz  got  ist.  tlin  gût  mensch  :  waz  sol 
der  gùt  mensch  ?  ein  gut  stein  :  waz  sol  der  gût  stein  ?  ein  gùt  engel  :  waz 
sol  der  gût  engel  ?  Den  engel  ab,  den  stein  ab,  den  mcnschen,  ab  diu  ein 
ab,  waz  ist  dann  daz  bloz  gùt,  daz  got  ist  ? 

Die  dritte  sache  (ist),  worum  im  di  schrift  so  mangen  namen  geb,  daz  ist 

25  dar  um,  daz  er  keiner  naturen  geleich  niht  enist  und  daz  man  mit  keiner 
geleichnùzz  niht  kùmen  en  mak  zu  seinem  bekantnùzze.  Die  hohsten 
creatur,  di  got  geschafTen  hat  an  englischer  natur,  di  ist  got  ungcleicher 
dann  der  meist  vlac  der  naturen  sei,  den  du  ie  geseh  mit  mit  deincn  aùgen. 
Ein  hcilig  sprach  :  flerre,  cz  zimt  dir  wol,  daz  man  von  dir  sweig.  Zwcn 

3o  heiligen  solten  beten.  Do  sprach  der  ein  :  allegeweltiger,  gûtcr  got,  genad  ! 
Do  sprach  der  ander:  Sweig!  du  lesterst  got.  Got  der  ist  oben  ùber  uns  und 
als  hoh,  daz  wir  in  mit  keinen  worten  geloben  mùgcn.  En  wer  got  als 
otmùtik  niht,  und  enheten  ez  di  heilgen  gesprochen  niht,  und  enhet  er  ez 
selber  niht  geanamet,  ich  entgetorst  in  mit  worten  nimmer  geloben.  So 

35  man  sein  me  lauchent,  so  man  in  me  lobent,  ye  man  (ye)  mer  ungeleichs 
zulegt,  ye  man  seinem  bekantnùzz  naher  kumt.  Alz  ich  ein  gleichnùzz 
sagen  wil  :  Wolt  ich  einem  menschen  sagen,  waz  ein  schitf  wer,  der  nie 
keins  gesehen  enhet,  waz  der  mensch  sehe,  er  seh  daz  wol,  daz  ez  niht 
ein  schif  wer.  Seh  er  ein  stein,  er  seh  daz  wol,  daz  ein  stein  ein  schif  niht 

40  enwer.  Je  er  dez  mer  sehe,  daz  iz  niht  geschaffen  enwer  alz  ein  schif,  ye 


-    75    - 

er  dez  schifs  bekantnùzze  neher  keme.  Also  ist  cz  um  got:  ye  man  im  me 
ungeleichs  zulcget,  ye  man  sein  bekantnuzz  neher  kùmet  (89  ^).  Wan 
ailes  daz  die  heilig  schrift  gcleisten  en  mak,  daz  laukent  ez  allen  lier  sin 
zemal  [sic!].  Otmùtik  wort  sollewir  sprechen,daz  er  aller gewaltik  sei.  y\lz 
die  sele  in  daz  bekantnùzze  kùmet,  daz  got  (aile)  ungclcich  ist  allen  naturen,  5 
so  kumt  si  in  ein  wunder  iind  wirt  widergetribcn  und  kûmt  in  cin  swcigen. 
Mit  der  stille  senket  sich  got  in  die  sele,  und  mit  der  genaden  wirt  si 
bcgozzen,  als  unser  herre  gcsprochen  hat  in  den  propheten  :  Der  baùm, 
der  bei  dem  fliezzenden  wazzer  gephlanzt  ist,  der  bringet  vil  frùht.  Di 
sele  sol  sterben  in  dem  leib,  als  unser  herre  gesprochen  hat:  Das  ist  10 
beweiset  an  dem  weizzenkorn,  daz  da  vellet  zu  der  erden,  so  mak  do  kein 
fruht  werden,  ez  ensterb  zu  aller  erst.  Daz  sterben  der  scie  daz  sol  sein  an 
dem  bekantnùzze  gotes,  daz  si  von  ir  selber  fliehen  sol  und  daz  ir  aile 
dink  absmekcn  und  stinkent  sullcn  werden,  daz  got  niht  en  ist.  Si  sol 
wurzeln  an  dem  gclauben  und  wahsen  an  der  lieb.  i5 

Dizz  hat  wol  geprûfet  sant  Elysabeth,  wie  teùr  und  wie  edel  daz  ein 
kaûf  ist,  daz  man  aile  dink  gibt  um  di  ewig  weisheit.  Dor  um  verzehe  si 
f'reilichen  uf  ir  furstenlehen  und  wart  ein  arm  mensch.  Die  schrift  spricht 
von  ir,  daz  ir  lieht  nie  verlesch  dez  nahtes,  daz  ist,  si  wart  in  betrùbnùzze 
gereht  fundcn,  dor  um  sol  ir  lieht  scheinen  in  dem  ewigen  leben.  20 

Wie  volkûmen  daz  cin  mensch  ist,  verleuset  er  iht  vergenkliches 
gûtes,  sein  hertz  wil  sich  wandeln  und  betrùben.  Daz  ist  ein  gewis  dink  : 
waz  der  mensch  verleuset  wider  seinen  willen,  und  leidet  er  daz  geduldic- 
lichen,  er  verdicnt  grozzern  Ion  doran,  dan  ob  er  ez  mit  willen  got  geb. 
Und  wer  diz  tet,  der  geb  seinen  willen  und  sein  gût  an  der  gedult  got  =5 
unserm  herren. 

Welch  mensch  wirt  in  ungemach  ungedultik  funden,  di  bosheit  der 
ungedult  en  ist  im  von  der  pinen,  und  geschiht  dem  menschen  wie  dem 
kuppfrein  phcnning  :  di  weil  daz  er  in  dem  fcur  niht  enist,  so  scheinet  er 
klar  silbér,  kùmt  er  aber  in  daz  leur,  so  wirt  geoflenbart,  daz  er  kuppfrein  3o 
ist  :  daz  hat  im  daz  feur  niht  getan,  daz  er  kuppfrein  ist.  Dor  umme  hat 
unser  herre  di  heilgen  hie  versucht  in  peinen,  daz  si  gereht  sein  fùnden 
an  allen  tugenden  und  leuhten  hie  in  der  naht  und  sùllen  leuhten  in 
dem  ewigen  leben  ewiklich. 

Dazander  ist:  swenn  smakent  [di]  selegotlich  weisheit  ?  do  iaufentvier   35 
dink  uf.  Daz  erst  ist  geleichnùzze,  daz  man  sich  geleich  mach  got  an  aller 
lauterkeit.  Daz  ander  ist  gotlich  lieht,  daz  do  durscheinet  die  sele,  als  die 
sun  ne  durch  daz  glas.  Daz  dritte  ist  einung,di  kùmt  von  geleichnùzz,  und  reht 

24  grozzen  Ion. 


-    76    - 

einuiii^  kiimt  von  geleichcn  dingen  als  licht  von  liclit.  Daz  vicrd  (()(»  ^)  ist 
mazze,  daz  got  die  scie  gemczzen  hat.  Aber  got  dcr  en  mak  nihtgeminnerl 
noch  gemeret  vverden,  vvann  cr  iinmezzik  und  unwandclhaftik  ist,  sunder 
die  selc  mùz  erhaben  und  gewidet  werden,  wann  si  klein  und  unwandcl- 
5  heftik  ist.  Dor  um  sol  si  erhaben  werden  uber  sich  selber;  und  waz  si 
gewidet  wirt,  so  ist  cz  docli  klein  wider  gots  unmczzikeit. 

Êin  meister  spricht  :  Der  mensch  sei  cin  klein  dink,  cr  enwerd  dan 
uber  sich  selber  erhaben.  Dann  aller  crstenphehtdi  scie  volkùmen  wollust 
von  got,  als  si  im  gemczzc  wirt.  Worum  en  smaket  got  allen  selen  nit 
lo  geleich  ?  daz  ist  do  von,  daz  si  do  zu  genugk  niht  ensjnt.  Daz  wirdazu 
gcnugk  werden.  Daz  uns  got  wcrlih  in  unser  scie  smakend  wcrd,  dez  helt' 
uns  got  etc. 

Nr.  74. 

Fol.  <S(j  ^.     Sequcrc  me  etc. 

i5  Unser  herre  sprach  zu  sant  Peter  :  Volg  mir  noch  ! 

Ich  han  cz  dik  gcsprochen  und  gcdenk  ez  auch  noch  :  Wcr  kcin 
geschrift  unbekant  den  menschen,  die  ordenung  dercreaturcn  von  naturen 
en  moht  got  von  reht  volgen.  Doch  en  ist  :daz^  niht  mein  wort,  mer  sanctus 
Augustinus  spricht  ez  :  Aile  creaturen  ruffen  an  den  menschen,  daz  er  got 

20  minne  und  sprechen  auch  :  wir  ensein  got  niht,  such  in  anderswo  !  Ez 
enist  kein  sunder  so  blint,  wil  er  got  bekennen  in  der  creaturen,  er  en 
mug  kumen  zu  der  heimlikeit  gotes.  Ez  uberhebt  sich  gar  ein  menschen, 
daz  er  geleich  gckleidet  ist  mit  sime  herren  und  di  vvafen  furet  an  seincm 
schilt  :  unmezzcn  grozzen  trost  soit  cin  mensch  han.  daz  er  got  volget  an 

2b  smaheit  und  an  peine  und  an  arbcit  und  sein  gebot  halten,  und  sein  gebot 
sein  sùzze  und  leiht  ;  wann  allez  daz  er  gebeutet,  daz  ist  Iciht.  Wann 
gebeutet  er  zu  stelen,  so  meret  ein  ieglicher  sein  gut,  oder  zu  môrden,  so 
wer  ein  andcr  starker  dann  er  und  dez  geleich.  Allez  daz  er  verbeutet, 
daz  ist  swer,  und  daz  er  gebeutet,  daz  ist  leiht. 

3o  Dreu  dink  die  machen  die  gebot  unsers  herren  leiht  :  allez  daz  er 

gebeutet,  daz  hat  er  selber  gehalten.  Gebeut  ein  herre  ein  dink  und  gieng 
er  selb  do  bei,  di  wer  swer  ;  aber  tret  der  herre  vor  an  streit,  so  enist  kein 
ritter  so  blod,  der  zurukegetorstgetreten.  Also  ist  ez  an  uns.  Unsers  herren 
leiden  machet  uns  kùne  Und  stark  zu  allem  ieiden. 

35  Daz  ander,  daz  er  selb  mithilfet  und  bei  uns  ist  in  unsern  noten,  als 

er  selb  sprach  zu  sant  Antonio,  do  er  in  noten  waz  und  unsern  herren 
anrief:  Herre,  wo  werd,  do  ich  so  groz  not  Icid  ?  Do  sprach  unser  herre: 

28  daz  ez  gebeutet. 


-    77    - 

Ich  waz  bei  dir  iind  sah  cz  und  lust  midi,  daz  icli  gcsch.  wie  du  dich 
gchieltcst  in  dcm  strcit. 

Daz  drittc,  daz  uns  die  gebot  leiiit  machet,  daz  ist  die  lieb.  Wer  die 
licb  hat,  dem  sein  aile  dink  leiht  zu  tun.  Dor  unisprach  sanctus  Johannes 
zu  scinen  jungcrn,  als  ob  er  ab  redet  :  Rindcr.  liabt  (90  ■■>)  lieb,  liabt  di  lieb!  s 
Kr  wolt  sprechen  :  Habt  ir  die  lieb,  daz  euch  aile  dink  leiht  und  mùglich 
sein  zu  tûn.  Waz  ich  durch  kein  dink  lùn  wil  oder  lazzcn,  tùn  ich  daz 
durch  die  lieb,  oder  laz  ich  ez,  also  vil  han  ich  gutes  in  dem  ewigen  ieben. 

Dor  um  en  ist  kein  mensch  so  krank,  er  vermùg  daz  wol  zu  tûn,  di 
got  gebeutct.  oder  daz  zu  lazzen,  daz  er  verbeutet.  Daz  ist  wol  beweisét  in    ■" 
der  kûng  bûch,  wie  ein  iunkfraw  gcvangen  und  gefurt  wart  auzzer  dcm 
land.  do  man  got  in  erkante,  in  ein  lant.  do  man  in  niht  erkante,  daz  waren 
liciden,  und  si  waz  ein  dienerin  dor  inné.  Do  waz  ein  furst  auzsetzik,  dcn 
weiset  si  zu  dem  propheten  Hcliseo,  daz  er  in  gesunt  macht.  Und  cr  kom 
zu  im.  und  der  prophet  hiez  in,  daz  er  sich  sibenstûnt  wûsch   in  dem    "5 
Jordan.  Und  daz  dauht  dem  fûrsten  zu  klein  ;  do  berihten  in  sein  kneht 
und  sprachen  :  Het  dich  der  prophet  ein  groz  dink  geheizzen,  dû  soltest 
cz  bilich  tùn  :  nù  er  dich  ein  kleins  dink  hat  geheizzen,  daz  maht  du  gern 
tùn.   l'nd   er  wusch   sich   und   wart  gesunt.    Der  .lordan   bezeichcnt  di 
demùtikeit,  do  sich  der  mensch  inné  waschen  sol  sibenstûnt  gegen  sibenley   ='i 
sùnden.    Ez   ist  gemelich,   daz   manik   mensch   mer  fleizs   hat  zu  scinen 
schuhen  dann  zu  seiner  selen  ;  minder  pein  hat  er  dor  um,  daz  er  gotes 
ein  ior  niht  genûget,  dann  daz  er  ein  tag  barfùz  gieng.  Waz  genaden  mak 
sich  der  mensch  vermuden,  so  aile  pein  gemezzen  wirt  noch  der  mazze 
der  wollust  der  sunde  !  Wie  klein  bûz  ich  im  besetzen  mak,  er  vindet   =5 
doch  di  mazz  an  der  peincn,  die  er  leiden  mùz  fur  di  sûnd,  eintwedcr  hie 
oder  im  fegfeur. 

Daz  ander  geleichnuzz  von  der  juncfrawen  sol  man  baz  vernsmen,  daz 
bczeichent  di  obarst  kraft  der  sele,  daz  da  heizzet  di  zuhangent  kraft,  di 
stctiklich  got  zuhanget.  yVls  ich  me  gespro;hen  han,  daz  di  sele  beiniden  i» 
got  an  der  underscheid  geschaffen  ist,  und  die  engel  die  sint  edler,  und  ez 
ist  ein  natur  ;  wann  daz  lieht  gotes  in  den  engeln  lauterer  ist  und  klarer, 
daz  pz  nimmer  gefelsch;t  wirt  von  sunden.  Sanctus  Dyonisius  dicit,  daz 
got  aile  dink  hat  gemacht  an  ein  ordenung  als  an  einer  keten  :  also  beweget 
di  oberst  kraft  di  nidersten  und  di  niderst  die  obîrsten.  Ez  spricht  auch  35 
ein  kriechisch  mcister,  daz  aile  dink  sint  gemacht  an  ciner  zal.  Die  erst 
zal  ist  ein  ;  vier  ist  auch  ein  zal.  Tû  man  ein  zu  vieren,  so  ist  ir  fùnf  ;  do 
sich  fùnf  enden,  da  beginnen  sehs.  Nimet  man  daz  ein  ab,  so  ist  ir  aber 
fùnf,  so  ist  ir  aber  ein  zal.  Also  ist  ez  um  di  kreft  der  s;len  :  die  oberst,  di 
do  got  zuhanget,  die  bewegot  aile  di  nidersten  ;  waz  an  den  nidersten  ge-  4» 


-    7«    - 

schiht,  daz  kûmt  mit  bckantnûzz  an  di  obcrstcn.  Dorum  hcizt  di  oberst  kraft 
ein  meister  einen  brùnnen,  der  nimmcr  verlischct.  Dûrch  di  bekantnùzz 
(80  *>)  der  sclen,  di  si  an  diser  kraft  hat,  wie  tief  der  mensche  vellct,  si  cnbe- 
schelte  aile  zeit  die  sûnden.  Dor  um  ist  di  kraft  bcweisct  an  der  junkfrawn, 

^  di  gevangen  und  gefùrt  wart  auzzer  dcn  landen  der  bekentnûzz  in  ein 
lant  der  unbekentnûzz  und  si  got  doch  bekant.  Also  geschiht  ez  an  der 
sele  :  wie  verre  dis  kraft  gefùrt  wirt  von  got,  si  bekennet  doch  got  und 
smaket  noch  gotlicher  edelkeit.  Dor  um  emak  si  nimmcr  verleschet  werden 
noch  verblendet  gentzlich.  Wann  also  aile  die  kreft  versturzent  und  di 

'"  sele  getotet  wirt  in  den  sûnden,  so  lauffet  die  kraft  zu  verre  auz  und 
kùndct  den  schaden  dez  menschen,  bcid  hie  und  dort  ewiklich.  Dis  red  ist 
wol  beweiset  in  hern  Jobs  bùch,  do  sein  kindcr  gesament  wurden  und 
vier  wind  komen  und  slûgen  daz  haus  dernidcr  und  totent  aile,  die  in  dcm 
haus  waren,  sunder  ein  mensch  beleib  lebend,  die  hern  Job  di  botschaft 

'■''  kùndct  und  sprach  :  Aile  dein  sùn  sein  tôt  und  allez  daz  do  Icbcndik  waz, 
sùnder  ich  allein  leb,  daz  ich  dir  di  botschaft  kùnd. 


Nr.  75. 

Fol.  90  b.  Ez  sprichet  ein  evangeliste  :  Wcr  ein  lieht  enpheht.  der 
sol  ez  niht  bcstùrtzen. 

2"  Unser  herre  Jhesus  Cristus  sprach  :  Ich  erbarm  mich  uber  di  schar. 

Bei  der  schar  ist  bczeichnct  di  sele.  Wan  di  sele  mit  ircn  kreften  auz  get 
in  di  creaturen  und  si  sich  zuspreidcn,  so  enmak  si  got  niht  enphahen. 
Bei  der  schar  ist  bezeichent  ordcnlikeit.  Wann  di  schar  sich  zusamen 
heltet  in  eim  willen  und  in  cim  gelud  reitcn  an  di  feind,  so  gesiget  si  gern. 

25  Also  geschiht  der  sclen.  Wann  si  den  leip  uberwunden  hat,  daz  cr  ir 
gehorsani  mùz  sein  an  allen  stùken  und  in  allen  ircn  werken  und  an  allcn 
iren  kreften  und  an  allen  iren  wesen  heltet  zu  got,  so  erkrieget  si,  daz  got 
kùmen  mùz  zu  der  sele  und  in  die  sele  :  da  wirt  got  und  di  sele  ein  geist. 
Do  wirt  di  scie  ein  geist  von  genaden  mit  got. 

^'>  Von  drein  dingen  mùz  di  sele  sweigen  und  muz  zu  einem  stummc 

werden.  Daz  ein  ist,  wann  di  sele  uf  sich  selbcr  siht  und  siht.  wi  klcin  si 
an  ir  selberist,  und  do  si  wider  uber  sich  sclber  siht  an  got  und  siht  di  un- 
mczzikeit  und  di  ungrundlosheit  und  di  unsprechlikeit  und  daz  abgrùnd 
der  gotheit,  und  daz  die  scie  daz  bcschawet  an  der  gotheit  und  daz  die  sele 

ï5  dann  wider  uf  sich  selbcr  siht  und  siht,  daz  si  so  gar  klein  ist  widcr  dem 
hohen  reichtum,  den  si  gesehen  hat  an  got,  so  dunkt  si  sich  gar  klein 
und  mùz  sweigen.  Wann  sj  enkan  niht  gesprcchen,  als  si  gern  tct  noch 
der  warheit,  und  dorum  mùz  di  scie  swiigen.    lier  uf  spricht  sanctus 


—    79    - 

Dyonisius,  wann  er  got  nennct,  so  ist  daz  allweg  sein  sprechcn,  (wann  cr 
got  ncnnet)  so  hcizt  cr  got  den  ubergùtcn  got  odcr  dcn  ubcrwcisen  got. 

Daz  ander  svveigen  dcr  sele  daz  ist.  wann  di  scie  ufsicli  sclher  silit 
Lind  siclit  di  eint'eltikeit  irs  selbes  an  und  dann  widcr  uber  sich  selber  siiit 
an  got  und  siiu  di  manikfaltikeit  aller  ding  nocii  reden  an  got  und  docli  5 
(gi  •'•)  cinfaltikcit  an  got,  die  niman  gcspreclicn  en  mak,  wann  si  silit  sein 
gùte  und  sein  weisheit  und  sein  gewalt  und  kurtziicii  manik  stùk  daz  an 
got  ist  noch  reden  und  doch  einfaltig  an  got.  Wann  wo  zwei  dink  geleich 
wcgen,  do  sten  si  vast  und  sint  gereht  gewegct  ;  cins  uber  das  andcr,  so 
moht  es  niiit  umgefailcn  :  aiso  ist  dcr  selen,  wann  si  an  got  siht  und  siht,  'o 
daz  got  aile  dink  in  gclcicher  mugeniicit  und  in  geleiciicr  eigenschaft 
beslozzcn  liât,  so  mûz  di  scie  wunder  han  und  mùz  sweigen.  Wann  wcr 
an  got  cins  ininder  dann  daz  andcr,  so  moht  sich  di  sele  in  im  verbergen  ; 
dcz  en  ist  niht.  Aile  dink  sint  in  got  geleich  noch  reden  und  beslozzcn  in 
seiner  eigenschaft;  und  dorum  wann  di  sele  anschawet  an  got,  so  mùz  si  '5 
zu  cinem  stummen  werden.  Her  uf  spricht  kûnk  David  im  salter  :  In  cim 
ungewegen  geist  do  sprach  ich  ,daz  aile  di  werlt  falsch  wer  und  lùgc.  Do 
meint  ich  ailes,  daz  aile  creaturen  gesprechen  mùgcn,  daz  ist  allez  zu  klcin 
widcr  dcr  edelkeit,  die  in  got  ist. 

Daz  dritte  sweigen  der  sele,  daz  di  sele  sweigen  tût,  daz  ist,  wann  di   ^o 
sele  uf  sich  selber  siht;  und  siht  di  sele,  idaz  si'  so  verre  bei  niden  got 
ist  und  dann  siht  uber  sich  selber  und  siht,  daz  got  so  hoch  ob  ir  ist  und 
siht  aile  dink  an  got  und  doch  in  cim  cinfcltigen  wcsen  etc. 


25 


Nr.  76. 

Fol.  91  •'.     Optavi,  et  datus  est  mihi  sensus. 

Die  wort  sint  geschriben  in  dem  bùch  dcr  weisheit  und  sprechcn  zu 
der  teutsch  also  :  Ich  han  gewùnschet  und  begeret,  und  mir  ist  gegeben 
der  sin  ;  ich  han  angcrùffen  got  und  in  mich  ist  kûmen  der  geist  der 
weisheit.  Dor  um  han  ich  gemerket,  daz  aile  kûnkrcich,  gewalt  und 
herschaft  und  reichtùm  ist  also  klcin  als  cin  santkorn  dcz  mers  odcr  so 
zuni,alc  niht   zu  reden  widcr  dcn  geist  der  weisheit. 

An  discn   worten  mùg  wir  merken,  wic  groz  wir  sullcn  ahten  dcn 
geist  dcr  weisheit  und  wie  wir  kùmen  sollen  zum  geist.  Zwéi  dink  sull 
wir  merken  an  den  worten,  do  er  spricht:  Ich  rief  got  an,  und  :  in  mich 
ist  kumen  der  geist  der  weisheit.  Daz  crst  ist  suzzikeit  und  smak  dez   35 
gei.stes.  Dor  um  spricht  cr,  daz  kûnkrcich  und  gewalt  und  herschaft  und 


I  7  ungevegen  geist. 


—     8o    — 

rcichtum  7Aimol  niht  mugcn  gcantwûrtcn  dcm  geist  dcr  wcislicit.  Dcr  do 
hefunden  hat,  daz  ich  nù  sprcche,  dcr  wciz  vvol,  waz  ich  spricli,  iind 
dcm  menschcn  sint  klein  aile  vcrgenklich  dink  wider  ewigen  dingen. 
Ein  mcistcr  und  sant  Gregorius  sprechen  :  Wann  cin  mensch  von  kind 
5  gczogen  ist  under  dcr  erdcn  und  gclaubet  an  cinen  menschcn,  der  im 
saget  von  dcr  klarhcil  dcr  sûnnc  und  zicrdc  dcz  crtreichs,  er  cnmoln 
cz  niht  gclaubcn.  Alzo  ist  cz  um  dcn  menschcn  :  di  wcil  cr  geniengt 
ist  mit  irdischen  dingen,  und  daz  liht  dcr  weisheit  in  im  niht  erschinen 
ist,  waz  man  im  do  von  gesagcn  mak,  er  engclaubt  ez  niht.  Hie  von 
I"  spricht  ein  hcidnischer  mcistcr  in  eim  bûch,  daz  taûft  cr  und  hcizt  cz 
cin  brun  dcz  lebcns  und  auch  ein  stûk  der  ewigen  (91  ^)  weisheit:  in 
dcm  buch  leret  cr  scincn  jungern  und  spricht  :  Wilt  du  gcistlich 
dink  bckenncn,  so  soit  du  dich  ziehen  an  daz  hohst  dciner  selc  und  an 
dazgeisdichcst  und  soit  dich  erziehcn  von  der  unveltikeit  vcrgcnklichcr 
i5  dink  und  soit  dich  entblozzen  und  cnbrechcn  von  dcm  gefenknuzz  deines 
selbcs  naturen,  so  werdcn  dir  kùmcn  aile  vcrgenklich  dink  an  cinem  mittel 
dciner  sclen,  so  wirstu  beschawcn,  daz  aile  vcrgenklich  ding  ein  niht  sint 
wider  di  weisheit.  Dor  um  cngcnuget  dcm  wcisen  menschcn  niht  an  allcn 
dcn  daz  got  niht  en  ist,  cr  ensei  immer  die  hant  rcichent  vor  dcm  tisch 
2"  unsers  hcrrcn  gotcs  und  biten  um  die  aimuscn  von  got.  In  der  weis  sei 
wir  aile  betlcr.  Mie  von  spricht  kùnk  David  :  Got  hat  angeschen  die 
gerûng  scincr  arm. 

Ein  weis  mcistcr  spricht,  daz  got  sei  cin  auzfliezzcnd  wesen  und  trag 

vil  (an)  sein  volkûmenheit.  Di  selb  kraft  und  volkûmenhcit,  mit  der  cr 

25   allcn  sich  ergozzen  hat  in  dcn  sùn,  die  tregt  cr  vil  und  beutet  si  on  und 

erloz  selen.  Ein  ieglich  enphah  sein  als  vil.  als  si  mûg.  War  um  enphahen 

aile  leut  niht  sein  volkûmenhcit?  Dor  um  daz  si  niht  arm  sint  ir  selbs. 

Nû  sull  wir  merken,  daz  got  sei  ein  auzfliezzcnd  wescn  (im  begemt  und 
wider  enphahen,  so  engibt  ez  kein  kraft).  Der  gût  mensch  sol  got  bckenncn 
3o  mit  innikeit  und  mit  andaht  und  mit  begerung,  so  enpheht  er  und  behclt 
gotlich  volkûmenhcit  an  sich,  als  ein  schùtzbret  daz  wazzer  entheltet. 
daz  ez  niht  enfleuzzet.  Also  man  merken  mak  an  dcr  sûnncn,  daz  die 
iren  schein  auz  geuzt  an  di  luft  :  so  en  moht  man  niht  wol  bckenncn 
dcn  schein,  cr  en  gcwunne  cinen  widerslak  von  der  erden  und  von 
35  andcrn  grobcn  dingen.  Auch  mak  man  merken  am  glaz  :  diweil  cz  durch- 
scheinik  ist,  so  mak  man  doch  niht  an  bckenncn,  do  cnwerd  ein  hût 
undcrgeleit  von  bleie,  so  enpheht  ez  bild  und  allez  daz  im  gegenwurtig 
ist.  Kin  mcistcr  spricht  ein  seub;rlich  wort  :  Die  weil  daz  aug  iht  gclcich- 

4  sant  Georius. 


—     8i     — 

nùzz  an  im  hat  an  den  dingen,  di  im  gcgcnwurtik  sint,  als  ein  haus  odcr 
ander  dink,  so  enkan  ez  niht  cnkennen  ander  dink,  do  ez  sich  fûrbaz  ut 
ergiczzen  wil.  Nû  nu'ig  wir  mcrkcn  di  volkùmen  ofFenbarung  unsers 
Iierren  gotes  an  allen  dingen,  wie  sich  gotlich  lieht  pligit  zu  beweisen. 
Aiz  man  mcrken  mak  an  cim  wcisen  lautern  tuch  :  legt  man  Tez]  uf  rot  ■"' 
oder  uf  swartz,  so  scheint  ez  swartz  und  beleibet  doch  an  im  sclber  lautcr, 
iind  von  der  widerlagen,  do  ez  uf  \cllet,  so  schcinet  ez  manikfalt  und  ist 
cinfalt  an  im  selber.  Dor  noch  daz  di  begerung  lauter  und  gotlich  ist,  dor 
noch  wirt  si  gotlichen  enphangen  und  geleich  dem  gotUchen  lieht. 

Ein  meister  sagt  scim  jùngern  als  vil  von  der  edelkeit  der  selen  und    '" 
von  geistlichen  werken,  die  got  wurket  in  der  sele,  di  man  niht  gentzlicli 
kenne(n),  di  weil  di  sele  gebunden  ist  in  dem  kerker  dez  leichnams  (92  =>). 
Do  der  junger  daz  hort,  do  gieng  ez  im  so  sere  zu  hertzen,  daz  er  sich  liez 
\on  der  maur  und  viel  sich  zu  tod  um  daz,  daz  er  kom  zu  den  dingen, 
die  er  gehort  het..   Und  er  tet  doch  torlich,  spricht  der  selb  meister.  Wir   '5 
cnsoln  unser  selbes  niht  gelosen,  ee   uns  got  loset,  dez  gevangen  wir 
sein.  Auch  der  zu  reht  gefangen  ist,  der  endarf  sich  selber  niht  losen, 
ce  er  mit  reht  erlost  wirt.   Ein  Kriech  spricht:  Aile  weis  leut  begeren, 
daz  si  sterben.  Auch  spricht  ein  meister,  daz  wir  von  der  bekantnùzz 
der  weisheit  sterben  sullen  von  aller  unveltikeit,  und  daz  sich  der  mensch   20 
enzieh  von  der  sùzzen  lage  der  bekorung  und  von  allen  fleischlichen 
dingen  und  allen  irdischen  dingen. 

Ein  heilig  spricht:  Ein  dink  bringet  mich  zu  schemede  und  zu 
vorchten,  als  ich  gedenk,  daz  got  sein  augen  als  gentzlich  uf  mich  gekcrt 
hat,  als  ob  kein  creatur  me  ensei  dann  ich.  Und  kert  sich  wider  zu  seim  =5 
gcbrcchen  und  sprach  :  Ir  unrein  (leken,  wie  lang  vvolt  ir  betrùben  di 
aùgen  meines  lieben,  der  mich  so  reht  Hep  hat  ?  vart  von  mir,  ich  ewil  eu 
niht  mer  leiden  noch  tragen,  daz  ez  so  dik  in  sein  augen  storet,  die  mich 
so  leuterlich  und  so  klarlich  ansehen.  Wer  gibt  mir,  daz  sich  got  entreih 
von  mir  ein  weil,  biz  daz  ich  gelautert  werd  und  dann  wider  kùm  und  '" 
also  mit  mir  beleib  ? 

Daz  ander,  daz  wir  mcrken  die  edelkeit  der  werk.  Ein  meister  und 
sanctus  Dyonisius  sprechen  von  den  cngeln,  welch  ir  werk  sïin.  Daz  si 
reihigen  und  irleuchten  und  volbringen.  Daz  .sol  daz  geistlich  werk  sein 
an  der  sele,  daz  si  g^reinigt  und  erleuht  werd  und  sich  ube  an  volkùmen-  35 
heit;  dan  ane  wirt  si  den  engeln  geleich  und  enphcht  von  genaden,  daz  die 
cngel  besezzen  han  von  natur,  Daz  uns  daz  gescheh,  dez  helf  uns  got  etc. 


16  wir  eiiscin  under  selbes.  —  36  diz  ;iiie  wirt  in  den  enireln. 


—      82      — 

Nr.  77. 

Fol.  92  ^.     Qui  mihi  ministrat. 

Dis  wort  sprach  unser  herre  Jhesus;  Wer  mir  dinet,  der  sol  mir 
volgen  :  da  ich  bin,  da  sol  mein  dicnst  mit  ^mir]  sein.  An  discn  worten  sol 
5  man  merken  dreu  dink.  Daz  ein  ist,  daz  man  unscrm  herren  vo!f,'cn  iind 
dienen  sol,  do  er  spricht  :  Wer  mir  dient,  dcr  sol  mir  volgen.  Dor  um  vûgent 
diseu  wort  sent  Secundus,  daz  spricht  also  vil  als  der  got  volgct,  wann 
gut  und  leip  und  aile  dink  hat  [er]  gelazzen  durch  got.  Also  sullen  aile  die 
lazzen,  di  got  wollen  volgen,  daz  si  von  got  hindern  mak.  Crisostomus 

10  spricht  :  Das  ist  ein  swer  red  den,  die  sich  geneiget  han  uf  di  werlt  und  uf 
leiphaftig  dink  :  den  sin  si  gar  suzze  zu  haben  und  swer  und  pitter  zu 
lazzen.  Hic  bei  mak  man  merken,  wie  swer  etlichen  leuten  sint  zu  lazzen 
leiphaftig  dink,  di  geistlich  dink  niht  bekennen.  Alz  ich  auch  me  ge- 
sprochen  han  :  Warum  ensmakt  den  orcn  niht  sùzze  dink  als  dem  mund  ? 

i5  Dor  um,  daz  ez  do  zu  niht  gefùget  ist.  Dorum  enbckennet  ein  fleischlich 
mensch  niht  geistlich  dink,  wann  er  do  zu  niht  bereitet  ist.  Also  ist  do 
engegen  eim  bekanten  menschen  leiht  zu  lazzen  aile  leiphaf-(92^)  tigdink, 
der  geistlich  dink  bekennet.  Sanctus  Dyonisius  spricht,  daz  got  sein  himel- 
reich  veil  list",  und  kein  dink  ist  so  snod  alz  daz  himelreich,  so  ez  veil 

20  ist,  und  niht  enist  so  cdel  und  so  selik  zu  haben,  als  ez  vergolten  ist.  Dor 
um,  hcizt  ez  snod,  wann  ez  eim  ieglichen  veil  'ist[  um  als  vil,  als  er  gist- 
lichen  "sic  il  mak.  Dor  um  sol  der  mensch  geben  allez  daz  er  hat  um  daz 
himelreich:  seinen  eigein  willen.  Die  weil  er  ietlich  heltet  seins  eigen 
willen,  so  enhat  er  daz  himelreich  niht  vergolten.  Der  sich  selbcr  lezzet 

25  und  sein  eigein  willen,  dem  sein  leiht  zu  lazzen  aile  leiphaftig  dink.  Als 
ich  auch  me  gesprochen  han,  wie  ein  meister  seinen  jungern  lerte,  wie  er 
dor  zu  kùm,  daz  er  geistlich  dink  bekente.  Do  sprach  der  junger  :  Meister, 
noch  deinerlere  so  bin  ich  erhaben  und  bekenne,  daz  aile  leiphaftig  dink 
sein  als  ein  klein  schift',  daz  da  swebt  in  dem  mère,  und  als  ein  vogel,  der 

3o  da  fleùgt  in  der  luft.  Wann  aile  geistlich  dink  sint  erhaben  uber  die  leip- 
haftigen  ;  ie  si  mer  erhaben  sint,  ie  si  sich  me  wident  und  besliezzen  leip- 
haften  dink,  klein  wider  den  geistlichen  ;  und  ie  di  geistlichen  hoher  sint, 
ie  si  grozzer  sint;  und  ie  kreftiger  si  sint  an  den  werken,  ie  lauter  si  sint 
a  m  wesen. 

35  Ich  han  ez  auch  m:  gesprochen,  und  ist  gcwis  und  ein  war  rcde  :  Ob 

ein  mensch  zu  tod  hûngerik  wer,  und  bùd  man  im  di  besten  speis,  stùrb 
er  hungers,  ee  cr  ir  immer  gesmaken  odcr  enbizze,  gotes  geleichnûzz  wer 
dor  an.  Und  ob  der  mensch  zu  tôd  frûstik  wer.  waz  klcidcr  man  im  bût. 

f 
7  sent  Secuntor.  —  29  als  ein  klcinschalt. 


-    83     - 

cr  cnmoht  ninimcr  liant  dor  an  gclei,'cn  noch  geziehen,  gotes  geleichnûzz 
cnwer  do.  Dizz  ist  von  dcm  ersten,  wie  man  sol  lazzen  aile  dink  und  got 
lazzen. 

Daz  ander  [istj,  welch  weis  wir  unscrm  herrcn  dicncn  sûlcn.  Sanctus 
Augustinus  spricht:  Der  ist  ein  getrew  dicnst,  der  an  allcn  scinen  werkcn  5 
niln  engesûht  dann  gots  er  allein.  Auch  spricht  cr  David:  Got  ist  mein 
lierre,  ich  sol  ini  dienen,  wann  er  hat  mir  gedienet,  und  allein  seinen 
dienst  enbedorft  icli  er  mein  ère  indewant  [sic!]  dûrch  meinen  nûtz  allein 
sol  ich  ini  wider  dienen  und  sein  ère  allein  suchen.  Dez  entûn  ander  herren 
niht.  si  suchen  iren  eigen  nùtz  an  ireni  dienst,  wann  si  dienen  uns  dor  "> 
um  allein,  daz  si  unser  geniezen.  Dor  uni  ensein  wir  niht  gotes  phlichtik.  : 
noch  der  groz  dez  dienstes  und  cdelkeit  so  sol  wesen  daz  Ion. 

Daz  dritt  ist,  daz  wir  prùfen  daz  Ion,  daz  unser  herre  spricht  :  Do  ich 
bin,  do  sol  mein  diener  mit  mir  sein.  Wo  ist  di  wonung  unsers  herren 
Jhesu  Cristi  ?  Daz  ist  in  der  einung  seins  vaters.  Daz  ist  ein  allzu  groz  >5 
Ion,  daz  aile,  di  im  dienen.  sullen  an  der  einunge  mit  ini  wonen.  Dor  um 
sprach  sanctus  Philippus,  do  unser  herre  hetgesagt  von  seim  vater  :  Herre, 
weis  uns  dein  vater,  und  uns  (gS  ")  genùgt.  Und  ob  er  sprach,  daz  im 
genùgt  an  dem  sehen,  michel  grozer  genûgûng  sullen  wir  haben  an  der 
einung.  Auch  sprach  sanctus  Petrus,  do  sich  unser  herre  verwandelt  uf  20 
dcm  berg  und  beweiset  in  ein  geleichnûzz  der  klarheit  von  der,  die  ini 
himel  ist,  da  bâter  unsern  herren,  da  ewiklich  ze  beleiben. 

Unniaz  groz  gerung  sullen  wir  han  zu  der  einung  unsers  herren  gots. 
Die  einung  unsers  herren  gots  sol  man  nierken  mit  eini  underscheid.  Alz 
got  ainiclich  ist  an  den  personen,  also  ist  er  ein  an  der  naturen.  Also  sol  ^5 
man  auch  verstan  di  einung  unsers  herren  Jhesu  Cristi  mit  seinem  vater 
und  der  selen.  Als  weiz  und  swartz  underscheiden  ist  — ,  ir  eins  enmak 
daz  ander  niht  geleiden,  daz  weiz  en  ist  niht  swartz  — ,  also  ist  niht  und 
iht.  Niht  ist  daz,  daz  von  niht  niht  genemen  mak  ;  iht  ist  daz,  daz 
von  iht  iht  nenien  mak.  Also  ist  ez  allzemal  an  got.  Waz  iht  ist,  daz  ist  3" 
allzumol  an  got,  dez  en  gebristet  do  niht.  Wann  die  sele  mit  igot"  vereinet 
wirt,  so  hat  si  an  im  allez,  die  iht  ist  an  aller  volkùmenheit.  Die  sele 
vergizzet  do  ir  selbs  und  aller  ding,  als  si  an  ir  selber  ist,  und  bekennet 
sich  an  got  gotlich  :  als  vil  als  got  in  ir  ist,  also  vil  minnet  si  sich  an  im 
gotlich  und  ist  mit  ini  vereinet  on  underscheid,  daz  si  nihtes  dann  sein  ^5 
gebrauchet-  und  sich  sein  frawet.  Waz  wil  der  mensch  mer  gern  oder 
wizzen,  wann  er  mit  got  also  seliklich  vereinet  ist?  Zu  diser  einung  hat 
unser  herre  den  menschen  geschati'en. 

22  ewiklich  si  beleiben. 


-    84    - 

Do  hcr  Adam  daz  gebot  zehracli.  do  wart  er  auzzer  dem  paradis 
gestozzen.  Do  satzt  im  unscr  lierre  zwcier  hand  hùt  fur  daz  paradis,  einen 
engel  und  ein  feûrik  swert,  daz  sneidet  zu  beiden  enden.  Daz  beteut  zwei 
dink,  durch  die  der  mensch  wider  kùmen  sol  zu  [dem]  himel,  als  er  do 
5  von  gefallcn  ist.  Daz  erst,  daz  er  [ist]  durch  englisch  natur.  Sanctus 
Dvonisius  spricht,  daz  englisch  natur  ist  also  vil  als  die  ordenung  got- 
liches  liehtes.  l'nd  an  den  engeln  durch  die  engel  und  an  dem  lieht  sol 
die  sele  wider  kriegen  zu  got,  biz  daz  die  seie  wider  kùmt  an  den  ersten 
ursprùnk. 
lo  Daz  ander  :  durch  daz  feùrik  swert,  daz  ist.  daz  die  sele  kùmen  sol 

durch  got  und  gotlich  werk,  die  in  feùriger  minne  getan  werden  durch  got 
und  durch  totlichen  cristen  [sic  !].  Daz  uns  daz  gescheh,  dez  helf  uns  got. 

Nr.  78. 

Fol.  93.     Ich  hab  ein  wort  gesprochen   in  der  latein.  daz  spricht 
'■■'  sanctus  Paulus  in  der  episteln  :  Ein  got  vater  usw.    Pfeiffer  320. 

Nr.  79. 

Foi.  95.     Der  prophet  spricht:  lierre  daz  volkcs.  daz  in  dir  ist,  dez 
erbarm  dich.    Pfeiffer  226. 

Nr.  80. 

20  Fol.  96.     Daz  ist  die  auzlcgung  des  patcr  noster.  Pater  unscr.  Nu 

merk,  lieber  mensch,  ein  schon  undcrscheit  und  doch  unbekant  allen 
menschlichen  sinnen  !  .  . .  schliesst  Fol.  97  ''  :  Nu  hast  du  von  dem  vater 
wol  gehort  und  auch  dazu  daz  undcrscheit.  (jihôrt  seinem  ganzen 
Charakter  nach  nicht  zu  den  iibrigcn  Stùcken  ;  ebensowenig  Nr.  81. 

Nr.  81. 

Noch  get  ein  wck  zu  dem  himelreich,  der  auzzer  mazz^n  groz  ist,  der 
heizt  der  reht  wck. 

Nr.  82. 

Fol.  99  ^.     Hie  hebet  sich  an  ain  gutcr  sermo  von  dem  reich  gotes. 

3o  Zu  dem  ersten  sùcht  daz  reich  gots  und  alleu   dink  werden  eu  zu 

geworfcn.  Seit  Cristus  uns  heizt  sùchen  sein  reich.  so  mùz  wir  versten, 


-    85    — 

wtiz  sein  rcich  sei.  Nu  verstct  mit  crnst  :  f^otcs  reich  ist  cr  selber  und  sein 
volkùmens  wesen.  Zu  dem  andern  mai  so  verstet  man  gotes  reich  in  der 
scie.  Dar  um  spricht  er  selber  :  Daz  reich  f^otes  ist  in  euch. 

Nu  verstet  von  dem  ersten  reich  !  Die  gotlichen  meistcr  sprechen,  daz 
gotes  reich  sei  einikeit  dez  wesens  in  dreyhcit  der  personen.  Nu  ist  ein  5 
frag,  wa  got  aller  meist  selik  sei.  (loo.)  Dor  zu  antwurt  man  und 
spricht:  (îotes  selikeit  di  ist  in  im  noch  einikeit  geleich.  aber  noch 
unserm  versten  so  ist  got  cdelicher  selik  noch  einikeit  dez  wesens  den 
noch  dreyhcit  der  personen,  als  wir  beweisen  woUen.  Sùlch  meister 
sprechen,  daz  in  dergotheit  sein  dreyerlcy  underscheid.  Die  ersten  heizzen  lo 
redlich  underscheid,  die  andern  heizzen  formlich  underscheid  und  di 
dritten  heizzen  dinkleich  underscheid,  alz  die  widercaphenden  reden  der 
personen.  Ander  meister  sprechen,  daz  die  gotheit  nimmer  hab  dann 
zweierley  underscheid,  redlich  und  dinklich. 

Nu  merket  von  underscheid  der  personen  !  Sanctus  Johannes  spricht  :    is 
In  dem  beginnc  vvaz  daz  wort.  Dizz  beginnen  oder  anfank  ist  der  vater, 
als  Augustinus  spricht.  Nu  ist  ein  frag,  ob  der  vater  einik  beginnen  hab, 
und  dor  zu  antwurt  man  :  ja,  sein  beginne  ist  ursprùnklich,  niht  auz- 
(liezzend,  als  ich  beweisen  wil.  Die  gotlichen  meister  sprechen,  daz  man 
sol  verstan  in  der  gotheit  wesen  und  wesûng.  Wesùng  in  der  gotheit  20 
daz  ist  di  gotheit  selber  und  ist  daz  crst,  daz  man  verstet  in  got.  Die  gotheit 
ist  ein  fùndament  aller  gotlichen  volkùmenheit.  Dor  um  ist  die  gotheit  in 
ir  selber  die  unbeweglich  einikeit  und  die  uberswebent  stillheit  und  ist  ein 
anfank  aller  aûzdiezzùng.  Dor  um  so  setz  ich  ein  lidlich  aufquellung  und 
ncnnen  wir  di  ersten  red  wesen  ;  wan  di  eygenst  red  und  di  erst  noch    25 
formlicher  setzung  ist  wesen   in   der  gotheit,    wesen  noch  wesenlicher 
reden.  Dor  um  ist  got  wesen,  und  wesen  ist  niht  got.  Wie  man  nu  verstan 
sull  den  ursprung  dez  vaters,  daz  ist  in  der  setzung  der  lidleicher  not. 

In  der  andern  reden  :  wann  die  gotheit  in  ir  selber  ein  vernùftig  wesen 
ist,  dor  um  auztreit  sich  gotlich  wesen  der  gotheit  in  anderheit  der  reden,   3o 
anders  si  sein  niht  ein  andert  ;  wan  dis  underscheid  sein  redlich,  niht 
dinkleich.  Also  stet  uf  di  erst  person  lidlich  auz  der  gotheit,  niht  von  eim 
wurklichen  beginnen.  Dor  um  ist  sein  beginne  sunder  eigenschaft. 

Nu  ist  frag,  waz  sei  person  dez  vaters.  Do  antwurt  man  und  spricht  : 
daz  ist  daz  wesen  in  der  gotheit,  niht  noch  weslicher  reden,  aber  noch   35 
reden  derveterlikeit,  die  ist  ein  formlich  red,  die  da  setzet  formlich  die 


8  noch  underm  versten.  —  14  Am  Rande  dieser  Predigt  stehen  iiberall  lateinische 
Stichworte,  die  ich  unter  den  Text  setze.  In  principio  eral  verbum.  —  25  nemen  wir.  — 
33  quid  sit  patris. 


—    86    — 

person  dez  vaters.  Also  ist  der  vater  ein  heginne  aller  der  gotlieit.  Dor  um 
sprechen  sulch  meister,  und  vver  daz  also  (loo  ^},  daz  in  der  j,'otlieil  niht 
enwer  noch  sûn  noch  heilger  geist,  dcn  noch  wer  die  person  dez  vaters. 
Daz  nu  sant  Johannes  spricht  :  In  dem  beginnc  waz  daz  wort,  daz  ensol 

5  man  niht  verstan,  daz  dizz  beginne  sei  di  gotheit  oder  dizz  wesen,  wann 
der  vater  allein  ist  ein  wùrklich  beginne  dez  suns. 

Nu  merket,  wie  der  sûn  sey  in  dem  vater.  Sulch  lerer  sprechen 
daz:  in  dem  daz  der  vater  in  sich  selber  seh,  so  begreift  er  in  im  selber 
wurklich  sein  einfeltik  uzuchberik  natur.  Also  so  volget  noch  die  aigen- 

10   schaft  der  nature.  Di  selb  natur,  di  sich  heltet  in  dem  vater  wurklich,  die 

hcltet  sich  im  sun  enphenklich  und  wirt  geteilt  noch  den  eigenscheftcn. 

Die  meister  sprechen  von  der  gotlichen  gebûrt,  daz  man  dizz  wort 

verstet  in  zweierley  weis,  wcsenlich  und  personlich.  Daz  erst  wort,  daz  do 

wesenlich  heizt,  daz  hat  ein  ieglich  person  schawenlich,  aber  der  vater  hat 

i5  ez  schawenlich  und  wurklich.  Und  daz  selb  wort  personlich  ist  der  sun. 
Die  selb  maht,  di  sich  helt  im  vater  wurklich,  di  helt  sich  im  sûn  lidlich. 
Also  enpheht  der  sun  vom  vater  aile  sein  gotheit.  Also  verstet  man  gebcrn  : 
lidlikeit  von  lidlikeit,  gotheit  von  gotheit,  als  man  si  verstet  in  eigenschaft 
der  personen,  von  dem  wesen  gesatz  wirt.  Also  sprechen  die  heilgen  und 

2o  di  meister  :  Also  als  ursprunklich  gcn  die  person  auz  dem  wesen,  also 
wirt  daz  wesen  gesatzt  von  den  personen  und  di  personen  von  ir  eigen- 
schaften.  Also  alz  veterlikeit  ist  ein  formlich  red,  die  da  formlich  setzt  die 
person  dez  vaters,  also  ist  sùnlikeit  ein  formlich  red,  die  da  setzt  di  person 
dez  sûns.  Von  disen  formlichen  reden  verstet  man  di  widerdrakùng  der 

25  person.  Dis  eigenschaft,  di  da  heizzet  di  formlich  widerdrakùng,  als  veter- 
likeit und  sùnlikeit.  dizz  ist  das  minst.  daz  man  verstet  von  gotlichen 
wesen,  von  veterlikeit  und  sùnlikeit.  Daz  sein  gotlich  zuvelle  und  ein- 
hangend  eigenscheft. 

Nu  merkt  vom  wort  in  der  geburt  dez  vaters,  wie  ez  wesenlich  inné 

3o  beleibet  und  personlich  auzget.  Also  sprechen  di  gotlichen  meister,  daz 
eim  ieglichen  vernùftigen  begreifîen  ist  nochvolgent  ein  vernùftik  wort. 
Wann  nû  (du)  der  vater  in  im  selber  sich  selber  begreift,  so  ist  sein  eigen 
natùr  ein  widerwûrf  seins  verstens.  Dor  um  so  merkt  der  vater  sich,  da 
volget  die  natur  noch  einer  andern  eigenschaft,  di  da  heizt  vernemcn  zu 

35  sine.  Also  beleibt  der  sun  wesenlich  inné  und  get  (loi  ^)  personlich  auz. 
Also  alz  diz  wurken  geteilt  wirt  von  den  eigenscheftcn,  also  wirt  der  sùn 
geborn  und  get  auz  dem  veterlichen  hertzen.  Also  spricht  die  ewig  weis- 


4  in  principio  erat  verbum.  —  y  quomodo  lilius  est  in  pâtre.  —  wei  der  sun.  — 
29  quomodo  verbum  essentialiter  maneat  et  personaliter  exiat. 


-     87    - 

huit  :  Ich  bin  auzgcgangen  von  dem  mûnd  dcz  aller  holisten,  da-c  ist  auz 
dcm  wcscnlicl.cn  bcgrcillcn  dcz  wescnlichcs  wortcs  dcz  gotlichen  vaters. 
Nilit  daz  in  dcr  gothcit  zwci  wort  sein  nocli  dingen,  mer  allein  sol  mans 
\crsten  noch  redcn. 

Daz  wort  waz  bel  got.  Daz  ist  in  underscheid<;  dcr  personcn  von  dem    5 
vatcr,  aiso  als  hie  bcwcist  ist. 

Nu  mcrkt  von  discn  zwein,  wie  si  fùrbringen  den  hciligcn  gcist.  Die 
mcister  sprcchen  daz:  in  dem  daz  dcr  vatcr  sich  mit  minne  geuzzet  in 
den  sùn,  so  widcrbricht  die  minne,  und  geuzt  sicli  dcr  sùn  wider  in  den 
vatcr.  Dizz  auzgiczzcn  diser  zweier  mit  minne  ist  ein  gemein  geistûng  dez  lo 
\atcrs  und  dez  sûns.  Nu  moin  man  wcncn,  daz  dis  geistend  maht 
geleich  wcr  in  disen  zwein  personcn  ;  und  dez  enist  niht.  VVann  noch 
formlichcm  anfang  so  ist  dis  geistend  maht  anders  niht  (en  andert)  im 
vatcr  den  im  sùne;  wann  der  vatcr  ist  formlich  ein  andcr  dink  denn  dcr 
sùn,  aber  do  man  si  nimt,  dis  geistend  maht,  formlich  und  wurklich,  al  i5 
da  ist  si  die  formlich  red,  und  die  cigenschaft,  die  do  foumlich  setzt  die 
person  dez  heilgcn  gcists.  Dor  um  gct  auz  der  hcilig  gcist  von  zwein  form- 
iiclicn  ursprûngen,  als  von  eincm  wurklichen  beginnen. 

Nu  ist  ein  frag,  ob  diz  cigenschaft  dez  heilgcn  geists,  daz  er  ist  noch- 
volg  dcr  naturen,  als  tct  die  cigenschaft  dcz  suns.  lier  zu  spricht  man  :    20 
ncin  !  wann  wer  daz  wor,  so  mùzt  dcr  hcilig  gcist  auz  gen  von  werk  der 
naturen,  also  als  tet  der  siin  ;  und  dez  en  ist  niht,  wann  so  wern  in  dcr 
gothcit  zwen  sùn.  Aber  di  cigenschaft  dcz  heilgcn  gcists,  der  ist  nochvol- 
gcnt  gotlich  natur,  wann  sein  auzflûz  ist  von  frcicr  gcistungcn  dez  willen. 
Dor  um,  wer  daz  also,  daz  man  nioht  abgcscheiden  in  der  gothcit  die   25 
natur  von  der  cigenschaft  dcz  heilgcn  gcists,  noch  dann  bcstund  der  heilg 
gcist  abgrùndlich  in  im  sclber,  sùnder  die  natur.    L'nd  daz  cnmak  niht 
gesein  im  sùn,  wann  der  sùn  dcr  flcùzt  auz  dem  vatcr  als  ein  vcrnùftig 
wort  auz  wcrk  der  auzuchbericher  naturen  dez  vaters;  dor  um  en  moht  er 
niht  sein  sùnder  di  naturen.  Imd  also  als  di  natur  noch  volget  der  eigen-  3o 
schaft  dcz  heilgcn  geists,  und  also  als  dcr  heilg  gcist  niht  en  ist  sùnder  die 
natur,  also  ist  (loi  ^)  cz  umbkerlich  wor,  daz  die  cigenschaft  dez  sùns 
nqch  volget  der  naturen.   Dor  um  en  ist  niht  di  natur  sùnder  den  sùn, 
also  do  ist  dcr  sùn  ein  bild  dez  vaters,  wann  er  naturlich  auzfleuzt  ;  und 
dcz  en  ist  der  heilg  gcist  niht,  wann  sein  auzflùz  ist  von  freiheitdez  willen.    35 
Dor   um    vallen    di    widcrdrakunge    allein    cnzwischen    veterlikcit    und 
sûnlikeit.  Also  en  ist  ez  niht  mit  dem  heilgcn  gcist.  Noch  dann  ist  rcdlich 


5  Et  verbum  erat  apud  deum.  —  7  Quomodo  spiritus  procédât  a  pâtre  et  filio. 
19  quod  spirans  utrius  spiritus  sanctus  non  sit  similis  in  pâtre  et  filio. 


/ 


—    88    — 

■\viderdrakung,.  niht  dinglich.  zwischcn  dcr  gemeincn  geistender  maht  in 
der  veterlikeit. 

Alhie  inncn  so  soit  du.  cdlcu  selc,  sùchcn  mil  scrslenliiùzz  daz  rcici) 
gots  ! 
5  Nu  spricht  sanctus  Johannes  :  l'nd  got  waz  daz  wort.  Alliic  innen 

vcrstct  man  einikeit  dez  wesens.  Ey,  cdlcu  selc,  erhcb  dich  in  ein  gotlicli 
wunder  !  Acli,  diser  cdlcn  geselschaft  !  Die  drey  pcrson  sein  vereinigt  in 
cim  einfeltigen  wesen.  Ein  weissag  spricht  :  Dcr  hcrre  regnieret  cwiklich 
und  uber.   Cotes   rcgnircn    ist  in   pcrsonlichcm  underschcid,   abcr  sein 

lo  regniren  in  daz  uber  ist  in  der  wcsenlichcn  einikeit.  Al  da  ist  got  sein 
sclbs  reich,  wesend  ob  den  wesen. 

Nu  ist  ein  frag,  ob  gotlich  wesen  noch  wcsenlicher  red  sundcr  die 
formlich  underscheid,  di  di  mcister  hcizzcn  di  cwigen  ewcn,  mùg  sein 
gotes  selikeit  oder  auch  der  creaturen.  Her  zu  antwurt  man  :  nein  !  wann 

i5  wesen  aïs  wesen  daz  ist  geleich  in  got  und  in  dcn  creaturen,  aber  gotes 
selikeit  und  auch  der  selen  di  ist  gelegen  in  gotlichem  wesen.  Also  als 
gotlich  wesen  ist  in  im  selber  mit  allen  den  volkûmcnheiten,  di  da  heizzen 
di  cwigen  ewcn,  di  den  wesen  wesenlich  sint.  Nû  sprechen  sulch  lercr, 
daz  ez  wol  mùglich  wcr,  daz  die  selc  moht  discr  formlicher  red  eineu 

20  bekcnnen  sûnder  die  andern  und  also  selik  sein.  Und  dez  en  ist  niht, 
wann  so  mùst  ein  ieglich  formlich  red  sùnder  die  andern,  abgeschciden 
von  dem  wesen,  abgrundik  in  ir  selber  sein,  uad  daz  ist  unmùglich  ;  dor 
um  en  ist  diser  sin  niht  wor.  Aber  daz  ist  di  selikeit  der  sele,  daz  si  diz 
ewig  ewen,  di  do  sint  di  formlich  rede  dez  gotlichen  wesens,  mit  ein  ander 

25  verstet  in  einer  eigenschaft.  Wann  do  en  ist  kein  teilûng,  wann  do  ist  got 
oberwesenlich  ein  und  ist  sein  selbes  selikeit  und  aller  creaturen  noch  der 
wesung  seiner  gotheit.  L'nd  seit  dez  sicher,  daz  got  in  diser  einikeit  nie 
anders  underscheid  (102^)  in  bekant  denn  noch  cincr  einfeltigen  eigen- 
schaft. In  diser  einung  da  ist  got  mùzzik. 

3o  Gotheit  enwart  nie  diz  noch  daz,  aber  got  der  wurket  alleu  dink.  Da 

got  wurket,  dar  inn  ist  er  manikfeltig  und  bekennet  aile  manikfeltikeit.  Da 
got  ein  ist,  da  ist  er  frei  und  ledik  aller  werk.  In  diser  einikeit  so  bekennet 
got  niht  denn  allein,  daz  er  ist  oberwesenlich  in  im  selber.  Also  sol  man 
versten  :  Got  waz  daz  wort,  daz  ist  die  einikeit  dez  wesens. 

35  Daz  waz  in  dem  beginne  bei  got,  geleich  weis  und  geleich  wor  und 

geleich  gùt  und  geleich  in  aller  wesenlicher  volkûmenheit,  daz  da  sint  die 
ewigen  ewen  und  die  formlich  reden  und  die  roichcit  gotliches  wesens. 


5  et  deus  erat  verbum.  —  35  hoc  cral  in  principio  apud  deum. 


-    89    - 

Also  sol  man  verstan  in  der  obcrwescnlichcn  einikeit  gotlich  reich.  daz 
dcr  gcist  SLicht  mit  keniien  iind  mit  minncn. 

In  dcm  andcrn  mal  so  verstct  man  diz  reicii  t^ots  in  dcr  scie,  wann 
di  scie  ist  gelcich  geschafl'en  dcr  gotlicit.  Dor  um  ailes,  daz  hicgcsprochcn 
ist  vom   reich  gots,   wie  got  ist  ein  reicii  sein  selbs,  daz  sclb  mag  man    s 
sprechcn  in  der  worheit  von  der  sele. 

Sant  Johannes  spricht  :  l'nd  aile  dink  durch  in  gemacht  sint.  Diz  sol 
man  verstcn  von  dcr  sele,  wann  di  sele  ist  cllcii  dink.  Die  sele  die  ist  elleii 
dink,  in  dcm  daz  si  ist  ein  bild  gots,  und  allda  ist  si  auch  daz  reich  gots  : 
wann  also  als  got  ist  in  im  wcsenlich  sûnder  anfank,  also  ist  er  im  reich  lo 
der  sele  wcsenlich  sûnder  ende.  Also  spricht  ein  meister,  daz  got  sei  also 
in  der  sele,  aber  daz  aile  sein  gotheit  an  der  scie  gelegen  sei.  Daz  ist  vil 
volkùmer,  daz  got  ist  in  der  sele,  dann  daz  die  sele  ist  in  got.  Daz  die  sele 
in  got  ist,  da  von  en  ist  si  niht  selik,  aber  daz  got  ist  in  der  sele,  da  von 
ist  di  sele  selik.  Dez  seit  sicher  :  Got  ist  selber  selik  in  der  sele,  wann  in  i5 
dcm  auzbriich,  daz  got  di  scie  wûrkt,  so  beheit  ersich  so  eigen  in  der  sele, 
daz  cr  scincn  gotlichen  schatz  und  sein  gotlichcn  reichtûm  zumol  verbirget 
in  der  sele.  Dor  um  spricht  Cristus  :  Diz  reich  der  himel  ist  gleich  eim 
schatz,  der  verborgen  ist  in  eim  aker.  Diser  aker  daz  ist  di  sele  ;  in  der 
verborgen  ligt  der  schatz  gotlichs  rcichtùms.  Dor  um  ist  got  selik  und  ail  20 
creatur  in  der  sele.  Waz  wir  sprechen  von  der  sele,  daz  sol  man  verstan, 
also  alz  si  ist  ein  bild  gots. 

Nu  verstet,  wor  an  diz  bild  in  der  sele  gelegen  sei.  Ein  meister  spricht, 
daz  ez  sei  gelegen  in  den  kreften,  und  diz  heltet  man  gcmeinlichen.  Diser 
sin  ist  wor,  der  in  wol  verstet  :  nimt  man  aber  disen  sin.  als  di  kreft  sein  25 
underscheiden,  so  en  ist  ez  niht  di  nehst  worheit  ;  aber  nimt  (  102  '')  man 
si,  also  als  si  ein  sein  in  daz  hohste,  daz  die  sele  geleisten  mag.  so  ist  diser 
sin  wor.  Und  allda  in  dcm  gotlichen  wurken  do  hat  di  sele  ein  widerein- 
kaphen  vernùftiklich  sûnder  mittel  in  gotlicher  natur.  In  dem  werk  so 
greift  si  ir  eigen  wesen  oberwesenlich  in  got.  In  disem  werk  so  sint  dcm  3o 
obersten  bild  aile  dink  gotlich,  wann  diz  bild  ist  in  seim  eigen  werk 
formiich  selber  got  und  selik,  aber  niht  widerwùrflich.  Noch  dann  in  dem 
selben  nu,  daz  diz  bild  in  sich  selber  schaut,  so  begreift  ez  got  wcsenlich 
in  im  sûnder  mittel.  Dor  um  ist  ez  selik  formiich  in  im  und  widerwùrf- 
lich von  gotlichem  wesen.  Ein  meister  spricht,  daz  diz  oberst  lieht  sûnder  35 
mittel  fliezze  auz  got,  und  in  dem  selben  nû  so  begreift  ez  sich  in  eim 
werk  vernùftiklich  sûnder  mittel  in  got.  Dor  um  sein  auzfiiezzen  und 
sein  in  got(lich)  beleiben  daz  ist  in  einer  vernuftiklicher  begreitfung  in 


7  et  omnia  pcr  ipsum  facta  sunt. 


90    - 


einer  einfeltiger  eigenschaft  cins  venuiftiklichcn  werkes.  Dez  seit  sicher 
in  got,  daz  die  scie  in  disem  obersten  bild  nie  creatiir  in  bekantc  alz 
creatur,  noch  nie  inbcsaz  zcit  noch  stat.  Wann  in  disem  bild  sein  alleu 
dink  got,  saur  und  sûezz,  gût  und  boz  und  klcin  iind  groz,  di  sein  ail 
5  geleich  in  disem  bild.  Als  wenik  als  gotlicb  natur  geandert  wirt  von  aile 
dem,  daz  creatur  ist,  als  wenik  wird  diz  bild  gewandelt  von  aile  dem,  daz 
ie  in  zeit  kom  ;  wann  ez  bcgrcift  aile  dink  und  gebraucht  aile  dink  noch 
der  ce  dcr  gotheit. 

Nu  mag  man  fragcn,  seit  dis  reicheit  in  uns  ist,  wor  um  si  uns  unbe- 

lo  kant  sei.  Dor  zu  antwurt  man  also  :  Die  scie  noch  der  gemeinre  ncygûnge, 
di  si  hot  zu  den  creaturcn,  so  mûz  aile  ir  wurken  antank  ncmcn  in  creatur- 
lichen  bilden  :  und  dez  wenen  si'ilch,  daz  in  disen  wurken  sei  gelcgen  dis 
bild  dcr  selc,  und  daz  en  ist  niht.  Diselben  bekcnnen  hart  wenik  die  edeikeit 
dcr  selc,  wann  dis  wurkung  ist  in  dem  gcmcinen  verstantnùzze,  daz  wirt 

i5  geursprungt  mit  eim  vernûftigcn  bild  in  dem  obersten  gedank,  daz  da 
formlich  gesacht  wirt  von  den  bilden  der  fantasien  und  wesenlich  gesachet 
von  dem  obersten  got  schawenden  bild,  auz  dem  di  selc  enphet  ail  di 
reicheit,  daz  si  wor  versten  mag  von  allen  dingcn.  Disem  verstcntnùzz  ist 
nochvolgent  dcr  gemein  willc.  der  niht  anders  ist  denn  die  ncygung  dez 

20  sinnes.  Dor  um  diz  geincin  vcrstantnùzz  nimt  aile  dink  als  ein  worheit, 
und  dcr  wille  ail  dink  als  gut.  Also  sein  ail  dink  widerwurf  diser  zweier 
werk,  dor  um  sein  si  fremd  und  verre  von  got.  Wan  (loS^'j  got  cnist 
noch  gut  noch  wor.  In  dcr  weis  als  got  ist  frey  und  abgeschcidcn  von 
allen  dem,  daz  creatur  versten  kan,  also  gcbraucht  daz  obcrst  bild  dcr 

2  5  gotheit. 

Ez  ist  ein  frag,  ob  zwischen  got  und  creaturcn  iht  sei  widerdrahtung. 
So  antwurt  also  dor  zu  :  Got  der  enhat  niht  widerdrahtung  zu  der  creaturcn, 
wann  got  der  ensiht  niht  denn  in  sich  sclbcr  ;  aber  di  creatur  hat  wider- 
trahtung  zu  got,  wann  allez  daz  ye  auzgcfloz.  daz  hat  ein  widcrcinkaphen 

3o  in  got.  Nu  nem  wir  in  dem  obersten  bild.  Daz  obcrst  bild  in  dem  selben 
nû,  daz  ez  bliket  auz  got,  so  schaut  ez  widcr  ein  mit  eincm  unbcdcktcn 
antlùtz  zu  bcgreiffcn  gotlich  wesen,  sundcr  mittel  von  dem  wcrk  ez  allez 
sein  wesen  hat.  Dizz  bild  ist  got  in  seinem  werk,  und  dor  um  heizt  ez  ein 
bild  gotes  ;  in   seinem   auzbruch   ist  ez  creatur,  und  do   hcizt  ez  ein 

35   bild  der  scie. 

Ey,  nu  edleu  selc,  bedenk  dich  sclber  und  di  edlikcit,  die  in  dir  ist, 
wan  du  bist  gcwirdigt,  in  dem  daz  du  bist  ein  bild  gotes  uber  edeikeit  aller 
creaturcn,  und  vcrsmeh  klcincu'dink,  wann  du  bist  zu  grozzen  dingcn 
geschaffen  ! 


40 


Also  sol  man  versten,  wie  di  selc  ist  daz  reich  gotes. 


—    9'     — 

Zcm  ersten  sùcht  daz  rcicli  1,'Otcs.  Dizz  soit  aller  unscr  ernst  sein  iind 
ailes  unser  suchen,  wie  \\\r  moliten  bekennen  die  edelkeit  gotes  und  die 
edelkeit  der  sele.  Nù  verstet,  wie  wir  siiln  suclien  daz  reich  gots.  in  der 
minnen  hûch  stet  geschrihen  :  Bckcnncst  du  dich  nilit,  du  schonst  under 
allen  weiben  ?  So  gang  auz  und  volg  noch  den  vusporn  dciner  hirten.  Diz  5 
wort  verstet  man  von  der  scie,  wann  si  ist  die  schonst  under  allen  crea- 
turen.  Ist  daz  also,  daz  si  Irekennet  ir  eigen  schonheit,  so  sol  si  gen  aûz. 
Nu  merk  in  der  sele  dreyerley  auzgank  auz  dreyerley  vvesen,  die  da  hat  die 
scie.  Daz  erst  wesen  daz  ist  daz  wescn  irrgeschafTenhcit.  Daz  andcr  wesen 
ist  daz  wesen,  daz  si  hat  in]  dem  pcrsonlichen  wort  der  driteltikcit.  Daz  "< 
dritt  wescn,  daz  si  hat  in  der  auzuckberiger  natur,  di  da  stet  werklich 
in  dcm  vatcr,  der  ist  cin  beginnen  aller  creaturen. 

Nu  merkt  von  dem  ersten  auzgang,  wie  si  auzgen  sol  auz  dem  wesen 
irr  geschafFcnhcit  !  Cristus  spricht:  Der  mir  nochvolgcn  wil,  der  heb  uf 
sein  creutz  und  verlaugen  sein  selbs  und  volg  mir  noch.  Dez  seit  sicher,  "5 
also  alsgot  Icbt:  als  langalsder  mensch  sein  selbs  als  ledik  niht  en  istoder 
stet,  als  cr  tet,  do  er  niht  enwaz,  als  lang  enget  cr  nimmer  auz  in  ein 
\crlaugen  sein  selbs.  Die  lerer  sprcchen  daz,  daz  der  mensch  sei  zu  versten 
in  zwù  weis:  \on  eim  auzzern  und  noch  cim  innern  mcnschen.  Der  inner 
mensch  dez  (  io3  '')  wcrk  sein  geisllich,  der  auzzer  mensch  dez  werk  sein  =« 
leiplich.  Mit  dem  innern  menschen  sûcht  man  got  mit  schawendem  Icbcn, 
mit  dem  auzzern  menschen  sùcht  man  got  in  wurkendem  leben.  Nu 
merket  hic  mit  ernst!  Ich  hon  weilent gcsprochen  und  sprich  ez  noch,  daz 
aile  auzwendig  ubûng  ist  nûtz  zu  wcnik  dinges,  wann  si  sein  neûr  gut  die 
natur  zu  betwingen,  die  noch  ungewenct  ist.  l'nd  daz  suit  ir  versten,  ^b 
dazalleauzwendigeu  werk,  di  der  mcTisch  ubenmak,di  natur  wol  bctwin- 
gent,  aber  si  ertoten  ir  niht.  Sterben  der  natur  ligt  an  geistlichen  werkcn. 
Nu  vindct  man  \i!  leut,  di  in  irm  gùtdùnken  (in  der  si)  sich  behaltent, 
daz  ist,  niht  verlaugent  :  daz  sprich  ich  in  der  worhcit,  daz  dis  menschen 
aile  betrogen  sint,  wann  cz  ist  wider  menschlich  redc  und  wider  ubûng  der  3o 
genaden  und  wider  gezeug  dez  heilgen  geists.  Die  auzwendig  ubûng  halten 
tur  ir  bestes,  niht  en  vil  ich  sagen,  daz  si  verlorn  werden,  mer  sûnder 
grozzes  fegfeùr  ensùln  si  niht  zu  got  kûmen  ;  wann  di  selben  volgen  got 
niht,  wann  si  sich  niht  en  lazzen  ;  si  volgen  irem  gûtdûnken,  in  dem  si 
sich  behalten.  Wann  got  der  ist  als  wenik  zu  vinden  in  aller  leiplicher  35 
ubûng,  als  er  zu  vinden  ist  in  den  sùnden.  Noch  dann  sein  dis  leut,  di 
diser  auzwcndiger  ubûng  vil  haben,  sere  geaht  in  den  augen  der  werlt, 
und  daz  kûmt  von  gelcicheit  ;  wann  di  leut,  die  niht  anders  versten  denn 

2  ailes  under  suchen. 


—    92    — 

leiplich  dink,  die  ahten  groz  daz  leben,  daz  si  begreiffen  mùgen  mit  den 
sinnen.  Also  wird  gcminnct  cin  cscl  von  dem  andcrn  ! 

Zu dem  andern  mal  so  verstet  man  ^daz]  werk dez  innern  mensclien,  daz 
da  heiztschawen  in  bekennen  undin  minncn.  Indisem  werkesoligt  der  an- 
5  l'ank  cins  heilgen  Icbens.  Mit  disen  werken  so  ist  beschriben  daz  wescn  der 
sele.  Also  sprcchen  die  mcistcr,  daz  cin  icglich  wesen  ist  iim  sein  eigcn  werk. 
W'ann  wir  diz  wesen  niht  versten  mùgen  dcnn  in  disen  zwein  kreflen. 
doriim  sein  dis  di  edelsten  werk,  di  in  dem  menschen  sein,  leh  lion 
weilent  gesprochen,  daz  tugend  ist  cin  miltel  zwischen    untugent  und 

lo  volkûmenheit  :  nu  ist  di  minne  cin  form  aller  tugent,  sùnder  welch  kein 
tugent  tugent  ist.  Wann  der  mensch  nur  tugent  wurkct,  so  suln  di  werk 
der  tugent  sein  werk  der  minne  und  niht  dez  menschen;  wann  cin  ieglich 
werk  der  tugent  hat  di  kraft  in  der  minne.  daz  si  den  menschen  bring  in 
got.  Also  spricht  sant  Dyonisius,  daz  di   minne  ist  der  natur,  daz  si  den 

i5  menschen  wandelt  in  die  dink,  die  er  minnet.  Dor  um  sol  der  mensch  also 
sein,  daz  ailes  sein  leben  sci  di  minne.  in  diser  wcis  sein  zu  loben  ail 
(104")  ubûng,  si  sein  auzzerlich  odcr  innerlich.  Also  spricht  David  :  Si 
sùln  gehn  auz  tugent  in  tugent,  denn  sol  gesehen  werden  got  der  gotcr 
in  Syon.  Got  schawen  ist  ob  den  tugenden.  Also  als  ich  gesprochen  han, 

=0  daz  di  tugent  ist  ein  mittel  zwischen  untugent  und  volkûmenheit,  also 
enwirt  di  fruht  der  tugent  —  daz  ist  daz  end,  daz  di  tugent  meinet  — 
nimmer  mer  begrifl'en,  die  sele  werd  dcnn  ob  den  tugenden  genûmen. 
Dor  um  seit  sicher  :  als  lang  als  der  mensch  sich  mit  eigenschaft  sein  selbs 
beheltet  in  der  tugent,  so  en  sol  er  nimmer  mer  gesmaken  noch  besitzcn 

25  di  frùht  der  tugent,  di  niht  anders  ist  denn  got  den  goter  schawen  in  Syon. 
Got  schawen  daz  en  ist  nicht  in  JaCbb,  daz  ist  ubûng  der  tugent,  aber  got 
schawen  daz  ist  in  Syon.  Syon  ist  alz  vil  gesprochen  als  ein  spiegelcin  und 
betcutet  als  vil  als  ein  unbedektz  schawen  mit  einem  einfeltigen  gesiht 
gotliches  wesens.  Dez  seit  sicher,  daz  in  diz  schawen  nie  tugent  enkom. 

3o  Nu  moht  man  fragen,  ob  man  denn  tugent  aufgeben  soit.  Her  zu 

sprich  ich  :  nein,  man  sol  tugent  uben,  niht  besitzen  !  Daz  ist  volkûmen- 
heit der  tugent,  daz  der  mensch  ledik  ste  der  tugent.  Dor  um  spricht 
Gristus  :  Als  ir  ailes  daz  getût,  daz  ir  vermûgt,  so  sprecht  denn  :  wir  sein 
unnùtz   knecht.  Also   sol    man   versten,  wie  di   sele   sol  gen   auz  allen 

35    iren  werken. 

Aber  di  frag,  wie  si  verliesen  sull  ir  eigen  wesen,  daz  sol  man  nu 
versten.  Die  meister  sprechen  daz,  daz  aile  dink,  die  got  gemacht  hat,  di 
sein  in  di  edelkeit  gesetzt,  daz  kein  dink  enmak  wollen,  daz  ez  niht 
ensei.  Nù  mûz  di  sele  lozzen,  daz  si  ist.  Hie  feht  an  der  tôt  dez  geistes. 

40   Wann  sol  di  sele  disen  tôt  volbringen,  so  mùz  si  lazzen  sich  und  aile  dink 


-    93     - 

iind  sich  und  al!  dink  a!s  wenik  hchaltcn.  als  do  si  niht  enwaz.  Cristus 
spricht:  Ditz  weitzenkorn,  ez  sterbe  denn,  so  beleibt  ez  allcin.  Sterben  daz 
ist  beraubung  ailes  lebens.  Dor  um  seit  dez  sicher,  als  lang  als  der  mensch 
Icbt  und  ez  in  im  lebt,  als  lang  weiz  der  mensch  niht  von  disem  tôt.  Sant 
Paulus  spricht:  Ich  lebictzunt  niht.  Sulche  menschen  versten  disen  totalso,  ^ 
daz  der  mensch  niht  leben  sùl!  noch  got  noch  im  selber  noch  keiner 
creaturen.  Dizz  ist  wor,  wann  sterben  ist  beraubung  ailes  lebens.  Mer  ich 
will  noch  bazsprechen:  und  werder  mensch  tôt  allen  dingen,  got  und  den 
creaturen,  vindet  noch  got  stat  in  der  sele,  da  inné  er  leben  mak,  so  enist 
di  sele  noch  niht  tôt  noch  auzgegangen  in  daz  nehst  irs  geschaffen  wcsens.  1° 
Wann  sterben,  eigenlich  gesprochen,  daz  en  ist  niht  anders  dann  ein 
entwerdung  ailes  ydes.  Niht  enwil  ich  sprechen,  daz  dizz  wesen  der  sele 
aiso  zu  niht  werd,  alz  ez  waz,  ee  ez  geschaffen  wùrd  (104'';,  mer  dis 
vernihtigung  di  sol  man  verstan  noch  der  behaltûng  und  der  besitzung. 
Hie  verleust  die  sele  ail  dink,  got  und  ail  creaturen.  '5 

Dizz  lautet  wunderlich.  daz  di  sele  got  verliesen  sol,  und  ich  sprich  : 
dez  ist  mer  not  in  sulcher  weis,  volkùmen  zu  werden,  daz  di  sele  got 
verliese  denn  sie  verliez  di  creatur,  noch  denn  mùz  ez  ailes  verlorn  sein. 
Der  sele  besten  daz  mùz  sein  in  eim  freyen  niht.  Dizz  ist  ailes  di  meinung 
gotes,  daz  di  sele  got  verlies  ;  wann  als  lang  als  di  sele  got  hat  und  got  =" 
bekent  und  got  weiz,  so  ist  si  verre  von  got.  Daz  ist  gots  begerung,  daz  got 
sich  selber  zu  nicht  mach  in  der  sele,  uf  daz  die  sele  sich  selber  verliese. 
Wann  daz  got  got  heizt,  daz  hat  er  von  den  creaturen.  Do  di  sele  creatur 
wart,  do  het  si  einen  got  :  als  di  sele  geschaffenheit  verleuset,  so  beleibt 
got  im  selber,  daz  er  ist;  und  daz  ist  di  meist  ère,  di  die  sele  got  tût,  daz  25 
ist,  daz  si  got  im  selber  lazzc  und  ste  (si)  sein  ledik. 

Also  sol  man  versten  den  minsten  tôt  der  sele,  da  mit  daz  si  gotlich 
werden  sol.  Dis  menschen  di  sein  kaum  bekant,  wann  sant  Paulus 
spricht  :  Ir  seit  tôt,  und  eur  leben  ist  verborgen  mit  Cristo  in  got. 

Nù  moht  man  fragen,  ob  dis  menschen  einig  tugent  ubent  von  in  3o 
bei  aùzzen,  und  ich  sprich  :  Ja  !  also  als  Cristus  waz,  der  ein  bild  ist  aller 
voUkùmenheit,  ein  lieht  (waz)  von  beiauzzen  sûnder  notdurft  sein  selbs 
allen  menschen,  also  sein  dis  menschen  in  gotlicher  ordenung  und  in 
ledeger  offenung  sûnder  sich  selber  gekert  zu  allen  menschen.  Also  sol 
man  verstan  den  ersten  auzgank,  den  di  sele  auzgen  sol  auz  der  geschaffen-  35 
hcit  irs  wesejis,  zu  sûchen  daz  reich  gots. 

Zu  dem  andern  mol  so  sol  si  auzgen  auz  dem  wesen,  daz  si  hat  in 
dem  ewigen  bild.  Di  meister  sprechen,  daz  der  sele  bild  sei  ein  gotlich 
vcrstentnuzzc.  Daz  gotlich  verstentnùzz  ist  der  sun  personlich.  Dor 
um  ist  der  sun  ein  exemplar  aller  creaturen  und  ein  bild  dez  vatcrs,  in    4" 


—    94    — 

welhem  bild  swebet  wesen  aller  creaturen.  Als  nu  di  scie  ir  geschaffen 
wescn  verleust,  so  leuhtet  ir  daz  ungeschaffen  bild,  in  dem  sich  di  sele 
vindet  noch    ir  ungesclian'enlicit,  wann   ail  dink  sein  ein  in  disem  bild 
noch  der  eigenschaft  dez  bilds. 
5  Nu  sol  di  sele  auz  disem  selben  bild  gen,  da  si  ir  wesen  inné  vindet 

noch  der  ungeschaffenheit  dez  bildes,  und  daz  muz  die  sele  tûn  mil  einem 
gotlichen  tôt.  Und  daz  vindet  die  sele  in  ir  selber,  daz  dizz  bild  noch  dizz 
wescn  niht  daz  enist,  daz  si  suchet,  wann  di  sele  sich  bekennet  in  disem 
wesen,  daz  si   hat  in  dem  ewigen  bild  in  underscheid  und  in  manik- 

if>  fcltikeit.  Wann  dizz  minste,  daz  wir  versten  von  der  gotheit,  daz  ist 
manikfeltikeit.  Wann  den  nû  daz  ewig  wesen,  da  sich  di  sele  inné  vindet, 
noch  eigenschaft  (io5^)  dez  ewigen  bilds  ist  in  manikfeltikeit  —  wann 
di  person  di  sein  in  underscheid  —  so  durchbricht  di  sele  ir  ewigen  bild, 
uf  daz  si  kûm,  da  got  ist  reich  in  einikeit.  Dar  um  spricht  ein  meister,  daz 

>■■'  der  sele  durchbruch  edeler  seidenn  irauzflûz.  Nu  spricht  Cristus:  Nieman 
kumt  zum  vater  denn  durch  mich.  Cristus  ist  daz  ewig  bild.  Nû  ist  der 
sele  beleiben  niht  in  im,  mer  si  muz  durch  in  kûmen,  als  er  selber  spricht. 
Diz  durchbrechen  daz  ist  der  ander  tôt  dez  geistes,  der  ist  vil  mer  denn 
der  erst.    Dor  uber  spricht  sant  Johannes  :  Selik  sein  di   toten,   di   da 

-o   sterben  im  herren,  daz  ist  in  got. 

Nù  hort  wunder  uber  wùnder!  Wie  mag  in  dem  ein  sterben  sein,  der 
von  im  selber  spricht,  daz  er  sei  daz  leben  ?  Dor  zu  antwort  man  also  : 
Reht  als  in  der  geburtdez  sûns  sein  auzgegangen  aile  creatur  und  haben 
leben  und  wesen  enphangen,  also  erbildcnt  sich  lebleich  ail  dink  im  sûn. 

25  Wann  nû  di  sele  sol  wider  einkùmen,  so  mûz  si  den  sun  verliesen.  Also 
sprechen  die  meister  ;  Da  der  sûn  sich  einkert  uf  einikeit  der  naturcn,  da 
ist  er  niht  person  noch  der  eigenschaft  ;  also  verleuset  sich  der  sûn  in  der 
einikeit  dez  wesens.  Also  sprich  ich  auch  von  der  sele:  Als  di  sele  durch- 
bricht und  sich  verleust  in  irm  ewigen  bild,  daz  ist  daz  sterben,  daz  die  sele 

3"  stirbet  in  got.  Also  spricht  sant  Dyonisius  :  Also  got  niht  enist  dem  gcist, 
also  enist  im  auch  daz  ewig  bild  niht,  daz  doch  sein  ursprunk  ist.  In  dem 
bild  hat  di  sele  geleicheit,  wann  der  sûn  ist  dem  vater  geleich.  .'Vber  do  si 
ein  sein  in  dem  wesen,  da  ensein  si  niht  geleich,  wann  geleicheit  stet  in 
underscheid.  Also  sprich  ich  von  der  sele:  sol  si  kûmen  in  die  gotlichen 

35  einikeit,  so  mûz  si  die  geleicheit  verliesen,  di  si  hat  in  dem  ewigen  bild. 
Dor  um  spricht  Dyonisius,  daz  der  meist  lùstdez  geistes  istgelegen  in  dem 
niht  seins  bildes.  Ein  heidnisch  meister  spricht  :  Got  ist,  dez  niht  erfuUet 
alleu  dink,  und  s?in  iht  ist  niendert.  Dor  um  gotes  iht  daz  enwirt  niht 
fûnden  von  der  sele,  ez  sei  denn,  daz  si  sev  zu  niht  worden,  da  si  sich 

40   selber  vindet  oder  vinden  liiag,  geschafîen    odcr  ungeschaffen,  als  hie 


-    95     - 

^esprochen  ist  von  dem  cwigcn  bild.  Diz  ist  dcr  andcr  tôt  iind  der  ander 
auzfjank,  da  di  sele  get  auz  irem  wesen,  daz  si  liât  in  dem  ewigen  bild, 
zu  sûchen  daz  reich  gots.  Dor  um  spricht  cin  mcistcr  :  Der  zu  got  kûmen 
wil,  der  sol  mit  niht  kûmen. 

Daz  dritt  wesen,  da  di  sele  auzgen  sol,  daz  ist  di  auzuchberik  gotlich  s 
natur,  di  stet  wurklich  im  vater;  wann  sulcli  meistcr  sprechen,  daz  der 
vater  ee  bekenne  in  eim  zeichen  der  auzfliezzung,  ee  der  vater  daz  vvort 
gebere.  Also  sprechen  gemeinlich  ail  meister,  daz  got  der  vater  begreif  sein 
natur,  als  er  ist  ein  begin  dez  ewigen  wortes  und  aller  creaturen.  Di 
meister  setzen  underscheid  zwischen  wesen  und  natur.  Wesen,  also  als  cz  lo 
sich  haltent  ist  wurklich  im  vater,  also  ist  wesen  natur.  Also  sein  di 
underscheid  redlich.  Und  dorum  da  got  wurket,  da  sein  (io5  '')  aile 
creatur  auz  got  kaffend  noch  einer  mùglikeit.  Und  hie  inné  verstet  man 
gotlich  einung  niht  in  daz  hohst,  dor  um  enist  der  sele  beleiben  hie  niht. 

Ditz  verstet  mit  ernst,  daz  di  sele  mùz  sterben  aller  gotlicher  wurkung  i5 
di  man  verstet  in  gotlicher  natur,  sol  si  kùmen  in  die  gotlichen  wesen- 
likeit,  da  got  ist  muzzik  aller  werk  :  wann  dizz  oberst  bild  der  sele  daz 
schawet  sunder  mittel  die  wesung  der  gotheit,  als  si  ist  frcv  und  ledik  von 
allen  werken.  Dorum  ist  dizz  oberst  bild  ein  regel,  wor  di  sele  geleit  sol 
werden,  aber  mit  ir  sterben.  20 

Eya,  nu  merket  !  di  gotheit  die  swebt  in  ir  selber  und  ist  ir  selber 
aile  dink.  Dor  um  got  noch  seiner  gotheit  ist  uber  ailes,  daz  daz  ye  creatur 
verstunt  als  creatur  oder  immer  mer  versten  mag.  Wann  sant  Paulus 
spricht  :  Got  wonet  in  einem  lieht,  do  nieman  zu  kûmen  kan.  Als  nu  di 
sele  ist  auzgegangen  irs  geschaffens  wesens  und  irs  ungeschaffen  wesens,  25 
da  si  sich  vindet  in  dem  ewigen  bild,  und  si  ist  kûmen  in  di  gotlichen 
natur,  und  si  noch  dann  niht  begreift  daz  reich  gots  und  si  daz  bekent, 
daz  in  daz  reich  gots  kein  creatur  kûmen  kan,  so  enphint  di  sele  ir  selbs 
und  get  ir  eygen  weg  und  ensûcht  got  nimmer;  und  allhie  so  stirbet 
si  iren  hohsten  tôt.  In  disem  tôt  verleuset  di  sele  aile  begerung  und  aile  '^n 
bild  und  aile  verstentnùzz  und  aile  form  und  wirt  beraubt  aller  wesen. 
Und  dez  seit  sicher,  als  got  lebt  :  als  wenik  aïs  ein  tôt  mcnsch,  der  leiplich 
tôt  ist,  sich  selber  bewegen  mak,  als  wenik  mak  di  scie,  di  also  geistlich 
tôt  ist,  einik  weis  oder  einik  bild  vor  getragcn  einigen  menschen,  wann 
diser  geist  ist  tôt  und  ist  begraben  in  der  gotheit,  wann  di  gotheit  cnleht  35 
nieman  anders  dann  ir  selber. 

Ey,  edleu  sele,  nû  prùf  dis  edelkeit  !  wann  als  lang  als  daz  in  dir  ist, 
daz  du  dich  selber  niht  ail  zumol  enlest  und  dich  selber  ertrenkest  in  disem 
grûndlosen  mère  dcr  gotheit,  so  cnmaht  du  niht  bckcnnen  discn  got- 
lichen tôt.  Der  weis  man  spricht:  Der  herre  hat  mich  besezzen  in  dem   4» 


beginne  seincr  weg.  Got  bcsitzt  aile  dink  in  dcm  weg  seiner  gotheit,  niht 
in  dcm  weg  der  sele,  wann  nie  creatur  enfant  got,  noch  nimmermcr 
ensol  creatur  als  creatur  zulvumen  (mak). 

Als  nû  di  sele  aiso  sich  verleuset  in  aller  vveis,  als  iiie  gesagt  ist,  so 
5  vindct  di  scie  daz,  daz  si  daz  selb  ist,  daz  si  gesûcht  bat  sunder  zugank. 
So  vindet  sich  di  sele  in  dem  obersten  bild.  da  got  wesenlich  innc  ist  mit 
aller  seiner  gotheit,  da  cr  ist  ein  reich  sein  selbs.  Hie  bekennet  di  sele  ir 
cigen  schonheit.  Dor  um  sol  die  sele  auz  gan,  uf  daz  si  mùg  kûmen  in 
sich  selber,  daz  si  bekenne,  wie  si  und  got  ist  ein  selikeit  und  ein  reich, 

">  daz  si  sunder  suchen  fûnden  bat.  Als  der  prophet  sprach  :  Ich  goz  auz 
mein  sele  in  mich.  Also  sol  man  versten  :  Bckennest  du  dich  niht,  dû 
schonst  under  allen  weiben,  so  gang  aûz.  Dor  (lof)'"')  um  sol  di  sele  auz 
gen,  also  als  hie  gesprochen  ist,  uf  daz  si  kûm  in  sich  in  ein  bckentnûzze 
ir  selbs,  so  vindet  si  sunder  sùchen  daz  reich  gots.   Dizz  spricht  sant 

■5  Paulus  :  Ich  hon  unwirdik  geahtet  leiden  diser  zeit  denn  der  kûnftigen 
glorie,  di  in  uns  sol  geoffenbart  werden. 

Ey,  nu  merk  dizz  mit  ernst  !  Ich  hon  weilent  gesprochen  und  sprich 
ez  noch,  daz  ich  nù  allez  daz  bon,  daz  ich  cwiklichen  haben  sol  ; 
wann  got   mit  aller   seiner  selikeit  und   mit    aller    seiner   gotheit    der 

="  gebrauchet  daz  oberst  bild,  aber  ez  ist  verborgen  der  sele.  Dor  um  spricht 
der  prophet  :  Werlich,  herre,  du  bist  ein  verborgener  got  !  Disen  schatz, 
daz  da  ist  daz  reich  gots,  den  bat  zeit  verborgen  und  manikfeltikeit  und 
eigeneuwerk  der  sele  und  diegeschaflfenheit.So  sich  disele  nû  ie  merscheidt 
von  aller  diser  manikfeltikeit,  so  ie  mer  in  ir  endekt  wirt  daz  reich  gots. 

25  Dizz  vermag  niht  di  sele  denn  aber  mit  der  genad.  Als  di  sele  dizz 
bevindet,  so  hat  ir  di  genad  dez  geholfen,  daz  naturlich  ist  in  dem 
obersten  bild.  Allhie  ist  die  sele  got,  und  da  smakt  si  aller  dink  und 
gebraùcht  aile  dink  als  got.  Allhie  enfeht  di  sele  niht  noch  von  got  noch 
von  creaturen,  wann  si  ist  daz  si  helt  und  nimt  aile  dink  von  iren  eigen. 

■<"  Hie  ist  di  sele  und  gotheit  ein;  allhie  hat  di  sele  fûnden,  daz  si  ist  daz 
reich  gots. 

Nu  moht  man  fragen,  waz  di  edelst  ubung  wer,  damit  daz  di  sele 
moht  dor  zu  kûmen.  Dor  zu  antwort  man  also:  daz  ist,  daz  di  sele 
beleib  im  tod  und  niht  den  tôt  enscheuch.  Wann  sant  Paulus  spricht  : 

■*5  Cristus  ist  gewesen  gehorsam  dem.vater  biz  an  den  tôt  dez  creutz  ;  dor 
um  hat  er  in  erhôhet  und  hat  im  geben  ein  namen,  der  ist  uber  aile 
namen.  Also  sprich  ich  auch  von  der  sele:  ist  daz  also,  daz  si  beleibt 
gehorsam  got  im  tod,  so  sol  er  si  erhohen  und  geit  ir  einen  neuen  namen, 
der  da  ist  uber  aile  namen.  Also  als  di  gotheit  ist  ungenament  und  sunder 

4"    namen,  also  ist  auch  di  sele  Ungenament  als  got,  wann  si  ist  daz  selb,  daz 


-    97    - 

cr  ist.  Dor  um  spricht  Cristus  :  Ich  heiz  eu  ictzunt  ninimer  mcin  kneht 
mer  mein  freund,  wann  allez  daz  ich  gehort  han  von  meim  vater,  daz 
hon  ich  euch  geoft'enbart.  Ein  freunt  ist  ein  ander  ich,  spricht  ein  heiden. 
(jot  der  ist  dor  um  worden  ein  ander  ich,  uf  daz  ich  vvùrd  ein  ander  er. 
Also  spricht  sant  Augustinus  :  (îot  ist  mensch  worden,  uf  daz  der  mensch  5 
got  wùrd.  In  got  so  enpheht  si  ein  neu  leben.  Hie  stet  di  sele  uf  uz  dem 
tod  in  das  leben  der  gotheit,  hie  geuzzet  got  in  si  ail  sein  gotlich  reicheit, 
allhie  enphet  si  den  neuen  namen,  der  da  ist  uber  aile  namen.  Dizz 
spricht  sant  Johannes  :  W'ir  sein  kùmen  auz  dem  tod  in  daz  leben,  wann 
wir  minnen.  "o 

Also  sol  man  versten,  daz  Cristus  spricht:  Zem  ersten  sucht  daz  reich 
gots  und  sein  gerechtikeit. 

Nu  merkt,  wie  alleu  dink  uns  sùllen  zû  (106  ^j  geworfen  werden. 
Disen  sin  verstet  man  in  zwein   wcisen  :  der  erst  sin  ist.  daz   waz  vol- 
kùmenheit  ist  in  allen  dingen,  daz  vind  wir  im  ersten  reich.  Der  ander    '-'' 
sin  ist  daz:  volkûmenheit  zu  behalten  in  allen  unsern  werken.  Also  sol 
der  mensch  wùrken  aile  sein  werk  auz  ordenung  dez  gotlichen  reichs. 
Dez  .seit  sicher  :  ist  daz  also,  daz  der  mensch  also  wurkt,  daz  sein  werk 
den  menschen  mugen  minner  machen,  so  en  wurkt  er  niht  auz  ordenung 
dez  gotlichen  reichs.   Und  dor  um  als  die  werk  geworht  werden  noch   20 
menschlichem  wesen,  so  vellet  dik  crùd  und   unfrid   in  die  werk  dez 
menschen;  mer  als  der  mensch  wurket  sein  werk  in  dem  gotlichen  reich, 
so  beleibt  der  mensch  zu  frid   in  allen  seinen   werken.  ,\lso  spricht  di 
schrift:  Do  got  gemacht  hat  ail  dink,  do  sah  er  si  an,  und  si  woren  gût.  * 
Also  sprich  ich  auch  von  der  sele:  wenn  daz  si  alleu  ir  werk  an  siht  in   =5 
dem  gotlichen  reich,  so  sein  aile  ireu  werk  volkùmen,  wann  aile  werk  sein 
da  geleich  :  mein  minstes  ist  da  mein  meistes,  und  mein  meistes  ist  da 
mein  minstes.  Aber  ist  daz  also,  daz  di  werk  dem  menschen  an  sein,  so 
sein  di  werk  unvolkûmen,  wann  di  werk  in  in  selber  sein  manikfeltik 
und  briilgen  den  menschen  in  manikfeltikeit,  dor  um  ist  der  mensch  in    3o 
den  werken  dik  zu  unfrid  gesetzt.  Dorum  sprach  Cristus  :  Martha,  du  bist 
sorgenlich  in  vil  dingen  ;  eins  ist  not  ! 

Dez  seit  sicher,  dez  ist  not  zu  volkûmenheit,  daz  der  mensch  also  sich 
auff  in  seinen  werken,  daz  aile  sein  werk  werden  geworht  als  ein  werk: 
daz  mùz  geschehen  in  dem  gotlichen  reich,  da  der  mensch  got  ist.  Da  35 
antwurten  im  elleu  dink  gotlichen,  und  da  ist  der  mensch  ein  herre 
aller  seiner  werk.  Wann  ich  sag  eu  fur  wor  :  Aile  di  werk,  di  der  mensch 
wurkt  auzzerhalp  dez  gotlichen  reichs,  daz  sein  ailes  tôt  werk,  aber  die 
der  mensch  wurkt  in  dem  gotlichen  reich,  daz  sein  lebendigeu  werk.  Dor 
um  spricht  der  prophet  :  Got  der  mint  sein  werk  als  wenik,  als  got  wirt  40 

7 


^    9«    - 

entfridt  und  gewandclt  von  allen  seinen  werken.  Als  wirt  auch  di  sele. 
wann  si  wurket  auz  dcr  ordenung  dez  rcichs  gots.  Dor  um  dis  menschen. 
si  wurken  oder  wurkcn  nitit,  da  inné  sten  si  allzeit  geleich,  wann  dis 
werk  si  engeben  in  noch  ennement  in. 

Also  sol  man  versten  :  Aile  dink  werden  eu  zu  geworfen. 

Dis  red  di  ist  nieman  gesagt.  denn  der  si  hat  mit  leben  oder  eintwcder 
besitzt  mit  mùgen  seins  hertzen. 


ANHANG  I 


Nr.  I. 

Nostra  conversacio  in  celis  est.  Sanctus  Paulus  sprichet,  daz  unser 
wonunj,'  sol  sin  in  dem  himel  und  sprichet  ouh  unser  herre  in  dem 
ewaiiiielio  :  Wo  din  hort  ist.  do  ist  ouh  din  hercz.  Ist  denne  unser  herre 
din  hort,  so  ist  ouh  din  herz  aller  dikest  bi  im.  5 

Nun  sind  IX  sache  sunderlich,  umb  die  unser  wonung  in  dem  himel 
sol  sin.  Dû  erst  ist,  daz  dû  sel  die  gnade  und  die  suzskeit  in  dem  himel 
suge  und  schôphe,  als  daz  pinlin  suget  die  sùzi  und  da[z]  hônig  von  den 
blumen.  Also  sol  die  sele  us  den  schônsten  blûmen  der  gotheit  suzsikeit 
sugen.  Da  von  spricht  Augustinus  :  Memoria  tua  super  mel  dulcis  est  etc.  lo 
Herre,  din  gehùgde  ist  sùsser  denne  hunig,  gedenken  von  dir  ist  bezzer 
denne  sûze  spise,  von  dir  redcn  ist  voiler  trost,  an  dir  hafl'ten  ist  daz  ebig 
leben,  von  dir  gescheiden  werden  ist  der  ewig  tod.  Da  von  sullen  wir 
haftcn  an  got  als  der  ast  an  dem  baum  :  also  sol  dû  sele  ail  ir  tugend  von 
got  nemen.  Dar  umb  sprach  David  :  Mihi  adhérera  deo  bonum  est,  i5 
herre,  mir  ist  gut,  daz  ich  an  dir  hafte. 

Di  ander  sach  ist.  daz  die  sel  der  engel  sprach  lerne,  wan  als  die  engel 
nit  mit  worten  redent,  also  mûst  du  lernen  redcn  mit  got  tugendlichen 
gedenken.  Swer  aber  nimmer  us  dem  lande  kumet,  da  er  in  erzogen  ist,  der 
kan  nit  anders  sprechen.  wan  als  man  da  sprichet.  Also  sint  ouh  die  herzen,  20 
die  nimmer  in  den  himel  wellent  komcn,  ald  aber  selten,  die  kunnen  ouh 
nit  denne  unnùczigû  ûppigû  wort  triben,  wan  ir  herze  nûr  mit  ùppigen 
dingen  umbgat.  unde  Johannes  :  Qui  de  terra  est  etc.  Wer  von  der  erd 
ist,  der  redd  ouh  von  der  erd  und  von  den  dingen,  die  ufertrich  sint; 
und  s'JlicHer  lûte  herze  wird  gespiset  mit  untugenden.  Aber  dû  tugend-  25 
haft  sele  tlûget  ûber  als  daz  uf  ertrich  ist  und  ûber  ail  creatur.  Als  der 
adler  flûget  ùbcr  ail  \ogel,  also  so  1  •  die  sele  fligen  ûber  ail  créature,  uncz 
daz  si  got  vindet. 

Die  dritt  sache  ist,  daz  daz  herze  erlûchtet  werde  :  wan  wer  in  dem 
lieht  wonet,  der  wirt  erlûhtet,  als  unser  herre  spricht  :  Ego  sum  lu.x  mundi,  30 
Ich  bin  ein  li.eht  der  welt.  Swer  von  dem  lieht  erlûhtet  wirt,  der  vallet 
koum.  wer  aber  selten  kumet  zû  dem  lieht,  der  stozset  sich  dike.  Dar  umb 
sol  der  mensch  allweg  sin  herz  stellen  an  daz  lieht.  Die  sel  ist  gelich  der 
vrowen,  die  S.  Johannes  sach,  die  stûnd  uf  dem  mane  und  waz 
gekleidet  mit  der  sunnen  und  het  ut'  irem  houpt  ein  kron  mit  XII  sternen.    35 


—       102      — 

Also  ist  die  sele,  die  allû  zergânklich  dink  iindcr  ircn  fùssen  hat  getreten, 
und  ist  mit  dem  lieht  gotes  gecleidet.  und  uf  irem  houpt  hat  si  ein  kron 
mit  XII  sternen,  daz  ist  mit  mangerlei  tugend,  die  beitend  einer  kron  mit 
zwelf  frôden. 
5  Die  vierd  sache  (Fol.  86)  ist,  daz  die  sel  erkant  wirt  in  dem  hymelrich 

und  da  heimlich  wirt  ;  wan  swer  mit  sinem  gedenken  und  mit  sinem 
herzch  dik  ist  bi  got  in  dem  himei,  den  erkennct  got  :  wer  aber  nimmer, 
ald  selten.  dar  gedenket,  wie  sol  der  da  erkant  werden  ?  Und  so  dise 
komend  an  dem  iungsten  tag  zû  des  himels  port  und  sprechend  :  I  (erre, 

lo  tuo  uns  uf  !  so  sprichet  got:  Werlich,  ich  weis  nit,  wer  ir  sind,  ich  gesach 
ùch  nie  in  dem  himelrich.  Die  aber  da  wol  erkant  sind,  zû  den  sprichet 
er  vil  minniklich  :  Ich  erkenne  ùch  wol,  ich  han  ûch  dik  hie  gesehen, 
ir  warend  dik  mit  ûwren  gedenken  bi  mir,  ir  sûllent  ouh  immer  bi 
mir  hie  sin. 

i5  Die  fùnfte  sache  ist,  daz  daz  herze  nit  entreinet  werde  mit  unreinen 

gedenken  ;  wan  wer  sich  dik  an  den  kessel  ribet,  der  wirt  masig.  Also 
geschiht  der  sele  und  dem  herzen,  daz  mit  bôsen  dingen  umb  gat,  daz 
wirt  entreinet.  Aber  der  mensch,  der  dike  wonet  bi  got,  des  herze  belibet 
reine,  und  sprichet  unser  herre  :  Sâlig  sind,  di  ems  reinen  herzen  sind, 

2o   wan  si  sullen  got  sehen.  (îot  wil  rûwen  in  einem  reinen  herzen. 

Die  seht  sache  ist,  daz  di  sele  gesterket  wirt  an  gotes  dienst  und  daz 
der  mensch  wirt  bereit  zû  aller  arbeit  und  daz  im  nit  ze  gros  ist  ze  lidend 
und  zû  tûn  durch  got.  Wan  im  geschiht  als  den  wilden  rossen,  so  man 
die  zû  dem  ersten  riten  sol,  so  sind  si  gar  zaghaft  und  schùhend  allû  cleinû 

25  ding  :  also  tund  die  lût,  die  nit  stark  sind  von  gotes  minne  und  nit 
erkennent  die  frôde  des  himelriches.  So  di  ein  klein  arbeit  liden  sùlIent 
durch  got,  so  erschrekend  si  als  daz  wild  ross.  Daz  geschiht  da  von,  wan 
ir  wonunge  und  ir  wandelunge  selten  in  dem  himel  ist  und  si  mit  der 
minne  nit  kreftig  sind  worden. 

3o  Aber  dû  lùte,  die  dik  in  dem  himel  sind,  die  werdent  kùne  an  gotes 

dienst  an  siner  minne,  wan  in  kan  kein  so  grozz  ding  geschehen,  daz 
si  von  got  scheide,  als  die  sele  sprichet  Cantica  :  Die  minne  ist  stark  als 
der  tod.  Wan  aïs  der  tod  die  sele  scheidet  von  dem  lip,  also  scheidet  di 
minne  den  menschen  von  allen  dingen  und  bindet  die  sele  zuo(t)  got  ; 

35   wan  e  daz  si  got  lieze,  e  liezs  si  daz  leben. 

Die  sibend  sache  ist,  das  die  sele  den  tugenden  nach  volge,  die  si  in 
dem  himel  erkennet,  wan  es  wart  nie  dink  so  gût  den,  der  ein  ding 
lernen  sol,  den  daz[er]einen  guten  bilder  hat.  Wer  nu  tugend  wil  lernen, 
der  sol  got  dik  ansehen  (86  ^')  :  der  ist  ein  edier  bilder  aller  gûten  dinge, 

40    wan  er  ist  ein  ursprung  aller  tugend.  Swennc  ùnser  herre  hiezz  Moyses 


—     io3    — 

machen  wunderlichû  dinge,  so  sprach  er  :  Du  soit  es  machen  als  du  an 
mir  seliest  uf  dcm  berg.  Also  sol  die  sel  tûn,  wenne  si  tugend  leren  wil,  so 
sol  si  an  got  sehen  und  sol  daz  guldin  insigel  in  sich  druken,  so  wirt 
si  selber  dem  insigel  gelich. 

Die  aht  sache  ist,  daz  daz  herz  ald  die  sel  in  sicherheit  ist  in  dem  5 
himel  :  wan  daz  himelrich  ist  ein  sicher  stat  und  ein  fries  lant  :  was 
dar  kumt.  daz  ist  sicher  und  behalten  vor  allen  \einden.  Dar  umh  sullen 
wir  ze  aller  zit  ûnser  herz  dar  flôhen,  unde  dicit  Gregorius  de  beatoJob  : 
Wan  sin  gût  und  sine  kind  uf  ertrich  warent.  da  von  so  nam  es  der  tievel, 
aber  sin  herz  hat  er  geflôhent  in  den  himel,  da  von  so  moht  kein  schad  i^ 
geschehen  an  der  sel.  Unser  herre  begert  nit  anders  denne  daz  herz  ald  die 
sel  :  da  von  hat  der  tievel  nit  als  gern  als  die  sel  ald  daz  herz.  Daz  sullen 
wir  in  die  fryen  stat  senden,  in  daz  himelrich,  da(z)  ist  es  behiit  vor  den 
tûfeln  und  \or  allen  untugenden.  (jot  sprichet  :  Gib  mir  din  herz  und  tu, 
waz  tu  wild. 


Die  nùnde  sach  ist,  daz  unser  begird  ze  allen  ziten  gereizet  werde 
nah  got  und  zû  den  tugenden.  Wan  wer  dik  an  got  gedenket  und  an  die 
(rode  dez  himels,  der  nuis  des  mer  iamers  nah  got  haben.  Rogemus  etc. 


i5 


Nr.  2. 

Comedite,  amici  mei,  et  inebriamini,  karissimi.  Gant.  20 

llabent  hochzit  und  wirtschaft  mit  mir  und  ich  mit  ùch,  min  frûnd, 
ezzent  und  trinkent  mich  und  ich  ûch.  Ich  wil  mich  iuch  und  ûch  mir. 

Eya,  zartù  selc,  nun  sich  und  nim  war,  wie  gar  er  dich  vsil  saten,  wan 
er  spricht  :  Ezzend  an,  min  frùnde,  min  geminneten,  min  zarten,  min 
usserwelten.  min  diener,  min  nachvolger,  min  junger,  min  kint  !  Ich  wil  z5 
l'ich  mit  mir  vereinen,  mich  iwer  genieten,  adelich,  minneclich,  ûberna- 
lurlich,  wunderlich,  vaterlich  und  gôtlich  !  Eva,  zartù  sele,  nun  sich  und 
nime  war.  wie  er  dich  meinet,  minnet,  mit  dir  koset,  sich  dir  erbûtet, 
sich  mit  dir  und  dich  mit  ime  vereinet.  Alzo  soit  och  du  dich  mit  iim] 
vereinen,  im  dich  minneclich  erbieten  und  steteclich  zû  dir  laden.  Wan  3o 
in  dem  louf  der  minne  ist  chein  dinck,  von  dem  sy  alz  vast  wahz  und  zû 
nieme  alz  von  hitziger  begirde  und  brinnender  durst  und  gemeinem  laden, 
steteclichen  zwischen  dcm  minncclichen  got  und  der  geminneten  scie. 

Eya,  zartû  sele.   lade  minneclichen  dinen  geminten  und  sprich,  daz 
Gant.  :  Ghom,  min  geminneter.  in  dinen  garten  und  izzc  din  fruht:  ich    35 
habc  nicmen  denne  dich  allain  !  ich  bin  din  hus,  din  tempel.  din  crone,din 
garte  und  din  riche!  Du  bist  min  geminneter,  min  uzerwelter,  min  gemahel, 
niiii  schôphcr,  min  lôscr,  min  bchalter,  min  lerer,  min  leyter,  min  troster, 


—     104    — 

min  vattcr,  min  herre,  min  got!  nu  chôme  und  izze  din  fruht,  daz  bin  ich  ; 
nun  izze  mich  !  Du  haust  dem  lip  die  ]<raft  gcgeben,  daz  er  die  undowigen 
spis   in  sich  verwandelt  unde  sy  izzet,  alzo  wirk  ocii  du  an  mir  und 
verwandel  dich  in  mich  ! 
5  Nun  merck,  wie  du  soit  bereit  werden,  daz  er  dich  ezze  aiz  sin  spiz. 

Lûg  und  nim  war  :  alz  sin  spiz  gedowet  wirt  manigvaltig  in  dem  lip,  alzo 
soit  du  gedôwet  werden  in  dem  plût  Christi  Jhesu  und  in  siner  sele  und 
in  dem  ewigen  wort.  Du  soit  ze  dem  ersten  gedôwet  werden  in  dem 
plûte,  du  soit  ein  tranck  niemen  und  soit  in  dich  trinken  daz  prinnede 

10  hertzplût,  daz  dû  ewig  minne  uzgegossen  hat,  daz  sol  uz  dir  tôwen  aile 
liplich  wolnûst,  trost,  frôde,  zartheit,  kûrtzwil,  suzzekeit,  wie  ez  gênant 
ist,  und  sol  in  dich  giessen  bitterkeit,  arbeit,  trurekeit,  sûnfzen,  weinen, 
und  sol  dich  machen  allen  dingen  sterben. 

Du  soit  ze  dem  andern  maule  gedôwet  werden  in  der  zarten  sel  Christi 

i5  Jhesu,  die  ist  gnadenrich  ;  (i3  '')  dû  sol  in  giessen  dir  gôtliche  tranck,  daz 
dich  dôwe  unde  uz  dir  wirck  aile  liplicli  ùbunge.  wort  und  werck,  sorg, 
forme,  hilde.  Da  soit  du  in  dich  drinckcn  gnade  und  aile  tugend  und 
aile  vollechomenheit  unde  aile  die  inflûzze,  die  ain  gelvd  von  sinem  hopt 
emphahen  mag,  daz  du  wxrdest  ein  spiz  gottez  und  in  im  gedôwet. 

2o  Du  soit  och  ze  dem  tritten  maule  gedôwet  werden  in  dem  ewigen 

wort.  Da  sol  uz  dir  gedowet  werden  hymelrich,  ertrich,  aile  engel,  aile 
heyligen  :  du  soit  och  selber  uz  dir  gedôwet  werden  und  aile  creatur,  alz 
sy  an  in  selb  sint.  Du  soit  ûber  aile  creatur  ufgan  in  daz  ewig  wort,  in 
dem  allû  dinck  wdrlicher  und  adeliciier  lûhtend  wan  in  in  selber.    Da 

25  von  sol  der  mensch  allû  dinck  lan  und  aller  dinck  vergessen,  wan  got  ist 
ain  verderbendez  fur.  Deuteron.  4".  P]r  wil  nit.  daz  sy  iemans  gab  beger, 
nit  wan  die  sin  allein. 

Nun  haust  du  wol  vernomen,   wie  der  mensch  ist  gottez  spis,  nun 
merck,  wie  got  dez  menschen  spiz  ist.  Eccl.  (\)  4°.  :  Die  mich  ezzend,  die 

3o  hungert,  unddie  trinckent,diedûrst.  Sodugotezie  mer  izzest  und  trinckest, 
so  dich  ie  mer  nach  im  hungert  und  och  dûrstet,  wan  got  ist  daz  erst  gût, 
ein  luter  gût,  ein  einiges  gût  alz  gût,  ein  unmâsig  gût,  ein  ewiges  gût.  Da 
von  ist  er  alz  flûzzig,  daz  er  aile  zit  hin  flûzzet  und  durchflûzzet,  untz  daz  im 
begegnet  ein  widerstal,  alz  aile  flûzzigû  dinck  tûnt.  Und  da  er  vindet  ein 

35  userwelt  sel,  dû  sin  wirdig  und  begirig  ist,  da  durchgûzzet,  durchflûzzet, 
durchlûhtet  und  durchdringt  er  ir  sinne  und  kreft  :  so  wirt  die  sel  alz  gar 
zûniement.  daz  sie  aile  zit  ist  beweget  und  wider  flûzzet  in  got  mit 
minne,  mit  lieby,  mit  lobe,  mit-ere,  mit  danck,  mit  dienst.  LJnd  alzo  so 
wirt  die  minneclich  sele  gespizt  und  wahzend  und   zûniemend  in  got, 

40   und  wirt  alzo  got  mit  got  erfûllet,  daz  wunderlich  dinck  da  beschehent. 


-     io5    — 


Wan  liplicher  sin  der  sclaffet  da,  fleysclich  begirde  swiget,  uzzer  dinck 
diehent,  die  bescheydenheit  wirt  verwandelt,  die  bekantnûss  wirt  erniiwert, 
der  wille  wirt  erfi'illet,  die  sele  wirt  von  ir  selber  entzûckt.  Diz  zwingt 
die  Lisser  dinck  ze  lauzend,  gewonlich  dinck  ze  mident,  ûber  sicii  selber 
dringen  und  an  die  blozen  goiheit  springen.  5 

Diz  wirtschaft  hat  sehz  staflel,  daz  ist  sùzzekeit,  gitykait,  setty, 
trunckenhcit,  sicherheit,  rûwe.  Sùzzekeit  und  wolnûst  sint  zweiger  ding, 
die  wol  zesamen  hôrend.  Nun  sint  cheine  zwey  dinck,  die  baz  zesamen 
liôrend  und  fùgend  und  die  innerlicher  vereinet  werden  denne  got 
und  die  sele.  Da  von  (14)  soit  du  wizzen,  daz  got  in  der  sele  alz  10 
die  sunne  in  dem  luft  lûht,  alz  daz  fur  in  dem  vsen  brinnet,  alz  dû  varwe 
in  der  wolle  ziert.  alz  daz  hunge  daz  wazzer  sùzzet.  alz  dû  liplich  spiz  dem 
libe  sich  inlibet  und  alz  die  sele  den  lip  lebendig  machet. 

Noch  grosser  und  noch  inner  ist  die  vereinunge  gotez  und  der  sele: 
su  ist  unversproehenlich  und  ungedencklich  allen  sinnen  ;  si  ist  alzo  "5 
kreftig.  daz  sy  den  geyst  von  der  sele  scheyt  und  in  mit  got  inneclich 
vereinet,  daz  si  mit  got  ein  geiste  wirt.  Eya,  zarte  sele,  nun  verein  dich 
mit  dem  minner  din.  da  vindest  du  samenthaft  luter  und  ûberflûzzig 
ailes,  daz  du  begerst  an  allen  dingen  manigvaltig. 

Der  ander  stalfel  ist  gvtckeit.  wan  ie  mer  dû  sel  gotlicher  sùzzekeit  20 
eniphindet,  so  die  begirde  ie  me  in  ir  wirt  entzûndet_ 

Der  drit  stafl'el  ist  satikeyt,  daz  ist,  so  die  sele  ie  mer  gottez  emphindct, 
so  ir  ie  mer  liplich  sûzzikeit  misvallet.  Alzo  versmahet  die  sele  frilich  aile 
liplich  dinck  und  werden  ir  alzo  widerzem,  daz  ir  ein  pin  und  ein  martvl 
ist  ir  gegenwertikeit.  Diz  spizc  und  diz  wirtschaft  ezzend  die  armen  und  25 
nit  die  richen  :  wan  man  \indct  ir  nit  in  dem  ertriche,  da  man  lustelich 
lebet  und  liplicher  sùzzekeit  pfliget. 

Der  vierd  staffel  ist  trunckenheit.  So  die  sele  alzo  ûbergossen  wirt  mit 
gotlicher  sùzzekeit,  so  versmahet  sy  aile  widerwertikait  und  frowet  sich 
in  arbeit.  3o 

Der  fûnft  stafl'el  ist  sicherheit  :  wan  so  die  sele  mit  gotlicher  minne 
und  mit  gotlichem  trost  allez  liplich  liep  versmahet  und  aile  zit  in  williges 
lyden  sich  erbûtet,  so  wirt  sy  gar  in  got  gesichert  und  spricht  mit 
Paulo:  Ich  weiz  wol  und  bin  sicher,  daz  mich  chein  dinck,  noch  der  tode, 
die  engel  noch  chein  crealur  mag  gescheiden  von  der  minne  Christi  Jhesu.   35 

Der  sehzt  statfel  ist  dez  hertzen  rùvve  und  fride,  daz  chein  liep  noch 
leyde  mag  ez  bewegen  noch  betrùben.  Da  rûwet  die  sele  in  got  allein, 
fry  von  allen  dingen,  alz  der  mensche,  so  er  wol  embizzen  haut  :  so  rûwet 
er  und  cntsclauffet.  Diz  rùwe  heizzet  sanctus  Johannej  ein  swigen,  sanctus 
Paulus  ein  friden,    David  einen    sclauf.   Davon   in  Cantica  sprichet  dû   40 


i5 


—     io6     — 

minnend  sele  :  Ich  sclauf  und  min  hertz  wachet.  Fleysclich  begird  sclauft 
und  geistlicli  wachet,  der  usser  sin  sclauft  und  der  inder  wachet,  du 
bescheidenheit  sclauft  und  dû  luter  bekantnûsse  wachet.  die  bekantnûsse 
sclauft  und  dû  minne  wachet,  die  sele  sclauft,  der  geyst  wachet,  der 
5   mensch  sclauft,  aber  got  in  dem  menschen  wachet. 

iNun    mcrck    wol,    wie   daz    mûg    gesin    und    biz   aller   sorgen    frv. 
Rogemus  crgo  etc. 

Nr.  3. 
L'bi  spiritus  domini,  ibi  est  libertas.  i"  Cor.  4". 

■  o  Notandum,  quando  anima  stet  in  maxima  libertate;  sed  primo  viden- 

dum.  quando  anima  dicatur  esse  libéra.  Dicitur  quod  tune,  quando  a  nuUa 
creatura  nec  ab  aliquo,  quod  deus  non  est,  est  ligata,  daz  ist  beheft,  quan- 
tum ad  vinculum.  quod  potest  causare  médium  inter  deum  et  animam. 
Tune  anima  dicitur  libéra,  wenne  sy  sich  entschûchet  aller  zûvelle,  rerum 
temporalium.  und  dar  zû  ùber  dez  libes  kraft  sich  uf  richtet  an  daz 
oberst  gût,  quod  deus  est.  Tune  etiam  anima  dicitur  esse  libéra,  quando  non 
tantum  id  quod  ipsam  ante  deum  annichilat,  abnegat,  sicut  est  peccatum  ; 
nec  sufficit  cuidam  abnegare  creaturas,  sicut  vermiden  oder  verlazzen  oder 
entfremden  den  creaturen,  mer  die  sele  sol  sich  selber  uf  zihen  und  ein 

2"  uftragen  oder  ein  ufylen  Jiahen  in  daz  gotlich  wesen,  daz  sich  der  sele  mer 
erbût  und  minneclicher  denne  sich  dû  sele  ir  selber.  Wenne  nun  die  sel 
in  dem  uftragen  gottes  emphindet,  so  hat  urlop  der  trost  dizer  falchen  (!) 
welt. 

Modo  videamus  tria  puncta  que  ostendunt,  quando  anima  stet  in 

25  maxima  libertate.  Beatus  Augustinus  dicit  :  Quando  eterna  cognoscimus 
et  diligimus,  tune  sumus  extra  istum  mundum  positi.  Dicamus  ergo  cum 
ista  amatrice  :  Trahe  me  post  te  etc.,  quasi  diceret  :  virtus  mea  non  sufficit, 
ut  te  cognoscam  et  intelligam,  cum  tu  omnia  e.xcedas,  sed  tua  virtu.tc 
animam  supra  se  potest  erigere.  ad  hoc  possum  devenirc.  Quando  ergo 

3o  supernaturali,  que  anima  cognoscit,  quod  pater  est  origo  et  causa  fontalis 
personarum  in  divinis  illorum  que  sunt  ad  intra  et  eorum  que  sunt  ad 
extra.  Considérât  etiam  productionem  verbi  et  spiritus  sancti,  et  quoniam 
persone  divine  in  se  invicem  reflcctuntur,  tune  stat  in  summa  libertate. 
quia  summa  libertas  est  in  divinis  personis.  Sed  primo  videndum  est. 

35  quomodo  pater  sit  origo.  Der  vatter  ist  ein  ursprung  filii  et  spiritus  sancti 
personlich  und  wesenlich.  Dices,  cfuomodo  est  hoc  ?  Dcbes  scire,  daz  sich 
dû  vernumpht  dez  vaters  mûz  bilden  und  sprechen  in  einer  nachvolgung 
ciller  naturlicher  gelicheit.  wan  an  daz    so  were  daz    wort  nit  ein  sun. 


-     107    — 

Daz  mùz  sin  ein  widerblicken  gotez  uf  sich  selber,  in  einer  ewigen  stete 
uf  daz  hochst  gerihtet  sin,  da  von  die  gebiirt  ewig  ist.  Hic  applica  verbum 
Hylarii,  scilicet  Pater  semper  gencrat.  Item  verbum  Augustin!  detrinitate: 
Si  ignis  est  eternus  etc.  Kxemplum  de  sole  in  continuitate,  integritate, 
assiduitatc  emissionis  radii.  5 

Wan  liesse  got  sin  vernunlt  an  ein  geistlicli  mùssikeit,  so  vergieng 
aller  der  drivaltikeit  underscheit  nah  personlicheit,  und  belibe  denne  got 
nii  denne  blosse,  also  iuden  und  heyden  an  got  geleubend,  die  der  person 
usflus  lougent.  Daz  wort  ist  ewiklich  in  dem  ursprunge  siner  geburt  und 
dar  von  ist  er  iemer  enphangen  und  vvirt  geborn.  wan  sin  geburt  ewig  ist.]    m 

Da  von  mag  man  eigenlich  niemen  daz  wort  Maccabeorum  :  Refulsit 
sol  in  clipeos  aureos  etc.  Die  sunne  warf  iren  schin  in  die  guldyn  schilt, 
und  da  von  wider-  (23j  schinen  die  berg.  Die  sunne  ist  lumen  divine 
essentie.  Daz  lieht  gelentzt  us  dem  vatter  in  die  guldin  schilt  der  gotte- 
lichen  drivaltikait,  daz  ist  in  den  sun  und  in  den  heyligen  geyst,  und  da  is  | 
von  widerschinen  die  berg,  daz  sint  di  vil  userwelten  sele  an  dem  byld 
der  heyligen  drivaltikeit.  In  se  non  reflectuntur  persone  in  divinis, 
quando  mutuo  se  cognoscunt  una  et  eadem  cognicione  in  numéro 
transcendentes,  qua  cognicione  nulla  creatura  deum  unquam  vidit  vel 
cognovit,  unde  anime  béate  et  angeli  qui  steterunt  divini  vident  clare  20 
et  intuitione,  et  tamen  deum  nunquam  viderunt  eo  modo  quo  persone 
in  divinis  se  vident  mutuo  et  cognoscunt.  Simili  modo  dico  de  amore  : 
persone  nempe  in  divinis  per  ne.xum  amorosum  mutuo  se  diligunt,  qui 
amor  non  est  aliud  quam  deus  etc. 

Nr.  4. 

In  der  tzit  wart  gesant  der  engel  (Jabriel  von  gote. 

Der  mich  fragete,  war  um  bete  wir?  warumme  vasten  wir?  warumme 
tun  wir  aile  gute  werc  ?  war  umme  sin  wir  getauft?  war  umme  ist 
got  mensche  worden,  daz  daz  hoeste  ist  ?  Ich  spreche  :  darummc  daz  got 
gcboren  wcrde  in  der  sele  und  daz  dv  sele  in  gote  geboren  werde.  3,, 
Darumme  ist  aile  dy  schritft  geschriben,  darumme  hat  got  aile  dy  wernt 
geschaffen  und  aile  engelische  nature,  daz  got  geboren  werde  in  der  scie 
und  dy  sele  in  gote  geboren  werde.  Allis  kornis  nature  menit  weize,  und 


24  Die  drei  vorstehenden  l'rcdi^tun  siiid  dtr  llandsclirift  .\r.  (j.S  des  liiesij;eii 
Minoritenklosters  entnoinmen.  Vgl.  die  Einleitung.  —  25  Cod.  Nor.  Cent.  iV.  'ij  : 
vgl.  Pfeitler  Nr.  29  und  Sievers  Nr.  2  (S.  377),  wie  auch  die  Vorrede.  Am  Rande  steln  ; 
Dis  niag  man  iesen  auf  unser  liben  frawen  tag  in  der  t'asten. 


—     io8     — 

aile  schatz  golt  und  aile  geberunge  menschen.   Darumme  sprichit  ein 

meyster  :  man  vint  dicke  kein  dir,  isz  habe  etwaz  geliches  dem  menschen. 

In  der  tzil,  in  deme  da  disz  wort  czu  deme  ersten  entphangen  wirt 

in  myner  vornunft,  da  ist  is(t)  so  luter  und  so  cleinlich,  daz  isz  ein  war 

5   wort  [ist"',  er  isz  gebildet  wirt  in  myner  gedancke. 

Czu  deme  dritten  maie  wirt  isz  gesprochen  uszwendig  mit  deme 
munde,  und  alzo  in  ist  isz  nicht  dan  eyn  offenbarunge  des  inneren  wortes. 
Alzo  wirt  daz  ewige  wort  innewendig  in  deme  herczen  der  sele,  in  deme 
indersten,  in  deme  lutersten,  in  deme  heubte  (97 '')  der  sele,  da  ich  nu 

"o   von  sprach,  in  vornunftekeit,  da  geschet  di  geburt  inné.  Di  nicht  dan 
einen  ganczen  wan  und  eine  hoffenunge  hiczu  hette,  der  mochte  gerne. 
wiszen,  wy  dise  geburt  geschet  und  waz  da  czu  hilfl'et. 

Sanctus  Paulus  sprichit  :  In  der  czit  der  fuUcde  santé  got  sinen 
sun.  Sanctus  Augustinus  sprichit,  waz  da  fuUede  si  der  czit.  Da  nimmer 

i5  czit  in  ist.  da  ist  fullede  der  czit.  Danne  ist  der  tag  vol.  aise  isz  des  tages 
nummer  in  ist.  Daz  ist  ein  notwarheit  :  aile  czit  mus  da  abe  sin,  da  sich 
dise  geburt  hebit,  wanne  nicht  in  ist,  daz  dise  gebort  so  sere  hindere 
aise  czit  und  creaturen.  Daz  ist  eyn  gewisse  warheit,  daz  czit  got  noch  di 
sele   von    nature   nicht   beruren   mac.   Mochte  dy  sele  von  czit  beruret 

20  werden,  si  in  were  nicht  sele,  und  mochte  got  von  czit  beruret  werden, 
he  in  were  nicht  got.  Wer  isz  abcr,  daz  czit  dy  sele  beruren  mochte,  so 
in  mochte  got  nummer  mer  in  ir  geboren  werden,  und  si  in  mochte 
nummer  in  gote  geboren  werden.  Da  got  geboren  sal  werden  in  der  sele, 
da  musz  aile  czit  abe  gevallen  sin,  odir  si  muz  der  czit  enphallen  sin  mit 

25    willin  und  mit  begerunge. 

Eyn  ander  sin  von  der  fullede  der  czit.  Der  dy  kunst  hette  und  dy 
macht,  daz  he  dv  czit  und  alliz  daz  in  sechs  tusint  iarin  ie  geschach  und 
daz  noch  geschen  sal  an  daz  ende,  herweder  gegiszen  kunde  in  ein 
gegenwerdig  nu,  daz  were  fullede  der  czit.  Daz  ist  daz  nu  der  ewickeit, 

3o  do  dy  sele  in  gote  aile  ding  nuwe  und  frisch  und  gegenwertig  bekennit, 
und  in  der  lust,  aise  ich  izunt  gegenwerdig  habe.  ich  lasze  niiweliche 
in  eime  bûche,  der  isz  gegrunden  kunde,  daz  got  dy  weride  iczunt  machit 
alze  an  deme  ersten  tage,  da  he  dy  werlt  geschuf.  Hi  ist  got  riche,  und 
disz  ist  gotis  riche.  Di  sele,  in  der  got  sal  geboren  werden,  der  musz  dy 

35  czit  inphallen,  und  si  musz  der  czit  inphallen  und  sal  sich  ufftragen  und 
sal  sten  in  eime  inkaffene  in  disen  richtum  gotis.  Da  ist  wite  ane  wite 
und  breite  ane  breite  ;  da  bekennet  dy  sele  aile  ding  und  bekennit  si  da 
vollenkomen. 

Dv  meystere.  dv  da  beschriben,  wi  wit  der  hemel  ist,  da  were  unge- 

40    leubelich  czu  sprechene.  Dy  mynneste  cralft,  dy  in  myner  sele  ist,  dy  ist 


—       1 0()       — 

wider  danne  der  wite  hemel,  ich  gesvvige  der  vornunft,  dy  ist  wit  anc 
witc.  In  deme  heubte  der  sele,  in  verniinftickeit,  in  der  bin  ich  also  na 
Libir  tusint  mile  iensit  des  meris,  aise  der  stat,  da  ich  iczunt  inné  stene.  In 
dirre  wite  und  in  disim  richtume  gotis  da  bekennit  dv  sele  al,  da  inphellit 
ir  nicht,  und  da  in  ist  si  nichtis  wartende.  •  s 

Der  engele  wart  gesant.  Dy  meystere  sprechen,  daz  der  engele  menie 
ist  zal  bobin  zal  :  yre  menye  ist  so  grosz,  dasz  sy  dykeyn  zal  begriffen 
mag,  ir  zal  mach  ioch  nicht  bedacht  werden.  Der  underscheit  kunde 
genemen  ane  zal  und  menye,  deme  weren  hundert  aise  ein.  Dy  hundert 
personen  in  der  gotheit  noch  deme  underscheide  neme,  als  si  ein  sin,  so  '" 
ne  were  da  noch  menye  noch  zal,  und  dy  in  bekende  doch  nicht  danne 
einen  got.  Isz  wunderen  sich  ungeleubige  lute  und  etliche  ungelarte 
cristcne  lute,  und  ioch  manige  phaffen  wiszen  da(z)  alzovil  umme  aise  evn 
steyn  :  dy  dry  personen  sint  eyn  got,  dy  nemin  drv  aise  dry  kuwe  oder 
dry  steyne  :  abir  der  undirscheit  kan  nemen  in  got  ane  zal  und  anc  '5 
menye,  der  bekennit,  daz  dry  personen  (98)  sin  ein  got. 

Der  engil  ist  auch  so  hoch.  Unse  besten  meynstere  sprechen,  daz 
iclich  engil  habe  eine  gancze  nature.  Were  eyn  mensche,  der  allisz  daz 
hettc,  daz  aile  menschen  haben  an  gevvalt  und  ane  wisheit  und  an  allen 
dingen,  daz  were  eyn  wunder,  und  so  en  were  [he]  doch  nicht  danne  eyn  -" 
mensche,  wanne  der  mensche  hette  allez,  daz  aile  menschen  haben,  daz 
doch  dannoch  verre  wer  den  engelen.  Also  hat  ein  iclich  engel  gancze 
nature  und  ist  gesundert  von  den  anderen  aise  eyn  tyr  von  eym  anderen, 
daz  (he)  eyner  anderen  nature  ist.  In  dirre  menye  der  engele  ist  got  riche, 
und  dy  daz  bekennet,  der  bekennit  gotis  riche.  Si  bewisen  gotis  riche,  aise  ^5 
eyn  herre  bewyset  wirt  von  der  menye  sincr  ritter.  Darumme  hevzet  her 
eyn  got  des  heris.  Und  aile  dyse  menye  der  engel  und  herschaft,  wy  hoe 
si  sint,  dy  haben  eyn  mitwirken  und  helffen  darczu,  da  got  geborin  wirt 
in  der  sele,  daz  ist,  si  haben  lust  und  freude  und  wunne  in  der  geburt. 
Sy  iiî  werken  nicht,  da  in  ist  dygeyn  were  der  creaturen,  wann  got  wirket  ^o 
dy  geburt  alleine,  mer  dy  engel  haben  eyn  dinsthaftig  werg  hirczu.  Alliz 
daz  dar  czu  wirket,  der  engel  und  dy  creaturen.  daz  ist  ein  dinsthaftic 
^werc. 

Der  engel  was  gênant  Gabriel  ;  her  tet  auch  war,  her  hiz  aise  wenic 
Gabriel  aise  Kunrad  ;  niman  in  kan  wizzen  des  engiles  namen  ;  da  der  35 
engele  gênant  ist,  da  in  quam  ni  meynster  noch  sin  czu.  Vil  lichte  ist  he 
namelos.  Dy  sele  in  hat  auch  dykein  name  ;  aise  wenic  aise  man  got 
namen  vinden  mag,  alzo  wenig  mag  man  der  sele  eigen  namen  vinden, 
alleine  grosze  buchere  hivon  geschreben  sint.  Aber  da  si  ein  uzlugen  hat 
czu  den  werken,  davon  gibet  man  ir  namen.  Eyn  zimmerman  daz  in  ist   4" 


—       I  10      — 

sin  name  nicht.  mer  den  namen  nymet  hc  von  deme  wcrke.  Den  namen 
Gabriel  nam  he  von  deme  werke,  des  he  eyn  bode  waz.  Gabriel  sprichit 
craft.  In  dirre  geburt  worchte  got  crefticlichen  odir  vverket  craft.  Waz 
meinet  al  dy  craft  der  nature  ?  daz  si  sich  wirken  wil.  Waz  meinet  aile 

5  nature,  di  da  wirket  geberen  ?  daz  si  sich  selben  wirken  wil.  Dy  nature 
mynes  vater  wolde  wirken  in  siner  nature  eynen  vater  ;  du  des  nicht  en 
mochte  gesin,  du  wolde  si  ein  wirken,  daz  ime  allir  dinge  gelich  wcre. 
Do  der  craft  gebrach,  do  worchte  si  ein,  so  si  gelichist  mochte,  daz  waz 
eyn  son.  Ich  bin  desgewisse,  daz  dy  nature  mynes  vater  in  mir  gevvorcht 

lo  hat  ime,  so  si  gelichest  mochte  ;  ich  bin  des  gewis  und  vinde  isz  in  myner 
unvornunft  von  gelicheit,  daz  ich  bin  sone,  des  sun  ich  heisze.  Da  abir  der 
craft  noch  me  gebrichit  odir  eyn  ungevelle  geschit,  da  wirkit  si  noch  cinen 
ungelicheFerJn  menschen.  Abir  in  gote  ist  voile  craft,  darumme  werket 
he  sin  gelich  in  siner  geburt.  Alliz  daz  got  ist  an  gewalt,  an  warheit 

i"»     und  an  wisheit,  daz  geberit  he  alczumale  in  dy  sele. 

Sanctus  Augustinus  sprichit  :  Waz  dy  scie  mynnet,  deme  wirt  si 
gelich  ;  mynnet  si  erdische  ding,  so  wirt  si  erdisch,  mynnet  si  got  —  so 
mochte  man  fragen  :  wirt  si  danne  got  ?  spreche  ich  daz,  daz  ungeleup- 
liche  lut  den,  di  czu  krancken  sin  haben  und  isz  niht  vornemen  ?  mer 

20  sanctus  Augustinus  sprichit,  ich  in  spreche  nicht,  mer  ich  wise  uch  czu 
der  schrift,  di  da  sprichit  :  Ich  habe  gesprochen,  daz  ir  gote  sit. 

Dy  etwaz  hette  des  richtumes,  da  ich  vor  von  gesprochen  habe,  eincn 
blich  oder  ioch  eine  hoflfenunge  odir  eyne  czuvorsicht,  der  vorneme  ('98  '') 
disz  wole.  Isz  in  wart  nie  geburt  so  sibbe  noch  so  gelich  noch  [so]  ein,  so 

25  dy  sele  got  wirt  in  dirre  geburt.  Ist  daz  isz  an  ichte  gehindert  wirt,  daz  si 
nicht  allir  dinge  gelich  in  wirt,  daz  in  ist  gotis  schult  nicht.  Alzo  verre  alz 
ir  gebrechen  intphallen,  alzo  verre  werket  he  si  ime  gelich  Daz  ein 
czimmerman  ein  schon  hus  nicht  gewerken  in  kan  uz  wormechtin  holcze, 
des  in  gebrichit  an  syner  kunst  nicht  sunder  an  deme  holcze.  Von  gote 

3"  mochte  si  der  mynniste  engele  irbilden  adir  geboren  werden  in  der  sele, 
dar  inkegen  in  were  aile  dyse  werlt  nicht,  wanne  in  eime  einigen 
funckelin  des  engelis  grunit,  laubet  und  luchtit  aile  dyse  werlt.  Mer  dyse 
geburt  w-erkit  got  selber,  der  engil  in  mag  da  kein  werg  gewirken  wan 
ein  dinschaftig  werg. 

35  Ave  daz  ist  ane  we.  Dy  da  ist  ane  créature,  di  ist  ane  we  und  ane  belle, 

und  [di]  allir  mynneste  créature  ist  und  hat,  und  di  hat  allir  mynniste  wc. 

Ich  sprach  etwanne  eyn  wort  :  Dy  der  werlt  aller  mynnest  hat,  dy  hat 

ir  aller  meyst.  Niemandes  in  ist  dr  werlt  alzo  eigen.  aise  dye  aile  dy  werlt 

28  worrechtin  hoize.  —  35  Abir  daz. 


—    111 


gclaszen  hat.  Wiszet  ir,  wovon  got  ist  got  (ist)  ?  Davon  ist  got  got,  daz  hc 
anc  créature  ist.  He  innante  si^chj  nicht  in  der  czit,-  in  derczit  ist  créature 
und  sunde  und  tôt  :  dyse  haben  eine  siphe  in  cime  sinne  ;  und  wan  dv 
selc  da  der  czit  intphallen  ist,  darumme  in  ist  do  noch  \ve  noch  pine.  ioch 
ungemach  wirt  da  ein  freude,  und  alliz  daz  bedacht  mochte  werden  von  5 
lust  und  von  freude,  von  wonne  und  von  mynnicheit,  daz  in  ist  nichtcs 
nicht  gegen  der  .wunne,  di  da  ist  in  dirre  geburt  und  der  freude,  di  da  ist. 
Genaden  vol.  Daz  mynniste  werc  der  genade  ist  hoer  dan  aile  engele  in  der 
nature.  Sanctus  Augustinus  sprichit  :  Daz  ist  eyn  gnadenwerg,  daz  got 
werket,  alzo  daz  he  einen  sundere  bekeret  und  czu  einem  guten  menschen  '" 
machit,  daz  ist  groszere  danne  daz  got  eine  nuwe  werlt  geschaffe.  Alzo 
licht  ist  gote  himel  und  erden  umme  czu  kerne,  aise  mir  ist  evn  appel 
umme  czu  kerne  in  myner  haut.  Da  genade  inné  ist  in  myner  sele,  di  ist 
so  lutere  und  ist  gote  so  gelich  und  so  sippe,  und  genade  ist  ane  werg, 
aise  in  der  geburt,  do  ich  iczunt  von  sprach.  dykeyn  werg  ist.  Genade  '^ 
wirket  dykeyn  werg.  Sanctus  Johannes  en  getete  ny  keyn  czeichcn.  Daz 
werg,  daz  der  engel  in  gote  hat,  ist  so  hoch,  daz  ni  keyn  mevster  noch 
sin  dar  czu  in  mochte  kumen,  daz  si  daz  werg  begriffen  mochten  ;  aber 
von  deme  werke  vellit  ein  span  aise  von  einem  balkc,  den  man  hauwet. 
Ein  blichen,  daz  ist,  da  der  engel  mit  sime  nidersteh  den  himel  berurt,  da  -" 
von  grunet  und  bluwet  und  lebet  alliz  daz  in  dirre  werlde  ist. 

Ich  sprccheeiwanne  von  bornen:  alleine  isz  wunderlichelute,  wir  mus- 
zen  sprechen  nach  unseme  sinne.  Ein  borne,  da  di  gnade  uz  entspringit,  ist, 
dar  der  vater  uz  gebert  sinen  son;  in  dénie  selbin  entspringit  dy  gnade, 
und  aida  get  di  genade  uz  deme  selben  borne.  Ein  ander  borne  ist,  da  di  2 5 
creaturen  uz  gote  fliszende  ist,  so  verre  von  deme  borne,  da  di  gnade  uz 
entspringet  aise  der  himel  ist  von  der  erden.  Gnade  en  werket  nicht.  Da 
daz  vur  ist  in  siner  nature,  da  en  bernt  is  noch  en  schadet  nicht  ;  dv  hicze 
des  fuers  dy  bernt  hi  nidene,  ioch  da  dy  hicze  ist  in  der  nature  des  fuers, 
da  en  bernt  si  nicht  und  ist  unschedelich;  ioch  ^da]  dy  hycze  ist  in  deme  3o 
fure,  da  ist  [si]  der  (99)  rechten  nature  des  fuers  also  verre  aise  der  himel 
ist  von  der  erden.  Genade  enwerket  nykein  werg,  si  ist  czu  czart  da  czu. 
Werg  ist  ir  also  verre  aise  der  himel  von  der  erden.  Ein  insin  und  eyn 
anhaften  und  ein  eirten  mit  gote,  daz  ist  genade,  und  da  ist  got  mete, 
wanne  daz  volget  czu   haut  dar  nach.  35 

Got  mit  dir.  Da  geschit  di  gebort.  Isz  in  darff  nymant  wunderlich 
dunken  hir  czu  kummene.  Waz  schat  mir  daz,  wi  swer  isz  mir  ist,  sint 
her  isz  wirket?  aile  sine  gebot  sint  mir  lichte  czu  haltende,  her  heisze 
ioch  alliz  daz  he  wil,  des  en  achten  ich  nichtes  nicht,  daz  ist  mir  aies 
kleine,  ab  her  mir  sine  genade  dar  czu  gibet.  Isz  sprechen  etlichc,  si  en     4" 


-      112      — 

habcns  nicht,  so  spreche  ich  :  daz  ist  mir  leit  ;  begerstu  aber  nicht,  daz  ist 
mir  noch  leyder.  Moget  ir  isz  nicht  gehaben,  so  habet  doch  eyn  begcrungc 
da  czu  ;  mag  man  der  begerunge  nicht  gehaben,  so  beger  man  doch  einer 
begerunge.  Dar  umme  sprichet  der  prophet  :  Ich  habe  begert  einer 
5  begerunge,  herre,  czu  diner  gerechtekeit.  Daz  wir  gote  also  bcgern,  daz 
her  in  uns  geborn  werde,  des  helffe  uns  got.  Amen. 


ANHANG  II 


Die  Handschriften  des  Katharinenklosters  in  Nurnberg 
nach  einem  Verzeichnisse  des  15.  Jahrhunderts. 


Jtcm  disz  ist  der  notel.  wie  inan  sol  zu  tisch  Icscn 
und  zu  collacio  Icscn  durch  das  ganczyor,  das  inan 
find  verczaichend  ein  yecliche  wochen  und  tag  und 
fest  und  hochczeit,  waz  darynnen  zu  lesen  sey. 

Jtem  wcnn  man  vc  nichtz  zu  lesen  hat,  so  mag  man 
sùstcin  gutz  puchanvahcn.  derwirgenunckhaben. 
dar  under  lesen  in  dem  vor. 

Jtem  di  pùcher  sol  man  erkennen  pey  den  puch- 
staben  und  pey  der  czal,  die  zu  dem  ersten  stent. 

Jtem  die  czal  pey  den  puchstaben  bedeùt  als  vil, 
welches  puch  ist  an  der  czal  ;  aber  die  czal  dar  nach 
bedeùt  als  vil  pletter,  dar  an  man  suchen  sol,  das 
man  lesen  sol  oder  wil. 

Jtem  hinten  an  der  notel  vind  man  verczaichent 
von  den  liciligen.  was  man  \on  der  junckt'rawen 
Maria  und  von  ctlichcn  heiligen  hat  zu  lesen  zu  iren 
hochczeiten. 

Jtem  noch  der  notel  sten  die  pùcher  an  gesch ri bcn, 
als  sye  denne  in  der  notel  verczaichent  sein  etc. 


A 

Jtem  die  her  nach  geschriben   pùcher  hat  der  convent  hie  zu  sant 
Kaihcreyn  zu  Nurnberg,  prediger  ordens. 


1.  .Item  das  crst  puch  der  bibel,   helt  in   im  Genesis,  Exodus. 
Lcviticus,  Numeri.  Detronomv  (!).  Josuc,  Judicum.  Ruth. 
II.  Jtem- das  ander  puch  der  bibel.  helt  in  im  IIII  pùcher  Regum. 
Il  Paralippomenon. 

III.  Jtem  das  drit  puch  der  bibel,  helt  in  im  Esdre,  Neemie, 
Thobias,  Judith.  Mester,  Job,  der  Psalter,  Ecclesiastes,  Cantica, 
Sapiencie. 

IV.  Jtem  das  fierd  puch  der  bibel,  helt  in  im  Ecclesiasticus, 
die  prophecey  Isaye,  Jeremie,  Lamenta.  Jeremie,  Baruch, 
Ezechielis,  Danielis. 

V.  Jtem  das  fimft  puch  der  bibel,  helt  in  im  die  prophecey  Osée, 
Johel,  Amos,  Abdias,  Jonas,  Micheas,  Naum,  Abacuc,  So- 
phonia,  Aggeus,  Zacharias,  Malachias  und  II  Machabeorum. 

Jtem  die  vorgeschriben  V  pùcher  der  bibel  hatder 
Jôrg  Keypper  herein  geschcnkt  der  swester  Clar 
K  e  i  p  p  e  r  i  n . 
VI.  Jtem  das  sechst  puch  der  bibel,  das  da  heist  das  puch  der 
newen  cristlichen  e,  helt  in  im  die  ewangelio,  sanctus  Ma- 
theus,  sanctus  Marcus,  sanctus  Lucas,  sanctus  Johannes  und 
die  epistel  sancti  Pauli  und  .'Xctuum  apostolorum  und  die 
epistel  sancti  Jacobi,  sancti  Pétri,  sancti  Johannes,  sancte  (!) 
Jude  und  Apocalipsim  ;  und  die  mesz  von  der  czeyt  und  von 
dcn  heiligen  und  das  ewangelio  Nicodemy. 

Jtem    das   vorgeschriben    puch  wart  uns  von  dem 
alten  Steffan  Tetzel  selig,  ist  der  Keiperin  gewest. 

Jtem  dar  nach  sten  IIII  newe  pùcher  der  bibel. 
VII.  Jtem  das  erst  new  puch  der  bibel,  helt  in  im  Genesis,  E.xodus, 
Leviticus,  Numeri,  Deutronomv.  Josue,  Judicum.  Ruth. 


-    ii6    - 

Vin.  Jtem  das  ander  puch  dcr  bibel.  hclt  in  im  IIII  pùclier  Rct;um 
und  czwu  Paralippomcnon. 
IX.  Jtem  das  dritt  new  puch  der  bibel,  helt  in  im  Esdre,  Neemie, 
Thobias.  Judith,  Hester,  Job,  der  Psalter,  Ecclesiastes,  Cantica, 
Sapiencie. 
X.  Jtem  das  tierd  new  puch  der  bibel,  helt  in  im  und  heist  das 
puch  der  newen  cristenlichen  e,  und  hat  die  IIII  evant^elisten, 
sanctus  Matheus,  sanctus  Marcus,  sanctus  Lucas,  sanctus 
Johannes  ir  ewangelio,  sanctus  Paulus  epistel,  Actuum  aposto- 
lorum,  die  epistel  sancti  Jacobi,  sancti  Pétri,  sancti  Johannes, 
sancte  Jude,  Apokalipsis,  die  mesz  von  der  czeyt  und  heiligen. 
das  ewangelio  Nycodemy. 

Jtem  die  IIII  vorgeschriben  newe  pùcher  der  bibel 
hat  swestcr  Rûngunt  Nyklasin  geschriben. 
XI.  Jtem  ein  pergamen  puch  dcr  bibel.  das  helt  in  im  etlich 
hvstorv  ausz  den  pùchern  der  bibel  ;  und  ist  vor  dcr  refor- 
myrung  hynnen  gewest. 
XII.  Jtem  ein  puch  der  bibel  in  eym  conpert,  das  helt  in  im  etlich 
hystory  aus  den  pùchern  der  bibel. 

Das  procht  swester  Kathrein  Tucherin  herein. 

XIII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  Cantica  Canticorum  und  vil 
schôner  e.xempel.  Das  hat  swestcr  K.ùnguntXiklasin 
gesch  r  i  be  n. 

XIV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  Compendium  theoloice  veritatis. 
Das  puch  wart  uns  von  der  swester  K.eipperin. 

XV.  Jtem  ein   puch,   das   helt   in    im    Apokalipsim    und   y\ctuum 
Apostolorum.    Das    puch    gabcn    uns   die   swester    von 
Schônensteinpach. 
XVI.  Jtem   ein    pùchlein,   das   helt   in   im  Apokalipsym.   das   hat 
swester  Kùngunt  Nyklasin  geschriben. 

Jtem  ein  puch,  ist  ein  auszzug  etlicher  hystori   ausz  der 
bibel  ;  das  puch  hat  man  uns  geben  von  dem  Tôpier.] 


B 

I.  Jtem  ein  pergamen  puch,  das  helt  in  im  von  dem  auszzug 
der  kinder  von  Israël  und  ein  geistlich  auszlegung  und  die 
X  gepot  und  von  dem  meyen  ein  predig  und  von  dem  heiligen 
sacrament. 


—     1 1' 


Das  puch  gaben  uns  die  swester  von  Schônenstei n- 
p  a  c  h . 
II.  .Item  ein   pergamen   puch,   das  helt  in   im  die  X  gepot,   ais 
der  junger  dcn  maister  fragt. 

Das    gab    uns    vater    Spilwergcr    selig    von    seiner 
peichttôchter  eine. 

III.  .Item  ein  puch  das  helt  in  im  die  X  gepot,  ais  der  junger 
den  maister  fragt,  und  vil  guter  sprùch  von  den  heiligen  und 
von  einem  unbereiten  sterben  und  von  dem  heiligen  sacrament. 

Das  puch  pracht  swester  Anna  Kôchin  herein. 

IV.  Jtem  ein  puch  das  helt  in  im  die  X  gepot.  ais  der  junger 
den  maister  frogt,  und  vil  guter  sprùch  von  den  heiligen  und 
von  unsers  lieben  herren  leiden. 

Das  puch  procht  swester  Kathrein  Tucherin  herein. 

V.  JteuT  ein   puch,  das  helt  in   im  die  X  gepot   und   von   der 

peicht  und  wie  die  peicht  und  rew  sein  sûl,  und  von  warc 

rew  und  ware  peicht  und  ware  pusz  und  von  VII  stùck,  die 

gehorn  zu  rechtcr  worer  rew. 

Das  puch  procht  swester  Kûngunt  Schreiherin 
herein. 
VI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  vil  latcin  und  lateinisch  predig 
und  latcin  und  teutsch  von  sùnden.  peicht  und  rew,  die 
X  gepot,  die  VII  totsùnd,  die  Vil  sacrament,  die  VI  werk 
der  parmherzcikeyt,  die  VII  goh  des  heiligen  gaistz,  die 
VIII  seligkeit.  die  IX  fremden  sùnden,  die  IIII  rùffenden 
sùnden,  von  den  sùnden  in  den  heiligen  gaist,  von  den  ver- 
gessen  und  heimlichen  sùnden  etc. 

Das  puch  gab  uns  lier  Hansz  Rùsenpach. 
VII.  Jtem  ein  pûchlein,  das  heist  der  gewissenspiegel  und  helt  in 
im  von  dem  glauben,  von  den  X  gepoten,  von  sùnden,  von 
tugenten,  von  feirtag,  fasttag  und  von  dem  heiligen  sacrament. 
\'lll.  .Item  ein  pûchlein,  das  helt  in  im  von  der  peicht  und  von 
sùnden  und  von  den  XXIIII  alten,  ein  teil  schon  1er  und  vom 
gepct. 

Das    pûchlein    ist    vor    der    reformyrung    hynnen 

■   gewest. 
IX.  Jtem  ein   langer  se.xtern   in  eym  conpert.   dar  an  stent  die 
Vil  totsùnd  und  die  X  gepot  etc. 

Den  hat  unser  pcichtvater  Ileynrich  Krauter  sclig 
geschriben. 


—     ii8    — 

X.  Jtem  ein   piich    in   eim  conpert,  das  helt   in   im   die  ersten 
III  gepot  mit  ir  ausziegung  von  dcn  X  gepoten,  und  gehôren 
got  allein  zu. 
XI.  Jtem  ein  pucli  in  eim  conpert,  das  hclt  in  im  dar  nach  die 
VII  gepot  noch  den  III  gepoten  der  X  gepot  mit  irausziegung. 
Die  II  vorgeschriben  pùcher  procht  swcster  Ceciiia 
Rotin  herein. 
XII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  X  gepot  mit  der  auszlegung. 
Das  puch  ist  swester  Barbara  Rûczin. 

XIII.  Jtem  ein  pùchlein  in  eim  conpert,  das  helt  in  im  von  der 
peicht  [hat  die  swester  Hemlin  mit  irl. 

Das    pùchlein    hat    swester    Ursula   Pirckhamerin 
geschriben. 

XIV.  [Jtem  ein  puch  in  einem  conpert,  helt  von  dem  leiden 
Cristi  und  die  auszlegung  der  X  gepot  und  die  peichttochter 
von  Kôln  und  die  auszlegung  uber  daz  evangelium  In 
principium. 

XV.  Jtem  ein  altz  puch  in  einem  conpert,  helt  in  ym  die  ausiegung 
der  X  pot.] 


c 


I.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  den  psalter  mit  derglosz. 

Den  procht  swester  Kùngunt  Schreiberin  herein. 
II.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  den  psalter  mit  derglosz. 

Den  wart  swester  Kathrein   Moltzschuchcrin   von 
irem  anher,  Hansz  Lôffelholcz. 

III.  Jtem  ein  permanter  psalter  noch  dem  text. 

IV.  Jtem  ein  psalter  noch  dem  text. 

V.  Jtem  ein  psalter  in  eym  conpert  noch  dem  text. 

Die  III  vorgeschriben  selter  sein  vor  der  rel'ormv- 

rung  hynnen  gewest. 

VI.  Jtem  der  marterpsalter.  den  sant  Bernhart  gemacht  hat,  den 

vater    Johannes    Gredinger    swester    Elszpet    Pfin- 

czingi  n  gab. 

Vil.  Jtem  ein  psalter  noch  dem  text:  der  ist  swester  Kathcrina 

Tucherin  gewest.     " 
VIII.  [Jtem  ein  pergemener  salter  nach  dem  text. 
IX.  Jtem  ein  pappirein  salter  nach  dem  text  in  einem  roten  leder, 


—     119    - 

ist  swcster  Kinczelmen  (?)  f,'ewcst.  wcis  ich  nit,  wcm 
man  dcn  geben  hat. 
\.  Jtem  ein  pergemener  teutscher  salter. 

Jtem  den  salter  liât  swester  Ursula  Floschlin  licrcin 
pracht.^ 


D 


1.  .Item  cin   pergamen  pucli.  das  helt  in   im  die  propheteii  und 

episteln  in  der  vasten  und  predig  und  \il  guter  matery  etc. 
II.  Jtem  ein  pergamen  puch,  das  helt  in  im  die  evvangelio  in  der 
vasten  und  die  abentred  und  die  II II  passio,  die  ewangelio 
von  ostern  uncz  noch  pfingsten  und  das  evvangelio  Nicodemy. 
Dasistgen  TuIn  verlorn  worden. 
ni.  Jtem  ein  pergamen  puch,  das  helt  in  im  die  ewangelio,  die 
un  passio  und  die  epistel  und  von  V  leszmaistern  und  vom 
gepet  etc. 
IV.  Jtem  ein  permaten  puch,  das  helt  in  im  die  ewangelio,  die 
HII  passio  und  schône  gepet  und  die  abentred,  den  pater  noster 
mit  einer  kurczen  auszlegung,  und  ist  in  eim  conpert. 
V.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  ewangelio  hystoryweisz  und 

Actuum  apostolorum. 
VI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  ewangelio  und  die  HII  passio. 
VII.  Jtem  ein   puch.  das  helt  in   im  die  episteln,  und  ist  in  eym 
conpert. 

Jtem    die   vorgeschriben    VII    pùcher   sint   vor  der 
reformvrung  hynnen  gewest. 
VIII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  evvangelio  hystoryweisz,  und 
ist  pergamen. 

Das    puch    gaben    uns    die  swester   von   Schônen- 
steinpach. 
IX.  Jtem  ein  puch.  das  helt  in  im  die  epistel  und  evvangelio  und 

die  IlII  passio. 
X.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  evvangelio  hystoryweisz. 
■     Die  II  vorgeschriben  pùcher  procht  swester  Rath- 
rein  Tucherin  herein. 
XI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  epistel  und  evvangelio  und 
Nvcodemv  evvangelio  und  den  psalter,  ye  ein  vers  latein  und 
den  andern  teuczsch. 


—       120      — 

XII.  Jtem  ein  piich  in  eim  conpert,  das  helt  in  im  die  cwangelio. 
Die  II  vorgeschriben  pùcher  praciit  swester  Mar- 
garet  Ymhoff  zum  closter. 

XIII.  .Item  ein  puch,  das  helt  in  im  die  epistel  noch  dem  tc.xt  und 
die  ewangelio  mit  kurczer  auszlegung. 

Das  puch   schenkt  der  Jôrg   K.cypper  der  swester 
RristinaPerkmaisterin  [das  hat  si  mitirhingefurtj. 

XIV.  Jtem  ein  puch  in  e3'm  conpert,  das  helt  in  im  die  ewangelio 
und  die  Illi  passio  und  etlich  heiligen  ewangeii. 

Das  puch  ist  vor  der  reformyrung  hynnen  gewest. 
XV.  [Jtem  ein  news  pergamenes  puch,  sint  die  ewangelia  hvstorv- 
weisz. 

Jtem   das   puch    ist   her   kumen    von   Cecilia  Rotin 
pruder. 
XVI.  Jtem   ein    altz    puch    in   einem   conpert,    helt  die   ewangelv 
hystoryweisz,  und  sint  doch   nit  aile  ausz  geschriben,  und 


hinten  etlich  gepet.] 


E 


I.  [Jtem  ein  predigpuch,  das  helt  in  im  die  predig  ail  suntag  von 
dem  advent  pis  auf  den  weissen  suntag  und  den  eingank  der 
mesz,  die  epistel  und  oracion  und  ewangelium,  als  mans  list 
in  dem  amt  der  mesz  noch  dem  te.xt  von  dem  zeit. 
II.  Jtem  ein  predigpuch,  helt  in  yni  die  predig  ail  suntag  von 
dem  weissen  suntag  pis  auf  der  heilig  dryfaltigkeit  tag,  die 
oracion,  epistel,  ewangelium  nach  dem  text  von  der  zeit. 

III.  Jtem  ein  predigpuch,  helt  in  ym  die  predig  von  der  heiligen 
dryfaltigkeit  pis  auf  daz  advent,  die  oracion,  epistel,  ewange- 
lium nach  dem  text  von  der  zeit. 

Jtem  die  drey  vorgeschriben  pucher  hat  swester 
Kungunt  Niclasin  geschriben  und  swester  Clar  Kei- 
perin  vil  dor  zu  geschriben  ausz  dem  puch,  daz  junk- 
fraw  Anna  Winterin  herein  gab;  daz  hat  man  der 
Schewerin  gen  Prozheim  (?)  geben,  und  hat  gepredigt 
her  Albrecht,  pfarer  zu  s.  Selbolt.  [der  was  von 
Eckelsheim.] 

IV.  Jtem  ein  predigpuch,"  daz  helt  in  ym  etlich  predig  in  dem 
advent  und  etlich  noch  ostern  und  etlich  von  unser  liben 
frauen  und  etlichcn  heiligen. 


—       121       — 

Jtem  daz  vorgeschriben  puch  gab  man  dem  covent 
von  junkfrauen  Anna  Winterin. 
V.  Jtem  ein  prcdigpuch,  helt  in  ym  vil  schoner  predig  von  unsers 
licrren  und  unser  frawen  festen  und  ctlicli  lieilligen  durch  daz 
jar,  die  der  wirdig  vatter  Tawler  gepredigt  hat:   und  hat 
swester  Brigitta  Schenkin  herein  pracht. 
W.  Jtem  cin  predigpuch,  daz  helt  in  ym  etlich  predig  und  auss- 
legung  uber  daz  pater  noster  und  ave  Maria  und  von  der  mesz 
und  von  der  liephabung  gotz  und  vil  ander  1er  etc.  i^ 
VII.  Jtem  ein  pùchlcin,  das  helt  in  im  von  aygner  erkantnùsz  sein 
selbs  und  von  der  meszikeyt  und  von  den  drcyen  kreften  der 
sel  und  von  almusen  geben. 
VIII.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in   im  den   pater  noster  mit  der 
auszlegung  und  von  dem  ynwendigen  leyden  unsers  lieben 
herren  und  von  den  IIII  einsprûchen 

Jtem    die   IIII    vorgeschriben    pùcher    hat    swester 

Brigitta  Schenckin  herein  gepracht. 

IX.  Jtem  ein  pergamenes  predigpuch,  das  helt  in  im  gar  schôn 

predig  zu  etlichen   heiligen   hochczevten   und   fest  und  auch 

sùst  ander  schôn  predig. 

X.  Jtem  ein  pergamenes  predigpuch,  das  helt  in  im  zu  dem  ersten 

von  sant  Ratherina  de  Senis  und  schôn  predig  und  von  gepet 

und  die  auszlegung  uber  den  pater  noster  und  die  auszlegung 

uber  den  glauben  und  von  den  X  gepoten  und  VII  totsùnden 

und    von    den    andern    stùcken,   die    zu    der    pcicht    gehôrn 

und   sust  vil   ander  guten   ding   und   1er.   die  denne  dar  an 

sten  etc. 

.\I.  Jtem  ein  predigpuch.  das  helt  in  im  von  der  andechtigen  sel 

und  wie  sie  mit  unserm  herren  redt  und  von  den  stùcken  der 

XII  kôrb  und  von  dem  heiligen  gaist  und  von  der  mynnenden 

sel  und  von  einer  andern  elenden  sel  und  von  der  vvirtschaft 

\on   Kôln  und  vil  schoner  gepet  und  1er  und  manung  etc.  ; 

und  das  puch  ist  pergamen. 

XII.  Jtem  ein    pcrmates   predigbuch.   das   helt  in   im   zum   ersten 

ein   junktraw  mit  den  IIII  wachen   und  ein   schône  1er  von 

■unser  lieben  frawen  und  von   IV  stùcklein,  die  ein  geistiich 

mensch  an  im  haben  sol,  und  schôn  1er  von  unserm  herren. 


'  Das  urspruiif^liche  HIatt  ist  an  dieser  Stelli;  durch  cin  cingekicbtcs  crsctzt.  Die 
Schrit't  ist  dit'  jencr  lland.  wciclic  auch  die  .Nachtra{;c  gcschricben. 


—       122       — 

Dar  nach  XXXVIII  predig  von  dcn  hochczciten  iind  fcst  der 
hciligcn  czeyt. 

XIJI.  Jtem  cin  predigpuch,  das  helt  in  im  die  epistel  und  ewangclio 
mit  schôner  auszlegung  und  mit  hohen  frogen  und  der  pater 
noster  mit  der  auszlegung  und  ein  sermon  von  dem  rcich 
gotz. 

Jtemdievorgesciiriben  fùnfpredigpùcher  sintvor 
der  reform  irung  h  ynnen  gcwest. 

XiV.  Jtem  ein  pergamenes  predigpùchiein,  das  in  im  helt  des 
Taulers  predig,  etlich  von  der  czeyt  des  suniags,  etlich  von 
unser  lieben  frawen  und  etlich  von  den  heiligen  und  von  dem 
heligen  kreucz. 

Das  pùchlein  procht  unser  erwirdige  muter  priori  n. 
swestcr  (jerdraut  Gewichtmacherin.  zu  dem  ciostcr. 
XV.  Jtem  ein  predigpuch,  das  in  im  helt  des  Taulers  predig  :  Kcce 
dies  veniunt  hebt  es  sich  an.  Zu  hinderst  stet  dy  red,  dy  der 
vicarius  von  Dùringen,  der  prior  von  Erfort,  pruder  Eckart 
mit  andechtigen  kindern  het,  die  in  diser  red  fragten  und  vil 
dinges,  do  sv  saszen  in  coUacion  mit  ein  ander. 
Das  puch  gab  uns  die  ait  Kûntzin  Ymhoff. 

XVI.  Jtem  ein  predigpuch,  das  helt  in  im  vil  guter  predig  und  1er 
und  etlich  epistel  und  ewangelio  mit  kurtzer  auszlegung  und 
tagczeyt  von  dem  leiden  unsers  hern,  ein  schône  vermanung 
von  dem  leiden  unsers  hern  und  von  den  llll  licchten  und 
von  der  mynnenden  sel  etc. 
Das  puch  procht  Rùngunt  Schreiberin  herein. 
XVII.  Jtem  ein  pergamens  dûns  puch  in  ein  conpert,  das  helt  in  im 
die  mesz  in  teuczsch   in  dem  advent  und  fasten  und  vecht 
sich  an  :  Ad  te  levavi  animam  meam. 
XVI II.  Jtem  ein  pergames  pùchlein.  das  helt  in  im  von  der  heiligen 
mesz  und  ir  auszlegung,  was  die  bedeut. 

XIX.  Jtem  aber  ein  pergames  pùchlein.  das  helt  in  im  die  matery, 
als  das  nechst  pùchlein  von  der  heiligen  mesz  und  ir  ausz- 
legung, was  die  bedeut. 
XX.  Jtem  ein  pergames  puch,  das  helt  in  im  von  dem  heiligen 
wirdigen  sacrament,  das  man  gern  sol  communicyren,  und  die 
VI  namen  von  dem  heiligen  sacrament  und  von  der  mynnen- 
den sel. 

XXI.  Jtem  ein  pergames  pùchlein,  das  helt  in  im  von  dem  heiligen 
sacrament  die  VI  namen  und  von  der  mynnenden  sel. 


—       123      — 

XXII.  .Item  ein  puch,  das  heit  in  im  von  dem  heiligen  sacrament  die 
VI  namen  und  die  proficey  und  epistel. 

•Item  die  VI  vorgeschriben  pùcher  sint  vor  der 
rcformyru  ng  hynnen  gewest. 

XXIII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  zum  ersten,  aïs  got  erschuf 
Adam  und  Eva  und  wie  Joachym  sein  opfer  gestossen  wart 
von  dem  altar  und  wie  Anna  swanger  wart  unser  lieben 
fraw^en,  wie  Maria  geleicht  einem  puch  und  wie  unser  herre 
enpfangen  wart  und  wie  Maria  ging  in  das  gepirg. 

Dar  nach  stet  noch  ein  ander  unsers  herren  gepurt  und  als 
sein  leben  und  wunderwerk  und  aïs  sein  Iciden  und  urstend 
und  hymelfart  und  der  heilig  geist  herab  gesant  wart  und 
unser  frawen  schiedung  und  die  wunderwerk.  zu  Jherusalem 
und  wie  unsers  herren  anpiick  gen  Rom  kom  und  wie  Jheru- 
salem zustôrt  wart  und  ein  passio  und  die  auszlegung,  den 
pater  noster  und  ave  Maria  und  den  glauben  und  sùst  vil 
ander  guter  ding,  die  dar  an  sten. 

Das  puch  hat  swester  Kùngunt  N  iklasin  geschriben. 

XXIV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  zum  ersten  die  VIII  conclusion 
beczaichent,  die  sant  Dyonisyus  geschriben  hat.  Aber  zu  dem 
aller  leczten  sten  sy  an  dem  puch  mit  der  auszlegung  :  und 
sùst  sten  gar  vil  guter  1er  und  gepet  und  die  XII  stapfel  der 
diemùtikeyt  und  XVI  stùck  der  gôtlichen  lieb  und  von  unsers 
herren  leiden,  wie  mans  betrachten  sol,  und  ein  passion  mit 
den  lerern  und  sùst  vil  guter  ding  etc. 

XXV.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im,  wie  man  sich  ùben  sol  in 
dem  Iciden  unsers  lieben  herren  und  das  abentessen  und  der 
•■passio  mit  den  lerern   und  wie  nùtz  Iciden  ist,  als  denn  got 
selber  gelert  hat. 

Die  II  pùcher  pracht  swester  Schreiberin  herein. 
XXVI.  Jtem  ein  pergames  pùchlein,  das  helt  in  im  die  VII  tagesczeyt 
\on  unsers  herren  leiden  und  gut  1er.  Das  pùchlein  ist  gereimt. 
Das  pracht  swester  Tucherin  herein. 
XXVII.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  die  VII  czeyt  von  unsers 
herren  leiden  und  \on  unsers  lieben  herren  leben  und  leiden 
und  gut  gepet  und  gut  1er  von  dem  sterbenden  menschen,  wie 
er  sich  orden  sol  in  das  leiden  unsers  herren,  und  VII  stùck, 
die  man  den  kranken  vorsagt,  und  sùst  vil  guter  ding  etc. 

Das  pùchlein  hat  swester  Ursula  (jeiselherin  und 
ander  swester  geschriben. 


—      124      — 

XXVIII.  .Item  ein  puch,  das  helt  in  im  von  der  erkantnuz  der  sùnden 
und  sint  eytel  frog  von  sùnden  und  von  der  peicht  und  von 
der  pusz,  und  der  stachel  der  lieb  und  schôn  sprùch  der 
heiligen  lerer  und  IIII  ursprung  des  herren  Jhesu  Cristi, 
schriben  sant  Bernhart  und  \on  der  witwen  Ion. 

Das  puch  gab  uns  die  Oswalt  Strumerin. 
Item  ein  puch,  das  helt  in  im  der  stachel  der  lieb,  ein  gute 


XXIX. 

XXX. 

XXXI. 


1er  von  tugenten  und  von  der  gedult. 


Jtem  ein  pûchlein,  das  helt  in  im  der  stachel  der  lieb. 

Die  II  pûchlein  gab  uns  die  ait  Kùntzin  Ymhoff. 
Jtem  ein  pergamens  pûchlein,  das  helt  in  im  der  stachel  der 
lieb  und  gute  gepet. 

Das  hat  vater  Mathes  Weinsperger  herein  geben. 
XXXII.  Jtem  ein   pergamens  pûchlein.  das  helt  in  im  schône  gepet 
von   unserm  lieben  herren  und  \on  der  mvnnenden  sel  und 
von  dem  heiligen  sacrament  die  VI  namcn. 

Das    pûchlein    isf  vor    der    reformyrung    hynnen 


XXXIII.  Jtem  ein  news  puch.  das  helt  in  im  von  dem  heiligen  geist 
und  von  der  heiligen  drivaltikeyt  und  die  auszlegung  uber 
den  Quicunque  vult  und  von  dem  heiligen  sacrament  und 
\on  IIII  grad  der  lieb. 

Das  puch  haben  hynnen  die  s \v ester  ge schriben. 

XXXIV.  Jtem  ein  news  puch,  das  helt  in  im  das  puch,  das  do  heist 
Von  den  gôtlichen  syten.  Darnach  stet  das  puch  von  den 
nùczlichen  vermanungen  eines  gaistlichen  lebens. 

Das  puch  hat  swestcr  Rûngunt  Niklasin  geschriben. 
XXXV.  Jtem  ein  news  puch,  das  helt  in  im  von  worer,  sicher  andacht 
und  von  sant  Anna,  IIII  frog  von  der  mynnenten  sel,  ein 
schône  1er  von  der  mynnenten  sel,  ein  predig  von  der  myn- 
nenten sel  ûber  die  IIII  wach,  die  sie  getan  hat,  und  schôner 
predig  IIII  von  mynnen  und  das  pûchlein,  das  da  heist  des 
ewigen  lebens  in  dem  namen  Jhesu  Cristi,  und  die  guldcn 
regel  und  schôn  sprùch  der  lerer  und  XXV  czaichcn  cins 
waren  vernùftigen  gruncz. 

Das  puch  haben  die  swestcr  geschriben. 

XXXVI.  Jtem  ein  news  puch,  das  helt  in  im  sant  Augustinus  hant- 

pùchlein,  das  hebt  sich  an  :  Nu  ste  mir  pey,  mein  got  und 

mein  herre  ;  das  II.  pûchlein.  wie  die  vnnerlich  sel  redet  mit 

dem  herczen  und  die  vnnerlich  red  des  herczcn  mit  der  sel. 


-       125      - 

und  der  spiegel  consciencie  und  die  ynnerlich  andechtig  red 
Reichardi  von  sant  Victore  mit  dem  lierren  Jlicsu  und  von  dcn 
IIII  kreften  der  sel  und  vil  guter  1er  und  der  sel  gaistlicher 
wurczgart  und  sùst  vil  guter  matery  etc. 

Das  haben  die  swestergeschriben. 
\XX\'ll.  Jtem  ein  news  puch,  das  helt  in  im  von  1111  zukunft  unscrs 
herren  und  111  predig,  und  wie  unser  lier  ein  furman  und  ein 
kaufman  was  und  wie  ein  peichtvater  seiner  gaistlichen  peicht- 
tochter  gelobet,  das  er  wolt  Paulus  sein  und  sy  Thekla  in  got- 
licher  lieb,  und  von  dem  heiligen  sacrament  und  von  den  selen 
und  fegfewr  und  von  dem  helfen  der  selen  und  predig  und 
gepet  und  frog  und  von  gedancken  und  vil  guter  matery  etc. 

Das  puch  hat  swester  KùnguntNiklasingeschriben. 
XXXVlll.  Jtem  ein  news  puch,  das  helt  in  im  die  1er,  wie  wir  got  schùllen 
lieb  haben  ùber  aile  dink  und  ein  gute  1er  uber  den  namcn 
Jhesus  und  die  XXllII  trôst  von  der  mesz  uber  die  XXlIll  sun- 
tag  und  der  spiegel  der  consciencie,  als  es  sant  Bcrnhart 
gemacht  hat,  und  sùst  vil  guter  1er  und  matery  und  zuleczt 
von  unser  lieben  frawen  ein  rosengertlein. 

Das  puch  haben  die  swester  geschriben. 
XXXIX.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  und  ist  \on  waren  tugenden, 
und  schreibt  der  grosz  Albertus,  und  von  einem  unbereiten 
sterbenden  menschen  und  wie  uns  die  werlt  laiden  sol  und 
gut  exempel  und  nùcz  1er  und  gut  predig  und  der  pater  noster 
und  ave  Maria  und  der  glaub  und  die  X  gepot  und  ander  gut 
1er  und  der  psalm  Quicunque  vult  und  von  dem  heiligen 
sacrament. 
XL.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  der  dyemùtikeyt  und  gute 
gepet  und  manung  von  unsers  lieben  herren  leiden  und  die 
'  X  gepot  und  peicht,  von  aygner  erkantnùsz,  ein  predig  von 
der  hochczevt  und  \on  dem  leben  der  heiligen  junkfrawen 
Eufrosina  und  gut  1er  wider  den  unglauben  und  Xll  nùcz 
von  unsers  herren  leichnam  und  gut  1er  von  den  heiligen 
altveter,  von  gedult,  von  gepet,  von  sant  Anshelmus  frog, 
aber  gut  gepet  und  1er  der  jungern  der  ewigen  weiszheyt. 
.   [Das  hat  man  hingeben. 

Die  II  vorgeschriben  pùcher  hat  swester  Kùngunt 
Schreiberin  herein  procht. 
XLl.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  von  aygner  erkantnùsz  und 
von  vil  guter  nùcz,  die  da  kumen  den  gaistlichen  menschen 


—       126      — 

im  closter,  und  ein  gut  gepet  und  vil  guter  pricf.  die  gaistlicii 
veter  gcschriben  haben  iren  kinden. 

Das  pùchlcin  iiaben  die  swestergesciiriben. 
XLII.  Jtem  ein  pùciilein,  das  in  im  helt  II  die  VII  czeytlein  von 
unsers  herren  leiden  und  aber  VII  czeyt  mit  gepet  von  unsers 
Iierren  leiden  und  der  Exultet  in  latein  und  schôn  gut  predig 
und  das  puch  des  lebens  und  von  dem  tod  unsers  lieben 
herren  und  schôn  gepet  von  unserm  herren  und  die  VIII  vers 
sant  Bernhart^,  den  patcr  noster  und  ave  Maria  mit  der 
auszlegung. 

XLIII.  Jtem  ein  pùchlcin,  das  helt  in  im  von  den  VII  laden.  als 
unser  herre  ein  kaufman  was,  von  schôn  exempel  und  von  der 
aynikeit,  von  priefen,  von  vnwendigem  gedreng,  von  der 
peicht,  wie  man  sol  lernen  wol  sterben,  von  dem  heiiigen 
sacrament  und  gut  gepet  und  VII  czeitlein  von  unsers  herren 
leiden  und  sùst  vil  guter  materv  etc. 

XLIV.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  den  Quicunque  vuit  und 
von  den  gepoten  in  der  newen  e,  von  IlIIley  sterben,  von  des 
heiiigen  gaistz  czùchtigen  lerkinder  und  vil  guter  1er  von 
gedult  und  von  andern  tugenden,  von  gôtiicher  lieb  und  von 
der  mynnenden  sel  und  wie  sich  das  ewig  wort  genaigt  hat 
in  den  laib  Marie,  von  dem  heiiigen  sacrament  und  ein 
schôner  rosenkrancz  von  unserm  herren. 
XLV.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  ein  1er,  wie  der  mensch  sein 
leben  richten  sol,  und  von  gotlicher  lieb  und  \on  den  leiplichen 
und  gaistlichen  werken  der  parmherczikeyt  und  die  X  gepot 
und  der  pater  noster  und  ave  Maria  und  der  glaub,  von  der 
peicht  und  VII  czeitlein  von  unsers  herren  leiden  und  wie 
nùcz  und  gut  leiden  ist,  von  einem  sterbenden  menschen, 
von  den  III  gepeten  und  sùst  gut  1er,  von  den  XII  stafleln  der 
gedult.  Das  pùchlein  ist  in  eim  conpert. 

Jtem  das  pùchlein  hat  uns  unser  erwirdiger  \ater 
vycary  geben. 

XLVI.  Jtem  ein  dùns  pùchlein,  in  ein  pergamen  gepunden,  das  helt 
in  im  die  predig  von  dem  heiiigen  wirdigen  heiligtum,  als 
mans  denn  zaigt  ail  jor  und  von  dem  aplasz,  der  da  ist  von 
unsers  lieben  herren  fronieichnams  tag  und  in  der  octaven. 
und  von  dem  aplasz,.  wenn  man  unsers  lieben  herren  fron- 
leichnam  tregt  zu  den  siechen. 
XLVII.  Jtem  ein  pùchlein;  in  einem  roten  lôsch  gepunden,  das  helt 


—      127      — 

in  im,  wie  mùszikcyt  ein  vergift  ist  vil  ùbels,  iind  ein  predig 
von  simerley  gepet  und  ein  geistiiche  1er,  XXIIII  czaichcn, 
da  pey  man  bekent  die  schauenten  mensciien. 

[Das  hat  man  auch  hingeben."| 
XLVIII.  Jtem  ein  pergamens  pûchlein,  das  helt  in  ini,  wie  nùcz  und 
gut  ieiden  ist  und  von  XV  lesmaister  und  schôn  1er  und 
sprùch  der  Icrer  und  unsers  licben  herren  fronieichnam 
V  stùic  und  mer  da  von  ;  ein  predig  von  der  tugent,  heist  ein 
hohgemùt  der  sel,  und  ein  predig  von  firerley  vnwendigen 
Ieiden  [hat  Genderin". 

Das  pûchlein   ist  swester   Elszpet    Pfinczingin   ge- 
west. 
XLIX.  Jtem  ein  pergamens  pûchlein,  das  helt  in  im,  wie  nûcz  und' 
gut  Ieiden  ist  etc. 

Und  sagt  auch  dar  an  ailes,  das  [das]  nechst  pûchlein  dar 
vor  gcsagt  hat.  daz  der  swester  Pfinczingin  gewest  ist. 

Das    pûchlein    ist    vor    der    reformyrung    hynnen 


L.  Jtem  ein  langs  puch,  das  helt  in  im  G  und  XXXV  artikel  von 
unsers  lieben  herren  Ieiden  und  von  den  X  gepoten  und  die 
legcnt  von  kayser  Hainrich  und  \on  sant  Kûngunt. 

Das  puch  hat  unser  lieber  vater  Hainrich  Krauter 
selig  geschriben. 
1.1.  Jtem  ein  predigpuch,  das  helt  in  im  die  predig,  die  der  lesz- 
maister  pruder  Gerhart  gepredigt  hat  in  der  vasten,  nohet  ail 
tag  ein  predig  uncz  auf  den  palmtag. 

LU.  Jtem  ein  predigpuch,  das  helt  in  im  die  predig  des  vorge- 
schriben  pruder  Gerhart,  die  er  gethan  hat.  die  erst  am  suntag 
vor  dem  Gristag,  die  II.  an  dem  jorstag,  die  III.  an  sant 
Thomas  tag  vor  fasnacht,  die  IIII.  am  palmtag,  die  V.  am 
montag  in  der  karwochen,  dar  nach  llll  predig  an  den 
un  ostertagen  und  eine  in  der  kreuczwochen  vor  dem  heiligen 
auff'ertag.  Dar  nach  sten  aber  VIII  schon  predig,  die  der 
maister  Hans  Nyder  selig  gepredigt  hat. 

Die   II    vorgeschriben    pûcher   hat   swester   Gecilia 
.Rotin  geschriben. 

LUI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  zum  ersten  sant  Ratherina 
legent  und  von  czweyen  eleulen,  die  ir  reinikeyt  got  lobten, 
und  von  unsers  herren  Ieiden  und  von  XIIIl  ursach,  dar  umb 
unser  herre  den  auszcrwelten  enczeucht  gewonlich  genad  und 


—       128      — 

trost,  und  von  der  peicht  und  schône  liedlein,  der  pater  noster 
iind  die  Vil  gob  des  heiling  (!)  geistz  und  die  VII  tugent  der 
sclikeyt  und  die  VII  totsùnd  und  die  X  gcpot,  die  VIII  seli- 
keyt  ;  dar  nach  aber  gut  predig  und  1er.  Zum  icczten  ein 
predig  von  dem  heiligen  sacrament. 

Das  puch  hat  swester  Cecilia  Rotin  herein  prochl. 
LIV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  schôn  predig,  die  der  maistcr 
Niklas  in  dem  advent  zu  dem  newen  spittal  gepredigt  hat.  Dar 
nach  sten  aber  schôn  predig,  die  der  pruder  Hans  Maulperg 
gepredigt  hat  von  dem  heiligen  sacrament  und  von  dem  leiden 
unsers  herren  und  von  den  kreften  der  sel  ;  und  dar  nach  die 
X  gcpot  und  ein  predig  von  der  menschwerden  unsers  herren 
und  ein  predig  von  dergotlichen  mynne  und  von  der  cwigen 
weiszhevt. 

Das  puch  gab  uns  herein  die  junkfraw  Kl  s  pet 
f^llingerin. 
LV.  [Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im,  wie  geistlich  leut  sullen 
meditirn,  speculirn  und  contemplirn.  Darnach  von  cincm 
guten  grunde  einer  innigen  sel.  Darnach  von  einem  sichern 
crislenlichen  leben.  Darnach  eine  gute  kurcze  1er.  Darnacii  ein 
schône  1er  von  der  mynnenden  sel.  Darnach  von  dem  wandel 
und  leben  der  hochgelobten  junckfraw  Maria  und  von  den 
IXchornderengeKund  darin  vil  schonerexempel,und  von  den 
siben  tagzeiten  von  dem  leiden  unsers  herren  und  wie  man  das 
leben  und  leiden  unsers  herren  bedencken  sol  und  wie  man 
fasten  sol  und  wie  oft  man  die  heiligen  sacrament  enpl'ahen 
sol  und  von  dreyen  graden  gotlicher  lieb  und  gut  1ère,  die 
gehorn  in  den  kor  der  erczengel  und  in  den  ersten  chor  der 
Séraphin,  und  ein  kurcze  betrachtung  von  den  wercken  unsers 
herren  und  ein  kurcze  1er  von  dem  tiszlesen  (!)  und  ein  predig 
von  der  wirdigen  muter  gotes,  aïs  si  unsern  lieben  herren 
gebar  und  worum  Herodes  die  unschuldigen  kindlin  ertott 
und  von  dem  widerkumen  des  kindes  .Ihesu  in  Judische 
lant. 
LVI.  Jtem  ein  puch,  das  ist  gênant  die  egemahelschaft  Cristi  mit  der 
gelaubigen  andechtigen  sele,  das  hat  newn  und  zweinczig 
capitel  und  stuck,  dar  inn  vil  eygenschaft  und  geczirde  be- 
griffen  sint,  wie  sich  die  glaubig  andechtig  sel  irem  gesponsen 
Cristo  gleich  ziren  und  machen  sol,  ob  sic  sein  gesponsz 
werden  und  sein  wil. 


120 


Das    puch    hat    die    swester    Margret    Nuczlin    gC- 
schriben.    ■ 
LVII.  Jtem  ein  puch  mit  cinem  iangen  passion  und  vil  cxempel. 
Jtem  das  puch  hat  uns  vaterJorg  Waldergeben. 
LVIII.  Jtem  ein  puch,  hat  man  von  Hamliger  abgeschriben.  und  helt 
in  im  ail  tag  in  dcr  fasten  die  epistel  und  cwangelium  mit 
einer  schonen  predig. 
LIX.  Jtem  das  puch  hat  man  von  sant  Clarn  abgeschriben,  und  helt 
ynnen  von  vil  ewangelium  ein  predig  und  die  auslegung  uber 
den  pater  noster  und  vil  guter  1er,  und  ist  daz  ander  puch, 
und  hatgeschriben  swester  Ursula  Geiselherin. 
LX.  Jtem  ein   puch,  sten   schon  predig  an   von  dem  gepet  und 

ander  materi. 
LXI.  Jtem  ein  puch,  helt  des  ersten  Apokalipsy  und  XIIII  predig 
von  sant  Johannes  ewangelium  und  XI  predig  von  s.  Johannes 
Baptisten,  ein  predig  von  s.  Agnes,  ein  predig  von  den 
IIII  ewangelien,  eine  von  dem  ewigen  wort,  eine  :  Er  hat  uns 
gewaschen  in  seinem  plut,  eine  von  unsers  herren  leiden  und 
dem  heiligen  sacrament.  und  sten  unter  einander. 

Das  puch  hat  uns  geben  juncktraw  Rebin,  swester 
Kartheuserin  mum. 
LXII.  Jtem  ein  puch  von  sant  Peter  und  sant  Paulus  legend,  hat 
man   der  muter  priorin,  swester  Hallin,  geschenkt 
von  Kolmar. 
LXIIl.  Jtem  daz  erst  puch  von  sant  Clarn,  daz  sy  uns  gelihen  haben 
ab  zu  schriben,  helt  in  ym  gar  mangerley  gut  matery  uber 
die  ewangelia  von  dem  zeit  und  etlichen   festen,  und   hat 
swester  Ursula  Geiselherin  geschriben. 
LXIV.  Jtem  ein  puch  von  unser  frawen  mitleiden  und  der  passion, 
dor  noch  gut  gepet  von  unserm  herren  und  unser  frawen,  ein 
schickung  zu  sterben,  gepet  von  den   sellen   und  von  dem 
heiligen  sacrament  vil  und  von  dem  heiligen  geist  und  sust 
vil  predig  und  mancherley  gut  materv  und  von  der  trinitat 
und  von  vil  heiligen  kurcz  collacien. 
Jtem  daz  puch  haben  die  swestern  geschriben. 
LXV.  .Jtem  ein  passion  mit  der  glosz  in  einem  conpert  ;  hat  uns 

geben  swester  Remspergerin  swester,  die  Rebin. 
LXVI.  Jtem  ein  passion  mit  den  leren  und  unser  frauen  mitleyden, 
hat   Ursula   Hoschlin   herein   pracht    das  ist  zwir  ge- 
schriben]. 

9 


—    i3o    — 

LXVII.  Jtcm  ein  pùchlein,  sten  ctlich  predig  an  von  dem  Tawlcr.  Mat 

swester  Clar  Ridlerin  geschriben. 
LXVIII.  Jtein  ein  puch,  do  sten  an  schon  predig  von  dem  cristtag, 
jarstag,  oberstag,  lichtinesz,  von  dem  verlorn  sun  herdum, 
reichen  man,  palmtag  und  etlich  noch  ostern,  creuczwochen, 
aufart,  lichtmesz,  assumpcio,  transfiguracio,  Ursula. 
LXIX.  Jtem  ein  puch,  do  sten  schon  predig  an  [an]  den  IIII  suntag 
im  advent,  11  cristag,  passione  domini,  an  karfreitag,  ostertag, 
zwu  am  suntag  vor  der  aufart,  pfingsttag,  der  ander  pfingstag, 
zwu  von  dem  sacrament,  Johannes  Baptist,  visitacio  Marie, 
apostolorum  teilung,  Maria  Magdalena,  Laurencius,  nativitas 
Marie,  von  engeln,  Francziscus,  Matheus,  ail  heilligen,  von 
warer  armiit  und  sust  ein  schône  1er. 

Jtem  die  vorgeschriben  zwen  pucher  hat  swester 
Gerdraut  Tetzlin  geschriben,  und  hinten  in  dem 
einen  etlich  predig  von  swester  Katherein  liornlin 
von  Koln. 


F 


1.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  :  von  den  ampten  der  kirchen 
und  von  irer  czyrung  und  von  den  weihen  und  von  den 
dienern  und  kirchlichen  orden  und  von  iren  ampten  und  von 
dem  klait  der  pischoff  und  der  priestcr  und  den  andern 
dienern  czier  zu  gôtlichen  ampten  und  von  der  mesz  und 
von  einem  yglichen  teil  der  mesz  und  das  tun,  das  do  geschiht 
in  der  mesz. 

Das  puch  hat  swester  Margreth  Scheurerin  ge- 
schriben. 
II.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  den  gôtlichen  ampten,  von 
den  cyeyten  und  irer  unterweiszung  und  von  den  hochczeyt 
und  fest  unsers  lieben  herren. 
III.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  den  gôtlichen  ampten  von 
den  hciligen  und  was  sy  bedeut,  das  man  ir  hochczeyt  beget 
und  in  feyert,  und  die  jorczal,  was  das  jor  und  die  manad 
und  die  wochen  und  der  tag  und  die  stund  etc.  ist  und  was 
sie  bedeuten. 

Jtem  die  II  vorgeschriben  pùcher  hat  swester  Kùn- 
gunt  Niklasin  geschriben. 


G 

I.  Jtem  ein  puch  in  eym  conpert,  das  helt  in  im  unsers  orden 
notel . 
Das  hat  uns  vater  Jôrg  Valdner  geben. 
II.  Jtem  aber  ein  puch,  das  helt  in  im  unsers  orden  notel. 

III.  Jtem  ein  puch  in  eym  conpert,  das  helt  in  im  die  notel  von 
der  czeyt. 

IV.  Jtem  ein  puch  in  eim  conpert,  das  helt  in  im  die  notel  von 
den  heiligen. 

Jtem  die  III  vorgeschriben  notelpûcher  hat  swester 
Margret  Kartheuserin  geschriben. 
V.  Jtem  ein  pergames  pùchlein,  das  helt  in  im  von  der  notel. 

Das    pùchlein    ist    vor    der    reformyrung    hynnen 
gewest. 


H 


I.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  unser  regel  und  constitucion  in 
latein  und  teuczsch  nach  dem  text  und  das  gepet  und  rubirick 
von  den  sterbenden  swestern,  und  ist  pergamenen. 

Das   puch   kauft  wir   von   unsern  vetern,   den    pre- 
digern. 
II.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  unser  regel  noch  dem  te.\t  und 
die  auszlegnng  dar  ùber  des  erwirdigen  lerers  Hugo  von  sant 
Victorn  und  darnach  unser  constitucion. 

Das  puch  hat  geschriben  swester  Elszpet  Karl  in. 

III.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  unser  regel  mit  der  auszlegung 
Humberti,  des  hohen  lerers,  etwan  ein  gemein  maister  des 
ganczen  predigerorden. 

Das  puchgab  uns  vater  Jôrg  Valdner. 

IV.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  die  epistel  Humbertus  von 
den  III  hochwirdigen  wesenlichen  reten  und  XV  stùck  von 
der  gôtlichen  lieb. 

Das  ist  vor  der  reformyrung  hynnen  gewest. 
V.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  unser  regel  und  constitucion 
und  ein  nùcze  1er  von  den  tagczeyt  und  von  den  ampten,  als 
geschriben  hat  der  grosz  lerer  Humbertus,  und  auch  der  ru- 
birick von  den  toten. 


-       l32       - 

Jtem  das  puch  hat  cin  leil  swcster  Rartlicuscrin 
geschriben,  und  das  andertcil  hatunsdcrvaterJorg 
Valdner  geben. 
VI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  dem  lob  der  gemeinschaft 
in  clûstern,  von  dcm  dispensiren,  ein  gute  1er  von  gaistlicher 
ordnung,  von  den  nûczen,  die  einen  gaistlichen  menschen 
bekumt  im  clbster,  ein  gute  1er  von  tugenden,  die  X  gepot 
mit  der  auszlegung,  die  VII  oracion  mit  kurczer  auszlegung. 
Das  puch  haben  die  swester  geschriben. 
VII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  ein  fruchtpere  predig gaistlichen 
menschen  :  Audi  filia  et  fide  (!)  et  inclina  aurem  tuam,  und  vil 
sendprief,  von  dem  closter  lebcn  frog  und  antwort  und  von 
dem  heiligen  gaist  mynnenden  glûnsenden  glensterlein  und 
sagt  auch  von  closterleuten  und  ein  gute  1er,  die  den  obern 
zu  gehôrt. 

Das  puch  haben  die  swester  geschriben. 
VIII.  Jtem  cin  puch,  das  helt  in  im,  [wie]  die  voikumen  und  die- 
mùtig  erkantnùsz   sein   selbs   nùcz   sey,    von   den    noficzen 
anweiszung  ein  gut  und  nùcz  1er  und  von  den  ampten  des 
ordens,  das  die  swestern  da  von  untervveisunge  nemen. 
IX.  [Jtem  ein  regel  mit  einer  kurczen  zusetzung  Hugo. 
X.  Jtem  mer  ein  ait  regel  mit  einer  kurczen  auslegung  Hugo. 
XI.  Jtem  mer  ein  regel  und  constitucion  pey  ein  ander  (die  hat 

man  den  swestern  zu  Gotzzell  geben). 
XII.  Jtem  ein  ait  auslegung  uber  die  regel  von  dem  ervvirdigen 
meister  Hugo  von  sant  Victor. 

XIII.  Jtem  mer  ein  regel  und  ein  constitucion  pey  ein  ander. 

XIV.  Jtem  ein  news  puch,  dar  an  stet  die  amptsvvester,  was  yder 
zu  gehor,  und  etiich  epistel  und  etlich  gut  matery  aus  der 
constitucion  und  der  conversen  swester  und  pruder  regel  und 
von  sant  Dominicus  rew,  eins  geistlichen  lebens  form  ;  ist 
von  ....  abgeschriben  worden  von  den  swestern. 

XV.  Jtem  ein  regel  und  constitucion,  teutsch  ;  hat  swester  Clar 

Keyperin  geschriben. 
XVI.  Jtem  ein  puch,  stet  an  die  auslegung  des  ervvirdigen  lerers 

Hugo  von  sant  Victor  uber  s.  Augustinus  regel  ;  hat  swester 

Clar  Keyperin  geschriben. 
XVII.  Jtem  ein  puch,  do  steran  ein  lateinisch  regel  und  constitucion 

und  ein   teutsch   regel   und   constitucion   und   daz  calendas 

teutsch  und  die  stacione. 


-     i33     - 

Jtem    daz    puch    hat    swcster    Clara    Keiperin    ge- 
schriben. 
XVIII.  Jtem  cin  puchlein  von  der  unterweisung  der  noviczen.  Mat 
swcster  Keiperin  gcschriben. 


I.  Jtem  ein  puch,  das  hcit  in  im  unsers  heiligen,  vvirdigen, 
liochgelobten  vaters,  sanctus  Dominicus,  leben  und  seine 
wundervverck. 

Das  puch  hat  swester  Elszpet  Schwertin  und 
swester  Kùngunt  Nikiasin  geschriben. 
II.  Jtem  ein  puch,  das  heit  in  im  das  leben  von  dem  dyner  der 
ewigen  weiszhcyt,  des  seligen  pruder  Seusen,  und  dar  nach 
aïs  er.  geschriben  hat  das  puch,  das  man  nennet  die  ewigen 
weiszheyt,  und  sein  andechtig  sendpriefiF  zu  seinen  andech- 
tigcn  tt'ichtern. 

Das  puch  hat  geschriben  swester  Barbara  Rùczin 
und  swester  Nikiasin. 

III.  Jtem  ein  puchlein,  dar  an  stet  die  ewig  weiszhevt. 

Das  puchlein  ist  swester  Margreth  Kôpfin,  das  hat 
ir  ir  swester  loszen  schriben. 

IV.  Jtem  ein  puchlein,  dar  an  stet  die  ewig  weiszheyt,  und  ist 
pergamen. 

Das    puchlein    ist    vor    der    reformyrung    hynnen 


V.  Jtem  ein  puchlein,  das  helt  in  im  zum  ersten  die  ewigen 
weiszheyt  und  von  gedult  und  von  VI  stùcken,  die  ein  mensch 
an  im  haben  sol. 

Das  puchlein    procht   swester  Kathrein   Tucherin 
herei  n. 
VI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  XXIIII  collacion  der  heiligen 
altveter,  die  uns  unser  erwirdiger  vater,  maister  Jo- 
hannesNyder,  liesz  schriben  zu  Pasel. 
VII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  XXIIII  collacion  der  heiligen 
.  altveter. 

Das  puch  hat  swester  Kùngunt  Nikiasin  geschriben. 

Vlll.  Jtem  ein  puch.  das  helt  in  im  die  XXIIII  harpfen,  und  sint 

predig  ausz  den  XXIIII  collation,  die  unser  erwirdiger  lieber 

vater,  maister  Johannes  Nyder  selig,  getan  hat.  Dar  nach  stet 


—     i34    — 

Humbertus  epistel  von  den  dreyen  hochwirdigen  wesenlichen 
reten  und  von  dem  heiligen  sacrament  und  von  sant  Katherina 
de  Senis. 

Das    puch    procht    swester    Kùngunt    Schreiberin 
herein. 
IX.  Jtem  ein  puch,  dar  an  sten  die  XXIIII  alten. 

Das  puch  proc  ht  s  westerKath  rein  Tue  h  crin  herein. 
X.  Jtem  ein  puch,  dar  an  stet  die  XXIIII  alten,  das  hat  uns  die 
ait  HansGrolatin  geschickt,  der  alten  Kùnczin  Jm- 
hoff  swester. 
XI.  Jtem  ein  puch,  das  sagt  von  der  heiligen  altveter  leben,  wie 
sic  in  der  wûst  und  anderswo  und  eynod  gelebt  haben. 
Das  puch  haben  die  swester  geschriben. 
XII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  der  heiligen  altveter  sprùch 
und  1er. 

Das  hat  swester  Niklasin  geschriben. 

XIII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  etlich  altveter  leben,  sprùch  und 
1er  und  von  etlichen  heiligen  legent,  sant  Sebolt,  von  XII  clos- 
nerin  und  hùbsch  1er  von  dem  guten  Job,  sant  Sébastian, 
sant  GristolTolus,  sant  Michahel,  sant  Lucia,  von  unser  lieben 
frawen,  als  sie  enpfangen  wart  im  muterleib. 

Das  puch  procht  swester  Kat  h  rein  Tu  cher  in  herein. 

XIV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  :  zum  ersten  sagt  es  von  dem 
fegfewr,  dar  nach  von  dem  irdischen  und  hymelischen  para- 
disz,  dar  nach  das  puch  Abcdarius. 

Das  procht  swester  Kùngunt  Winklerin  herein. 
XV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  der  Lucidarius  und  von  dem 
heiligen    Patricius    und    von    einem    unbereiten    sterbenden 
menschen  und  die  frag  des  maisters  in  astronomia  und  Sibilla 
weissagung,  gereimt. 

Das  puch  hat  swester  Kathrcin  Tucherin  herein 
geprot. 
XVI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  dem  heiligen  sacrament, 
der  maister  und  die  gevvissen,  von  sant  Katherina  de  Senis 
und  Tundalus  fegfewr,  von  peten,  was  gnoden  und  nucz  dar 
an  ligt,  und  XII  nùcz,  die  uns  got  umb  leiden  gibt,  und  von 
unser  lieben  frawen  schiedung. 

Das  puch  ist  vor  der  reformyrung  hynnen  gwest. 
XVII.  Jtem  ein  dùn  puch,  das  helt  in  im  gut  1er  von  der  heiligen 
sprùch  und  ein  passion. 


i35    — 


Das  puch  scickt  uns  Eberhart  Flexdorffer. 
XVIII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  sant  Hilgarten  weiszsagung, 
dar  nach  das  puch  der  ewigen  weiszheyt. 

Daspuchistvorderreformyrunghynnengewest. 
XIX.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  legent  der  hochwirdigen 
junckfrawen  und  marterin  sant  Katherina,  unser  hochgelobte 
patron,  ais  ir  Icbcn  und  leiden  und  ire  wunderwerk  noch 
ein  ander. 

DaspuchhatswesterKùnguntNiklasingeschriben. 
XX.  Jtem  ein  puch,  das  ist  ein  passional  der  lieben  heiligcn,  und 

ist  das  wintcrtaii,  und  ist  pergamen. 
XXI.  Jtem  ein  pergamen  puch,   das  ist  ein   passional  der  lieben 
heiligen,  und  ist  das  summerlail. 
XXII.  Jtem  ein  puch,  das  ist  ein  gcreymtz  passional,  und  sten  etlich 
heiling  dar  ynnen,  und  ist  pergamen. 

Item   die    vorgeschriben    III    pùcher    sint    vor    der 
reformyrung  hynnen  gewest. 

XXIII.  Jtem  ein  puch,  das  ist  ein  passional  von  den  lieben  heiligen, 
und  ist  das  wintertail. 

XXIV.  Jtem  ein  puch,  das  ist  ein  passional  der  lieben  heiligen,  und 
ist  auch  vast  das  wintertail,  aber  das  recht  summertail  haben 
wir  nicht  an  den  II  pùchern. 

Jtem  die  vorgeschriben  czwey  pùcher  hat  uns  der 
Sebolt  Tuchergeschikt. 
XXV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  sant  Ursula  als  ir  leben 
und  leiden  und  ir  geselschaft  und  herfart  und  auch  von  der 
heiligen  frawen  sant  Brigitta. 

Das    puch    hat    swester    Kùngunt    Nikiasin    und 
swester  Ursula  Geiselherin  geschriben. 
XXVI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  sant  Katherina  de  Senis  leben 
und  ir  wunderwerk. 

Das  puch  pracht  swester  KatherinaTucherin  hère  in 
[daz  puch  hat  man  den  swestern  von  Steten  geben]. 
XXVII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  sant  Elszpet  aïs  ir  leben 
und  ire  wunderwerk. 

Das  puch  pracht  swester  Rathrein  Tucherin  herein. 
XXVIII.  Jtem  ein  puch  in  eim  conpert,  das  helt  in  im  das  leben  der 
seligcn  sant  Dorothea  von  Preusen  und  sant  Augustinus  1er. 
die  er  seiner  muter  hat  geschriben  und  gelert. 

Das  puch  pracht  swester  Elszpet  Karlinzu m  closter. 


—     i36    - 

XXIX.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  etlich  legent  von  den  lieben 
heiligen,  als  mans  den  gepredigt  hat  ;  und  zu  foderst  stet  von 
dem  gelauben,  von  der  ofFen  pcicht  und  peten  und  piten  und 
von  dem  suntag. 

Das  puch  hat  uns  ein  deuczscher  hergeben. 
XXX.  [Jtem  ein  puch,  stet  an  unsers  heiligen  vaters  s.  Vincencius 
legend  und  sein  predig  und  1er  und  der  meister,  den  ein  paur 
lert,  und  sust  vil  schoner  predig  und  1er. 
XXXI.  Jtem  ein  puch,  stet  an  von  dem  enphahen  unsers  herren  Icich- 
nam  und  gut  materi,  das  ist  ein  niderlendsch  sprach,  und  von 
dem  meister  und  leyen  und  sust  mancherley  gesamet  marteri. 
XXXII.  Jtem  ein  puch  ist  pergemein,  ist  von  XLIl  tugenden,  als  der 
grosz  Albertus  schriben,  und  dor  nach  von  rew  und  peicht 
und  von  sunden. 

Jtem  das  puch  procht  swester  Clar  Paumgartnerin 
herein. 

XXXIII.  Jtem  ein  pùchlein  mit  vil  guter  1er  und  predig  und  von  der 
wolsmeckenden  weizheit. 

Jtem  das  pùchlein  ist  swester  Anna  Kopin  gewest. 

XXXIV.  Jtem  ein  puch  von  tugenden  und  wie  man  die  gewinnen  sol 
und  von  der  heiligen  dryfatligkeit,  eine  schone  predig  von  sant 
Katherina  und  vil  ander  ding. 

XXXV.  Jtem  ein  pùchlein,  stat  an  die  ewig  weisheit. 

Jtem  die  II  vorgeschriben  pucherhatsw  es  ter  Ursula 

Hoschlin  herein  pracht. 

XXXVl.  Jtem  ein   puch   an  cinem  grunen  conpert,  dar  an  stet  sant 

F"ranczissen  leben. 

JtemdazpuchhatswesterClarReiperingeschriben. 

XXXVII.  Jtem  ein  aufgedruckt  puch  von  den  XXllll  harpfen,  als  si 

gepredigt  meister  Hans  Nider,  prior  zu  den  predigern. 
XXXVIII.  Jtem  ein  aufgedruckt  puch  von  der  rechtlichen  uberwindung 
Cristi  wider  den  sathan,  den  fursten  der  hell,  dor  noch  schon 
istory,  ob  einem  nuczer  sey,  ein  frauen  zu  nemen  oder  nit. 

Jtem  die  zwey  vorgeschriben  pucher  hat  man  uns 
gebcn  von  dem  Kuncz  Topler.] 

K 

I.  Jtem   ein    puch,   dar  an   stet  von   den   pebstlichen   rechten, 
summa  Johannis. 


-     i37    - 

Das  puch  gab  uns  vater  Jôrg  Vaidner. 
II.  Jtem  ein  puch,  dar  an  stet  von  den  kaiszerlichen  rechten. 

Das  puch  prochtswester  Kathrein  Tucherin  hcrein. 

in.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  erczney.  Zum  ersten  stet, 

von  den  IIII  eliementen,  aber  von  den  ellementen  und  von 

den  XII  mon  und  von  den  wunden  und  von  aderlaszen  ;  dar 

nach  von  manigeriey  erczney. 

Das  vorgeschriben  puch  ist  vor  der  reformirung 
hynnen  gewest. 
IV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  erczney.  Zum  ersten  stet, 
was  frumet  oder  schadet  dem  haupt,  dem  hirn,  den  czen,  den 
augen,  dem  magen,  dem  herczen,  der  lebern,  der  lungen,  dem 
milcz  und  andern  gelidern.  Dar  nach  stet  von  manigerlei 
ercznev. 

Das.  vorgeschriben  puch  hot  das  erst  teil  herein  in 
dascloster  geben  der  Peter  Kraft,  und  das  ander  teil 
hot  swesterKùnguntClosschreiberin  herein  procht. 


L 


I.  Jtem  ein  pergames  pùchlein,  das  helt  in  im,  das  man  den 
sterbenden  menschen  sol  vor  lesen  und  peten,  und  V  leczen, 
die  sant  Jeronimus  petet  an  seinem  end,  und  schône  gepet, 
wenn  man  das  heilig  sacrament  enpfhohen  wil  und  enpfangen 
hat,  und  von  unsers  lieben  herren  leiden. 

Das  pùchlein  ist  vor  der  reformyrung  hynnen  ge- 
west. 
II.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im,  das  man  den  sterbenden 
menschen  sol  vor  peten.  Zum  ersten  von  der  kunst  wol 
kùnnen  sterben  und  von  anvechtung  und  wie  man  eim  yeg- 
lichen  widersten  sol  und  das  man  den  sterbenden  frogen  sol 
und  wie  der  sich  gelert  wirt,  was  er  tun  sol,  und  wie  man  in 
sol  vermanen,  und  gut  nùcz  gepet,  die  man  sprechen  sol  vor 
den  sterbenden,  und  wie  man  in  got  enpfelhen  sol  und  ander 
.guter  matery  und  gepet  mer  etc. 

III.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  aile  matery  von  den  ster- 
benden menschen,  aïs  das  nechst  vorgeschriben  pùchlein  in 
im  helt.  Und  ist  in  ein  leder  gepunden. 

IV.  Jtem  ein  pergamens  puch,  das  helt  in  im  vil  schùner  gepet, 


—     i38 


ein  teil  von  etlichen  heiligen  und  von  dem  heiligen  sacrament 
und  von  dem  leiden  unsers  herren  und  von  dem  heiligen 
geist  und  von  der  heiligen  dryvaltikeyt  und  von  unser  lieben 
frawen  und  von  frog  und  gepet,  die  den  sterbenden  menschen 
zu  gehôrn.  Und  sten  sùst  vil  guter  1er  und  manung  dar  an. 
V.  Jtem  ein  pùchlein  in  eym  conpert,  das  helt  in  im  gute  gepet 
und  XV  pater  noster  mit  den  manungen  und  VII  tagczeyt 
von  unsers  herren  leiden  und  von  war  tugenden  zu  got,  dar 
zu  sich  der  mensch  keren  sol,  und  das  ewangelio  In  principio 
und  von  der  peicht  [hat  man  hingebenT. 
VI.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein  in  eim  conpert,  das  helt  in  im 
ein  predig  von  dem  heiligen  gaist  und  das  ewangelio  In  prin- 
cipio und  von  unsers  herren  leiden  und  lateinisch  und 
deuczsch  gepet  und  ein  predig,  wie  man  unsern  herren  be- 
kennen  sol  etc. 
VII.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein  in  eim  conpert,  das  helt  in  im 
schôn  predig,  die  sint  ausz  dem  ewangelio  genumen,  und  ein 
predig  von  der  mynnenden  sel  und  von  aygner  bekantnùsz 
und  ein  schône  matery  von  der  mynn. 

[Das  hat  man  auch  hingebenl. 
VIII.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  sant  Bernhartz  1er,  wie  man 
sich  halten  sol  in  einem  geistlichen  leben  etc.  und  von  den 
wercken  der  parmherczikeit,  die  unser  her  selbcr  tut,  und 
von  sibener  ley  wein,  die  unser  her  der  mynnenden  sel 
schenkt,  und  wie  unser  her  redt  und  zu  im  lokt  die  mvnnend 
sel  in  seinem  leiden:  und  mer  von  dem  leiden  unsers  herren 
etc.  und  sùst  vil  guter  ding  und  1er  etc.  und  zum  leczten  die 
IlII  einsprùch. 

Das  pùchlein  ist  pergamen  und  in  eim  conpert  gepunden 
[hat  man  hingeben]. 

Die  vorgeschriben  V  pùchlein  sint  vor  der  refor- 


myrung  hynnen  gewest. 


IX.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  zum  ersten  ein  niderlcn- 
dische  predig,  dar  nach  XIIII  stùk,  die  einem  geistlichen 
menschen  zugehôrt,  und  ein  schône  1er  von  dem  ewing  wort 
und  von  der  peicht  und  ein  geistliche  wiegen  von  dem  kindelcin 
Jhesus  und  gut  predig  und  schône  gepet  etc. 
X.  Jtem  ein  pùchlein.  das  helt  in  im,  wie  man  unsers  herren 
leiden  betrachten  sol,  und  die  nùcz  von  dem  heiligen  sacra- 
ment und  schône  gfepet  und  geistliche  liedlein. 


—     iSg    — 


Die  vorgeschriben  II  pùchlein  sein  unser  erwir- 
digen  muter  der  priorin,  swester  Gertrawt  Gewycht- 
macheryn. 
XI.  Jtem  ein  pùchlein,  das  heit  in  im  ein  lateinischer  kolender 
und  die  VII  psalter  und  die  G  betrachtung  und  vil  schôner 
gepet  und  zu  dreyen  mol  die  VII  zeitlein  von  unsers  herren 
leiden  ;  und  das  pùchlein  ist  pergamen. 
XII.  Jtem  ein  pergamen  pùchlein,  das  helt  in  im  unser  fravven  curs 
und  das  ampt  von  unser  lieben  frawen  und  ein  vigilg  und  die 
VII  psalter  mit  der  letenay  und  die  VII  czeitlein  von  unsers 
lieben  herren  leiden. 

XIII.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  schône  gepet  und  wie  man 
sich  unserm  herren  enpfelhen  sol  und  von  unser  frawen,  als 
sy  in  das  gepirg  ging,  und  ein  offne  peicht  und  sant  Dominicus 
gepet  und  vil  schôner  1er  von  unsers  herren  leiden  und  sancta 
Maria  virgo  per  illum  und  czeitlein  von  der  ewigen  weiszheit 
und  VII  czeitlein  von  unsers  herren  leiden  und  von  der  mesz. 
[Das  hat  man  hingeben. 

Die  III  vorgeschriben  pùchlein  sein  swester  Mar- 
gret  Jmhoff  gewest. 

XIV.  Jtem  ein  dicks  pergamen  pùchlein,  das  helt  in  im  gute  gepet 
und  ein  ofFne  peicht  und  von  unser  frawen  mitleidung  und 
VII  czeit  von  unsers  herren  leiden  und  die  VII  psalter  mit 
der  leteney  und  vil  guter  gepet  und  manung  und  ein  vigilg 
und  XV  pater  noster  mit  den  manungen. 

XV.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  den  curs  der  ewigen  weisz- 
heit  und  den  curs  von  unser  frawen  mitleidung  und  von  dem 
leiden  unsers  herren  und  die  VII  psalter  mit  der  leteney  und 
aber  die  Vil  wort,  die  unser  her  am  creucz  sprach,  da  vor 
sten  sy  auch,  und  die  auszlegung  uber  das  Salve  regina  und 
die  vigilg. 
XVI.  Jtem  ein  pergamen  pùchlein  in  eim  conpert,  das  helt  in  im 
den  curs  von  unser  lieben  frawen,  ein  vigilg  und  ein  leteney 
und  der  curs  von  der  heiligen  dryvaltikeit  und  ein  predig  von 
warer  bekantnusz  des  ewigen  lebens  und  aber  ein  solche 
predig  von  der  bekantnusz  gotz. 

Die  III  vorgeschriben  pùchlein  sein  swester  Kùn- 
gunt  Schrei  berin. 
XVII.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein,  das  helt  in  im  von  den  prùdern 
auf  dem  perg,  wie  die  pracht  haben  in  das  lanl  das  ay  n  sy- 


—     140    — 

dellich  leben,  und  sint  gut  1er  von  ynner  iind  auszer  leben, 
und  zuleczt  von  dem  heiligeii  sacrament. 

(Das  hat  man  den  von  Regenspurck  geben). 
XVIII.  Jtcm  cin  dicks  pùchlein,  das  helt  in  im  eytel  gut  predig  und 
1er  von   unserm  herren  und  von  den  hciligcn,  die  sten  ail 
durch   ein   ander,    und   zum   leczten   sten  gut  manung  von 
unsers  herren  leiden. 

(Das  hat  man  auch  hingeben.j 
XIX.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  schône  gepet  von  der  hci- 
ligen  dryvaltikeyt  und  gepet  von  unserm  herren  und  von  dem 
heiligen  sacrament.  (Das  hat  man  hingeben). 
XX.  Jtem  ein  dicks  pùchlein,  helt  in  im  schône  gepet  zum  ersten 
latein,  dar  nach  schône  gepet  von  unser  frawen  und  von 
unserm  herren  und  ein  gute  1er  und  berùrung  der  gewissen 
und  von  fùrsichtikeyt  des  lebens  und  ein  schône  vermanung 
von  unsers  herren  leiden  und  mer  gepet  und  ein  1er  von 
XII  tugenden  und  die  auszlegung  des  glaubens  und  111  gepet 
von  dem  heiligen  sacrament. 

Die  vorgeschriben  IIIl  pùchlein  hat  swester  Kath- 
rein  Tucherin  herein  gebracht. 
XXI.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein,  das  helt  in  im  sant  Katharina 
curs  in  latein,  dar  nach  V  gepet  in  deuczsch  von  sant  Katherina, 
dar  nach  unser  lieben  frawen  metten. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  ist  swester  Katherina 
Rùczin  gewest,  und  hâtes  selbergeschriben. 
XXII.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  ym  zum  ersten  schône  gepet 
von  dem  heiligen  sacrament,  dar  nach  von  XV  pater  noster 
und  schône  gepet  von  sant  Erasme  und  schône  gepet  zu 
unserm  herren  und  ein  gepet  von  dem  engel  und  schône  gepet 
von  unser  lieben  frawen  und  aber  schône  gepet  zu  unserm 
herren  etc. 

Und  das  pùchlein  hat  ein  plobs  uberczug. 

(Das  hat  man  swester  Sophya  geben.) 

Das  vorgeschriben  pùchlein  hat  swester  Katherina 
Tucherin  herein  pracht.  (Das  pùchlein  hat  swester 
Sophya  Wolffkelin  hingeben). 
XXIII.  Jtem  ein  pùchlein  in  eym  conpert,  das  ist  pcrgamenen  und 
papiren.  das  helt  in  im-zum  ersten  vil  monition  in  latein  ;  dar 
nach  stet  ein  schôns  gepet  zu  unserm  herren  und  ein  schôns 
gepet,  wenn  man  dUs  heilig  sacrament  wil  enpfohen  und  der 


-     t4t     - 


curs  der  cwigen  weiszheyt  und  der  curs  von  dem  leiden 
unsers  hcrren  :  dar  nach  stcn  vil  schoner  gepet  zu  unserm 
herren  und  mer  czeitlein  von  dem  leiden  unsers  herren  und 
auch  schône  gepet  von  unser  frawen  und  gut  1er  etc. 

(EIs  Schurstabin.) 
XXIV.  Jtem  ein  pùchlein  in  einem  roten  losch,  das  heit  in  im  zum 
ersten  ein  schôns  gepet  von  unser  lieben  frawen.  Darnach 
sten  vil  schoner  gepet  zu  unserm  herren  und  zu  unser  lieben 
tVauen  und  von  den  engel.  Und  die  gepet  sten  aile  unter  ein 
ander.  Dar  nach  stet  sant  Bernhartz  gepet,  das  er  von  mynnen 
unter  dem  kreucz  gemacht  bat,  und  ein  schôns  gepet  von 
dem  heiligen  geist  und  aber  schoner  gepet  zu  unserm  herren 
und  czeitlein  von  dem  leiden  unsers  herren  etc. 

(Das  hat  man  der  Schurstabin  geben.) 

Die  II  vorgeschriben  pùchlein  sein  swestcr  Barbara 
Mugenhofferin  gewest. 
XXV.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein,  das  helt  in  im  zum  ersten  unser 
lieben  frawen  kron  oder  krenczlein,  dar  nach  die  frewd  von 
sant  Maria  Magdalena  und  schône  gepet  zu  unserm  herren 
und  der  glaub  und  pater  noster.  Dar  nach  aber  vil  schoner 
gepet  und  segen  und  die  VII  psalm  in  latein  und  ein  schôns 
gepet  zu  unserm  herren  und  die  VII  rùfF  unsers  herren  und 
etlich  psalm  in  latein  und  aber  schône  gepet  und  ein  letenei. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  istvorderreformyrung 
hynnen  gewest. 
XXVI.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein,  das  helt  in  im  von  der  kraft 
der  sel. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  hat  uns  herein  gegeben 

die  junckfraw  Elspet  Ellingerin. 

XXV^II.  Jtem  ein  pergamens  pùchlein  in  einem  conpert  mit  einem 

roten  uberzug,  das  helt  in   im  die  ewangelio  sant  Matheus 

und  sant  Johannes  und  sant  Lucas  und  die  epistel  sant  Pauls 

und  sant  Jacob  und  sant  Peter  und  sant  Johannes  und  sant 

Judas. 

XXVIII.  Jtem  ein  pùchlein  in  eim   roten  conpert,   dar  an   stet  sant 

.  Brigitta  leben.  (Daz  hat  swester  ApoloniaJmhoff  zu  Hohenaw.) 

Die  II  vorgeschriben  pùchlein  sein  der  alten  Rùn- 
czi  n  J  m  hoff  gewest. 
XXIX.  Jtem  ein  pùchlein,  daz  helt  in  im  gut  1er  von  der  liebhabung 
gotz  und  gut  1er  von  dem  newen  jor  und  von  dem  armen 


—     142    — 

Icben  und  von  dreien  willen  gotz  und  von  vierley  sùndern 
und  von  aigner  bekantnùsz  und  von  dem  schiflein  und  ein 
predig  Qui  spiritum  dei  und  von  unser  frawen  schiedung  etc. 
Das  vorgeschriben  pùchlein  ist  swester  Barbara 
Mugenhofferin  seligen  gewest. 
XXX.  Jtem  ein  puch  in  eim  conpert,  das  helt  in  im  die  ewangelio 
noch  dem  text. 

Das  vorgeschriben   puch   ist  vor  der  reformirung 

hynnen  gewest. 

XXXI.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  zum  ersten  von  dergewissen, 

dar  nach  stet,  wie  sant  Johannes  slief  und  ruet  auf  der  prust 

unsers  herren  an  dem  abentessen,  dor  ausz  er  tranck  und  sog 

VI  grosz  nucz  und  tugent,  und  heist  das  pùchlein  des  herczen 
Jhesu  Cristi,  und  gut  1er  und  von  unser  liebcn  frawen  und 
IX  czaichen  und  ùbung  der  rechten  diemùtikeyt  etc. 

(Das  hat  man  auch  hingeben.) 

Das  vorgeschriben  pùchlein  hat  swester  Ratherina 
Tucherin  selig  in  daz  closter  procht. 
XXXII.  [Jtem  ein  puch,  helt  in  ym  dcn  passion  unsers  hern  und  die 
gemahelschaft  der  cwigen  weiszhcit  und  die  X  pot  und  die 
redt  und  von  andern  sunten,  wie  die  volpracht  werden. 

XXXIII.  Jtem  ein  puch  von  vil  heilligen  und  allen  festen  collecten, 
oracion  oder  gepet  und  anders,  als  unter  ein  ander. 

XXXIV.  Jtem  ein  pùchlein,  von  mancherley  gebet  und  gut  1ère  und 

VII  tagczeit  von  dem  leiden  unsers  lieben  herren  und  sust 
mancherley  materi. 

(Das  pùchlein  hat  man  swester  Margret  Leitgebin 
zu  Goteszell  geben.) 
XXXV.  Jtem  ein  pùchlein,  do  stet  zu  m  !  ersten  sand  Bernhartz  gepet 
und  vil  ander  gepet  und  von  dem  leiden  Cristi  und  ander 
matery. 
(Das  hat  man  ir  auch  geben.) 
XXXVI.  Jtem  ein  pùchlein  ist  sant  Bernhartz  gepet  und  etlich  gepet 

von  den  sterbenden  menschen. 

XXXVII.  Jtem  mer  ein  pùchlein  von  vil  guten  gepeten  und  von  dem 

leiden  Cristi  und  vil  ander  matery  und  sant  Bernhartz  gepet. 

XXXVIII.  Jtem  der  selsalter,  uber  yden  psalm  ein  gepet;  hat  swester 

Niklasingeschriben. 

XXXIX.  Jtem  ein  pùchlein  von  dem  ewigen  wort,  wie  daz  gehort  wirt 

und  wo  es  geporn  wirt,  und  von  dem  sacrament  und  ein 


—     143     — 


epistel  zu  den  prudern  auf  dcm  perg  und  sust  cin  gut  ver- 
manung  und  von  einem  schawcnden  leben. 
(■'Haben  die  von  Regenspurk  hin.) 
Jtem  daz  puchlein  ist  ein  teil  herein  geben  worden 
von  her  Heinrich  Koczler  und  von  anders,  so  haben 
es  hinnen  die  swestern  ein  teil  geschriben,  swester 
Ursula  Pirckheimerin  und  swester  Keiperin. 
XL.  Jtem  ein  puchlein  von  der  kunst  zu  sterben  und  was  man 
einen  sterbenden  menschen  sol  tragen  und  vorsagen. 

Jtem  daz   puchlein    hat    swester   Ursula   Hoschlin 
herein  pracht. 
XLI.  Jtem  ein  puchlein  helt  vil  guter  gepet  von  unserm  herren  und 
dem  heiligen  sacrament  und  unser  frauen,  von  dem  leiden 
Cristi  und  etlich  ymnus  teutzsch. 
Jtem  daz  puch  ist  swester  Clar  Ridlerin  gewest. 
XLII.  Jtem  ein  puch  von  einem  sterbenden   unbereiten   menschen 
und  wic  sich  cins  bereiten   sol  czu  dem   tod  und  was  man 
einem  vorpeten  sol. 

Jtem  daz  puch  hat  geschriben  die  muter  supriorin 
Dorothea  Schurstabin. 
XLIII.  Jtem  ein  puchlein  von  sant  Katherina,  die  XXX  tag  ail  tag 
ein  gepet. 

Jtem  daz  puchlein  hat  uns  geben  der  erber  prister 
her  Ileinrich  Koczler. 
XLIV.  Jtem  ein  puchlein,  fet  an  :  Die  XXIIII  stund,  die  unser  her 
geliden  hat,  und  sant  Bernhartz  gepet. 

Jtem    daz    puchlein    ist    swester    Classchreiberin 

gewest. 

XLV.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  schon  gepet  von  den  festen  unsers 

herren,  unser  lieben  frawen  und  den   heilligen  und  ander 

matery. 

XLVI.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  vil  gepet  von  sant  Thoma  von 

Aquin  und  andere. 
XLVII.  Jtem  ein  aufgedruckt  puch  :  Ein  kostlich  geistlich  spigel  der 
selen,  und  hat  VII  capitel,  und  hat  der  couvent  kautt  umb 
XXXVI  den. 


—     144 


M 

I.  Jtem  ein  prcdigpuch,  das  helt  in  im  die  auszlegung  der 
VIII  selikeyt  und  XV  grad  rechter  gedult  und  XV  czaichen 
rechter  diemutikeyt  und  die  auszlegung  des  engelischen  grusz 
und  wie  das  zu  kum,  das  der  mensch  lang  nicht  mùg  an  tod- 
sùnd  sein,  und  von  dem  gaistlichen  krieg  und  von  dem  gaist- 
lichen  paumen  und  von  junckfrawlich  rainikait  und  von  dem 
leiden  unsers  herren  und  wie  ein  mensch  sein  creucz  auf  sich 
nemen  sol  und  von  IIII  viellen  und  ein  predig  Justum  deduxit 
und  war  umb  unser  her  sein  V  mynnenczaichen  behalten  hat. 
und  von  peten  etc.,  sant  Paulus  epistel  :  Legt  an  euch  einen 
ncwen  menschen,  von  den  VII  todsùnden  und  ave  Maria. 

Das  vorgeschriben  puch  ist  uns  worden  von  der 
junckfrawen  Anna  Grasserin  und  von  der  junck- 
frawen  Elspet  Sailerin. 
II.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im,  wie  ein  mensch  sein  creucz 
auf  sich  nemen  sol,  und  von  IIII  vellen  und  ein  predig  Justum 
deduxit  und  war  um  unser  her  sein  V  mynneczaichen  behalten 
hat  und  von  peten  und  der  pater  noster  und  die  epistel  sant 
Paulus  :  Legt  an  euch  einen  newen  menschen  und  von 
VII  todsùnden  und  von  der  selikeyt  und  wie  ein  closter 
geleicht  wirt  dem  irdischen  paradisz  und  von  der  leiplichen 
schôn  unsers  herren  und  unser  frawen  und  XV  staffel  unser 
frawen  und  ein  predig  von  unser  frawen  schiedung  und  von 
den  X.  gepoten  und  von  den  heiligen  drey  kùnig. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  tail  ist  vor  der 
reformirung  hvnnen  gewest,  das  ander  tail  haben 
die  swester  geschriben,  und  das  drit  tail  hat  swester 
Margret  J  mhoff  herein  procht. 
III.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  dem  aufsteigen  der  sel  und 
absteigen  und  II  predig  von  der  kirchweih  noch  ostern  und 
ein  predig  von  den  engelen  und  ein  predig  von  sant  Jeronimus 
und  ein  predig,  war  umb  sich  got  der  sel  enczeucht,  und  ein 
predig  aus  der  epistel  am  XVII.  suntag  noch  der  heiligen 
drivaltikeyt  octaven  :  Wandert  wirdiclich  noch  der  berùft'ung, 
und  ein  predig  von  allen  heiligen  und  ein  predig  von  dem 
heiligen  geist  und  ein  predig  von  sant  Johannes,  dem  taulfer. 
und  ein  predig  ausz  dem  ewangelio  von  den  X  sundersichen 


-    .45    - 

und  mer  ein  prcdig  von  dem  hciligcn  sacrament  und  von  dcm 
heiligcn  sacrament  die  VI  namen. 

Das  vorgeschriben  piich  das  erst  tcil  hat  uns  der 
vatcr  prior  zu  Aystett,  Egidius  S\ver(s)tman,  gegeben 
unddasanderteil  habcn  dicswestergeschriben. 

VI.  Jtem  ein  pucli,  das  helt  in  im  XII  cap.,  dar  ynnen  sten  vil 
schôner  exempel  und  1er,  und  ist  gedeilt  in  frog  ;  und  wie  die 
sel  das  aller  sùst  kint  Jhesus  duroh  die  gnad  gaistlichen 
enpfangen  hat  etc.  und  die  IIII  einflùsz  oder  einsprechen  und 
ein  schône  1er  einem  gaistlichen  menschen  und  C  artikel  von 
dem  leiden  unsers  herren  und  ctlich  ewangelio  und  epister 
mit  irer  auszlegung  und  vil  guter  1er  und  der  passion  oder 
mitleidcn  unser  frawen  und  der  aplas  des  teutschen  ordens. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  halb  teil  hat  uns 
der  vater  Jôrg  Valner  geschriben  und  gegeben.  und 
das  an  der  teil  ist  von  manigerley  her  kumen. 
V.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  dem  nachvolgen  dem 
leben  Jhesu  Cristi  und  versmehen  die  werlt  und  von  der 
ofTenwarung  sant  Brigitta  und  schôn  nucz  1er,  die  den  gaist- 
lichen leuten  zu  gehôrt,  und  von  den  IIII  einsprechen  und 
von  dem  unterscheid  czwischen  teglichen  sûnden  und  tôt- 
lichen  und  von  dem  reich  der  hymel  und  gut  1er  den  junck- 
fravven  und  andern  menschen  zunemen  in  den  tugenden  und 
von  dem  mitleiden  unser  frawen  und  Anshelmus  und  von 
dem  heiligen  sacrament  die  VI  namen  und  schon  1er  von  den 
creften  der  sel  und  den  puszpsalm  ein  auszlegung  und  mer 
vil  schôner  guter  1er. 

Das  vorgeschriben  puch  hat  uns  ein  teil  gegeben 
vater  Jôrg  Valner,  und  ein  teil  ist  uns  sùst  in  maniger 
ley  weis  worden,  und  das  leczt  teil  ist  uns  worden 
von  deralten  KùnczinJmhoffseligen. 

VI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  das  ewangelium,  aïs  der  erigel 
kam  zu  Maria,  und  ein  predig  am  III.  ostertag  und  von  unsers 
herren  leiden  und  der  pater  noster  mit  der  auszlegung  und 
der  glaub  und  wie  unser  her  dispunsirt  auf  die  heiligen  czeyt 
.mit  fùnferley  menschen,  und  von  dem  namen  Jhesus  und  ein 
predig  von  der  pusz  und  ein  predig  von  der  vasten  und  vil 
schôner  1er  und  Samuelis  etc.  und  aber  von  dem  leiden 
unsers  herren  und  ein  predig  von  den  junckfrawen.  Dar  nach 
sten  vil  schôner  und  guter  1er. 


—     146    — 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  ist  uns  worden 
von  der  junckfravven  Barbara  Kressin  seligen,  das 
ander  teil  ist  vor  der  reformyrung  hynnen  gewest. 
VII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  von  der  heiligen  mesz  und  vil 
schôner  figur  ausz  der  alten  e  und  ein  schône  1er,  der  maistcr 
und  der  junger,  und  der  mynnespiegel  und  von  sùnden  und 
von  peichten,  die  X  gepot,  die  VII  todsùnd,  die  V  synn,  die 
VI  werk  der  parmherczikeyt,  die  VII  gob  des  heiligen  gaistes, 
die  VIII  selikeyt,  die  IX  fremden  sùnd,  die  IIII  rùffenden 
sùnd,  die  sùnd  in  den  heiligen  gaist  etc.  und  der  curs  von 
unser  frawen  und  das  ampt  von  unser  frawen  und  der  spiegel, 
dor  ynnen  sich  die  sùnder  beschawen,  und  von  der  mesz  und 
was  bedeut  der  priester  gewani  etc.  und  von  dem  krieg  der 
tugent  und  der  untugent. 

Das  vorgeschriben  pucii  hat  swester  Ratherina 
Tuchcrin  selig  in  das  closter  procht. 
VIII.  Jtem  ein  puch.  das  helt  in  im  von  dem  namen  Jhcsus  und 
von  dem  pater  noster  und  von  der  lieb  gotz  und  ein  predig 
von  dem  reich  gotz  und  wie  die  stat  zu  Rom  gepawet  wart 
und  von  wem  und  auch  von  den  kirchen  und  aplas  zu  Rom 
und  von  sant  Dominicus  leben  und  von  der  heiligen  Lang- 
manyn  und  ein  gepet  mit  XV  pater  noster  und  von  sant 
Franciscus  leben  und  von  sant  Claren  leben. 

Das  vorgeschriben  puch  die  ersten  H  quatern  sein 
uns  von  der  K.eipperin  kumen,  und  das  ander  teil  des 
puchs  ist  vor  der  reformyrung  hynnen  gewest,  und 
das  dritt  teil  hat  swester  Margret  Jmhoff  in  das 
closter  procht. 

IX.  [Jtem  ein  puch,  do  stet  zu  erst  von  den  VI  nomen  unsers 
herren  leichnam,  dor  noch  von  den  VII  sacramenten,  die 
beteuten  VII  prunnen,  und  die  regel  salvatores  und  etlich 
ander  und  collecten  und  von  unsers  [herren]  leiden  und  von 
dem  heilligen  sacrament,  war  umb  sich  unser  her  selber 
cnpfing,  und  ander  matery. 
X.  Jtem  ein  puch,  helt  ein  schone  predig,  fecht  an:  Confirmamini, 
und  ein  offen  schuld. 

XI.  Jtem  ein  puch,  do  sten  gar  gut  predig  an  und  sust  von 
manchcrley  materi  gut  1er  und  gepet  und  von  einem  frewlein 
und  einem  meister,  und  stet  als  unter  einander,  und  etlich 
predig  von  dem  Tawler. 


-     147    - 


XII.  Jtem  ein  puch,  sten  vil  schoner  predig  an,  die  vater  Gerhart 
und  vater  Herolt  und  meister  Michel  gepredigt  haben. 
Jtem  daz  puch  hatCecilia  Rotingeschriben. 

XIII.  Jtem  ein  puch,  sten  an  die  VII  tagzeit  von  unsers  liben  herren 
leiden  und  vil  schoner  gepet  und  die  auslegung  uber  den 
psalm  Miserere  mei  deus. 

XIV.  Jtem  ein  puch,  stet  an  die  teuczsch  vigili,  der  kursz  von  dem 
heiligen  geist,  der  kurs  von  unser  liben  frawen  und  aber  ein 
kurs  von  unser  frauen  mitleiden  und  vil  schoner  gepet  und 
gute  1er  und  die  VII  salm  mit  der  leteney. 

XV.  Jtem  ein  puch,  stet  an  der  kurs  von  unser  liben  frawen  und 
die  vigili  und  die  Vil  psalm  mit  der  leteney  und  Xll  nucz 
von  dem  heilligen  sacrament. 

XVI.  Jtem  ein  puch  von  der  gemahelschaft  der  ewigen  weisheit  und 
sant  Bernhartz  gepet  und  sust  vil  guter  gepet  und  1er. 

XVII.  Jtem  ein  puch,  stet  an  der  kurs  von  dem  leiden  unsers  lieben 
herren  und  dornach  vil  von  dem  leiden  unsers  lieben  herren 
und  von  der  kunst  wol  czu  sterben. 

Die  vodern  11  pucher  hat  vater  Mathias  Weins- 
perger  swester  Vornanen  geben. 
XVIII.  Jtem  ein  puch,  stet  an  ein  predig:  Seht  an,  der  kung  hat 
mich  gefurt  in  seinen  weinkeler,  und  ein  kurs  von  dem 
leiden  unsers  lieben  herren  und  die  regel,  die  sant  Jeronimus 
hat  geschriben  ad  Eustochiam,  und  ein  predig  von  dem 
gelubd,  daz  der  mensch  in  der  tauf  gethan  hat,  und  ander 
materi. 

Jtem  ein   puch,  stet  an  der  kurs  von  unser  lieben   frawen 
tewsch  und  die  VII  psalm  und  vigily  und  vil  guter  pet  von 
den  heilligen  und  von  dem  heilligen  sacrament. 
Jtem  ein  puch  von  einem  voUkomen  armen  leben,  dor  durch 
der  mensch  kumpt  czu  einem  schawenden  leben. 

Das  puch  hat  swester  Margret  Nuczlin  geschriben. 
Jtem  mer  ein  puch,  ist  daz  erst  teil  von  einem  armen  leben. 
Jtem  mer  ein  puch,  ist  daz  ander  teil,  wie  man  sol  kumen 
zu  einem  armen  leben,  dar  durch  man  crlangt  ein  volkomen 
-schawenden  leben. 

Dise  zwey  pucher   hat  swester  Clar   Keiperin  ge- 
schriben. 
XXIII.  Jtem  ein  puch  von  XII  sterben  und  von  einem  volkomen 
wurckenden  leben.  und  ist  daz  erst  teil. 


XIX. 


XX 


XXI 
XXII. 


-    148   — 

XXIV.  Jtetn    mer    daz    ander    puch  ,    sagt    von    eincm    volkomen 
schawenden  leben. 

Jlem  dise  II  puchlein  haben  die  swestern  geschri- 
ben,  und  hat  gepredigt  und  gemacht  der  erwirdig 
vater  prior  zu  den  predigern,  Peter  Kirchslag,  und 
unser  peichtiger.  vater  Hasz,  hat  sy  uns  teuczsch 
lasen  machen. 
XXV.  Jtem  ein  puchlein  von  XXIIII  sachen  des  inwendigen  leydens 

Cristi,  als  es  s.  Bernhardinus  gepredigt  hat. 
XXVI.  Jtem   noch  cin  puchlein  von  XII  sundern  fruchten,  als  sy 
auch  s.  Bernhardinus  gepredigt  hat. 

Jtem   dise    11    puchlein    hat  swester  Klar  Kcipcrin 
geschriben. 
XXVII.  Jtem  ein  puch  von  der  peicht  und  sunden  und  kurcz  aus- 

iegung  des  pater  noster  und  ave  Maria. 
XXVIII.  Jtem  ein  puch,  sten  an  die  VIII  seligkeit  und  von  peicht  und 
pus  und  rew  und  sust  vil  guter  matery. 

Jtem   die    II   pucher   hat  swester  Ursula   Hoschlin 
hcrein  pracht. 
XXIX.  Jtem  ein  puch,  ist  gedruckt,  stet  an  gut  unterweisung,  wie 
sich  ein  mensch  halten  schol  in  siten  und  in  der  ee,  und  von 
der  tugentlichen  frauen  geysel  und  von  erczney. 

Jtem  daz  puch  istunsgebenvondem  KunczTopler. 
XXX.  Jtem  ein  puch  in  einem  conpert,  helt  die  IIII  passion  in  latein, 
als  sy  die  IIII  ewangelisten  schreiben. 
JstunswordenvondemKunczTopler.] 


N 

I.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  zum  ersten  ein  gute  1er  allen 
gaistlichen  leuten  und  sc^ôn  1er  von  junckfrawlicher  rainikeyt 
und  von  einer  gaistlichen  clausen  und  von  einem  volkumen 
leben  und  von  einem  bescheulichen  leben  und  von  gôtlicher 
mynn  und  die  acht  tag  des  newen  jors,  wie  man  sich  beraiten 
sol  zu  dem  kindlein  Jhesus. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  ist  uns  worden 
von  einem  herren  von  Kasstel,  und  das  ander  teil  hat 
unsgegebcn  swester  Anna  Kôppin  muter. 
II.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  zum  ersten  ein  gaistlich  gaisel 


—     '49    — 

und  slaffel  iind  das  abentessen  oder  abentessen  (!)  und  ein 
prcdig  von  der  kùndung  unsers  liebcn  hcrren  und  ein  prcdig 
von  der  schiedung  unscr  frawen  und  von  junckfrawlicher 
rainikait  und  von  XXIIII  ursach,  dar  um  unser  her  den  ausz- 
crwelten  enczeucht  gewônlich  gnad  und  trost,  und  sequencie 
von  unser  t'rawen  und  ein  gaistlich  krancz  und  von  Barlaani 
und  die  sequencie  von  unsers  herren  leichnam  etc.  und  wic 
die  sel  klagt  uber  den  leichnam  etc.  und  zu  den  VII  czeiten, 
aile  herschaft  die  (!)  und  die  sequencia  Ave  virginalis  und  wic 
ein  tochter  kom  zu  einem  predigercloster  und  von  unser 
frawen  und  von  dem  hausz  der  consciencic.  ' 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  hat  swester 
Ratherina  Tucherin  selig  in  das  closter  procht,  und 
dasanderteil  haben  die  swester  hynnen  geschriben, 
und  d.as  III  teil  haben  uns  die  swester  von  Steinpach 
geschicktodergegeben. 

III.  .Item  ein  puch,  das  helt  in  im  ein  geistlichs  lied  und  ein  gepet 
zu  unserm  herren  und  das  Veni  sancte  und  Veni  creator  zu 
teutsch  und  der  mandelkern  und  schôn  und  gut  1er  und  gepet 
zu  unserm  herren  und  von  unser  frawen  und  ein  mvnsams 
gesprech  von  dem  heiligen  sacrament,  wie  der  junger  den 
meyster  fregt,  und  hebt  sich  an  :  Audi,  filia  etc.  und  der 
spiegel,  dar  ynnen  sich  die  sùnder  beschawen,  und  die  IIII 
letzten  und  von  den  X  gepoten. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  ist  swester 
Clar  Nûczlin  selig  gewest,  und  das  an  der  teil  hat  uns 
die  ait  Kùnczin  J m hoff  gegeben ,  und  das  III.  teil  ist 
uns  von  Steinpach  worden. 

IV.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  die  IX  fels  und  von  den  junck- 
frawen  und  von  dem  leiden  unsers  herren. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  hat  swester 
Katherina  Tucherin  herein  procht,  und  das  ander 
teil  istderalten  Kùnczin  Jmhoffgewes  t. 
V.  Jtem  ein  puch,  das. helt  in  im  ein  abgeschrift  eins  priefs,  und 
die  materi  sagt  von  rechtem  worem  sicherm  andacht,  und 
II  gepet  zu  unserm  herren  und  ein  sendprieff  und  gut 
1er  von  dem  heiligen  sacrament  und  schôn  gepet  von  dem 
heiligen  sacrament  und  gut  1er  und  die  jor  und  wochen 
und  tag  und  stund  und  czal  ,  dar  ynnen  unser  her 
enpfangen,  geporn,  gemartert,  gecreuczigt  etc.    wart  ;    und 


—     i5o    — 

dar  nach  sten  vil  schôner  und  guter  1er  und  predig  unter  ein 
ander  etc. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  hat  swcstcr 
Anna  Kôppin  in  das  closter  procht,  und  das  ander 
teil  haben  dieswestergeschriben. 
VI.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  vil  guter  1er  und  predig;  zum 
ersten  stet  und  lieist  :  Wer  got  von  herczen  mynnen  wôl,  und 
sant  Bernhart  spricht  :  Gotes  trost  ist  sùsz.  Dise  wol  (!)  spriclit 
sant  Paulus  von  dem  aplasz  und  Audi  filia  et  vide  et  inclina 
und  :  Pis  was  ein  gut  mensch,  der  het  grosz  andacht,  und  :  Unser 
herre  sprach  zu  seinen  jungern  ein  peyspil  :  Das  hymelricli 
ist  geleich,  und  II  predig  von  dem  kindlein  Jhesus,  wie  man 
mit  ym  spilen  sol,  und  von  einem  erleuchtenden  menschen 
und  vil  schôner  frog  vom  engel  und  von  der  sel  und  was  den 
junckfrawen  zugehôrt  und  schôn  frog  und  1er,  was  geistlich- 
keit  sei,  und  vil  schôner  sprùch  und  1er  von  rechter  weisz- 
heit  und  ein  schône  1er  von  sant  Maria  Magdalena  und  von 
XVI  czaichen,  da  pei  man  einen  frumen  gaistlichen  menschen 
erkennen  mag,  und  wenn  umvissenheit  entschuldigt  oder  nit 
und  was  ein  irrente  gewiszen  magt  und  von  der  gewissen 
und  von  gôtlicher  lieb. 

Das  vorgeschriben  puch  haben  uns  die  swestern 
von  Steinpach  gegeben.  (Das  puch  hat  man  hingeben.) 
VII.  Jtem  ein  puch,  das  helt  in  im  in  kùrcz  von  den  V  synnen, 
von  den  VU  todsùnden,  von  den  X  gepoten  etc.  und  ein 
schôns  gepet  von  den  wappcn  unsers  Iierren  und  die  czcitlein 
von  der  ewigen  wciszheyt  und  ein  ofTenwarung  von  unsers 
herren  wunden  etc.  und  was  der  junger  an  im  sol  haben  der 
ewigen  weiszheit  und  der  curs  von  sant  Dominicus  etc.  und 
vil  schôner  gcpct  zu  unserm  herren  und  von  unser  frawen 
und  von  dem  heiiigen  gcist  und  von  dem  leiden  unsers  herren 
und  V  grusz  zu  unserm  herren  und  die  leczen  der  ewigen 
weiszheit  und  manung  zu  den  VI!  czeiten  und  die  Vil  gob 
des  heiiigen  geistes  etc.  und  die  leteney  von  unser  frawen  etc. 
und  czeitlein  von  sant  Katherina  und  aile  ire  gepet  und 
schône  gepet  von  dem  heiiigen  sacrament  und  sancta  Maria 
und  von  der  pcicht  und  von  der  mesz  und  vil  schôner 
gepet. 

Das  vorgeschriben  puch  ist  uns  ein  teil  wordcn  von 
den  swestern  von  Stei  n  pach  .  und  ein  teil  hat  swester 


—     i5i     — 


Katherina  Rùczin  selig  geschriben,  und  ein  teil  ist 
uns  wordcn  von  der  swestcr  Ursula  Pirckamerin 
prude  r. 
VIII.  Jtcm  ein  puch,  das  helt  in  im  ein  enpfelhung  zu  got  und  von 
unscr  frawen  gepurt  und  von  V  lesmaistern  und  ein  gutz  gepct 
zu  unserni  herren  und  Ave  preciara  etc.  und  Anshelmus  und 
ein  gepet  mit  XV  pater  noster  und  schcn  gepct  zu  unserm 
herren  und  von  der  kron  der  junckfrawen  etc.  und  schône 
gepet  von  dem  heiligen  sacrament  und  die  C  betrachtung  und 
von  unser  frawen  ein  ave  Maria  und  gut  1er  von  dem  heiligen 
sacrament  und  von  der  mesz  und  aber  schône  gepet  von  dem 
heiligen  sacrament  und  vil  schôner  manung  von  dem  leiden 
unsers  herren  und  ein  gute  1er,  wenn  ein  geistlich  mensch 
profesz  tut,  und  aber  schôn  gepet  zu  unserm  herren  und 
gut  1er  und  gepet  von  dem  heiligen  sacrament  etc.  und  die 
X  ynwendigen  leiden  unsers  lieben  herren. 

Das  vorgeschriben  puch  hat  manigerley  geschrift 
und  ist  ein  gesamete  hah. 
IX.  Jtem  ein  pùchlein,  das  helt  in  im  von  den  IIII  grad  der  gôt- 
lichen  mynn  und  von  der  ausserlichen  und  ynnerlichen  peicht 
der  andechtigen  sel  und  von  aygner  bekantnùsz  des  herczen 
und  etlich  gut  1er  ausz  dem  epistern  und  ewangelio  und  von 
dem  pater  noster  und  von  newnerley  armut  und  gut  1er,  die 
den  geistlichen  leuten  zugehôrt  und  gut  1er  von  der  prùder- 
lichen  stroff  und  ein  gut  1er  von  der  ainikeyt  des  gaistlichen 
lebens  und  ein  predig  von  dem  gôtiichen  liecht  der  genaden 
und  II  predig  von  sant  Mertein  und  ein  predig,  aïs  unse  fraw 
unsern  herren  enpfieng,  und  III  predig  von  der  zukunft 
unsers  herren  und  wie  wir  noch  sùllen  volgen  dem  leben 
unsers  herren  und  von  sant  Steffan  und  von  den  heiligen 
drey  kùnig  und  gut  1er  von  etiichen  heiligen  und  von  der 
genad  gotz  und  von  dem  erfolgen  des  frid  und  ein  predig  von 
dem  reich  gotz  etc. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  das  ist  uns  worden 
von  den  swestern  von  Steinpach,  und  der  erwirdig 
vaterHeinrichVabrer  selig  hat  es  geschriben. 

(Das  haben  die  swestern  hin.) 
X.  Jtem  ein   pergamens  lateynisch   puch,  das  helt  in  im  zum 
ersten  schône  gepet  von  unser  lieben  frawen.  Dar  nach  stet 
der  curs  von  dem  leiden  unsers  herren  und  von  sant  Peter 


—       l52       - 

und  von  der  cron  unsers  herren  und  von  sant  Katherina  und 
ein  letenay  etc.  und  czeitlein  von  unser  frawen  und  aber  ein 
curs  von  dem  leiden  unsers  herren  und  ein  vigilg  und  vi! 
memorien  von  den  heiligen  und  ein  curs  von  dem  mitleiden 
unser  frawen  und  schône  gepet,  die  sant  Gregorius  und 
Augustinus  gemacht  haben,  und  der  curs  von  dem  heiligen 
geist.  Darnach  stent  aber  vil  guter  andechtiger  ding  etc. 

Das  vorgeschriben  puch  das  erst  teil  ist  swestcr 
Clar  Nùczlin  seliggewest,  und  das  ander  teil  ist  uns 
worden  von  dem  alten  Hans  Mugenhofferselig. 
XI.  Jtem  ein  puchlein,  das  helt  in  im  zum  ersten  ein  gute  1er  von 
rechtem  warem  sicherm  andacht  und  ein  andechtiges  gepet, 
wenn  man  das  heilig  sacrament  enpfohen  wil,  und  andechtige 
gepet  fur  die  heiligen  cristenheit  und  andechtige  gepet,  wenn 
man  das  heilige  sacrament  enpfohen  sol,  und  die  G  betrach- 
tung  und  XL  manung  von  dem  leiden  unsers  herren  und  von 
den  groszen  herczenlichen  leiden  unser  frawen  und  gut  1er 
von  dem  closterleben  und  von  dem  leiden  unsers  herren 
und  aber  andechtige  gepet,  wenn  man  das  heilig  sacrament 
enpfohen  wil  und  enpfangen  hat  etc.  und  ein  andechtigs  gepet 
zu  unserm  herren  und  wie  vil  in  den  alten  czeiten  zu  Rom 
kirchen  sein  gewest  und  der  aplas,  und  sancta  Maria  und  vil 
guter  1er  und  sprùch  und  die  X  ynwendigen  leiden  unsers 
herren. 

Das  vorgeschriben  puchlein  hat  swester  Kùngunt 
Glosschreiberin  in  das  closter  procht. 
XII.  Jtem  ein  puchlein,  das  helt  in  im  zum  ersten  die  VI  gepet  des 
heiligen  lerers  sant  Thomas  de  Aquin  und  ein  andechtigs 
gepet,  das  gemacht  hat  der  erwirdig  maister  Hans  Nider,  und 
das  ynnig  gepet  sant  Bernhart  und  ein  rosenkrenczlein,  das 
sant  Bernhart  unser  frawen  gemacht  hat,  und  ein  gute  1er  von 
einem  gaistlichen  leben  und  gut  1er  von  der  heiligen  drivalti- 
keyt  und  von  den  VIII  selichait  und  die  VII  tagczeit  von 
unser  frawen  mitlcidung  und  czwey  gepet,  eins  zu  unserm 
herren  und  das  ander  von  dem  heiligen  geist,  und  wie  ein 
geistlicher  mensch  in  seiner  profession  enpfecht  aplas  aller 
seiner  sùnd  von  pein  und  schuld,  und  von  sant  Anna  etc.  und 
die  psalm,  die  unser  herre  an  dem  creucz  pet.  Darnach  stet  in 
manigerley  ausz  latein  in  teutsch  gemacht  den  psalm  Dominus 
misereatur  nostri  und  antiphon  und  vers  und  oracion  und 


—     i53    — 


precesz  und  so  tnan  die  palm  weicht  und  das  die  schuUer 
singen  vor  dem  esel  und  karfreytag,  so  die  priester  das  creucz 
vor  dem  volk  tragen,  und  von  einer  geistlichen  peichttochter. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  hat  manigerley  ge- 
schrift,  und  ist  ein  gesametc  hab. 
Xni.  Jtem  ein  pùchlein,  iielt  in  im  zum  ersten  von  dem  iciden 
Cristi  noch  ordnung  der  VII  tagczeit.  Dar  nach  stet  von  dem 
anfahenden  und  zunemenden  und  volicumen  menschen,  wic 
sie  sich  kùmern  mit  dem  pittern  leiden  Cristi,  und  XV  artickel 
von  dem  leiden  Cristi  mit  irer  frùcht  und  vermanung  und 
von  der  kraft  des  gôtlichen  gepetes  des  pater  noster  etc.  und  von 
dem  ave  Maria  und  die  XII  gedanck,  die  unser  her  het  auf 
dem  ôlperg,  und  von  den  XII  umbsten  der  beswerung  des 
leidens  Jhesu  Cristi  etc.  und  von  der  liebhabung  gotes 
XXII  £ap.,  wie  der  junger  den  maister  froget,  und  der  maister 
den  jungern  leret.  vil  guter  1er  und  unterweisung. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  haben  die  swester 
hinnen  geschriben. 
XIV.  Jtem  ein  pùchlein,  helt  in  im  zum  ersten  gut  1er:  Wer  sein 
leben  von  grunt  wil  peszern.  Dar  nach  stet  ein  frag,  ob  man 
ein  tugent  on  die  andern  mùg  erlangen,  und  wie  man  die 
tugent  ail  hab,  und  was  sich  diemùtigen  sey  unter  die  gevval- 
tigen  hant  gotz  und  vil  guter  1er  und  war  umb  die  menschen 
geneigt  sein  [mer]  zu  dem  bôsen  denn  zu  dem  guten,  und  von 
der  gewiszen  und  was  rechte  war  andacht  sey  und  von  den 
dreyen  kreften  der  sel  und  von  IIII  lôblichen  tugenden  und 
von  dem  heiligen  sacrament  und  gut  gepet  zu  unserm  herren 
und  von  der  regel  predigerbrûder  und  III  predig,  die  der  Dauler 
gepredigt  hat,  und  von  der  mesz  und  die  regel  gôtlicher  lieb. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  haben  die  swester  ge- 
schriben. 
XV.  Jtem  ein  pùchlein,  helt  in  im  zum  ersten  ein  andechtigs  gepet 
und  grûsz  zu  gotz  fronleichnam  ;  dar  nach  stet  der  sùsz  jubel 
sant  Bernhartz  von  dem  sùszen  namen  Jhesus  und  vil  schoner 
andechtiger  gepet  zu  got  und  von  dem  heiligen  sacrament 
.und  von  unser  frawen  und  von  den  engel  und  gepet  und  lob- 
gesanck  in  der  marterwochen  und  ostcrabent  und  ostertag. 
Und  das  stet  ailes  unter  einander.  Dar  nach  stent  gepet  von 
sant  Ambrosius,  von  sant  Jôrgen,  von  sant  Marcus,  von  dem 
heiligen  kreucz,  von  sant  Johannes  ewangelio  und  von  unser^ 


—     i54    — 

herren  leichnam  und  unser  frawen  rosengarten,  die  L  grùsz 
etc.  und  cin  ofne  peicht  und  die  potschaft  unsers  herren  und 
gepet  von  dem  heiligen  sacrament  und  sciiôn  1er  von  unser 
frawen  und  zu  unserm  herren. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  ist  das  erst  teil  swestcr 
Closschreiberin  gewest  etc.,  das  ander  teil  hatsvvcster 
Katherina  Tucherin  selig  in  das  closter  procht. 
XVI.  Jtem  ein  pùchlein,  helt  in  im  zum  ersten  ein  kurcze  1er  von 
V  wort,  die  man  reden  sol,  und  von  der  tugent  und  von  dcr 
mùlnerin.  Dar  nach  stet  ein  gute  1er,  die  got  einem  menschcn 
offenwart,  und  gut  1er  von  sweigen  und  reden  und  schôn 
gepet  zu  unserm  herren  und  von  den  X  inwendigen  leiden 
unsers  herren  und  aber  gute  gepet  zu  unserm  herren  und 
schôn  predig  und  1er  und  des  sterbenden  menschen  clag  und 
schône  gepet  zu  den  VII  tagczeiten  und  aber  andechtig  gepet 
zu  unserm  herren  und  die  sancta  Maria  und  die  C  betrachtung 
etc.  und  aber  vil  schôner  andechtiger  1er  und  gepet  zu  got  und 
von  dem  heiligen  sacrament  und  ein  offne  peicht  und  aber 
schôn  gepet  und  1er  und  von  dem  leiden  unsers  herren  und 
Sibilla  und  mer  gepet  von  dem  heiligen  sacrament. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  hat  swester  Katherina 
Tucherin  das  mererteil  in  das  closter  procht,  und  das 
voder  teil  ist  ein  gesamete  hab. 
XVII.  Jtem  ein  pùchlein,  helt  in  im  zum  ersten  von  dem  leiden 
unsers  lieben  herren,  dar  nach  stet  der  gulden  pater  noster 
und  ave  Maria  und  aber  von  dem  leiden  unsers  herren,  wie 
man  das  betrachten  sol  und  die  XVII  clag  und  mitleidung 
unser  lieben  frawen  und  das  gepet  sant  Brigitta,  das  sint 
XV  vermanung  und  pater  noster,  und  das  gepet,  das  da  heist 
des  hymels  umganck,  vom  ersten,  wie  man  das  ewig  leben  sol 
begcren,  und  gut  gepet  zu  unserm  herren  etc.  und  V  stùck,  die 
ein  mensch  sol  gedencken  an  seinem  leczten  end,  und  sant 
Thobias  segen  etc.  und  der  mandclkern  und  vil  guter 
schoner  1er  und  unterweisung  etc.,  II  gepet  von  dem  heiligen 
sacrament  und  wie  ein  geistlicher  vater  leret  sein  geistlichc 
tochter  XII  stùck,  und  wie  ein  mynsamer  Icrer  prcdigct 
VIII  werck  der  gôtlichen  mvnne  und  von  den  flieszenden 
VII  pechlein  der  heiligen  gotheit  und  von  der  heiligen  drival- 
tikeit  etc.  und  von  der  kirchwey. 

Das  vorgeschriben  pùchlein  ist  ein  gesamete  hab. 


—    i55    — 

XVIII.  [Jtem  ein  puch,  helt  von  dem  leiden  unsers  herren  und  von 
sant   Elspeten,  gereimt,   und   von   ander   matery   (hat  man 
hingeben). 
XIX.  Jtem  ein  puch,  do  list  man  an  in  den  liolicn  capiteln  zu  weih- 
nachten  und  in  der  fasten. 
XX.  Jtem  ein  puchlein,  stet  gut  matery  an,  ais  unter  einander 
gesamet  dinck. 
XXI.  Jtem  ein  puch,  wie  etlich  closter  sint  reformirt  worden,  und 
die  nomen  der  meister  des  ordens  und  provincial. 

Jtem  das  puch  hat  swester  Kungunt  Hirsfoglin  und 
swesterXlar  Keiperin  geschriben. 
XXII.  Jtem  ein  puch  von  etlichen  clostern  und  wie  andechtiglichen 
die  swestern  dor  ynn  gelebt. 

XXIII.  Jtem  mer  ein  puch  von  etlichen  clostern  und  wie  andechtich- 
lich  die  swestern  dor  ynn  gelebt  haben. 

XXIV.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  die  kirchen  und  aplas  zu  Rom  und 
an  andern  heilligen  steten. 

XXV.  Jtem  ein  puch,  stet  an  ein  epistel  wider  die  juden  und  etlich 

gepet  und  ander  matery. 
XXVI.  Jtem  ein  puch,  stet  an,  was  die  mesz  bedeut,  und  die  gepet  dor 
zu  und  mancherley  gepet  von  unser  liben  frawen  und  den 
heilligen. 
XXVII.  Jtem  ein  puch,  stet  an  von  dem  closter  zu  Weiler  und  etlich 
andechtig  sermon  und  ein  e.xempel  von  einem  noviczen  von 
den  selen. 
XXVIII.  Jtem  ein  puch,  stet  an  von  sant  Margreten  von  Ungern  ir 
Icgend  und  von  den  fier  einsprechen  und  von  den  II II  festen, 
\on  dem  kindlein  Jhesus  und  wie  gut  closterleben  ist  und  von 
dem  Icyden  Cristi  und  etlich  predig. 

Jtem  sant  Margreten  lebcn  hat  man  \on  Tuln  lier 
gesant,    und    die    swestern    haben    sein   ein   teil  ge- 
schriben, und  ein  se  xtern  ist  swester  Keiperin  gew  es  t. 
XXIX.  Jtem  mer  ein  kleins  puchlein,  helt  auch,  wie  etlich  closter 

reformirt  sint  worden 
XXX.  Jtem   ein   klein   pergamenen  puchlein,  helt  in  ym  gut  matery 
.   fur  ein  sel  von  vil  miserere. 
,  XXXI.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  die  auslegung  der  mesz,  und  hat 

swester  Ursula  Iloschlin  herein  pracht. 
XXXII.  Jtem  ein  puch  von  dem  heilligen  sacrament  und  was  der  posz 
geist  sagt  durch  ein  gcistlich  person,  gar  mancherley  marlery. 


-     i56    — 

XXXIII.  Jlem  mer  ein  puch,  do  stet  an  von  der  zal  der  wunden  unsers 
liben  hern  und  von  den  tropfen  seins  plutz,  wie  vil  er  des 
vergossen  hat,  und  von  dem  klostcr  zii  Kirchperg  und  etlich 
gut  predig. 

XXXIV.  Jtem  ein  puchlein,  wann  ein  swester  sterben  will,  und  von 
unser  frauen  psaiter  und  der  selpsalter  und  etlich  curs  von 
den  sellen. 

XXXV.  Jtem  ein  puchlein,  wie  daz  closter  zu  Engetal  {\)  ist  angefangen 
worden,  und  wie  grosz  gnad  unser  herre  an  dem  anfang 
etlichen  personen  do  gethan  hat. 


o 


I.  Jtem  [ein]  puch,  helt  von  den  VII  liaubtsunden  und  andern 
sunden  und  von  der  peicht  und  ander  guter  unterweisung. 

Jtem    daz    puch    hat    swester    Barbra    Ruczin    ge- 

schriben. 

il.  Jtem  ein   puchlein   von   erkantnusz   und   der  gewissen   und 

wolsmeckende  weisheit  und  X  frag  von  andacht  (ist  unrecht). 

Jtem  daz  puchlein   ist  uns  worden   von  der  Mull- 

chin  (?).  [Das  Ganze  ist  durchstrichen.] 

III.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  schon  1er  und  gepet  und  betrach- 
tung  von  dem  leiden  Cristi  und  dem  heiligen  sacrament. 

IV.  Jtem  daz  fird  puch  helt  die  hystory  von  den  heilligen  dreyen 
kungen. 

V.  Jtem  ein  traktat  widcr  die  keczer  Waldenser  (das  hat  man 

hingeben). 
VI.  Jtem  ein  puch,  heltgar  schon  und  nucz  1ère  von  gehorsam. 

Jtem  daz  puchlein  ist  gewest  swester  Barbra  Wer- 
niczerin. 
VII.  Jtem  ein  puchlein  von  den  VI  nomen  unsers  lieben  hcrren 
leichnams. 
Jtem  das  puchlein  ist  swester  Barbra  Ruczin  gewest. 
VIII.  Jtem  ein  altz  puch   in  einem  compert,   helt  auch  von  den 
VI  nomen  gotes  leichnam  (hat  man  hingeben). 
IX.  Jtem  ein  altz  pcrgemenes  puchlein,  stet  an  der  Lucidarius. 
X.  Jtem  ein  puch,  stet  an  Sybilla  und  etlich  spruch  der  lerer  (hat 

man  hingeben). 
XI.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  Sybilla  und  ein  wenig  von  Abra- 


-     t57    - 

ham,  daz  ewangclium  In  principio  und  von  cincm  unbereiten 
sterbenden  menschen. 

Jtem  daz  puchlein  ist  kumen  von  der  alten  Runczin 
Ymhoff. 
XII.  Jtem  ein  puch,  lieist  der  spigel  der  sundcr,  und  ander  matcry. 

Jtem  daz  puch  gab  der  Jorg  Stromer  swester  Clar 
Keiperi  n. 

XIII.  Jtem  ein  teutsch  vigili. 

XIV.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  die  auslegung  der  mesz  und  ander 
vil  guter  gepet,  unser  frawen  kursz  und  die  VII  psalm  mit 
der  letanie. 

X\'.  Jtem  ein  pergemencs  puchlein,  do  sten  ynn  gar  vil  schoner 

gepet. 
XVI.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  schon  gepet  und  sant  Bernhartz 

gepet,  das  er  von  mynnen  tichtet  untcr  dem  creucz. 
XVII.  Jtem  ein   pergemcnen   puchlein   mit  den   VII   psalmcn   und 
gepet  von  den  sellen. 

Jtem  daz  puchlein  ist  gewest  swester  Brigitta 
Schenkin. 
XVIII.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  vil  guter  gepet  und  vermanung 
von  den  heilligen  und  dem  heilligen  sacrament  und  die 
obentred  und  von  dem  leiden  Cristi  und  von  dem  nachfolgen 
des  lebens  Cristi. 

Jtem  daz  vorgeschriben  puchlein  hat  swester  Clara 
Paumgartnerin  geschriben,  und  ligt  in  dem  kor. 
XIX.  Jtem  ein  puchlein,  helt  ein  predig  von  der  ofenung  der  seiten 
unsers  herren  und  den  meister,  den  der  pauer  lert,  und  sust 
vil  guter  predig  von  vermanung,  von  s.  Brigita  ofFenbarung. 
XX.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  schon  predig  und  von  dem 
gepet. 

Jtem   daz   puchlein   ist   swester   Brigita  Grolantin 
gewest. 
XXI.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an   von  der  peicht  und  von  einem 
sterbenden  menschen. 
[XXII.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  der  kurs  von  unser  frauen  mit- 
.     leiden  und  zeitlein  von  unsers  herren  leiden,  die  auszlegung 
der  mesz,  voil  dem  heilligen  sacrament  und  sust  vil  gepet. 

Jtem  daz  puchlein  ist  swester  Clar  Paumgartnerin 
gewest.  Daz  puchlein  ist  zwir  geschriben  :  es  stet  pey 
dem  XXV  O  stet  es  auch.]  [Das  Ganze  ist  durchstrichen.J 


—     t58    - 

XXIII.  Jtem  cin  puchlein,  sten  [an]  vil  guter  gepet  von  dem  Icyden 
unsers  herren  und  ander  gepet. 

(Das  hat  man  hingeben.) 

XXIV.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  gut  predig,  die  unser  liber  vatcr 
vicarius,  Johannes  Herolt,  predigt,  do  er  noch  kursor  was. 

XXV.  Jtem  ein  puchlein,  do  stet  an  der  kurs  von  unsers  herren 
leiden  und  Vil  tagczeit,  auch  von  dem  leiden  Cristi,  und  \il 
guter  gepet. 

Jtem  daz  puchlein  ist  swestcr  Clar  Paumgartnerin 
selligen  gewest. 
XXVI.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  ein  gut  predig  und  die  evvig  wcisz- 
heit.    (Das  puchlein   hat  man  swester  Barbra   Ilans- 
hucheri  n  (?)  gelien.) 

Jtem   daz   puchlein   ist  swester  Brigitta  Grolantin  selligen 
gewest. 
XXVII.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  der  teutsch  kurs  von  unser  frauen 
und  ail  tagczeit  von  ir  und  von  unserm  herren,  teusch.  (Daz 
pue  h  kan  man  nit  wissen.  wo  es  hin  ist  ku  m  en.) 
XXVIII.  Jtem   ein    puchlein,   stet   gar    vil    kurs  an    und   gepet    und 
manchcrley  matery,  teutzsch  und  latein. 
XXIX.  Jtem  cin  puchlein,  do  stet  an  daz  ewangelium  In  principium 
und  vil  gepet  und  etlich  psalm  teutzsch  und  latein. 
Jtem  das  puchlein  ist  swester  Remspergin  gewest. 
XXX.  Jtem  ein  puch,  heist  der  kocher  mit  dcn  strollen,  do  man  die 

Juden  mit  scheuchst. 
XXXI.  Jtem  ein  puchlein,  ist  pergemein,  sint  zcitlein  von  dem  leiden 

unsers  hern  und  vil  gepet  von  der  muter  gotz. 
XXXII.  Jtem  ein  pergemen  puchlein,  stet  an  der  kurs  von  der  ewigen 
weisheit  und  die  zeitlein   patris  sapiencia,   von  dem   leiden 
Cristi  und  vil  gepet  und  antiphon   von  unser  frawen  und 
etlichen  heilligen,  und  ist  latein. 
Jtem  daz  puch  hat  swester  Niklasin  geschriben. 

XXXIII.  Jtem  ein  pergemen  puchlein,  stet  an  latein  unsers  herren 
salter  und  der  kurs  von  unsers  herren  leiden  und  vil  gepet. 
latein  und  teutsch. 

Jtem  daz  puchlein  hat  swester  Niklasin  geschriben. 

XXXIV.  Jtem  ein  lateinisch  puchlein  mitden  memorien  und  precioso  (!) 
und  etlich  new  hystory,  die  VII  psalm  mit  der  Icnteney. 

XXXV.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an  gar  schon  gepet  und  sant  Bernhartz 
clag  von  dem  leyden  Cristi. 


-     i59    - 

XXXVI.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  gar  vil  schoner  gepet  von  dem  hei!- 
ligen  sacrament  und  von  unserm  herren  und  vil  heilligen. 
XXXVII.  Jtem  ein  puch,  stel  an  gar  vil  gepet  und  guter  1er  von  dem 
leyden  Cristi  und  dem  heilligen  sacrament  und  andern  dingen. 
Jtem  daz  puch  ist  swester  Clar  Stromerin  gewest. 
XXXVIll.  Jtem  ein  puchlein,  sten  an  die  XV  pet  sant  Brigitta  und  sust 
vil  schoner  pett  von  dem   leiden  Cristi  und  dem   heilligen 
sacrament,  und  ist  swester  Closzschreiberin  gewest. 
XXXIX.  Jtem  ein  puch,  sant  Margreten  und  sant  Barbra  und  sant 
Katherina  und  sant  Sussanna  legend. 

Jtem  daz  puch  ist  swester  Margretha  Vornan n  ge- 
west. 
XL.  Jtem  ein  puch,  helt  in  ym  die  fart  von  Nurnbcrggen  Jérusalem 
und  \on  Jérusalem  gen  sant  Kathrein  (und)  wider  und  den 
aplas.und  heilligen  stet  in  dem  gelohten  landt. 
XLI.  Jtem  ein  puchlein,  stet  gar  \il  gepet  von  den  selen  und  kursz 
und  selter. 
Jst  der  swester  Anna  Schopperin  gewest. 
XLIl.  Jtem  ein  puchlein,  stet  an,  wic  man  betrachten  sol  die  gepurt 
unsers  hern  und  sein  leben  und  leiden  nach  ein  ander  und 
etlich  predig  und  die  auszlegung  uber  daz  Salve  regina. 

Jtem   daz    puchlein    ist    swester    Barbra  Gewicht- 
m  a  chéri  n  gewest. 
XLIII.  Jtem    H  puchlein   sant  Pernhartz  predig,  daz  erst  helt  daz 

XLIV.  O,  daz  ander  daz  XLVI.  O. 
XLV.  Jtem   ein   puch,    heyst  der   Renner,    ist  der  alter   muter 
priorin,  G.  Gewichtmacherin,  gewest. 


-     i6o     - 

Jtem  do  man  zellt  MCCCC  und  LXXXXIX,  do  was  die  wirdig 
muter  Veronica  Bcrhartin  priorin,  die  mit  radt  der  muter 
suppriorin  und  puchmaisterin,  swesterKungund  Loffel[iiolz]. 
unnsern  clôstern  gab  ettliche  pucher  cieins  forms,  wann  es 
waren  so  manig  uberige  pucher  und  offt  einerley  matery  zu 
III  und  IIII  malen,  das  es  zu  vil  was,  do  die  swestern  zu  Regens- 
purg  und  Gotszell  und  anderswo  mange!  heten,  als  man  sie 
nach  de  m  puchslabengezeychent  fint,  was  man  hin  hat  geben. 
Und  man  hat  nichs  (!)  hinauszgeben,  es  ist  dennoch  an  andern 
puchern  noch  manigfalt  hynnen  geschriben.  Auch  hat  ir  ein 
te  y]  die  ait  muter  priorin,  Kungund  Mailcrin,  hingeben,  do  sie 
am  prioratambtwas. 


Druckfehier. 


Seite  27.  »8.  tilge  ein  wen 

«     63,  19.  lies  in  den  statt  in  de 

«    68,  16,    «    anfang  statt  aufang 

«     74.  28.  tilge  ein  mit 

«    Ho.  54.  lies  [an]  statt  (an) 

«    80,  ïii.    «    [der]  seien  (.'') 

«  104.  »o,    «    die  [mich]  trinckent. 


Freiburg,  Schweiz.  —  Buchdruckerei  und  Buchhandiung  des  Wcrkes  vorn  hciligcn  Paulus. 


COLLECTANEA  FRIBURGENSIA 


--^aei- 


COMMENTATIONES  ACADEMICvï 


UNIVERSITATIS  FRIBURGENSIS  HELVETIORUM 


FASCICULUS  V. 


FRIBURGI  HELVETIORUM 

APUD    BIBLIOPOLAM    UNIVERSITATIS 
MDCCCXCVl 


GRUNDZUGE 


DER 


HEBR^ISCHEN 


AKZENT-  UND  VOKALLEHRE 


Mit  einem  Anhange  : 


UEBER  DIE   FORM   DES   NAMENS  JAHW/E 


VON 


HUBERT  GRIMME 


FREIBURG  (ScHWEiz) 

COMMISSIONSVERLAG    DER    UNIVERSIT^TSBUCHHANDLUNG 


189O 


Meinen    lieben    Kollegen 


LLBERT     -PUCHI 


A.LBERT     jP 

ïoH.    Îakob    fi 

WlLHELM.     S 


ILHELM.     pTREITBERG 


GEWIDMET. 


VORREDE 


Die  vorliegende  Abhandlung  war  ursprûnglich  als  einleitendes 
Kapitel  meines  spâter  erscheinenden  Handbuches  der  biblischen 
Metrik  geplant,  erweiterte  sich  aber  bei  der  Ausarbeitung  besonders 
in  Folge  zahlreicher  notwendig  scheinender  Exkurse  so  sehr,  dass 
sie  jetzt  als  seibstândiges  Buch  ihren  Weg  in  die  wissenschaftliche 
Welt  nehmen  mag.  Dass  dieser  ihr  nicht  gerade  leicht  gemacht 
werden  wird,  sehe  ich  voraus  ;  enlfernt  sie  sich  doch  in  der 
Grundidee  wie  in  zahlreichen  Einzelheiten  zu  weit  von  der  bislang 
vorgetragenen  und  von  alters  her  approbierten  Lelnre,  um  nicht 
in  zahlreichen  Kreisen  Widerspruch  zu  finden.  Sollte  deshalb  mir 
von  einer  oder  anderen  Seite  der  Fehdehandschuh  hingeworfen 
werden,  so  wûrde  ich  ihn  jedenfalls  aufnehmen,  vorausgesetzt 
dass  er  das  Zeichen  zu  einem  durchaus  sachlich  gehaltenen  Streite 
gibt,'  bei  dem  als  Waffen  nur  die  von  der  modernen  exakten 
Sprachwissenschaft  geschaffenen  Methoden  und  Begriffe  zugelassen 
werden,  nicht  aber  die  in  der  hebrâischen  Grammatik.  vieifach 
noch  geltenden  Schlagwôrter  einer  ûberwundenen  Période. 

Einigen  Vorwûrfen,  die  man  der  Form  des  Bûches  machen 
kônnte,  will  ich  gleich  hier  begegnen.  Man  kônnte  finden,  dass 
mein    Buch    nicht  genùgend   viele    Einzelheiten    der   hebrâischen 


VIII 

Sprache  berûcksichtige  und  die  Vergleichung  mit  anderen  semi- 
tischen  Dialekten  nicht  weit  genug  ausdehne.  Dafur  beansprucht 
es  aber  auch  nur  Basen  fur  eine  zukûnftige  weitergeiiende 
Forschung  zu  iegen,  die  hotTentlich  einmal  zur  SchafTung  einer 
wissenschaftlichen  vergleiciienden  semitischen  Grammatik  fûhren 
wird.  Um  mehr  semitische  Dialekte  heranzuziehen,  hâtte  ich  von 
ihnen  allen  mindestens  erst  die  Akzentlehre  genau  entwickeln 
miissen,  was  zur  Zeit  Ciber  mein  Kônnen  geht.  In  der  Zukunft 
hofFe  ich  ailerdings,  in  Einzelaufsâtzen  auch  dieser  Aufgabe 
gerecht  zu  werden,  von  denen  derjenige  uber  das  Biblisch- 
Aramâische   in    sehr   kurzer   Zeit   erscheinen    wird. 

Weiter  wird  mir  vielleicht  der  Vorwurf  gemacht,  ich  registriere 
zu  wenig  die  âlteren  Versuche  zur  Lôsung  der  von  mir  behandelten 
Fragen.  Darauf  môchte  ich  antworten ,  dass  es  mir  ailerdings 
nicht  aïs  die  erste  Bedingung  der  Wissenschaftlichkeit  erscheint, 
Echo  aller  fruheren  Meinungen  zu  sein,  und  dass  ein  Buch, 
dessen  Zweck  es  isl  einen  neuen  Weg  zu  gehen,  nicht  immer 
Hait  zu  machen  braucht,  wenn  dieser  sich  den  âlteren  nâhert 
oder  sie  kreuzt.  Man  wird  auch  subjektiv  geschriebene  Bûcher 
zulassen  mûssen,  wenn  sie  nur  in  der  Idée  einheitlich  durch- 
gefûhrt  sind. 

Auf  Nachsicht  hoffe  ich  bei  den  Verstôssen,  die  ich  vielleicht 
in  den  von  mir  erschlossenen  altsemitischen  oder  althebrâischen 
P"ormen  gegen  den  Konsonantismus  gemacht  habe  ;  aber  da 
manches  von  dem  darûber  Vorgebrachten  noch  keinen  wissen- 
schaftlichen Charakter  trâgt,  so  konnte  ich  hier  weder  meinen 
eigenen  Wûnschen  noch  vermutlich  denen  mancher  Kritiker 
gerecht  werden. 

Meine   Arbeit   hat   erhebliche    und   dankenswerte    Fôrderung 


IX 


erfahren  durch  zahlreiche  wertvolle  Bemerkungen,  die  mir  die 
Herren  Professoren  P.  Jensen  in  Marburg  und  H.  Recicendorf  in 
Freiburg  i.  B.  zukommen  liessen  ;  auch  die  «  Syntaktischen  Ver- 
haltnisse  des  Arabisciien  »  von  letzterem,  ein  von  der  ôffentlichen 
Kritik  noch  nicht  gewûrdigtes  Bucti,  gevvâhrten  mir  ôfters 
ausgezeiclinete  Hûlfe.  Weiter  verdanke  ich  meinem  Kollegen 
W.  Streitberg  sowohl  Aufschluss  ûber  manche  Prinzipien,  als 
aucli  den  ersten  Anstoss  zu  meiner  Erkiârung  des  Namens  Jaiiwae. 
Endlich  sprechie  ich  meinen  Setzerinnen  fur  die  saubere 
Ausfûhrung  der  ihnen  ungewohnten  Arbeit  meinen  besten 
Dank  aus. 


Freiburg  i.  d.  Schwei^,  d.  3o.  4.  i8g6. 


Hubert  Grimme. 


•■^-«^iiuyp^- 


INHALTSVERZEICHNIS 


Seite 

I- 
5- 

4 
i3 

14- 
16 

16 
20 

20 

20-23 

23 

25 

25 

27 

27 

3i 

Einleitung 

LaUTWERT  DER   HEBR/EISCHEN  vokalzeichen 

Akzentlehbe  : 

Der  Allient  im  Attsemitischen 

De)-  altarabische  Ak^ent 

Abweichung  der  altarabischen  Akzentuation  von  der  ursemi- 

tischen 

Die  hebràische  Ak^entverschiebung 

Anormale  Abweichungen  der  hebrâischen  Betonung  von  der 

alisemitischen 

Die  Bedeutung  des  Zeichens  Metheg 

Sprechtahtbetonung 

VOKALLEHRE : 

Altarabische  und  hebràische  Vokale 32-34 

Hebràische  Entwicklung  der  altsemitischen  kiir^en  Vokale  in 
offener  Silbe  : 

A.  Kur^e  Vokale  in  offener  Silbe  vor  dem  Tone       .     .     .  34-38 
Ueber  die  Neigung  von  i  und  u  zur  Reduzierung  un- 

mittelbar  vor  dem  Haupttone 38-39 

B.  Kur^e  Vokale  in  offener  Silbe  hinter  dem  Tone  .     .     .  39-40 
Hebràische  Reste  altsemitischer  Kasusendungen    .     .     .  40-43 

C.  Kur^e  Vokale  in  offener  Tonsilbe 43-48 

Ueber  die  Vokalisation  einiger  einsilbigen  Partikein   .     .  48-49 
Zusatz  ûber  die  bisher  geitenden  liebrâischen  Dehnungs- 

regeln 49-5 1 

Scheinbare  Ausnahmen  vom  Dehngesetze 5i-53 

Hebràische  Entwicklung  der  altsemitischen  langen  Vokale  in 
offener  Silbe  : 

A.  Lange  Vokale  in  offener  Silbe  por  dem  Tone      .     .     .  53-55 

B.  Lange  Vokale  hinter  der  Tonsilbe 55-57 

C.  Lange  Vokale  in  offener  Tonsilbe 57-5g 

Uebergang  von  Lîeberlângen  in  Dehnlângen      ....  59-61 
Zur   Flexion    der   zweiradikaligen    Verben    mit    langem 

Stammvokal 6i-63 


XII 

Seite 

Die  Femininendungen  -aiu  und  -aju  im  Hebrâischen  .     .  63-66 

Form  und  Bedeuiung  der  hebrâischen  Infinitive  .      .  66-72 

Entstehung  von  i;iN' 72-72 

Hebràische  Entwicklung  der  attsemit.    Vokale  in  geschàrfter 

Silbe  :  Vorbemerkung 74-75 

A.  Kur^e  Vokale  in  geminierter  Silbe  vor  dem  Tone    .     .  75-76 

B.  Kur^e  Vokale  in  geminierter  Tonsilbe 76-77 

Angebliche  und  wirkliche  Vokaidehnung  in  ursprunglich 

geschàrfter  Silbe 77-79 

Unorganische  Siibenscharfung 79-80 

Nichtbezeichnung  der  Gemination  in  der  Schrifi    .      .      .  80-81 

Nichtsilbenschârfendes  Dagesch 81-82 

Zur  Flexion  der  sogenannten  Verben  y'j? 83-85 

Die  K.opulativpartikel  und  die  sogen.  Tempera  conversa  .  86-95 

L'eber  die  ursprùnglichc  Form  des  hebrâischen  Artikels    .  gS 
Hebràische  Entwicklung  der  altsemitischen  Vokale  in  geschlos- 
sener  Silbe  : 

/l.  A'ur^e  Vokale  in  geschlossener  Silbe  l'or  dem  Tone       .  9Û-97 

B.  Kur^e  Vokale  in  geschlossener  Silbe  hinter  dem  Tone  .  97-9^ 

C.  Kuri^e  Vokale  in  geschlossener  Tonsilbe g8 

Ueber  den  VVechsel  von  a  und  i  vor  dem  Haupttone  .     .  99-101 

Entstehung  der  Segolatformen 101-106 

Hebràische  Entwicklung  der  altsemit.  Diphthonge  ai  und  au   .  106-107 

Kontraktionen  :   Vorbemerkung 108 

A.  Kontraktionen   !{weier  ursprunglich    durch  j  getrennten 

Vokale: 

a)  Ursem.  a -(- j  mit  folgendem  unbetonten  kurzen  Vokai  108-109 

b)  ■»        \  -\-  ]               »                     »               »          »  110 

CJ            »          U  -|-  j                       »                               »                       »              »  III 

rfj        »       â,  î,  ù  -j-  j          »                     »               »          »  I  r  I 

e)        »       a,  i,  u  -j- j  mit  folg.  bet.  kurzen  od.  langen  Vokai  1 1  i-i  12 

B.  Kontraktion  ^weier  durch  w  getrennten  Vokale  ....  112 

Die  Pluralbildung  der  hebrâischen  Nomina 113-117 

Bildung  des  hebrâischen  Duals 117-118 

Zur  Fle.xion  der  Verben  n'b 118-121 

Anhângung  der  Personaisuffixe  an  das  Nomen      ....  121-129 

C.  Kontraktion  ^weier  durch  h  getrennten  Vokale    ....  129-130 
Anhângung  der  Personaisuffixe  an  das  Verbum     ....  i3o-i35 

û.  Kontraktion  yweier  durch  a  getrenjiten  Vokale  ....  i35 
Verânderungen  von  ursemitischem  silbenauslautenden  n  im 

Hebrâischen 1 36- 137 

Schlussbemerkung 137 

Anhang : 

UEBER  DIE  FORM  DES  NAMENS  lAHVfJE I4I-I48 

,  ■^'',Afé^  ■      


DRUCKFEHLER  UND  ZUSiïTZE 


Seite  5,  Zeile  5  von  unten  :  Vergleiche  zur  Entstehung  von  ,133  Seite  i  ig. 

S.  g,  Z.  ig-2i  von  oben  sind  zu  streichen. 

S.  21,  b.  :  Ich  lasse  die  Môglichkeit  offen,  dass  im  Ursemitischen  in  gleiclier 
Weise  wie  die  nebentonigen  Verbalformen  (vgl.  S.  88)  so  auch  die  nebentonigen 
Nominalformen  keine  Icurzvoicaligen  Endungen  besessen  haben. 

S.  21,  Z.  4  von  unten  lies  'alàja  statt  'alâja. 

S.  22,  2.  b.  :  Bezuglich  der  Entstehung  der  hebrâischen  Mimaiion  beachte 
man  schon  hier  das  auf  S.  117,  Anm.  i,  Gesagte. 

S.  22,  Z.  4  V.  u.  1.  «  war  »  statt  «  ist  ». 

S.  23,  Z.  g  y.  oben  1.  «  altsemitische  Pânultima  »  statt  «  Panultima  ». 

S.  23,  Z.  7  V.  u.  1.  azTsilZ  statt  □iTC'Z. 

S.  33,  Z.  8  V.  o.  I.  niiN  statt  IDID. 

S.  33,  Z.  g  V.  o.  1.  T>ri  statt  rc'. 

S.  33,  Z.  10  V.  o.  1.  «  haben  kurzen  oder  langeii  Vokal  »  und  fijgc  die  Bei- 
spiele  bei  :  D'oSi",  inSins. 

S.  37,  Z.  10.  Zu  der  hebr.  Niph'alform  beachte  schon  hier  das  S.  101  Gesagte. 

S.  41,  Anm.  I,  streiche  den  Schlusssatz  :  «  dessen  status  emphaticus  kaum 
etwas  anderes  als  einen  bedeutungslos  gewordenen  Akkusativ  darstellt  ». 

S.  45,  Z.  18  V.  o.  1.  ri:ri3  statt  n:'nr. 

S.  48,  Anm.  1,  Z.  3  lies  «ûber  Verànderungen  von  ursem.  silbenauslautendem 
N  im  Hebr.  (S.  i36  f)  ». 

S.  5i.  Die  in  Z.  4-7  angedeutete  Begrûndung  der  pausalen  Vokaldehnung 
vermag  ich  nicht  mehr  aufrecht  zu  halten  ;  deshalb  unterbleibt  auch  ihre  nâhere 
Ausfuhrung  zu  Ende  des  Bûches. 

S.  54,  Z.  7  V.  o.  1.  schîhàju  statt  schihàju  ;  Z.  7  v.  u.  1.  sàddîqîna  statt  sàddîqîna. 

S.  60.  Man  streiche  Anm.  i. 

S.  64,  Z.  5  v.  o.  1.  n'y  statt  niy. 

S.  65,  Z.  7  V.  u.  1.  qatalâtnî  statt  qatalâtni. 

S.  72,  Z.  8  V.  u.  :  Man  beachte,  dass  die  Bauinschrift  Bar-R^kûbs  in  Z.  20 
'das  kûrzere  Pronomen  HjN  hat. 

S.  75,  Z.  5  und  7  V.  o.  1.  sabbâutâ  und  'asibbâutâ. 

S.  78,  Z.  16  V.  o.  1.  nan;  statt  nnn:. 
s.  78,  z.  20  V.  o.  1.  S'nn  statt  S'nn. 

s.  g5,  z.  7  V.  o.  1.  qitelèth  statt  qu«lèt. 


EINLEITUNG 


Die  grammatischc  Wissenschaft  unserer  Tage  stellt  an  ihre  Vertreter 
andere  Forderungen  als  die  einer  unfern  hinter  uns  liegenden  Zeit. 
Wàlircnd  man  ehedem  der  Wissenschaftlichkeit  zu  genûgen  glaubte, 
wenn  man  den  Sprachstoff  irgend  eines  Idioins  sammelte,  um  eine 
Anzalil  Regeln  gruppierte,  das  Unerklârte  als  Ausnahmen  nebenlier 
anmerkte,  strebt  die  moderne  Richtung  gewissermassen  nacii  einer 
Sezierung  des  Sprachkôrpers,  um  dadurch  zu  unverbruchlichen,  aus- 
nahmslos  wirkenden  Gesetzen  zu  gelangen,  nacli  denen  jede  Entwicklung 
des   Spraciilebens  vor  sicli  geht. 

Soll  dièses  Idéal  erreicht  werden,  so  bedarf  es  dazu  einmal  der 
genauesten  Kenntnis  der  Sprcchweise,  wie  sie  bei  lebenden  Sprachen 
durch  Registrierung  der  gesprochenen  Laute  erziell  werden  kann,  bei 
toten  jedoch  nur  selten  an  der  Hand  der  uberlieferten  Aufzeichnung 
geniigend  zu  erschliessen  ist  :  es  bedarf  ferner  einer  môglichst  voll- 
stàndigen  Sammlung  des  Sprachstoffes.  zu  deren  Erreichung  es  nicht 
genùgt,  einen  einzigen  Dialekt  auszubeuten,  sondern  ailes  Aehnliche 
und  Verwandte  der  benachbarten  Sprachen  mit  herangezogen  werden 
muss.  Damit  erweitert  sich  das  grammatische  Studium  notwendig  zur 
vcrgleichenden  Kunde  aller  zu  einer  Sprachfamiliegehôrenden  Mundarten, 
und  die  Behandlung  der  Einzelsprache  wird  erstauf  dem  festen  Unterbau 
der  Darstellung  ihrer  iilteren  Stadien  môglich. 

Je  klarer  und  durchsichtiger  der  Formenbau  einer  Sprachfamilie  ist. 
je  naher  ihre  einzelnen  Glieder  zu  einander  stehen,  desto  eher  wird  es 


—     i     — 

gelingen,  sie  vergleichend  zu  behandeln  ;  somit  sollten  die  semitischen 
Sprachen  ein  viel  gunstigeres  Objekt  fur  die  moderne  vergleichende 
Méthode  abgeben  als  die  indogermanischen.  Und  dennoch  nahm  keine 
der  grossen  sprachwissenschaftiichen  Entdeckungen  der  Neuzeit  ihren 
Ausgang  vom  Studium  der  semitischen  Sprachen,  sondern  aile  traten  auf 
im  Gefolge  der  indogermanischen  Forschung;  ja  was  noch  auffâlliger  ist, 
die  semitische  Grammatik  hat  es  noch  nicht  verstanden,  viele  der  ausser- 
halb  ihrer  Grenzen  gemachten  Errungenschaften  wirksam  fur  sich  auszu- 
nutzen.  Die  Erklârung  dieser  Thatsache  ist  beschâmend  fur  dieSemitisten. 
Konnten  sie  einmal  vor  langen  Jahrhunderten  im  Bewusstsein  eines 
festeren  grammatischen  Aufbaues  und  einer  besseren  Méthode  sich  ûber 
die  Grammatiker  der  klassischen  Sprachen  erheben,  weil,  so  weit 
Sprachen  aus  sich  selbst  zu  erklâren  und  zu  verstehen  sind,  dièses  Ziel  zu- 
mal  von  den  Arabisten  erreicht  schien,  so  hat  jedoch  die  Folgezeit  diesen 
Zustand  so  starr  konservativ  bewahrt,  dass  man  es  selbst  gegenùber  dem 
Auftreten  der  modernen  vergleichenden  Sprachwissenschaft  nicht  fur 
nôtig  hielt,  wenigstens  die  Laut-  und  Formenlehre  anders  als  in  Kleinig- 
keiten  zu  verândern  ;  und  ob  man  im  Prinzipe  auch  die  neue  Haupt- 
forderung,  Schaffung  einer  vergleichenden  semitischen  Grammatik  nicht 
leugnete,  so  haute  und  zimmerte  man  doch  meist  in  alter  Weise 
weiter  und  verschob  jede  Zusammenfassung  angeblich  besonders  grosser 
Schwierigkeiten  halber  von  einem  Dezennium  ins  andere. 

Der  relative  Stillstand  und  die  daraus  entspringende  Unfruchtbarkeit, 
welche  die  semitische  Grammatik  zur  Zeit  beherrschen,  erreichen  in  der 
modernen  hebrâischen  Grammatik  ihren  Hôhepunkt.  Zwar  kann  sie 
sich  gerade  in  unserem  Jahrhundert  eifriger  Bearbeitung  ruhmen,  denn 
zahlreich,  fast  zahllos  ist  die  Litteratur  der  Période  von  Gesenius  bis 
Kônig:  aber  hat  sie  in  der  Akribie  des  Sammelns  Vorzùgliches  geleistet, 
so  steht  sie  bezûglich  des  Erklârens  im  allgemeinen  noch  aufderfruh- 
mittelalterlichen  Stufe  ;  wo  sie  sich  jedoch  bewusst  ist,  dièse  verlassen 
zu  haben,  da  bedeutet  das  Neuere  vielfach  nur  einen  Rùckschritt, 
ein  Aufladen  von  Ballast,  vor  dessen  Entledigung  kein  hôherer  Aufstieg 
zu  erwarten  ist. 

In  erster  Linic  ist  darunter  die  Verschlechterung  der  von  den  Alten 
ûberlieferten  Vokallehre  zu  verstehen.  Die  ganz  richtige  Erkenntnis,  dass 
hier  der  neueren   Wissenschaft  noch  zu   thun   ûbrig  gelassen  sei,   hat 


-    3    - 

leider  die  falschen  Mittel  ziir  Besserung  geboren.  Mit  der  weitgehenden 
Verkennung  des  Lautwertes  vieler  Vokaizeichen  vvurdc  dann  dem  Irrtume 
die  Thûre  geôfFnet,  und  die  Grammatik  tûlltc  sich  mit  Seltsamkeiten,  die 
ihr  Analogon  in  keiner  anderen  semitischen  Sprache  haben  und  dem 
Fortschritte  der  vergleichenden  semitischen  Grammatik  bisher  den 
Hemmschuh  anlegten.  Welche  Verwirrung  musste  z.  B.  eine  Regel 
anrichten  :  «  Offene  Silben  haben  nur  lange  Vokale  »  auch  in  der  Ein- 
schrânkung  :  «  kurze  nur  dann,  wenn  sie  vom  Worttone  getroffen  sind  », 
und  die  weiteren  Axiome  :  «  Kurze  Vokale  werden  in  ofFener  Silbe  vor 
dem  Tone  zu  Liingen  »,  Kurze  Vokale  werden  unter  dem  Einflusse  des 
Haupt-  Gegen-  und  Nebentones  zu  Lângen  »,  «  Sie  werden  in  Folge 
konsonantischer  Einbusse  zu  Lângen».  «Sie  werden  durch  mechanischen 
Vorschlag  eines  Vokals  diphthongiert  »,  «  Sie  werden  vor  Konsonanten, 
die  keine  Schârfung  crtragen,  gedehnt  »  u.  s.  w.,  wodurch  man  die 
natûrlichen  Sprachgesetze  fast  auf  den  Kopf  stellte,  um  die  einnial 
eingebùrgerte  Anschauung  vom  Vokalismus  zu  retten. 

Neben  diesen  «  (îesetzen  »  steht  aber  auch  noch  der  Begriff  «  Aus- 
nahmen  »  in  iippiger  Blute,  sei  es  dass  man  sie  wie  ehedem  als  Auswùchse 
am  geraden  Sprachstamme  betrachtet,  oder  in  philosophischer  Ummiinte- 
lung  auf  den  Differenzierungstrieb  der  Sprache  zurùckfûhrt  und  das 
ideelle  Walten  des  Sprachgeistes  den  natûrlichen  Krâften  eine  ab- 
weichende  Richtung  aufzwingen  lâsst. 

Aus  der  Fûlle  der  Verfehlten  mag  man  die  des  Fehlenden  ermessen  ; 
wichtige  moderne  Forderungen  blieben  ganz  ungehôrt.  Statt  vielem  sei 
nur  eines  angefûhrt,  dass  der  Lehre  vom  Akzent  in  den  meisten 
Grammatiken  kaum  ein  magerer  Paragraph  gewidmet  ist,  in  der  einzigen  ^ 
lângeren  Behandlung  aber  nicht  einmal  der  Nebenton  erwâhnt  und  fur 
die  Erklârung  der  Wortbildung  nutzbar  gemacht  wird. 

Angesichts  solcher  Fehler  und  Mangel  dûrfte  es  wohl  an  der 
Zeit  sein,  die  gesamten  Grundlagen  der  hebràischen  Grammatik  nach 
jener  Méthode  umzuarbeiten,  die  nichts  Un  regel  mâssiges  im  Sprachbau 
anerkennt,  eine  allgemeine  Giltigkeit  der  Sprachgesetze  voraussetzt  und 

'  Eduard  Kônig  :  Historisch-kritlsches  Lehrgebâude  der  hebràischen  Sprache 
mit  komparativer  Berùcksichtigung  des  Semitischen  uberhaupt,  II.  Hàlfte,  ersier 
Teil,  1895. 


—    4    - 

jcdc  Ablenkung  von  ihrer  gleichmâssig  wirkenden  Kraft  auf  Assoziation, 
deren  Ergebnis  die  Analogiebildungen  darstellen,  zurûckzufùhren  bestrebt 
ist.  Hierzu  sei  das  Folgende  ein  erster  Versuch  :  das  wird  hofFentlich 
auch  seine  Mange!  entsciiuldigen.  Er  baut  sich  auf  der  Thèse  auf, 
dass  in  der  Vokalpunktation  des  Bibeltextes  nicht,  wie  man  zur  Zeit 
behauptet,  die  quantitative,  sondern  eine  im  Wesentlichen  qualitative 
Verschiedenheit  der  liebrâischen  Vokallaute  ifire  Bezeichnung  gefunden 
habe.  Dadurch  wird  man  weiter  vor  die  Frage  gestellt  :  In  vvelchen  Fâllen 
sind  die  Zeiciien  als  Lângen,  in  welchen  als  Kûrzen  zu  neiimen  ?  Die 
Antwort  wird  vorbereitet  durch  die  Darstellung  der  Lehre  vom  alt- 
semitischen  Akzent  in  seinen  drei  Abstufungen,  als  Haupt-  Neben-  und 
Schwachton,  woraus  der  hebràische  Akzent  sich  direkt  entwickelt  hat  ; 
die  Frage  wird  gelôst  durch  Betrachtung  des  Wirkens  dièses  verânderten 
Akzents  auf  den  altsemitischen  Vokalismus. 


-Sï3--i>*|<«<^^'#"3^E^- 


LAUTWERT 

DER    HEBR^ISCHEN    VOKALZEICHEN 


Um  zu  einer  klaren  und  richtigen  Vorstellung  von  dem  Lautwcrte 
der  hebrâischen  Vokalzeichen  zu  gelangen,  muss  man  zuerst  die  Frage 
nach  der  Geschichte  der  Vokalbezeichnungeii  in  hebrâischen  'l'exten 
beantworten. 

Die  ersten  Ansâtze  der  hebrâischen  Vokaischreibung  beruhen  in  der 
Verwendung  der  drei  Buchstaben  %  %  n  ais  Vokalhinweise.  Die  Mescha- 
inschrift  drûckt  durch  ■  nicht  nur  konsonantisches  \v  ('31,  mn')  und  den 
Diphthongschluss  von  eu  1  (uyN)  aus,  sondern  auch  ô,  das  aus  au  entstand 
(7;iin).  betontes  û,  dasaufalte  Kontraktion  von  iju  ("t'vl  zurûckgeht:  durch 
'  nicht  nur  konsonantisches  1  (yrr,  '^.xiri)  und  den  Diphthongschluss  von 
ai  ('n:c,  •'Ca)  sondern  auch  è,  das  aus  ai  entstand  (nnua,  'a'),  betontes  î, 
das  meist  auf  Kontraktion  von  i  +  j  (l'^'C'J,  'S),  seltener  auf  alter  Lange 
beruht  Cax),  unbetontes  î,  das  eine  alte  Lange  reprâsentiert  (]i^")5  sodann 
unbetontes  i,  das  alter  Lange  entspricht  {''Z'jZ'n,  Ti:;.  ■nc"*,)  ;  durch  - 
nicht  nur  konsonantisches  h  (Nn),  sondern  auch  jede  hebrâische  Ver- 
tretung  fur  altes  aw  und  aj  +  Vokai,  nâmlich  à  (n:2)  und  se  (mn',  nnyr)  -, 
ferner  betontes  à(h),  das  aus  âhà  und  betontes  ô,  das  aus  ûhu  kontrahiert 
ist  {r\2,  nn"^iaa,  nia,  nsiN'2),  endlich  vielleicht  unbetontes  altes  a,  in  -■'■'. 
Mit  geringen  Ausnahmen  werden  dièse  Vokalbuchstaben  nur  im  Wort- 
auslaute  gesetzt. 

'  Wie  im  bibl.  iSu. 

'  Die  weitere  Môglichkeiiê  (z.  B.  in  n>^)  istwohl  nur  zufàllig  nicht  vorhanden. 


—    6    — 

In  der  Siloahinschrift  zeigen  sich  kleine  Spuren  einer  Weiterent- 
wicklung.  Hier  steht  i  nicht  nur  fur  ô  =  altsem.  au  (^.Nï^cn,  TV2),  sondern 
auch  fur  ô,  das  aus  ùhu  entstand  (iyi),  sodann  fur  jedes  haupttonige  ù 
(isn,  'dS-ii)  ;  n  fiir  â  und  à>  aus  a\v  und  aj  +  Vokal  (^^^,  ni),  daneben 
aber  auch  fur  die  Femininendung  à,  die  altsemitischer  Kûrze  entspricht 
(n3l2,  nEN):  '  fur  î  (iz).  Auch  hier  stehen  der  Regel  nach  die  Vokalbuch- 
staben  nur  am  Ende  der  Wôrter. 

In  diesen  alten  Schriftdenkmàlern  werden  also  mit  geringen,  nicht 
einmal  gesicherten  Ausnahmen  nur  ursprungliche  \oka\-Làngen  nâher 
bezeichnet,  und  zwar  sind  es  meist  Kontraktionslângen,  in  denen 
altes  w  oder  j  untergegangen  ist.  Das  legt  den  Schluss  nahe,  dass  dièse 
âltesten  sogenannten  Vokalbuchstaben  nichts  anderes  sind,  ais  tradi- 
tionell  bewahrte  Reste  einer  âlteren,  volleren  Wortaussprache.  Dazu  kam 
dann  als  unausbleibliche  Folge,  dass  auch  Lângen  der  I  und  E  Reihe, 
die  den  Kontraktionsprodukten  gleich  klangen,  im  Texte  dieselbe  Be- 
zeichnung  wie  dièse  erfuhren. 

Aehnlich  wie  bei  ■  und  '  muss  man  sich  die  Einfijhrung  von  n 
als  Vokalandeutung  denken.  Dieser  Buchstabe  hatte  ursprûnglich  nur 
konsonantische  Funktion  ;  als  sich  seine  Aussprache  aber  zunachst 
zwischen  zwei  gleichlautenden  Vokalen,  von  denen  der  erste  betont  war, 
so  erweichte,  dass  die  Vokale  Kontraktion  mit  einander  eingingen,  da 
blieb  nach  alter  Gewohnheit  n  doch  noch  beibehalten.  Schrieb  man  nun 
n:2,  ohne  mehr  an  seine  Entstehung  aus  b<=nûhu  zu  denken,  so  gesellte 
sich  dazu  bald  ein  nh;  mit  ursprûnglich  langem  A  Vokal:  ebenso  zu 
nnSiac  ein  nia,  weiter  vielleicht  auch  noch  ein  n'^^,  da  neben  ihm  auch 
eine  Form  nSS  lêla  «  ihre  Nacht  »  existierte  i. 

Die  auf  den  Inschriften  befolgten  Schreibergewohnheiten  finden  sich 
siimtlich  auch  im  Texte  der  Bibel  wieder,  vermehrt  durch  die  Freiheit, 

'  Wenn  man  zwar  hebràisches  n'?''';  nicht  auf  arabisches  làilà  (làilaju)  zuruek- 
fuhren  darf,  da  dièses  die  Form  n'iiS  ergehen  hâtte,  so  kônnte  doch  moabitisches 
nSS  ebensogut  ein  nSS  =  lâilaju  wie  nS'S  =•  lâila  (Akk.  von  lâilu)  darstellen. 

Stade  (Gramm.  S.  35.)  fûhrt  zwei  andere  MôgMchkeiten  fur  das  Eindringen 
des  n  unter  die  Vokalbuchstaben  an,  die  ich  jedoch  nicht  anzuerkennen  vermag. 
Er  sagt  :  n  als  Zeichen  fur  a  wird  veranlasst  sein  durch  die  Akkus.-  bezw.  Lokal- 
formen,  wie  nsiN,  nonp,  weiche  jetzt  auf  â,  fruher  auf  hâ  ausgingen.  Dièse 
Hypothèse  dùrfte  aber  verfehit  sein;  denn  ich  werde  spater  nachweisen,  dass  die 


—    7    - 

die  Vokalbuchstaben  beliebig  fiir  den  langen  und  kurzen  Vokallaut,  und 
in  der  Wortmitte  wie  im  Ausgang  zu  setzen.  Immerhin  bleiben  auch 
hierbei  noch  die  langen  Vokale  und  der  Wortausgang  besonders 
begùnstigt.  So  steht  ":  fur  ù,  u,  ô,  o, 

'  fur  î,  i,  è,  e,  à,  â 

n  fur  ô,  à,  â,  é,  ae,  ê  i. 

Nur  hciles  kurzes  A  (Pathah)  erhait  niemals  im  Texte  eine  konsonan- 
tische  Andeutung. 

Bei  der  (ziemlich  spâten)  Erweichung  eines  auslautenden  x  ^  und  seiner 
Verschmelzung  mit  folgendem  Vokale  trat  auch  dieser  Buchstabe  unter 
die  littera;  quiescibiles,  ohne  jedoch  fur  eine  bestimmt  abgegrenzte  Laut- 
gruppe  typisch  zu  werden.  Fruh  mag  dagegen  der  Brauch  aufgekommen 
sein,  vokalisch  auslautende  Wôrtchen,  die  bei  gleicher  oder  âhnlicher 
Aussprache  verschiedenen  Sinn  haben  kônnen,  dadurch  fur  das  Auge 
klar  zu  machen,  dass  man  sie  in  dem  einen  Sinne  mit  n,  in  dem  anderen 
mit  i~  oder  :  schrieb,  z.  B.  x'-^  «  nicht  »  neben  'h  ihm,  n':.s*  «  bitte  »  neben 
n;N  «  wohin  ».  Nin  n\-  (iilter  X'n),  «  er,  sie  »  neben  n  des  Artikels  oder 
^^  «  ach  ». 

Die  primitive  Vokalandeutung  im  Texte  durch  Konsonanten  genûgte 
den  Juden  solange,  bis  sich  ihnen  in  dem  nestorianisch-syrischen  Vokal- 
system  ein  vollkommeneres  Muster  zur  Nachahmung  darbot.  Die  Ent- 
stehung  desselben  muss  hôchst  wahrscheinlich  darauf  zurùckgefùhrt 
werden,  dass  man,  anknùpfend  an   die  alte  Gewohnheit,  durch  einen 

alte  Akkusalivendung  a,  und  nichl  à  oder  hà  gewesen  ist.  Sodann  sagt  er  noch 
mit  Einschrânkung:  «Auch  die  betonte  Femininendung  â  n  -^  vvurde  die  BrQcke 
bieten,  falls  dièse  durch  Vermittlung  von  ah  aus  at  enistanden  ist».  Dièse  Ver- 
mittlungsform  ah  hat  aber  sicher  nie  exisiiert,  sondern  fem.  à  ist  aus  àtu-ât  mit 
.\bfall  des  t  entstanden,  wie  weiter  unten  dargcthan  werden  soll.  .Man  vergleiche 
ubrigens  zu  unserer  Aufsteilung  die  Ausfûhrungen  im  .«Xbschnitt  :  Anhàngung 
der  Personalsuftixe  an  das  Nomen. 

'  Als  Kurzen  nur  in  unbetonter  Silbe.  wie  spâtcr  auseinandergesetzt  wird. 

'  Die  wenigen  Fâlle,  wo  unursprùngiiches  N  im  Inlaute  als  Vokalsbuchstabe 
von  à  geschrieben  ist,  z.  B.  in  t'N"'  «arm  ».  CN'^  «  heimiich  »,  mussen  als  Schreib- 
fehler  angesehen  werden,  woran  die  âhniiche  Aussprache  von  U?N'^  «  K.opf  », 
"2nS  «in  sanfter  Weise  »  u.  s.  w.  .Schuld  sind.   Unorganisches  N  am  Wortende 

-    T 

entsiammt  der  Uebertragung  aus  aramàischem  Schreibgebrauche. 


Punkt  ûber  dem  Worte  seine  Aussprache  mit  dunklem ,  vollerem 
Vokale,  durch  einen  Punkt  unter  dem  Worte  die  heilere,  kûrzere  auszu- 
drùcken ,  nun  weiter  durch  einen  oder  zwei  Piinkte  ùber  und  unter 
den  Konsonanten  7  (resp.  8)  Vokallaute  deutiich  zu  machen  suclite.  So 
entstanden  die  foigenden  Zeichen  :  .  .  .  ,,(,),  -,  —,  -2_. 
Der  Lautwert  dieser  Vokalzeichen  wird  in  unseren  svrischen 
Grammatiken  zum  Teil  recht  abweichend  angegcbcn.  Duvai  will  von 
quantitativen  Unterschieden  bei  den  von  den  Syrern  gesprochenen 
Vokalen  nichts  vvissen,  sondern  hiilt  sie,  wohl  nach  dem  Muster  der 
franzôsischen  Vokale,  fur  verschieden  nach  Kiang  und  Tonhôhe:  «  Die 
ursprùnglich  langen  Vokale  unterscheiden  sich  von  den  kurzen  nicht 
mehr  durch  die  Dauer  des  Tones,  sondern  durch  die  Beschaffenheit  des 
«  timbre  »  1.  Daher  transskribiert  er  die  Vokalzeichen  mit  â,  à,  é,  è,  i,  o, 
ou.  Dièse  Ansicht  fïndet  ihre  Widerlegung  in  dem  Grundprinzip  der 
syrischen  Metrik,  die  Verse  nach  Mebungs-  und  Senkungssilben  zu 
bauen,  was  eine  Unterscheidung  von  kurzen  und  langen  Vokalen  zur 
notwendigen  Voraussetzung  hat  2.  Merx  und  Nôldeke  nehmen  die  Vokale 
aïs  qualitativ  und  quantitativ  von  einander  verschieden  an  und  trans- 
skribieren  also  : 


erx 

Nôldeke 

a 

a 

â 

â 

ê 

e,  i 

i(e) 

1 

ê 

1 

ô,  0 

(U) 

oô 

ù,  u 

uû 

Endlich  Nestlé  (Syr.  Gramni.,  S.  10  f.  und  9)  fûhrl  aus  :  «  Der  Mehr- 
zahl  dieser  Vokalzeichen  lâsst  sich,  ob  sie  mit  oder  ohne  Lesemutter 
stehen,  die  Quantitat  nicht  ansehen,  da  bei  der  Wahl  der  Zeichen  niir  die 
Qualitàt,  nicht  die  Quantitat  massgebend  war  ».  Dièse  Meinung  scheint 
die  richtige  zu  sein.   Denn  schon  mit  einfachen  Mittein  der  Formver- 

'  Vgl.  Traité  de  Grammaire  Syriaque,  S.  44. 

'  Ich  bedauere,  in  meinen  «  Grundzugen  der  syr.  Betonungs- und  Versiehre» 
(ZDMG,  Bd.  47,  S.  276-307)  diesen  wichtigcn  l'msland  nicht  beriihrt  zu  haben. 


—    9     — 

gleichung  und  Metrik  liisst  sich  die  zweifache  Quantitât  verschiedener 
von  deii  andern  Grammatikern  einfach  f^cnommenen  Laute  darthun. 
So  bedeutet  -.  nicht  nur  î,  sondern  in  den  Verbalbildungen  itheb,  iled, 
imâ,  i'â  ii.  a.  zeigt  die  Betonung  der  Ultima  ',  dass  i  hier  Schwacharakter 
liât,  entsprechcnd  dem  ungesciiriebenen  Schwa  in  den  gleiclien  fcstradi- 
kaligen  Kormen  ;  ferner  ist  in  ihidâjâ  das  erste  stets  plene  geschricbene 
i  kurz,  da  es  in  Versmasse  nicht  seUen  ganz  abfâllt.  Die  Ansicht  von 
der  Liinge  jedes  -^-  wird  durch  Formen  widerlegt,  wo  es  als  Stûtze  eines 
Aleph  auftritt,  das  unbetont  ist  und  metrisch  nicht  als  Vokal  zàhlt. 
Von  -^  kommt  die  kurze  Aussprache  sicher  im  Partizip.  P'^'al  und  in 
der  I.  pers.  sgl.  Pert".  vor  :  qàtasl  und  qétlœth  ;  denn  in  unbetonter 
geschlossener  Silbe  kann  weder  das  Syrische  noch  das  Hebraische  einen 
langen  Vokal  dulden.  Auch  liige  fur  Dehnung  nicht  der  geringste  Grund 
\or  ;  vielmehc  ist  das  ,  in  der  erstercn  Form  die  Verdumpfung  von 
hellem  e  (wie  hebr.  cVc''  mit  betonter  Pânultima  aus  c'^'C  mit  betonter 
Ultima),  und  die  1.  pers.  sgl.  Perf.  hat  ihr  durch  Epenthese  erhalten, 
wobei  die  sogenannte  convertierte  Form  qâtaltf  zu  Grunde  liegt,  die 
allmàlig  zu  qâtalti-qâtalith-qétlœth  umgewandelt  wurde. 

Kurzes  à  (  -  )  dùrfte  sich  in  der  letzten  Silbe  der  Nomina  im  status 
cmphaticus  finden,  weil  hier  wahrscheinlich  die  altsemitische  Akkusativ- 
cndung  a  (hebrâisches  ~~  =  kurzes  â)  vorliegt. 

Mit  der  Aufstellung  genauerer  Tongesetze  fur  das  Syrische,  als  man 
sie  bisher  kennt,  wûrde  jedenfalls  der  Beweis  fur  die  Richtigkeit  der 
Thèse,  dass  die  syrischen  Vokalzeichen  mit  Ausnahme  von  Pethàhà 
sowohi  fur  K.ûrzen  wie  l.iingen  stehcn,  stringenter  gemacht  werden 
kônnen  ;  wir  mùssen  uns  hier  damit  begnûgen,  dièse  Meinung  als  hôchst 
wahrscheinlich  hinzustellen. 

'Unter    dem     Finflusse    dieser     nestorianischen     Punktation.     oder 

wenigstens    unter  gleichen    Finflussen    wie   dièse    muss    die    hebraische 

Punktation  des  Bibeltextes  entstanden  sein.  Denn  beide  stimmen  ùberein 

.in  der  Zahl  der  bezeichneten  Laute.  wobei  die  A  Klasse  je  2  Vertreter, 

die  E  Klasse  ebenfalls  2,  1,  O  und  U  -  je  einen  haben.  Weiter  ahnelt  sich 


'  Selten  sind  in  der  Poésie  die  Fâlle,  wo  die  Vorletzte  beiont  erscheint. 
'  Qibbus  wurde  im  Hebr.  nur  als  Notbehelf  in  den  Fàllen,  wo  kein  Hijifswaw 
im  FConsonantentexte  stand,  angewendei,  Fâlle,  wie  sie  das  Syrische  nicht  kannte. 


—       10      — 

die  Form  der  Zeichen  in  beiden  Systemen  so  auffâllig,  dass  eine  dirckte 
Abhângigkeit  des  einen  vom  andern  notwendig  voraiisgesetzt  werden 
muss  1.  Das  syrische  wird  aber  das  altère  sein,  da  es  sich  mit  einem 
Elemente  zur  Darstellung  der  Vokalzeichen  begnûgt,  dem  Punkte  ;  das 
hebrâische  kennt  noch  in  2  Fâllen  den  Strich  (-.-  und  ;  ),  jedoch  nur 
dort,  wo  es  das  Prinzip  der  Vokalsetzung  unler  den  Buchstaben  gegenuber 
dem  Syrischen  strenger  durchfuiirte,  und  die  altère  Punktierung  dazu 
nicht  ausreichte  -. 

Zeigt  sich  also  zwischen  syrischer  und  hebrâischer  \'okalbezeiclinung 
eine  ùberraschende  Aehnlichkeit  in  Zabi  und  Form,  so  vvâre  es  in  hohem 
Masse  auffiillig,  wenn  die  hebrâische  nicht  auch  das  Wesen  der  syrischen 
teilte,  die  Qualitàt  und  nicht  die  Quantitàt  der  Vokale  zum  Ausdruck  zu 
bringen. 

Die  Bedenklichkeiten  gegen  die  bisherige  Ansicht  vom  Wesen  der 
hebrâischen  Vokalzeichen  werden  ferner  verstarkt,  wenn  man  die  Vokale 
der  in  der  Septuaginta  transskribiertcn  hebrâischen  Namen  mil  denen  der 
lîrformen  vergleicht.  Hier  finden  sich  aile  von  unsern  Grammatikern  als 
Lângen  gedeuteten  Vokale  auch  als  Rùrzen  :  z.  B.  —  in  Xuoquv  (nn), 
2u(içu  (mt'),  -uTKfju)'  {]Z'C)  :  -^  in  ylsvsi-  cv),  Meoofi  (mc),  QsXfisks/ 
(n^'chpi);  -  -  in  Boo^  (-3?2),  Foixoqqu  (mby)  Koqs  (mp).  Segol  ist  kurz 
und  lang  :  Xs^qwv  (^iisn),  ^v/s/^i  {azz'),  BsÇsx  (pT2),  ^sl'sx  (p'^ï)  : 
Muivar,  (nue),  'Is(povrrj  (niS'')  ^.  Der  Einwand,  dass  die  Septuaginta  die 
hebrâischen  Vokale  noch  in  altertûmlicherer  Gestalt  kenne,  als  der  maso- 
rctische  Text,  besagt  nichts  :  da  sie  das  Grabdenkmal  der  absterbenden 
hebrâischen  Sprache  ist,  so  gab  es  fur  deren  Vokalismus  weiterhin 
keine  Entwicklung  mehr,  es  sei  denn  in  geringfùgigen  Lautnûancen  '. 

Auch    den    âltesten    hebrâischen    Grammatikern    ist    eine    andere 


'  Segol  kônnte  aus  einer  Verbindung  der  beiden  im  Syrischen  môf^lichen 
Formen  fur  «  -.—  und  -.-  entstanden  sein. 

■■'  Nichtsdestoweniger  nennt  der  âiteste  hebr.  Grammatiker  Aharon  ben  Mose 
ben  Ascher  die  7  Vokale  nnp;  1*2^,*  «  7  Punkte  ».  vergleiche  Bâcher,  Anfang  der 
hebr.  Gramm.  ZD.MG,  Bd.  49,  S.  26. 

'  Vgl.  Cl.  iCônnecke  :  Die  Behandiung  der  hebr.  Namen  in  der  Septuaginta 
(Gymn.  Prog.  von  Stargard)  i885. 

*  Die  Wiedergabe  des  hebr.  Schwa  mobile  durch  s,  a  und  o  ist  nichts  .Mter- 
tumliches,  sondern  ein  Notbehelf,  diesen  dem  griech.  Vokalismus  fehienden  Laui 


—     II     — 

Meinung,  als  dass  es  7  Vokale,  d.  h.  qualitativ  verschiedene  Vokallaute 
gàbe,  vollstandig  fremd.  Ben  Ascher  teilt  sie  nach  ihren  Artikulations- 
stellen  ein  in  2  obère  (i  und  ■'),  2  untere  (-~:r-  und  ^,  3  mittlere  (-,-,  -.— , 

.  1,  kennt  sie  also  nur  als  im  Kiange  verschieden  1.  Saadja  ordnet  sie  zu 
f'oigender  Klangreihe  :  Qames,  Pathah,  Molem,  Segol,  Hireq,  Serè, 
Schureq  -  ;  Abuhvaiîd  hingegen  :  Schureq,  Holem,  Qames,  Segol,  Pathah, 
Sere,  Hireq.  Bei  ihnen  allen  gelten  die  7  Vollvokale  als  Kônige,  denen 
ein  Diener,  Schwa  zur  Seite  steht.  Die  Vervvirrung  in  der  hebriiischen 
Vokalauffassung  begann  erst  im  zwôlften  Jahrhundert  mit  Joseph  Qimhî. 
Nach  dem  Vorbilde  der  europâischen  Grammatiken,  die  lange  und  kurze 
Vokale  unterschieden,  deutete  er  die  hebriiischen  Vokalzeichen  als 
l.ângen  und  Kurzen,  nach  seiner  Ausdrucksweise  als  Kônige  und  Diener, 
und  stellte  dabei  gegenùber  :  -^  â  und  ^-  a;  ^^  ê  und  ^:-  e;  —  ô  und 

,  o  :  ■<  ù  und--r-  u  ;  -^  blieb  ihm  doppelzeitig.  VAn  solcher  Irrtum 
kann  nicht  Wunder  nehmen  zu  einer  Zeit,  wo  man  wenigstens  in  roma- 
nischen  Lândern  auch  schon  die  Unterscheidung  von  ursprùnglich  scharf 
getrennten  Konsonanten  wie  ïund  c,  p  und  d,  "  und  ::,  •£  und  n  verloren 
hatte,  wo  ferner  nach  dem  klaren  Zeugnisse  von  Emmanuel  ben  Jekuthicl 
aus  Benevent  im  Kiange  ein  Segol  mit  Sere,  ein  Pathah  mit  Qames 
zusammengefallen  war  ^. 

Qimhî's  Ansicht,  die  sich  besonders  durch  die  Schriften  seiner  Sôhnc 
Moses  und  David  verbreitete,  wurde  nicht  so  ohne  weiteres  fur  aile 
jùdischen  Kreise  massgebend  ;  diejenigen  Juden  wenigstens,  bei  denen 
die  ersten  christlichen  Vertasser  hebràischer  Grammatiken  in  die  Lehre 
gingen,  vertraten  im  allgemeinen  noch  die  altère  richtige  Meinung  '. 
So  legt  G.  Pellicanus  seinen  9  Vokalen  folgende  Werte  unter  :  ^  ist 
=    a:    --,--  =  schwiibischem   a,  zwischen    hellem  a  und  mittlerem  o '' : 

je  nach  der  N'atur  des  Iblyenden  konsonanlcn  wiederzugeben.  Auch  Jbn  Khaidùn 
setzt  fur  Schwa  meist  Fatha,  manchmal  Kesra,  einrnal  sogar  Damma,  vergleiche 
Schreiner,  Zur  Gesch.  der  Aussprache  des  Hebrâischen,  S.  253  (ZAW  1886). 

'  Vgl.  Bâcher,  Anfânge  der  hebr.  Gramm.  ZDMG,  Bd.  49,  S.  27. 

"  Vgl.  Bâcher,  Anfânge,  S.  27,  Anm.  3. 

"  Vgl.  Schreiner  :  Zur  Geschichte  der  Aussprache  des  Hebrâischen,  S.  242  f. 

*  Nur  unterschied  man  fâlschHch  zwischen  1  und  -;  und  nahm  jenes  fur  u, 
dièses  fur  u. 

'  Er  schiâgt  deshalb  schon  die  Transskription  â  vor. 


—       12      — 

=  e  obscurum  :     ,-  =  schwâbischem  e:     -  =  kurzem   e,  das  die 
Juden  zwischen  o  und  e  und  durch  die  Nase  aussprechen  ;    —  =  i  : 

=  o  ;  =  il  :   "  =  u.    Eingelnender  beschreibt  Joh.   Reuchlin   in 

seinen  Rudimenta  ling.  hebr.  1 5o6,  S.  9-10,  die  Qualitàt  von  8  hebrâischen 
Vokalen  samt  Schwa.  A  rectum  (  .  )  klingt  ihm  wie  italienisches  a  in 
appello  :  a  obliquum  (,-)  '  «  fit  clausiore  oris  rictu  »,  ahneit  dcm  o,  wie 
es  in  Deutschiand  hâufig  (dialektisch)  gesprochen  wurde;  e  rectum  (~^) 
wird  heller  ausgesprochen,  wie  das  e  in  epigrammata  ;  e  obliquum  (  .,  ) 
ist  schwâbisches  e,  wie  wenn  man  zwischen  e  und  italienischem  a  etwas 
JVlittleres,  das  an  beiden  teil  hat,  sprechen  wolle  ;  i  rectum  (  .-),  wie  das 
lateinisclie  i  ;  o  rectum  _i  mit  rundem  Munde  ausgesprochen  wie  in 
addo  :  o  obliquum  (^  Mittellaut  zwischen  o  und  a,  doch  nàher  an  o 
liegend  aïs  a  obliquum  -  :  "  rômisches  u  :  -  -  franzôsisches  u  oder 
griechisches  Ypsilon.  Endlich  Schwa  ist  ihm  eine  «  vox  hebes,  obtusa 
et  tam  exilis.  ut  vel  vix  vel  nunquam  audiatur  ». 

Dass  dièse  etwa  bis  auf  die  prinzipielle  L'nterscheidung  von  ■  und 
richtige  Auftassung  der  hebrâischen  Vokale  nach  Reuchlin  in  den 
christlichen  Grammatiken  unterging,  muss  deni  Studium  derQimhischen 
Schriften  zugeschrieben  werden,  die  teilweise  schon  von  Johann  Bôschen- 
stein,  ganz  besonders  aber  von  Elias  Levita  und  seinen  Schûlern  in 
christliche  Kreise  gebracht  und  als  unùbertroflFene  Muster  grainmatischer 
Méthode  studiertund  nachgeahmt  wurden.  Von  der  Mittedessechszehnten 
Jahrhunderts  an  dùrfte  es  keinen  Grammatiker  geben,  der  nicht  die 
altère  Meinung  aufgegeben  hiitte  und  ini  Banne  der  Qimhischen  Vokal- 
aull'assung  stande.  Selbst  die  Bewegung,  die  in  unserem  Jahrhundert, 
wie  die  semitischen  Studien  ûberhaupt,  so  auch  das  hebrâische  Sprach- 
studium  in  neuen  Fluss  gebracht  hat,  machte  vor  der  Vokaltradition 
der  vorhergehenden  Période  hait.  Nur  wenige  Kleinigkeiten  wagte 
man  zu  iindern ,  um  ganz  augenf'âllig  falschen  Folgerungcn  zu  ent- 
gehen  :  so  stellte  man  Qibbus  mit  Schureq  prinzipiell  gleich  und 
unterschied  ein  zweifaches  Segol,  das  jedoch  nur  August  Mùller  als 
langes  und  kurzes  Segol  zu  bezeichnen  wagte,  wie  derselbe  Gelehrte  auch 

'  Statt  rectum  und  obliquum  sagi  er  auch  subtile  und  grossum. 
"    «  Consuevit   auiem   ab    indistincte   proferentibus    semper    loco   ipsius  o 
pronunciari,  ut  Codorlaomer  rex  Elamitarum  •■'. 


in  Qames  und  Qames  hatuph  nur  zwei  verschiedene  Quantitâten  eincs 
nach  der  Absicht  der  Masoreten  gleichklingenden  Lautes  erblickte.  Nur 
Grammatiker,  die  den  Rreisen  der  polnischen  Juden  nahe  standen,  wie 
B.  Fischer  und  S.  Pinsker  '.  verfochten  Ideen  der  vorqimhischen  Schule, 
jedoch  mit  so  geringem  Aufwande  von  wissenschaftlicher  Méthode, 
dass  ihre  Gegner  sich  ihnen  gegenûber  kaum  verteidigen  zu  mùssen 
glaubten. 

Gestùtzt  auf  die  Geschichte  der  hebràischen  Vokalisation  und  die 
Ansichten  der  âlteren  hebràischen  Gelehrten  glauben  wir  nun  ein  Recht 
zu  haben,  die  hebràischen  Vokalzeichen  in  dem  Sinne  zu  deuten,  dass 

Pathah  (  _  )  helles  a  =  a 

Segol      (^  den  Mittellaut  zwischen  a  und  e  =  ae 

Sere       (  t^)  ein  nach  i  zu  neigendes  e  =  e 

Hireq     (  —  )  reines  i  =  i 

Holem   (  :  )  ein  nach  u  zu  neigendes  0  =  0 

Qames   (  ,  )  den  Mittellaut  zwischen  a  und  o  =  â 

Qibbus  (  — )  resp.  Schureq  reines  u  =  u 

darstellen,  womit  ûber  die  Quantitât  dieser  Laute  noch  nichts  ausge- 
sagt  ist. 

'  Ausgehend  vom  babylonischen  Vokalisationssystem  nimmt  er  nur  sechs 
Grundvokale  an,  indem  er  Segol  als  einen  «  charakterlosen  Lautmischling  » 
verwirft. 


-^Œ>— 


AKZENTLEHRE 


Der   Akzent   im   Altsemitischen. 

Die  Lautphysiologie  unterscheidet  zwei  Hauptarten  von  Betonung  : 
I.  die  vonviegend  cxspiratorisclic  mit  deii  Stufen  Hauptton,  Nebenton. 
Schwachton,  2.  die  vorwiegend  musikalische  mit  den  Stufen  Hochton, 
Mittelton,  Tiefton.  Diejenigen  semitischen  Spraciien,  deren  Betonung  wir 
bisher  am  relativ  besten  kennen,  nàmiich  das  Altarabische,  Hebrâische 
und  Syrische  haben  exspiratorischen  Alizent.  Das  berechtigt  aber  nicht 
zu  dem  Sciilusse,  dass  der  musikalische  Akzent  in  der  semitischen 
Sprachfamilie  fehle  :  denn  im  Laufe  der  Zeit  kann  sehr  wohl  die  einc 
Betonungsart  in  die  andere  ubergehen,  da  beide  sich  nicht  gegenseitig 
ausschliessen,  vielmehr  keine  Sprache  ganz  rein  exspiratorisch  oder  rein 
musikalisch  betont.  So  sind  trotz  der  stark  exspiratorischen  Neigung  der 
hebrâischen  Sprache  doch  auch  zahireiche  Spuren  von  musikalischer 
Betonung  hier  vorhanden,  und  ein  grosser  Teil  der  Akzentzeichen  des 
Bibehextes  dùrfte  nach  dieser  Richtung  zu  erkliiren  sein. 

Hat  man  die  Frage  nach  dem  Verhaltnis  der  exspiratorischen  und 
der  musikalischen  Betonung  innerhalb  des  Semitischen  bisher  arg 
vernachlàssigt,  so  fehlt  es  auch  ganz  an  planmâssigen  Untersuchungen 
ùber  die  Stufen  der  ersteren,  von  denen  der  musikalischen  ganz  zu 
schweigen.  Man  redet  von  Haupt-  resp.  Hochton  und  Unbetontheit  der 
Silben,  im  Hebrâischen  allenfalls  noch  von  dem  durch  Metheg  klar 
genug  markierten  «  Gegentone  ».  Andere  Untersuchungen,  etwa  abgesehen 
von  den  Bemerkungen  Lanes  ùber  Betonung  der  arabischen  Wôrter  ',  die 

'  Vgl.  ZDMG,  Bd.  4.  Seite  1 83-86. 


-     i5    - 

zwar  auch  vom  Nebentone  handeln,  jedoch  vveder  fur  das  altère  noch  das 
neuere  Arabisch  genùgen,  und  Spittas  Angaben  ûber  den  Nebenton  im 
Neuarabischen  Aegyptens,  sind  in  der  semitischen  Sprachvvissenschaft 
noch  niemals  angestellt  und  offenbar  nicht  als  Bedùrfnis  empfunden 
worden.  Vollends  vom  Gedanken  einer  ursemitischen  Betonung  als 
Grundlage  aller  spâteren  ist  nirgends  eine  Spur  zu  finden. 

Und  doch  wird  man  nicht  umhin  kônnen,  dièses  Problem  ernstlich 
ins  Auge  zu  fassen,  wenn  die  Aufgabe  einer  vergleichenden  semitischen 
Grammatik  jemals  voll  geleistet  werden  soll.  Zum  ursemitischen  Ton  sollte 
man  gelangen  kônnen  durch  Rûckschliisse  von  den  Tonverhâltnissen 
der  gesamten  semitischen  Sprachen  auf  diejenige  Tonstufe,  von  der  aus 
das  Verschiedene  sich  gesetzmâssig  entwickeln  konnte  ;  dieser  Weg  ist 
aber  dadurch  sehr  erschwert,  dass  wir  nur  von  den  wenigsten  semitischen 
Sprachen  die  Betonung  annahernd  kennen.  Man  wird  deshalb  anders 
operieren  mûssen  :  man  stelle  die  Tonverhâltnisse  einer  môglichst 
gut  bekannten  und  altertûmlichen  semitischen  Sprache  hypothetisch  als 
die  ursemitischen  hin  und  vergleiche  mit  ihnen  die  der  am  nàchsten 
stehcnden  anderen  Zweige.  Entdeckt  man  dabei  streng  gesetzmiissige 
Uebergange,  so  erhàlt  man  eine  Basis,  von  der  aus  man  vorlâufig  nach 
ruckvvàrts  und  vorwârts  weiter  schreiten  kann. 

Als  Sprache,  von  der  man  also  ausgehen  konnte,  scheint  keine  besser 
geeignet  zu  sein,  als  die  altarabische.  Wohl  hat  man  ihre  Altertùmlich- 
keit  ôfters  schon  in  Zweifel  gezogen  und  in  der  verhàltnismâssig  grossen 
Gebundenheit  ihres  Akzents  den  Beweis  geringen  Alters  zu  finden 
geglaubt,  gerade  als  ob  nur  der  absolut  freie  Akzent  die  Gewâhr  fur 
Ursprûnglichkeit  bote.  Mit  dem  Tone  hat  man  auch  die  ungemeine 
Regelmâssigkeit  der  Flexion  als  reiativ  jung  und  Produkt  weitgehender 
Analogiebildung  und  Formausgleichung  erklart,  ohne  zu  beachten,  dass 
neben  diesem  Ebenmass  der  Flexion  die  bei  weitem  reichste  Mannigfaltig- 
kcit  der  Wortbildung,  der  grammatischen  und  syntaktischen  Verhiiltnisse 
bnter  allen  bekannten  semitischen  Sprachen  zu  finden  ist.  Wie  man 
bisher  noch  jedes  Misstrauen  gegen  die  Altertûmlichkeit  der  meisten 
arabischen  Formen  mit  verhangnisvollem  Irregehen  hat  bûssen  miissen, 
so  werden  auch  die  nachfolgenden  Frgebnisse  darthun,  dass  man  so 
Icicht  keine  andere  semitische  Sprache  finden  wird,  deren  Tonverhâltnisse 
besser  geeignet  waren,  die  der  spatercn  Idiome  zu  erschliessen  als  die 


-    i6    - 

arabischen.  Wir  wcrden  uns  daraus  das  Recht  ableiten.  im  Verlauf  dieser 
Arbeit  vom  Ton  des  Altarabischen  sowie  von  seinem  Vokalismus  als  dem 
altsemitischen  zu  reden.  Da  das  Altarabische  dem  Hebrâischen  ôrtlich 
und  wahrscheinlich  auch  noch  zeitlich  nahe  steht,  so  kann  man  von 
vornherein  ziemlich  sicher  sein,  bei  einer  Vergleichung  der  beiderseitigen 
Tonverhâltnisse  keine  verloren  gegangenen  Zwischenglieder  annehmen 
zu  mûssen. 

Dei"  altarabische  Akzent. 

Fur  die  genauere  Kenntnis  des  altarabischen  Akzents  wâre  nôtig  : 

1.  Feststellung  des  Worttones,  d.  h.  der  Betonung  des  Einzelwortes 
mit  oder  ohne  Enklitiken  : 

2.  Feststellung  des  Satztons,  d.  h.  der  Betonung  der  Wôrtcr  im 
Satzzusammenhange,  \vo  gemâss  der  logischen  Wichtigkeit  der  einzelnen 
Satzteile  eine  Abwàgung  der  Worttône  untereinander  stattfindet. 

Ueber  den  Wortakzent  in  eintonigen  \\'ôrtern  haben  wir  eine 
zuverlâssige  Ueberlieferung  ;  fur  die  Bestimmung  des  Gegentones  sowie 
des  Satzakzentes  sind  wir  auf  Hypothesen  angewiesen,  die  sich  auf  Ver- 
gleichung  mit  analogen  Verhàltnissen  anderer  semitischen  Sprachen  oder 
auf  allgemein-sprachliche  Erwàgungen  grûnden  '. 

Als  Regeln  fur  den  altarabischen  Wortakzent  diirften  folgende  gelten  : 

1.  Jedes  selbstiindige  Wort  hat  zum  wenigstcn  eine  Tonsilbe  ;  unbe- 
tonte  Wôrtchen  kônnen  nur  den  Wert  von  Proklitiken  haben. 

2.  Es  kônnen  nicht  zwei  aufeinanderfolgende  Silben  betont  sein, 
weder  haupt-  noch  nebentonig  :  salsalun,  istaslâmtum,  màrzùquna  '-'. 

3.  Es  kônnen  nicht  zwei  ganz  gleiche  Akzente  innerhalb  eines  Wortes 
vorkommen  ;  wenn  spâter  von  zwei  Nebentônen  eines  Wortes  die  Rede 
sein  wird,  so  besteht  zwischen  beiden,  genau  genommen,  doch  noch  ein 
Unterschied  in  der  Tonstârke. 

4.  Einen  einzigen  Wortton,  den  wir  zunàchst  ohne  Rucksicht  auf 
seine  Stârke  mit  dem  Akut  bezeichnen,  haben  solche  Wôrter,  die  entweder 

•  Es  wâre  nicht  unmôglich,  dass  die  Auffindung  eines  iiiteren  Werkcs  ïiber 
K.oranlesekunst  auch  hierijber  einmal  dlrekte  Auskunft  brâchte. 

■^  Nicht,  wie  Lane  will,  mit  3  haupttonigen  Silben,  vgl.  ZDMG,  Bd.  4,  S.  i83. 


-     17    — 

nuraus  kurzen  Silben  bestehen,  oderaus  i-3  aufeinanderfolgenden  langen 
Silben,  denen  1-2  aufeinanderfolgende  kurze  vor  und  nachgesetzt  sein 
kônnen.  Bei  den  rein  kurzsilbigen  Wôrtern  steht  der  Ton  auf  der  ersten 
Silbe  :  hùwa  «  er  »,  jâra  «  er  sieht  »,  bi'ma  «  in  dem,  was  »,  qâtala 
«  er  hat  getôtet  »,  rûsuluhu  «  seine  Gesandten  »,  qàsabatuka  «  dein  Rohr  ». 
Bei  den  ubrigen  ist  die  Lange  betont,  die  der  Endsilbe  am  nachsten  steht  : 
qala  «  er  hat  gesagt  »,  qatâlta  «  du  hast  getôtet  »,  qàsabatuka  «  deine 
Rohre  »,  'alaihim  «  gegen  sie  »,  'auhâinâ  «  vvir  haben  geoffenbart  », 
muqîmûna  «  Stehende  »,  wasâ'atun  «  und  Stunden  ». 

Die  Endsilbe  hat  den  Ton  nur  in  einsilbigen  Wôrtern,  die  nicht 
proklitisch  sind,  wie  qiil  «  sprich  »,  râi  «  siehe  »  (fem.),  qf  «  hûte  dich  », 
là  «  nein  »,  ferner  in  zweisilbigen,  die  aus  Einsilbnern  in  Verbindung 
mit  Proklitiken  bestehen,  wie  'alài  «  ist  nicht  ?  »,  lana  «  uns  »,  famân 
«  drum  wer  »-ausser  bei  einsilbigen  Prâpositionen  in  Verbindung  mit 
einsilbigen  Suffixen,  wie  lâki,  lânû,  bihi  1,  endlich  in  der  poetischen 
Pausa,  wie  sà'at  «  Stunden  »  statt  sà'atu(-i),  mafâr  «  Flucht  »  statt 
mafârru(-i-a),  hamrà  «  rot  »   statt   hamra'u(-a). 

5.  Als  mehrtonig  gelten  seiche  Wôrter,  die  aus  langen  und  kurzen 
Silben  in  anderen  Mischungen ,  als  den  obcn  erwâhnten  zusammen- 
gesetzt  sind.  Bei  ihnen  muss  unterschieden  werden,  ob  der  schwâchere 
Ton  (Neben-  oder  Gegenton)  dem  stârkeren  (Hauptton)  voraufgeht  oder 
nachfolgt  ;  dièses  Verhâltnis  ist  nach  folgenden  Regeln  geordnet  : 

a)  Nebenton  nach  dem  Haupttone  findet  sich  auf  jeder  langen  End- 
silbe, die  vom  Haupttone  durch  wenigstens  eine  unbetonte  Silbe 
getrennt  ist  :  qâtalàt  «  sie  hat  getôtet  »,  qâtalù  «  sie  haben  getôtet  », 
qâtalatà  «  sie  beiden  haben  getôtet  »,  qatâltumà  «  ihr  beiden  habt 
getôtet  »,  tâqtulî  «  (dass)  du  tôtest  »,  jâqtulù  «  (dass)  sie  tôten  », 
jâqtulàn  «  er  soll  tôten  »,  ûqtulù  «  tôtet  »,  rasiîluhà  «  ihr  Ge- 
sandter  »,  rasùlukùm  «  euer  Gesandter  »,  rasiïluhùm  «  ihr  (plur.j 
Gesandter  ». 

b)  Nebenton  vor  dem  Haupttone  findet  sich 

o)  auf  jeder  langen  Silbe,  die  Pànultima  einer  haupttonigen  ist  : 

'  ihre  Pànullimabetonung  ergibt  sich  aus  dem  Vergleich  mit  hebrâischem 
"j^,  IjS,  13  u.  s.  vv.  Vgl.  die  gegenteilige  Behauptung  von  Fleischer:  Beitr.  z.  arab. 
Sprachk.  (Abh.  d.  Sachs.  Al^ad.  XV,  S.   i33.) 


-    i8    - 

tàqtulîna  «  du  (fem.)  tôtest  »,  jàqtuluna  «  sie  (masc.)  tôten  *, 
ùqtulnàinni  «tôtet  (fem.)  doch  », 'àlamuna  «Welten»,  bàgdâdijju 
«  Mann   aus   Bagdad  »,  'àbdukûnna    «  euer   (fem.j   Sklave  », 
'àbduhûnna  «  ihr  (fem.)  Sklave  »  ; 
fi)  auf  derjenigen  kurzen  Silbe,  die  mindestens  An^e/)anM///wia  der 
haupttonigen  ist:  qàsabatàini  «zwei  Rohre»  kùtubukûnna  «eure 
(fem.)  Bûcher  »,  sàdaqatuhùnna  «  ihr  (fem.)  Almosen  ». 
Vom  altarabischen   Sat^ak^ent  ist   nur  verhàltnismâssig  vvenig  zu 
erschliessen.  Treten  mehrere  Wôrter  zu  einer  engeren  Verbindung,  einem 
Sprechtakte  i  zusammen,  so  hat  stets  das  letzte  Won  einen  stârkercn 
Ton    als   ailes,    was   vorhergeht,    indem    bei   diesem    eine    mehr   oder 
weniger    starke  Tonverminderung    eintritt.    Dièse    besteht    in   der  Ab- 
schwâchung  des  Haupttones  zum  Nebentone  : 

a)  Beim  Nomen  regens  eines  eigentlichen  Slatus-constructus-Verhâlt- 
nisses  :  màliku-l-'ârdi  «  der  Kônig  der  Erde  »,  jàumu-d-dîni  «  der 
Tag  des  Gerichts  »,  'àfdalù-l-'islami  «  die  Vortrefflichsten  des 
Islams  ».  Den  Beweis  hierfûr  liefert  teils  die  Analogie  des 
Hebràischen,  teils  der  Umstand,  dass  ein  seiches  Nomen  gewisse 
nur  durch  Tonverminderung  zu  erklârende  Verkurzungen  der 
Endung  erleidet  und  nie  den  Artikel,  als  ein  zu  schwerwiegendes 
Prâfi.x,  erhâlt. 
bj  Bei  Prâpositionen,  d.  h.  ursemitischen  haupttonigen  Adverbien, 
in  ihrer  konstanten  Verbindung  mit  Substantiven.  Dabei  ist  noch 
zu  unterscheiden  zwischen  ^weisilbigen  Prâpositionen,  vvelche 
stets  nebentonig  bleiben,  z.  B.  'ilà  «  zu  »,  mà'a  «  mit  »,  qàbla 
«  vor  »,  làdun  «  bei  »  :  ferner  den  aus  einer  langen  Silbe 
bestehenden,  wie  fî  «  in  »,  'an  «  von  her  »,  min  «  aus  ».  die 
nebentonig  auftreten,  wenn  das  folgende  Wort  mit  unbetonter 
Silbe  beginnt,  z.  B.  f'i  qulubihim  «  in  ihren  Herzen  »,  'àn-er-râguli 
«  von  dem  Manne  her  »,  min-es-sama'i  «  vom  Himmel  »,  aber 
tonlos  werden  vor  folgender  betonten  Silbe  z.  B.  min-'indi-Uâhi 
«  von  Gott  her  »,  fî-n-nàiri  «  im  Feuer  »,  'an-râbbika  «  von  deinem 
Herrn  »  :  cndlich  den  aus  einer  kurzen  Silbe  bestehenden  :  bi 
«  in  »,  li,  la  «  zu  »,  ka  «  wie  »,  ta,  wa  (Schwurprâpositionen),  die 

'  Vgl.  Sievers,  Phonetik,  4.  Aufl.,  §  584. 


—     tg     - 

stets  ausser  vor  einsilbigen  Personaisuffixen  als  tonlose  Proklitikeii 
gebraucht  werden. 

Der  Beweis  fur  den  Neben-  resp.  Schwachton  der  Prâpositionen 
vor  folgendem  Nomen  grûndet  sich  auf  die  enge  Verwandtschaft 
dieser  Verbindung  mit  dem  Status-constructus-Verhaitnisse,  weiter 
auf  Vergleichung  mit  dem  Hebrâischen,  wo  die  Wirkung  ihrer 
stark  geminderten  Betonung  im  Vokalismus  zu  Tage  tritt. 

c)  Dieselben  Tonverhâltnisse  wie  bei  den  Prâpositionen  dùrften  bei 
den  meisten  zvvei-  und  einsilbigen  Konjunktionen  in  ihrer  kon- 
stanten  Verbindung  mit  Nomen  oder  Verbum  anzunehmen  sein, 
also  kàifa  taqùlu  «  wie  sagst  du  »  :  'an  jaqùla  «  dass  er  sage  »,  'an 
jâqtula  «  dass  er  tôte  »  ;  faqàila  «  da  sagte  er  »,  wamohâmmadu 
«  und  Mohammed  ». 

Der  Beweis  hierfûr  liegt  in  der  sehr  abgeschwâchten  begrifflichen 
Bedeutung  der  Konjunktionen,  der  eine  starke  Betonung  wider- 
sprechen  wûrde,  sodann  in  dem  ausseren  IJmstande.  dass  sic 
niemals  mit  der  Nunation  auftreten. 

d)  Auch  die  indeklinabehi  zwei-  und  einsilbigen  Adverbien  scheinen 
in  Anlehnung  an  das  Nomen  oder  Verbum  nach  der  Weise 
der  Prâpositionen  und  Konjunktionen  nebentonig  resp.  unbe- 
tont  gebraucht  zu  werden,  also  'inna  Mohâmmada  «  fûrwahr 
Mohammed  »  ;  la  jakiinu  «  er  ist  nicht  »,  là  jâ'lamu  «  er  weiss 
nicht  »  ;  sajâ'lamu  «  er  wlrd  wissen  ». 

Ob  auch  die  seltneren  drei-  und  mehrsilbigen  Partikeln  neben- 
tonig verbunden  werden,  mag  dahingestellt  bleiben  ;  fur  die  mit 
-ma  verlângerten  wie  baina-mà  «  zwischen  »  und  «  wâhrend  », 
matâ-mâ  «  wann  immer  »  wird  Nebentonigkeit  deshalb  wahr- 
scheinlich,  weil  das  gleiche  -ma  sich  an  das  nebentonige  Nomen 
regens  eines  Genitivverhâltnisses  anhângen  kann  i. 

e)  Von  den  Pronomen  durften  die  einsilbigen  Relativa  man  und 
ma  je  nach  ihrer  Stellung  nebentonig  resp.  unbetont  gebraucht 
worden  sein  ;  fur  die  anderen,  namentlich  die  Pronomina  per- 
sonalia,  verlangt  schon  ihre  starkere  begrilTliche  Bedeutung  eine 
entsprechend  starke  Betonung. 

'  Vgl.  Reckendorf,  DiesyntaktischenVerhâltnissedesArabischen  (iSgS),  S.  i65. 


—      20      — 

Ausser  der  vom  Satzakzent  bewirkten  Abschwâchung  eines  alten 
Haupttones  zum  Nebentone  kann  man  nach  dem  Muster  des  Hebrâischen 
und  vieler  anderen  genauer  durchforschtcn  Sprachen  noch  weniger  starke 
Tonverminderungen  annehmen  bei  Wôrtern,  die  mit  einem  folgenden 
Worte  irgend  eine  engere  grammatische  Verbindung  eingehen,  z.  B.  bei 
dem  Adjektiv  vor  einer  Spezifikation.  Immerhin  muss  ein  solcher  leicht 
geschwâchter  Ton  noch  unter  den  Begriff  Hauptton  gefasst  werden,  da, 
wie  besonders  das  Hebrâische  klar  zeigt,  die  Behandlung  der  Vokale 
fast  stets  der  im  haupttonigen  Worte  gleich  ist. 


Zusat^  :  Abweichung  der  altarabischen  Ak^entuation 
von  der  ursemitischen. 

Das  Ursemitische  dùrfte  nicht  nur  Nominalformen  mit  blossem 
Nebenton  (stat.  constr.)  sondern  auch  solche  Verbalformen  besessen 
haben,  nàmlich  den  ganzen  Jussiv  und  Imperativ,  die  in  Annexion 
an  ein  folgendes  Wort  auftretcn.  Die  Grûnde  zu  dieser  Annahme  werden 
im  Abschnitt  ûber  «  Ropulativpartikel  und  die  sog.  Tempora  conversa  » 
dargelegt  werden.  Das  Altarabische  scheint  nun  dièse  Verbalformen  nicht 
immer  rein  nach  alter  Weise  betont  zu  haben,  da  es  sie  auch  ohne  An- 
lehnung  an  ein  folgendes  Wort  gebraucht. 

Weiter  hat  sich  das  Altarabische  in  der  Betonung  jedenfalls  vom 
Ursemitischen  dort  entfernt.  wo  es  urspriinglich  unbetontes  aju,  aja, 
iju,  ija  u.  a.  vor  Zusâtzen  zu  à  und  î  kontrahiert  und  dann  den 
Hauptton  auf  dièse  Lângen  verlegt,  z.  B.  in  'asàika  «  dein  Stock  ». 
statt  'âsajuka,  ja'sahu  «  Ldassi  er  gegen  ihn  ungehorsam  sei  »,  statt 
jâ'sajahu,  jarmînâ  «  er  wirft  uns  ».  statt  jàrmijunà.  Die  altère  Betonungs- 
stufe  dùrfte  noch  im  Sùdarabischen  existiert  haben,  wo  das  in  der 
Schreibung  erhaltene  j  (resp.  w)  auf  unkontrahierte  Formen  schliessen 
lâsst. 

Die  hebrâische  Akzentverschiebung. 

Die  Stellung  des  hebrâischen  Akzentes  liisst  sich  unschwer  als  eine 
von  der  altsemitischen  abgeleitete- erkennen.  Durch  nicht  niiher  zu 
erforschende  Umstànde  kam  der  Akzent  der  eintonigen  Wôrter  in  vor- 


—       21       

rûckende  Bewegung,   die  auch   den   der  doppeltbetonten   teilweise  mit 

ergrifl".   Man  mag  den  ganzen  Vorgang  nicht  unpassend  die  hebraischc 

Ak^en tveisch ieb ung  htn^ n n e n . 

Dièse  ânderte  nun  die  alten  Tonverhâltnisse  folgenderweise  : 

I.   In  eintonigen  Wôrtern  rûckte  der  Ton  auf  die  Panultima  vor, 

bezw.  ward  dort  belassen  : 
a)  In  haupttonigen  : 


Altsemit.  Form  und  Tonstufe     Hchràische  Tonstufe 


kâtifu                    — 

katifu 

khatamu               — 

khàtâmu 

gânnabu              •— 

gannâbu 

bârakatu               — 

barakâtu 

qâtala                    — 

qatàla 

jâqtulu                  — 

jaqtùiu 

'âbù                      — 

'âbû 

'dbdu                    - 

'àbdu 

jâumu                   — 

jâumu 

qama                   — 

qama 

jaqùmu               — 

jaqumu 

bj 

In  nebentonigen  : 

màthalu-n-nabi'jji    — 

mathàlu-n-nab 

tàulidàtu-s-samà'i    — 

tàulidàtu-s-sam 

"înnajai                  — 

'innàja 

■  'àlaja                       — 

'alâja 

thàmma                    — 

thàmma 

Hebrâische  Form 

anin 
av 

Dip' 


N'a:.!  ^-crz 


HEU 


Musste  im  Altsemitischen  ein  Begriffswort  stets  betontstm,  so  kann 
im  Hebrâischen  der  Fali  eintreten,  dass  ein  solches  im  Status  constructus 


'  Mit  dem  Asteriskus  bezeichnen  wir  von  nun  an  diejenigen  Formen.  die  zur 
genau  entsprechenden  Erklârung  der  hebrâischen  vorauszusetzen  wâren,  ohne 
sich  jedoch  im  Altarabischcn  zu  finden. 


—       22      — 

beim  Zusammentreffen  seiner  Tonsilbe  mit  einer  dâraufFolgenden  un- 

betont  wird  : 

kùllu-jâumi     —  kull(u)-jâumi     —      av-"^: 
bànaju-mâlki  —  banaj(u)-mâlki  —  ~ic~'':2 

Bei  Partikeln,  die  von  jeiier  einsilbif?  waren,  oder  es  im  Hebrâischen 
durch  Kûrzung  der  Endungen  wurden,  bleibt  der  Nebenton  zwar  vor 
folgender  unbetonter  Silbe  : 

tàhta-l-'ârdi  —  tàhta-l-'ârdi         —  yixn  nnp 

gàmma-1-jâuma  —  gàmma-I-jâuma  —      oi^T   aa 
là  qatâlta  —  là  qatâlta  —     nScp  nS 

schwindet  aber  vor  folgender  Tonsilbe  :   . 

"ilaja 'àrdi  —  ilaj(a) 'àrdi  —  yiN(^N)  '"in 

2.  Bei  doppelttonigen  Wôrtern  wurde  in  :{weifacher  W'eise  verfahren  : 

a)  Ging  der  Hauptton  dem  Nebentone  vorauf,  so  rûckte  zunâchst  der 
Hauptton,  wie  bei  den  einfach  haupttonigen  Wôrtern  nach  vorn 
bis  auf  die  Pânultima  vor  dem  Nebentone,  sodann  wechselten  i'ûr 
gewôhnlich  i  Haupt-  und  Nebenton  ihre  Stelle  : 

tânqatilï  —  tanqâtilî  —  tanqàtilî  —  '^l'^pn 

mâthalaka  resp.  "  mâthalakà  —  mathâlakà  —  mathàlakà  —   r^-C"^ 

sâdaqataka  resp.  '  sâdaqatakii  —  sadaqâtak'à  —  sadaqàtakà  —  Tjnplï 

qâtalàt     —  qàtalât     —  nSop 

tâqtulï      —  tàqtulî      —  ''Scpri 

b)  Ging  aber  der  Nebenton  dem  Haupttone  vorauf,  so  ward  der  alte 
Tonzustand  nur  in  so  fern  geândert.  als  der  Nebenton  einer 
kur^en  Silbe,  die  Antepânultima  einer  haupttonigen  ist,  in 
Schwachton  ûberging  : 

'àlamîna  —  'àlamîna  —  a'nSiy 

jàlidina  —  jàlidîna  —     Dn'ii'' 


'  Bezûglieh  der  Ausnahmen  vgl.  die  Regeln  uber  die  hebrâische  Sprechtakt- 
betonung. 


—      23      — 

'àbdukûnna  —  'àbdukùnna  —  1-"^-? 
kitàbukûnna  —  kitàbukûnna  —  pan; 
sàdaqatukûnna  —  sàdaqatukùnna  —  pnpiy 
jàqtulùkûnna  —  jàqtulùkûnna  —  pi'^up^ 
jedoch  :  màthalukùnna  —  mathalukûnna  —  p'iCG 
qàtalakûnna       —  qatalakûnna      —      l^'^'^F 

Zusammenfassung  :   Die  hebràische  Akzentverschiebung  hat  somit 
zum  Résultat  gehabt, 

a)  dass  in  eintonigen  Wôrtern  der  Ton  nicht  iiber  die  Pânultima 
hinausgehen  kann,  was  fur  die  meisten  nach  dem  fast  allgemeinen 
Abfal!  der  kurzen  Endungsvokale  Ultimabetonung  bedeutet  : 

b)  dass  in  doppelttonigen  Wôrtern  der  oberste  Ton  gewôhniich  aut 
der  Ultima,  bel  l'mwechselung  mit  dem  Nebentone  aber  auf  der 
Antepdnultima  ru  ht. 


Anormale  Abiveichungen  der  hebràischen  Betonung 
von  der  altsetnitischen. 

Bei  Eintritt  der  hebràischen  Akzentverschiebung  war  die  Betonung 
einiger  Pronominalsuffixe  in  Folge  von  Analogie  von  der  ursprûng- 
iichen  abgewichen,  weshalb  die  Wirkung  der  Verschiebung  bei  ihnen 
anders  ausfâllt,  als  man  ervvarten  sollte  ;  es  sind  die  Suffixe  -kum,  -hum  : 
-ka  und  -hà. 

1.  Das  Hebràische  gebraucht  das  ursprùnglich  teils  nebentonige 
teils  unbetonte  Suffix  -kum  stets  haupttonig  :  so  biidet  es  von  altse- 
mitischen  sâdaqatukùm  nicht  sadaqâtukùm  —  sadaqàtukûm  —  û:;np~ï, 
sondern  ein  sâdaqatukùm  —  a;rp"ï,  von  altsemitischen  mâthalukùm 
nicht  mathàlukùm  —  mathàlukûm  -  Dj^rc,  sondern  màthalukûm  — 
"mâthalukùm  —  Dz'-''C12,  von  'abùkum  nicht  'abùkum  —  a;UN',  sondern 
"abùkùm  —  n^'^N.  Es  ist  wahrscheinlich.  dass  hierbei  das  Femininsuffix 
—  kùnna  mit  seinem  Haupttone  auf  das  Maskulinsuffix  eingevvirkt  hat. 

2.  Das  ursprùnglich  teils  nebentonige  teils  unbetonte  Suffix  -hum 
erscheint  im  Hebràischen  entweder  als  haupttonig  oder  als  unbetont,  und 
zwar  haupttonig.  wenn  es  an  cine  geschlossene  Silbe  angehàngt  vvird,  die 


-      24       - 

an  Stelle  von  zwei  altsemitischen  offenen  getreten  ist  z.  B.  mâthalajuhùin  — 
màthalaj(u)hLim  —  □n'^^rs  ',  unbetont  aber,  wenn  es  an  eine  offene  Silbe 
angehàngt  wird,  die  dann  stets  mit  folgendem  -hum  (him,  ham  2)  Kontrak- 
tion  eingeht  z.  B.  mâthaluhùm  —  mathaldham  —  D^'ii'a,  qataltîhum  — 
qataltîhim  —  DTi'iTrp.  Die  Haupttonigkeit  von  hûm  ist  auf  gleiche  Weise 
wie  die  von  —  kùm  entstanden  zu  dcnken  :  fur  die  hebrâische  Unbetont- 
heit  gegenûber  altsemitischer  Nebentonigkeit  wird  der  Grund  in  dem 
allmiihlichen  Schwinden  des  anlautenden  -h-  liegen ,  das  wohl  bei 
ursprùnglich  unbetontem  -hum  angefangen  hat  (qatalât-ham  —  qata- 
lâtam),  dann  auf  das  nebentonige  -hum  ausgedehnt  wurde  und  dièses 
zur  Eigensilbe  untauglich  machte. 

3.  Das  Suffîx  der  II.  pers.  sgl.  masc.  -ka  kann  fur  das  Altsemitische 
nicht  anders  denn  als  unbetont  angenommen  werden,  da  es  stets  als  Kùrze 
gemessen  wird.  Das  Hebrâische  aber  zeigt  ein  auffâlliges  Schwanken 
zwischen  unbetontem  und  betontem  (d.  h.  anfangs  nebentonigem,  im 
VVechsel  mit  altem  Hauptton  haupttonig  gewordenem)  r^.  Unbetontes  tj 
findet  sich  regelmâssig  nach  langer  Silbe,  also  am  pluralen  Nomen 
(^i'OID),  am  singularen  Nomen,  das  auf  naturalangen  Vokal  ausgeht  (tjUn), 
seltener  wenn  es  auf  einc  Kontraktionslânge  ausgeht  Cjnc  neben 
hâufigerem  ~~t'),  an  allen  Formen  des  Perfekts  ausser  der  III.  pers.  sgl. 
masc.  und  den  Formen  des  Imperfekts,  die  mit  Zusâtzen  gebildet  sind  ^ 
(TinSiap  etc.,  '^iSup  etc.)  an  der  Vergleichspartikel  ka  +  ma;  betontes  rj 
zeigten  dagegen  das  regulâre  Nomen  im  Singular  (r^c^v,  Tr^ii),  die 
III.  pers.  sgl.  masc.  Perf.  (TjSup)  und  die  Imperfektformen  ohne  Zusâtze 
(TjScpi),  sowie  die  Prâpositionen  '^,  a,  endlich  'ja  4-  ma  =  :j>2C 

Zur  Erklârung  dieser  Doppelnatur  des  hebrâischen  -ka  diene  Fol- 
gendes.  Gesetzmâssig  von  der  altsemitischen  Form  abgeleitet  sind  nur 
die  Wôrter  mit  unbetontem  tj.  Doch  besass  das  Hebrâische  aïs  Endung 
der  II.  pers.  sgl.  masc.  des  Perfektum  conversum  ein  betontes  langvoka- 
liges  Suffix  :  p'rcp"  W^kataltâ.  Dièse  Form  war  wohl  geeignet,  die  An- 


'  Doch  qatalàthum  —  qatalâtham  —  anScp 

'  Ueber  die  Entstehung  dieser  Vokalvariationen  vgl.  den  spàtern  Abschnitt  : 
IContraktionen  mit  ursprunglichem  He. 

'  Einschliesslich  der  Biidungen  mit  ;  epentheticum,  vor  dem  sich  nur  unbe- 
lontes  -ka  findet. 


—      25       - 

schauung  entstehen  zu  lassen,  auch  das  Suffix  r;  sei  als  betontc  Lange  zu 
behandeln,  und  so  drang  bei  der  Durchfûhrung  der  Akzentverschiebung 
seine  Betonung  ùbeiall  dort  ein,  vvo  nicht  eine  vorhergehende  betonte 
Lange  Nebentonigkeit  des  tj  verhinderte.  An  den  Singularcn  von 
Nomen  n'^i  erlaubte  man  sich  aber  nicht  selten  LInterdrûckung  des 
langen  Endvokals  bei  Ansatz  von  r,  und  anderen  Suffixen,  da  man 
allmahlich  eine  Form  wie  r.iit'  nach  Analogie  von  H'cic  nur  als  Plural 
fûhlte  und  sich  einen  Singular  rjiir  dazu  konstruierte. 

4.  Das  Sufiix  der  III.  pers.  sgl.  fem.  -hà  ist  im  Altsemitischen 
je  nach  der  Steliung  des  Hauptworttones  nebentonig  oder  unbetont  : 
ràguluhà,  aber  'abyihâ.  Im  Hebrâischen  ist  es  jedoch  stets  unbetont,  weil 
vielleicht  in  allen  Fâllen  alter  Nebentonigkeit  -hâ  mit  vorhergehendem 
kurzen  Vokale  zu  einer  Silbe  kontrahiert  wurde  z.  B.  kitiàibaha  —  nanr 
(seltener  als  n^n:  =  kitàbâha).  Weiteres  ûber  dièse  dunklen  Verhaltnisse 
bringen  die  Abschnitte  ûber  Anhângung  der  Pronominalsuffixe  an 
Nomen  und  Verb. 


Die  Bedeutung  des  Zeichens  Metheg. 

Die  Punktatoren  der  Bibel  sind  bemûht  gewesen,  den  Nebenton 
ciner  Silbe,  wenn  er  nicht  aus  der  Natur  der  Silbe  schon  klar  heraus- 
zulesen  war,  durch  Beifùgung  des  Zeichens  Metheg  kenntlich  zu  machen. 
Die  Regel  fur  Methegsetzung  war  bisher  ein  besonderer  Stein  des 
Anstosses  fur  die  Grammatiker.  Zwar  hat  S.  Baer  aile  Môglichkeiten, 
\vo  Metheg  gesetzt  wird.  in  Regeln  zu  bringen  gesucht,  und  seine  Kin- 
teilung  in  leichtes  [a)  gewôhnliches,  bj  feststehendes],  schweres  und 
WohllautsmCihQ^  ist  Gemeingut  der  neueren  Grammatiken  geworden  ; 
doch'  tragt  dièse  seine  iiusserliche  L'nterscheidung  zur  Erkliirung  des 
^^'esens  des  Metheg  vvenig  aus.  Die  richtigere  Définition  diirfte  vielmehr 
sein  :  Metheg  ist  das  Zeichen  Jïir  den  hebrâischen  Nebenton,  wie  er 
'durch  die  Akzentverschiebung  ans  altsemitischem  Haupt-  oder  Nebenton 
entstanden  ist,  und  wird  vornehmlich  in  off'ener  Silbe  gesetzt,  in 
geschlossener  fast  nur  dann,  wenn  dièse  gegen  den  geivohnlichen  Brauch 
den  Ton  der  folgenden  Silbe  auf  sich  gei^ogen  hat,  also 

iSisp  =  qàt'lû 
D'n'^i"  =  'blâmî'm 


—       26       — 

rjnpiï  =  sideqàthekha 

iai~na  =  mâ-rabbù 

■:iï'n'  =  jithjass'bû  statt  jithjàss<=bû 

innincp  =  tîschtôhahî  statt  tischtlihahî' 

-aySi  =  jirag  statt  jiràg 

jedoch  :  l'iispi  =  jîqt'^lû 

D'p'Tï  =  sàddiqîm 

Zu  dieser  Hauptregel  sind  jedoch  zwei  Einschrânkungen  zu  machen. 
Zunâchst  wird  Metheg  auch  unter  Gutturalbuchstaben  fausser  n)  (iz^^-np:) 
oder  vor  eine  Gutturalis  mit  Hateph  (nt'"c  ""znp,  'S"Z  ;  Dtx  niis) 
gesetzt,  um  vermutlich  das  Gerausch  des  Luftstosses,  der  die  Aus- 
sprache  eincr  Gutturalis  begleitet,  zu  bezeichnen  :  desgleichen  unter  eine 
durch  Hateph  aufgelôsten  Konsonantcngemination  (ri'2Z""2,  n'i'^'^n),  in- 
dem  die  Stimmenergie,  die  zur  besonders  deutlichen  Doppelaussprache 
eines  Buchstaben  nôtig  ist,  als  eine  Art  Nebenton  betrachtet  wurde,  Sodann 
Icommt  in  den  poetischen  Schriften  nicht  seiten  cin  Metheg  unter  Schwa- 
mobile-Silben  vor.  die  vom  Haupttone  durch  wenigstens  eine  lange  Silbe 
getrennt  sind  ;  hier  dûrfte  Metheg  nur  einen  ganz  leisen  Stimmdruck 
bezeichnen,  um  Schwa  mobile  zum  Range  einer  metrischen  Silbe  zu 
erheben,  z.  B.  npp:;  xp  2,  3  :  ^iy-n;n  rp  6g,  28  ;  "•i-irc  lliob  5,  14; 
nin"!  ifj  3,  2. 

Ein  seiches  «  schwaches  »  Metheg  kann  sogar  unmittelbar  vor  oder 
hinter  einem  «.  starken  »  stehen  z.  B.  in  'n^;i;nn,  annïr. 

Die  Funktionen,  die  nach  den  Grammatiken  Metheg  sonst  noch 
ausûben  soU,  existieren  entweder  ûberhaupt  nicht  oder  finden  ihre 
kùrzeste  Erklârung  in  unserer  oben  gegebenen  Définition.  So  ist  es 
vôllig  unhaltbar.  «  feststehendes  leichtes  Metheg  »  als  Andeutung 
eines  iangen  Vokals  anzusehen  ;  vielmehr  hat  eine  F"orm  ~12ZT\  «  sie  ist 
klug  »  einen  gleich  kurzen  Vokal  in  der  ersten  Silbe  wie  na;n 
«  Rlugheit  »  1  :  im  ersten  Falle  ist  aber  Metheg  beigesetzt,  weil  das  Wort 


'  Oder  nach  anderer  Schreibung  ncsn,  vvobei  Hateph  Qames  nicht  die 
Ueberkûrze,  sondern  die  unbetonte  Kurze  im  Gegensatz  zur  nebentonigen  K.ûrze 
darstellen  soll. 


—      27      - 

von  alters  her  doppeltonig  war,  im  anderen  aber  hat  man  es  mit  aller 
Eintonif^keit  zu  thun.  Ebenso  haben  ixii  «  sic  fiirchteten  »  und  ixii 
«  sic  sehen  »  das  gleiche  kurze  i  :  erstere  Form  war  jedoch  von  jeher 
doppeltonig,  letztere  ist  auf  hebràische  Lautstufe  nach  Verlust  des 
dritten  Radikals  von  der  Doppeltonigkeit  zur  Eintonigkeit  ùbergegangen, 
wùrde  aber  auch  bei  Beibehaltung  der  Doppeltonigkeit  kein  Metheg 
erhalten,  da  solches  in  geschlossener  Silbe  uberflûssig  war. 


Sprechtaktbetonung. 

Was  sich  vom  hebrâischen  Satzton  erschliessen  lâsst,  beschrânkt 
sich  auf  die  Tonverteilung  im  Gcfùge  eines  Sprechtaktes,  d.  h.  einer 
enger  zusammengehôrigen  Wortgruppe  mit  selten  mehr  als  zwei  Ton- 
silben.  Soicher  Sprechtakte  lassen  sich  im  Hebrâischen  folgende  nach- 
weisen  : 

1.  Prâpositionen,  Konjunktionen  und  Adverbien  in  Verbindung  mit 
einem  darauffolgenden  Worte  :  Ki\y  x^i,  in'Trc~'"'yi,  yàs'DN'  ';,  n'i-ïix  ; 

2.  Nomina  in  Status-constructus- Verbindung  :   yixn-'^r,  n'SN  T]")N, 

3.  Nomen  mit  einer  durch  eine  Prâposition  verbundenen  Ergânzung: 

"2  D''Din,  '''^  2air"a  ; 

4.  Nomen  mit  Attribut  oder  Apposition  :  uzn  p,  niï'yix  : 

5.  Priidikat  mit  folgendem  Subjekt  :   -"la-nct-',  mn^-air,  .Nin-ai, 

6.  Verbum  mit  nâherem  oder  entfernterem  Objekt  und  umgekehrt  : 

7.  Verbum  mit  folgendem  Adverbiale  :  in"'~nDi;,  u-lv''  ; 

8.  Wort  mit  folgendem  Vokativ  :  .t.T'-tsï:,  ':t.s— rj^i ,: 

9.  Zwei  koordinierte  gleichartige  Satzteile  :  lUïT^in,  nn~";'^. 

Fur  einen  Sprechtakt  gilt  als  Regel,  dass  die  Wortakzente  seiner 
Telle  nicht  aile  gleichmiissig  zu  Gehôr  kommen.  Um  nâmlich  das  stets 
haupttonjgc  letzte  Wort  am  stârksten  im  Tone  hervorzuheben,  werden 
aile  vorhergehenden  Wortakzente  abgeschwâcht,  wodurch  teils  ein  reiner 
Nebenton,  teils  ein  verminderter  Hauptton  entsteht.  Ersterer  tritt  auf  in 
besonders  engen  Wortverbindungen,  also 


—       2»       — 

1.  bei  allen  Pràpositionen,  und  jedenfalls  dcn  mcistcn  Konjunk- 
tionen  '  und  Adverbien  :  in'ra~'i"'i  (x)  _1_  (x)  x  _l., 

2.  bei  jcdem  \omen,  das  einen  Genitiv  regiert  : 

"liN  'a3i3-S:  X  _L  (x)  X  _!_, 

3.  seltener  bei  einem  Nomen,  das  eine  mit  einer  Prâposition  ver- 
bundene  Ergânzung  hinter  sich  hat  : 

ipha  ■'a''2"ca  _l  x  _L  x  _i_  Is.  5,  1 1 , 

'Tj';'  aairc  x  _L  x  _:_  V^  g,  i  o  ; 

4.  ausnahmsweise  auch  bei  einem  von  einer  Apposition  begleiteten 
Nomen,  bei  dem  ersten  von  zwei  koordinierten  Nomina  und  vor  einem 
Vokativ  :  'av  na  n^inz  (x)  x  ^1^  x  x  _^  Jer.  14,  17, 

nyn  nasn  x  ^x  j__  Is.  33,  6  2. 
yiN  "iiiCN  x^(x)_^  Qoh.  10.  17. 

Statt  des  Nebentones  kann  auch  Scliwachton  auftreten,  vergleiche 
Seite2i  f.  In  allen  andern  Sprechtakten,  wo  die  Wortverbindung  eine 
losere  ist,  werden  die  dem  letzten  Worte  vorhergehenden  Telle  nur 
so  gering  im  Tone  vermindert,  dass  sie  nicht  aufhôren  haupttonig 
zu  sein. 

Da  ferner  ein  dircktes  ZusammentrefFen  zwcier  Tonsilben  im  Sprech- 
takte  nicht  zulassig  ist,  der  Akzent  des  letzten  Wortes  aber  nicht 
verdrângt  werden  kann,  so  wird  ein  unmittelbar  vorhergehender  bald 
ganz  unterdrûckt,  bald  auf  eine  vorhergehende  Silbe  zuriickgeworfen. 

'  Dass  im  Hebrâischen,  wenn  auch  sellcn,  hauplloiiif(e  Hùlfswôrlcr  (Ron- 
junktionen)  vorkommen,  beweisen  Formen  wie  iTN  = 'izàju  und  "na  ^  matâju,  die 
mit  Nebenton  n.N  und  Ta  lauten  wurden.  Das  macht  auch  fur  ursemit.  idà 
und  mata  Hauptionigkeit  wahrscheinlich.  Auch  in  zusammengesctzten  Konjunk- 
lionen  wie  TiTN  ]"i  kann  vielleicht  der  zwcitc  Romponent  als  haupttonig  an- 
genommen  werden. 

'  Vgl.  die  Zahlwôrler  [  i  und  12  :  ni:""  -riN  (1  +  10)  und  iC"  D';C  (2  +  10), 
sowie  ihre  entsprechenden  Femininformen. 


—      2()      — 

In  letzterem  Fallc  wird  dann  die  Pânultima  Tonsilbe  hei  eintonigen 
Wôrtern.  die  frùher  nicht  die  letzle  Stammsilbe  betontcn  und  keine 
Definlânge  in  der  letzten  Silbc  entwickelt  haben,  aiso  bei  '^'cp,  "'bp', 
^■cip  (status  constructus)  ^■cp'',  '^TSpn,  doch  niciit  bei  an'icp,  'jnSap, 
it:ip  (status  absolutus),  izt,  n^2^,  u.  s.  \v.  :  hingegen  wird  die  Ante- 
pânultima  Tonsilbe  bei  doppeltbetonten  Wôrtern,  die  ehemals  den 
Hauptton  vor  dem  Nebentone  hatten,  wie  ni'cp,  V'icp,  '''^•cpn,  V'^cp', 
i^rpri,  T^i'^  S  u.  s.  w. 

Eine  an  Tonunterdrùckung  streifende  Tonschwâchung  findet  in 
Fallen  statt,  \vo  der  Oberton  eines  vorhergehenden  Sprechtaktes  einer 
Haupt-  oder  Nebentonsilbe  des  tbigenden  Spreclitaktes  unmittelbar  vor- 
hergeht. 

Beispiele  fur  Zurùckwerfung  des  Akzents  : 

■     ';nï  .T/n"-":  x  ^  x  j_  Gen.  46.  84. 
:n  Nxa~i2  X  _L^  X  _:_  1  Sam.  16,  22. 

"i-:  n'^ïï''  X  _L_  X  •  _  T^  7/,  8. 
nNT  nriMn  x  _l.  x  _!_  Joël  /.  2. 

Beispiele  fur  die  voUstândige  Tonabschwâchung  : 

■jNS  ny'i  nt;iS"''^N  x  x  /  .  |  x  x  _  ■    Gen.  4j.  3. 
in  NïG  r\''.r\'  i-^n  ni  _._  x  _^^  x   -    |  x  x  _i„  Jer.  3i,  1. 

Die  Sprechtakte  im  Konsonantente.\te  der  Bibel  kenntlich  zu  machen. 
ist  Zweck  der  Setzung  des  alten  Akzentzeichens  Maqqeph.  Ueber  seine 
Bestimmung  haben  sich  bisher  die  Grammatiker  in  mehr  oder  weniger 
schiefen  Definitionen  geâussert  :  gehen  manche,  z.  B.  Kônig,  so  weit,  den 
Silben,  die  Maqqeph  vorhergehen,  gar  keinen  Eigenton  zuzusprechen,  so 
sind  doch  aile  darin  einig,  dass  ein  Wort  vor  Maqqeph  nicht  haupttonig 
sein  kônne.  Dem  gegenuber  ist  festzuhalten,  dass  vor  Maqqeph,  da  es 
nur  Sprechtaktzeichen  ist,  gleicherweise  haupttonige,  nebentonige  und 
unbetonte  Wôrter  resp.  Silben  môglich  sind.  So  der  Hauptton  in  : 

Q'iVctTi  «  der  Wolken  macht  »,  v  '04-,  3. 
■C"Na~i:N2  «  wir  kamen  mit  P'euer  »,  x(j  66,  12. 

'  Vgl.  Seite  22. 


-    3o    - 

~a"nanN  «  ich  denke  deiner  »,  i//  63,  7. 

'^anG~]i~  «Reichtum,der  von  Schwindcl  herstammt».  Prov.  t3,  11. 

mcTiNt"  «  erhebt  Saitenklang  »,  y.'  81 ,  3. 

v:2~i'in''  «  seine  Kinder  môgen  sein  ».  i/,-  10g,  9. 
lap-iNïC  «  sic  finden  ein  Grab  »,  Hiob,  .V,  12. 
^"'"nc'^cx  «  ich  will  mit  Ueblem  vergelten  »,  Prov.  20,  22. 

'^T'iCSC  «  schafFet  Recht  dem  Niedrigen  ».  )//  82,  l. 
ir''TDri  «  Unschuld  und  Redlichl;eit  »,  xp  25,  21. 

aïJini'tj  «  fremd  und  Beisasse  ».  Gen.  28,  4. 

^^^'-7nr  «  hôre,  o  Herr»,  y.'  27,  7. 

der  Nebenton  in  : 

pljf'na"  «  Opfer  der  Gerechtigkeit  ».  xp  4.  fi. 
njTSipa  «  mit  lautem  Jubei  »,  ip  42,  5. 
Di*n~'^:  «  den  ganzen  Tag  »,  xp  2J,  5. 

der  Schwachton  in  : 

•c;iN'-'':2  «  Menschenkinder  »,  xp4,3. 

N2~nNl  «  und  wenn  er  kommt  »,  rp  41,  ■j. 
n'i'S-Ssa  «  in  jeder  Nacht  »,  xp  6,  7. 

n:t<~iîf  «  bis  wann  »,  y,-  i3,  i. 

Die  Setzung  von  Maqqeph  schien  den  alten  Schreibern  nicht  unum- 
gânglich  nôtig  :  so  kann  man  in  der  Bibel  fast  neben  jeder  Wortver- 
bindung  mit  Maqqeph  die  gleiche  ohne  Maqqeph  nachweisen.  Um 
diesem  Mangel  abzuhelfen,  haben  die  spâtern  Punktatoren  getrachtet, 
aile  zusammengehôrigen  Worte  und  ihre  Tonnuancen  genauer  durch 
Akzentzeichen  kenntlich  zu  machen.  An  dieser  Stelle  kann  keine  Ab- 
handlung  uber  die  Wertc  der  kleineren  biblischen  Akzente  gegeben 
werden  ;  ihre  grosse  Menge  dûrfte  in  das  Gebiet  des  musikalischen  Tons 
fallen,  der  im  Hebrâischen  von  minderer  Wichtigkeit  ist  als  der  exspira- 
torische. 

Es  genùge  darauf  hinzuweisen,  dass  verschiedene  unter  ihnen 
kenntlich  machen,  wo  der  Satzton  Ruckgang  des  Worttons  bewirkt  hat. 


-    3i     - 

und  nicht  gesetzt  werden,  \vo  ein  zu  nahe  voraufgehender  Hauptton 
solches  hinderte.  In  dieser  Verschiedenheit  erblickten  die  spàtern  Erkiarer 
teils  Willkur,  teils  subtile  Kûnstlichkeit,  zu  deren  Erlâuterung  noch  der 
neueste  Bearbeiter  dieser  Verhâitnisse,  Jos.  Wijnkoop  ^  einc  Menge  von 
Rcgeln  mit  einer  noch  grôsseren  von  Ausnahmen  aufsteilt,  dabei  aber 
nur  in  weitem  Bogen  um  die  richtige  Erklârung  herumgeht  -. 

'  Darche  Hannesigah  sive  leges  de  accentus  hebraicae  linguae  ascensione. 
Leyden  1881. 

*  Die  Kenntnis  der  Nesîga  ist  von  besonderer  Wichtigkeit  fur  die  hebrâische 
Metrik,  und  scheinbare  Ausnahmen  von  den  oben  gegebenen  Regeln  erklâren  sich 
leicht  an  der  Hand  der  metrischen  Gesetze. 


-HQCJ— 


VOKALLEHRE 


Altarabische  und  hebrâische  Vokale. 

Der  altarabische  Vokalismus  zeigt  eine  ùberraschende  Einfachheit 
sowohl  in  Bezug  auf  Qualitiit  wie  Quantitat  seiner  Laute.  Der  Qualitiit 
nach  werden  3  Vokale  unterschieden,  oder  vielleicht  richtiger  gesagt, 
durch  die  Schrift  kenntlich  gemacht  :  A.  1,  U.  Dièse  3  Laute  kommen 
als  Natura-K.urzen  und  Natura-  resp.  Kontraktions-Lângen  vor,  wobei 
ihre  Verwendung  innerhalb  der  Silben  folgende  ist  : 

1.  Haupttonige,  nebentonige  und  unbetonte  offejie  Silben  kônnen 
kurzen  wie  langen  Vokal  haben. 

2.  Haupttonige,  nebentonige  und  unbetonte  geschlossene  Silben 
haben  kurzen  Vokal  '. 

3.  Haupttonige  und  nebentonige  geschàrfte  Silben  haben  kurzen 
Vokal,  wenn  dieser  ein  i  oder  u,  langen  oder  kurzen  Vokal,  wenn  er  ein 
a  ist. 

4.  \Jnb(tXonx.t  geschàrfte  Silben  haben  kurzen  Vokal. 

Durch  Verbindung  von  nichtsilbischem  i  und  u  mit  a  erhâlt  das 
Altarabische  zwei  Diphthonge  ai  und  au,  die  mit  Haupt-,  Neben-  und 
Schwachton  gesprochen  werden  kônnen. 

Dieser  primitiven  Einfachheit  gegenùber  erscheint  der  hebrâische 
Vokalismus  bedeutend  entwickelter.  Seine  Lautskala  umfasst  eine  Reihe 
von  7  scharf  geschiedenen  Vokalen  :  a,  a;,  e,  i,  o,  â,  u.  Aile  7  Laute  sind 
als  Kurzen  verwendbar  :  6  von  ihnen  als  Langen,  wobei  3  Naturlângen 

'  Ausnahmen  hiervon  finden  sich  in  der  poetischen  Pausa. 


-  53  - 

(î,  ô,  û),  3  Dehnûberlângen  (?,  o,  ov),  3  Dehnlângen  (â,  ê,  ô)  und  6  Kort- 
traktionslângen  (à,  œ,  ê,  î,  ô,  ù)  nâher  zu  unterscheiden  sind.  Ncben  den 
Kûrzen  hat  endlich  das  Hebrâische  noch  4  Ueberkurzen  oder  reduzierte 
Vokale  (Schwa  und  3  Hateph)  ausgebildet  :    e,      a,      as,      â. 

Ueber  die  Verwendbarkeit  dieser  Vokale  in  den  verschiedenartigen 
Silben  gilt  Folgendes  : 

1.  Haupttonige  offene  Silben  haben  im  allgemeinen  langen  Vokal, 
doch  vor  unbetonter  L'itima  auch  kurzen  :  nSa  (à),  n's:  (î),  tic  (ê),  Nin 
(ù)  :  ■]Sc  (a;),  ^c>^  ik),  su"  (e),  :^i.r\  (a;),  Mh  (o). 

2.  Nebentonige  offene  Silben  haben  kurzen  Vokal  :  V'icp,  'nScpi,  iNiv 

3.  Unbetonte  offene  Silben  haben  langen,  kurzen  oder  ûberkurzen 
Vokal  :  nyii,  niS-î'^i,  D'Tur  ;.  121,  v^n,  nnaa  ;  121,  'j"^y,  a'Sys. 

4.  Haupttonige  geschlossene  Silben  haben  langen  oder  kurzen  Vokal  : 
Siia,  ïJipc;  Sis  p. 

5.  Nebentonige  geschlossene  Silben  haben  langen  oder  kurzen  Vokal  : 
n''cr2,  np-ï. 

G.  Unbetonte  g-escA/ossene  Silben  haben  kurzen  Vokal  :  ip^i2pi,  ■]Sd. 

7.  Doppeligeschlossene  Silben  haben  auf  allen  ihren  Tonstufen 
kurzen  Vokal  :  pï;ii,  'cnp. 

8.  Geschàrfte  Silben  haben  auf  allen  ihren  Tonstufen  kurzen  Vokal  : 
3D,  nniao;,  Tiiac. 

Die  aitsemitischen  Diphthonge  sind  stets  in  den  Langen  ê  und  ô 
untergegangen  ;  daneben  hat  aber  die  Rontraktion  von  Lautkomplexen 
mit  mittlerem  \  ■  und  n  die  hebrâische  Sprache  mit  neuen  Diphthongen 
ûberreich  ausgestattet,  so  dass  man  2  Kurz-  und  5  Langdiphthonge  zâhlt, 
deren  Stellung  auf  den  Wortauslaut  beschrânkt  ist.  Erstere  sind  :  ai  {-=-  1  : 
iDiD),_und  eu  (i  ^^  iSï?)  ;  letztere  :  ai  ('  ^^  :  'm'),  au  (V  -r-  oder  i  -~: 
VDiD,  lay),  îu  (11  —  :  vaN),  ûi  (ii  :  'i^a),  ôi  (ii  :  lin). 

Die  hebràischen  Kurzdiphthonge  kônnen  nur  in  haupttoniger  Silbe, 
die  Langdiphthonge  indessen  in  haupt-  und  nebentoniger  Silbe  vor- 
kommen. 

Nach  dieser  Uebersicht  ùber  den  aitsemitischen  und  hebràischen 
Vokalbestand  erhebt  sich  die  Frage  :  Wie  hat  sich  dieser  aus  jenem 
cntwickelt  ?  Zur  Beantwortung  muss  man  zwischen  Qualitâts-  und 
Quantitâtsverânderungen  scheiden.  Bezûglich  der  Qualitâtsverschiedenheit 
werden  wir  uns  darauf  beschrânken,  einfach  die  Uebergânge  darzulegen, 

3 


-     34    - 

ohne  der  mannigfachen  Faktoren,  wie  Neigung  zu  schlafferer  Aus- 
sprache,  Einwirkung  gewisser  Konsonanten  anders  als  beilâufig  zu  er- 
wàhnen  :  hingegen  muss  jede  Quantitâtsverânderung  erklârt  werden  und 
zwar  vorwiegend  aus  der  Wirkung  der  von  der  hebrâischen  Akzentver- 
schiebung  neu  geschafFenen  Tonverhâltnisse.  Daraus  ergibt  sich  die 
Notwendigkeit,  die  hebrâischen  Vokale  unter  dem  Gesichtspunkte  ihrer 
Betonung  anzuordnen  und  zu  behandeln,  und  so  werden  die  folgenden 
Untersuchungen  nach  diesem  Programm  gefùhrt  werden. 


Hebrâische  Entwicklung  der  altsemitischen  kurzen  Vokale 

in  offener  Silbe. 

A.    KURZE    VOKALE    IN    OFFENER    SILBE    VOR    DEM   TONE. 

Hauptregel.  Vor  dem  Haupttone,  ausscr  wenn  er  an  Stelle  von  altem 
Nebentone  steht,  bleiben  in  der  nachstvorhergehenden  kurzen  Silbe  die 
Vokale  kurz,  werden  aber  in  der  zweitvorhergehenden  Silbe  zu  Schwa 
reduziert;  vor  dem  Nebentone  und  dem  Haupttone,  wenn  er  an  Stelle 
von  altem  Nebentone  steht,  werden  in  der  nachstvorhergehenden 
kurzen  Silbe  die  Vokale  reduziert  und  bleiben  in  der  zweitvorher- 
gehenden kurz. 

Ausfûhrung. 

Anwendung  auf  eintonige  Wôrter  : 

Bei  ihnen  wird 

a)  vor  dem   Haupttone  in  der  nachstvorhergehenden   kurzen  Silbe 

a  zu  â  (—  )  :  mâthalu     —  mathâlu    —     SïJn 
qâtala        —  qatâla       —     "^'cp 


zu  c 


bdrakatu    - 

—  barakâtu  — 

'""??- 

maqàmu    - 

—  maqamu  — 

QipO 

wajâumu  - 

-  wajâumu  — 

DV1 

'inabu    .  - 

-  'inâbu       — 

ajî? 

'izim 

-  'izâru        — 

■|i7N 

—     35     — 

'  ji'lidu        —  jilidu         —       V'^i 
u  zu  o  (—)  1  :  '  huga'u     —  hugà'u      —       ian 

In  der  zweitvorhergehenden  kurzen  Silbe  wird  Jeder  Vokal  zu 
Schwa  reduziert  :  '  mathalîna  —  mathalîna  —  Di'^u^ 
bârakatu  —  barakâtu  —  n3"!2 
maqâmatu  —  maqàmatu  —  ninipc 
waqdtala  —  waqatdla  —  '^^Q'p^ 
libabatu  —  libabà'tu  —  niaa'i 
bischaratu  —  bischârâtu  —  miira 
'  sifarîna  —  sifarî'na  —  nnsc 
bisalami  —  bisalami  —  DiStt'a 
■  fu'alîna       —  fu'alî'na       —      DiSys 

b)  Vor  dem  Nebentone  wird  in  nachstvorhergehender  kurzen  Silbc 
jeder  Vokal  zu  Schwa  reduziert  : 

màthalu    —  mathàlu    —  '^'•^•a 

maqàmu  —  maqàmu  —  DÏpa 

*  fànaju     —  fanàju       —  tjs 

lîbabu       —  libàbu       —  aaS 

"àrilaju    —  'arilàju      —  iSij; 

bijàumi    —  bijàumi     —  aV2 

Fâlle  mit  reduziertem  u  sind  nicht  erhalten. 

In   der  zweitvorhergehenden   Silbe  wird,   wenn  die    nâchstvorher- 
gehende  auch  kurz  ist. 

'     a  zu  i  (-^)  :  '  màthalaju       —  mathalàju       —  'hiS'a 

'  schàmikhaju  —  schamikhàju  —  Ticil? 

sadaqàtu  —  sadaqàtu         —  n'piï 

bei  Konkurrcnz  mit  Gutturalcn,  seltener  mit  andern  Lauten,  zu  a  (-^)  : 

'  nà'aqatu  —  na'aqàtu    —  npN3 


'  Beispiele  hierfur  sind  sehr  selten,  «cil  die  meisten  offenen  unbetonten 
Silben  mit  u  des  L'rsemitischen  im  Hebriiischen  durch  geschârfte  ersetzt  worden 
sind.  z.  B.  in  D'SIN,  n^HN,  7\i70  (auch  nriM  und  nippy). 


-    36    - 

màlakaju   —  malakàju  —  'sSc 

i  zu  i  (  .  )  :  ■  'inabaju    —  'inabàju     —  ur;  (urj) 

biraq'fi       —  biraq'ri      —  ï'pia 

bei  Konkurrenz  mit  einer  vorhergehenden  Gutturalis  oder  einem  empha- 
tischen  Laute  meist  zu  a  :  "  dila'àtu  —  dila'àtu  —  niï'^ï 

Die  Verânderung  von  altem  u  ist  nicht  belegt. 

Anmej-kung  i.  Unter  den  Gutturalen  wird  statt  einfachem  Schwa  stets 
Hateph  gesetzt,  und  zwar  erhâlt  x  bei  Reduktion  von  altem  a  ein  -=^  :  naiN, 
bei  Reduktion  von  altem  i  ein  ^- :  DinSN',  bei  Reduktion  von  altem  u  ein 
-^  :  D'SnN  :  ebenso  n  ;  V  erhâlt  bei  Reduktion  von  altem  a  und  i  ein  ^^  : 
nav  und  may,  bei  Reduktion  von  altem  u  ein  ,  :  D'"i£y  ;  n  erhâlt  bei 
Reduktion  von  altem  a  und  i  ein  -  :  QiCjn  und  licn,  bei  Reduktion  von 
altem  u  ein  ,-  z.  B.  in  ancn  (Haufen).  Doch  scheint  auch  wohl  unter 
dem  Einflusse  eines  folgenden  langen  Vokals  ein  anderes  Hateph  gesetzt 
werden  zu  kônnen,  z.  B.  a'-^n  statt  i'^-n,  ""n  statt  l'n. 

Anmerkung  2.  Bei  nebentonigen  Wôrtern,  die  vor  der  Tonsilbe 
zunâchst  eine  geschlossene,  vor  dieser  aber  eine  offene  Silbe  haben, 
wird  der  Vokal  der  :^jw/Aorhergehenden  stets  zu  Schwa ,  was 
sich  durch  die  urspriingliche  Betonung  der  folgenden  geschlossenen 
erklârt  :  '  gàmalaju  —  gamàllaju  —  gamallàju  —  1S2S  ;  '  kamàr'aji  — 
kamarà'ji  —  n^no:. 

Anwendung  auf  doppelttonige  Wôrter. 

I .  Wôrter,  deren  Hauptton  statt  altsemitischem  Nebentone  steht  : 

Bei  ihnen  wird  der  zwischen  Haupt-  und  Nebenton  stehende  kurze 
Vokal  stets  zu  Schwa  reduziert  : 

mâthalaka  —   mâthalak'à  —  mathàlak'à  —  mathàlaka  —    ■rî'^tt'C 


qàtalil 

—  qàtalû 

—     "■''cp 

kâbidàt 

—  kàbidât 

—     m22 

'àsir'î 

—  'àsiri 

—     nos 

jàkulàt 

—  jàkulât 

tâqtuli 

—  tàqtulî 

—  t^cpn 

Die  vor  dem  Nebentone  stehcnden  kurzen  Vokale  werden  analog 
denen  in  einfach  nebentonigen  Wôrtern  behandelt,  z.  B.  sâdaqataka  — 
sâdaqatakà  —  sadaqâtakà  —  sadaqàtakâ  —  ^r^p,"!*' 


37 


Anmerkung  :  Eine  Ausnahme  von  letzterer  Regel  findet  sich  in 
TîrT'EN,  Is.  58,  10,  wo  wegen  einer  auf  das  Suffix  -ka  folgenden  Ton- 
silbe  (Dnnï3)  die  altère  Aussprache  mit  haupttoniger  Antepânultima 
gewahrt  ist. 

2.  Wôrter,  deren  Hauptton  an  der  Stelle  des  altsemitischen  Haupt- 
tones  steht  : 

Bei  ihnen  wird  in  einer  dem  Haupttone  unmittelbar  vorhergehenden 
kiirzcn  Silbe 

a  zu  â  (  ,  -)  :  'àlami^na       —  'àlamî'na       —    D'iO^iy 

■  inqatalàtu  —  înqatalatu     —    ni'icps 
'àlraqî'u         —  'àlraqî'u        —      "ipin 

)  :  jàsma'ûna  —  jàsma'ùna  —  liycu.*'' 
jàschba'una  —  jàschba'ûna  —    'jiyairi 

}  :  jàlidîna  —  jàiidina         —      an'^i' 

'  màsmirâtu  —  màsmiràitu    —  nilQDn 

■  jà'kilùna  —  jà'kiliina  —  ■jiSdn'i 
)  :  ■  samimîna    —  s'àmimîna     —  Diacitt* 

'  mànsibatu  —  mànsibàtu  —  n'iaïa 
)  :  jàdrukdna  —  jàdrukùna  —  'ii;"ni 
I  :  ■  jàndudùna  —  jàndudùna    —       y~^''. 

In  zweitvorhergehender  Silbe  wird,  falls  auch  die  folgende  kurz  ist, 
a  zu  a  (~^~j  :  dàbarukûnna  —  dàbarukùnna  —  pl2~ 
i  zu  a  (-^}  :  zàqinukûnna    —  zàkinukùnna  —  p^pT 

Die  Verânderung  von  u  ist  nicht  zu  belegen. 

3.  Wôrter  mit  doppeltem  Nebentone  : 

Bei  ihnen  wird  jede  Kùrze,  die  vor  einem  der  Nebentone  steht,  zu 
Schwa  :  '  'àlamaju  —  'àlamàju  —    'aSis 

■  jàlidaju    —  jàlidàju    —     nSi' 

■  tàulidàtu  —  tàulidatu  —  n'i'^w 


selten  zu  Schwa  i 


meist  zu  Schwa  ( 


seltener  zu  e  ( 

u  meist  zu  Schwa  ( 
selten  zu  o  ( 


Anmerkung.  In  ni^^CNn  (Nehem.  3,  34)  kann  ich  nach  der  Vokali- 
sation  nur  eine  Diminutivform  (fu'ailal  statt  arab.  fVailil)  «  die  recht 
elenden  (Juden)  »  erkennen  :  desgleichen  dûrfte  das  haufige  n;i3  «  Teich  » 


-    38    - 

nicht  auf  bfrkatu.  sondern  auf  die  Verkleinerung  burâikatu  zurûckgehen, 
da  es  im  stat.  constr.  stets  riD^a  mit  festem  e  zeigt  und  den  Ton  auf 
dièses  e  zurûckzieht,  falls  ein  vornbetontes  Wort  folgt  z.  B.  in  a'OTii^z: 
Naii.  2,  9.  Ueberhaupt  dùrfte  das  Gebiet  der  hebrâischen  Diminutiva 
ein  viel  weiteres  sein,  als  man  bisher  anzunehmen  geneigt  ist,  und  ver- 
diente  einmal  genauer  erforscht  zu  werden. 


Ueber  die  Neigung  von  i  und  u  \ur  Redu\ierung  unmittelbar 
vor  de  m  Haupttone. 

In  den  Bildungen  fi'âl,  fi'il,  fi'ùl,  fu'âl,  fu'îl,  fu'ùl,  endlich  fu'âil 
sollten  i  und  u  der  Regel  nach  zu  e  und  o  werden  :  statt  dessen 
findet  sich  ausser  bei  sieben  mit  n  anlautenden  Substantiven,  nâmlich 
lifN,  r.TK,  -isN,  eux,  ';'!'c.s',  IGN,  -i-^cn,  sowie  bei  Eigennamen  wie 
iinN,  TiriN*  stets  die  Verkurzung  zu  Schwa,  also  yiit,  i^sr,  '^^li,  i^jt 
u.  s.  w.  Gesenius-Kautzsch  vermutet  in  der  Beibehaltung  des  Voll- 
vokals  unter  dem  n  syrischen  Einfluss.  Aber  die  Syrer  haben  nur  deshaib, 
weil  sic  eines  Zeichens  fiir  Schwa  entbehrten,  aushûlfsweise  e  (und  a) 
als  Schwaandeutung  bei  Aleph  mit  reduziertem  Vokale  geschrieben  ; 
solches  nachzuahmen  konnte  den  Juden,  die  doch  besondere  Schwa- 
zeichen  besassen,  nicht  einfallen.  Es  ist  auch  die  Annahme  ausgeschlossen, 
N  sei  das  Produkt  einer  Kontraktion  von  n  +  Schwa,  da  wortaniautendes 
X  in  keinem  Falle  mit  folgendem  Vokal  verschmilzt. 

Da  nun  auch  gegen  die  Laut-  und  Tonfoige  e-ô  und  e-ii  aus  laut- 
lichen  Grùnden  nichts  einzuwenden  wâre,  dieselbe  sich  vieimehr  im 
Hebrâischen  hâufiger  findet  S  so  durfte  nur  noch  folgender  Erklârungs- 
grund  fur  die  Schwasetzung  zulâssig  sein  :  Fast  aile  VVôrter  der  in  Frage 
stehenden  Wortklassen  sind  substantivischer  Natur  und  finden  sich 
daher  selten  unverbundcn,  vieimehr  meist  mit  vorgesetztem  Artikel, 
angehângtem  Suffix  oder  in  der  Status-constructus-Verbindung.  Da  in 
ail  diesen  Fâllen  Reduktion  des  i  zu  Schwa  eintrat  (vergleiche  "CiaSn, 
''ï/'ia*',  "l'^isn  Cia^),  so  konnte  daraus  die  Empfindung  der  Ursprûng- 
lichkeit  von  Schwa  in  der  Pânultima  sehr  wohl  erwachsen.  Wo  aber  die 

'  Zum  Beispiel  in  Ï7ili,  UiSnUT. 


-     39     - 

erwâhnten  Verbindungen  nie  oder  nur  seltener  staltfanden ,  wie  in 
Eigennamen  und  den  vorvviegend  adjektivischen  Bildungcn  fa'àl,  t'a'il, 
fa'ûl,  da  hielt  sich  vor  dem  Haupttone  stets  der  Vollvokal  der  vorher- 
gehenden  Silbe. 

Denselben  Grund  wie  fur  die  Erleichterung  einer  Form  fi'al  u.  s.  w., 
zu  f'^'àl  u.  s.  w.  kann  man  zur  Erklârung  von  or,  'cic  u.  s.  w.  statt 
UV  und  uVii'  zur  Hùlfe  nehmen. 


B.    KURZE    VOKALE    IN    OFFENER    SILBE    HINTER    DEM    TONE. 

Da  die  kurzen  Vokale  hinter  dem  Gegentone  schon  in  ihrer  Eigen- 
schaft  als  Vokale  vor  dem  Haupttone  in  doppeltbetonten  Wôrtern 
behandelt  worden  sind,  so  wird  im  Folgenden  nur  von  den  kurzen 
Vokalen  hinter  Haupt-  und  Nebenton  in  eintonigen  Wôrtern  die  Rede 
sein.  Fur  sie  gilt  als  Regel  : 

Hinter  einer  kurzen  haupt-  oder  nebentonigen  Silbe  verlieren  die 
Vokale  a,  i,  u  jeden  Silbenwert  ;  hinter  einer  langen  haupt-  oder  neben- 
tonigen Silbe  werden  i  und  u,  ausser  in  gewissen  festen  Wortverbin- 
dungen  zu  Schwa  verkùrzt,  wâhrend  a  bald  als  â  sich  halten,  bald  zu 
Schwa  reduziert  werden  kann  : 


mâthalu  —  mathâlu 

mâthali    —  mathâli 

—  Sa?a 

mâthala  —  mathdla 

màthalu  —  mathàlu 

màthali    —  mathàli 

—  ''•>?« 

màthala  —  mathàla 

qatâlti 

—  qatàlti             — 

pS'cp 

(■  'àfsu  'àudi 

—  'àfsu  'âudi       — 

irj  icsn) 

mâlku 

—  mâlku              —       "1 

"^c  =  7(2-0 

(màlku  sddqi 

—  màlku  sâdqi   — 

piï-'s'ic) 

arda 
arda 

—  arda  1 

—  arda  J 

X  oder  yix  =  yiN 

thâmma 

—  thâmma          — 

nau"  oder  or 

—    40    — 


antunna 

—   antinna 

hùnna 

—  hinna 

*  fanî'na 

—  fanîna 

napN  oder  ]pin 
r\3n  oder  ^n 


Hebràische  Reste  altsemittscher  Kasusendungen. 

Das  Altarabische  hat  im  Singular  drei  genau  unterschiedene  Kasus- 
endungen :  u  (Nom.),  i  (Gen.),  a  (Akk.)  2.  Ob  dasselbe  auch  fur  das 
Ursemitische  gilt,  mag  dahingestelit  sein  ;  zur  Hypothèse  Stades  eines  auf 
a  ausgehenden  Urnomens  ^,  mit  welchem  ein  schnell  vorûbergegangener 
Versuch  der  Ansetzung  von  Kasusendungen  gemacht  sei,  liegt  nicht  die 
geringste  Berechtigung  vor;  am  allerwenigsten  kann  man  sie  mit  Grùnden 
aus  der  hebrâischen  Formenlehre  wahrscheinlich  machen.  Denn  was  das 
Hebràische  an  Kasusendungen  aufweist,  ist  nur  der  letzte  Rest  von  dem 
reichen  Vorrate  des  Altsemitischen. 

Die  hebrâischen  Reste  haben  sich  erhalten  1.  in  selbstândiger  und 
Verbindungsform  :  â,  2.  nur  in  Verbindungsform  :  i.  o,  u,  3.  vor  dem 
Genitivsuffix  (a,  i,  u). 

Die  erstgenannte  unbetonte  Endung  â  (selten  ae)  geht  nach  Qualitât 
und  Betonung  direkt  auf  die  aitsemitische  Akkusativendung  a  zurûck. 
Ihrer  Erhaltung  stand  in  Wôrtern ,  wo  ihr  eine  lange  Tonsilbe 
vorauf  ging,  nichts  im  Wege,  und  so  mûssen  Formen  wie  ninx, 
nni2,  nSi'i,  nac,  naiss,  nSiSn,  noixa  als  altes  regelmâssig  gebildetes 
Sprachgut  betrachtet  werden.  Zu  weiterer  Verbreitung  gelangte  aber  die 
Endung  â,  ais  Wôrter  mit  ursprùnglich  kurzer  Tonsilbe  nach  Verlust 
ihrer  Endungen  einen  Dehnvokal  in  vorhergehender  haupttoniger  Silbe 
erhielten  ;  indem  man  dièse  lautgesetzlich  entwickelte  Lange  als  ursprùng- 
lich ansah,  konnte  man  die  darin  untergegangene  Akkusativendung  nach 


'  Mit  nebentoniger  Vokalisation  (siatt  HQ'jS),  die  aus  seiner  Verwendung  als 
l^râposition  (vgl.  II.  Chr.  2g,  16)  stammen  wird. 

*  Mit  Reckendorf  (Die  syntakt.  Verhâltnisse  des  Arab..  S.  170  ff.)  und  Jcnsen 
(Nachtrag  zu  genanntem  Werk,  S.  H  f)  nehme  ich  an,  dass  die  Krscheinung  der 
diplotischen  Endungen  etwas  Sekundarçs  sei. 

'  Lehr.  der  hebr.  Gramm.  S.  201  f. 


—    41     — 

dem  Muster  der  obigen  VVôrter  neu  ansetzen  und  erhielt  so  Formen  wie 
mat:2  (eigentl.  midbàra  +  a),  nnatc  (eigentl.  mizbi'ha  +  a),  nmï 
(eigentl.  sarâta  +  a)  u.  a.  Dass  auf  dièse  Weise  zwischen  Formen  mit 
ursprûnglicher  und  icùnstlicher  Endung  zu  scheiden  ist,  beweist  auch  die 
Bedeutung  d léser  Wôrter;  jene  stehen  sowohl  fur  den  alten  Aklcusativ 
zumal  in  der  Bedeutung  der  lokalen  Riclitung,  ais  aucli  mit  Abschwâchung 
des  ursprûnglichen  Kasusbegriffes  an  Stelle  jedes  anderen  Kasus  i,  so 
besonders  im  poetisch-archaistischen  Sprachgebrauche  ;  dièse  aber  ver- 
treten  nur  eine  beschrânkte  Funktion  des  altsemitischen  Akkusativs, 
die  lokaie  Richtung  zu  bezeichnen.  Also  kann  nSiS  bedeuten  :  die  Naclit 
liindurcii,  zur  Nacht,  die  Nacht  (Nom.),  der  Nacht;  nac  ist:  dorthin 
und  dort  ;  nïnx  ist  :  das  Land  (Akk.),  nach  dem  Lande,  das  Land  (Nom.) 
des  Landes.  Aber  ni;ic  heisst  stets  nur  :  nacli  der  Trift  zu,  nn*V  gen 
Gaza,  nnatc  zum  Altare  iiin  -.  Das  Weiterbegriffliche  muss  hier  ais  das 
Ursprùngliclie,  das  Engere  ais  sekundâr  angeselien  werden. 

Die  Unursprûnglichikeit  der  Endung  a  bei  ehemals  kurzer  Pânultima 
zeigt  sicii  auch  in  ihrer  Behandlung  unter  dem  Nebentone  ;  wâhrend  aus 
niria  einfach  nn'2  wurde,  und  die  Pânultima  lang  blieb,  musste  jede 
Dehnliinge  zur  Kùrze  zurûckkehren  und  dadurch  die  Bedingung  zum 
Ansetzen  der  Endung  wegfallen.  In  den  wenigen  Fâllen,  \vo  man  den- 
noch  das  â  hielt,  behalf  man  sich  nun,  wie  es  scheint,  entweder  mit 
Scharfung  der  kurzgewordenen  Silbe,  wie  bei  n"i2~c  (I  Kônige,  ig.  i5). 
oder  betonte  und  verlângerte  nach  der  Weise  der  bald  zu  besprechenden 
Endung  i  das  â,  wodurch  die  vorhergehende  Silbe  reduzierten  Vokal 
erhielt:  (rac)  nmiç  Deut.  ^,  41. 

Kommen  Formen  mit  der  Endung  â  in  und  ausser  engerer  Wort- 
verbindung  vor,  so  sind  die  mit  i,  o  und   u  auf  enge  Verbindungen 

'  Derselbc  Vorgang  bezùglich  der  Endung  a  lasst  sich  bei  einer  Anzahl  neu- 
arabischer  Diaiekte,  sodann  besonders  im  Aramâischen  nachweisen,  dessen  staïus 
emphaticus  kaum  etwas  anderes  ais  einen  bedeutungslos  gewordenen  Akkiisativ 
darstellt. 

^  Auffâllig  ist,  dass  abstrakte  Feminina,  wie  nn^S,  nniTV,  nnyrc'  fur  aile 
Kasus  gebraucht  werden  kônnen.  Vielleicht  liegen  hier  gar  keine  Singuiare,  sondern 
Plurale  vor,  wobei  die  Endung  ni"  zu  n~  geworden  ist,  (vgl.  2n;  statt  21112, 
■jSip  statt  I^SIp)  oder  man  hat  sie  wenigstens  nach  Analogie  solcher  Plurale 
behandelt. 


—    42     — 

beschrânkt,  vor  alle'm  auf  die  Stellung  vor  einem  Genitiv.  der  auch 
durch  Pràpositionen  verknupft  sein  kann.  Betrachten  wir  zuerst  die 
Endung  i. 

Wie  beim  a  des  Akkusativs  sich  altère  und  neuere  Bildungen  unter- 
scheiden  liessen,  so  auch  hier.  Als  ait  und  regelrecht  gebildet  haben 
solche  Wôrter  zu  gelten,  die  eine  geschlossene  Silbe  vor  der  Endung 
zeigen,  so  besonders  Segolatnomina,  wie  'DEN,  t'^s  oder  Nomina  mit 
verdoppeltem  Endkonsonanten  wie  (SN)''3n,  endlich  '';a,  dessen  erster 
Radikal  ursprûngliches  Schwa  hat.  Aile  dièse  âlteren  Bildungen,  natiïr- 
lich  mit  Ausnahme  von  ^:2,  betonen  nach  alter  Weise  die  Pânultima  : 
~vj  'DSN,  j:TÀ~^:^i2r  und  ihr  Endvokal  muss  als  kurz  angesetzt  werden. 
Hingegen  gibt  es  noch  eine  grôssere  Anzahl  von  Bildungen  mit  i,  die 
gegen  ailes  Erwarten  die  Endung  betonen  und  jedenfalls  auch  verlângern 
z.  B.  ^:z^c,  'jEH,  'G'p*:,  '.Tizac,  i'^^ieu"':. 

Woher  zunachst  ihre  Endbetonung  ?  Lautgesetzlich  ist  sie  nicht  zu 
erklâren  ;  man  kann  nur  Formûbertragung  vermuten  und  zwar  aus  dem 
Nomen  mit  Personalsuffix.  Denn  auch  dièses  bewahrt  in  ziemlich  weitem 
LImfange  Reste  von  alten  Rasusendungen  zwischen  Stamm  und  Suffix. 
allerdings  erstarrt  und  beim  pluralen  Nomen  durch  Kontraktion  mit  dem 
Abstraktsuffix  aj  +  Vokal  etwas  undeutlich  geworden  i.  Jedoch  am  Singular 
liisst  sich  noch  deutlich  i,  a  und  u  unterscheiden  :  z.  B.  i  vor  dem  Suffix 
der  11.  pers.  sgl.  fem.  -c"D  aus  sùsiki  ;  a  vor  dem  Suffix  der  II.  pers. 
sgl.  masc.  r.c'C  aus  sùsakà:  u  vor  dem  Suffix  der  III.  pers.  sgl.  masc. 
wenigstens  stets,  wenn  es  mit  auslautendem  n  geschrieben  ist,  nbiD 
aus  sùsûhu.  Die  Betontheit  des  i  und  u  wie  die  IJnbetontheit  des  a 
crgaben  sich  aus  der  Quantitât  der  nachfolgenden  Suffixe,  erweckten 
aber  spâter  den  Schein,  als  sei  die  Endung  i  und  u  ursprùnglich 
betont,  dagegen  a  unbetont  gewesen.  Im  archaisierenden  Stil  gewôhnte 
man  sich  nun,  in  Nachahmung  einerseits  der  iilteren  Reste  mit  der 
Endung  i,  andrerseits  der  Betonung  von  i  \or  den  Suffixen,  Neubildungen 
mit  betontem  i  in  die  Sprache  einzufùhren,  doch  entsprechend  den 
Suffixverbindungen  nur  in  Verbindungsforrnen  :  und  zwar  bekamen 
dièse  Wôrter  ihren   stàndigen   Platz  in  alter  uneigentlicher  Annexion, 


'■  Vgl.  den  spâteren  Abschnitt  iiber  Anhàngung  der  Personalsuffixe  an  das 
Nomen. 


-    43     - 

deren  zweiter  Teil  auch  in  freierer  Weise  vermitteist  einer  Prâposition 
verknùpft  werden  konnte,  also 

•^i^:!  '3snn  xp  114,  8. 
cscc  iriNSa  Is.  i,  21. 

i-2"i  i^DC  Micha  7,  14. 
DiQuJa  tiurin  ^  /25,  i. 

Trâgt  das  nachfolgende  W'ort  den  Ton  auf  der  crsten  Silbe,  so  muss 
nach  den  frûher  gegebenen  Regeln  ûber  den  Satzton  das  erste  Wort  den 
Ton  auf  die  vorletzte  Vollsilbe  zuriïckziehen  i;  daher  uv  Tiai  Lam.  /,  i. 

Aehnliche  Tonverhàltnisse  wie  bei  i  finden  sich  bei  den  3  Wôrtern, 
die  noch  ein  aus  altem  u  entstandenes  o  in  der  Endung  tragen.  In  Sii  ist 
o  naturgemâss  betont  ;  in  irT^n  und  ir'iya  kann  es  nur  aïs  sekundâr 
genommen  werden,  wiederum  aus  Aniehnung  an  das  o  im  suffigierten 
Nomen.  Uebrigens  bewirkt  auch  hier  der  Satzton  in  fast  allen  Fâllen 
Rùckgang  des  Tones  auf  die  Vorletzte  : 

(ii;-  ^T-)  y-iN— ^rrn  _^  (x)  x  _!.,  doch  ly^a  in^n  x  (x)  ^  x  _i^ 
D'a-ii-'yc  _l_  (x)  X  ^ 

Die  alte  P^ndung  des  Nominativs  u  hat  sich  nur  noch  im  ersten 
Teile  von  altertûmlichen  Eigennamen  erhalten,  wie  ^^n'^C",  n'^>:"n?2, 
"'Ni;s  und  kann  als  vôllig  lebloser  Ueberrest  der  alten  Sprache  uns  hier 
nicht  weiter  bcschaftigen. 


C.    RURZE    VOKALE    IN    OFFENER    TONSILBE. 

Hauptregel  :    In   haupttonigen   kurzen   Silben   werden  altsemitische 
Vûkalc  gedehnt,  wenn  eine  Silbe  dahinter  geschwunden  ist;  in  neben- 


'  Die  Poésie  kann  auch  schon  auf  den  Nebenton  cinc  Hebung  legen,  daher 
Cias  1031  .!.!.! 

In  Hos.  /o,  II  ist  die  Enttonung  der  Endung  wohi  aus  metrischen  Grunden 
vorgenommen  :  U?nS  'nariK  .  !  .  .  ! 


—    44    - 

tonigen  Silhen  bewahren  sie  im  gleichen  Falle  ihre  alte  Quantitât,  und 
teilweise  auch  ihre  alte  Qualitât. 

I.  Anwendung  a.uï  eintonige  Wôrter  : 

Bei  ihnen  wird 

a)  unter  dem  Haupttone 


a  zu  â  (—  )  : 

mâthalu 

—  mathâlu 

—    '^rç 

'  inqatalu 

—  inqatalu 

—  ''icpj 

qatalaki 

—  qatalaki 

-  'ir^F 

i  zu  ê  (^T-j  : 

kâtifu 

—  katifu 

-  1"? 

khàtinu 

—  khâtinu 

—   'jnin 

siisiki 

—  sûsiki 

-    ^D-.D 

u  zu  ô (^-) : 

'  'âmuqu 

—  'amûqu 

—    pc" 

'î'ruhu 

—  'îrûhu 

—     HT" 

b)  unter  dem  Nebentone 

a  zu  a  (-=-)  : 

màthalu 

—  mathàlu 

—   ^tt?n 

yj^z 


—     ini 

—  IIN  1 

—  r\i-A 


'  înla'agu  —  inla'àgu 

mà'janu  —  ma'jànu 

i  zu  a  (-^  )  :  wàtidu  ■ —  watidu 

■  mîsfidu  —  misfidu 

'àbidu  —  'àbîdu 

u  teils  zu  o  (— -)  :  "  qàtunu  —  qatùnu 

teils  (vor  (îuttur.)  zu  a  (-^)  :  '  gàbuhu  —  gabùhu 

AntJierkung  :  Vor  einer  Liquida  kann  statt  a  des  Nebentones  auch 
œ  (-rr)  eintreten  :     làbanu   —  labànu  —    •^z''^ 
■  'àbilu  —  'abilu     —   "liN 

Wenn  die  Lexika  aber  neben  haupttonigem  zhn  nebentoniges  3'^n 
stellen,  so  scheint  das  nicht  korrekt:  vielmehr  muss  zu  letzterer  Form  ein 
haupttoniges  s'^n  h^lèb  =  hulâibu,  also  eine  Diminiitivform  ergânzt 
werden. 

Findet    kein    Verlust    einer    folgenden    Silbe    statt.    so    bleibt    die 


'  Vgl.  die  bisher  verkannte  Form  \p g  i .  2  :  mn'''?  i]2N  «der  zum  Herrn  spricht». 


-    45    - 

frùhere  Vokalquantitât,  und  es  erscheint  alsdann  in  haupt-  wie  neben- 
toniger  Silbe 

a  als  a  (^,  wenn  die  folgende  Silbe  mit  einer  Gutturalis  oder  j 

beginnt  :     nâ'li  —  nâ'il  —    Sv;  i 

(wal)jà'ni   —  (\val)jà'in      —  ■jyni  2 

bditi  —  bâjit  —  t^''2 

als  ae  (^,  wenn  die  folgende  Silbe  mit  einer  Nichtgutturalis  (ausser 
\v)  +  a;  beginnt  :     mâlki         —  mâlik         —     tjSq 
"aschârti  —  'aschârit     —  mà'V 

als  â  (-f-),  wenn  die  folgende  Silbe  mit  Waw  beginnt,  oder  wenn  der 

Vokal  â  nachfolgt,  seltener  wenn  ein  A-Vokal  vorhergeht  ^  : 

'   mâuti  —  mâwit  —        mn 

(wal)jàqum  —  (wal)jàqum  —        ap^^ 

qatalâtki       —  qatalâtik       —   'ïîn'^Tzp 

al-'ârdi         —  al-'ârid  —      y'^'^''"' 

i  als  e  (^T-)  :  sifri  —  si'fir  —        isD 

u  als  o  (_)  :  qûdsi  —  qùdis  —       xàl'p 

'  kutûnti       —  kuttûnit        —       n:h3 

Begrùndung.  Das  wir  mit  Recht  in  I.  a)  die  Vokale  -;-,  -^  und  — - 
als  Làngen  angenommen  haben,  ergibt  sich  aus  folgenden  Grùnden  : 

I.  Eine  Anzahl  Wôrter  mit  altsemitischem  â  in  offener  Pânultima, 
woraus  fur  gewôhnlich  im  Hebrâischen  ô  in  geschlossener  Ultima  vvird. 
vertauscht  dièses  naturalange  ô  (i)  mit  -^  und  verândert  sodann  dièses 
-~r-  gehau  in  der  Weise  des  obigen  dehnlangen  -,-,  z.  B.  qurbànu  — 
■  ]i3lp  —  p"'F»  '■"'^  Nebenton  ]2^p,  mit  Suffix  an'^Hip.  Dieser  Uebergang 
von  i  zu  -5-  und  vollends  zu  den  Verkùrzungen  -^  und        hâtte  nicht 

'  Vgl.  den  spâtern  Abschnitt  ûber  Bildung  der  Segolatformen. 

'  Vgl.  den  Abschnitt  Qberdie  Kopulativpartikel  und  die  sogenannte  Tempora 
conversa. 

'  Eine  Entwicklung  von  a  zu  i  {-^)  —  doch  nur  unter  j  —  und  zu  e  (  -)  ist 
bel  nebentonigen  Formen  môglicii  :  (wal)jàbni  —  (\val)jàbin  —  lail 

(wal)jàlid    -  (\val)jàlid    —  iS"! 


-     46     - 

eintreten  kônnen,  wenn  nicht  Wôrter  mit  dehnlangem  -r-  hierfur  das 
Vorbild  abgegeben  hâtten. 

2.  Wenn  beim  Nebenton  aus  -i^,  ^^  und  —  die  reine  Kùrze  -^,  bei 
Schwachton  aber  Schwa  entsteht,  so  ist  der  Schluss  erlaubt,  das  beim 
Hauptton  eine  Volcalquantitât  vorliegt,  die  sich  zur  reinen  Kûrze  verhalt, 
wie  Schwa  zu  dieser,  also  die  Dehnlânge. 

3.  Die  griechischen  Namensumschreibungen  der  LXX  haben  fast 
immer  rj  fiir  dehnlanges 

4.  Die  indogermanisciie  Grammatiic  iconstatiert  die  gleiche  Erschei- 
nung  :  «  Der  (haupt)betonte  Vokal  einer  kurzen  Silbe  wird  verlângert, 
wenn  eine  Silbe  dahinter  geschwunden  ist  »  1.  Fiir  das  Hebrâische  ist 
man  insofern  noch  giinstiger  gestellt,  als  man  hier  Haupt-  und  Nebenton 
kiar  unterscheiden  kann,  wâhrend  das  Indogermanische  vielfach  dièses 
Vorteiies  entbehrt. 

II.  P^nvicnàung  a.\ii doppelttonige  Wôrter: 

Haupttonsiiben ,  die  aitsemitischen  Haupttonsilben  cntsprechen, 
kommen  hier  nicht  in  Betracht,  da  sic  nie  kurz  sind,  ebensowenig 
Nebentonsilben,  die  durch  ihre  Steliung  in  einer  eigentlichen  Annexion 
direkt  aus  solchen  Haupttonsilben  entstanden  sind.  So  bleiben  also  nur 
zu  behandeln  ùbrig  : 

I.  Nebentonsilben,  die  ohne  in  der  Annexion  zu  stehen,  aitsemi- 
tischen Haupttonsilben  entsprechen.  In  ihncn  wird 

a  zu  â  (-^)  :  qâtalàt  —  qàtalât       —     nScp 

mâli'il  —  màli'd        —     ii<Sa 

'  'ânâ-k'i         —  'ànâkî         —      'SJN 
'  waqâtalt'à    —  waqàtalta  —   nSapi 
i  teils  zu  i  (-^)  :  '  'àjibakà       —  'àjibaka  resp.  'âjibaka  —  tî^'is 
vor  einer  Liquida  zu  ae  (^  :        '  jàsirakà  —  jâsîrakà  —  Tîiïi' 
bei  Konkurrenz  mit  einer  Gutturalis  zu  a  (^  )  : 

■  midbihakà  —  midbihaka  —  :jn3"n 
einigemal  zu  e  {^-}  :  sàlikhakà      —  sâlikhaka     —    TiVi'f'c 

'  Vgl.  W.  Streitberg,  Die  Entstehung  der  Dehnstufe,  Indogermanische 
Forschungen,  III,  S.  3o5-4iG.  Derselbe  :  Urgermanische  Grammatik  (Heideiberg 
1896),  S.  38. 


—    47    — 

Die  hebrâischc  Entwicklung  von  u  lâsst  sich  niclit  mehr  nachweiscn. 

2.  Nebentonsilben,  die  altsemitischen  Nebentonsilben  entsprechen  : 
Wenn  dièse  durch  i[wei  kurze  Silben  vom  Haupttone  getrennt  sind,  so 
wird  ihr  a,  i  und  jedenfalls  auch  u  zu  Schwa,  d.  h.  ihr  Nebenton  wird 
^tir  Unbetontheit  : 

màthalukûnna  —   ]3'iu?G 
libabuhûnna      —    'jnaa'i 

wenn  sie  durch  drei  kurze  Silben  vom  Haupttone  getrennt  sind,  so  wird 
a  zu  i  ( — )  :  sàdaqatukiinna    —  sàdaqatukûnna  —  linpiï 
'dàbarajuhûnna  — dàbarajuhùnna —    innai 

bei  Konkurrenz  mit  einer  Gutturalis  bleibt  a  (^)  : 

zà'aqatukûnna     —  zà'aqatukùnna   —   pnpy* 
i  bleibt  i  (     )  :  '  libabajuhiinna  --  libabajuhûnna  —   ^nusS 

Fur  die  Entwicklung  von  u  fehlt  es  an  Beispielen. 

3.  Nebentonsilben,  die  erst  auf  hebràischer  Tonstufc  in  fruher 
einfîich  hauptbetonten  Wôrtcrn  entstanden  sind  ;  in  ihnen  wird 

a  zu  i  (  — )  :  sâdaqatuhu       —  sàdaqatûhu    —     inpiï 
■  sadaqàtajaka  —  sàdaqâtâjaka  —  'TiTipiï 

bei  Konkurrenz  mit  einer  Gutturalis  zu  a  -^-  : 

'âdamatuhu      —  'àdamatûhu        —    inmx 
■  hasiratajuhu  —  hàsirâtâjuhu  ^    —    vn'lïn 

Fur  den  Wandel  von  i  und  u  fehlt  es  an  Beispielen. 
Anmerkung.   Wenn  eine  neu   entstandene  Nebentonsilbe  von   der 
Haupttonsilbe  durch  eine  Kûr^e  und  eine  Lange  getrennt  war,  so  hat 
man  einigemal  zur  leichteren  Aussprache  den  Nebenton  auf  die  folgende 
Kurze  verschoben  ;  daraus  entstanden  Formen  wie 

Tniiïn  statt  Tiniiïn 
rnin''  statt  Tn'im 
vninj  statt  iTi'ns 
'niyp    statt      'n'iyp 

'  Vgl.  den  spâtern  Abschnitt  ûber  Anhangung  der  Suffixe  an  das  Nomen. 


^    4«    - 

bagegen  ist  ini  ersten  Worte  der  Phrase  "isyn  nimyo  (Neh.  3,  84) 
eine  Diminutivform  zu  vermuten,  vvodurch  der  ganze  Satz  den  Sinn 
bekame  :  «  Werden  sie  die  Steine  aus  den  Hàuflein  Asche  wieder  zum 
Leben  erwecken,  nachdem  sie  verbrannt  waren  »  ? 


Ueber  die   Vokalisation  einiger  einsilbigen  Partikeln. 

Die  altsemitischen  Proklitiken  bi,  li,  ka  treten  im  Hebràischen  mit 
wechselnden  Vokalen  auf,  deren  Erklârung  darin  beruht,  dass  der 
schon  im  Altarabischen  angebahnte  Wechsel  von  i  und  a  bei  der  Prâpo- 
sition  li  sich  auf  die  beiden  andern  Wôrter  ausgedehnt  hat.  So  zeigen  sie 
immittelbar  vor  dem  Haupttone  â  :  023,  lyi,  nSxs  ;  in  der  Pânultima 
vor  dem  Haupttone  Schwa,  das  auf  altes  i  oder  a  zurûckgehen  kann  : 
"!:':33,  ij'cS  i^i"  ;  in  der  Antepânultima  vor  dem  Haupttone  i  i;  13112, 
nillNnS,  i:mn"r2  ;  unmittelbar  vor  dem  Nebentone  Schwa  :  ~'T\z,  rS,  ico; 
in  der  Pânultima  vor  dem  Nebentone  i  (vor  Hateph  den  entsprechenden 
Vollvokal)  ypia,  •\1^^,  Tïns;  wenn  aber  die  Ultima  vor  dem  Nebentone 
geschlossen  ist,  Schwa:  121122,  n^roa^,  nN-i?2;  :  endlich  vor  Silben,  die 
ursprûnglich  mit  zwei  Ronsonanten  anlauten,  i  :  Supa,  ^'^'h,  Ss:;  2. 

Die  alte  Kopulativpartikel  wa  wird  bezûglich  der  Vokalisation  ganz 
âhnlich  behandelt  ;  darum  vor  dem  Haupttone  :  avi,  Supl.  ''sni 
(statt  i^i-i)  ■;  vor  dem  Nebentone  :  lUi  (statt  yii),  1211  (statt  12T!)  ; 
bei  Neben-  und  Hauptton  :  l'ii  lia  ;  vor  altem  Schwa  quiescens  :  'iE3i 
(statt  ''72:1)  Q3m  u.  s.  w. 

Von  diesem  Waw  ist  das  Waw  des  Imperfektum  conversum  zu 
trennen,   weil   in    ihm    noch    ein    zweites   Wortelement    enthalten    ist. 

'  Daneben  auch  a  ;  denn  «'11  (I  Sam.  /  8,  29)  kann  nur  auf  lajrô  zurilckgehen, 
ebenfalls  li2N*1  auf  lajmor  (mit  Uebergang  von  n  in  ',  vgl.  den  spâteren  Abschnitt 
uber  die  Verba  n's),  D'hSnS,  DmSn2  auf  lajiôhîm,  bajiôhîm  (mit  dem  gleichen 
Lautiibergang,  der  jedoch  in  D'H^nS  Ex.  22,  19  und  Qin^N2  rp  86,  8,  ver- 
mieden  ist). 

-  Fâlle  mit  Schwa  vvie  'SJ'SZ'S,  CEI,  pSns  pSn  sind  so  aufzufassen,  dass  dièse 
adverbialen  Wortverbindungen  je  unter  einem  Haupttone  stehen  und  als  ein 
Wort  angesehen  werden,  wobei  altes  i  der  Partikeln  zwischen  Neben-  und  Haupt- 
ton zu  Schwa  wird. 


—    49    — 

worùber  der  Abschnitt  ûber  Vokale  in  geschârften  Silben  Nâheres  bringert 
wird.  Auch  vom  Artikel  mag  hier  nur  soviel  bemerkt  sein,  dass  er 
vor  Linbetonter  Silbe  stets  nach  alter  Weise  nebentonig  auftritt  ;  seine 
formale  Erkiàrung  tbigt  spâter  im  vorher  erwâhnten  Abschnitte. 


Zusat^  liber  die  bisher  geltenden  hebràischen  Dehnungsregeln. 

In  keinem  Punkte  wimmeln  die  bisherigen  hebrâischen  Grammatiken 
so  selir  von  schiefen  Anschauungen  und  Formulierungen  wie  bezùglich 
der  Dehnung  altsemitischer  Kûrzen.  So  ist  es  eine  allgemein  adoptierte 
Meinung,  dass  der  Ton  Dehnkraft  habe  i;  ob  darunter  jede  Tonstufc  oder 
nur  der  Hauptton  gemeint  sei,  legt  kein  Grammatiker  naher  dar.  Aber 
nimmt  man  auch  an,  es  sei  der  Hauptton  gemeint,  so  ist  auch  dièse 
Fassung  der  Regel  durchaus  ungenûgend  und  fûhrt  zu  den  wider- 
sprechendsten  Foigerungen.  Mit  ihr  giaubt  man  die  Lange  der  crsten 
Vokale  in  dreiradikaligen  Segolatformen  beweisen  zu  kônnen  und  redet 
von  maèlaech,  sêphœr,  qôdaesch,  wàhrend  doch  schon  die  Analogie  von 
nâ'ar  auf  die  Kurze  ihrer  Stammvokale  leiten  sollte.  Andernteils  hat  man 
zur  Erklârung  von  Formen  wie  iisp,  die  unter  dem  Haupttone  kurze 
Vokale  zeigen,  keinen  andern  Ausweg  gefunden,  als  den  «  DifFeren- 
zierungstrieb  der  Sprache  »,  womit  man  aile  gordischen  Knoten  der 
Lautlehre  allerdings  spielend  leicht  durchhauen  kann. 

Weiter  solien  Rûrzen  in  offener  Vortonsilbe  gedehnt  werden.  Damit 
berûhren  wir  die  unglùcklichste  Erfindung  der  neueren  hebrâischen 
Grammatik,  mag  Kônig  sic  auch  eine  «  immerbleibende  Errungenschaft 
der  hjstorischen  Sprachbetrachtung  »  nennen  -.  Welchen  Wert  kann  der 
Vorton  haben  ?  E.t\va  mehr  als  den  eines  Nebentons  ?  Wie  ist  es  dann 
aber  môglich,  dass  unmittelbar  vor  diesem  Tone  noch  ein  echter  Neben- 
ton  stehen  kann,  z.  B.  in  a'iaSvj'  ?  Ist  er  weniger  als  ein  Nebenton,  wie 
kann  er  da  ûberhaupt  dehnen,  da  solches  nicht  einmal  der  Nebenton 
vcrmag,  vgl.  dabàru  =  i2T  !  Also  ist  schon  der  Begriff  Vorton  hier  ein 

'  Vgl.  ûber  spontané  Dehnung  in  offener  Silbe  bai  schwach  geschnittenem 
Akzent  Sievers,  Phonetik,  4.  AutL,  S  790-92. 
"  Lehrgebâude,  I.  Haifte,  S.  7. 


-     5o    - 

Undlng  '.  und  seine  angebliche  Dehnkraft  erweist  sich  nur.  genaii 
betrachtet,  als  einc  Einwirkung  auf  die  Qualitat  der  Vokale. 

Der  einzige  Versuch  den  Vorton  wissenschaftlicii  zu  begrùnden,  den 
Prâtorius  -  unternommen  hat,  steht  auf  gânzlich  ungenugender  Basis. 
«  Aile  sogenannten  Vorton-  und  Gegentonsteigerungen,  sagt  Prâtorius, 
sind  Spuren  der  allmâhlichen  Wanderung  des  Hochtons  durch  das  Wort 
von  vorn  nach  liinten....  Die  ursprungliche  Stelle  des  Hochtons  war  die 
Antepânultima,  bei  einem  zweisilbigen  Worte  trat  er  event.  auf  ein 
proklitisches  Wôrtchen.  Im  status  constructus  dagegen  lag  der  Hochton 
von  jeher  auf  der  Ultima  ».  Seine  erste  Thèse  enthâlt  ein  Kôrnchen 
Wahrheit,  insofern  als  die  alten  Haupttonstellen  nicht  selten  den 
Xebenton  bekommen,  z.  B.  in  màmlakatu  —  màmlakâtu  —  -;'^'2'2  : 
hingegen  kônnen  Quantitâtssteigerungen,  wenn  sie  unter  Einwirkung  des 
Haupttones  zustande  gekommen  sind,  nie  zum  Range  von  ursprûnglichen 
Lângen  gelangen  ;  denn  fallen  die  Bedingungen  ihres  Werdens  fort,  so 
offenbart  sich  sofort  wieder  ihre  alte  geringere  Quantitât.  Weiter  darf 
man  keineswegs  Vorton  und  Gegenton  mit  gleichem  Masse  messen,  wic 
Prâtorius  es  thut  ;  gibt  es  doch  genug  Worte,  die  in  aufeinanderfolgcnden 
Silben  beides  zeigen.  z.  B.  ci"2"^iv.  Soll  hier  also  einmal  der  alte  Ton 
auf 'V  gestanden  haben,  spâter  auf  "i,  noch  spâter  endiich  auf  der  Endung? 
Jenem  wùrde  ja  auch  schon  die  zweite  Thèse  Prâtorius"  von  der  alten 
Antepânultimabetonung  entgegenstehen  ,  wonach  das  Wort  einmal 
'àlâmîna  gelautet  hâtte.  Die  innere  Unwahrscheinlichkeit  dieser  zweiten 
Thèse  samt  ihrem  Anhange  Icuchtet  zur  Genûge  schon  daraus  ein,  dass 
sie  die  Folgerung  ist  der  falschen  Prâmisse  :  Vortonsilben  waren  einmal 
Haupttonsilben. 

Weiter  sagt  man,  der  Sat^ton  kônne  dehnen.  Zunâchst  welch 
irrefùhrendes  Wort:  Sat^ton!  Wâhrend  aile  Welt  darunter  die  Charak- 
terisierung  aller  einzelnen  Telle  eines  Satzes  gegen  einander  in  Bezug  auf 
den  Akzent  versteht  ■',  wendet  die  neuere  hebrâische  Grammatik  es  zur 

'  lùwas  anderes  ist  es,  wenn  vor  dem  Tone  eine  ursprilnglich  lange  Silbe 
steht,  wie  im  Neuarabischen  mastaba,  baqùlôh-lak,  \vo  nach  Spitta,  Grammatik 
des  arabischen  Vulgârdialektes  von  Aegyplen,  S.  66,  ein  Nebenton  gesproehen 
werden  soll. 

»  Z.  f.  a.  W.  i883,  S.  20  f.  Anm.  " 

'  Vgl.  Sievers,  Phonetik,  ^  673. 


—    5i     - 

Bezeichnung  des  Pausaltones  an,  d.  h.  der  letzten  Tonsilbe  eines  Verses. 
VVas  nun  die  Sache  selbst  betrift't,  so  will  ich  schon  hier  als  meine 
Ansicht  aussprechen,  dass  eine  Dehnung  in  Pausa  ôfters  zwar  nicht  zu 
verkenncn  ist,  aber  eine  durchaus  unhebràische  Erscheinung  darstellt, 
die  mit  der  Anwendung  der  aramaischen  Vortragsweise  auf  den  Bibcltext 
zusammenhàngt.  Das  Nàhere  darûber  siehe  zu  Ende  dièses  Bûches. 
Endlich  vvird  auch  gegen  die  angebliche  Dehnung  icurzer  Vol 
Ersatz  fur  nichtcintretende  Verdoppeiung  des  folgenden  Konsonanten  ini 
^bschni 
werden. 


Endlich  vvird  auch  gegen  die  angebliche  Dehnung  kurzer  Vokale  als 
:ide  Verdoppeli 
Abschnitte    ùber   die  Vokale   in  geschârften  Silben   das  Nôtige   gesagt 


Scheinbare  Aiisnahmen  vom  Dehngeset^e. 

Vv'enn  nach  dcm  Dehngesetze  aus  altsemitischen  Nomen  wie 
mathalu(-i-a)  und  'amalu(-i-a)  hebràisch  '^'£12  und  '^'O'J  vvird,  warum  wird 
aus  altsemitischen  Verbalformen  vvic  mathala  und 'amala  im  llebraischen 
nicht  auch  '^CS  und  "^c",  sondern  "^C'a  und  '^12'J  mit  kurzem  a  in  der 
Ultima  ? 

Den  hebraischen  Grammatiken  ist  als  Antvvort  darauf  gelâufig  :  Weil 
der  hebrâische  Sprachgeist  Nomen  und  Verbum  habe  differenzieren 
vvollen.  Dièse  Phrase  muss  durch  einen  thatsàchlichen  Grund  ersetzt 
werden,  und  als  solcher  dûrfte  vielleicht  der  folgende  gelten.  Das  Dehn- 
gesetz  tritt  in  Rraft  beim  Zusammentreffen  ppeier  Umstânde,  dem 
Vorhandensein  eines  nachfolgenden  Vokals  und  der  Haupttonigkeit  der 
zu  dehnenden  Silbe.  SoUte  eine  von  beiden  Bedingungen  etwa  beim 
hebraischen  Perfekt  gefehlt  haben  ?  Nun  wûrde  aber  der  Akzent  von 
qâtâl  nicht  auf  der  Ultima  stehen,  vvenn  dièse  nicht  nach  Eintritt  der 
hebraischen  Akzentverschiebung  noch  eine  Silbe  hinter  sich  gehabt  hâtte: 
ferner  muss  der  Perfektakzent  im  Hebraischen  gleichvvie  im  Altsemi- 
tischen ein  haupttoniger  sein,  da  sonst  kein  '^T:p,  sondern  nur  ein  S-cp 
sich  finden  dûrfte.  So  bleibt  nur  die  Annahme  ubrig,  dass  nach  dem 
Eintritt  der  Akzentverschiebung  die  kurze  Endung  a  abgestossen  vvorden 
sei.  Die  Veranlassung  zu  diesem  merkwurdigen  Vorgang  lag  in  der  Ueher- 
tragung  der  Vokalverhaltnisse  des  Imperfekts  auf  das  Perfekt.  In  jenem 
hatte  der  alte  Jussiv,  d.  h.  die  (nebentonige)  Imperfektform  mit  gekûrzten 
Endungen,  besonders  durch  die  hâufige  Verbindung  mit  vva  +  1  {■')  die 


—       52       — 

Oberhand  ûber  die  alten  lângeren  P'ormen  bekommen  und  sic  dann 
aiisser  bei  einigen  un  regel  mâssigen  Verbalklassen  fast  vollstândig  ver- 
drângt.  Nach  dem  Muster  dièses  Jussiv-Imperfekts  konstruierte  sich  das 
Mebraische  ein  Perfekt,  das  in  der  III.  pers.  sgl.  masc.  endungslos  war, 
nâmlich  qàtal,  und  indem  hiermit  das  alte  Perfekt  qatâla  —  ''<T2p  konta- 
miniert  wurde,  entstand  die  Form  qâtàl  —  "'"cp  ^. 

Eine  Perfekttorm  mit  dehnlangcm  à  hielt  sich  im  zvveiten  Teile 
von  komponierten  Kigennamen,  vvie  'Jn:^^^  "T'^n%  "O'^'^'^n,  'CEw'''"'N, 
\vo  aber  zu  der  Zeit,  als  statt  des  Dehnvokals  noch  Kurze  +  folgendem 
Vokal  gesprochen  wurde,  nicht  die  verbale  Endung  -a,  sondern  die 
nominale  -u  und  -a  vorhanden  gewesen  sein  muss.  Denn  das  Altarabische 
lehrt  uns,  dass  jede  Verbalform,  die  als  Eigenname  gebraucht  wird, 
ihre  Verbalendung  gegen  die  diptotisch  zu  flektierende  Nominalendung 
umtauscht  -.  z.  B.  schâmmara  «  er  hat  sich  aufgeschùrzt  »  als  Eigenname 
Schâmmaru(-a),  jazî'du  «  er  vermehrt  »  als  Eigenname  Jazî'du(-a)  «  (Gott) 
vermehrt».  jâ'là  «  er  ist  hoch  »  als  Eigenname  Jâ'lâ  «  (Gott)  ist  hoch  ». 
So  sind  denn  otî'enbar  auch  imperfektische  Bildungen  wie  pnïS  """2% 
2'p"''  mit  dehnlangen  Endsilben  anzusetzen  -K 

Dagegen  ist  das  regelmàssige  Imperfektum  der  transitiven  Verben 
auf  0  wie '^cp''  mit  kurzem  o  zu  sprechen,  wie  schon  aus  der  intransi- 
tiven  F"orm  mit  kurzem  a  -3;''  hervorgeht  ;  die  Grundformen  waren  dem- 
nach  nicht  jâqtulu  und  jâkbadu,  sondern  die  Jussive  jâqtul  und  jâkbad, 
die  eine  t'rûhere  Zeit  nur  nebentonig  gebrauchte. 

Es  bleibt  noch  ûbrig,  die  notwendigen  Folgerungen  aus  der  Konsta- 
tierung  der  kurzen  Endungen  in  der  III.  pers.  sgl.  masc.  des  Perfekts 
und  Imperfekts  Qal  zu  ziehen.  Hat  das  Perfekt  Qal  mit  a  in  der  zweiten 
Silbe  keine  Dehnung  erfahren,  so  ist  dièse  jedenfalls  auch  nicht  im 
Perfekt  mit  e  und  o  anzusetzen  ;  also  betone  man  kabéd  und  qatôn. 
Was  fur  das  Qal  gilt,  erstreckt  sich  in  gleicher  Wirkung  auch  auf  aile 
anderen  Gênera  verbi,  und  so  spreche  man  nur  qittél  und  hithqattél, 

'  Das  Nâhere  ijber  das  verkurzte  Perfekt  und  Imperfekt  siehe  im  Abschnitte 
«  Die  K.opuiativpartikel  und  die  sog.  Tempora  conversa  ». 

*  Siehe  Reckendorf,  Die  syntaktischen  Verhàltnisse  des  Arabischen,  S.  171 
und  Nachtrag. 

'  Dafûr  spricht  auch  die  koranisclîe  Wiedergabe  von  pnï'  durch  Jiskhâqu, 
von  apyi  durch  Ja'qûbu  ;  ferner  griechisches  'laxwfi. 


-    53    ~ 

nicht  qittel  iind  hithqattél  aus.  Das  Hiph'îl  macht  mit  scincm  dcn 
langvokali^'en  Verben  entlehnten  langen  î  eine  Ausnahmc. 

Nach  den  Imperfekten  jiqtôl  und  jikbâd,  sowie  j'^quudl  und  jàquU 
sind  auch  aile  anderen  mit  e  ohne  vveiteres  als  kurzvokalif;  in  der  IJltima 
anzusetzen,  also  jiqqâtél,  j'^qattél,  jithqattél  ;  desgleichen  -C"  jcschcb, 
in''  jittén,  'nN'  jôhéz  u.  s.  w. 

Was  aber  gemeinsam  fur  aile  Perfekta  und  Imperfekta  der  drci- 
radikaligen  Verben  gilt,  darf  nicht  auch  ûbertragen  werden  auf  deren 
Partizipia,  die  bei  rein  nominaler  Formation  die  Wirkung  des  Dchngesetzes 
regelrecht  erfahren  haben.  So  sind  neben  'lep  «  tôtcnd  »  auch  123 
«  schwer  »  und  'jcp  «  klein  »  mit  gedehntem  zweiten  Vokal  zu  lesen 
und  unterscheiden  sich  dadurch  geniigend  von  den  gleichgeschriebenen 
Perfekten  las  und  ^i2p.  Dann  erklârt  sich  auch  aufs  natûrlichste  das 
Eindringen  von  langem  a  in  die  Partizipien  der  passiven  Gênera  verbi, 
die  im  Altsemitischen  kurzen  Vokal  gleich  den  Perfekten  hatten  :  dièse 
cntzogen  sich  wegen  Abfalls  der  Endung  der  Einwirkung  des  Dehngesetzes, 
jene  behielten  den  Endvokal  und  dehnten  in  der  Folgezeit  den  A  Vokal 
der  vorhergehenden  Silbe  zu  à,  also  '^'cp;,  âlter  niqtâlu  (resp.  naqtâlu), 
?'i2p2,  âlter  muquttâlu.  "^"cpîS,  âlter  muqtâlu,  doch  unter  dem  Nebentone 
yjh:  =  niràgu  u.  s.  w. 


Hebrâische  Entwicklung  der  altsemitischen  langen  Vokale 

in  offener  Silbe. 


A.  Lange  vokale  in  offener  silbe  vor  dem  tone. 

Hauptregel.  Unmittelbar  vor  dem  Haupttone  behalten  die  langen 
Vokale  ihre  alte  Quantitât  ;  unmittelbar  vor  dem  Nebentone  werden  sie 
meist  verkùrzt. 

Ausfûhriing.  I.  Anwendung  auf  e/nfow/g'e  Wôrter  : 
a)  Vor  dem  Haupttone  erscheint 

à  als  ô  (i,  —I  :  qà'tilu  —  qâtilu  —       ^I2ip 

thalàthatu  —  thalàthàtu  —    .TCi'-^ttr 


-     54    - 

î  als  î  (-^,  -^)  :  'nabî'îna     -    nabî'î'na      —    D^N'i: 

gabîratu      —  gabîrâtu      —      ni'sa 

ù  als  ù  (1,  •— -):  '  batùlatu   —  batùlàtu      —     n^-^n: 

bj  Vor  dem   Nebentone,   wenn   der  Lange   nicht   noch  cine   Kûrzc 
voraut'geht,  wird 


a  zu  o  (%  —-I 
î  zu  i  (i,  -^) 
ù  zu  U  (%  -  -) 


khàtamu     —  khâtàmu    —       Dnin 

■  sch'îhaju    —  schihàju       -       ti^Ù? 

■  rùh'àtu      —  rùh'àtu        —     nin""^ 

c)  Vor  dem  Nebentone,  wenn  der  Lange  noch  eine  Kùrze  vorhergeht, 
wird  letztere  zu  Schwa,  erstere  aber  bleibt  lang,  z.  B. 

■  'il'àhaju      —  'ilàhàju      —      inSx 

■  walîdaju   —  walîdàju    —      iv'^i 
'  tarumatu  —  tarùmàtu  —  n*nip 

Die  Begrùndung  von  b)  und  c)  stùtzt  sich  auf  die  Analogie  der  Vor- 
gânge  bei  kurzen  Vokalen  in  offener  Silbe.  Wenn  dort  eine  vor  dem 
Nebentone  stehende  Kûrze  zu  Schwa  wird,  so  ist  nicht  wohl  denkbar, 
dass  unter  gleichen  Tonverhiiltnissen  eine  Lange  ihre  voile  Quantitiit 
beibehalten  kônne;  vielmehr  muss  hier  der  gleiche  Morenverlust  wie  dort 
eingetreten  sein,  wodurch  die  Lange  zur  Kurze  wird.  Geht  aber  der 
Lange  noch  eine  Kùrze  vorher,  so  scheint  die  Analogie  von  Fâllen  wie 
g<^mallè,  k^mar'è,  zu  fordern,  dass  die  Lângen  beibehalten  werden,  da  die 
Erleichterung  der  zweitvorhergehendcn  Silbe  als  P>satz  fur  das  Untcr- 
bleiben  der  Verkùrzung  der  Liinge  dient. 

IL  Anwendung  auf  doppelttonige  Wôrter.  wenn  zwischen  bciden 
Tonsilben  nur  eine,  d.  h.  die  lange  Silbe  steht  : 

a)  Zwischen  Haupt-  und  Nebenton  erscheint 


â  als  ô  oder  o  (%  — ) 
î  als  i  (1,  ^ 
ù  als  u  (%  — ) 


gàbbârina  —  gàbbârina  —  □'■lisa 
'  sàddîqina  —  sàddîqîna  —  D''p''Tï 
màlbusina    -  màlbùsîna  —  D'Uia'ia 


b)  Zwischen  zwei  Nebentônen  wird 

à  zu  o  (i,  — )  :  ■  gabb'àraju    —  gàbbàràju  —  niaa 

i  zu  i  (',  -7-)  :  '  'addïraju     —  'àddîràju  —  nnK 

û  zu  u  (i,  -—)  :  '  malbusaju  —  màlbûsàju  —  iriaSa 


-     55     — 

Begrûndung.  Die  Verkûrzung  alter  Langen  zwischen  zwei  Neben- 
tônen  darf  nach  Analogie  der  stetigen  Verkûrzung  von  k.urzem  a,  i,  u  zu 
Schwa  in  entsprechender  Stellung  als  sicher  erschlossen  werden  :  in  dem 
Worte  Tiaa  wird  zudem  die  Verkûrzung  durch  die  Schreibung  von 
Hateph  deutlich  gemacht,  das  hier  wohl  (wie  in  7\'!2zt\  u.  a.)  unbetontes 
kurzes  à  darstellen  soil. 

Schwieriger  ist  dagegen  der  Beweis  fur  die  Verkûrzung  zwischen 
Haupt-  und  Nebenton.  In  analoger  Stellung  zeigt  sich  bei  kurzem  Vokale 
eine  merkwùrdige  Ungleichheit  der  Behandlung,  indem  a  fast  immer  als 
â  erhaiten  bleibt,  i  und  u  aber  meistens  reduziert  werden.  So  wird  man 
wohl  auch  bei  den  langen  Vokalen  nur  zum  Teil  Verkûrzung  anzu- 
nehmen  haben,  und  zwar  bei  à  nur  selten,  in  der  Regel  aber  bei  î 
und  ù.  Ein  direkter  Hinweis  iûr  kurzgewordenes  à  scheint  in  der 
Schreibung  a'iSï  (statt  nnsï)  zu  liegen  und  weiter  in  der  dehnlang 
gewordenen  Endung  des  status  absolutus  von  den  altsemit.  Bildungen 
fa"âl,  fa'lân,  fu'lân  u.  s.  w.  wie  rh-c,  "['in,  'jn'^tt',  worûber  spâter  aus- 
fûhrlicher  gehandelt  wird. 

III.  Anwendung  auf  doppelttonige  Wôrter.  wenn  zwischen  beiden 
Tonsilbcn  ausser  einer  langen  iioch  eine  kiir^e  Silbe  steht. 

In  diesem  Falle  erscheint  stets  à  als  ô,  i  als  î,  ù  als  ù,  die  Rûrze  aber 
als  Schwa,  z.  B.  ninJciN',  iOTiiiDia  ;  niJ^Qi  ;  miïen. 


B.  Langk  vokale  hinteb  der  tonsilbe. 

Regel.   Unmittelbar  hinter  der  Tonsilbe,  mag  sie  haupt-  oder  neben- 
tonig  sein,  wird  jeder  lange  Vokal  um  eine  More  verkûrzt  ;  und  zwar  wird 


â  zu  â  (-Ï-) 
î  zu  i  (— ) 
ù  zu   u   (") 


•  qatâltâ  i  —  qatâltâ  —  n'^up^ 
■  qatâltî  —  qatâltî  —  ^ph-çp 
'  qatâlnû    —  qatâlnù  —    "iJ^cp 


Beweis.  Wenn  jede  kurze  Endung  hinter  dem  Tone  bis  auf  wenige, 
meist  kûnstlich  erhaltene  Reste  verschwunden  ist,  so  darf  man  daraus 


'  Ob  ursprunglich  in  dieser  Endung  ein  langes  a  stand,  ist  mir  allerdings 
nicht  uber  jeden  Zweifel  erhaben  ;  immerhin  halte  ich  zunâchst  noch  an  Noldekes 
Beweisen  (ZDMG,  Bd.  38,  S.  407-22)  dafur  fest. 


—    56     ~ 

den  Analogieschluss  ziehen,  dass  lange  Endungen  sich  nicht  intakt 
gehalten  haben,  sondern  im  gleichen  Verhâltnisse  geschwacht,  d.  h.  zu 
Kùrzen  geworden  sind. 

Doch  gibt  es  auch  noch  einen  direkteren  Beweis,  besondcrs  tûr  die 
Verkùrzung  von  à  zu  â. 

Die  Punktatoren  dcr  Bibel  setzen  ein  Dagesch  in  den  Anfangskonso- 
nanten  eines  Wortes,  wenn  dièses  au/  der  ersten  Silbe  einen  Haupt- 
resp.  Nebenton  tràgt,  das  vorhergehcnde  mit  offener  Silbe  schliessende 
Wort  aber  die  Ultima  unbetont,  die  Pànultima  betont  hat.  endlich  das 
Verhâltnis  dieser  beiden  Worte  ein  solches  ist,  dass  sie  zusammen  einen 
Sprechtakt  ausmachen,  z.  B.  bei 

'''"■"?''\'      ^    (x)    X   _!_    T//   42,    4. 

Vl-nnSçx  (x)  _!_  (x)  X  ^!_  Prov.  20,  22. 

^zS  nurii;  _l-  (x)  x  _j_  x  v  83,  i3. 

SS  nsstt'  X  _i_  x  _!_  v^  144,  25. 

CN>  riïnc  X  ^_!_  X  _:_  Hab.  3,  i3. 

tj'NtS  ri;sï  x  _i_  x  ^  x  _?_  x  t//  J/,  20. 

Auf  den  ersten  Blick  glaubt  man,  bei  diesen  Beispielen  unbetonte 
Lângen  in  der  Endsilbe  zu  erblicken  ;  doch  was  sollte  dann  folgcndes 
Dagesch  bedeuten  ?  Etvva  Schàrfung  der  vorhergehenden  offenen  Silbe 
bei  Verbindung  mit  seinem  konsonantischen  Begleiter,  wie  Prâtorius 
und  Kônig  annehmen  ?  Dem  widerspricht  der  Umstand,  dass  dièses 
Dagesch  auch  in  den  Buchstaben  1  gesetzt  wird,  der  nie  mit  dem 
Verdoppelungszeichen  geschrieben  wird.  Auch  die  nj:;-;::  miissten  dann 
stets  hart  gesprochen  werden,  was  wenigstens  vor  folgendem  Nebentone 
nicht  der  Fall  ist,  weshalb  man  hier  dièses  Dagesch  nicht  zu  setzen 
pflegt,   z.   B.  in  tj^ci-  p^iy  y  g.   w. 

Da  somit  weder  Schàrfung  noch  Hartung  des  Tragers  von  Dagesch 
eintritt,  so  kann  ûberhaupt  der  Zweck  seiner  Setzung  nicht  seinen  eigenen 
Konsonanten  betreffen  ;  sie  muss  vielmehr  vom  Wesen  des  vorher- 
gehenden Vokals  etwas  Besonderes  aussagen.  Das  kann  aber  nur  die 
Verkùrzung  der  im  Betonungsfalle  langen  offenen  Silbe  sein,  so  dass  zu 
lesen  ist  :  haj'thâ-lî,  aschâll<^mâ-râ',  nîr'sâ-lânu  u.  s.  w. 

Dièse  P'unktion  des  Dagesch  muss  sich  aus  den  Vokalverhâltnissen 


-    57    - 

geschârfter  Silben  entwickelt  haben.  Da  nâmiich  Verdopplungsdagesch 
stets  kiir^en  Vokal  vor  sich  hat  i,  sogewôhntc  man  sich  an  Dageschsetzung 
auch  in  P'allen,  vvo  ein  scheinbar  langer  Vokal  kurz  gelesen  werden 
sollte,  allerdings  niir  in  Fâllen,  die  die  zu  Anfang  erwâhnten  Bedingungen 
erfùllen.  Dahcr  wird  es  regelrecht  ausgelassen  bei  Phrasen  wie 

■z  NI];!  [iay]  =  >  _l_]  x  x  .  •„  Deut.  17,  19. 
•f^  naiis  [Nvn]  =  [_!_]  x  x  _-„  Ruth  4,  \b. 

Dùrfte  somit  die  Verkùrzung  von  à  zu  â  hinter  dem  Tone  feststehen, 
so  ist  kein  rechter  Grund  erfindlich,  warum  die  gleiche  Rùrzung  bei 
anderen  langen  Vokalen  nicht  auch  eintreten  solle.  W'enn  Baer  in  §  7 
seiner  Abhandlung  de  primarum  vocabulorum  literarum  dagessationc 
die  Dageschsetzung  vor  anderen  Vokalen  als  à  und  è,  d.  h.  nach  unserer 
AufTassung  die  Verkùrzung  solcher  Vokale  als  anomal  bezeichnet,  so 
hat  er  damit  nur  Recht  in  Fâllen,  die  die  nôtigen  Bedingungen  nicht 
erfùllen,  z.  B.  bei 

aS-my;  x  x  _jl-  Prov.  /2,  8. 

Sna  n\:2N  x  x  -i„  x  x  _i_  Deut.  8,  9. 
dagegen  muss  regelrechte  Verkùrzung  angenommen  werden  in  Fâllen  wie 

a*  iriNnp  x  _•„  x  _i_  v  'i8,  5. 
n^  131D1  X  _•„  X  _!_  v»  118,  18. 
1NÏ  laip  ^j_  X  _L-  Gen.  rg,  14  -. 


C.  Lange  vokale  in  offener  tonsilbe. 

Regel:  In  haupttoniger  Silbe  wird  jede  alte  Lange  zur  Ueberlânge, 
wenn  eine  Silbe  dahinter  geschwunden  ist,  in  nebentoniger  Silbe  behâlt 
sie  die  alte  Quantitât.  Im  erstern  Falle  wird 

'  Siehe  die  Regein  ûber  die  Vokale  in  geschârften  Silben. 

'  Verkùrzung  von  Langen  hinter  dem  Tone  ist  auch  im  Neuarabischen 
àgyptischen  Dialekts  etwas  Gewôhniiches,  vgl.  Spitta,  (irammatik,  S.  67  ;  eben- 
falls  darf  man  fur  das  Syrische  vermutlich  die  K.ûrze  aller  vokalischer  P'ndungen 
annehmen,  so  besonders  beim  â  des  status  emphaticus. 


—     58    — 

â  zu  «  (i)  :  maqàimu     —  maqamu     —     Dipc 

î  zu  î  (i    .  I  :  q'àtilîna      —  qàtili'na      —   n'S'Cp 

ùzuofd):  jàqtuldna  —  jàqtuluna  —  ]iSrp' 

Im  zweiten  Falle  wird 

â  zu  ô  (i,  _^-)  :  maq'àmu  —  maqàmu  —  Dip": 

î  zu  î  ('  ^-,  ^1  :  jamînu  —  jamïnu  —  yr2'< 

ù  zu  ù  (%    ,   )  :  *  sabii'u  —  sab'ù'u  —  vit* 

Begriindung :  Die  Dehnung  altsemilischer  Kûrzen  in  haupttoniger 
Silbe,  hinter  denen  eine  Silbe  geschwunden  ist,  lasst  zunâchst  verm\aten, 
dass  in  Analogie  dazu  auch  alte  Lângen  in  gleiclier  Stellung  ent- 
sprechend  in  der  Quantitàt  weiter  entwicicelt,  d.  h.  zu  Ueberlângen 
gemacht  worden  seien .  wie  das  bei  einer  Reihe  indogermanischer 
Dialekte  der  Fall  ist.  Dièse  Vermutung  wird  bestâtigt  von  einer  Seite, 
von  der  sich  die  hebraische  Grammatik  bisher  noch  keiner  Hûlfe 
versah,  nâmlich  von  der  biblischen  Metrik.  Ich  betrete  hier  dièses 
als  besonders  schlùpfrig  verschrieene  Gebiet  nur,  um  kurz  zu  sagen, 
dass  die  hebrâischen  Verse  nacin  Hebungen  und  Senkungen  zu  messen 
sind,  welche  zwei  Faktoren  von  genauen  Gesetzen  geregelt  werden. 
Eines  derselben  lautet  :  Zwischen  zwei  Hebungen  eines  Verses  muss 
stets  wenigstens  eine  Senkung  stehen.  Gegen  dièse  Regel  scheint  eine 
grôssere  Anzahl  von  Stellen  zu  verstossen,  wo  eine  haupttonige  ge- 
schlossene  Silbe  mit  langem  Vokal  direkt  vor  einer  anderen  Tonsilbe 
steht,  die  als  Hebung  zâhlt.  Hier  aber  ist  unbedingt  die  erstere  Silbe 
^weisilbig  zu  messen,  z.  B.  in 

"^N  n'j-  n:rn  .  .  !  .  !  (.1  !  «  vergass  Gott  gnadig  zu  sein  »  t//,  jj,  10. 
icS  niayin  ':pc  .!...!  (.1  !  .    «  du    hast   mich    ihnen    zum   Abscheu 

gemacht  »,  v  88,  9. 
nS'S  TNnS  'ù/'N!  .!..!(.)!.    «  und   Feuer,  die  Nacht  zu  erhellen  », 

1/'  io5,  39. 
aa  ]CN'~s^  D'::  .!..!(.)!  «  und  Kinder,  bei  denen  keine  Treue  ist  », 

Deut.  32,  20. 

Nun  wâre  es  denkbar,  dass  in  der  Poésie  hinter  solchen  iangen 
geschlossenen  haupttonigen  Silben  .ein  Schwa  mobile  als  Ersatz  fur  den 
untergegangenen    alten    Endungsvokal    gelesen    und    als  die  geforderte 


-    59    - 

Senkung  betrachtet  wâre,  âhnlich  wie  etwa  in  der  franzôsischen  Poésie 
zahlreiche  fur  die  Prosa  stumme  E  noch  silbisch  vcrwendet  sind.  Docli 
wâre  in  diesem  Falle  wohl  anzunehmen,  dass  die  Punictatoren,  denen 
man  entschieden  einen  Rest  von  Gefùhl  fiir  metrische  Versiesung  zu- 
schreiben  muss,  solche  nachgeschlagenen  Vokale  durch  Zeichen  deutlich 
gemacht  hâtten. 

Spricht  somit  die  Wahrscheinlichkeit  gegen  dièse  erste  Annahmc, 
so  bleibt  nur  eine  zweite  ûbrig,  dass  derartige  Silben  zweigipfelige 
Betonung  hatten,  wobei  der  Hauptgipfel  vor  dem  Nebengipfel  lag.  Sprach 
man  in  der  Prosa  beide  Gipfel  schnell  hinter  einander  aus,  so  bildeten 
sie  zusammen  eine  Silbe  ;  trennte  man  sie  aber  in  der  poetischen 
Aussprache  nur  um  ein  wenig  mehr,  so  waren  zwei  Silben  vorhanden, 
die  man  bequem  ais  Hebung  +  Senkung  benutzen  konnte  i. 

Nun  findet  sich  die  Erscheinung,  dass  solche  langvokaligen  ge- 
schlossenen  Silben  fur  zwei  metrische  Silben  stehen,  in  den  vveitaus 
meisten  Fâllen  ~  unter  dem  Haupttone  :  ein  Hinweis  auf  Ueberlângen 
in  haupttoniger  und  einfache  Liingen  in  nebcntoniger  Silbe. 


Uebergang  von  Ueberlângen  in  Dehnlàngen. 

Die  hebrâische  Nominalbildung  weist  eine  nicht  geringe  Zah!  von 
Eâllen  auf,  wo  in  haupttonigen  Endsilben  statt  eines  zu  erwartenden 
ûberlangen  i  sich  dehnlanges  -?-  findet  :  so  besonders  in  fast  allen 
Paradigmen  der  Formation  fa"àlu  (nrc  u.  s.  w.),  in  i3  W'ôrtern  von 
der  Bildung  tï'âlu  (2nr  u.  s.  \v.)  und  in  vereinzelten  Fâllen  der  Bildungen 
fa'lànu,  fi'lânu,  fu'lànu  (pi>s',  ]'';p,  yi''''C  u.  s.  w.).  Dièses  Endqames 
zu  érklâren,  stellt  man  meistens  die  Behauptung  auf,  dem  Hebrâischen 
hâtten  hier,  abweichend  von  den  anderen  semitischen  Sprachen,  nicht 
Formen   mit  langem,   sondern   kurzem  a  zu  Grunde  gelegen.   Dem   ist 

'  Dieselbe   Erscheinung,    dass    Ueberlângen   im   Verse   zweisilbig   gemessen 
werden  kônnen,  weist  die  Sprache  des  Rigvedas  auf. 

'  Fâlle,  wo  wohl  eine  nebentonige  Lange  dreimorig  gebrauchl  w  ird,  sind  z.  B. 

'iTN  T'JP;  .!(.)!  T/'  2/,  10. 

aS  ninSyp  ..!(.)!  v  44,  22. 

D^  niSïQC  ..!(.)!!/'  68,  23. 


-    6o    - 

aber  nicht  so  :  vielmehr  hat  die  Sprache  nur  die  aus  alten  Lângen 
hervorgegangenen  l^eberlângen  spater  zu  einfachen  Dehnlângen  reduziert. 

Es  fragt  sich  nun,  unter  welchem  Einflusse  dièse  mit  Qualitâtsver- 
schiebung  verbundene  Reduktion  geschah.  Man  wird  in  erster  Linie  den 
Umstand  hervorheben  mùssen,  dass  dièse  Wôrter  —  sâmtlich  Substan- 
tiva  —  meist  mit  betonten  Suffixen  auftreten,  besonders  mit  Personai- 
suffixen  und  Pluralendungen ,  wobei  nicht  nur  die  Quantitat  ais 
Ueberlânge,  sondern  auch  als  Lange  meist  schwindet  und  nur  cinc 
unbetonte  K.ùrze  ùbrig  bleibt.  Da  statt  l;urzem  o  aber  meistens  in 
unbetonter  Silbe  â  gesprochen  wird  (vgl.  ''P'iii  neben  Tn^;i)  so  bûrgerte 
sich  auch  hier  ein  Qames  fest  ein  und  drang  von  hier  aus  weiter  in  die 
haupttonige  Singularendung  ein,  \vo  es  dann  als  Dehnlange  gefiihlt 
wurde,  da  es  ein  naturalanges  -^  im  Hebrâischen  nicht  gibt  '. 

So  waren  demnach  Formen  entstanden  wie  foigende  : 


V' 

dajjân 

statt 

dajjôn 

^:p 

q«rab 

statt 

qirôb  ^ 

■j^3N 

abdân 

statt 

'abdôn 

V??. 

qinjân 

statt 

qinjôn 

vfr^ 

schulhân 

statt 

schulhôn 

î?":i? 

qârban 

statt 

qârbôn 

War  nun  einmal  das  dehnlange  â  in  den  status  absolutus  dieser 
Wôrter  eingedrungen,  so  erscheint  eine  Weiterentwicklung  in  der 
Richtung  der  Formen  mit  lautgesetzlich  entstandenem  à  ganz  natûrlich. 
Bei  letzteren  stand  im  status  constructus  kurzes  a  in  der  Endung  ;  dem 
entsprechend  erhielten  die  obigen  Wôrter  und  Genossen  denselben  Vokal, 
also  1^,  Xp.a,  y'i-p,  ]nSc?,  pip;  nur  nicht  die  auffi'àlu  zurûckgehenden, 
und   zwar  wohl  deshalb,   um    nicht  der  ersten   Verkiirzung  von   i   zu 

'  Auf  die  Bildungen  mit  langer  Pânultima  konnten  auch  die  passiven 
Partizipialformen  mit  ihrem  aus  ursprunglichem  kurzen  a  entstandenen  dehn- 
lângen Qames  einigen  Einfluss  bezijglich  der  Einsetzung  einer  Dehnlange  in  die 
Endung gehabt  haben  ;  doch  iege  ich  diesem  Argumente  keine  grosse  Bedeutungbei. 

^  In  1/y  55,  19  iS-SliîîZ  •'■fS:  DiSrs  ma  wird  aus  der  Endsilbe  von  Zip  noch 
eine  Senkung  entwickelt  (.  !  .  I  .!.!(.)!);  das  zeigt,  dass  hier  noch  nicht  die  reine 
Dehnlange  vorliegt,  weil  dièse  nicht  dreimorig  gebrauchi  werden  kann. 


—    6i    — 

Schwa  1  eine  zweite  nachfolgen  zu  lassen.  Wenn  sich  bei  den  Wôrtern 
mit  ursprûnglichem  Dehnvokal  in  tonios  gewordener  Silbe  à  durch  a 
iioch  zu  Schwa  verkûrzte,  z.  B.  n^iizi,  so  war  zur  Nachahmung  dieser 
Reduktion  bei  den  Wôrtern  mit  Naturalangc  in  der  Endung  nur  wenig 
Trieb  vorhanden,  da  sie  den  alten  Vokalzustand  zu  sehr  vervvischt  hiitte. 
So  biidete  man  allenfalls  von  pip  ein  nni;2ip,  von  ■jn"'»:*  ein  n*;n"^">:*, 
von  ■  N'r"  (Nin  ?i  ein  \\'n,  von  n'^i.s  ein  ni'^vs',  von  nx^n  ein  nx^n 
(statt  nxîsn)  ;  aber  mit  Beibehaltung  eines  Vollvokals  (â)  icin,  Dn'n'^'2, 
D;''i:'wr  und  so  stets  bei  der  Klasse  fi'àlu. 

Der  spâteren  Aussprache  jeder  L'eberlânge  als  einfache  Lange  sclieint 
es  zugeschrieben  werden  zu  mussen,  wenn  in  der  griechischen  Trans- 
skription  hebrâisclier  Namen  der  Zirkumjlex,  das  Zeichen  der  zwei- 
gipfeiigen  Betonung,  nur  sehr  selten  gesetzt  wird. 


Ztir  Flexion  der  ^weiradikaligen  Verben  mit  langem  Stammvokal. 

Wenn,  wie  wir  frûher  gesehen  haben,  die  III.  pers.  sgl.  masc.  vom 
Pert'ekt  der  dreiradikaligen  Verba  mit  abgefallenem  Endvokal  in  die 
hebraische  Sprachperiode  eintrat,  so  darf  man  dasselbe  auch  fur  das 
zweiradikalige  Verb  annehmen.  Also  waren  die  hebrâischen  Urformen 
vor  der  Vokalentwicklung  qàim,  (i)naqàm,  huqâm  u.  s.  w. 

Aus  qàm  hâtte  dann  weiter  qôm  werden  mûssen  :  statt  dessen  findet 
sich  stets  qam  (op).  Dieseibc  Abnormitat  eines  dehnlangen  Vokals  weist 
met  (no  auf  statt  zu  erwartendem  î.  Mit  naturaiangem  Vokale  stellen 
sich  aber  daneben  y^z  und  Genossen  und  endlich  "ria  und  i^n.  Woher 
diesç  unregelmâssige  Mannigfaltigkeit  ? 

Die  âlteren  semitischen  Sprachen  kennen  aile  die  Trennung  der 
zw-eiradikaligen  Verben  mit  langem  Vokal  in  Transitiva  und  Intransitiva, 
und  zwar  am  entschiedensten  in  den  Formen  des  Imperf'ekts,  welchcs 
jene  mit  ù,  dièse  mit  î  oder  à  bilden,  oft  auch  schon  im  Perfekt,  wo 
â  das  Transitiv,  î  das  Intransitiv  bezeichnet.  Ein  Perfekt  mit  intransi- 
tivem  û  kannte  aber  wohl  keiner  der  alten  Dialekte.  Qâm  und  mîth 
lauteten   nun   vermutlich   im  alteren   Hebraisch  qôm  und  mîth.   Dann 

'    Vgl.  oben  S.  38  f. 


—      62       - 

aber  bewirkte  die  Unterscheidung  von  a  und  o  in  der  Ultima  der  drei- 
dreiradikaligen  Verben,  dass  man  eine  gleiche  auch  in  dcn  zweiradikaligen 
Verben,  vvo  sie  urspriinglich  fehlte,  vermutete,  und  darum  in  unzweifel- 
haft  intransitiven  Wurzeln  wie  ri:  und  rx  das  ô  beibehielt  und  als 
vermeintliche  Verlângerung  eines  Intransitiv-o  ansah,  hingegen  bei  dcn 
Transitiven  naturalanges  ô  zu  dehnlangem  à  verminderte,  und  sie  dadurch 
den  Transitiven  mit  a  im  Tone  nâiierte. 

Zur  Spaltung  der  Verben  mit  mittierem  î  in  solche  mit  î  und  è 
wird  ein  ahnlicher  Grund  vorliegen.  Nimmt  man  selbst  an,  aile  Vertreter 
dieser  Rlasse  seien  ursemitische  Intransitiva  gewesen,  so  hat  das  Hebrâ- 
ische  sie  doch  mehr  und  mehr  als  Transitiva  gefuhlt  mit  Ausnahme 
von  m-t  «  sterben  »  ',  das  wohl  keine  Sprache  als  eine  vom  Subjekt 
liervorgebrachte  Handlung,  sondern  nur  als  einen  an  ihm  vorhandenen 
Zustand  begreift  -'.  Dièse  Scheidung  fûhrte  weiter  zur  Einsetzung  des 
(verlângerten)  e  der  dreiradikaligen  Intransitiva  in  die  W'urzel  m-t, 
wahrend  die  ubrigen  Verben  durch  Beibehaltung  des  i  als  transitiv 
charakterisiert  wurden. 

Die  ubrigen  Perfekta  erkliiren  sicli  folgendermassen  n'c:  (nâqôm) 
kann  nur  altsemitisches  iT](a]qdm  sein,  entsprechend  der  Form  2d;  bei  den 
kurzvokaligen  Verben.  Der  Vokal  ù  in  den  Formen  mit  konsonantisch 
aniautender  Endung  wie  'n'cip;  geht  nicht  direkt  auf  ô  zurùck,  sondern 
ist  dem  kurzen  u  der  kurzvokaligen  Gegenklasse  (vergleiche  nracP) 
nachgebildet.  D''pn  (heqîm)  =  hiqîm.  altsemitisch  'aqâm  scheint  sein 
erstes  i  dem  nebentonigen  Perfektum  conversum  zu  verdanken  :  das 
zweite  stammt  jedenfalls  aus  dem  Imperfektum.  opin  zeigt  auffâlliger- 
weise  Dehnung  des  Prâfixvokals  und  Verkùrzung  des  Stammvokals; 
zu  letzterer  wird  das  Hoph'al  2D"n  das  Muster  abgegeben  haben. 

Die  Imperfekta  des  Qal  und  Hiph'il  haben  entgegen  denen  der  regel- 
mâssigen  wie  unregelmâssigen  Verben  drei  Bildungen  :  n^pi  (jâqofm) 
D'p^  (jâqôm),  ap''  (wajjaqâm)  resp.  cpi  (jâqÀm),  ap"  (jâqém),  cp^i 
(wajjaqaem).  Die  erste  der  drei  Formen  entspricht  dem  altsemitischen 
Imperfekt  mit  kurzvokaligen  Endungen  =  jaqùmu,  jaqùma  resp.  juqîmu, 

'  Vgl.  auch  das  Partizip  p  «  ubernachtend  ». 

''  Vgl.  ûber  semit.  Transitiva  und  Intransitiva  die  glânzenden  Darlegungen 
von  Reckendorf,  Synt.  Verhâlt.,  S.  40-42. 


-    63    - 

juqîma  ;  die  letzte  dem  alten  Imperfekt  mit  gekùrzten  Endungen  (Jussiv) 
=  jàqum  resp.  jùqim  ;  die  mittlere  entstand  auf  iiebraischem  Sprach- 
boden  durch  Uebertragung  des  Akzents  der  ersten  Form  auf  den  Jussiv. 
Das  Nâhere  uber  dièse  Vorgànge  foigt  spâter. 

Das  Imperfekt  Niph'al  Dip''  getit  auf  nebentoniges  jinqâm  (haupt- 
tonig  janqàm)  zurûck  ;  dass  sein  ô  nicht  etwa  aus  au  entstanden  ist,  zeigt 
die  Parallelform  2D'.  Das  Imperfekt  Hoph'al  opT»  ist  nach  der  Perfekt- 
form  gebildet. 

Als  alte,  vielleicht  schon  ursemitische  Intensivstâmme  haben  in 
dieser  Verbalklasse  Pôlel,  Pôlai,  Hithpôlel  zu  gelten.  Indem  man  trachtete 
den  charakteristischen  iangen  Vokal  nicht  zu  verlieren,  liess  man  statt 
Gemination  des  zweiten  Radikals  seine  doppelte  Setzung  eintreten.  woraus 
sich  Verlângerung  um  eine  Silbe  ergab. 

Die  Partizipien  wurden  mit  den  Stammvokalen  der  Perfekte  gebildet, 
z.  B.  aip:,  nipa  ;  wo  dabei  der  Endvokal  kurz  war,  trat  Dehnung  cin, 
daher  mùqàim,  m'^qômêm,  m<^qômam.  Dass  auch  im  Qal  das  aktive 
Partizip  analog  dem  Perfekt  vokalisiert  wurde,  wird  wohi  durch  die 
Intransitive  mit  ô  und  è  in  Anlehnung  an  qatôn  und  kabêd  eingeleitet 
und  dann  auf  die  Transitiva  ausgedehnt  worden  sein  ;  ûbrigens  finden 
sich  vereinzelt  auch  Partizipia  mit  ô  wie  -a^h,  Dip,  die  damit  den  âlteren 
Vokal  des  Perfekts  konservieren  i. 

Die  ûbrigen  Formen  bedûrfen  teils  nicht  der  Erklârung,  teils  ergeben 
sie  sich  aus  den  spâter  folgenden  Regeln  ûber  Vokale  in  geschlossenen 
Silben.  Dass  endlich  die  Hilfsvokale  :  i=  âvv)  und  •>  .,  (=  âja)  ursprûng- 
lich  der  Flexion  der  Verba  l'S  und  i'^  angehôren  und  spâter  in  die 
Formation  der  zweiradikaligen  Zeitwôrter  eingeschoben  sind,  bedarf 
wohl  keines  weiteren  Beweises. 


Die  Femininendungen  -atu  und  -aju  im  Hebrdischen. 

Die  vorherrschende  Femininendung  des  hebrâischen  haupttonigen 
Nomens  ist  à  (-  -,-).  Zu  ihrer  Erklârung  hat  man  zunâchst  auf  die 
altsemitische    Endung   atu(-i-a)   zuruckzugehen,    die   nach   Eintritt   der 

'  Auch  die  Form  ini  (xp  22,  10)  Icann  wohl  nur  als  Partizip  von  niJ 
«  der  mich  hervorbrechen  liess  »  richtig  gedeutet  werden. 


-    64    - 

hebrâischen  Akzentverschiebung  zu  âtu(-i-a)  und  weiter  durch  Wirkung 
des  Dehngesetzes  zu  àt  werden  musste.  Belege  fur  dièse  aus  den  Laut- 
gesetzen  zu  erschliessende  Form  kommen  vereinzelt  noch  in  der  Bibel 
vor  ;  vor  allem  sind  es  nicht  wenigc  altkananaische  Eigennamen  wic 
msN,  niz'^  "tin^c,  ri'^'jz,  n^y,  ferner  poetisch  archaisierende  Formen  wie 
n"'7y  (v  60,  i3  =  108,  i3),  n:tt'  ty/  i32,  4),  die  textlich  durchaus  nicht 
zu  beanstanden  sind,  wâhrend  das  dreimal  vorkommende  mn"  alierdings 
defektiv  geschriebenes  'mc'  darstellen  kônnte  '  :  dazu  kommt  endlich 
das  hâufig  gebrauchte  mnc  «  der  morgige  Tag  »  -. 

Wie  lâsst  es  sich  nun  erklâren,  dass  in  der  grossen  Mehrzahl  der 
haupttonigen  Nomina  dièses  àt  durch  à  (n  -;-)  ersetzt  wurde  ?  Von  einer 
sonst  beispiellosen  Erweichung  des  t  zu  h  und  Verschmelzung  dièses  h 
mit  dem  vorhergehenden  Vokale  kann  hier  keine  Rede  sein,  obwohi 
das  die  bisher  ùbliche  Erkliirung  ist.  Viehnehr  muss  t  einfach  abgeworfen 
sein,  und  dièses  geschah  unter  dem  Einflusse  der  zweiten  altsemitischen 
Femininendung  aju(-i-ai.  Ihre  hebrâische  Entvvickiung  fùhrte  zu  ai  {'  ^^1 
und  £B  in  ^;^i,  wie  spater  niiher  begrûndet  werden  wird.  Zwischen 
letzterem  œ  und  aja  ist  aber  noch  ein  Mitielglied  zu  erschliessen,  namlich 
â,  entsprechend  dem  altarabischen  à  mit  Alif  maqsùra,  das  nicht  selten 
mit  Imâle  auch  jè  gesprochen  wurde. 

So  standen  zu  irgend  einer  Zeit  in  dem  hebrâischen  haupttonigen 
Nomina  zwei  F"emininendungen  àt  und  â  mit  fast  gleichen  Vokalcn 
nebeneinander.  Dièse  wurden  sodann  in  Folge  von  regellos  gewordener 
\niùg\ing  kontaminiert  :  àt  gab  nach  dem  Muster  von  â  seinen  Endkon- 
sonanten  auf,  â  vertauschte  seinen  kontraktionslangen  Vokal  mit  dem 
dehnlangen  von  àt,  und  als  Neuprodukt  erschien  à  (-  -,-).  Damit  ging 
sowohl  altes  àt  w-ie  â  der  Sprache  verioren  :  wâhrend  von  ersterem  nur 
die  oben  erwâhnten  Reste  ûbrig  blieben,  wurden  von  letzterem  im 
Nomen  noch  weniger  Beispiele  erhalten.  so  das  isolierte  begrifflich  wohl 
nicht    mehr   ganz  deutliche    mni  ^.    weiter   n;Nï  «  Kleinvieh  ».    -21N' 


'  Wie  in  t//  16,  2  und  6  mcx  und  nSn:,  vielleicht  in  v.  5  auch  noch  ri;>2. 

"  Vielleicht  liegt  dehnianges  à  auch  in  dem  aus  dem  Kananâischen  enilehnien 
âgyptischen  :  m(')irîk;bwi'  markaboth  «  Wagen  »  vor,  dessen  o  schwerlich  die 
Plurallânge  wiedergibt. 

'  Siehe  den  Anhang  zu  Ende  des  Bûches. 


—    65    - 

«  Heuschrecken  »,  n;^'^  «  Weisses  =  Storax  (?)  »,   im   Pronomen   n'ix 
«  dièse  »  '. 

Im  Nebentone  liielten  sich  jedoch  beide  alten  Endungen,  weil  hier 
iiire  Formen,  namlich  àt  (n  -^  =  altsem.  atu(-i-a),  nach  der  Akzcnt- 
verschiebung  àti-ai  und  è  (^  resp.  n  --  =  altsem.  àju(-i-a),  nach  der 
Akzentverschiebung  àji-a)  zu  weit  auseinander  lagen,  um  vermischt 
werden  zu  kônnen.  Erstere  ûbernahm  dann  mit  der  Zeit  allein  die 
Funktion,  als  Status-constructus-Endung  der  femininen  Nomina  zu 
dienen  :  also  n;'^T  neben  status  absolutus  n^'^c  ;  letztere  abcr  ward. 
ausser  bei  den  femininen  Zahlwôrtern  11-19  '"'I'>^'ï  '  rin.x  u.  s.  w., 
allmahlich  nur  in  der  ûbertragenen  Abstrakt-  resp.  Pliivalbedeutung 
gebraucht  und  trat  daher  als  Status-constructus-Endung  des  Plurals 
haupttonigem  -îm  gegenùber  :  u^z^yz  —  's'^c. 

Deutete  somit  im  Nomen  die  Endung  -at  '^  ausnahmslos  auf  eine 
nebentonige  Verbindungsform  hin,  so  beeinflusste  dieser  Umstand  das 
Sprachempfinden  in  der  Weise,  dass  es  ein  -at  im  ganzen  Bereichc  der 
Sprache  nur  als  Verbindungsform  duldete  und  demgemiiss  in  der 
111.  pers.  fem.  sgl.  des  suffixlosen  Perfekts  ùberall  '  altcs  -at  durch  das 
nominale  -à  ersetzte,  also 

qâtalàt  —  qàtalât  —  (n'iup)  —  n'iiap 
qàimat   —  qamat    —    (rrap)  —     ncp 

doch  in  Verbindung  mit  Pronominalsuffixen  die  alte  Form  beibehielt: 
qatalâtni  —  qatalâtni  —  '';nST2p 

So  blieb  in  haupttoniger  Form  altes  femininales  -t  nur  noch  vor 
naturalangen  Vokalen  erhalten,  wie  in  nii'^s,  n'iin',  n'i'ic,  resp.  auch 
vor  dem  aus  K.ontraktion  entstandenen  à,  z.  B.  in  t\Z-2  (aus  mi'najatu  — 
minajâtu). 

Umgekehrt  vermisste  das  Sprachgefûhl  ein  auslautendes  -t,  wenn 
eine  auf  langen  dunkeln  Vokal  ausgehende  Nominalform  in  Annexion 

'  Siehe  auch  den  spâtern  Abschnitt  ijber  Pluralbildung. 

-  Vgl.  Kônig,  Lehrgebaude  11.  2,  S.  427. 

'  Efgennamen  wle  nn'il''3,  nSnC  sind  entweder  alte  Stat.-constr. -Formen  oder 
gehôren  nicht  dem  echien  Hebrâisch  an. 

*  Schelnbare  Ausnahmen  bieten  altère  Formen  der  Verben  n'"?  wie  nù?y,  wo  in 
der  Endung  â  ^-  altères  ajâ  vorliegt. 


—    56     - 

trat  und  fûgte  es  ohne  Rùcksicht  aut'  den  Ursprung  der  Form  meist 
hinzu  :  so  fast  stets  im  Infinitivus  constructus  der  Verba  n'%  vgl.  niiry 
statt  âlterem  iii'y.  rtt^'j  (if/  loi,  3  D'''CD~nï,'V),  wo  er  eigentlich  nichts  als 
den  tonverminderten  Infinitivus  absolutus  darstellt  i. 


Form  und  Bedeutung  der  hebrdischen  Infinitive. 

Das  Altsemitische  verfûgte  ûber  eine  ûberaus  grosse  Anzahi  von 
infinitivischen  Bildungen,  von  denen  die  meisten  vom  Grundstamme  des 
Verbes  abgeleitet  wurden,  wàhrend  die  Ableitungsstâmme  nur  ausnahms- 
weise  mehr  als  einen  einzigen  Infinitiv  besassen.  Bei  den  verschiedenen 
Typen  fur  den  Grundstamm  dûrften  nicht  selten  begriffliche  l'nterschiede 
vorgelegen  haben  ;  hci  denen  der  abgeleiteten  Konjugationen  aber  war 
der  Infinitiv  stets  nur  der  Ausdruck  des  abstrakten  Stammbegriffs. 
Aile  altsemitischen  Infinitive  waren  teils  faktisch,  teils  nach  Kontraktion 
der  Endung  virtuell  deklinabel. 

Gegenùber  diesen  alteren  Verhaltnissen  zeigt  das  Hebrâische  teils 
eine  Abnahme,  teils  eine  Zunahme  auf  dem  Gebiete  des  Infinitivs  :  eine 
Abnahme  von  der  FuUe  der  Infinitive  der  Stammform,  eine  Zunahme 
an  solchen  fur  die  Ableitungsstâmme,  indem  durchschnittlich  fur  jeden 
Stamm  zwei  Infinitivtypen  -'  gebildet  werden,  mit  Ausnahme  von  Pu"al 
und  Hoph'al,  die  nur  je  einen  Infinitiv  aufweisen. 

Das  Aussterben  alter  \\  orttypen  bei  einer  relativ  jungen  Sprache  ist 
nichts  Aufifàlliges,  und  wiederholt  sich  in  fast  allen  Rapiteln  der  hebrâ- 
ischen  Formenlehre  ;  hingegen  ûberrascht  die  Bildung  von  total  neuen 
Formen  in  jungeren  Dialekten  so  sehr,  dass  eine  Erklârung  derselben 
unerlasslich  erscheint. 

Formell  betrachtet  sind  nur  die  sogenannten  Infinitivi  absolut!  des 
Hebrâischen  die  rechten  Nachfolger  der  altsemitischen  Infinitive;  ihr 
Charakteristikum,  teils  uberlanges  ô,  teils  dehnlanges  ê  in  der  letzten 
Silbe  geht  auf  altsemitisches  à  resp.  i  zurûck,  und  es  entsprechen  sich 
demnach 

'  Vgl.  den  folgenden  Abschnitt. 

*  Abgesehen  von  den  femininalen  Erweiterungen. 


ebr 

^icp 

» 

Sbpn 

» 

=^bp: 

» 

■vcp 

» 

S^p 

» 

^Tspn 

» 

^rpn 

» 

^cpnn 

-  67  - 

und  iilteres  qatàlu  (arab.  qatâlu)  1 

»         »        inqatalu     1 

,.,        (arab.  inqitâlu) 
»         »        (i)nqatal  ^ 

»         »        qattâil         I 

,    .,  (arab.  qittâl) 

»         »        qattilu        J  T        / 

»         »       'àqtilu(arab.  plur.  fract.'af'ulu  oder'af'ilatu). 

»         »        'ûqtilu 

»         »        taqâttilu  (arab.  taqattulu). 

Die  Vergleichung  liesse  sich  noch  weiter  auf  die  Infinitive  der  zwei- 
radikaligen  Stâmme  ausdeinnen,  wobei  nur  speziell  hebraische  Laut- 
vorgânge,  wie  die  teilweise  anders  geregelte  Spaltung  von  gescharften 
Konsonanten  und  l'ebergange  wie  der  des  ô  (=  au)  von  D^p  in  die 
Wurzel  l'ï  entsprechend  zu  berùcksichtigen  wâren. 

Dagegen   hat  der   hebraische   Infinitivus  constructus   sein  formelles 
Analogon  nicht  im  altsemitischen   Infinitiv,  sondern  im  Imperativ,  vgl. 
hebrâisch      "^irp  =  âlterem  (u)qtul 

inqatil 
qattil 

'aqtil  (mit  Einsetzung  des  langen  î  der 
zweiradikaligen    Stâmme     mit    langem 
Vokal) 
»         'l'Epnn  ==        »       (taqattil,  Analogie  zu  qattil  statt)  taqattal; 
weiter  ■zd  =       »       subb 

Dip  =       »       (qûm,  im  Altarabischen  verkûrztzu)  qum 
^12  =       »       (bîn,  im  Altarabischen  verkûrzt  zu)  bin. 

Endlich  im  Verbum  n'"^  geben  Formen  wie  n^-n'n  (Ez.  21,  i5), 
C"'.N  'rnr  (Hos.  6,  9),  ai^cban  r\i'\rh  (Ez.  21,  20)  cbenfalls  die  des 
Imperativs  wieder,  obwohl  fur  gewôhnlich,  wie  es  scheint,  eine  alte 
Status-constructus-Form  des  absoluten  Infinitivs  als  Ersatz  eintritt,  also 
thi  resp.  i'ia,  woran  dann  meist  noch  in  Verkennung  ihres  maskulinen 
Ursprungs  ein  n  angehângt  wurde. 

■  Dazu  zweimal  ursem.  fu'àl  in  iin  (horô)  und  ijii  (hogô) ,  die  bisher 
fâlschlich  dem  Zielstamme  zugeteilt  oder  fur  verschrieben  angesehen  wiirden. 


» 

•^13  pn  = 

» 

» 

Sup  = 

» 

» 

Sicnn  = 

•» 

—    68     - 

Die  Uebereinstimmung  von  altsemitischem  Imperativ  und  hebrâischem 
Infinitivus  constructus  in  der  Form  berechtigt  aber  nicht  zum  Schlusse, 
dass  das  Hebrâische  zu  seinem  Infinitiv  erst  auf  dem  Wege  durch  den 
Imperativ  gelangt  sei  ;  vielmehr  beruht  dièse  Gleichheit  auf  einer  Art 
Zufall,  indem  einerseits  der  semitische  Imperativ  von  jehcr  in  engster 
Verwandtschaft  zum  Imperfekt  stand,  anderscits  der  hebrâische  Infini- 
tivus constructus  eine  spàte  Schôpfung  aus  dem  hebriiischen  imperfelct 
darstellt.  Fur  letzteres  diene  foigcndes  als  Beweis. 

Das  hebrâische  Imperfektum  hat,  was  spâter  begrûndet  wird  ',  seine 
alten  kurzen  Endvokale  verioren  und  zeigt  daher  in  der  Ultima  beim 
regehnàssigen  Verb  kurzen  Vokal,  bei  Dp  und  Genossen  einfache  Lange. 
Dasselbe  ist  beim  Infinitivus  constructus  der  Fall  ;  denn  die  Kurze  in 
■'■cp  geht  aus  der  in  zz'c:,  die  in  der  letzten  Silbe  von  "^"cpH,  "'•cp  und 
'^cpnn  aus  dem  entsprechendem  ,--  der  Verba  III  gutturalis  hervor  : 
der  Rest  der  Formen,  wie  '^''ispn,  a"p  und  y2  kann  demnach  auch  nur 
einfache  Liinge  haben.  Fin  Einwand,  vieileicht  lâgen  nebentonige  P^ormen 
vor.  bei  denen  sehr  wohl  alter  Endvokal  anzunehmen  sei,  wird  durch 
das  Sere  in  'iTSp  u.  s.  w.  widerlegt,  fur  das  im  Nebentone  hôchst 
wahrscheinlich  Pathah  eintreten  mûsste  -.  Endlich  zeigt  bei  dem  Infinitiv 
Qal  der  Umstand,  dass  bei  Vorsetzung  von  einradikaligen  Partikeln  der 
zweite  Radikal,  fails  er  zu  den  ri^ziii  zâhlt,  vielfach  Dagesch  lene 
bekommt.  wie  hier  nicht  Schwa  mobile,  sondern  quiescens  ursprûnglich 
unter  dem  Anfangsradikal  gestanden  haben  wird,  also  die  Form  mit 
der  des  Imperfekts  ohne  Prâfix  gleich  lautete. 

So  mûssen  denn  auch  von  den  suflSgierten  Formen  diejenigen  als 
regelrecht  gelten,  welche  ihren  Stammvokal  zwischen  dem  zweiten  und 
dritten  Radikal  haben,  wie  isiTi  (xp  38,  21),  'Z'^'h,  q:"^;n' ;  aile  ûbrigen 
aber,  die  ihn  in  die  erste  Silbe  zuruckwerfen,  wie  'ET',  ^E""',  DEi"i, 
Tjiïp,  np""  a;i2V  sind  Anaiogiebildungen  zu  den  Segolatnomina  mit 
Pronominalsuflixen  •^,  ob  auch,  zumal  bei  unbetontem  Suffix,  die  alten 
regelrechten  Formen  stark  zurûckgedrângt  erscheinen. 

'  Vergleiche  den  Ahsehnitt  ïiber  die  K.opulativpartikel  und  die  sogenannten 
Tempora  conversa. 

'  Vgl.  S.  44. 

'  L'mgekehrt  erhielten  die  Segolatnomina  ihre  Variationen  'l'J'Z,  "VZ,  '?"2 
durch  Ueberiragung  aus  dem  Infinitivus  constructus. 


-    69    - 

Entsprechend  dem  verschiedenen  iTsprunge  gehen  die  beiden  hebrâ- 
ischen  Infinitivarten  auch  in  ihrer  syntaictischen  Verwendung  gesonderte 
Wege.  Dabei  verlassen  sie  zwar  nicht  die  Sphâre  der  altsemitischen 
Infinitivkonstruktionen,  teilen  sich  aber  in  diesclbe  nach  bestimmtem 
Cîesetze. 

Es  ist  nàmlich  der  Infinitivus  absolutus  der  Stellvertreter  des  alten 
Fnfinitivs,  der  akkusativisch  •  ohne  Nennung  des  Subjektbegrijfes  - 
gebraucht,  hôchstens  durch  ein  Objekt  enveilert  auftritt,  oder  anders 
gesagt,  wegen  Mangels  eines  eigenen  Subjekts  nicht  durch  das  Verbum 
finitum  erset^t  werden  katin. 

So  findet  er  sicli  i.  als  ausseres  Objekt  iselteni  :  npiïn  t\~'i"  ■•  nMi, 
•cpcn,  Is.  32,  17, 

2.  als  inneres  Objekt  :   nN:c  Nrir,  vcii''  x"»  u."i2. 

3.  als  ursprûnglich  exklamativer  Akkusativ,  der  spater  als  Infinitivus 
historiens  zum  Ausdrucke  einer  von  unbestiinintem  Thâter  («  man, 
es  »)  bewirkten  Handlung  gefûhlt  wurde  :  nzw'n  cv~r\"  l'Z'  «  man 
gedenke  des  Sabbattages  ».  Ex.  20.  H.  □;%n"  Divi""!  Tjisn  «  es  stûrzt  die 
Frevler,  so  dass  sie  nicht  mehr  sind  ».  Prov.  /2.  7.  ï]n;"  ni'^  3:an 
■■■  cnxsv  "^Va"!  T^pi  ipr"^  yn^'m  «  erst  will  tnan  stehlen.  morden. 
huren.  falsch  schwôren  und  dem  Ba'l  rauchern,  und  dann  tretet  ihr 
hinein  »  u.  s.  w.,  Jer.  y,  9. 

Die  angeblichen  Fâlle,  wo  dem  Intinitiv  absolutus  das  Subjekts- 
nomen  dennoch  beigefûgt  sei  ■',  erweisen  sich  bei  nâherer  Prùfung  als 
irrig,  indem  das  vermeintliche  Subjekt  meist  eine  Erklârung  ('atfu-1- 
bajâni)  oder  einen  Zustandsakkusativ  zu  dem  im  Intinitiv  liegenden 
unbestimmten  Subjekt  darstellt,  z.  B.  in  pnx— ;2  nnk  aipn  «  man  soll 
es  (das  Speisopfer)  darbringen,  und  zwar  die  Sôhne  Ahrons,  (vor  dem 
Herrn  auf  dem  Altare)  ».  Eev.  6,  7;  a'^^zc  n"^c;"  «  und  es  wurde  nun 
gesandt,  nàmlich  Briefe»,  Est.  J,  i3:  td''  nc-D"  ;"'n  «  hadern  will  man 
mit  dem  Allmâchtigen  als  Kritteler  ?  »  Hi.  40,  2. 

'  Vgl.  Gesenius-K.aulzsch,  Gramm.  S  i3i,  2.  Anm.  i  :  «  Ueberhaupt  stellt  der 
Inf.  abs.  in  den  meisten  Fâllen  deutlich  einen  Akkusativ  dar.  •» 

'  DaHer  begreift  es  sich,  warum  l'u"al  und  Hoph'al  nur  einen  Inf.  absol. 
haben,  weil  sie  als  reine  Passivstâmme  das  Subjekt  der  (aktiven)  Handlung  nicht 
ausdrucken  kônnen. 

'  Vgl.  Gesenius-lCautzsch,  Gramm.  §  i3i.  4,  Anm.  1. 


—    70    — 

Stellt  somit  der  hebrâische  Infinitivus  absolutus  den  altsemitischen 
Infinitiv  in  akkusativischer  Funktion  dar,  und  zvvar  nur  in  solchen 
Fâllen.  wo  dieser  keinen  Ersatz  durch  das  Verbum  finitum  duldet,  so 
steht  der  Infinitivus  conslructus  fur  Jeden  alten  Infinitiv,  einerlei  ob  im 
Nominattp,  Genitiv  oder  Akkusativ.  der  durch  das  Verbum  finitum  mit 
oder  ohne  Konjunktion  aufgelôst  merden  kann,  z.  B.  : 

^^r  p'inc  •■•  r^^'>~^t'C  aie  *  besser  ist  demûtigen  Geistes  zu  sein,  als 
Beute  zu  teilen  »,  Prov.  i6,  iq,  wo  fur  die  Inflnitivc  auch  Ncbensiitze 
mit  ':  «  dass  »  stehen  kônnten. 

i2"pnxS  mï'  nt  «  den  du  geschaffen  hast,  um  damit  zu  spielen  », 
V  104,  26,  wofur  auch  im  Hebrâischen  ia-pnsp  môgiich  wâre  ; 

Yi;  pTilN  mn  «  siehe  ich  môchte  in  die  Weite  fliehcn  »,  \p  55,  8, 
dafùr  auch  lix  p'mN  ; 

lyi'  N^  wi^zr^  «  sie  verstehen  nicht  zu  errôten  ».  Jer.  6.  i5,  dafur 
auch  :  ini''i3i(i)  mi  n'^. 

Dièse  syntaktische  Gleichstellung  mit  dem  Verbum  finitum  spezieli 
dem  Imperfektum  hat  zwei  wichtige  Folgen  : 

I.  Es  folgt  ein  Subjekt  zu  solchen  Infinitiven  fast  stets  im 
Nominativ  nach,  d.  h.  mit  Ausnahme  von  Fâllen,  wo  der  Infinitiv  die 
Femininendung  -â  hat  1,  die  in  keiner  Genitivverbindung  zweier  Nomina 
anwendbar  ist,  ferner,  wo  ein  Personalsuflix  als  Subjekt  fungiert, 
endlich  wohl  auch  bei  den  oben  genannten  drei  P'âllen  eines  auf  n  - 
ausgehenden  Infinitivus  constructus  von  Verben  n'^i  (hm,  'in,  nain), 
indem  sie  nach  ihrer  Endung  zu  schliessen  nebentonige  Verbindungs- 
formen  von  haupttonigem  n^n,  nrn,  na^^n  darstellen,  von  denen  die  letzte 
bei  Jer.  42,  2,  wirklich  ausser  der  Verbindung  vorkommt.  Die  nomi- 
nativische  Nachstellung  des  Subjekts,  die  im  Altarabischen  zu  den 
grôssten  Seltenheiten  gehôrt  -,  wurde  tùr  cinc  grosse  Anzahl  von 
hebrâischen  Stellen  bisher  schon  erkannt  '^  ;  doch  erst  mit  Hûlte 
genauerer  Ton-    und    Vokalregein    lâsst    sich    die    thatsâchliche  Allge- 


'  Bei  Infinitiven  auf  n~  lâsst  sich  nichl  entschciden,  wann  sie  nebentonig 
(mit  folgendem  Genitiv)  oder  haupttonig  (mit  folgendem  .Nominativ)  stehen. 

^  Vgl.  Reckendorf,  Syntakt.  Verhâlt.,  S.  i5g:  «  Sie  wâre  die  verwegenste 
Durchfûhrung  der  verbalen  Konstruktiôn  ». 

'  Vgl.  Gesenius-Rautzsch,  (îrammatik  S  i33,  2. 


—    71     — 

meinheit  der  Konstruktion  darthun,  indem  bei  folgendem  Genitiv  statt 
^ap",  ^ap,  '"^ïîpnn  ganz  wahrscheinlich  ein  ^'ispn,  '"^TSp,  'iispnn,  statt 
2cn  sicher  ein  2Dn,  statt  Q'pn  ein  D'pn  u.  s.  w.  stehen  wùrde, 
Formen,  die  der  hebrâischen  Grammatik  unbekannt  sind.  Ein  nach- 
folgendes  Objekt  wird  fast  immer  in  den  Akkusatlv  mit  oder  ohne  nx, 
selten  in  den  Genitiv  gesetzt,  z.  B.  :  mn^-nK*  n'>n,  yn  :iiï:  nyin,  doch 
auch  7*n  npina  (Is.  8,  ii). 

2.  Ein  von  einer  Prâposition  abhângiger  Infinitivus  constructus  kann 
stets  durch  ein  Verbum  finitum,  das  meist  ein  Imperfekt  ist,  fortgesetzt 
werden,  selbst  bei  wechselndem  Subjekt  : 

'w'ZB'Z  ^"2N'':  i"^u';i  l'DN'  "2VN  2'^w'3  «  da  meine  Feinde  zurûckweichen, 
straucheln  und  vor  deinem  Antlitze  vergehen  »,  y,'  g,  4. 

CN~n"2n  D'''C  □"DC~  "«r.N  mpr  «  wie  Feuer  das  Reisig  entzûndet, 
Feuer  das  Wasser  in  Wallung  bringt  »,  Is.  64,  i . 

D'^vnn  "inx  ■]^m  mn''  n^ï^TiN  u:i"j2  «  weil  ihr  die  Gebote  des 
Herrn  verlassen  habt,  und  du  den  Baals  nachlâufst  »,  I.  Kg.  i8,  18. 

Zur  Erklârung  dieser,  wie  es  scheint,  im  Semitischen  einzigartigen 
Konstruktion  diene  Folgendes.  Das  Ursemitische  scheint  jede  Prâposition 
noch  als  Adverb  gefùhlt  und  darum  nicht  nur  vor  Nomina,  sondern  auch 
vor  Verben  gesetzt  zu  haben  ;  Spuren  dièses  Gebrauches  weisen  so 
ziemiich  aile  âlteren  semitischen  Dialekte  auf,  so  das  Aethiopische  in 
seinem  la  (furwahr),  'ama  (wann),  'em  (als  dass),  qedma  (bevor),  eska 
(bis)  u.  s.  Nv.,  das  Altarabische  in  dem  teils  vor  Subjunktiven  (auf  dass), 
teils  vor  Jussiven  (furwahr)  gesetzten  li  resp.  la,  in  hattà  (bis),  ladun 
(seit).  Mit  der  fortschreitenden  Sprachentwicklung  wurden  gewisse 
Adverbien,  wenn  sie  vor  Nomina  standen,  zu  Prâpositionen,  vor  Verben 
aber  zu  Konjunktionen  ;  in  letzterem  F"alle  liebte  man  es,  zwischen 
beide  Satzteile  ein  pronominales  Wôrtchen  (Relativum,  Demonstrativ- 
partikel)  einzuschieben.  Das  Hebrâische  hat  nun  die  direkte  Verbindung 
von  prâpositionaler  Konjunktion  mit  dem  Verb  fast  ganz  aufgegeben  ; 
ausnahmsweise  finden  sich  r;  (bis,  Jos.  2,  22),  ]^  (damit  nicht,  Deuter. 
33,  1 1  )  ''i  (auf  dass,  1.  Kge.  6,  19),  u.  a.  teils  vor  dem  Perfekt.  teils  vor 
dem  Imperfekt.  Neben  der  schwerfalligeren  Konstruktion  von  Proposition 
+  Tiù'N,  13,  DN,  eventuell  auch  n'S  1  vvard  aber  als  bequemstes  Ersatzmittel 

'  Z.  B.  nSs  vor  dem  Imperfekt,  Lam.  4,  14. 


—    72     - 

der  Infinitivus  constructus  aus  dem  Sprachkôrper  des  Imperfekts 
heraus  geschaffen  und  dann  mit  allen  Prâpositionen  ungezwungen  ver- 
bunden  ;  einer  solchen  verkurzten  Imperfektsform  konnten  koordinierte 
Verbalbegrirte  in  der  vollen  Imperfektsform  nachfolgen,  indem  dann 
die  regierende  Partikel  nicht  unmittelbar,  sondern  diirch  wenigstens  ein 
Wort  getrennt  vor  ihnen  stand. 

Es  fand  somit  im  Hebrâischen  das  Umgckeiirte  von  dem  statt, 
wodurch  sich  das  Neiiarabische  âgyptischen  und  syrischen  Dialekts  einc 
Prâsensform  geschaffen  bat.  Hier  bildete  sich  entvveder  durch  Nach- 
wirkung  des  Ursemitischen  oder  eher  in  Analogie  zu  dem  altarabischen 
li  vor  dem  Jussiv  eine  Verbindung  von  adverbialem  bi  (darin,  dabeii 
und  dem  Imperfekt  (oder  eher  Jussiv)  aus  zum  Ausdruck  einer  gleich- 
zeitigen  Handlung  i,  z.  B.  : 

âgypt.  baktib  (syr.  biktub)     =  bi  +  'aqtub  «  ich  schreibe  « 
«       bniktib  (syr.  bniktub)  =  hi  +  taktub  «  du  schreibst  » 
«      b<^jiktib  und  biktib  (syr.  b'^jiktub)  ==  bi  +  jaktub  «  er  schreibt  » 
«      b'^niktib  (syr.  m*^niktub)  =  bi  +  naktub  «  wir  schreiben  » 


Entstehung  von  'liN. 

Ueber  Zusammensetzung  und  Grundbedeutung  des  Pronomens  der 
I.  pers.  sgl.  isJN  (ass.  anàku,  phônik.,  moabit.,  Sendjirli  ijza,  pun.  anek, 
kopt.  anok)  gibt  es  eine  Reihe  stark  von  cinander  abweichender  Ansichten. 
So  lâsst  Wright  ^  es  aus  demonstrativen  an-  und  ak  oder  àk.  einer  zur 
Gruppe  n;,  n;,  '>;  gehôrigen  Partikel.  zusammengesetzt  sein:  Erman  ' 
vermutet  in  k  -h  Vokal  das  Pronomen  der  II.  pers.,  das  an  ein  Begriffs- 
wort  der  Bedeutung  «  Diener,  Knecht  »  oder  âhnliches  angehângt  sei  : 
endlich  Stade  fasst  es  in  seiner  Urform  anàkû  ais  ursprûngliches  (und 
darum   wohl   unkomponiertes  ?)  semitisches  Pronomen  der  I.  pers.  sgl. 

'  Spitta,  Gramm.,  S.  2o3  nimmt  bi  prâpositional  und  vermutet,  es  sei  von 
der  Form  der  lil.  pers.  Impf.,  die  ais  Nomen  gelte,  in  die  ubrigen  Formen 
eingedrungen. 

*  Lectures  of  the  compar.  Grammar,  S.  99. 

"  Z.  f.  âg.  Spr.,  Bd.  27,  S.  laS. 


-    73     - 

auf,  aus  dessen  Verkurzung  die  arabisch-âthiopisch-aramàische  Form 
"anà  ('ana)  entstanden  sei. 

Nach  der  hebràischen  Form  zu  schliessen  muss  das  Pronomen  auf 
altérer  (nord)semitischer  Stufe  'ânâkù  oder  'ânâk'i  •  gelautet  haben.  Die 
Doppeltonigkeit  weist  auf  Zusammensetzung  hin,  wobei  'ânâ,  das  altc 
Pronomen  der  1.  pers.,  das  sich  mit  langem  a  im  Aramâischen,  Tigre  etc., 
endlicii  in  arabischer  Pausa  erhalten  hat,  mit  einer  Deutewurzel  -kû  oder 
kî  zusammengetreten  ist  -.  Ais  niichster  Verwandter  dieser  Deutepartikel, 
wahrscheinlich  sogar  als  identiscii  mit  ihr,  muss  hebrâisches  ^:  gelten, 
dessen  fiinweisende  Grundbcdeutung  nocii  aus  ailen  abgeleiteten  Bedeu- 
tungen  durchschimmert,  sodann  assyr-bab.  ki  «  wie,  als».  Somit  bedeutet 
■"iZN  eigentlich  «  ich  da  ». 

Hiergegen  kônnte  man  jedoch  den  Einwand  machen,  dass  ein 
postpositives  ^"-  «  fûrwahr  »  bisher  nicht  nachgewiesen  sei.  Und  dennoch 
existiert  ein  solches  in  der  hebriiischen  Poésie,  mag  auch  die  Grammatik 
bisher  achtlos  daran  vorûbergegangen  sein,  z.  B.  in  rp'  lo,  14  : 

:jl^2  nn^  'CZPi  D"3"î  "'C"  nn.s'-''3  nn'Ni  «du  aber  schaust  auf  Leid  und 
Kummer,  du  achtest  darauf  deine  Hand  zu  reichen  ».  nach  bisheriger 
irrtùmlicher  IJebersetzung  •'  :  «  Du  hast  (es  vvohl)  gesehen  !  Denn  du 
achtest  auf  Leid  und  Kummer,  um  (sie)  in  deine  Hand  zu  nehmen  ». 

Weiter  tp  55.  10:  ccn  Tins'i-i;  D;ir^  i'is  ■';in  vSa  «  Verschlinge 
(sie),  o  Herr,  zerspaltc  (sie)  !  Denn  ich  sehe,  wie  ihre  Zunge  Gewaltthat 
ûbt  »,  nach  bisheriger  Uebersetzung  :  «  Vernichte,  Herr,  zerteile  ihre 
Zunge  ;  denn  ich  sehe  Gewaltthat  »  '. 

Es  sei  nur  noch  kurz  darauf  hingewiesen,  dass  mit  demselben 
kù  die  semitische  LIrsprache  die  I.  pers.  sgl.  Perfekti  (resp.  Permansivi) 
gebildet  hat  :  vergleiche  die  schon  von  Nôldeke  richtig  erschlossene 
Form  qatalkù  «  ich  habe  getôtet». 

'  Wobei  î  nach  Stades  Vermulung  dem  î  in  ^:n  nachgebildei  sein  kônnte. 
''  Vgl.  ,1"  rwN,  arab.  'ânadâ,  griech.  sy(oye,  germ.  mik  =  èfisys. 
"  Die    Psalmen    ubersetzt    von    E.    Kautzsch,    i8g3  ;    âhnlich   aile   anderen 
L'ebersetzer. 

*  Anderc  Stellen  werde  ich  spâter  verôffentlichen. 


—    74    — 


Hebrâische  Entvsricklung  der  altsemitischen  Vokale 
in  geschârfter  Silbe. 

Geschàrfte  oder  geminierte  Silben  i  unterscheiden  sich  von  ge- 
schlossenen  dadurch,  dass  in  ihren  schliessenden  Konsonanten  eine 
Druckgrenze  gelegt  wird,  wodurch  das  Ohr  den  Eindruck  von  zwei 
getrennten  Lauten  erhâlt.  Die  Gemination  wird  am  deutlichsten  dann 
empfunden,  wenn  hinter  ihr  noch  ein  Vokal  gesprochen  wird.  Fâllt  ein 
solcher  Vokal  ab,  so  geben  manche  Sprachen  auch  die  Gemination  des 
vorhergehenden  Ronsonanten  auf  :  das  Hebrâische  hat  sie  der  Regel  nach 
wenigstens  unter  dem  Haupttone  beibehalten,  ob  zwar  die  Nichtsetzung 
von  Dagesch  forte  bei  fehlendem  Schlussvokal  das  Gegenteil  zu  beweisen 
scheint.  Denn  ursemitisches  hajja  mùsste  im  Hebrâischen,  wenn  es  ausser 
dem  Endvokale  auch  noch  die  Gemination  verloren  hiitte,  stets  "n  lauten, 
eine  Form,  die  sich  jedoch  nur  unler  dem  Nebentone  ^  statt  'n  findet. 

Vor  der  Gemination  lassen  sich  lange  wie  kurze  Vokale  aussprechen  ; 
doch  ùberwiegen  in  den  semitischen  Sprachen  bei  weitem  die  Kùrzen,  da 
dièse  am  besten  die  Bedingung  erfûllen,  im  Moment  der  Verschluss-  oder 
Engebildung  noch  unter  krâftige  Exspiration  zu  stehen.  Das  Altarabische 
kennt  geschàrfte  Silben  mit  langem  Vokal  —  der  hier  immer  haupt- 
toniges  à  ist  —  in  der  seltenen  XI.  Form  des  regelmàssigen  Verbs,  z.  B. 
ibjàdda,  mubjàddun.  in  der  1.  und  II.  pers.  dual.  und  plur.  vom  Ener- 
gitus  I,  z.  B.  jàqtulàinni,  tàqtulnànni,  im  Partizip  der  I.  und  Perfekt, 
Imperfekt  etc.  der  III.  und  VI.  Form  der  zweiradikaligen  Verben  mit 
kurzem  Vokal,  z.  B.  farrun,  farra,  jufarru,  tafarra,  mutafàrrun  und  in 
einigen  andern  Bildungen. 

Die  Verminderung  der  Energie  bei  Hervorbringung  der  Sprach- 
laute,    die    dem    hebrâischen    Vokalismus    und    Konsonantismus    ihr 

'  In  dem  Ausdruclce  «  Geschàrfte  oder  geminierte  Silbe  »  folge  ich  dem 
bisher  Obiichen  Sprachgebrauche,  obwohi  es  richtiger  wâre,  von  einer  «Silbe  mit 
gedehnter  Schlusskonsonanz»  zu  reden. 

'  Lev.  25,  36  :  TIC"  rîTîN  Tl"  Tj'.TîNS  nx"""  «  Wen?i  du  Goti  fûrchtest,  so 
soll  auch  dein  Bruder  mit  dir  leben  »",  ein  Kondiiionalsatz  mit  nebentonigen 
Verbal  formen. 


-    75     - 

eigenartiges  Geprâge  verleiht,  hat  nun  an  sâmtlichen  Stellen,  wo  das  Alt- 
semitische  Lângen  vor  verdoppeltem  Konsonanten  zuliess,  Erleichterung 
in  der  Silbenbildung  eintreten  lassen.  Beim  Verb  behalf  man  sich  mit 
Ausscheidung  der  in  Frage  kommenden  Bildungen  und  setzte  bcqucmerc 
Ersatzformen  an  ihre  Steiie.  So  bildete  man  statt  des  Partizips  sàibb 
resp.  sôbb  mit  Anlehnung  an  das  dreiradiicalige  Verb  sôbêb  ;  ein 
min-ma-n-nî  verkûrzte  man  zu  min-mâ-n-nî  =  131212  ^  ;  die  Formen 
des  alten  Zielstammes  und  des  gesteigerten  Intransitivstammes  Hess  die 
Sprache  bei  den  zweiradikaligen  Verben  ganz  eingehen. 

Hatte  man  sich  so  an  den  klassischen  Stellen  der  altsemitischen 
iangvokaligen  Gemination  zur  Aufgabe  des  langen  Vokals  verstanden, 
wie  ungereimt  ware  es  da,  annehmen  zu  vvollen,  die  Sprache  habe 
gestrebt,  sie  anderswo  neu  einzufùhren  z.  B.  in  "!2b%  nzcn,  ni2^,  n"^N  ! 
Dièse  Errungénschaft  der  neueren  hebrâischen  Grammatik,  die  sich  im 
Gefolge  der  schiefen  Ansicht  vom  Wesen  des  Segôl  und  Hôlem  ein- 
geschlichen  hat,  muss  aufgegeben  werden,  wenn  man  ûberhaupt  das 
Wesen  der  hebrâischen  Gemination  in  Regeln  fassen  will.  So  werden 
wir  im  Folgenden  als  Vokale  in  geminierten  Silben  nur  kur^e  zu 
betrachten  haben. 


A.    Ri  KZK    VOKALK    IN    GEMINIERTER    SII.BK    VOR    DEM    TONE. 

Hauptregel  :   Die  Quantitât  der  Vokale  in  geminierten  Silben  vor 

dem    Tone   bleibt   stets  auf  der  altsemitischen  Stufe,   desgleichen   die 
Qualitiit.  So  erscheint 

a  als  a  (-_-)  :  "  sabbduta        —  sabbâuta  —       niac 

'âmmiki           —  'ammiki  —        '^Hï 

i   als  i(-— ):  ' 'asibbduta      —  "asibbâuta  —    niscn 

■  'immiki          —    'immi'ki  —        T]EN 

■  'innaja           —  'innàja  —        nz:} 
u  als  u  (  — )  :  ■  tasûbbajana  —  tasubbaèna     —  '"'^''■?p'^ 

kùlluhu  —  kullûhu         —         iS2 

'  Dièse  bisher  missverstandene  Bildung  bildet  also  das  Gegensiûck  zu  '';""2: 
ka-mà-nî,  nur  dass  bei  ihr  noch  ein  n  epeniheticum  eingefûgt  ist. 


-    76    - 

Anmerkung  :  Selten  wird  u  in  â  i  ,  i  verwandelt,  wenn  eine  Guttu- 
ralis  oder  "^  vorhergeht,  z.  B.  in  '^;:m  (neben  "j:n'i,  '31  (rânnîi,  'sn  (hâggii. 

B.    KURZE    VOKALE    IN    GEMINIERTER    TONSII.BE. 

Hauptregel  :  Die  Quantitât  der  Vokale  in  geminierter  Tonsilbe  bleibt 
die  altsemitische,  wenn  der  Tonsilbe  noch  eine  unbetonte  nachfolgt  ;  ist 
sie  Ultima,  so  wird  ihre  Gemination  nicht  selten  aufgegeben  und  ihr 
Vokal  gedehnt.  Die  Qualitât  der  Vokale  in  geminierter  Tonsilbe  ver- 
àndert  sich  in  folgender  Weise  : 

I.  In  der  Haupttonsilbe  erscheint 
a  als  a  (  _  i,  wenn  die  Gemination  wurzelhaft  ist  : 
sabbat      —   sabbat      —   nzD 
natânnù  —  natânnù  —   ":n; 

dagegen  oft  ae  (  ,  i,  wenn  sie  Folge  von  Assimilation  ist  : 
jàqtulâ-n-ka  —  jâqtulânka  —  «i'^^^F'' 


inna-n-ni    — 

innanni       — 

ijjn 

doch  auch  '  natântà         — 

natântà        — 

npn: 

i  als  e  (      1  :  'asabbat 

'isibbat        — 

■i2Dn 

hûnna             — 

hi'nna            — 

nsn 

u  als  0  (      i  :  jasùbbù           — 

jasùbbù       — 

labj 

sûbbî              — 

sùbbî           — 

'=b 

n  der  Nebentonsilbe  erscheint 

a  teils  als  a  (  =-)  :  '  sàddîqîna 

—  sàddîqina 

-  =^P"i' 

'àmmaka 

—  'àmmakài 

-         TJSV 

al-mâthalu 

—  àl-mathâlu 

—    ^rsn 

teils  als  i  (--)  :  gàbbarî'na 

—  gàbbarina 

—   Diiiaa 

■  làmmudîna  —  làmmudîna 

—  oniE^ 

■  zàkkaranu 

—  zàkkaranu 

—      ■jin;- 

fàttaka 

—  fàttaka 

—        TJPE 

i  als  i  (  — )  :  zîllaka 

—  zillaka 

-    î^ï 

'  sinnaiuhùm  —  sinnéhâm 

—    anijc 

—    77    — 

u  als  u  (      )  :  wLillidu  —  wùlladù         —        ^ih-^ 

kùllukûnna    —  kùllukàn       — 


bei  silbenbeginnendem  Guttural  nicht  selten  als  â  (  ,  i:  Tjpn,  Tjr;  (neben 

Bemerkung:  Aïs  regelrechte  Entwicklung  von  ursemitischem  a  in 
der  Nebentonsilbe  muss  (ausser  unter  Gutturaleni  i  gelten,  wahrend  a  auf 
mechanischer  Beibehaltung  des  Vokals  der  unbetonten  Silbe  in  neben- 
tonig  gewordener  beruht.  So  iiaben  die  zahlreichen  Abstraktplurale 
fi"ûlim  wie  D'Gin;,  amSu,"  u.  s.  w.  stets  i  in  der  ersten  Silbe,  weil  ihr 
Singular  fa"ûl  ungebrâuchlich  geworden  war  ;  wo  aber  von  fa^ùl  kein 
Abstraktplural  gebildet  vvird,  da  zeigt  der  Singular  stets  a:  mSz  «  Melde  ». 
t;2T2  «.  Nabel  »,  und  der  Plural  schwankt  zwischen  a  und  i  :  nili;:  und 
n'"!'r2  «  FrûMeigen  ».  Die  Bildungen  fa"îl  und  fa"âl  haben  aïs  Adjektive, 
die  zur  Abstraktbildung  nicht  herangezogen  werden,  seltener  auch  als 
Substantive  den  a-Vokal  des  Singulars  in  den  Plural  hinûbergerettet  : 
doch  zeigen  einige,  bei  denen  der  Substantivbegriff  der  alleinherrschende 
geworden  ist,  auch  im  Singular  das  i  des  Plurals,  z.  B.  lia;,  ~i'?%  liDV 
Die  Bildungen  fi"âl,  fi"îl,  fi"ùl  durften  demnach  im  Altsemitischen  nicht 
existiert  haben. 

Zusat:^  :  Der  Fall.  dass  hinter  der  Tonsilbe  eine  geminierte  Silbe 
stande,  kommt  weder  im  Altsemitischen  noch  im  Hebrâischen  vor. 


Angebliche  und  wirhliche  Vokaldehnung  in  iirsprûnglich 
geschdrfter  Silbe. 

Die  hebrâischen  Grammatiken  operieren  mit  einem  Lautgesetz,  dass 
vor  Gutturalbuchstaben  und  i,  die  verstârkt  auszusprechen  der  hebrâische 
Mund  nicht  fâhig  sei  ^  als  Ersatz  fur  die  unterbleibende  Gemination 
vielfach  Vokaldehnitng  eintrete  :  genauer  gesagt,  soll  vor  i  stets,  vor 
"  und  N  meistens  a  zu  â,  i  zu  ê,  u  zu  ô  werden  :  vor  n  und  n  zuweilen 
a  als  à  oder  aè  und  i  aïs  è  erscheinen.  Dièses  Lautgesetz  dûrfte  indessen 
gar  nicht  e.xistiert  haben,  sondern  nur  eine  Folge  sein  der   bisherigen 

'  Vgl.  Stade,  Grammatik,  §  i35  a. 


-    7«    - 

Auft'assung  vom  Wesen  des  ^-,  ^.-  und  —,  cventuell  auch  einer 
schiefen  Parallèle  des  Hebràischen  mit  anderen  Sprachen  z.  B.  der  neu- 
franzôsischen,  die  jede  alte  Gemination  durch  Vokaldehnung  ersetzen. 
Die  hebràischen  Verhâltnisse  scheinen  so  zu  liegen,  dass  vor  den 
Buchstaben  v,  n,  n  und  i  wegen  ihrer  tief  im  Gaumen  bezw.  Schlund 
liegenden  Artikulationsstellen  die  Schârfung  nicht  deutlich  hôrbar  wurde 
und  deshalb  in  der  Schreibung  unterblieb,  und  weiter,  dass  man  ihnen 
môglichst  adâquate  d.  h.  nahe  bei  ihren  Artikulationsstellen  gebildete 
unverdrângbare  Vokale  beigab.  So  sprach  man  in  nebentoniger  Silbe,  wo 
die  Schârfung  energischer  als  in  unbetonter  ausgefûhrt  wird,  i  und  u  fast 
stets  als  e  (  -)  und  o  (  ■  ),  wahrend  a  je  nach  dem  Gharakter  des 
folgenden  Lautes  als  â  (bei  n  und  ï  d.  i.  Aleph  mit  zusammengcpresslem 
Schlundkopfe,  und  dem  uvularen  i),  als  œ  (bei  n  und  n  d.  i.  He  mit 
zusammengepresstem  Schlundkopfe,  selten  vor  V)  und  als  a  (selten  vor 
1  und  n)  erscheint;  also  :  inx',  •\t7^\  N£-i%  OTn;,  n;Na  ;  selten  nsx;. 
Qipin:  ;  •^.z-ii  »,  '"py---  doch  nnn;  :  ipvî,  nnnn.  nV^n:,  Q:nn,  c'in;, 
'^'pvn,  nc^nn.  In  schwachtonigen  Silben  wird  in  gleicher  Weise  i  und  u 
zu  e  und  o  vcrschoben  ;  bei  a  tritt  ein  Unterschied  cin.  indem  es  meist 
vor  n  und  n  mit  einem  heterogenen  Vokal,  selten  vor  v  bleibt,  also  : 
IND,  invï.  -^-^a  :  y-s'ia,  "l'aG  ;  C'Nn,  ayne,  r^-^z  ;  .sinn,  S'nn,  'lyy  u.  s.  w. 

Eine  wirkliche  Dehnung  des  Vokals  kann  nur  in  ursprûnglich 
geminierter  Silbe  mit  Hauptton  vorkommen.  Wenn  nâmlich  hinter  ihr 
ein  Vokal  schwindet,  so  wird  bei  nicht  wenigen  Stâmmen  die  geminierte 
Silbe  nach  der  Weise  einer  geschlossenen  (d.  h.  vor  Verlust  der  Endung 
offenen)  behandelt  und  ihr  Vokal  nach  den  Vorschriften  des  Dehn- 
gesetzes  verândert. 

Leider  lâsst  sich  nur  bei  den  Eormen  mit  dem  Vokal  a  in  geschârfter 
Silbe  darthun,  in  welchem  Umfange  dieser  Uebertritt  stattgefunden 
hat  ;  erscheint  nâmlich  unter  dem  Haupttone  anstatt  -.  ein  ,  .  so 
ist  dièses  als  dehnlanges  â  zu  nehmen.  Der  grôssere  Prozentsatz  der 
Wôrter  zeigt  dièse  Dehnung,  die  bei  Vorsetzung  des  Artikels  fast  zur 
Regel  wird  :  also  : 


'  Die  Form  Ijï'î  {ip  1 18,  12)  nehme  ich  nicht  aïs  Puâl  von  "^'J!  «  ausgeiôscht 
werden  »  sondern  als  Pô'lel  von  dem'  im  Arabischen  auftretenden  da'ak  (III. 
Stamm  :  contendo)  und  uberseize  demnach  :  «  Sie  suchen  wie  Feuer  die  Dornen  ». 


-    79    - 
p  oder  p,  mit  Artikel  stets  pn 

is  und  is,  doch  isn 
av  und  ny,  doch  ayn 
an  und  an,  doch  jnn  u.  s.  w. 

Im  status  constructus  zeigt  sich  natûrlich  ûberall  wieder  kurzes 
Pathah. 

Wenn  die  Geminationssilben  in  den  Bildungen  mit  altem  a  zwischen 
IJebergang  zur  Dehnlânge  und  Beibehaltung  der  Kùrze  schwanken,  so 
kann  fur  die  Bildungen  mit  altem  i  und  u  etwas  Aehnliches  vermutet 
werden.    Leider   steht   uns  aber   kein   Mittel  zur  Verfûgung,   in   jedem 

einzelnen  Fallc  zu  entscheiden,  ob  langes  oder  kurzes     .    und  vor- 

liegt;  ob  also  der  status  absolutus  nx  'âm  oder  'émm,  ^ï*  schên  oder 
schénn,  pn  hôq  oder  hôqq  zu  lesen  ist.  In  Hinblick  aut'  das  Verhâltnis 
bei  den  A-Stâmmen  spricht  aber  die  Wahrscheinlichkeit  meist  fur 
Vokaldehnung. 

Unorgan  ische  Silbenschârfung. 

Bei  einer  An^ahl  von  Nomina  kenntdas  Hebrâische  Silbenschârfung, 
wo  die  entsprechenden  altsemitischen  Formcn  nur  SilbenôfFnung  auf- 
weisen.  Dahin  gehôren  zunâchst  die  Bildungen  fa'ûl  und  fa'îl,  deren  erste 
Silbe  bei  einer  Anzahl  hebrâischer  Vertreter  geminiert  schliesst,  z.  B.  bei 
T-ay,  pi.  Dmay,  niay;  [iina]  pi.  amna,  nina;  [iiny]  ompy,  nwy; 
Sise,  rv\'-'2Tà  ;  [usa]  misa,  nii:a,  D''-'i:a  ;  nïfN  neben  DniuJN  ;  cno, 
'CnD'  neben  ^onc. 

Es  scheint,  dass  das  Hebrâische  danach  getrachtet  habe,  die  verhâlt- 
nismâssig  seltenen  Vertreter  der  Formen  fa'ûl  und  fa'îl,  die  nicht  passiven 
Sinn  hatten,  von  der  Mehrzahl  der  passiven  zu  trennen,  indem  es 
letzteren  allein  die  alte  Form  reservierte,  erstere  aber  zu  einer  Art 
Nomen  agentis  vom  Pi'el  umgestaltete  mit  Anlehnung  an  die  Bildung 
fa"âl.   Oder  es  kônnte  derselbe  Trieb,   der   neben   dem   altsemitischen 

'  Der  status  constructus  Di  durfte  auf  eine  Nebenform  jummu  zuruckgehen, 
vgl.  àgypt.  iwm,  kopi.  iom. 


—    8o    - 

Infinitiv  Qal  qatâl  (Siop)  ein  âhnlichen  im  Pi'el  '  qattàl  (Siep)  bildcte, 
obige  Wôrter  mit  Potenzierung  ihrer  begrifflichen  Bedeutung  in  das  Pi'el 
versetzt  haben. 

Hâufiger  kommt  der  Fall  vor,  dass  der  Endradiicai  eines  drei-  oder 
mehrkonsonantischen  Wortes  bel  Ansetzung  einer  betonten  Endung 
geschârft  wird  :  so  in  ^CJ  —  n'iras  :  pix  —  □■'Jî:'!N  :  pcï  —  ïipT2V,  D'pcv 
(und  so  aile  Wôrter  der  Bildung  fa'ulu)  :  ::"^  —  D'Jjyi  (und  ebenso  aile 
dreiradikaligen  Wôrter  mit  verdoppeltem  letzten  Radikal,  falls  nicht  eine 
Naturlânge  vorhergeht)  ;  dtstn  —  nisiCTN  (desgleichen  aile  Wôrter,  die 
ihren  zweiten  und  dritten  Radikal  vviederholen,  falls  nicht  eine  Natur- 
lânge in  der  IJltima  steht)  ;  endlich  verschiedene  reine  Quadrilittera  wie 
a'3'2Cn,  D'Jïin,  selten  Nomina  mit  priifigiertem  m  wie  cjiyc,  □''pmc, 

Fast  aile  hierher  gehôrigen  Wôrter  bedeuten  etwas  stark  in  die  Sinne 
Fallendes,  das  Uebermass  einer  Eigenschaft.  Wie  nun  das  Altsemitische 
solche  Stamme,  die  Farben  und  kôrperliche  Gebrcchen  ausdrûcken,  in  der 
\'erbalflexion  mit  verdoppeltem  Endkonsonanten  ausstattet,  so  dùrfte 
das  Hebrâische  auf  diesem  Wege  weitergegangen  sein  und  sich  die 
Endgemination  bei  jedem  Eigenschaftsnomen  erlaubt  haben,  das  die  An- 
schauung  von  etwas  Auffalligem  erweckt.  Dass  dièse  Uebertragung  oft 
nur  bei  Ansetzung  von  betonten  Endungen  deutlich  wurde,  erklart  sich 
aus  dem  hàufigen  Wegfall  der  Gemination  in  betonter  Endsilbe  und  dem 
Uebergange  ihres  kurzen  Vokals  in  die  Dehnlânge  ;  immerhin  wird  der 
Schluss  erlaubt  sein,  dass  aile  Nomina,  die  in  haupttoniger  Singularform 
kurzen  IJltimavokal  zeigen,  bei  betonten  Zusatzen  den  letzten  Radikal 
verdoppelten,  z.  B.  ^3V,  a:n,  yaip  (pi.  Dv;2ip),  -mi,  vpvp  u.  s.  w. 

Nichtbe^eichnung  der  Gemination  in  der  Schrift. 

Wenn  schon  oben  gezeigt  wurde,  dass  geminierte  Gutturalbuch- 
staben  nicht  mit  Verdoppelungsdagesch  geschrieben  werden,  weil  das 
Ohr  durch  sie  nicht  in  gleicher  Weise,  wie  bei  anderen  Konsonanten. 
den  Eindruck  energischer  Verdoppelung  empfângt,  so  gibt  es  auch  noch 
eine  Reihe  anderer  Fàlle,  wo  ein  Laut  verdoppelt  zu  sprechen  ist,  aber 
einfach  geschrieben  wird.  Der  gewôhnlichste  Fall  zeigt  das  Auslassen 
von  Dagesch  in  geminierten  Konsonanten,  und  zwar  besonders  Liquiden, 


il     — 


Zischlauten  und  Halbvokalen,  wenn  ihnen  ein  reduzierter  Vokal  foigt, 
z.  B.  rNJira  T//  68,  2,  ij;n  Jos.  g,  25,  D^tt-psan  Ex.  4,  19,  niNDs 
i//  /22,  5,  \Ti%  in'n,  passim  1.  Die  Beibehaltung  der  Verdoppelung  geht 
aufs  klarste  hervor  aus  den  beidcn  letzten  Beispielen,  bei  dencn  einfachcs 
-af-  nach  dem  Muster  von  bàjnhâ  =  t\t\^i  jedenfalls  zu  '  hattc 
werden  mûssen  ;  da  sie  in  den  Formen  Mil  und  in^n  aber  nicht  vor- 
kommen,  so  ist  fur  sie  und  aile  âhnlichen  die  Gemination  erwiesen. 

Anscheinend  viel  seltener  ist  der  Fall,  dass  Verdoppelungsdagesch 
nicht  gesetzt  wird,  wenn  ein  Vollvokal  auf  die  geminiertc  Silbe  foigt, 
z.  B.  mi:  I  Sam.  14,  36  -.  Doch  werden  uns  bei  der  Lehre  vom 
Ansetzen  der  Personalsuffixe  an  das  Verbum  mehrere  ganz  gewôhnliche 
Bildungsarten  aufstossen,  \vo  ein  wahrscheinlich  doppelt  gesprochenes  : 
einfach  geschrieben  ist  (vgl.  'zScp,  'aSisp';. 


Nich  tsilbenschdrfendes  Dagesc/i . 

Um  die  verschiedenfache  Verwendung  von  Dagesch  zu  verstehen, 
muss  man  von  dem  Dagesch  der  Silbenschârfung  (Dagesch  geminansj  als 
dem  âhesten  ausgehen.  Weil  eine  geschârfte  Silbe  im  Hebrâischen  drei 
Kriterien  aufwies  :  1.  Vokalkùrze,  2.  scharfe  Schliessung,  und  fur  den 
Fall,  dass  der  Endbuchstabe  ein  aspirierter  war,  3.  Hârtung  der  Aspirata, 
so  lag  es  nahe,  mit  Dagesch  wie  den  Eintritt  aller  dieser  drei  Momente, 
so  auch  den  jedes  einzelnen  anzudeuten.  So  darf  man  neben  Dagesch 
geminans  noch  drei  andere  unterscheiden  :  i.  Dagesch  corripiens,  2.  Da- 
gesch occludens,  3.  Dagesch  obdurans. 

Dagesch  corripiens  dient  zur  Bezeichnung  der  Kûrze  eines  vor- 
hergehenden  Vokals.  Seine  wichtigste  Anwendung  ist  schon  fruher 
besprochen,  dass  es  nâmlich  im  Anfangsbuchstaben  eines  Wortes  stehend 
die  Kûrze  der  Endsilbe  des  vorhergehenden  Wortes  ausdrûckt,  z.  B. 
V^'iaScN  '>schâll'^mâ-râ',  liD-n'ra  grfls-sdid,  ni  'riNip  qârâti-jah, 
Niij-na  D'hSnS  lèlôhî'm  ma-nôrâ  {\p  66,  3). 


'  Mehr  Beispiele  siehe  bei  Stade,  Grammaiiic,  §  i36. 
•  Siehe  Stade,  Grammatiic,  §  iSy. 


—       82       — 

Im  Inlaute  scheint  es  bei  einigen  Wôrlern  zu  stehcn,  die  Gcfahr 
liefen  mit  ahnlich  lautenden  anderen  verwechselt  zu  werden,  z.  B. 

n:.N  'ânâ  «  bitte  »  neben  n;K  'ânâ  «  wohin  » 
a>T\3.  bâtîm  «  Hâuser  »  neben  D'na  bâtî'm  «  ûbernachtende  » 
na'i  làmâ  «  weshalb  »  neben  na'i  lâmâ  (Partikel  der  zweifelnden 

Frage  «ob  denn  nicht»)  '. 

Dagesch  occludens  deutet  den  festen  Silbenschluss  an  und  pflegt  in 
die  harten  Sibilanten  gesetzt  zu  werden,  um  eine  vorhergehende  auf  eine 
Gutturalis  ausgehende  Silbe  als  festgeschlossen  zu  bezeichnen,  z.  B. 

TjlDna  Prov.  6,  \i,  i-i/yc  Deut.  14,  28,  sogar  idn'^  ^  14g,  8. 

Dagesch  obdurans  ist  das  Zeichen  der  n'ichtspirantischen  (?)  Aus- 
sprache  der  nS3iî2  im  Satzanfange,  oder  im  Wort-  und  Silbenanlaute, 
wenn  die  vorhergehende  Silbe  konsonantisch  schliesst,  z.  B. 

îTiUTNia  ;  min  D'n^N%  s^i-iS  nScp. 

Anmerkung.  Das  sogenannte  Dagesch  dirimens  im  Anlaute  einer 
Schwasilbe  wird  als  Zeichen  einer  kunstlichen  Verdoppelung  zu  nehmen 
sein,  wodurch  der  vorhergehende  Nebenton  einer  ursprûnglich  offenen 
Silbe  besser  hervortreten  soll,  z.  B. 

DiD-npy  Gen.  46,  17  =  'îqfql'be-sûs. 
ci"!  iii'j  Deut.  32,  32  =  'in(nj'^be-rdsch. 

:]'ninpi  xjj  45,  10  =  jiq(q)<^rôtaekhâ. 
Sw'pSn  Is.  57,  6  =  hàldfqe-nâhal. 
Doch    ^Nïn    'apv   Gant.    /,    8   =  'îq'-'bè-hassôn   (wobei   der  zweite 
Nebenton  stârker  als  der  erste  gesprochen  sein  wird). 


'  Die  erstere  Form  besteht  aus  la  -|-  dem  Pronomen  ma  «  was  »  ;  die  letztere 
wahrscheinlich  aus  \3.-\-  der  altsemitischen  Négation  ma  (enlsprechend  bibl.  aram. 
noS  und  naS'l,  syr.  dalmâ,  vgl.  den  Abschnitt  iiber  die  K.opulativpartikel  und 
die  sog.  Temp.  conversa).  Also  hcisst  xp  22,  2.  "^iVaVl  noS  'S.N  'Sx  «  Mein  Goit, 
mein  Gott,  hast  du  mich  etwa  veriassen  ?»  ^  10,  1,  pilTia  ^i^ï[^l  niH'  naS 
«  Stehst  du,  o  Herr,  denn  ferne  ?  » 


-     83    - 

Ziir  Flexion  der  sogenannten   Verben  y'y. 

Wie  die  sogenannten  Verben  l'y  und  l'y  sich  befriedigend  nur 
erklâren  lassen,  wenn  man  sie  als  ursprùnglich  zweiradikalige  Bildungen 
mit  langem  Vokale  auff'asst,  so  beruht  auch  das  Verstiindnis  der  Verben 
v'v  darauf,  sie  als  ihre  kurzvokalige  Parallelklasse  zu  nehmen.  Dass  die 
Gemination  ihres  zweiten  Radikals  ein  weiteres  ursemitisciies  Charakteri- 
stikum  darstellt.  ist  waiirscheinlich  ;  doch  liesse  es  sich  auch  denken, 
dass  sie  erst  eine  Folge  spateren  Bestrebens  wâre,  den  kurzen  Stanim- 
vokal  gegen  jede  Dehnung  oder  Kûrzung  zu  sichern.  Gegen  die  Schârfung 
sprâchen  z.  B.  das  hebrâische  Pilpel  und  Hithpalpel,  sowie  die  meisten 
aramâischen  Formen. 

Nehmen  vvir  voraus,  dass  das  hâufige  Einsetzen  von  i  =  du  vor  den 
konsonantischen  Affixen  der  Perfekta,  sowie  von  i  ^^  =  âja  vor  denen  der 
Imperfekta  auf  Uebertragung  aus  den  Verben  i'^^  und  ''S  beruht  ;  dass 
ferner  vokalische  Endungen  der  Regel  nach  unbetont  angehiingt  werden, 
weil  ihr  Hauptton  bel  dem  dreiradikaligcn  Verb  auf  altsemitischen 
Nebenton  zuruckgeht,  ein  solcher  aber  bei  zweiradikaligen  Stâmmen  sich 
nicht  entwickeln  konnte  (V'icp  =  qàtalu,  12D  =  sâbbû). 

Wenn  im  Perfekt  Qal  sogenannte  unkontrahierte  Formen  wie  naao, 
';";2^D  vorkommen,  so  haben  sich  dièse  jedenfalls  erst  spât  und  vermutlich 
zuerst  bei  der  III.  pers.  sgl.  fem.  und  III.  plur.  comm.  gebildet,  indem 
man  die  Schârfung  der  ersten  Silbe  bis  zur  vollstândigen  Teilung  in  zwei 
Konsonanten  durchfuhrte  und  aus  dem  dann  notwendig  mittônenden 
Schwa  die  Reduktion  von  altem  Vollvokal  heraushôrte,  also  zâmmâ  — 
zàmi^ma  und  danach  av'.  Dièse  Neubildungen  pflegte  man  als  Tran- 
sitivformen  gegenûber  den  in  alter  Weise  belassenen  Intransitivformen 
zu  verwenden. 

Eine  angebliche  weitere  Differenzierung  des  Perfekts  Qal  in  einen 
transitiven  und  intransitiven  Stamm  durch  Einsetzung  des  Vokals  a  in 
jenen,  des  Vokals  o  in  diesen  ist  hôchst  unwahrscheinlich  ;  vielmehr 
sind  die  Formen  mit  o  (lai,  lah,  "ili  i)  als  Reste  des  alten  Passivs  Qal 
(altarabisch  rùmmù,  rûbbù,  zûrrû)  zu  erklâren  2. 

'  In  letzterer  Form  vermutci  schon  Olshausen  ein  Passiv,  vgl.  Lehrbuch 
der  hebraischen  Sprache,  ^  245  I. 

'  Zu  diesen  3  Passivformen  gehôrt  wohl  auch  noch  Si  (ip  22,  9),  das  als 


-    84    - 

Das  Imperfekt  Qal  und  Hiph'il  zeigt  Doppelformen  :  ab'  (jâsôbb)  und 
ao"!  (wajjàsâb),  3D'  fjâsébb)  und  aoil  (wajjàsœb).  Die  Form  mit  Pânulti- 
mabetonung  geht  ofFenbar  auf  den  altsemitischen  Jussiv  zurùck  :  bei  der 
mit  Endbetonung  lâsst  sich  jedoch  nicht  ausmachen,  ob  sie  dem  alten 
Imperfekt  Indikativ  entspricht  oder  ebenfalls  dem  Jussiv,  indem  der 
Ton  der  untergegangenen  Indikativform  auf  sie  ubertragen  wâre  i.  Die 
Nebenform  zu  abi  :  2Di  zeigt  durch  das  i  ihres  Prafixes  deutlich  Jussiv- 
charakter  -'. 

Perfekt  Niph'al  lautet  zc:  (nâsâbb)  aus  in(a)sâbba,  daneben  Sn:  mit 
Schârfung  des  ersten  Radikals  ^.  Formen  mit  o  in  der  zweiten  Silbe 
bedeuten  hier  wiederum  nicht,  wie  man  bisher  annimmt,  Intransitiva, 
sondern  Reste  des  alten  Passivs,  also  n'a:  =  altarab.  unbûzzû  :  die 
angeblichen  Intransitivperfekte  mit  e  en;  und  Spj  sind  wohi  uberhaupt 
keine  Perfekte,  sondern  Partizipien,  die  zur  Unterscheidung  vom  passiven 
Partizip  das  i  der  dreiradikaligen  Stâmme  einsetzen,  vergleiche  im  Alt- 
arabischen  aktives  mûnqatilu  neben  passivem  mûnqatalu. 

Perfekt  Hiph'il  aon  ist  hisibb  (altarabisch  'asâbba),  wobei  das  zweite 
i  aus  dem  Imperfektum,  das  erste  aus  dem  nebentonigen  konvertierten 
Perfektum  stammt. 

Perfekt  Hoph'al  2c^r\  hat  langen  Prâfixvokal,  dessen.  Ursprung 
dunkel  ist. 

Als  Intensivstâmme  kreuzen  sichdreierlei  Bildungen:  Pi"el,  Pôlcl  und 
Pilpel  samt  ihren  Passiven  und  Reflexiven.  Von  diesen  dûrfte  das  letzte 
(vergleiche  Sp'ip,  =]ïesn,  ivc:;cn  u.  s.  w.)  die  eigentliche,  ursemitische 
oder  wenigstens  urhebrâische  Bildung  darstellen  :  denn  nur  in  ihr  treten 
die  beiden  charakteristischen  Merkmale  dieser  Verbalklasse,  zwei  Radikale 
und  kurzer  Vokal  auf;  die  wenigen  Pôlelformen  (wie  hhvj,  hhvj,  SSiïnn) 
sind  dem  zweiradikaligen  Verb  mit  langem  Vokale  nachgebildet  ;  das 
Pi"el  endlich  drângte  sich  der  Bildung  von  dreiradikaligen  Wurzeln  im 
Qal  naturgemass  nach. 


Imperativ  unerklârlich  ist,  als  Passiv  (--  Reflexiv)  aber  den  trefflichen  Sinn  gibt  : 
«Kr  hat  sich  (auf  den  Herrn)  verlassen  ».  Vgl.  auch  die  passivische  Niph'alform  l'?j:. 

'  Vgl.  Dp'   -  Dpi  mit  Indikativbelonung. 

'  Vgl.  den  folgenden  Abschnitt. 

"  Vgl.  Gesenius-K.autzsch,  Grammaiik,  §  67,  Anm.  5. 


-    85    — 

Die  Partizipien  haben  (auch  ausser  den  nach  dem  dreiradikaligen 
Verb  normierten  Formen)  bis  auf  wenige  Ausnahmen  Ivio  neben  vi!2, 
'^ïQ)  dehniangen  Vokal  in  der  haupttonigen  Masculinform  angenommen  : 
2c;  (nâsàb),  'Sic  (mùphâz),  danach  wohl  auch  aDC  mit  dehnlangem  è. 

Bel  vokalischen  Zusâtzen  tritt  jedocli  wie  die  altc  Kûrze  so  die 
Gemination  wieder  hervor,  vgl.  mmn  Ez.  21,  14,  i5,  niSDia  Ex.  28,  11. 


Die  Kopulativpartikel  und  die  sogenannten  Tempora  conversa. 

Bei  Behandlung  der  Kopulativpartikel  m-  wurde  noch  eine  ihrer 
Funktionen  spâterer  Erklârung  aufgespart,  nâmlich  ihre  Verwendung 
vor  dem  sogenannten  Perfektum  und  Imperfektum  conversum.  In  der 
Form  1  vor  ersterem,  in  der  Form  •  mit  folgendem  Dagesch  (resp.  bei 
Gutturalen  •])  vor  letzterem  soll  sie  angeblich  die  Kraft  haben,  die  Sphâren 
von  Perfekt  und  Imperfekt  zu  vertauschen.  Die  Erklârung  des  Imperfekts 
mit  Waw  conversivum  wird  uns  zuerst  zu  beschâftigen  haben,  da  auf 
ihr  auch  die  des  Perfektum  conversum  beruht. 

In  den  Bildungen  Supti,  S'apm.  '^apNl  u.  s.  w.  hat  man  bisher  nur 
zwei  Bestandteile  gesucht  :  wa  und  die  Imperfektformen  1.  Das  Wichtigste 
aber  blicb  unerkannt,  dass  in  dem  stândigen  Dagesch  zwischen  beiden 
Teilen  noch  ein  drittes  Elément  enthalten  sei  und  zwar  das  fur  das 
Wesen  dieser  Bildungen  ausschlaggebende  :  ein  den  Prâfixen  assimiliertes  1. 
Zur  Begrùndung  dieser  Annahme  wie  zum  Verstândnisse  ihrer  Konse- 
quenzen  diene  folgende  aus  alteren  und  neueren  semitischen  Dialekten 
entnommenen  Formenreihe,  wie  heterogen  ihre  Zusammenstellung  auf 
den  ersten  Blick  auch  erscheinen  mag  : 

(   lijaqtul 
altarabisch  :  ^  . 

I    la[mj  jaqtul 

âthiopisch  :        lajeqtel 


assyrisch  : 


lillik 

lu  allik 


'  Von  einer  der  Widerlegung  der  Hypothèse,  dass  wa  hier  ideniisch  sei  mit 
dem  Verbum  hâwâ,  hâjâ  «  sein  »,  kann  man  wohl  absehen. 


—    86 


hebrâisch  : 

'icp^i 

biblisch-aramâisch  : 

NinS 

mudisch-aramâisch  : 

1     ^^?' 

mandâisch  : 

Snapi: 

SlTSpiS 

syrisch  : 

neqtol 

Aile  dièse  Formen  sind  ihrem  Ursprunge  nach  gleich,  vvenn  sich 
auch  ihre  Bedeutung  zum  Teil  stark  ditferenziert  hat.  L'eberall  liegt  die 
Verbindung  der  Partikel  1-  (la,  li,  lu)  mit  dem  sogenannten  Jussiv  vor. 
Ueber  dièse  beiden  Bestandteile  mûssen  wir  uns  zunâchst  prinzipielle 
Klarheit  verschaffen. 

Das  Altarabische  besitzt  zwei  Partikeln  la  und  li,  deren  Anwendung 
in  einer  Weise  ûbereinstimmt,  dass  man  glauben  darf,  beide  seien 
ursprûnglich  ein  und  dasselbe,  und  die  Verschiedenheit  ihres  Vokals 
beruhe  in  letzter  Hinsicht  nur  auf  dem  Einflusse  verschiedener  Betonung, 
so  zwar,  dass  la  ursprûnglich  die  betonte,  li  die  unbetonte  Form 
darstellt.  Darauf  deutet  lâhu  «  ihm  »  neben  lirrdguli  «  dem  Manne  » 
làm[a]  jàqtul  neben  lijàqtul,  wâhrend  in  jà  lazâidin  «  heda  Zaid  »  und 
jà  lalkuhûli  walîschschubàni  «  heda  Jung  und  Alt  »  beide  Formen  schon 
vermischt  scheinen.  Sicher  ist,  dass  beide  Partikeln  gleiches  bedeuten, 
indem  sie  zur  Hindeutung  auf  einen  Begrifl'  oder  vielleicht  richtiger  zu 
seiner  Fixierung  dienen.  Aus  diesem  Grunde  wurden  sie  von  den  Urzeiten 
der  semitischen  Sprache  an  vor  Nomina  und  Pronomina  vornehmlich  dazu 
gebraucht,  um  neben  den  einfachsten,  notwendigen  Satzteilen.  Subjekt, 
Prâdikat  und  eventuell  nâherem  Objekt,  die  keiner  Hindeutung  bedùrften, 
das  entferntere  Objekt  einzufiihren,  fur  das  seiner  seltneren  Anwendung 
wegen  ein  besonderer  Hinweis  nôtig  schien.  So  wurden  la  und  li  im 
Altarabischen  meist  Dativzeichen  :  in  anderen  Sprachen,  z.  B.  im  Ara- 
mâischen  trat  1-  als  Akkusativ-  und  Dativzeichen  auf,  weil  nach 
Abwerfung  der  Akkusativendung  auch  das  nâhere  Objekt  ohne  eine 
Hindeutung  unverstândlich  zu  werden  anfing.  Das  Hebrâische  setzt 
gewôhnlich  in  aller  Weise  1-  vor  Dative,  erst  in  spâteren  Stùcken  der 
Bibel  auch  vor  Akkusative. 

Beim  altarabischen  Verbum  kann  la  und  li  sowohl  das  Perfekt  wie 


-    87    - 

das  Imperfekt  begleiten,  wiederum  ursprûnglich  dort,  \vo  der  Erkenntnis 
ihres  syntaktischen  Wertes  ein  Hindeutungszeichen  dienlich  war.  Beim 
Perfekt  war  dies  der  Fall  im  zweiten  Telle  eines  hypothetischen 
Bedingungssatzes,  der  dadurch  als  Ergânzung  des  Vordersatzes  gekcnn- 
zeichnet  wird,  âhnlich  wie  das  entferntere  Objekt  als  Ergânzung  der 
primitiven  Satzteile.  Beim  Imperfekte  steht  zunachst  li  vor  dem  Modus 
conjunktivus  ;  der  Grund  liegt  darin,  dass  dieser  vvesentlich  zum  Aus- 
drucke  des  abhàtigigen  Sat^es  dient.  Denn  die  ursemitische  Modalunter- 
scheidung  hat  den  Zweck,  die  Grundbedeutung  des  Imperfekts,  d.  i.  die 
Bezeichnung  der  in  der  Verwirklichung  begriffenen  Handlung  i  einesteils 
im  Hauptsatze  (modus  indicativus),  anderenteils  in  den  vom  Hauptsatze 
innerlich  abhângigen  Satzgefûgen  (modus  conjunctivus)  zum  sprachlichen 
Ausdruck  zu  bringen  :  und  in  dieser  Hinsicht  muss  die  Ansicht  der 
arabischen  Grammatiker  von  der  Verwandtschaft  zwischen  Nominativ 
und  Indikativ,  Akkusativ  und  Konjunktiv  als  ein  beachtenswerter  Wink 
angesehen  werden. 

Hiernach  begreift  man  die  Verwendung  von  li  vor  dem  fînalen 
K.onjunktiv,  der  sich  zu  seinem  Hauptsatze  wie  das  Adverbiale  zu  den 
notwendigen  Satzteilen  Subjekt,  Prâdikat  und  Objekt  verhâlt. 

Sodann  steht  la  und  li  vor  dem  Jussiv.  Was  bezeichnet  aber  der 
Jussiv  ?  Zunachst  wie  jedes  Imperfektum  eine  in  der  Verwirklichung 
begrifFene  Handlung.  Wenn  aber  die  beiden  Modi  Indikativ  und 
Konjunktiv  dazu  dienen,  dièse  Handlung  bald  als  eine  syntaktisch 
unabhângige,  bald  als  eine  abhângige  hinzustellen,  so  enthâlt  der  Jussiv 
nicht  etwa  noch  einen  dritten  abweichenden  Modalbegriff,  sondern  er 
ist  ursprûnglich  die  in  der  Anlehnung  an  ein  folgendes  Wort  neben- 
tonig  ' gewordene  Imperfektfortn ,  das  verbale  Gegenstiick  zum  Status 
constructus  des  Nomens. 

Die  Nebentonigkeit  des  Jussivs  zeigt  sich  vor  allem  in  der  Behandlung 
seiner  Endungen.  Wie  das  Nomen  im  Status  constructus  die  den  lang- 
vokaligen  Tonsilben  folgenden  Endungen  -na  und  -ni  abwirft  (vergleiche 
bànù,  bànî  statt  banuna,  banina  und  'àbdà,  'àbdai  statt  'abdani,  'abdâini), 


'  Vgl.  Reckendorf:  Die  syntaktischen  Verhâltnisse  des  Arabischen,  S.  52  f. 
Entsprechend  dieser  Bedeutung  wàre  es  richliger,  von  einem  semit.  Imperfektiv 
(neben  einem  Perfektiv)  zu  reden. 


—    88    — 

so  verliert  das  als  Jussiv  gebrauchte  Imperfektum  die  gleichen  Suffixe 
(vgl.  jàqtulu  statt  jàqtulùna,  tàqtulï  statt  tàqtulî'na,  jàqtulà  statt  jàqtulàini 
u.  s.  w.).  Wâhrend  aber  an  diesen  Imperfektskùrzungen  auch  der 
Konjunktiv  teil  hat,  wodurch  er  sich  als  schwàcher  akzentuiert  als  das 
regierende  Hauptverb  offenbart,  fallen  im  Jussiv  auch  noch  die  kurzen 
vokalischen  Endungen  des  Imperfekts  ab,  so  dass  statt  jàqtulu,  tâqtulu, 
'âqtulu  nur  jàqtul,  tàqtul,  'àqtul  steht,  endlich  verkûrzen  die  Verben 
tertiae  j  und  \v  sowie  die  zweiradikaligen  mit  langem  Vokalc  sogar 
den  Stamm  :  jàrmi,  jà'zu,  jàqul,  jàbi'  statt  jàrmî,  jâ'zù,  jaqulu,  jabi'u. 
Dièse  Verkûrzungen  dûrften  entscheidend  fur  die  Konstatierung  der 
Nebentonigkeit  sein.  Wirft  man  nun  ein,  dass  doch  der  nebentonige 
Status  constructus  seine  kurzen  Endungen  bewahre,  so  ist  zu  beachten, 
dass  ihm  dafur  die  Nunation  versagt  ist,  und  weiter  besonders,  dass  seine 
kurzen  Endungen  meist  durch  Verschmelzung  mit  folgendem  Artikel 
ihren  Silbenwert  einbûssen. 

Da  Nebentonigkeit  stets  eine  durch  den  Satzakzent  bedingte  Ton- 
verminderung  bedeutet,  um  dadurch  ein  anderes  Wort  um  so  krâftiger 
hervortreten  zu  lassen,  so  muss  in  der  Umgebung  des  Jussivs  irgend 
ein  haupttoniger  Satzteil  vermutet  werden,  der  jenen  gewissermassen 
beherrscht.  Verschiedene  Grûnde  sprechen  nun  dafûr,  dass  das  nach- 
folgende  Wort  dièse  Rolle  spielt. 

Solches  leuchtet  zunachst  fur  den  Fali  ein,  dass  der  Jussiv  ohne 
Partikel  zu  Beginn  eines  Satzes  steht  :  so  in  Aufforderungssâtzen  und 
im  zweiten  Gliede  der  Bedingungssâtze. 

VVird  aber  der  Jussiv  durch  Partikeln  eingeleitet,  so  kann  er 
unmôglich  als  von  diesen  beeinflusst,  d.  h.  als  ihre  Enklitika  angesehen 
werden.  Das  geht  aus  gewissen  abnormen  Verkûrzungen  dieser  Partikeln 
im  Altarabischen  hervor,  die  ihren  Grund  nur  in  einer  âusserstschwachen 
Betonung  haben  kônnen.  So  wird  zunachst  stets  (ausser  vor  ma)  li,  und 
nicht  la  vorgesetzt  ;  weiter  wird  statt  wali-  und  fali-  meist  nur  wal-  und 
fal-  gesagt;  endlich  fur  lama,  d.  i.  la  mit  der  Négation,  kommt  uberhaupt 
nur  die  Abkurzung  lam  i  vor.  Nach  Analogie  dieser  Partikeln  kann 
ziemlich    sicher    auch    auf  die   Tonschwiiche   von    là  vor  dem   Jussiv 


'  Indem  lammâ  schon  eine  weitere  Zusammensetzung  aus  la  -)-  ma  «  nicht» 
-)-  ma  (Pron.  inde(iniium)  isi. 


-    89    - 

und  diejenige  der  zur  Einleitung  eines  Bedingungssatzes  gebrauchten 
Wôrtchen  geschlossen  werden  i. 

Nun  weist  die  altarabische  Litteratiir  zwar  wohl  auch  Fâlle  auf,  wo 
dem  Jussiv  kein  weiteres  Wort  nachfolgt,  und  er  demnach  haupttonig 
gebraucht  sein  wird  -  :  das  beweist  jedoch  nur,  dass  im  Altarabischen  die 
ursemitischen  Tonverhâltnisse  oder,  was  das  Gleiche  bedeutet,  die  alten 
syntaktischen  P'orderungen  niciitalle  mehrscharf  beobachtet  worden  sind^. 

Betrachten  wir  nach  Feststellung  der  Nebentonigkeit  des  Jussivs 
seine  Bedeutung  fur  den  Fall,  dass  er  mit  den  Partikeln  li  und  iam 
(=  lama)  auftritt.  Mit  ersterer  drûckt  er  im  Altarabischen  eine  Aufforde- 
rung  aus  :  lijàqtul  =  er  môge,  soll  tôten  ;  dièse  Bedeutung  ergab  sich 
aber  aus  dem  âlteren  hindeutenden  Sinne  :  «  da  (dannj  tôtet  er  »  âhnlich 
wie  die  Befehlsbedeutung  in  là  tàqtul  (S'cpri  ah)  aus  âlterem  «  du  tôtest 
nicht  ». 

Mit  iam  verbunden  heisst  jàqtul  ursprûnglich  nur  :  «  da  tôtet  er 
nicht  »  ;  daraus  entwickelte  sich  im  Altarabischen  wegen  seines  vor- 
wiegenden  Gebrauches  in  Sâtzen,  die  eine  Handiung  der  Vergangenheit 
als  noch  andauernd  schildern  und  wahrscheinlich  meist  in  Fortsetzung 
eines  Perfekts  (Perfektivs)  die  Bedeutung  des  Prœsens  historicum  :  «  da 
tôtete  er  nicht  ». 

Auch  im  Aethiopischen  hat  sich  ein  affirmativer  Jussiv  mit  la  ent- 
wickelt  :  lajeqtel,  und  zwar  mit  dem  auffordernden  Nebensinn  ;  ob  die 
Pànultima  noch  nebentoniggesprochen  wurde,  lâsst  sich  nicht  ausmachen. 

Das  Assyrische  bietet  Analogieen  sowohl  zum  imperfektivisch-auf- 
fordernden  wie  perfektivisch  gebrauchten  Jussiv  mit  li.  Ersterer  liegt  im 

'  Vielleicht  dass  ein  'in  «  wenn  »  auch  als  die  Verkûrzung  von  'inna  zu 
nehmen  ist,  vgl.  Reckendorf,  Synt.  Verhàltnisse,  S.  62,  Anm.  i. 

'  Es  wâre  sehr  dankenswert,  wenn  iemand  die  alteren  Dichier  zur  Kon- 
statierung  des  Zahlverhàltnisses  zwischen  Jussiven  mil  und  ohne  Begleitung 
durchginge. 

«  Auch  der  ursemitische  Imperativ  muss  auf  Grund  seiner  gekurzten 
Endungen  nebentonig  gewesen  sein,  d.  h.  er  muss  stets  in  einem  folgenden 
hauptbetonten  Worte  seine  Stutze  gehabt  haben.  Und  zwar  durfie  er  sich 
meistens  an  einen  Vokativ  angelehnt  haben,  mit  dem  zusammen  er  im 
Hebrâischen  stets  als  ein  Sprechtakt  gilt.  Die  Nebentonigkeit  des  Imperativ 
hat  im  Hebrâischen  die  Formen  isS,  'np,  n:n  u.  s.  w.  erzeugt,  die  haupttonig 
i;S,  inp,  n;p  lauten  wurden. 


-     90     - 

sogenannten  Prekativ  vor,  \vo  lu  mit  dem  Imperfektum  und  zwar  der 
III.  pers.  masc.  und  fem.  des  Singulars  und  Plurals  und  I.  pers.  sgl. 
zusammentritt  i  : 

lillik  «  er  môge  gchen  »  (statt  lù-illik) 

lullik  «  ich  môge  gehen  »  (statt  lû-allik) 

lùtallik  «  sie  môge  gehen  ». 

Hier  iiisst  die  stândige  Kontrahierung  von  lu  mit  folgcnder  vokalisch 
anlautenden  Silbe  vermuten,  dass  keine  von  beiden  betont  war,  vielmehr 
der  Neben-  (oder  vielleicht  schon  Haupt-)ton  auf  der  Endsilbe  des  Wortes 
lag.  Anders  bei  dem  perfektivischen  Jussiv  : 

lu  allik  «  ich  ging  ». 

Hier  dùrfte  das  Unterbleiben  der  Kontraktion  von  lu  und  allik  die 
Betonung  der  Pânultima  des  Verbs  beweisen. 

Endlich  zeigt  das  Assyrische  auch  noch  ein  (tonverândertes  ?) 
Permansiv  mit  vorgesetztem  lu,  das  Kohortativbedeutung  hat.  Dièse 
Form  dûrfte  eine  Analogiebildung  zu  dem  imperfektivisch-auffordernden 
Jussiv  mit  lu  sein,  wie  das  spâter  zu  besprechende  hebrâische  Perfektum 
conversum  eine  solche  zum  perfektivischen  Jussiv  darstellt. 

Im  Hinblick  auf  die  vorstehenden  Formen  ist  nun  das  hebrâische 
sogenannte  Imperfektum  conversum  nach  Form  wie  Bedeutung  un- 
schwer  zu  erklâren.  Ein  Scp"!,  'l'cpm  u.  s.  \v.  entspricht  formell  altem 
\val(i)jàqtul,  -walliltàqtul,  wobei  die  Partikel  l-  durch  stândige  Assimi- 
lation an  den  folgenden  Laut  verloren  ging  und  das  a  der  Pràfixsilbe 
ii'cgen  ihrer  Nebentonigkeit  in  i  veni'andelt  unirde.  Seine  Bedeutung  hat 
sich  zu  der  eines  Prasens  historicum  verengt,  indem  es,  wie  das  stets 
vorgesetzte  \va  «  und  »  oder  «  dann  »  deutlich  an  die  Hand  gibt,  ur- 
sprûnglich  nur  zur  P'ortsetzung  eines  vorhergehenden  Perfekts  diente. 
Nachdem  die  mit  I(-i-aj  verbundenen  Jussivformen  ausschliesslich  in 
perfektivischem  Sinne  gebraucht  wurden,  diente  zum  Ausdrucke  einer 
Aufforderung  (altarab.  lijàqtul)  nur  noch  der  blosse  Jussiv,  z.  B.  v^t'^ 
«  er  hôre  »  lyj  55,  20),  it\2T\  «  es  werde  aufgeschrieben  »  [\p  102,  191. 

Das  Biblisch-Aramdische  bewahrt  nur  wenige  Reste  eines  Jussivs  mit 
li  in  den  schon  oft,  aber  nie  genûgend  gedeuteten  ^  Formen  NinS  (mnS), 

'  Vgl.  Delilzsch,  Assyr.  Gramm.,  |  gS. 

*  Vgl.  Strack,  Abriss  d.  Bibl.  Aram.,  |  16.  m. 


-    91    - 

rnS  und  rin\  Sie  sind  aus  li-jehw'ê,  li-jehwbn,  li-jehw=jân  ganz  âhnlich 
kontrahiert  wie  assyrisches  lillîk  aus  lù-illik.  Ob  sie  stets  noch  Neben- 
tonigkeit  bewahrt  haben,  lâsst  sich  nicht  klar  darthun  ;  doch  schcint  die 
Beibehaltung  des  pluralen  -n  dagegen  zu  sprechen.  Die  Bedeutung  der 
biblisch-aramaisclien  Jussivreste  mit  ii  ist  imperfektivisch,  zum  Teil  mit 
aufforderndem  Nebensinn  :  ihre  Stellung  ist  besonders  die  im  abhângigcn 
Nebensatze. 

Der  Talmuddialekt  zeigt  die  im  IJrsemitischen  mit  j  prâfigierten 
Imperfektformen  bald  mit  j,  bald  mit  1  oder  n  anlautend,  also  '^•cp\ 
^"Cp'^,  S^p;.  Hier  ist  natûrlich  die  mit  1  beginnende  Form  ein  Kontrak- 
tionsprodukt,  bestehend  aus  der  alten  Jussivform  und  li  ;  die  Form  '^iapa 
kônnte  entweder  aïs  die  gleiche  mit  biossem  Liquidenwechsel  angesehen 
werden,  oder  aber  man  hat  zu  einer  Zeit,  als  die  hindeutende  Rraft 
von  li  noch  gefùhlt  wurde,  dièse  Partikel  mit  dem  sinnverwandten  "in 
vertauscht.  Die  Bedeutung  dieser  Formen  weicht  nicht  von  der  des 
reinen  Imperfektivs  ab. 

Das  Mandàische  besitzt  ebenfalls  Doppelformen  beim  Imperfekt  : 
'^Tcp'':  und  '^Tcp'''^,  woneben  '^■:'cpi  vollstândig  ausgestorben  ist.  Indem 
man  vergessen  hatte,  dass  die  ersteren  Formen  alte  jussivische  Zusammen- 
setzungen  seien,  kam  man  dazu,  durch  sie  das  Imperfektum  in  seinem 
ganzen  Umfange  zu  ersetzen. 

Das  Syrische  endlich  hat  auch  noch  die  Form  ^cp^  abgestossen  und 
gebraucht  nur  die  Paralleibildung  ^cp:  resp.  néqtol  in  der  Funktion  des 
Imperfekts  Indikativ,  Konjunktiv  und  Jussiv.  Die  Partikel  1-  aber  lebte 
vor  dem  Verbum  weiter  in  der  Konjunktion  l'^mâ,  dalmâ,  dam  (bibl.- 
aram.  na''^  n,  talm.  N>2^'-,  mand.  .xa'^nv)  =  [di  -la-mâ,  die  vor  allen 
Tem'pora  stehend  eine  zweifelnde  Frage  einleitet.  Dass  hebrâisches  n>2^ 
nach  Form  und  Bedeutung  diescn  Partikeln  gleichzusetzen  sei,  wurde 
oben  schon  angedeutet  '. 

Aus  den  vorstehenden  Ausfûhrungen  lassen  sich  noch  verschiedene 
fur  die  Ton-  und  Vokalverhâltnisse  des  hebrâischen  Imperfekts  wichtige 
Schlûsse  ziehen.  Da  es  sicher  ist,  dass  in  "^upil  «  und  er  tôtete  »,  in  S'cp'' 
«  er  môgc  tôten  »  und  natiirlich  auch  'iBpn"'iî<  «  tôte  nicht»  alte  Jussiv- 


'  Siehe  S.  82. 


—    92     - 

formen  vorliegen,  so  muss  ihre  Ultimabetonung  verhâltnismâssig  neuen 
Ursprungs  sein. 

Nach  den  Rcgeln  der  hebrâischen  Akzentverschiebung  mussten 
ursemitische  eintonige  Jussivformen  im  Hebrâischen  aufder  Panultima, 
zwcitonige  auf  der  Antepânultima  und  Ultima  betont  werdcn,  also  : 


waljàqtul 

—  waljàqtul 

= 

'^TSp^«_1 

waljàskab 

—  waljàskab 

= 

23U?ji1 

wàljudàbbir 

—  wàljudàbbir 

= 

ian*i 

waljàrid 

—  waljàrid 

= 

iT-n 

waljàbki 

—  waljàbki 

= 

■lïn 

waljàqum 

—  waljàqum 

= 

°i?r. 

wàljaqumu 

—  wàljaqijmu 

= 

'Qipll 

jl        TT 

lijàsma' 

—  (li)jàsma' 

= 

vaï?_^ 

waljà'murù 

—  waljà'murù 

= 

noN'i] 

waljàridù 

—  waljàridù 

= 

mil 

litàsma'î 

—  (li)tàsma''i 

= 

lynïrn 

là  tàqtulù 

—  là  tàqtulù 

= 

i^rpp  (^x)  nS 

Doch  hat  sich  nur  ein  kleiner  Teil  dieser  lautgesetzlich  rekon- 
struierten  Formen  im  Hebrâischen  erhalten  ;  die  meisten  haben  eine  Ton- 
verânderung  und  im  Gefolge  davon  auch  Aenderungen  in  den  Vokalen 
erfahren.  Beim  regelmâssigen  dreiradikaligen  Verbum  trat  in  eintonigen 
Formen  der  Akzent  fur  gewôhnlich  auf  die  Ultima.  Das  gcschah  in  Folge 
von  Kontamination  des  Imperfekts  Indikativ  mit  dem  Jussiv.  Der 
perfektivische  Gebrauch  des  Jussivs  verwischte  mehr  und  mehr  seine 
Urbedeutung  und  Urbetonung,  ebenso  ward  wa  +  Dagesch  nicht  mehr 
als  Produkt  von  zwei  Elementen  empfunden,  sondern  als  einfachc  verbale 
Kopulativpartikel  genommen,  mit  der  man  jedes  koordinierte  Imperfek- 
tum  verbinden  zu  dùrfen  meinte,  ausgenommen  das  des  Wunschsatzes, 
z.  B.  laii  «  und  er  môge  mitteilen  »  (Jud.  14,  i5).  War  somit  kein 
àusseres  Mittel  mehr  vorhanden,  um  das  haupttonige  und  nebentonige 
Imperfektum  resp.  das  mit  Endvokalen  versehene  und  das  abgekûrzte 
zu  scheiden,  so  waren  die  Bedingungen  fur  Kontamination  beider  Form- 
reihen  vorhanden,  und  es  entstanden   im   regulâren  Verbum  Einheits- 


-    93    - 

formen,  die  die  Vokale  des  Jussivs  mit  der  Betonung  des  Indikativs 
verbanden.  Noch  genauer  kônnte  man  sagen  :  der  Akzent  des  Jussivs 
nahm  zunâchst  die  Tonstelle  des  Indikativs  an,  und  spâter  erst  dessen 
Tonstdrke  ;  denn  wenn  jàqtâl  nicht  erst  durch  jaqtôl  zu  jiqtôl  geworden 
ware,  so  liesse  sich  der  nur  vor  dem  Nebentone  môgliche  Uebergang  von 
a  zu  i  in  geschlossener  Silbe  niciit  begreifen.  Doppeltonige  Formen  wie 
l'iapri,  '^ruJri  scheinen  im  Vokale  ihrer  ersten  Nebentonsilbe  spâter  durch 
die  eintonigen  beeinflusst  zu  sein,  so  dass  sie  zu  l'^'apn  und  U3U?n 
wurden. 

Im  Bereiche  des  unregelmâssigen  Verbs  vverden  jedoch  die  Indikativ- 
und  Jussivformen  besser  auseinander  gehalten  :  so  im  Verbum  ■>';:  : 
pi;'^i  und  p3i!î%  -^1  und  n'y^  i,  (-^^i  und  ^Sii),  besonders  aber  in  den  zwei- 
radikaligen  Verbalklassen  und  dem  Verbum  n'h,  \\o  der  Indikativ  auf 
nicht  apokopierte  Formen  zurùckgeht  und  der  Jussiv  in  alter  Weise  nicht 
nur  Apokopierung  der  kurzen  Endungen,  sondern  auch  Stammver- 
kûrzung  zeigt  :  also  jasôbb  (=  jasôbbu)  neben  wajjasâb  (=  waljàsub), 
jaqùm  (=  jaqumu)  neben  wajjaqâm  (=  waljàqum),  jabîn  (=  jabî'nu) 
neben  wajjabaen  (=  waljàbin),  jiglje  (=  jaglâju  resp.  jaglâja)  neben 
wajjîgœl  (=  waijàgli,  wajjîgil)  u.  s.  \v.  - 

Von  anderen  unregelmâssigen  Verbalstâmmen  zeigt  z.  B.  "lax 
den  Unterschied  zwischen  Indikativ  und  Jussiv  :  laxi  und  "!G!<>1. 
Hierbei  liegt  aber  dem  Vokalismus  beidemal  nur  die  Jussivform  zu 
Grunde  ;  denn  aus  jà'mur  resp.  jà'mir  wurde  laN',  erst  aus  dieser  aber 
"IQn'i,  indem  man  irrtiimlicherweise  von  unbetontem  se  auf  betontes  a 
statt  i  schloss.  Dieser  Vorgang  wirft  Licht  auf  das  auffâllige  Verschwinden 
des  alten  Imperfekts  mit  i  im  hebrâischen  regelmâssigen  Zeitwort.  In 
geschlossener  Silbe  hinter  dem  Tone  musste  i  (ebenso  wie  a)  zu  ae 
werden  ;  bei  der  spâteren  Betonung  dièses  œ  entschied  sich  das  Sprach- 
gefùhl  fur  Entwicklung  eines  a,  und  i  starb  beim  regelmâssigen  Imper- 
fektum  aus. 

Neben  dem  sogenannten  Imperfektum  conversum,  besser  Jussiv- 
Imperfekt  genannt,   kennt  das   Hebrâische  auch   noch   ein    Perfektum 

'  Der  kurze  Prafixvokal  kônnte  durch  die  alten  Verben  i'2  in  der  Qualitât 
beeinflusst  worden  sein. 

'  Zum  Teil  dûrften  auch  dièse  hebrâischen  Jussivformen  haupttonig  ge- 
braucht  sein. 


-    94    - 

conversum,  d.  h.  ein  stets  von  der  Partikel  •  begleitetes  Perfckt  (Perfektiv), 
das  in  der  II.  pers.  sgl.  masc.  und  I.  pers.  sgl.  comm.  doppeltonig  auftritt  : 
also  rh-cp")  «  und  du  hast  getôtet  »  (genauer  :  «  da  bist  du  Tôter 
gewesen  »i,  ,i\t  «da  ist  es  geschehen  »  u.  s.  vv.  Dièses  Perfektum  conver- 
sum scheint  eine  dem  Ursemitischen  unbekannte  Neuschôpfung  spâterer 
Sprachen  zu  sein,  und  zwar,  so  weit  man  bis  jetzt  sehen  kann,  des  Hebrâi- 
schen,  Assyrischen  und  vielleicht  Aramaischen.  Anlass  zu  dieser  Neuerung 
durfte  die  alte  Teilung  des  Imperfekts  in  haupt-  und  nebentonige 
Formen  geboten  zu  haben,  die  man  beim  Perfekt  naciizuahmen  trachtete. 
Also  wâre  das  Perfektum  conversum  wohl  ursprunglicii  als  nebentonig 
anzusetzen,  und  stets  im  engen  Anschluss  an  ein  folgendes  Wort 
gebraucht  worden.  In  Anlehnung  an  jàqtul  wâre  nun  im  Hebrdischen 
ein  qàtal,  an  tàqtulf  ein  qàtalti,  an  jàqtulil  ein  qàtaiù  gebildet.  Die  grôsste 
Wahrscheinlichkeit  fur  dièse  Hypothèse  ergibt  sich  aus  der  Kûrze  des  a 
von  Siap,  die  entschieden  auf  eine  Form  mit  apokopierter  kurzen  Endung 
zurùckfûhrt,  da  sonst  '^'cp  zu  erwarten  wâre.  Nur  muss  man  fur  dièse 
Form  die  spâtere  Rontamination  von  haupt-  und  nebentoniger  Bildung 
annehmen,  wodurch  sich  der  Vokal  der  nebentonigen  Form  mit  der 
Tonstelle  und  Tonstârke  der  haupttonigen  verband,  so  dass  aus  qatal 
(qataïl)  und  qâtal  ein  qâtâl  wurde  i.  Endiich  scheint  die  nebentonige 
II.  pers.  plur.  masc.  und  fem.  sowie  die  I.  pers.  plur.  comm.  entweder 
gar  nicht  existiert  zu  haben  oder  wieder  ausgestorben  zu  sein,  denn  ein 
DFiSiap,  ]ri'iï;p,  ijSisp  ist  nicht  ùberliefert.  Ob  die  III.  pers.  sgl.  fem. 
und  III.  pers.  plur.  comm.  sich  noch  mit  nebentoniger  Ultima  gehalten 
haben,  lâsst  sich  wohl  nicht  entscheiden. 

Von  den  Spuren  des  assyrischen  Perfektum  (Permansivumi  conver- 
sum, das  mit  vorgesetztem  lu  das  Imperfektum  conversum  noch  besser 
kopiert  als  das  hebrâische,  war  oben  kurz  die  Rede  ;  mit  seiner  Kohor- 
tativbedeutung  schliesst  es  sich  ganz  an  ursemitisches  lijàqtul  an. 
verbindet  aber  mit  der  Aufforderung  auch  schon  die  Idée  der  verwirk- 
lichten  Handlung.  Fiir  die  Annahme  eines  Perfektum  conversum  im 
Aramaischen  spricht  allerdings  nur  eine  Form,  die  der  I.  pers.  sgl.  comm. 
nSiap   (syr.   qétlaeth).    Der  stândige   Vokal   der  ersten,   das   Schwa   der 


'   Doch  durften   sich  auch    nebentonige  Formen   erhallen   haben,    wie  aus 
in  neben  in  hervorgeht. 


-    95    - 

zweiten  Silbe  zeigt  an,  dass  auf  der  ersten  Silbe  mindestens  ein  Nebenton 
(im  Syrischen  der  Hauptton)  ruht.  Dièse  dem  Altsemitischen  fremde 
Tonstelle  entspricht  aber  so  sehr  den  Bedingungen,  unter  denen  wir 
das  hebraische  Perfektum  conversum  habcn  entstehen  sehen,  dass 
man  mit  Wahrscheinlichkeit  auch  hier  eine  konvertierte  Perfektform 
annehmen  wird,  deren  Entwicklungsphasen  qàtaltï  —  qàtalti  —  mit 
Epenthese  qàtalit  —  qft'^lèt  —  endlich  haupttoniges  bibl.  aram.  qit'léth, 
syr.  qétla.'th  wâren.  Nur  im  Verbum  n'i  hat  sich  die  unkonvertierte  Form 
gehalten  :  n^Sa  =  galaiti,  ferner  im  Haph'el  der  zweiradikaligen  Verben 
mit  langem  Vokal  nc'pn,  sowie  stets  auch  vor  dem  Personalsuffix  : 
z.  B.  (syr.)  q^tâlteh  «  ich  habe  ihn  getôtet  »  =  qatâltihi. 


Ueber  die  ursprungliche  Form  des  hebrâischen  Artikels. 

Oh  der  hebraische  Artikel  ti  (rcsp.  vor  Gutturalen  n,  n,  n)  auf 
al-  d.  h.  die  Form  des  arabischen  Artikels  oder  auf  die  besonders  im 
Aramâischen  hâufig  vertretene  Deutewurzcl  hâ  zuruckgehe,  ist  bisher 
eine  ungelôste  Frage.  Gegen  die  erstere  Ansicht  sprach  es,  dass  die 
Assimilation  von  1  an  folgenden  Konsonanten  innerhalb  des  Hebrâischen 
nur  in  sehr  geringem  Masse  angewendet  schien  ;  gegen  die  andere  aber, 
dass  der  Uebergang  von  langem  a  in  kurzes  a  mit  Dagesch  gar  nicht 
weiter  zu  belegen  war.  Nun  hat  sich  aber  aus  dem  vorstehenden 
Kapitel  ergeben,  dass  ursemitisches  1-  im  Hebrâischen  jedem  Kon- 
sonanten assimiiiert  werden  kann,  vgl.  waljaqtul  =  S'upil,  wal'aqtul  = 
S'upNl  u.  s.  w.  ;  zu  diesem  wal  =  "i  resp.  vor  Gutturalen  i  muss  al  =  'H 
resp.  'n  als  das  genau  entsprechende  Gegenstùck  angesehen  werden. 
Ursemitisches  hà  hâtte  im  Hebrâischen  nur  in,  allenfalls  n  ergeben. 
Dazu  bliebe  noch  das  Auftreten  von  Dagesch  im  folgenden  Buchstaben 
ejn  grammatisches  Râtsel  ;  denn  mit  verschiedenen  neueren  Grammatikern 
annehmen,  Dagesch  sei  spâter  zum  Zwecke  festerer  Silbenverbindung 
eingesetzt,  hiesse  eine  âusserliche  Mâche  in  die  organische  Entwicklung 
der  Sprache  hineintragen. 


96 


Hebrâische  Entwicklung  der  altsemitischen  Vokale 
in  geschlossener  Silbe. 

Da  das  Altsemitische  ausser  in  der  metrischen  Pausa  nur  kurzvoka- 
lische  geschlossene  Silben  kennt,  so  kommen  hier  langvokalische  Silben 
nicht  in  Betracht. 

Hauptregel :  Die  Quantitât  der  altsemitischen  Vokale  in  geschlossener 
Silbe  bleibt  im  Hebrâischen  gewahrt  ;  hingegen  weicht  ihre  Qualitât 
vielfach  von  der  alten  ab. 

A.    KURZE    VOK.ALE    IN    GESCHLOSSENER    SILBE    VOR    DEM    TONE. 

In  eintonigen   Wôrtern  erscheint 
a)  vor  dem  Haupttone 

a  als  a  (-^)  :  mâlkatu  —  malkâtu  —    naSa 

târblj(a)tu  —  tarbijtu  —  n'ain 

vor  "!  auch  als  ae  (-^)  i  :  mârhabu  —  marhâbu  —    ania 

i  als  i  (-r-)  :  tis'atu  —  tis'àtu  —  nyrn 

mizmàru  —  mizmàru  —  "linTO 

vor  oder  hinter  einer  Gutturalis  2  meist  ae  {-^)  : 

'  mihzajaju    —  mihzajâju  —    .Tînc 

'ibratu            —  'ibrâtu  —   max 

u  teils  als  u  (—)  :  '  tùm'atu        —  tum'âtu  —  nNac 

'  sulkhanu     —  sulkhanu  —    ]nSc* 

hâufiger  zumal  vor  oder  hinter  Gutturalen  als  â  (-^)  : 
hùkmatu    —  hukmâtu  —  rrasn 
'  rûhbatu   —  ruhbâtu    —  nam 


'  Uebergang  zu  i  weist  auf  urspriinglich  nebentonige  Forinen  hin.  vgl.  den 
folgenden  Abschnitt. 

'  Ausnahmen  sind  mnx,  VSS  u.  a. 


—    97    - 
vereinzelt  aïs  i  (  .-)  resp.  œ  (^^)  : 

bunjânu        —  bunjànu     —     vja 
khusranu      —  khusranu   —   piçn 
b)  vor  dem  Nebentone 

a  aïs  i  {-^)  :  màrbidu  —  marbîdu  —  ya-jç 
•  gàlgalu  —  galgàlu  —  SaSa  i 
'  kàbschatu  —  kabschàtu  —  nwas 
vor  Gutturalen  und  seltener  vor  andern  Lauten  aïs  a  {-^)  : 
mà'kalu  —  ma'kàlu  —  Ssxa 
màlkatu  ~  malkàtu  —  nsSn 
i  aïs  i  (—-)  :  tis'atu  —  tis'àtu         —  nyurn 

unter  Gutturalen  meist  aïs  se  (^  : 

'isba'u  • —  'isbà'u         —    vaïK 

u  teils  als  u  (-^)  :  '  tùm'atu       —  tum'àtu      —  nNDTD 

hâufiger  zumal  unter  Gutturalen  aïs  â  (^  )  : 

hùkmatu     —  hukmàtu  —  najn 

'  qùdqudu  —  qudqùdu   —    "^p^p 
endlich  auch  wie  vor  dem  Haupttone  aïs  i  und  ae. 

In  doppelttonigen  Wôrtern  erscheint  vor  dem  Haupttone 

a  aïs  a  {-^)  :  '  qâtaltù  —  qàtaltî  —  ^nSisp 
i  als  a  (^-)  -  :  '  kâbidtù  —  kàbidtf  —  'mas 
u  aïs  â  {-r-)  :  '  wâkulta  —  wàkulta  —     nSs' 

B.    KURZE    VOKALE    IN    GESCHLOSSENER   SILBE    HINTER    DEM   TONE. 

Es  erscheint  vor  (Haupt-  wie)  Nebenton 

a  aïs  as  (^j-)  :  waljàiqaz   —  waljàiqaz  — 

'  Haupttoniges  SaSs  und  nebentoniges  hlhi  gehoren  zu  einander. 
*  Vgl.  auch  die  Eigennamen  inn^iQ  =  màu'idjâhu,   inna'"  -=  'àbidjâhu, 
n'VUJin  =  hàuschi'jâhu. 

7 


-     98    - 

vor  Gutturalen  als  a  (-^)  :  jàsma'        —  jàsma'       —  'Jpvi 
i  als  ae  (-rr-)  :  (mâlki)       —  mâlik         —     tjSd 
waltàlid      —  waltàlid     —    iSm 
vor  Gutturalen  als  a  {-^)  : 

(nâ'lu)  —  nâ'il  —      hv2 

'  juschâmmikh  —  juschâmmikh    —   nniT' 
hinter  j  als  i  {-^)  :  (bàiti)  —  bâjit  —      iria 

u  als  â  (-r-)  :  waljàqum  —  waljàqum  —     npii 

bei  Konkurrenz  mit  Gutturalen  und  ^  als  a  (^-)  : 
waljànukh  —  waljànukh  —  nJil 
waljàsur      —  waljàsur      —  lyi'i 

C.    RlIRZE    VOKALE    IN    GESCHLOSSENER   TONSILBE. 

Unter  dem  Haupttone  erscheint 

a  als  a  {-=-)  :  '  qatdltâ  —  qatâltà  —  nSap 

ialsa  (  ^):  '  kabi'dtâ  —  kabi'dtâ  —  ma: 

bi'nti  —  binti  —  n:2  =  n3 1 

u  als  o  (    -):  ■  wagûrtâ  —  wagûrtâ  —  mi' 

Unter  dem  Nebentone  erscheint  : 

a  als  a  {-^)  :  màmlakàtu  —  màmlakatu  —  niaScG 

vor  1,  S,  N,  n  und  teilweise  auch  n  als  œ  {^^)  : 

'  màrkabatu   —  màrkabâitu   —   niaaic 

■  màlqahîna  —  màlqahîna    —  D'npSa 

■  in'àmanàtu  —  nà'manatu    —    niJONJ 
desgleichen  D'Nsna,  nicnn;,  doch  nnSya,  niiny:  u.  s.  w. 
i  als  i  (-^)  :  '  midbariki     —  midban'ki     —    T^tain 

unter  Guttur.  als  ae  (^  :  '  'iljanatu       —  'iljànâtu        —     n:vS3; 
u  als  u  t~^)  oder  â  (-r-j  :  sùlkhanâtu    —  sûlkhanatu  —  niJn^C 

"  dùrbàniitu    —  dùrbânatu    —   nijai" 

•  ■  ii'dii  =  (mS)  mS,  ■  qâtiiu  =:.  (nSnp)  nS^'p  u.  s.  w. 


99    - 


Ueber  den  Wechsel  von  a  und  i  vor  dem  Haupttone. 

Das  Hebrâische  zeigt  gegenùber  dem  Altsemitischen  in  geschlossener 
Silbe  vor  dem  Haupttone  verschiedene  auffâllige  Vokalunregelmâssig- 
keiten,  so  ôfters  a  an  Stelle  von  i  :  nnEQ  neben  miftahu,  i  an  Stclle 
von  a  :  v^'C  neben  mâzra'a(tu),  teils  i,  teils  a  statt  stândigem  alt- 
semitischem  a:  Sbp''  neben  jaqtulu,  pbi  neben  '  jânbuqu  u.  s.  w.  Woher 
stammt  dièse  weitreichende  Differenzierung? 

Der  auffâlligste  Wechsel  in  den  Vokalen  findet  bei  den  m-Prafixen 
der  Nomina  statt.  Das  Altarabische  wendet  das  Prâfix  ma-  zur  Bildung 
der  nomina  loci,  das  Pràfix  mi-  zur  Bildung  der  nomina  instrument!  an. 
Die  hebrâischejT  Grammatiker  glaubten  bisher  in  dieser  Unterscheidung 
etwas  spczifisch  Arabisches  erblicken  zu  sollen  ;  denn  nicht  wenige  der 
hebraischen  nomina  loci  haben  die  Vorsatzsilbe  mi-  (z.  B.  niM2,  inca), 
und  die  Mehrzahl  der  hebraischen  nomina  instrumenti  beginnt  mit  ma- 
(z.  B.  n^pNQ,  niTin,  "c^nsa,  ninra,  vnn,  niiaùrn);  von  einigen  Wurzeln 
endlich  fâllt  das  nomen  loci  mit  dem  nomen  instrumenti  zusammen 
(z.  B.  i3ia  Ort  des  T-reibens  und  Organ  zum  Sprechen,  nnsn  Ort  des 
OefFnens  und  Mittel  zum  Oeffnen  i). 

Trotz  dièses  Durcheinanders  von  Formen  lâsst  sich  aber  dennoch 
darthun,  dass  das  Hebrâische  auf  altérer  Stufe  die  altsemitische  Scheidung  ^ 
zwischen  nomina  loci  und  instrumenti  geteilt   haben    muss,   die  Ver- 
mischung  aber  erst   in   Folge  der  hebraischen   Vokalgesetze  oder  aus- 
gleichender  Analogie  geschah. 

Die  nomina  loci  mit  dem  alten  Prâfix  ma-  behielten  im  Hebraischen 
ihr  à  zunâchst  ûberall  vor  dem  Haupttone  ;  vor  dem  Nebentone 
rausste  a  zu  i  werden,  ausgenommen  dort,  wo  ein  Gutturalbuchstabe 
folgte,  wie  bei  iiyo.  atya,  SsNn,  .unn,  Tirna,  rhrx'D  ;  weiter  bei  Assimi- 
lation  von  silbenschliessendem  :  resp.  ■>  mit  folgendem  Konsonanten,  wie 
in  3ïa,  "T2'2,  VD2  :  sodann  wo  der  a-Laut  mit  einem  konsonantischen 
Begleiterkontrahiert  wurde,  wie  bei  Nïia,  "pia,  ^'pio»  «riia,  ^ipip  {'O'^'O)  ; 
endlich  \vo  ma  in  ofFene  Silbe  zu  stehen  kam,  wie  bei  oipa,  "^iriD,  yh'û, 

'  Die  Lexika  erschliessen  zwar  aus  nnSQ  einen  stat.  abs.  mit  i  ;  doch  wird 
aus  dem  Folgenden  klar  werden,  weshalb  ich  nnEC  vorziehe. 


—       100      — 

nijp.  Dadurch  gelangten  aile  nomina  loci  auf  den  Standpunkt,  den  die 
spâter  noch  lebendig  gebliebenen  Bildungen  yaïc  —  va^^s,  riTta  —  mia, 
"!3U?p  — -izurc,  ]yu:2  —  IVCG  1  einnehmen. 

Mit  dem  Eindringen  des  i  vor  den  Nebenton  musste  aber  eine 
formelle  Vermengung  der  nomina  loci  mit  den  nomina  instrumenti,  die 
vor  Haupt-  und  Nebenton  ihr  ursprùngliches  i  hielten,  um  sich  greifen, 
und  es  ward  ein  Zustand  geschaffen,  wo  das  schwâchcr  gewordene 
Sprachgefùhl  in  den  haupttonigen  Formen  der  nomina  loci  a  durch 
das  i  des  Nebentones  resp.  des  Instrumentalprâfixes  immer  hâufiger 
ersetzte,  bis  zuletzt  bei  Formen  mit  a  in  der  Endsilbe  ein  i  in  der  Vorsilbe 
als  normal  empfunden  wurde,  im  Gegensatze  zu  Wôrtern  mit  e  in  der 
Schlusssilbe. 

Dièse  Vorgànge  erklâren  jedoch  noch  nicht,  warum  in  die  nomina 
instrumenti  a  statt  i  eindrang.  Dieser  Wechsel  wird  ausgegangen  sein 
von  solchen  Bildungen,  die  neben  sich  gleichradikalige  nomina  loci 
hatten,  z.  B.  laia  ('  mfdbaru)  «  Mund  »,  ninc  (mi'hzajaju)  «  Fenster  », 
neben  '  taia  (mâdbaru)  «  Trift  »,  und  nTna  (mâhzaju)  «  Vision  » 
eigentlich  «  Ort  des  Sehens  -  ».  Analog  zu  diesen  fuhlte  man  in  jenen 
vor  einem  Nebentone  das  i  als  Verdûnnung  von  a  und  setzte  letzteres 
dann  regelmâssig  in  die  haupttonige  Form  ein,  wenn  dièse  è  in  der 
Endung  hatte  •',  z.  B.  yïic  fur  mirsê',  nnnc  fiir  miftê'h,  'jycc  fur 
misch'én,  s'iTS  fiir  mizlè'g  u.  s.  vv. 

Die  Differenzierung  der  Wôrter  mit  dem  alten  Prafix  ja-  in  solche 
mit  ji-  und  ja-  beruht  ursprùnglich  auch  auf  nichts  anderem  als  ihrem 
bald  nebentonigen  bald  haupttonigen  Gebrauch.  So  erhàlt  das  hebrâische 
Imperfektum  Qal  das  Prafix  ji-  (ti-,  ni-),  weil  ihm  der  alte  nebentonige 
Jussiy  zu  Grunde  liegt,  (ursemitisch  jàqtul  —  hebrâisch  jiqtôl),  mag  auch 
spâter  nach  Untergang  der  Indikativform  deren  Hauptton  auf  jiqtôl 
ùbertragen  sein  ^.  Wo  aber  die  mit  ja-  oder  ta-  gebildete  Form  nie  oder 

'  Vermutlich  auch  '  npï:^  —  riPSC  ]2nO  —  '  pria,  u.  a. 

'  Zur  nahen  Verwandtschaft  des  nomen  loci  mit  dem  nomen  actionis 
vgl.  deutsches  :  Gang,  Sicht  u.  a. 

'  Einerlei,  ob  von  jeher  oder  erst  auf  hebr.  Entvvickiungsstufe. 

*  Der  Ansicht  de  Lagardes  und  Barths,  dass  das  Ursemitische  den  Vokal  des 
Imperfektprâfixes  je  nach  dem  der  Stammsiibe  habe  wechseln  iassen,  vermag 
ich  nicht  beizustimmen.  Wenn  im  Aitarabischen  die  A-  und  I-  Imperfekte  im 


—      101       — 

seltener  nebentonig  verwendet  wurde,  wie  in  Eigennamen  n:s%  pa', 
laip  oder  Wôrtern  wie  ï]rc:"i  (Eule?),  mp'i'  (Ranzen)  i,  da  findet 
auch  kein  Uebergang  von  a  zu  i  statt.  Man  wende  nicht  ein,  dass  doch 
Eigennamen  wie  n"n%  nnE''  i  und  nicht  a  aufweisen  :  denn  dièse  Namen 
sind  nur  Veriiûrzungen  aus  den  volleren  n'm'î% 'iN'nnS',  aiso  ursprunglich 
nebentonig.  Nach  ihrem  Muster  dûrfen  wir  unbedenklich  aile  solche,  die 
aus  einer  Imperfektform  mit  i  bestehen,  fur  verkùrzte  Wortkompositionen 
erkltiren,  so  dass  nnz'  ein  ursprûngliches  irinn^"»  oder  ■^Ninz'»,  "in;'  ein 
■n'>''iNa%  nsci  ein  M»nzw"''  reprâsentiert. 

Weiter  vvird  auch  im  Perfekt  und  Partizip  vom  Niph'al  und  Hiph'îl 
der  regelmiissigen  Verben  in  Folge  nebentoniger  Aussprache  altères  a,  das 
noch  die  Verben  i'ï;,  i'-:  sowie  die  meisten  zweiradikaligen  aufweisen, 
in  i  ùbergegangen  und  sodann  unter  jedem  Tone  festgehalten  sein.  Als 
ursemitisch  lâs'st  sich  das  so  verdrângte  a  allerdings  nur  im  Hiph'îl  nach- 
weisen  (vgl.  altarab.  'âqtala,  âth.  'aqtdla)  :  im  Niph'al  wird  es  erst  auf 
einer  spateren  Stufe  entstanden  sein,  indem  bei  den  dreiradikaligen 
Verben  nach  Schwund  von  ursemitischem  nichthaupttonigen  '+i  der 
Vokal  der  folgenden  Silbe  zwischen  den  Prâfixkonsonanten  und  ersten 
Radikal  zurùckgeworfen  ward  (also  altsem.  'inqàtala  —  althebr.  ('i)nqatdla 
—  naqtâla  —  nebenton.  niqtàl),  und  analog  diesem  a  bei  den  zvveivoka- 
ligen  Verben  nach  Schwund  von  '  +  i  ebenfalls  a  als  Prafixvokal  eintrat 
(also  altsem.  "inqàma  —  hebr.  ('i)nqama  —  naqama  —  nebentoniges 
n'q'àm  —  zurûck  zur  Haupttonigkeit  nâqô'm).  In  Anlehnung  an  Niph'al 
und  Hiph'îl  wird  dann  auch  das  Perfekt  Pi^el'  das  a  seiner  ersten  Silbe 
in  i  umgewandelt  haben. 

Entstehung  der  Segolatformen. 

a)  Singular.  Die  altsemitischen  dreiradikaligen  Bildungen  mit  einem 
Stammvokal  zwischen  dem  ersten  und  zweiten  Konsonanten,  wie 
malku(-i-a),    sifru(-i-a),   qudsuf-i-a),   mussten  auf  hebrâischer  Lautstufe 

Prâfix  i  statt  a  annehmen  kônncn,  so  scheint  mir  dièse  Erscheinung  wie  im 
Hebrâischen  den  nebentonigen  Formen  (Jussiven)  zu  entstammen. 

'  Dagegen  dûrfte  in  Folge  haufigeren  nebentonigen  Gebrauches  'jâsharu  «Oel» 
sich  zu  inï^  entwickelt  haben. 


—       102      — 

zunâchst  in  ihren  Flexionsendungen  dadurch  erleichtert  werden,  dass 
-u  mit  -i  zusammenfiel,  also  nur  i2^c,  n3^)2  ;  '"i2c,  mgc,  'ï?Yp,  nurip 
ùbrig  blieb.  Mit  dem  Schwund  aller  Kasusendungen  in  den  meisten 
ùbrigen  Nominalklassen  ging  das  Gefûhl  fur  die  richtige  Unterscheidung 
der  wenigen  erhaltenen  Reste  endlich  ganz  verloren  ;  die  unbetonte 
Endung  a  ward  fast  nur  noch  als  richtungsbezeichnendes  Suffix  angc- 
sehen,  i  erschien  vôllig  inhaltsleer  und  ging  damit  weiterer  Verkùrzung 
entgegen.  Dièse  bestand  manchmal  in  Fâllen,  wo  ein  T-iaut,  seltener 
X-laut  letzter  Konsonant  vvar,  darin,  dass  Schwa  mobile  an  seine  Stelle  trat, 
z.  B.  nîrdi  —  "n;,  qûsti  —  T2'ù:p  (vgl.  dazu  in  der  Verbalflexion  qatâlti  — 
nScp,  waljirdi  — ■  Tiii,  waljisti  —  Dt'ii,  waljasqi  —  pû'i",  vvaljibki  —  "211). 
In  allen  anderen  Fâllen  aber  ward  durch  Epenthese  die  Endung  i 
zwischen  den  letzten  und  vorletzten  Radikal  versetzt  und  dann  mit  den 
beiden  Vokalen  nach  den  Regeln  fur  kurze  Vokale  in  betonter  offener 
Silbe  und  unbetonter  geschlossener  verfahren.  i  Also  : 

mâlku  —  mâlki  —  mâlik  —  "'^n 

sifru  —  sifri  —  sîfir  —  idd 

qûdsu  —  qiidsi  —  qùdis  —  tt^-p 

râhmu  —  rahmi  —  rahim  —  am 

nâ'lu  —  nâ'li  —  nd'il  —  SvJ 

bâitu  —  bâiti  —  bâjit  —  t\iz 

mâutu  —  mâuti  —  mâwit  —  mc 

Neben  diesen  Segolatformen  kommen  nun  in  geringer  Anzahl  noch 
Bildungen  mit  einem  Vokal  (a,  o,  seltener  e),  und  zwar  zwischen  dem 
zweiten  und  drittcn  Radikal  vor,  z.  B.  oaN',  rai;  ixa,  UTNa;  snt,  "ixa;  vor 
Suffixen  und  im  stat.  const.  plur.  tretcn  gewôhnlich  die  Vokalverhâltnisse 
der  Segolatformen  ein,  (also  'ca.N,  "l'cai,  nhN2,  VCK2),  selten  jedoch  bei 
Bildungen  mit  e,  (also  '2Nî,  n'lN3  (n'lN2),  rcri;).  Die  Einsetzung  des 
Vokals  zwischen  die  beiden  letzten  Radikale  kann  man  sich  auf  dem 
Wege  natùrlicher  Entwicklung  kaum  geschchen  denken,  da  kein 
hebrâisches  Lautgesetz  mâlku  oder  ip^  zu  m<^lakh  umgewandelt  hiittc  : 
hier  kann  nur  Analogie  zu  der  ungemein  hâufig  vorkommenden  F"orm 

■  Vgl.  s.  43  ff. 


—     io3    — 

des  Infinitivus  constructus  (Sisp,  I3tt?)  im  Spiele  sein,  deren  Vokalisation 
nicht  auf  einen  altsemitischen  Nominaltypus,  sondern  auf  das  hebrâische 
Imperfektum  zurûckgeht  '  ;  und  zwar  wird  die  neue  Form  zunaciist 
im  status  constructus  gebrauchit  worden  sein,  wo  der  Nebenton  stets  das 
Bestreben  nacii  Vokalverkûrzung  ervveckt.  Ein  Beweis  dafùr  liegt  in  dem 
scheinbaren  Uebergange  von  Stâmmen  mit  altem  i  in  solche  mit  a,  wie 
rat  (altsem.  dibsu),  wo  ein  zunachst  zu  erwartendes  t'^T  durch  den 
Nebenton  sofort  zu  'à2~  umgeiautet  werden  musste.  Es  zeigen  aber 
kurzes  Sere  vielleicht  nur  Stâmme  mit  mittlerem  n,  wie  nxa,  DXi,  inï;  ; 
aile  anderen  bislang  dazu  gezâhlten  Bildungen  wie  nsn,  San  ^,  p2N  ^ 
haben  als  Diminutivformen  mit  iangem  ô  (statt  altem  ai)  zu  gelten. 
Spâter  drang  dann  nicht  selten  die  Form  des  status  constructus  in  den 
status  absolutus  ein,  ein  Vorgang,  worûber  schon  frûher  gesprochen  ist  '. 

Aehnlich  hat  man  sich  die  Entstehung  von  «  Segolatformen  »  wie 
'la,  ^32,  'ïn,  'S'  zu  dcnken.  Gleich  den  entsprechenden  Bildungen  von 
Wurzeln  tertiae  w,  wie  inu?  (=  sâhiw  —  sâhwi),  "nri  (=  tôhiw  — 
tôhwi)  werden  sie  im  status  absolutus  einmal  mit  betonter  Pânultima 
gesprochen  worden  sein  :  'la,  'jS,  'Sn  'S'  :  dann  aber  ward  zunachst 
ihre  Verbindungsform  nach  dem  Muster  des  Infinitivus  constructus  im 
Tone  verschoben  und  in  den  Vokalen  verkùrzt  ^,  endlich  in  der  Regel 
dièse  neue  F"orm  auch  haupttonig  im  status  absolutus  angewendet. 
Die  alte  Form  hielt  sich  einigemal  ausserhalb  der  Verbindung,  jedoch 
mit  Vertauschung  der  Endung  '  ~  in  n  -^,  d.  h.  von  iji  in  aja,  z.  B. 
in  n33,  nan,  nïp,  welcher  scheinbar  auffallige  Uebergang  spâter  (siehe 
Seite  1 10)  seine  Flrklarung  finden  wird. 

Anmerkung  :  Andere  Fâlle,  wo  im  Hebrâischen  Epenthese  eines 
alten  auslautenden  kurzen  Vokals  eingetreten  ist,  sind  :  Die  III.  pers.  fem. 
Perfekti  mit  dem  Suffi.x  -ki,  z.  B.  qatalâtki  —  qatalâtik  —  TjnSipp  ;  die 


'  Vgi.  s.  67  r. 

*  So  heisst  also  Qoh.  /,  2  U'hl7\  San  «  o  winzlger  Hauch  vom  Hauche  ». 
"  Die  Nebenform  p'SN'  beweist  schon  die  I.ânge  des  Sere. 

*  Vgl.  S.  38  f.  Durch  Beeinflussung  von  Selten  dieser  Bildungen  schcincn  auch 
die  Stalus-constructus-Formen  lax  und  iGT  statt  fax  ('âbî)  und  'OT  (hâmî) 
entstanden  zu  sein. 

'  Vgl.  den  spâteren  Abschnitt  ûber  K.ontraktion  von  ursem.  j  mit  vorher- 
gehendem  i  und  nachfolgendem  unbeionten  kurzen  V'okal. 


—     104    — 

nicht  verlângerten  Formen  des  Imperfektum  conversum  von  den  Verben 
n'"^,  z.  B.  waljàgli  —  waljàgil  —  Sji:  ;  Silben  mit  Nebenton,  der  altem 
Haupttone  entspricht,  falls  ein  Gutturalbuchstabe  vorhergeht  :  tâ'mudî  — 
tà'mudî  —  tà'umdî  noVP,  jâhdiqù  —  jàhdiqu  —  jàhidqiï  —  ipfns  fii'laka 
—  fù'laka  —  fù'alkà  —  r^^VB  ^ 

2.  Plural.  Dem  status  absolutus  plur.  der  Segolatnomen  soll  nach  de 
Lagardes  vielfach  wiederholter  Idée  nicht  mehr  der  einvokalige,  sondern 
ein  doppelvokaliger  Stamm  zu  Grunde  liegen,  also  o'sSc,  nnsc,  Q'^ys 
von  malak,  sifar,  pu'al  abzuleiten  sein.  Indessen  hat  schon  Olshausen 
das  Richtigere  gefùiilt,  wenn  auch  nicht  bewiesen,  indem  er  sagt  -: 
«  Bei  den  Pluralformen  erleidet  die  Grundform  gewôhnlich  eine  eigen- 
tùmliche  Verânderung,  indem  zwischen  den  beiden  letzten  Konsonanten 
der  Wurzel  ein  kurzer  Vokal,  und  zwar  jedesmal  a  eingeschoben  wird.  » 
Im  Anschluss  daran  und  mit  Hinweis  auf  âhnliche  Vorgânge  in  âthiop. 
kalb  —  kalabàt  und  altarab.  'ardu  —  'araduna  betrachtet  Phiiippi  die 
Einsetzung  des  Hûlfsvokals  als  Mittel  zur  Differenzierung  des  Substantivs 
vom  Adjektiv.  Eine  solche  willkûrliche  Differenzierung  ist  jedoch  hier 
ebensowenig  wie  bei  irgend  einem  anderen  Punkte  der  Grammatik 
zulâssig  :  vielmehr  wird  der  betrefFende  Vorgang  darauf  beruhen,  dass 
dort,  wo  im  Ursemitischen  eine  unbetonle  geschlossene  Silbe  mit  einer 
folgenden  haupttonigen  langvokaligen  ^usammenstiess ,  Neigung  ^ur 
Einschiebung  eines  kur^en  Hûlfsvokals  vorhanden  ist.  Dieser  neue 
Vokal  ist  im  Klange  entvveder  vom  vorhergehenden  beeinflusst  oder 
kann  stets  als  a  gesprochen  werden,  vergleiche  altarab.  'aradatun  statt 
'ardatun,  sidiràtun  oder  sidaratun  statt  sidràtun ,  zulumatun  oder 
zulamatun  statt  zulmatun  ^.  Auch  das  einzige  Beispiel  des  altarabischen 
Pluralis  sanus  masc.  eines  einvokaligen  Substantivs  mit  schliessender 
Doppelkonsonanz  zeigt  dasselbe  eingeschobene  a  :  'aradiina  von  'ârdun. 
Untcr  den  gleichen  Bedingungen  wie  im  Arabischen  tritt  nun  auch  im 


'  Die  nach  Stade  (Gramm.  S.  70)  angeblich  durch  Epenthese  entstandenen 
Formen  D^pn  und  "lïl.X  haben  nichts  damit  zu  ihun. 

'  Lehrbuch  der  hebrâischen  Sprache,  %  184  a. 

'  Vgl.  Caspari-Mûller,  Arabische  Grammatik,  §  299,  Anm.  b.  —  Auch  die 
«  gebrochene  »  Pluralform  fu'alâ'u  dûrfte  in  ihrem  mittleren  a  den  ursemitischen 
Hulfsvokal  besitzen. 


—     io5    — 

Hebrâischen  ^  der  Hulfsvokal  ein,  jedoch  stets  als  kurzes  a  2,  also 
malakhîm,  sifarî'm,  pu'alîm  statt  malkhîm.  sifrîm,  pu'lîm.  Da  nun 
der  erste  Vokal  dieser  Formen  ein  unbetonter  ist,  so  muss  er  in  der 
zweiten  Silbe  vor  dem  Haupttone  zu  Schwa  (resp.  Hateph)  wcrden  ■', 
und  es  entstehen  die  Formen  a'^zhrz,  D'i2C,  D'Sys. 

Da  der  Hulfsvokal  nur  vor  iirsemitischen  Haupttone  auftritt,  so 
fehlt  er  bei  Formen  wie  ";S>2,  TiS"^":,  nz^C  (Rônigin)  u.  s.  w.  die  aile 
erst  auf  hebrâischer  Tonstufe  betonte  Endungen  erhalten  haben,  wahrend 
das  Altarabische  sie  auf  der  ersten  Silbe  betont,  und  solches  jedenfalls 
auch  im  Ursemitischen  der  Fall  war. 

Nach  den  Vokalverhâltnissen  des  hebrâischen  status  absolutus  pluralis 
richten  sich  die  der  Verbindungsformen  vom  Plural,  so  dass  malakhîm, 
sifarîm,  pu'alîm  nach  Ersetzung  der  Endung  n  —  durch  1  -  und  des 
Haupttones  durch  den  Nebenton  als  ^dSc,  'lEC,  ['Sys]  erscheint.  Da  nun 
altes  a  in  der  zweiten  Silbe  vor  dem  Nebentone  meist  zu  i  verdûnnt  wird, 
(vgl.  naa,  niisa,  in2-,  'lap  u.  a.),  und  dadurch  die  Bildung  fa'lu  mit  fi'lu 
in  einer  der  gebrâuchlichsten  Formen  zusammenfiel,  so  kann  von  hier 
aus  das  unursprûngliche  i  zunàchst  in  Suffixformen  mit  betonter  Ultima 
(wie  "laa  statt  iiaa,  nnai  statt  nna-  und  viele  andere)  eingedrungen  sein, 
und  endiich  bei  einigen  a-Stâmmen  vielleicht  sogar  der  status  absolutus 
singularis  eine  Nebenform  mit  -  erhalten  haben,  vgl.  2">n  ncben  y^n, 
■n;  neben  n:  ^. 

Anmerkiing  :  Der  ursemitische  Hulfsvokal  diirfte  woh!  auch  anzu- 
nehmen  sein  in  rjaS  fur  libanrfn  —  libnàn,  p'ics  fur  das  ebenfalls 
vertretene  iV'^d;,  ^iaVT  fur  ra'abon  —  ra'bàn.  Die  grosse  Masse  der 
von  einvokaligen  Stâmmen  mit  dem  Suffix  -an,  (hebr.  -on)  gebildeten 
Verall^emeinerungsformen  zeigt  ebenfalls  das  -a,  hait  aber  den  Stamm- 
vokal  nach  Schârfung  des  zweiten  Radikals  fest,  z.  B. 


'  '  Das  Aramâische  zeigt  Schwa  mobile,  das  auf  alten  Vollvokal  zurûckzufûhren 
ist,  z.  B.  in  y^hlD,  ']iap''ï;  {avxâfiivoÇy  vgl.  H.  Levy,  Die  semit.  Fremdwôrter  im 
Griechischen,  S.  23). 

■''  nii.ia  geht  nicht  auf  ini,  sondern  auf  'ibhân  (altarab.  'ibhàmu,  assyr. 
'ubânu)  zuruck,  weiter  ninà:  auf  '  nijJ,  D'S''DS  auf  '  S'DS. 

»  Vgl.  S.  35. 

*  Vgl.  Olshausen,  Lehrbuch,  §  134  g. 


—     io6    — 

linary  =  lïv  —  'asb  +  ô'n 

^imsi  =  nca  —  bath  +  on 

]il2t  =  137  —  zakr  +  on 

]Vin  =  r\:,n  —  hagj  +  on  i 

wobei  wegen  des  Gegentons  in  der  ersten  Silbe  a  zu  i  wurde.  Wenn  dièse 
Wôrter  nebentonig  auftreten,  so  fiillt  der  Hùlfsvokal  stets  aus  und  auch 
Dagesch  wird  fast  nie  geschrieben. 

Wie  sich  ein  grosser  Teil  der  Bildungen  mit  -on  der  Einsetzung 
des  Hûlfsvokals  verschliesst,  so  auch  eine  kleine  Anzahl  von  dreiradi- 
kaligen  Segolatpluralen,  nâmlich  nncy^,  divs*»:*,  □"'yen,  D''apu*,  D-îcni, 
onn:,  endlich  die  meisten  Plurale  von  zweiradikaligen  Nomina  mit 
altsem.  ai  oder  au,  wie  D^SiN,  D'ïip  u.  a. 

Hebrâische  Entwicklung  der  altsemitischen  Diphthonge 

ai  und  au. 

Regel  :  Jedes  altsemitische  ai  und  au  wird  monophtongiert,  falls 
es  nicht  vorher  durch  Epenthese  eines  nachfolgenden  Vokais  seinen 
ursprûnglichen  Charakter  verloren  hat. 

Ausfûhrung  :  Vor  dem  Haupttone  wird 

ai  zu  ê  (i  ~r^)  :  '  lailàtu       —  lailati         —     ni'"^''S 

bâitiki        —  baiti'ki        —     nn'a 

au  zu  ô  (i)  :  "  sautîna     —  sautî'na      —  Qiric 

jâumuhu    —  jaumûhu  —      iai' 

Vor  dem  Nebentone  wird 

ai  zu  e  ('  -r^)  :  '  lailàtu        —  lailati         —   niS'S 
au  zu  o  (i)  :  '  màutaju    —  mautàji     —    Tiin 

'  Die  entsprechenden  syrischen  Bildungen  entbehren  sowohi  des  Einschub- 
vokals  als  auch  der  Verdopplung  des  zweiten  Radikals. 

'  Das  Fehien  des  Hiilfsvokals  liesse  sich  hier  daraus  crklâren,  dass  D'ICT 
ehemals  eine  Dualform  (vgl.  Reckendorf  in  ZDMG.  Bd.  48,  S.  38o.)  "  D''"liry  ^ 
'âsraji-ma  gewesen  sel,  bei  der  die  Bedingungen  fur  seine  Setzung  fehlten.  Von 
hebraischem  D^iil'y  kônnten  dann  aiy^X"  und  D'ILOT  ebenso  wie  von  altara- 
bischem  'ischrûna  die  Plurale  sab'ûna  und  tis"^ûna  beeinflusst  worden  sein. 


—     loy    — 

In  der  Tonsilbe  wird 

ai  zu  ê  (1  —)  :  '  'aglâitî       —  'aglâiti       —  n^San 
au  zu  ô  (ij  :  ■  sabbdutù  —  sabbâuti    —  iniaD 
Zwischen  Haupt-  und  Nebenton  wird  vermutlich 

ai  zu  e  {'    r^)  :  '  'aglâitum      —  'àglaitdm      —  an''''ijn 
au  zu  o  (i)  :  *  sabbàutum  —  sàbbautdm    —    oniac 

Der  Fall,  dass  die  Diphthonge  ai  und  au  hinter  der  Haupttonsilbe 
stânden,  icommt  weder  im  Altsemitischen  noch  im  Hebrâischien  vor. 

Der  Beweis  dafûr,  warum  in  obigen  Regeln  >  -^  und  i  bald  lang,  bald 
kurz  angesetzt  sind,  deckt  sicli  mit  dem  frùher  gegebenen  ùber  Beibe- 
haltung  und  Kùrzung  ursemitischer  Langen  im  Hebraischen  '. 

Anmerkung  i.  Wenn  neben  altsemitisciiem  bâitu  und  mâutu  hebrii- 
isches  n^2  und  ma  steht,  so  darf  daraus  nicht  der  Schluss  gezogen 
werden,  dass  sich  hier  die  alten  Diphthonge  erhaiten  hâtten  ;  vielmehr 
wird  die  Epenthese  des  Endungsvokals  schon  zu  einer  Zeit  stattgefunden 
haben,  \\o  stammhaftes  ai  und  au  noch  diphthongisch  waren.  Auch  in 
nn''2  und  -nie  liegen  nicht  etwa  die  alten  Diphthonge  rein  vor.  wie 
schon  aus  der  aspirierten  Aussprache  des  n  einleuchtet,  sondern  in  der 
Verbindung  mit  epenthetischem  Schwa,  d.  h.  dièse  Formen  sind  sekun- 
dâre  Ableitungen  von  rT"!  und  riTZ. 

Anmerkung  2.  Wo  immer  ein  1  -^  oder  1  -^  (i  -^)  in  haupt-,  neben- 
oder  schwachtoniger  Silbe  auftritt,  da  liegt  diesen  Lauten  niemais  altes  ai 
oder  au,  sondern  meist  ajj  und  aww  zu  Grunde.  So  in  tî  und  n,  iï,  ip 
und  in  ;  weiter  in  nvir,  nvit',  nnTC,  Formen,  die  vom  Pi'el  viC  gebildet 
sind  und  mit  geminiertem  ■;  gesprochen  werden  mûssen.  Auch  vom  Pi"el 
Siï  wurden  Formen  wie  hvj,  iSiv  abgeleitet,  von  letzterer  aus  aber  durch 
faischen  Rûckschluss  auf  eine  Grundform  mit  einfachem  Waw  hvj  nach- 
gebiidet;  desgleichen  von  nSlv  resp.  nn^iy  ein  n'iiy  und  nrhrj  -.  Endlich 
kônnen  auch  'm'^tt',  nmin,  n'it'ii  nicht  als  Ausnahme  von  der  Grund- 
regel  ausgegeben  werden,  da  hier  der  Diphthong  -au  nicht  aus  âlterem 
-au,  sondern  -iu  entstanden  ist  ^. 

'  Vgl.  S.  53  ff. 

-  Sicher  liegt  letztere  Form  in  dem  defektiv  geschriebenen  nnSï  (rp  92,  16)  vor. 
»  In  n'nin  (Preise  Gott)  steckt  ein  Imperativ  Hiph'îl,  in  n'IÇV  (Gott  môge 
trôsten)  ein  Jussiv  Hiph'îl. 


—     io8 


Kontraktionen. 

Das  Bestreben,  mehrere  aufeinander  folgenden  Silben  zu  einer 
einzigen  zu  kontrahieren,  darf  als  ein  Zeichen  relativer  Jugend  eines 
Dialektes  genommen  werdèn.  So  wird  das  Nordarabische  durch  seine 
ziemlich  ausgedehnten  Kontraktionen  von  Vokalgruppen  mit  mittlerem 
j  oder  w  dem  Sùdarabischen  gegenùber,  das  selten  oder  gar  nicht  zu 
kontrahieren  scheint,  als  jûngere  Sprache  charakterisiert.  Noch  weit 
mehr  liebt  es  aber  das  Hebraische,  altc  Doppelsilben  mit  mittlerem 
',  ",  n  und  N  zu  einer  einzigen  zu  verschmelzen. 

Die  Regeln  der  hebrâischen  Kontraktion  haben  bisher  noch  keinc 
genauere  Darstellung  erfahren,  was  sich  dadurch  schwcr  gerâcht  hat,  dass 
verschiedene  der  wichtigsten  grammatischen  Problème  innerhalb  der 
Pluralbildung,  Ansetzung  der  Personalsuffixe  und  Flexion  der  Verben  n'-i 
noch  nicht  in  innigem  Zusammenhang  mit  den  entsprechenden  altsemi- 
tischen  Bildungsweisen  behandelt  werden  konnten.  Wenn  das  Folgende 
auch  keineswegs  den  Anspruch  erhebt,  das  Versâumte  vollstândig  nach- 
zuholen,  so  wird  sich  doch  daraus  ergeben,  wie  schon  mit  Beobachtung 
von  wenigen  Regeln  mehr  Licht  in  die  bisher  dunkelsten  Gebiete  der 
hebrâischen  Formenlehre  gebracht  werden  kann. 


A.  Kontraktion  zweier  irspri'nglich  durch  j  getrennten  vokale. 


a)    Ursemitisches  a  +  j  mil  folgendem   unbetontem   kur^en    Vokal. 


Vorbemerkung  :  LIrsemitisches  aju  muss  im  Zeitpunkte  der  hebrâ- 
ischen Kontrahierung  als  ausgestorben,  oder,  wenn  man  will,  als  zu  aji 
vermindert  angesehen  werden  i  ;  es  wird  daher  genûgen,  bei  den  folgenden 
Regeln  aju  und  aji  zusammen  zu  fassen. 


'  Der  einzige  Fall,  \vo  man  im  Hebrâischen  auf  vorhebr.  aju  zu  rekurrieren 
hat,  durfte  beim  pluralen  Nomen  mit  dem  Suffix  der  III.  pers.  sgl.  masc. 
vorliegen  :  VD1D  =  sûsaju-hu  —  sûsàju-u  —  sûsâjû  —  sûsau. 


—     109    — 

Urscmitischcs  aju  (-i),  auf  hebraischer  Akzentstufc  âji  =  ai  (•  ^)  : 
'  mâtaju     —  matâji      —   'na 
*  schârraju  —  scharrâji  —    nil? 
'  'âllaju       —  'allâji        —  iSSn 
■  jàdaju       —  jadâji        —     n' 

Ursemitisches  aju  (-i),  auf  hebraischer  Akzentstufe  àji  ==  ê  (i  ^r-,  n  -^)  : 
'  'àschraju  —  'aschràji    —  miiry 
'  schârraju  —  scharrâji    —     nt? 
"  jàdaju       —  jadàji         —       iv 
'  àhlaju       —  'ahlàji        —    'SriK 

Ursemitisches  aju  (-i),  auf  hebraischer  Akzentstufe  aji  =  e  ('  ^-i  : 
Dieser  Fall   kommt  nur  in  der  hebrâischen  Nesîgâ  i  vor:   ["^Saj  nai, 

Ursemitisches  aja,  auf  hebraischer  Akzentstufe  âja  =  aè  (n  ^^,  '  -^)  : 
zâja  —  zâja  —         n* 

"  dâ'naja  —  da'nâja  —  n:(N)3f 

■  lûbnaja  —  lubnâja  — ■     n^aS 

'  mâthalajaka  —  mathalâjaka  —  niSu?n 

Ursemitisches  aja,  auf  hebraischer  Akzentstufe  àja  =  ê  (n  -rr-,  '  -.-)  : 

■  'innaja  —  'innàja    —  7\i7\ 
'  'àlaja     —  'alàja       —    iSy 

■  'ilaja      —  'ilàja        —    iSn 

Ursemitisches  aja,  auf  hebraischer  Akzentstufe  aja  =  ae  [-.r)  : 
'âjatukùm  —  'ajatakâm  —  n^riN 

Ueber  die  Berechtigung,  n  ,-  und  n  ^^  hinter  dem  Tone  als  kurzes 
œ  und  e  anzusetzen,  vergleiche  man  die  Ausfûhrungen  bezQgiich  der 
Rûrzung  altsemitischer  Lângen  -. 


Vgl.  S.  28  f. 
Vgl.  S.  55  ff. 


I  10      — 


b)  Ursemitisches  i+j  mit folgendem  unbetontem  kuri^en  Vokal. 

Vorbemerkung  :  Dièse  Lautverbindungen  sind  im  Hebrâischen  in 
weitem  Umfange  in  die  mit  a  +  j  +  Vokal  ûbergegangen.  Der  Grund 
hierfûr  muss  wohl  darin  gesuc.ht  werden,  dass  von  alters  her  neben  den 
Bildungen  mit  iju,  iji,  ija  verwandte  auf  aju,  aji,  aja  standen,  und  zwar 
sowohl  beim  Verbum  wie  beim  Nomen,  vgl.  bdkaja  —  jâbkiju  und  bâqija 
—  jâbqaju,  mâ'naju(-i-a)  und  ra'iju(-i-a)  u.  a.  Nachdem  die  Endungen 
iju,  iji,  ija  gegen  aju,  aji,  aja  ausgetauscht  worden  waren,  ging  die 
Sprache  in  der  Gleichmachung  noch  einen  Sciiritt  weiter  und  setzte  fur 
aju,  aji,  aja  gewôhnlich  nur  aja  resp.  dessen  K.ontraktionsprodukte.  Es 
ist  demnach  ungenau,  von  der  Konlraktion  eines  iju,  iji,  ija  zu  aja  zu 
reden  ;  dièse  erfolgte  vielmehr  erst  nach  Verdrângung  von  iju,  iji,  ija 
durch  aju,  aji,  aja  und  Ausscheidung  von  aju,  aji.  —  Endlich  gilt  ûber 
ursemitisches  iju  das  Gleiche,  was  frûher  schon  iiber  aju  bemerkt  wurde. 


Ursem.  iju  (-i),  auf  hebrâischer  Akzentstufe  iji  —  âji  —  âja  =  œ  (n-,.-)  : 
thamâniju —  thamânfji  —  thamànâji  —  naau? 
rà'iju  —  râ'iji  —  rà'âji  —  râ'âja      —    nv'i 

jâbniju       —  jabni'ji        —  jabnâji        —  jabnâja  —  njai 

Ursem.  iju  (-1),  auf  hebrâischer  Akzentstufe  iji  —  àji  —  àja  =  ê  fn  —)  : 
rà'iju  —  râ'iji  —  râ'àji  —  râ'àja  —  nv'l 

Ursem.  iju  (-i),  auf  hebrâischer  Akzentstufe  iji  —  aji  —  aja  =  ae  (n  -.-)  : 
Wohl  nur  in  der  Nesîgâ  :  [TiDJNSà,  [iNjfJny'l 


Ursem.  ija,  auf  hebr.  Akz.  : 
Ursem.  ija,  auf  hebr.  Akz.  i 
Ursem.  ija,  auf  hebr.  Akz.  i 


a  —  âja  =  aè  (n  ^rr-) 
a  —  àja  =  ê  (n  -tt-) 
a  —  aja  =  ae  (n  -.-) 


Siehc  obigc  Bcispicic. 
wobei  nur  die  Nomina 
im  altcn  Akkusativ,  die 
Imperfekta  im  Konjunk- 
tiv  anzusetzcn  sind. 


Anmerkung  :  Fâlle,  \vo  altes  ija  nicht  durch  aja  zu  é  geworden  ist, 
sondern  mit  Schwund  des  a  und  Dehnung  des  i  zu  ê  (n  -r— ),  liegen  viel- 
leicht  vor  in  dem  Infmitivus  absolutus  von  Pi"el,  Hiph'îi,  Hoph'al  der 
Verba  n'i  :  nS;,  niirt,  nS^n. 


—     III     — 

c)  Ursemitisches  u  -\-  ;  mit  folgendem  unbetontem  kur^en  Vokal. 

Dièse  Lautvèrbindungen  sind  im  Hebrâischen  in  die  mit  anlautendem 
i  und  a  ûbergegangen  :  puju(-i-a)  wurde  zu  piji,  und  paja  =  13  und  nD, 
wovon  die  erstere  (altertùmlichere)  Form  sich  nur  in  Verbindung  mit 
Genitiv  oder  Suffix  hielt,  die  letztere  aber  in  selbstândiger  Stellung 
gebraucht  ward. 

d)  Ursemitisches  à,  t,  ù  +  j  mit  folgendem  unbetontem  kur^en  Vokal. 

Hier  erfolgt  im  Hebrâischen  nur  dann  Kontraktion,  wenn  auf 
betonte  Lange  +  j  ein  qualitâtsgleicher  Vokal  folgt,  z.  B.  salîji  ==  iSï, 
qalîji  =  'Sp,  'anî'p  =  ijy  :  dagegen  ohne  Kontraktion  "àjibfna  =  Qi2ik  u.  a. 

e)  Ursemitisches  a,  i,  u  +  j  mit  folgendem  betonten 
kur^en  oder  langen  Vokal. 

a)  Mit  kurzem  Vokal  : 

Ursemitisches  aja,  auf  hebrâischer  Akzentstufe  ajâ  =  a  (-r-)  : 
'ârdajàt  —  'àrdajât  —  nïin  (Lev.  26,  34)  ^ 

Ursemitisches  aja,  auf  hebrâischer  Akzentstufe  ajà  wurde  wahr- 
scheinlich  zu  a  (^-). 

Ursemitisches  ija,  auf  hebrâischer  Akzentstufe  ijâ  =  à  (-r-)  : 

bakijatu  —  b'àkijâtu  —  riDia  resp.  n^ia 
Ursemitisches  ija,  auf  hebrâischer  Akzentstufe  ijà  =  a  (-^  )  : 
bakijatu  —  bâkijàtu  —  bakàtu  —  n^ia  ^ 

Ursemitisches  uja  dûrfte  im  Hebrâischen  nicht  zu  belegen  sein. 
/?)  Mit  langem  Vokale. 

Hier  kann  nur  dann  Kontraktion  eintreten,  wenn  der  Vokal  vor  j 
gleicher  Qualitât  wie  der  nachfolgende  ist  ;  also 

'  Verkurzung  des  â  zu  a  tritt  bei  sekundârer  Silbenscharfung  ein,  z.  B.  bei 
inS:  aus  nS:  +  in. 

'  In  den  meisten  Fâllen  ward  jedoch  altes  i  erhalten  und  vorhergehendes  j 
geminiert,  z.  B.  n';ia  =  bâkij(j)âtu,  n»:.sri  =  ia'nij(j)âtu. 


—       112      — 


Ursemitisches  ajâ,  hebrâisches  aja  oder  ajà  =  à  (i)  : 
'  ham(a)jânu  —  hamajani  —  pan  i 
"ajatika  —  'ajàtikà      —  nni.N  - 

Ursemitisches  ijî,  hebrâisch  ijî'  oder  ij'î  =  î  (i  -r-)  : 

bàkijîna  —  bàkijî'na         —    D'aia 

*  thamànijî'na  —  thamànijî'na  —  D'^nu? 
'  tàbnijï  —  tàbnijï  —      i:in 

Ursemitisches  ujù,  hebrâisches  ujû  oder  ujiî  =  û  (i)  : 
■  jàgluju  —  jàgluju  —  iSa' 

Zusat^  :  Wenn  ijâ  in  ajâ  ûberging  (wie  ija  in  aja),  so  trat  auch  hier 
Kontraktion  ein,  z.  B.  hamijàtu  =  nicin  ;  daneben  findet  sich  mit 
sekundârcr  Schârfung  des  i  ^  ni^oin.  Auffallig  ist,  dass  cntgegen  dem 
aharabischen  Gebrauche  ijù  nicht  kontrahiert  ward,  z.  B.  in  jàrbijuna  — 

]Taiv 

B.    K.ONTRAKTION    ZVVEIER    DURCIl    W   GETRENNTEN    VOKALE. 

Ursemitisches  Waw  zwischen  zwei  Vokalen  ist  im  Hebrâischen  fast 
immer  in  Jod  ûbergegangen,  weshalb  bei  Kontrahierung  der  beiden 
Vokale  dieselben  Laute  entstehen,  wie  wenn  urspriinglich  Jod  zwischen 
ihnen  gestanden  hâtte. 

Nur  in  ganz  vereinzelten  Fâllen  haben  sich  Spuren  der  Einwirkung 
von  altem  Waw  erhalten.  So  in  ninx  und  nian  =  ursemitisch  'âkhawatu, 
auf  hebrâischer  Akzentstufe  'akhawâtu,  und  hâmawatu,  auf  hebraischer 
Akzentstufe  hamawâtu,  die  mit  mittlerem  j  nriN  und  nan  ergeben  hâtten  *. 
Weiter  wird  einigemal  ursemitisches  a  wu(-i-a),  auf  hebrâischer  Akzentstufe 

'  Daneben  aber  auch  unkontrahiert  Iran  =  hag(a)jânu. 

"  Die  bisher  unerklârte  Differenzierung  der  Nota  accusativi  nix  und  n.S* 
erklart  sich  einfach  daraus,  dass  erstere  Form  urspûnglich  den  Plural,  letztere 
aber  den  Singular  des  Nomens  'âjatu  darstellt.  So  wird  auch  bibl.  aramâisches 
und  syrisches  jâth  der  Plural,  phônizisches  n'N  ('ijàth  ?)  der  Singular  des  gleichen 
Wortes  sein. 

'  Auch  in  ni^S  steht  doppeltes  Jod-  statt  âlterem  einfachen. 

*  Gegen  die  Annahme  von  Urformen  'akhâtu  und  hamâtu  spricht  niTMi 
«  BrQderschaft  ». 


-     ii3    - 


âwu(-i-a),  und  iwu(-i-a),  auf  hebrâischer  Akzentstufe  i'wu(-i-a)  zu  iu  und 
eu  :  "ijy,  wv,  iStr.  Endlich  erscheint  ursemitisches  awu(-i-a)  auf  hebrâ- 
ischer Akzentstufe  â\vu(-i-a)  als  au  :  inD  (vriD),  iSir  (liSir)  ^. 


Die  Pluralbildung  der  hebrdischen  Nomina. 

Ein  richtiges  Verstândnis  der  hebraischen  Plurale  ist  in  erster  Linie 
durch  klare  BegrifFe  vom  Wesen  der  semitischen  Pluralbildung  ùberhaupt 
bedingt.  Daran  fehlt  es  aber  zur  Zeit  noch  bedeutcnd.  Die  ûblichste 
Annahme  ist  folgende  -.  «  Es  bilden  die  s«rfsemitischen  Sprachen  einen 
doppelten  Plural,  einen  aussern  (gesunden)  durch  Ansetzung  einer 
Endung  an  die  Singularform  ...  und  einen  innern  (gebrochenen)  durch 
gewisse  vokalischc  Verânderungen  im  Innern  der  Wurzel.  Da  die 
«orrfsemitischen  Sprachen  inir  den  aussern  Plural  haben,  da  ferner 
auch  das  Assyrische  keinen  innern  Plural  kennt,  so  sind  wir  zur 
Annahme  berechtigt,  dass  der  aussere  Plural  ursemitisch  ist,  dagegen 
die  Bildung  des  innern  Plurals  in  verhâltnismàssig  spâter  Zeit  und  erst 
auf  dem  Gcbiete  der  sOdsemitischen  Sprachgruppe  vor  sich  ging,  obwohl 
es  sich  nicht  leugnen  lâsst,  dass  die  Keime  dieser  Erscheinung  schon 
im  Ursemitischen  vorhanden  waren  ». 

Dieser  Ansicht  gegenùber  môchte  ich  behaupten,  dass  bereits  das 
Ursemitische  aussere  und  innere  Plurale  in  scharfer  Scheidung  von 
einander  besass  und  diesen  Zustand  mit  gewissen  Modifikationen  auf  aile 
spâteren  Dialekte  vererbte,  dass  somit  das  Vorherrschen  einer  dieser 
beiden  Pluralbildungen  in  irgend  einem  Dialekte  nicht  als  Zeichen  von 
Altertûmlichkeit,  sondern  von  spâterer  uniformierender  Entwicklung 
zu  geîten  hat. 

^  Der  Plural  D'iSi*  geht  auf  einen  anderen  Singular  iSil*  zuriick,  wie  syr. 
satvvâ  auf  altarab.  schat\v(atu). 

^  Siehe  David  H.  Muller  :  «  L'eber  den  Gebrauch  des  aussern  Plurals  masc. 
in  den  sudsemitischen  Sprachen  ».  (Actes  du  VI.  congrès  iniern.  des  Orient,  il, 
S.  446).  Doch  darf  nicht  verschwiegen  werden,  dass  bezûglich  der  sogenannten 
gebrochenen  Plurale  durch  Noideke,  de  Lagarde  und  besonders  Barth  eine  ver- 
tieftere  Auffassung  angebahnt  ist,  wonach  sie  nicht  eigentliche  Pluralformen  der 
gewohnheitsmâssig  zu  ihnen  gestellten  Singulare,  sondern  ursprùnglich  getrennl 
von  diesen  entstandene  Abstrakt-  und  K.ollektivbildungen  darstellen. 


^  114  - 

Was  ist  aber  das  Wesen  des  «  innern  »  Plurals  ?  Unter  diesen 
Ausdruck  begreift  man  mehrere  ursprûnglich  verschiedene  Bildungs- 
weisen.  Zunâchst  sind  es  Abstraktformen,  nâchste  Verwandten  einesteils 
der  Infinitive,  insofern  sie  die  Verbalhandlung  an  sich  ausdrùcken, 
andernteils  der  Neutra,  die  das  Semitische  in  die  Femininalform  kleidet. 
Daher  weist  dièse  Klasse  von  «  innern  »  Piuralen  Formen  auf,  die  von 
denen  der  Infinitive  formell  kaum  zu  scheiden  sind,  wie  1  fa'lu,  fu'lu  : 
fa'alu,  fia'lu,  fu'alu  ;  fi'âlu,  fu'ûlu  ;  fu"alu,  fu"âlu  ;  'af'ilu  (âthiop.), 
'af'ulu,  Vfâlu,  'af'ùlu  (âthiop.).  Dièse  und  andere  kommen  auch  durch 
Anhangung  der  Femininendung  -atu  oder  -aju  erweitert  vor,  i .  durch 
-atu:  fa'Iatu  (âthiop.),  fi^atu  ;  fa'alatu,  fi'alatu;  fi'âlatu,  fu'ûlatu;  'aPilatu: 
2.  durch  -aju  :  fa'laju  (=  arab.  fa'lâ),  fi'laju  (=  arab.  fi'lâ),  fu'laju 
(=  arab.  fu'alâ'u)  -,  fa'âlaju  (=  arab.  fa'âlaju),  fi'âlaju  (=  arab.  fi'âlâ), 
fu'âlaju  (=  arab.  fu'âlâ),  'aPilaju  (=  arab.  'aPilâ'u). 

Der  Rest  der  sogenannten  inneren  Plurale  besteht  aus  Verallgemei- 
nerungs-  oder  Kollektivformen,  gebildet  mit  dem  Affix  -ânu,  das  an  die 
einfachsten  Nominalformen  fi'l-  und  fu'l-  ^  angehângt  wird. 

Aus  dem  Vorstehenden  ergibt  sich ,  dass  der  Namc  «  innerer 
Plural  »  dem  Wesen  aller  Bildungen,  die  man  darunter  fasst,  wenig 
cntspricht  :  da  sie  aber  sâmtlich  ursprûnglich  nur  Substantiven  eigen 
sind,  so  wird  es  sich  empfehlen,  statt  vom  «inneren  Plural»  lieber  vom 
Substantivplural  zu  reden. 

Der  «  âussere  Plural  »  muss  als  ursprûngliche  Eigentûmlichkeit  der 
Adjektive  und  Verben  angesehen  werden.  Seine  rein  mechanisch  an  den 
Singularstamm  angefûgten  Endungen  (beim  Adjektiv  altsem.  -ûna,  -îna, 
-âtu,  -âti  *)  dienen  einfach  der  Vermittlung  der  Beziehung  des  Prâdikats 
auf  das  Subjekt,  haben  also  kopulativen  Charakter.  Von  dieser  altesten 
Verwendung  bei  prâdikativen  Adjektiven  resp.   Partizipien  —  von  der 


'  Wlr  geben  im  allgemeinen  nur  die  altarabischen  Bildungen  :  dabei  ist 
vorausgesetzt ,  dass  das  Ursemitische  eine  noch  reichere  Mannigfaltigkeit  der 
Plurale  besessen  habe,  indem  wohl  aile  Infinitive  pluralisch  gebraucht  werden 
konnten. 

»  fu'alà'u  ist  Weiterbildung  von  fu'lâ,  wie  'af'ilâ'u  von  'af'ilâ. 

"  fa'l-(ânu)  wird  jedenfalls  auch  einmal  existiert  haben. 

*  Ob  sich  ein  -ânu  und  -âta  nicht  ausgebildet,  oder  vlelleicht  nur  nicht 
gehalten  hat,  wage  ich  hier  nicht  zu  entscheiden. 


-    ii5    - 

bei  Verben  sei  hier  abgesehen  —  gingen  sie  dann  weiter  auch  auf  die 
attributivisch  gebrauchten  Adjektive  ûber.  In  Hinblick  auf  den  Ursprung 
dieser  Plurale  wird  man  gut  thun,  den  bisherigen  Namen  «  âusserer 
Plural  »  durch  den  entsprechenderen  :  Pràdikatsplural  zu  ersetzen. 

Als  sich  das  Ursemitische  in  Einzeldialekte  zersplitterte,  verschoben 
sich  die  Grenzen  des  Substantiv-  und  Pràdikatsplurals  in  mannigfaltiger 
Weise,  indem  ihre  prinzipielle  Verschiedenheit  verkannt  oder  nicht  mehr 
hervorgehoben  wurde.  Es  vvùrde  eine  eingehende  Betrachtung  aller 
semitischen  Sprachen  dazu  gehôren,  dièse  Verschiebungen  im  einzelnen 
darzustellen  :  hier  genûge  es  bezùglich  der  nichthebraischen  Sprachen 
hervorzuheben,  dass  ûberall  der  Pràdikatsplural  mehr  und  mehr  in  das 
Gebiet  des  Substantivplurals  eindrang  und  dadurch  diesen  in  seinem 
Formenreichtum  stark  beschrânkte. 

Fur  das  Hebraische  gestaltete  sich  das  Verhaltnis  der  beiden  Plurale 
also  :  Die  abstrakten  Substaniivplurale  ohne  Femininalendung  starben 
fast  ganz  aus  ',  die  kollektiven  Substaniivplurale  wurden  durch  Sinnab- 
schwâchung  des  Affixes  -ânu  undeutlich  und  verblassten  meist  2.  Hingegen 
blieb  der  durch  Anhângung  von  -aju  gebildete  Abstrakttypus  sehr 
lebenskrâftig,  so  zwar,  dass  er  sich  ûber  aile  Arten  von  Substantiv- 
stâmmen  weiter  ausbreitete.  Er  tritt  im  Hebrâischen  mit  dreierlei  Endung 
auf:  I.  n  -T^  =  âja,  2.  1  ^  =  âji,  3.  1  -r-  (n  -t.-)  =  aju,  aji,  aja.  Die 
wenigen  Wôrter  mit  der  Pluralendung  n  -.—  erscheinen  starrer  und  alter- 
tûmlicher  als  die  auf'  -.  ,  indem  ihnen  die  nebentonige  Form  abgeht;  es 
sind  ri'.ry^  (Name  Gottes),  n:(.S')ï  «  Kleinvieh  »,  nz-'N  ■'  «  Heuschrecken  »  S 
nsSy  «  Verschmachtende  ».  Die  Plurale  auf  1  --  sind  etwas  zahlreicher 
und  haben  fast  aile  nebentonige  Formen  auf  1  -,^  neben  sich,  weshalb 
man  vielleicht  richtiger  sagen  wûrde  :  Wenn  die  Sprache  nebentonige 

'  Einige  Reste,  die  sich  wohl  noch  vermehren  liessen,  siehe  bei  Jenrich  : 
Eter  Pluralis  fractus  im  Hebrâischen. 

'  Noch  erkennbar  sind  D3;  (fur  kinnôm  =  kinnân-ma)  «  Mûcken  »,  UID  (fur 
sullâm  ^  suliân-ma)  «  Stufen  »  und  ^:712  (  farazânu).  Aitarabisches  sullamu 
«  Treppe  »'  wird  Lehnwort  sein. 

'  Nicht  von  der  Wurzel  rci  abzuleiten  ! 

*  Die  alte  Femininendung  -aju  (-i-a)  mit  Femininbedeutung  steckt  noch  in 
niirj?  (=  'asràji)  «  10  »,  -;aS  (=  libnâja)  «  Storax  ?  »,  nçN  (-=^  'ischschàja) 
«  Feuriges  »,  endlich  wohl  auch  in  nrisn. 


Formen  auf  '  -  -  einmal  haupttonig  gebrauchen  woUte,  so  gab  sie  ihnen 
die  Endung  ■!  -.-  (nicht  n  -^).  So  steht  ':£">  «  vorn  »  neben  iJsS  «  vor  », 
nnx  «  hinten  »  neben  nnx  «hinter»;  ^lir  «  Fùrsten  »,  ijiSn  «  Fenster». 
ni  «  Hânde  »,  l'inN  (Wunschpartikel  mit  vermutlich  substantivischer 
Grundbedeutung)  neben  nir,  K'hn,  '-%  i^nN.  Von  irn  «  Weisszeug  », 
i2ia  «  Heuschrecken  »,  iSSn  «  vae  =  tremores  (arab.  'allui  »  vvird  wohl 
nur  zufâllig  die  nebentonige  Form  nicht  ûberliefert  sein  '. 

Wâhrend  die  genannten'  Bildungen  fast  nur  noch  in  poetisch-archa- 
istischem  Stile  vorkommen,  haben  sich  die  Formen  mit  nebentonigem 
'  -T—  ein  weites  Gebiet  erobert,  nâmlich  die  maskuline  Pluralbezeiciinung 
bei  Anlehnung  an  einen  folgenden  Genitiv,  z.  B.  liisS  mx  «  die  Zedern 
des  Libanon  »,  yiN  13^0  «  Erdenkônige  ».  Und  zwar  wird  dièse  Erwei- 
terung  des  alten  Gebrauchs  damit  zusammenhangen,  dass  die  Plural- 
endung  -aju  {=  x,  ai,  ê)  zur  Anhângung  der  Personalsuffixe  bequem 
gefunden,  und  in  der  Foigezeit  die  Anlelinung  des  pluralen  Nomens  an 
ein  seiches  Sufiix  nur  mit  ihm  vermittelt  wurde,  z.  B.  r^^cc  =  sùsâjaka, 
TjiciD  =  sùsâjiki  u.  s.  w.  '-. 

Was  der  Substantivplural  an  Gebiet  verlor,  ging  auf  den  Priidikats- 
plural  ûber,  d.  h.  entsprechend  seiner  ehemaligen  Verwendung  bei 
ursprûnglich  stets  haupttonigem  Prâdikate  fielen  ihm  aile  mânnlichen 
Nomina  zu,  die  haupttonig  und  von  andern  unbeeinflusst  gebraucht 
wurden.  Als  maskuline  Endung  wurde,  wie  beim  Dual,  die  des  altsemi- 
tischen  Genitivs  resp.  Akkusativs  gebrâuchlich  :  -în,  mit  Mimation  -îm  ; 

'  Das  auffâllige  {nx)  'Slirn  Is.  20,  4  scheint  mir  die  Endung  '  - —  statt  '  —^ 
der  Erinnerung  an  ein  dem  ri'ii'  frùher  vorgeschlagenes  i  (altarab.  istu)  zu  ver- 
danken. 

'  Siehe  den  Abschniu  ijber  Suffixanhàngung  an  das  Nomen.  —  Aehnlich 
sind  die  Verhâltnisse  im  Bibl.  Aramâischen.  Wâhrend  noch  der  Sendjirlidialekt 
eine  Pluralendung  ai  d.  i.  altsem.  aju-i-a,  wofûr  D.  H.  Muller  (Wiener  Z.  f.  K.. 
d.  M.,  Bd.  VII,  S.  iig)  wohl  mit  Unrecht  î  Hest,  ausserhaib  der  grammatischen 
Verbindung  anwendet,  z.  B.  in  ^^'7^t  «  Gôtter  »  Panummu  23,  ''"2C  «  siebzig  » 
Pan.  3,  zeigt  das  Bibl.  Aramàische  die  Ausgânge  des  alten  Substantivplurals  nur 

a)  vor  der  Stat.-emphat. -Endung  der  Maskulina  :  màlkajja  =  malkâju(-i-a) 
+  (h)a  : 

b)  in  allen  Verbindungsformen  der  pluralen  Maskulina  und  zwar  vor  dem 
Personalsuffix  (siehe  den  folgenden  Abschnitt)  wie  vor  dem  Genitiv  : 
malice  =  malkàju(-i-a). 


i 


—  117.  — 

ausnahmsweise  verkûrzte  man  sie  noch  zu  -î,  z.  B.  in  'jc,  tv,  ver- 
mutlich  weil  die  Mimation  entsprechend  ihrem  Ursprunge  ^  nicht  als  das 
ausschlaggebende  Elément  der  Pluralbildung  gefûhlt  wurde. 

Noch  weiter  dehnte  sich  der  âussere  Plural  der  Feminina  auf  altes 
-atu  aus:  altsem.  -àtu  —  hebr.  -ôth.  Er  trat  fur  den  innern  Plural  nicht 
nur  bei  haupttonigen,  unbeeinflusst  stehenden  Nomen  ein,  sondern  auch 
bei  nebentonigen  vor  folgendem  Genitiv,  vvahrscheinlich,  weil  die  am 
Substantivplural  hâufige  Endung  -atu  (althebrâisch  -ât)  die  Idée  der 
prinzipiellen  Unterscheidung  der  beiden  Pluralartcn  hier  verwischte.  Vor 
Suffixen  aber  ward  eine  Doppelform  gebildet,  zusammengesetzt  aus  dem 
-àt  (-ôth)  des  «  âusseren  »,  und  dem  als  Bindesuffix  gefûhlten  -aju  des 
«  inneren  »  Plurals,  also  Tj^n^j'^a  =  màlkâtâjaka,  "ZinisSn  =  màlkâtâjnù  ; 
dass  hierin  keine  spâtere  Uebertragung,  sondern  nur  die  Fortsetzung 
eines  in  frûher  Zeit  angebahnten  Vorganges  liegt,  beweist  die  gleichartige 
Status-constructus-Endungderfemininen  Plurale  imSabâischen,  vergleiche 
Inschrift  Osiander  2^,  Z.  6  :  mz'l'  ]man  'nnSN":  in'iN  =  'ilâhaju  wa'ilâ- 
hâtaju  2  u.  s.  w.,  wozu  das  Hebrâische  in  seinen  zwei  Formen  Tin;  und 
'nïJNi  (I  Sam.  26,  16)  das  genaue  Gegenstùck  stellt.  Ganz  abnorm  ist 
aber  ini;'a;,  wo  die  doppelte  Pluralendung  ausserhalb  einer  engeren 
Wortverbindung  auftritt. 

Bildung  des  hebràischen  Duals. 

Der  ursemitische  Nominaldual  ist  von  den  ursemitischen  Substantiv- 
pluralen  kaum  zu  trennen;  denn  ihre  Bildungselemente  sind  zum  Teil  die 

'  Da  es  unmôgiich  ist,  die  hebrâische  Mimation  durch  lautgesetziichen  Ueber- 
gang  von  âkerem  n  in  m  zu  erklâren,  so  nehme  ich  an,  dass  sie  auf  Suffigierung 
des  indefiniten  -ma  zuriicicgeht  :  so  wâre  D'DIC  als  sûsîn  -{-  ma  oder  sûsî  -|-  ma 
z,u  nehmen.  Auch  D''2  und  D^atT  sind  vermutlich  nichts  anderes  als  Zusammen- 
setzungen  von  altem  mâji  und  schamâji  mit  demselben  ma  ;  'p'G  muss  als 
abnorme  VX'eiterbildung  mit  der  Pluralendung  aji  genommen  werden.  Weitere 
Reste  von-  postposiiivem  ma  im  Hebràischen  werden  uns  bei  der  Duaibildung 
und  im  Anhange  S.  146,  Anm.  3  begegnen. 

"  Durch  Schreibung  des  1  der  Endung  ist  wohi  eine  Doppelsilbe  ausge- 
druckt,  nichi  ein  einfacher  Vokal  (i  nach  D.  H.  Mûller),  der  kaum  im  Ausiaute 
geschrieben  worden  wâre.  Homme!  licst  -ai. 


1 1»    — 


gleichen.  Er  vereinigt  in  seiner  Endung  zwei  Suffixe;  das  erste  ist  die 
Féminin-  resp.  Pluralendung  -aju(-i-a),  das  andere  die  Partikel  -ni,  worin 
vielleicht  eine  hinweisende  Kraft  âhnlich  wie  bei  'in(-na)  liegt.  Also  setzen 
wir  fur  das  Ursemitische  an  :  Nominativ  'âinaju-ni,  Genitiv  'âinaji-ni, 
Akkusativ  'dinaja-ni.  Bei  Aniehnung  an  einen  Genitiv  fiel  das  zweite 
Bildungssuffix  -ni  entweder  ab  oder  trat  nie  an  K 

Im  Altarabischen  wurde  daraus  :  Nominativ  'ainani,  Genitiv-Akku- 
sativ  'ainâini  ;  erstere  Form  erklârt  sich  ohne  Mûhe,  da  altes  unbetontes 
-aju  stets  zu  -â  wird  (vergleiche  jârdaju  =  jârdâ)  ;  auch  dass  aus  'âinajini 
ein  'ainâini  wurde,  entspricht  den  arabischen  Kontraktionsgesetzen.  Nur 
erwartete  man  im  Akkusativ  'ainà'ni  wie  im  Nominativ  ;  hier  mag 
aber  die  Analogie  der  Pluraiendungen  -îna  resp.  -àti  (Genitiv-Akkusativ) 
ausschlaggebend  gewesen  sein.  Die  nebentonigen  Formen  sind  dem  ent- 
sprechend  'àinà  und  'àinai.  Die  hebrâische  liaupttonige  Dualform  qi:iv 
entstand  aus  altem  'ainaji(ni)  -f-  ma  ;  unter  dem  Nebentone  ward  'jiy 
daraus  mit  Abfali  des  ma. 

Wenn  in  den  Zahlenbezeiclinungen  fur  12  die  zwei  Formen  d^:c 
(Dinw)  und  i:c  (ipn)  parallel  gebraucfit  werden,  so  hat  wohl  erstere  ais 
altère  zu  gelten.  Denn  die  Zabi  12  besteht  ursprûnglich  aus  den  zwei 
koordinierten  Faktoren  :  2  -f-  10;  da  der  erste  Faktor  aber  gegenûber 
dem  zweiten  eine  Tonabscliwâchung  erfahrt  ^,  so  wurde  tonvermindertes 
D'iï.'  aïs  D'rù.*  gesprochen.  Spâter  verkannte  man  jedoch  die  Koordinie- 
rung,  vermutete  eine  Subordinierung  (etwa  mit  dem  Sinne  :  2  in  Bezug 
auf  10)  und  setzte  dann  die  Status-constructus-Form  'zc  resp.  tic  ein. 


Zur  Flexion  de?-  Verben  n''^. 

Die  hebrâischen  Verba  n'i  setzen  sich  aus  den  Vertretern  von  sechs 
ursemitischen  Verbalklassen  zusammen,  den  Vi  und  1''^  mit  a,  i  oder  u  in 
der  zweiten  Stammsilbe.  Da  die  drei  ersten  schon  frûh  ihr  w  in  j  ver- 


'  Philippi  stellt  in  seinem  Aufsatze  :  «  Das  Zahlwort  zwei  im  Semitischen  » 
(ZDMG,  Bd.  32,  S.  21  ff.)  als  ursemit.  Dualendung  ai-mâ  auf.  Wenn  aber  sein 
Beweis  fur -ma  als  Endsilbe  ungenûgend  scheint,  so  durfte  auch  derjenige  fur -ai 
in  der  Vorletzten  kaum  fur  das  Ursemitische  stichhaltig  sein. 

*  Vgl.  S.  28. 


—     119    - 

wandelten,  so  verloren  sie  bis  auf  wenige  Reste  ihre  alten  EigentCimlich- 
keiten.  Von  den  drei  Jod-Klassen  wurden  die  mit  dem  Vokal  u  in  dcr 
iMehrzahl  der  Formen  dcr  mit  i  angeglichen  :  aus  den  zwei  am  iângsten 
von  einander  gehaltenen  Klassen,  den  l'i  mit  a  und  i,  entstanden  dann 
durch  Vermengung  der  beiderseitigen  Formen  und  mit  Zuhilfenahmc 
letzter  Reste  der  ûbrigen  Klassen  die  sogenannten  Verba  n''^. 

Ihre  Formvermischung  ist  aber  keine  rein  zufâllige,  sondern  sie 
ward  durch  gewisse  Forderungen  der  Vokalharmoiiie  geschaffen.  So 
bedingte  î  oder  ù  der  Endung  in  der  vorhergehenden  kurzen  Silbe  eben- 
falls  i  oder  u,  so  dass  tîglijî  i=  i^;n)  neben  jigiâja  (=  rhi'^),  gâlujii  (=  iSa) 
neben  gâlajàt  i=  n"^;)  trat.  Wo  wciter  die  Endungen  iju,  ija  und  âju,  âja 
in  verschiedenen  Klassen  einmal  parallel  nebeneinandergestanden  hatten, 
wurden  l'ju  und  âju  durch  l'ja  und  dja  verdrangt  und  zulctzt  auch  noch 
ija  mit  âja  zusammengeworfen,  z.  B.  jibkiju(-a)  —  jibkâju(aj  —  jibkâja  = 
n22''.  Vor  konsonantisch  aniautenden  Affixen  schwankte  die  Sprache  in 
der  Wahl  zwischen  aj  und  ij  i=  "  und  '  -  i.  ausser  bei  Fâllen,  wo  das 
alte  Genus  verbi  nur  eine  dieser  Endungen  zuliess,  z.  B.  a  in  allen 
passiven  Gênera  (gullâità,  'uglâità  =  ni^j,  niiin),  und  setzte  endlich 
auch  in  das  Qal  die  intransitive  Endung  ij  standig  ein. 

Aile  Perfekta  haben  in  dcr  [II.  pars.  masc.  sgl.  die  auffallige  Endung 
n  -,— .  Dièse  kann  weder  auf  aja  oder  aj  noch  auf  awa  oder  aw  zurûck- 
gehen,  da  deren  Kontraktion  oder  Monophtongierung  ganz  andere  Laute 
erzeugt  haben  wurde.  Es  bleibt  nur  die  Môglichkeit,  sich  das  n  ,-  (à)  der 
Verba  n'^i  nach  Analogie  der  Perfektendung  n  ,  (à)  der  Verba  n'"^  ent- 
standen zu  denken,  so  dass  wir  einen  neuen  Beitrag  zu  der  im  Hebrâischen 
angebahnten  i  Verbindung  der  Klassen  n'i  und  n'^i  erhalten,  die  im 
Biblisch-Aramâischen  vollendet  erscheint.  Die  bei  Intransitiven  im  Qal 
und  bei  den  passiven  Gênera  ursprùnglich  anzunehmende  Endung  -l'ja  ist 
vollstândig  verdrangt;  nur  in  zwei  Fâllen  ''inn  (\s.  53,  lo)  und  vonn 
(Jos.  14,  8)  zeigt  das  Hiph'il  ein  sekundâr  entstandenes  \.  Die  III.  pers. 
sgl.  fem.  sollte  mit  Kontraktion  n'ia,  rh".  (aus  gàlajât,  nîglajât)  u.  s.  w. 
lauten  ;  so  findet  sie  sich  stets  noch  vor  Personaisuffixen,  ausserhalb 
dieser  Verbindung  aber  selten.  An  ihrer  Stelle  erscheint  gewôhnlich 
nn'^a,  nn'ia:  u.  s.  w.,  d.  i.  n^a,  n'^'a;  +  n  -^,  der  urspûnglich  nomi- 

'  Vgl.  Gesenius-Kautzsch,  Gramm.  S  75  VI. 


—       120      — 

nalen  Femininendung;  der  Grund  zu  dieser  Doppelsetzung  der  Endung 
wird  darin  liegen,  dass  ein  n^^a,  das  nach  dem  Muster  der  ùbrigen 
Verbcn  die  Endung  n  -  in  n  —  vervvandelt  batte,  nicht  mehr  als 
Femininform  zu  erkennen  gewesen  ware.  Die  III.  pers.  plur.  setzte  aus 
Grùnden  der  Vokaiharmonic  in  die  (zu  erschliesscnde)  Panultima  stets 
ein  u  ein  :  ""li  =  gàluju,  l'^a  =  gùlluju.  Wenn  daneben  abcr  vereinzelt 
Formen  mit  betontem  a  der  Panultima  vorkommen,  wie  Ton  (vergleiche 
den  Imperativ  11^2),  so  werden  dièse  vielleicht  nicht  der  lebendigen  Sprache 
angehôrt  haben  ;  in  der  Nesiga  kann  bei  doppeltbetonten  Wôrtern  wohl 
der  Nebenton  zum  Haupttone  (i^Dn),  nicht  aber  die  unbetonte  Panultima 
zur  Tonsilbe  erhoben  werden.  Doch  vergleiche  S.  i33,  Anm.  1. 

Das  Imperfektum  weist  in  allen  Gênera  verbi  (ausser  Pu"al  und 
Hoph'al)  doppelte  Bildungen  auf.  Die  erste  entspricht  dem  ursemitischen 
Imperfekt  Indikativ  mit  ungekurzten  Endungen  und  zeigt  in  der  III.  pers. 
sgl.  den  Ausgang  n  -r^  1=  âja,  statt  âju  und  event.  iju)  ;  die  andere  geht 
auf  den  alten  Jussiv  mit  Kûrzung  von  Endungen  und  letztem  Radikal 
zurûck  :  ^j'  =  altsem.  jàglu,  Sai  =  jàngali,  'iji  =  jùgali  u.  s.  w.  Eine  dritte 
seltene  Bildung  mit  der  Endung  n  -.-  in  der  III.  pers.  sgl.  ist  mcistens 
weiter  nichts,  als  die  gelegentlich  nebentonig  gebrauchte  Form  auf  n  —, 
z.  B.  iS-nsnnS  r\^rv^  Tjn'^i-  d'-'^n  (Is.  64,  3)  «ein  Gott  ausser  dir,  der 
thàtig  wàre  fur  den,  der  auf  ihn  harrt  »,  \vo  das  Verb  in  gleicher  Funktion 
wie  ein  Partizip  im  status  constructus  steht  :  ferner  ni*"  nxin  "icx; 
(Dan.  /,  i3)  «gleichwie  du  siehst,  so  handle  »,  ein  Satz,  der  gleich  einem 
Konditionalsatze  mit  nebentonigen  Verbalformen  gebildet  ist.  Eine  nicht 
geringe  Anzahl  derartiger  Formen  geht  aber  auf  anormale  Verwandlung 
von  -..-  in  -  unter  dem  Pausaltone  zurûck  und  muss  wohl  mit  .,- 
restituiert  werden. 

Zweimal  hat  sich  ein  Imperfektum  mit  i  erhalten  :  -'a^n  (Jer.  3,  6j 
und  innn  (Jer.  18,  23). 

Eine  Weiterbildung  von  nSin  ist  nz^'ian,  wobei  nicht  mehr  gefùh'lt 
wurde,  dass  in  n  -r,-  altères  âja,  nicht  aber  âj  enthalten  sei.  Die  II.  pers. 
sgl.  fem.  'San  geht  auf  tiglijî,  also  auf  das  Imperfekt  mit  i,  die  II.  und 
III.  masc.  plur.  i^in  und  T^j'  auf  tiglujù  und  jiglujû,  also  auf  ein  imper- 
fekt mit  u  zurûck.  Einigemal  hat  sich  vor  -û,  hâufiger  aber  vor  der 
lângeren  Endung  -un  ein  a  gehalten,"das  teils  altsem itischem  a  entspricht 
wie   in    v^cs  teils  analog  der  III.   pers.   sgl.   statt  i  steht,   wie  ]Ti32i 


—       121       — 

und  ^vriN""  1  ;  in  ^V2';>''  und  y.^v  wird  Schwa  die  Redulction  von 
ursprûnglichem  i  darstellen. 

Der  Imperativ  folgt  meistens  den  Vokalverhâitnissen  des  Impcrfekts 
Indikativ,  wobei  nur  in  der  II.  pers.  sgl.  masc.  n  .,  wegen  des  ursprûng- 
lichen  Nebentones  des  Imperativs  zu  n  wird  ;  daneben  kommcn  auch 
Imperative  vor,  die  vom  Jussiv  gebildet  sind,  wie  '"^i  und  I3f.  Das  zweimal 
vertretene  ni"  ist  Pausalform  fur  nin. 

Aile  Partizipien,  ausser  dem  passiven  vom  Qal,  haben  die  Endung 
n  -.—  =  âja  —  âju  (passivisch)  und  iju  (aktivisch);  im  status  constructus 
tritt  n  -^  (=  àju-i-aj  dafûr  ein. 

Ueber  die  Infinitivformen  ist  bereits  frùher  das  Wichtigste  gesagt 
worden  2. 

Anhàngung  der  Personalsuffixe  an  das  Nomen. 

Die  altesten  erschliessbaren  Formen  der  Personalsuffixe  dûrften  sein  : 
sgl.  :  -ja,  -ka,  -ki,  hu,  hà  ;  pi.  :  -nà,  -kum(u|,  -kunna,  -hum(u),  -hunna  ; 
dual.  :  -kumâ,  -huma.  Neben  -ja  hat  aber  schon  das  Altarabische  eine 
zweite  Form  -i  ausgebildet,  sodann  den  dunklen  Vokal  von  -hu,  -hum(u), 
-hunna,  -huma  zu  i  umgelautet,  so  oft  eine  Silbe  mit  i  oder  ai  unmittelbar 
vorhergeht. 

Die  Anhàngung  dieser  Suffixe  an 'die  Nomina  war  im  Altsemitischen 
noch  lose,  so  dass  letztere  die  voile  Freiheit  der  Kasusflexion  beibehielten; 
nur  mit  dem  -i  der  l.  pers.  sgl.  geht  wenigstens  im  Altarabischen  der 
vorhergehende  Vokal  stets  die  Kontraktion  zu  î  ein.  So  erhalt  man 
Formen  wie 

kitabî  (aus  kitabu-i,  kitabi-i)  ^ 

kitabuka,  kitàibika,  kitàbaka 

kitabuhu,  kitàibihi,  kitàibuha 

kit'àbuhûnna,  kit'àbihinna,  kitàbahiinna  u.  s.  w. 

'  Diezahlreichen  gleichlautenden  Pausalformcn  kommen  fur  uns  hier  nicht 
in  Betracht. 

«  Vgl.  S.  67. 

*  Nicht  aus  kitàbija,  das  im  Arab.  sicher  nicht  kontrahiert  worden  wâre, 
vgl.  jârmija  (neben  jârmi  —  jârmiju),  râmija  (neben  ràmln  -^  ràmijun)  u.  s.  w. 


—       122      — 

Das  Aethiopische  besitzt  noch  vordem  Suffix  eine  gevvisse  Flexions- 
fiihigkeit,  \vo  es  beim  Nomen  im  Singular  Nominativ  und  Genitiv  (mit  e) 
vom  Akkusativ  (mit  a)  unterscheidet,  z.  B. 

neguscheka  «  dein  Kônig  »  oder  «  deines  Kônigs  » 
neguschaka  «  deinen  Kônig  ». 

Im  Hebrâischen  endlich  ist  das  Nomen  vor  Suffixen  starr  und  unver- 
ànderlich  ,  geworden  ;  in  den  von  der  Sprache  nur  als  Bindevokale 
gefûhlten  Zwischenlauten  zwischen  Stamm  und  Suffix  lassen  sich  aber 
doch  noch  ziemlich  deutlich  die  drei  alten  Kasusendungen  u,  i,  a 
erkennen.  Die  Untersuchung  nach  diesen  Spuren  kann  nur  dann 
systematisch  gefûiirt  werden,  wenn  man  im  Hebrâischen  zwei  Klassen 
oder  Stufen  von  Suffixen  unterscheidet,  eine  altère  und  eine  jûngere. 
Die  altère  Stufe  zeigt  die  Suffixe  besonders  in  ihrer  Betonung  den  alt- 
semitischen  noch  recht  nahe  verwandt.  Sie  lauten  '  -  (urhebr.  î), 
:j  (urhebr.  ka),  Tj  (urhebr.  ki),  "n  resp.  •  (urhebr.  hu),  n  (urhebr.  ha  statt 
altsemit.  h'à  resp.  hâ),  i;  (urhebr.  nû  [oder  nu?",,  aus  dem  Pronomen 
(a)nahnu  entlehnt,  statt  altsem.  n"à  resp.  nâ),  c;  (urhebr.  kâm),  p  (urhebr. 
kân),  an  (urhebr.  hdm),  y^  (urhebr.  hân)  i. 

Die  jûngere  Stufe  unterscheidet  sich  von  der  âlteren  wesentlich 
durch  die  Betonung  des  Suffi.ves  der  II.  pers.  sgl.  masc.  n  und  die  Ent- 
tonung  der  Suffixe  der  III.  pers.  plur.,  die  dann  mit  dem  vorhergehenden 
Vokale  a  fast  stets  zu  -âm  und  -an  zusammengezogen  erscheinen.  In  den 
ûbrigen  Suffixen  stimmt  die  jûngere  Stufe  mit  der  âlteren  im  allgemeinen 
ûberein,  nur  dass  sie  Kontraktion  der  mit  altem  h  anlautenden  Formen 
und  ihrer  vorhergehenden  Vokale  liebt. 

Die  Suffixe  der  âlteren  Stufe  haben  ihren  Platz  an  Nomina  mit 
der  alten  Endung  -aju,  aji,  aja,  d.  h.  allen  Pluralen  sowie  den  Singularen 
von  Wurzeln  n'S  ;  ferner  an  den  ursprûnglich  langvokalig  auslautenden 
Nomina;  die  der  jùngeren  Stufe  verbinden  sich  mit  solchen  Nomina, 
die  ursprûnglich  auf  kurze  Vokale  ausgingen,  ausgenommen  die  mit 
voraufgehendem  j. 

Fur  die  Anhângung  der  Suffi.xe  beider  Klassen  an  das  Nomen  gilt 


'  Ueber  die  Entstehung  von  a  statt  u  in  ietzteren  Suffixe  siehe  den  spâtern 
Abschniit:  Kontrakiion  zweier  durch  n  getrennten  Vokale. 


—       123       - 

folgende    Hauptregel  :    Von    den    drei   Vokallauten   der   altsemitischen 
Kasusendungen  wird  als  Verbindung  von  unbetontem  Suffix  und  Nomen 
derjenige  beibehalten,   der  mit  dem  des  Suffixes   ûbereinstimmt  :   vor 
betontein  Sujfix  hingegen  kann  der  Bindevokal  ein  anderer  sein.  Nach 
diesem  Gesetz  der  Vokal harmonie  findet  sich  also 
vor  -hu  das  alte  Nominativ  -u 
vor  -i,  kh(i)  das  alte  Genitiv  -i 
vor  -khâ  und  -hâ  das  alte  Akkusativ  -a. 

Vor  khém,  khén,  hém,  hén  steht  undurchsichtiges  Schwa  mobile. 
Das  Suffix  -nù  (-nu?)  der  I.  pers.  plur.  entbehrt  in  der  âlteren 
Stufe  einer  vokalischen  Verbindung,  was  daher  stammen  wird,  dass  das 
Pronomen  (a)nahnu  und  die  von  iiim  wahrscheinlich  am  frûhesten 
beeinflusste  1.  pers.  plur.  des  Perfekts  vor  der  letzten  Silbe  keinen  Vokal 
kennen,  und  dieser  Umstand  bei  Uebertragung  ihrer  Endung  auf  das 
Nomen  nachgeahmt  worden  ist.  Bei  der  jungeren  Stufe  findet  sich  .  , 
das  vielleicht  nicht  als  altes  i,  sondern  als  die  Verkûrzung  des  i  ^r-  der 
Plurale  mit  dem  Suffix  der  I.  pers.  plur.  anzusehen  ist. 

Paradigmen  des  Nomens  mit  Suffixen  der  àlteren  Stufe. 
a)  Das  Nomen  mit  der  Pluralendung  aju,  aji,  aja. 

■  susaji-i  —     sùsàj-i  —  'Die 

sdsaja-ka  —    sùsâja-ka  i     —       tj'did 

sùsaji-ki  —     sùsâji-ki         —        ~'D"tC 

susaju-hu  —  sùsâju-hu  —  sùsâu-hu  —  TCic 
susaja-h'à  —    sûsâja-ha       —       n'DlD 

susaja-nà  —    sûsàj-nù        —       13'DiD 

sdsaju-kùm  —  sijsaj-?-kâm  —  D3'D':d 
s'ùsaju-kùnna  —  susaj-?-kân  —  ■jiT'd^d 
susaju-hùm  —  s'ùsaj-?-hâm  —  a.TDiD 
sùsaju-hûnna  —    sùsaj-?-hdn   —      1'?'?"^ 


'  Die  Stellung  des  Akzenis  auf  der  Antepânuliima  siaii  auf  der  Pânultima 
entspricht  nicht  den  Regeln  der  hebrâischen  Akzentverschiebung  ;  es  wird  also 
wohl  schon  in  urliebr.  Zeit  vor  Suffixen  statt  âja  (und  âiu,  âji)  nur  à  oder  à 
(und  au,  ai)  gesprochen  worden  sein. 


-       124      — 

Vor  dem  Suffix  -hu  findet  sich  einigemal  (inilias,  ^r\^T,  in'';'>y, 
imUTN)  der  Vokal  ^  -^,  d.  i.  aj  ohne  Vokalauslaut,  vielleicht  in  Nach- 
ahmung  von  '^rc'C,  wozu  der  gleiche  Vokal  u  des  Suffixes  den  Anlass 
gah. 

b)  Das  auf  langen  Stammvokal  auslautende  Nomen. 

Hier  ist  im  Hebraischen  die  auf  û  ausgehende  Nominativform,  sovvie 
die  auf  â  ausgehende  Akkusativform  verloren  gegangen,  und  die  Genitiv- 
form  auf  î  wird  als  alleinige  Verbindungsform  sowohl  vor  folgendem 
Genitiv  wie  vor  den  Personalsufïixen  gebraucht. 


'abî-i 

-  'abî-i 

—         UN 

'abî'-ka 

—  'abî-ka      - 

—      T|UN 

["abî'-ki 

-  'abî'-ki      - 

-     1UN] 

'abî-hu 

—  'abî-hu 

—   in'iN 

in'iN  oder  mit  Ausfall  des  n  und  Diph- 
thongierung  der  beiden  zusammen- 


getretenen  Vokale  :''3N 


'abi-nà 


'abi-nù 


i;'aN 


'abî-kum  —  'abî-kâm  —  dd^n     u.  s.  w. 

Anmerkung :  Auch  13  «  der  Mund  »,  in  der  Urform  wahrscheinlich 
pûju(-i-a),  woraus  nach  Umwandlung  der  Endung  des  Nominativs  in  i 
hebràisches  iD  =  piji  =  pûji  und  n2  =  pâja  =  pûja  wurde,  hangt  die 
Suffixe  nur  an  die  erstere  Form,  also  Tj'S,  ^r^^^B  oder  vs,  Dn''î3  u.  s.  w. 

Paradigmen  des  Nomens  mit  Suffixen  der  jûngeren  Stufe  : 

—  'DID 

—  mit  Anwendungdes  Dehngesetzes  Tp^c 
— ■  mitAnwendung  des  Dehngesetzes  ^hc'd] 

nbiD,   wofûr  im   Bibeltexte  meist  icic 
geschrieben  ist  1. 


SÙSl-l 

SUSl-l 

susa-ka 

—  sùsa-ka 

susi-ki 

—  sùsi-ki 

susu-hu 

—  sùsû-hu 

'  Nach  Analogie  von  'h  -  làhu,  "2  -  bàhu,  iSl2p  =  qatalâhu.  Die  Ableitung 
von  einer  Urform  sùsâhu  ist  nicht  wohl  anzunehmen,  da  a  vor  dem  Suffix  -hu 
der  Lautharmonie  entgegen  wâre,  und  auch  das  Nomen  im  Plural  vor  dem 
Suffix  der  III.  pers.  sgl.  masc.  nur  ukennt. 


—       125      — 

sùsa-h'à  —  sùsâ-ha      — mitAnwendungdesDehngesetzesno'D  ^ 

susu-nà         —  sûs(i)-nû    —    "zcic 

susu-kùm      —  siis-?-kâm  —  D3Dic 

sùsu-kûnna   —  sus-?-k.ân  —    pD'îD 

sûsu-hùm      —  sùsâ-ham  —    DDiD 

sùsu-hûnna  —  sûsâ-han   —      piD  - 

Anmerkung  :  Vor  dem  Suffix  der  III.  pers.  sgl.  masc.  -hu  findet 
sich  einigemal  statt  u  ein  i  resp.  e  (inii.s,  im2'c,  inraS'S)  ■',  das  auf 
Nachahmung  des  è  in  innia;  u.  a.  beruhen  mag.  Weiter  vertritt  in  zwei 
Formen  (iJO'p  und  unyita)  â  das  gewôhniiche  e  vor  dem  Suffix  der 
I.  pers.  plur.  wofûr  der  Grund  in  ciner  Nachahmung  des  im  Aramâischen 
vor  dem  Pluralsuffix  erscheinenden  a  zu  liegen  scheint. 

Zusat\  I  :  Die  Eigentûmlichkeiten  bei  der  Suffixansetzung  der  âlleren 
wie  der  jûngeren  Stufe  finden  sich  vereinigt  bei  den  Nomina,  die  auf 
wurzelhaftes  aj(-u-i-a)  ausgehen.  Ursprûnglicher  war  bei  diesen  jedenfalls 
die  Anhângung  der  Suffixe  der  âlteren  Stufe,  vor  denen  stammhaftes 
aj(-u-i-a)  dieselben  Verândcrungen  wie  die  Bildungssilbe  aj(-u-i-a)  zeigte. 
Aïs  man  spâter  aber  dièse  lângeren  Formen  als  Plurale  zu  fuhlen  anfing, 
kùrzte  man  sie  meistens  im  Singular  um  ihren  letzten  Radikal  und  hing 
ihnen  dann  die  Suffixe  der  zweiten  Stufe  an.  So  begegnen  uns  bei  diesen 
Wôrtern  folgende  Formen  : 


'  Die  seltenere  Nebenform  riDID  kônnte  hieraus  entweder  durch  Erweichung 
des  n  entsianden  sein,  oder  man  milsste  sùsahâ  ^  sûsà  als  Ursprung  annehmen. 

"  \Vright  hat  in  seinen  Lectures  on  the  comparative  grammar  (S.  154  ff)  den 
Zusammenhang  des  Bindevokals  am  suffigierten  Nomen  im  Singular  mit  den 
alten  Kasusendungen  schon  herausgefuhlt,  ohne  indessen  bei  seiner  vollstândigen 
Nichtbeachtung  der  Akzentgesetze  im  Stande  gewesen  zu  sein,  den  richtigen 
Vpkal  anders  als  tastend  zu  treffen.  So  ist  ihm  die  II.  pers.  masc.  «  probably  » 
maikaka,  die  II.  fem.  malk-ik  oder  malka-ik,  die  III.  masc.  malka-hu,  malka-u 
(malki-hu  oder  malki-hi  in  ^^:1':),  die  III.  fem.  malka-âh  fur  malka-hâ,  die 
I.  pi.  malki-nû  (malka-nû  perhaps  in  upip),  die  II.  masc.  «probably  »  malka- 
kum,  die  II.  fem.  malka-hunna,  die  III.  masc.  malka-humû,  malkahém,  die 
III.  fem.  malka-hénna,  malka-hén,  kontrahiert  zu  malkâh''na,  malkâna,  malkàn. 

'  .-Xuch  '\r\3p  xp  68,  24  kônnte  vor  Einsetzung  des  Pausavokals  den  Binde- 
vokal  Sere  gehabt  haben. 


—       126      — 

niff,  einmal       nil?  O^pa) 

■]lir,   einmal  -]^it'  (Tj'Nia) 

imir     und  viir 

mi:',  seltener  nnir 

i:iir     und  unù? 

[]3nirl 

Dnnir,  einmal        ait  (nïn) 
]nni:? 

Zusai^  2  :  Eine  bemerkenswerte  Aehnlichkeit  mit  dem  Hebrâischen 
bezùglich  der  Setzung  des  «  Bindevokals  »  zeigen  andere  semitischc 
Dialekte,  die  cbenfalls  die  alten  kurzen  Kasusendungen  gevvôhnlich  abgc- 
stossen  haben,  z.  B.  das  Biblisch-Aramâische,  Syrische  und  Neuarabische. 
Die  biblisch-aramàischen  Formen  samt  dcn  zu  erschliessenden  ur- 
aramâischen  sind  folgende,  wobei  allerdings  einige  Ableitungen  mangels 
einer  wissenschaftlichen  aramâischen  Akzentlehre  noch  als  unsicher  zu 
gelten  haben. 

a)  Das  plurale  Nomen  : 

iin3  =  kitâbâj(i)-i 
"ans  1  =  kitâbâja-ka 
Mians  =  kitâbâju-hi,  âlter  kitâbâju-hu 
nana  *  =  (Singularform  ?) 
'  Niuns  8  =  kitâbâja-na 

psnns  =  kitàbaj-P-kûnu  (-kûmu) 
'l'3ian;  =  kitàbaj-?-kina 
]inun;  =  kitàbaj-P-hûnu  (-hûmu) 
'  ]'nun3  =  kitàbaj-?-hina 

'  Das  K''thîb  ~Ç-1T\2  wird  wohl  gleich  dem  Qerê  kt'thâbah  zu  lesen  sein. 
wobei  das  Jod  der  alten  unkontrahierten  Form  nur  fur  das  Auge  beibehalten  wurde. 

*  Das  Kethîb  n^ans  ist  wohl  mit  langem  â  in  der  Tonsilbe  zu  lesen,  also 
kethâbah  =  kitâbâja-ha. 


i 


Wohl  kethâbanâ  zu  lesen. 


—      127     — 

b)  Das  singulare  Nomen  : 

un:  =  kitâbf-i 
r\2T)D  =  kitàbâ-ka 
nsnr  =  kitâbf-hi 
nan:  =  kitâbâ-h,  aller  kitâbd-ha 
N:2n;  '  =  kitâbd-na 
■[isan:  =  kit'àb-?-kùnu  (-kûmu) 
'  y32î^:  =  kitàb-?-ki'na 
■[inanr  =  kitàb-?-hûnu  (-hùmu) 
■  yT\2ry:  =  kitàb-?-hi'na 

Das  Syrische  hat  vielfach  verwandte  Formen  ;  beim  pluralen  Nomen 
hat  indessen  diestarke  Zurûckziehung  des  Akzentes  grôssere  Verstumme- 
lung  des  Suffixes  und  damit  Aufhebung  der  Vokalharmonie  zwischen 
Suffix  und  vorhergehender  Silbe  bewirkt  : 
aj  Das  plurale  Nomen  : 

dînai         =  dînaji-i 

dînaik       =  dînaji-k,  âlter  dîndji-ka  resp.  dînâja-ka 

dînaik       =  dînaji-ki 

dînau        =  dînaju-hi,  âlter  dînâju-hu 

dfneh        =  dînaja-h,  âlter  dînâja-ha 

dî'nain       =  dînaji-n,  âlter  dînâja-na 

dînâikon  =  dînâj-kun,  âlter  dînaj-?-kûn 

dînâiken  =  dînâj-kin,  âlter  dînaj-?-ki'n 

dînâihon  =  dînâj-hun,  âlter  dînai-P-hùn 

dînâihen   =  dînâj-hin,  âlter  d'inaj-?-hîn 

b)  Das  singulare  Nomen  : 


dîn 

= 

dîni-i 

dî'nâkh 

= 

dî'na-ka 

dînekh 

= 

dî'ni-ki 

dfneh 

=: 

dîni-hi 

dî'nâh 

= 

dîna-ha 

'  Ich  ziehe  dièse  Lesart  derjenigen  mit  -r-  in  der  Pânultima  vor. 


—        128 


dînan 

dîn<=khôn 

dîiT^khèn 

dîn'hôn 

dîni^hèn 


dîna-na 
âlter  d'in-?-k.ûn 
âlter  dïn-?-kîn 
alter  dïn-?-hûn 
âlter  dfn-?-hin 


Das  Neiiarabische  àgyptischen  Dialektes  ^  zeigt  ebenfalls  genau 
durchgefûhrte  Vokalharmonie  zwischen  «  Bindevokal  »  und  Suffix,  wenn 
letzteres  von  Haus  aus  unbetont  war  :  Abweichungen  zeigen  sich  vor 
ursprûnglich  neben-  oder  haupttonigem  Suffix,  \vo  teils  auch  andcrc 
Vokale  zugelassen  wcrden,  teils  der  «  Bindevokal  »  ganz  schwindet  : 

a)  Das  Nomen  mit  einem  kurzen  Vokal  im  Singular  : 


schùt 


1) 


schùglak 
schûglik 
schùgloh 


=  schûgli-i 
=  schûgla-ka 
=  schûgli-ki 
=  schùglu-hu 


schuglaha       =  schuglâ-ha,  âlter  schûgla-ha 
schugliha        =  schugli-ha,  âlter  schûgli-hà 
schuglina        =  schugli'-na,  âlter  schùgli-nà 
schuglûkum   =  schuglû-kum,  âlter  schùglu-kùm 
schuglûhum  =  schuglû-hum,  âlter  schûglu-hùm 

b)  Das  Nomen  mit  zwei  kurzen  Silben  im  Singular  : 


hâgarij 

hâgarak 

hâgarik 

hâgaroh 

hagârha 

hagàrna 

hagârkum 

hagârhum 


=  hàgari-i 

=  hâgara-ka 

=  hâgari-ki 

=  hâgaru-hu 

=  hagâr-ha,  âlter  hâgar-?-hà 

=  hagâr-na,  âlter  hâgar-?-nà 

=  hagârkum,  âlter  hâgar-?-kùm 

=  hagâr-hum,  âlter  hdgar-?-hùm 


Man  kônnte  dièse  Untersuchung  noch  auf  andere  Dialekte  ausdchnen, 
und  dabei  nicht  nur  das  Nomen  mit  seinen  alten  kurzen  Kasusendungen, 


'  Vgl.  Spitta,  Gramm.  der  arab.  Vul-gârdialekis  von  Aegypten,  S.  i52  f. 
•  Man  lèse  hier  g  als  punktiertes  'Ajin. 


—       129      — 

sondcrn  auch  das  Vcrb  im  Impcrfekt  mit  seinen  begrifflich  abgestorbenen 
Modalendungen  heranziehen  i  :  alsdann  wûrde  sich  folgendcs  Gesetz 
bestâtigen  :  Semitische  Sprachen,  die  am  nackten  Nomen  oder  Verbum  die 
alten  kur^en  Kasus-  oder  Modalendungen  aufgegeben  haben,  halten  am 
suffigiertem  Nomen  oder  Verbum  vor  urspriinglich  unbetontem  Suffix 
stets,  vor  urspriinglich  betontem  Suffix  ^uweilen  denjenigen  alten  Vokal 
fest,  der  im  Klange  dem  Suffixvokale  am  ndchsten  steht. 

C.    KONTRAkTIOX    ZWEIER    DUKCll    H    GETRENNTEN    VOKALE. 

Kontraktion  zweier  durch  h  getrennten  Vokale  wird  im  Hebrâischen 
vorgcnommen.  wenn  entweder  beide  Vokale  qualitativ  gleich  sind,  ihr 
erster  aber  haupttonig  ist,  oder  weiin  der  erste  haupttoniges  a  resp.  i, 
der  zweite  u  ist. 
I.  Fall  : 
âha  =  a      (  ,   )  :  qâtalahùm       —  qataldham      —       aSup 

'  schfarahà      —  schi'arâha      —       myc;  - 
ihi    =  ê      (^^)  :  jàqtuluhùm     —  jàqtulîhim      —     oScp' 
ûhu  =  ô  (n  -— )  :  'î'ruhu  —  'îrùhu  —        n'TV 

ÊÎha  =  â  (-r-)  ^  :  '  qataltahum  —  qataltâham  —  anSap 
îhi  =î  i''-^):  ■  qataltîhum  —  qataltîhim  —  DinScp 
uhu  =  ù        (^)  :  qatalnahum     ■ —  qatalnuhum  —    DuSisp 

Zusat!{  :  Es  ist  schwierig,  Formen  wie  □'^Tap,  cnSisp,  ]"i;Sttp 
anders  als  durch  Kontraktion  aus  qatalâiiam^  qataltîhim,  qatalnuhum 
ents'tanden  zu  erklâren.  Die  dabei  zu  Tage  tretenden  Variationen  der 
Suffixe  der  III.  pers.  plur.  verdanken  ihre  Entstehung  zum  Teil  dem 
Streben  nach  Vokalharmonie,  deren  Anfânge  in  diesem  Falle  wenigstens 
.bis  in  altarabische  Zeit  hinaufreichen.  Denn  hier  kommen  die  Suffixe 
hu,  hum,  hunna,  huma  hinter  i  oder  ai   in  der  Nebenform   hi,  him, 

'  Vgl.  fur  das  Hebrâische  den  Abschniti  :  Anhângung  der  Personalsuffixe  an 
das  Verbum. 

^  Doch  bleibt  hâufiger  ri  mit  Mappiq,  vgl.  oben  S.  i25. 

'  Nicht  sicher,  weil  nur  aus  dem  Paradigma  konstruiert,  uber  vvelches  S.  55. 
Anm.  I  zu  vergleichen  ist. 


—     i3o     — 

hinna,  himâ  vor.  Das  Hebrâische  erweitert  sich  fur  die  Suffixe  der 
IIF.  pers.  plur.  diesen  Wechsel  zwischen  u  und  i  zur  Freiheit,  je  nach 
der  Qualitât  des  vorhergehenden  betonten  sogenannten  «  Bindevokals  » 
den  Vokal  der  Suffixe  variieren  zu  lassen,  sie  also  nach  a  mit  a,  nach 
i  mit  i,  nach  u  mit  u  auszusprechen.  Nach  diesem  Vorgange  trat  dann 
meist  Kontraktion  beider  Vokale  ein. 

Da  beim  Verbum  als  Vokal  der  letzten  Silbe  a  weitaus  am  hâufigsten 
erscheint,  vgl.  qâtala,  qâtalàt,  qatâltâ,  (qatâlnâ),  und  deshalb  auch  die 
Suffixformen  -ham  und  han(naj  am  zahlreichsten  gebraucht  wurden,  so 
fùhlte  das  Sprachbewusstsein  letztere  allmàhlich  als  die  Normalformen 
und  gebrauchte  sie  stets  auch  nach  unbetontem  «  Bindevokal  »,  \vo 
die  Wirkung  der  Vokalharmonie  aufhôrt,  z.  B.  in  an'CD,  in"D":c,  deren 
Segol  betontes  Pathah  vertritt.  Von  den  Suffixen  der  III.  pers.  plur. 
scheint  dann  weiter  das  Pathah  resp.  Segol  auch  auf  die  der  II.  pers. 
plur.  ùbertragen  zu  sein  :  ds^did,  dddid,  ]3'D1D,  ]3DiD. 

II.  Fall: 

âhu  =  au  =  ô  {',}  :  lâhu         —  lâhu  —  V'i 

qatalahu  —  qataldhu  —      i"^T2p  ^ 

îhu  =  diphthongischem  iu  (r  — )  :  'abîhu      —  'abîhu       —       vax 

qataltîhu  —  qataltî'hu  —  iTiScp  ^ 

Anhdngung  der  Personalsuffixe  a?i  das   Verbum. 

Die  sogenannten  Suffi.xa  verbi  sind  ursprûnglich  dieselben  wie  die 
Suffixa  nominis,  nur  dass  das  Suffix  der  I.  pers.  sgl.  nicht  i  (ja),  sondern 
-nî  lautet.  Im  Hebrâischen  muss  man  auch  bei  den  Verbalsuffixen  eine 
Scheidung  in  zwei  Stufen  beachten  ;  das  Kriterium,  wann  die  erste 
(altère)  und  wann  die  zweite  (jûngere)  Stufe  vorliegt,  bildet  hier  jedoch 
nur  die  Unbctontheit  oder  Betontheit  des  Suffixes  der  II.  pers.  sgl. 
masc.  -ka  ;  die  Suffixe  der  III.  pers.  plur.  masc.  und  fem.,  die  in  der 
NominaIsuffixreihe  der  âlteren  Stufe  haupttonig  auftreten,  sind  beim 
Verbum  schon  unbetont  angesetzt  ^. 

'  Daneben  auch  '"Sep,  wie  'inSup  net>en  innScp. 

^  In  beiden  Fâllen  kommt  auch  die  unkontrahierte  Form  vnr. 

"  Ausnahmen  finden  sich  nur  beim  Verbum  ~'T. 


—     i3i     - 

Das  Bereich  der  beiden  SuflRxstufen  ist  beim  Verb  folgendermassen 
verteilt  :  Die  altère  Stufe  verbindet  sich  mit  allen  Formen  des  Perfckts, 
ausser  der  III.  pers.  sgl.  masc.  und  mit  solchen  Formen  des  Imperfekts, 
die  im  Hebrâischen  langen  Auslautsvokal  zeigen.  Die  jûngere  Stufe 
tritt  an  die  III.  pers.  sgl.  masc.  Perfckti  und  an  aile  Imperfektformcn, 
die  im  Hebrâischen  vokallos  ausiauten. 

Die  mit  Suffixen  versehenen  Verbalformen  stehen  in  ihren  End- 
vokalen  den  altsemitischen  Formen  nocli  ziemlich  nahe  :  Vokalharmonie 
lassen  sie  nur  beim  Imperfekt  eintreten,  das  seine  alten  modusunter- 
scheidenden  Vokale  i  (âlter  u)  und  a  so  verteilt,  dass  vor  unbctonten 
Suffixen  mit  dem  Vokal  i  und  u  (-nî,  -ki,  -hu,  -nû,  -hum,  -hunnaj  ein  /, 
vor  dem  unbetonten  Suffix  mit  dem  Vokal  a(ha)  ein  a  erscheint. 
Weiter  werden  auslautende  lange  Vokale  wiederhergestellt  in  der  II.  pers. 
sgl.  fem.  und  I.  pers.  sgl.  comm.  (hier  allerdings  aïs  î  statt  ù),  doch 
wahrscheinlich  nicht  in  der  II.  pers.  sgl.  masc.  des  Perfekts  ;  auslautende 
alte  Konsonanz  tritt  wieder  ein  bei  der  III.  pers.  sgl.  fem.  Perfekti,  wird 
dagegen  abgeworfen  in  der  II.  plur.  masc.  und  fem.  Perfekti,  die  dadurch 
gleich  werden. 

So  hat  man  beim  Perfekt  mit  folgenden  Formen  zu  operieren  : 
qdtala,  qàtalàt,  qatâl-ta  (oder  -ta  ?),  qatâltî,  qatâltî,  qâtalù,  qatdltû, 
qatâlnù  : 

Beim  Imperfekt  mit  jâqtul(i,  a),  tâqtul(i,  a),  tâqtul(i,  a),  tâqtul'î, 
'âqtul(i,  a),  jâqtulu,  tâqtulù,  nâqtul(i,  a),  P'ormen,  deren  Akzent  sich  bei 
Suffixansetzung  nach  den  gewôhnlichen  Regeln  verschiebt. 

Hiernach  wird  die  Erkiârung  der  Paradigmen  keine  grossen 
Schwierigkeiten  mehr  bieten. 

Paradigmen.   i.  Perfektformen  mit  Suffixen  der  àlteren  Stufe: 
a)  mit  auslautender  Konsonanz  : 
qatalât-nî         —  qatalât-nî       —    '';n'^"i2p 
qatalât-ka         —  qatalât-ka       —    ^n^ipp 
qatalât-ki  —  qatalât-ki        —  mit  Epenthese  i  des  i  :  "in^'cp 

qatalât-hu         —  qataldt-hu      —  ^-nS^2p  oder  seltener  mit  Assimila- 
tion von  h  an  t  :  ipS^p 

•  Vsl.  S.  io3. 


l32 


qatalât-hâ         —  qatalât-ha       —  mit  Assimilation  von  h  au  t  :  nnSap 

qatalàt-nâ         —  qataldt-nù       —   "î^nSiap 

qatalât-kum     —  ? 

qàtalat-kûnna  — 

qatalât-hum     —  qatalât-[h]am —    DnSrp 

qàtalat-hûnna  —  qatalât-[h]an  —     inSiap 

b)  mit  auslautendem  Vokal,  z.  B.  : 

qatalta-nî         —  qataltâ-nî  i     —  [■':nST2p,  dafùr  stets  mit  Dagcsch  forte 

implicitum   im  2]  iJnSrp   =  qatal- 
td-n-nî  -'_ 


j"  qatalta-ka 
r  qataltà-ki 

*  qataltâhu 

*  qataita-fiâ 
'  qataltà-nâ 
'qatdltâ-kùm 


schématise!!  gebildet. 


—  innScp  und  mit  Kontraktion  in'iep 


nn^û 


^:n'?ï:p 


Dn'irp 


—  qataltd-ka 

—  qataltd-ki 

—  qatalta-hu 

—  qataltd-ha 

—  qataltd-nû 

—  qatàltd-kdm 
'qatàltâ-kûnna  —  qatàltd-kdn 
'  qatdltâ-hùm     —  qataltâ-[h]am 
■  qatàltà-hûnna  —  qataltd-[hlan 

2.  Imperfektformen  mit  Suffixen  der  dlteren  SluJ'e  : 
jaqtulii-nî  —  jaqtulu-nî  —  ijiScp' 
jaqtuld-ka       —  jaqtulu-ka         —     TjiSisp'' 

u.  s.  w.  bis 
jaqtulû-kùm   —  jàqtulû-kdm      —  DS^Scpi 
jdqtulù-hùm  —  jdqtulti-[h]um  —    m'iTsp' 


schematisch  gebildet.  • 


'  Ich  setze  stets  kurzes  a  in  die  Verbalendung  ein,  weil  dièses  und  nicht 
das  wahrscheinlich  fiir  das  Altsemitische  anzunehmende  â  die  hebrâischen  Suffix- 
formen  am  besten  erklârt. 

'  Lâge  einfaches  ;  vor,  so  miisste  wohl  entweder  -rr-  wie  in  aziz,  P^ïiï  oder 
allenfalls  —r-  in  vorhergehender  Silbe  eritstehen. 


—     i33 


Zusat^:  Auf  gleiche  Weise  hângen  auch  die  Imperativformen  mit 
langem  Endungsvokal  die  Suffixe  an. 

3.  Die  ni.pers.  sgl.  masc.  Perfekt  mit  Suffixen  der  jiingeren  Stufe  : 
qâtala-n'i  —  [qatàla-nî'  i       —  ij'nsp,  dafùr  stets  mit  Dagesch  forte 


implicitum]  i:Sï!p  =  qatald-n-nî 

qàtala-ka 

—  qatalâka 

-        n"?^p 

qâtala-ki 

—  qatalâ-ki 

iTr^. 

qâtala-hu 

—  qatalâ-hu 

—  iSop  ("tnScp) 

qâtala-hà 

—  qatalâ-ha 

—             nSap 

qâtala-nà 

—  qatalâ-nû 

—            "!?^p 

qâtala-kùm 

—  qatala-kâm 

—           ^tP? 

qàtala-kûnna 

—  qatala-kân 

—            "i^Siap  2 

qâtala-hùm 

—  qatalâ-rhlam 

~             °'?"'?P 

qàtala-hûnna 

—  qatalâ-[h]an 

l^^P 

4.  Imperfektformen  mit  Suffixen  der  Jiingeren  Stufe: 

jdqtulu-n'i 

—  jaqtùli-nî' 

—  ';"ii:p%  dafur  stets  mit  Dai,'esch 
forte  implicitum]  ijS'cp',  wolil  = 
)àqtuli'-n-nî 

jâqtula-ka 

—  jaqtùla-ka 

t^P' 

jaqtulu-ki 

—  jaqtulf-ki 

-              -PP\^. 

jâqtulu-hu 

—  jàqtulf-hu 

—           in'iop' 

•  Angesichts  des  Umstandes,  dass  die  im  Altsemitischen  langvokaligen  und 
—  ausser  unmittelbar  hinter  der  Hauptionsilbe  —  nebentonigen  Suffixe  ni,  hà 
(siehe  Seite  25,  4)  und  nâ  im  Hebrâischen  keine  Spur  eines  alten  Tones  mehr 
zeigen,  kann  man  zur  Vermutung  kommen,  es  seien  schon  vor  der  hebrâischen 
Akzentverschiebung  alte  nebentonige  langvokalige  Endsilben  enttont  worden. 
Dann  hâtten  sich  Formen  wie  qâtala-nî,  jâqtulu-nf,  qâtala-nâ(-ù),  u.  s.  w.  regel- 
'  recht  weiter  zu  qatalâ-nî,  jaqtulù-nî,  qatalâ-nà(-ù)  entwickelt,  woraus  sich  die 
hebrâischen  Formen  zum  Teil  direkt  ergeben  wurden.  Doch  scheinen  dieser  fur 
das  Aramâische  als  feste  Regel  anzunehmenden  Enttonung  im  Hebrâischen 
andere  formen  zu  widersprechen,  z.  B.  qdtalij  —  qàtalû  —  iSiap,  tàqtulî  — 
tàqtulî  —  ''S'cpn.  Darum  will  ich  einstweilen  nur  die  Môglichkeit  der  erwâhntcn 
Enttonung  und  damit  einer  Beschrânkung  von  Akzentregel  2.  a.  (siehe  S.  22)  auf 
die  doppeltonigen  Worte  mit  geschlossener  nebentoniger  Endsilbe  aussprechen. 

^  Nicht  belegt. 


-     i34    - 

jàqtula-hà         —  jàqtulâ-ha  —  nSap»,  weniger  hâufig  nSisp» 

jâqtulu-nà         —  [jaqtùli-nu  —  laSup',  dafûr  stets]  i^Sisp',  wohl 

=  jàqtuli'-n-nû 

jâqtulu-kùm     —  jàqtul-?-kâm  —  DsScp' 

jàqtulu-kûnna  —  jàqtul-?-kân  —  isSup' 

jâqtulu-hùm     —  jàqtuli-[h]im  —  nSup» 

jàqtulu-hûnna  —  jaqtuli-[h]in  —  l''^p' 

Neben  diesen  Formen,  die  ihren  «  Bindevokal  »  nach  dem  Gesetze 
der  Vokalharmonie  bilden,  finden  sich  vereinzeit  solche,  wo  anscheinend 
dem  modusbezeichnenden  Charakter  von  a  (=  Konjunktivendung)  noch 
Rechnung  getragen  wird.  Am  deutlichsten  lâsst  sich  dièses  vor  den 
Suffixen  der  III.  pers.  sgl.  masc.  und  III.  piur.  nachweisen,  mit  denen 
vorhergehendes  a  der  Konjunktivs  zu  :  und  D  >-  (]  -^}  kontrahiert  wird, 
z.  B.  in 

iSTT  3'iN  (Hos.  8,  3)  «  der  Feind  soll  es  (Israël)  verfolgen  ». 
'S~i3Pn  (2  Mos.  22,  29)  «  du  sollst  es  mir  geben  ». 
ilsSn  •••  (V  35,  8)  «  (sein  Netz)  soll  ihn  selbst  fangen  ». 
nuraS'  •■•  (2  Mos.  2g,  3o)  «  (der  Priester;  soll  sie  (7  Tage  lang) 
anziehen  ». 

Wenn  vor  dem  Suffixe  der  ersten  Person  der  Vokal  a  statt  i  auftritt, 
so  kann  man  zweifeln,  ob  hier  der  alte  Konjunktiv  auf  -a,  oder  aber 
der  Energikus  auf  -an  vorliegt,  z.  B.  in 

'ap3in-]S  (i  Mos.  /p,  19J  «  damit  mir  nicht  (das  Unglùck)  an- 
hange  »  ^. 
'jnaN'  nny  13  (i  Mos.  2g,  32)  «  jetzt  wird  mich  wohl  (mein  Mann) 
lieb  haben  ». 
»3Sn3^  Sian  (Is.  56,  3)  «  (Gott)  wird  mich  wohl  (von  seinem  Volke) 
absondern  ». 

Der  Einwand,  der  gegen  die  Annahme  des  Energikus  gemacht  werden 
kônnte,   dass  dieser  doch    in   den  ganz  anders  geschriebenen   Formen 

'  Nach  der  Finalkonjunktion  verlan^t  die  allarabische  Syntax  den  Honjuriktiv. 


-     i35     - 

'jSïjp»,  i^i^tspS  '"'^'^''^p!'  "■  s-  w.  vorlâge,  ist  nicht  stichhaltig.  Denn  die 
Vokale  -^  und  --  gehen  in  geschârfter  Silbe  fast  regellos  durchcinander  S 
und  die  geschârften  Buchstaben  entbehren  in  einer  Reihe  von  Fâllen  der 
Dageschbezeichnung  2. 

Zusat\  :  Wie  sich  bei  den  Nomina,  die  auf  stammhaftes  aj(-u-i-a) 
ausgehen,  im  Singular  die  Môglichkeit  ausgebildet  bat,  die  Suffixe  bald 
an  den  alten,  bald  an  den  verkùrzten  Stamm  zu  hiingen,  so  auch  bei  den 
Verben  mit  dem  stammliaften  Ausgange  aj(-a-u).  Also  kommen  neben- 
einander  vor 

uSa  und  »jSa 

■]^a  und  rjSa, 

wâhrend  vor  dem  Suffix  der  III.  pers.  sgl.  masc.  und  I.  pers.  plur.  nur 
die  âlteren  Fprmen  in'^a  und  iz'ia  belegt  sind.  Bei  oSa  ist  nicht  zu  ent- 
scheiden,  ob  es  auf  galajâ-(h)am  bezw.  gala'â-(h)am  ^  oder  gaiâ-(hjam 
zurûckgeht.  Im  Imperfekt  herrschen  fast  ausschliesslich  die  gekûrzten 
Formen  :  '■'"'a'"  (=  )igli-(n)nî),  :jSa'  (=  jîgiaka),  -^a'  (=  jiglî-ki)  u.  s.  w. 
Ausnahmen  sind  i:"inp  (=  t<=hajjâj-nù),  'rjmN  *  (=  '"rawwâji-ki),  Dn'XSN 
(=  àph'aj-hâmj,  eine  deshalb  singulâre  Verbalform,  weil  hier  das  Suflfix 
betont  erhalten  ist. 


D.    KONTRAKTION    ZWEIER    DIIRCH    N    GETRENNTEN    VOKALE. 

Kontraktion  zweier  durch  x  getrennten  Vokale  findet  nur  unter  der 
Bedingung  statt,  dass  beide  Vokale  auf  hebrâischer  Akzentstufe  unbetont 
sind  ;  dann  wird 

a'a  zu  à  (n  -r-)  :  '  ra'saîna  —  ra'asîna  ^  —  diuînt 
i'a  zu  â  (k  -r^)  :  mi'atâini  —  mi'atâini  —  D^nNO 


'  Vgl.  s.  76. 

»  Vgl.  s.  80  f. 

'  Siehe  S.  1  ig. 

*  Nach  Stades  richtiger  Emendation. 

"  Vgl.  ûber  den  Einschubvokal  S.  104.  Es  wâre  nicht  undenkbar,  dass  auch 

D'Pa  «  Hâuser  »  aus  ba'atîm,  das  dann  statt  bajatim   stânde,   kontrahiert  sel  ; 

■  i* 
vgl.  den  folgenden  Abschnitt. 


—    i36 


Verànderungen  von  ursemitischem  silbenauslautenden  n 
im  Hebràischen. 

1.  Schumnd  von  a:  Ein  n,  das  im  Silbenauslaut  steht,  wird  im  He- 
bràischen nicht  mehr  gesprochen  ;  dafùr  erleidet  ein  ihm  vorhergehender 
kurzer  Vokal  unter  oder  vor  dem  Haupttone  Dehnung,  wobei  altes  a  zu 
â  (-r-),  altes  i  zu  è  (-^),  altes  u  zu  ô  (^j  wird  : 

qâra'a      —  qarâ'(a)  —  N"ip 

mâli'a      —  mah"(a)  —  nSd 

'  uqrù'     —  q'=rù'      —  arip 

'  fa'ruru  —  fa'ruru  —  T!"ii<S 

2.  Uebergang  von  n  ïn  w  oder  j  :  In  einer  grôsseren  Anzahl  von 
Wôrtern  wird  silbenauslautendes  N  nach  dem  Muster  von  Formen  mit 
silbenauslautendem  w  oder  j  gleich  diesen  Lauten  behandelt,  so  dass 
a  -+-  N  teils  ô,  teils  à,  i  +  N  langes  i,  u  +  n  langes  u  ergibt. 

Am  hâufigsten  tritt  dieser  Uebergang  bei  den  Verben  n'i  ein,  \vo 
vor  konsonantisch  anlautenden  Affixen  in  ailen  Perfekten  (ausser  Qal) 
N  -rr-  (ê  =  âj),  in  allen  Imperfekten  und  Imperativen  n-t:-  (aè  =  âja) 
erscheint,  analog  den  gleichen  Formen  bei  den  Verben  V'i  fn'"'). 

Weiter  findet  sich  n  _:-  (=  dw)  bei  einer  beschrânkten  Anzahl  von 
Verben  n's  ('^sn,  ion,  7nN  u.  s.  w.)  in  der  ersten  Silbe  des  Imperfekts 
Qal,  seltener  des  Perfekts  Niph'al  und  einigen  Hiph'ilformen  i,  was  den 
Uebergang  dieser  Verben  in  die  Klasse  i'2  bedeutet,  z.  B.  IGN  =  'awmaru, 
'i^s*"!  =  wajjawkal,  ""*  =  jawkhizu,  ::"'*•  =  wajjawrib  u.  s.  w.  2.  Einige 
andere  Verben  derseiben  Gruppe  entwickeln  Formen,  die  der  Klasse  l's 
ursprùnglich  eigen  sind,  z.  B.  NriNP  (neben  ntin")  =  jajtaju,  in.N  = 
'ajkharu  *. 

•  In  dem  Eigennamen  "in''U?N'  («  Gott  trôstet  »)  ist  ebenfalls  ein  solches 
Imperfekt  Hiph'il  von  der  Wurzel  nuJN  erhalten,  dessen  verkûrzte  (Jussiv-)Form 
in  dem  Namen  n'1ï;i'  («  Gott  môge  trôsten  »)  vorliegt. 

'  Im  Syrischen,  zum  Tell  auch  im  Bibl.-Aramaischen  wird  das  Hiph'il  der 
Verb  n'S  stets  mit  Uebergang  in  die  Klasse  l'S  gebildet. 

'  Im  Syrischen  ist  dièses  Imperfektum  mit  ê  -  aj  bei  den  Verben  n's  Regel. 


-     i37    - 

Ausser  bei  den  Verben  findet  der  Uebergang  von  n  in  w  oder  j  auch 
bei  einer  nicht  geringen  Anzahl  von  Nomina  statt.  So  erkiârt  sich  CTNh 
aus  rawsch  statt  ra'sch,  •jx's  aus  sawn,  in2  resp.  lia  aus  bawr,  D'i  (neben 
DNi)  aus  rajm,  Din  (neben  DiNQ)  aus  muwm. 

Endlich  sei  noch  auf  die  bereits  frûher  eriilârten  Formen  i  "vzv^  = 
lajmor,  DTiS.S'a  (neben  D'nSxa)  =  bajlôhîm  u.  a.  hingewiesen. 


SCHLUSSBEMERKUNG. 

In  den  vorstehenden  Untersuchungen  sind  mit  ganz  geringen  Aus- 
nahmen  nur  solche  Akzente  und  Volcale  besprochen  worden,  die 
ausserhalb  der  Pausa,  d.  li.  der  Tonsilbe  des  letzten  Wortes  eines 
grôsseren  oder  kleineren  Satzes  bezw.  Verses  ûberliefert  sind.  Es 
biiebe  noch  ûbrig  auseinander  zu  setzen,  welchen  Wert  die  pausale 
Betonung  und  Vokalisation  zu  beanspruchen  liât.  Dièse  Frage  aber  ist 
mir  noch  nicht  klar  genug,  um  zu  ihrer  Lôsung  mit  etwas  anderem  als 
subjektiven  Vermutungen  beitragen  zu  kônnen,  und  sehe  ich  darum  von 
ihrer  Behandiung  hier  ab.  Wenn  in  Zukunft  einmal  aile  dem  Hebraischen 
nahe  stehenden  Dialekte  nach  der  Seite  ihrer  Akzent-  und  Vokalgesetze 
genugend  erforscht  sind,  und  das  Idéal  einer  semitischen  Akzent-  und 
Vokallehre  sich  zu  verwirklichen  beginnt.  dann  dûrfte  sich  auch  das 
Râtsel  der  hebraischen  Pausaeigentùmlichkeiten  leicht  lôsen  lassen. 

'  Vgl.  s.  48,  Anm.  i. 


-^--5o|<.<^^o|«3«e4— 


ANHANG 


I 


UEBER  DIE  FORM  DES  NAMENS 
JAHWiï 


Die  moderne  Forschung  hat  das  Dunkel,  das  von  altersher  um  den 
Namen  mn*  lagert,  nur  erst  wenig  zu  lichten  vermocht.  Mit  der  Kest- 
stellung,  dass  er  kein  Lehnwort  ist,  sondern  auf  semitischem,  und  zwar 
vorderasiatischem  Boden  seine  Heimat  hat,  ferner  dass  seine  Vokalc 
zu  einer  gewissen  Zeit  -a-e  gewesen  sein  werden,  ist  man  schon  am  Ende 
der  bisherigen  sicheren  Ergebnisse  angelangt.  Ailes,  was  sonst  noch  ùber 
seine  Wurzelableitung,  seine  Nebenformen ,  endlich  seine  Bedeutung 
vorgebracht  worden  ist,  gehôrt  in  das  Gebiet  luftiger  Hypothèse. 

Die  Misserfolge  bel  der  Erklârung  eines  reinsemitischen  Namens, 
von  dem  ausserdem  noch  eine  Reihe  Nebenformen  vorliegen,  dûrften 
zum  guten  Teil  darauf  zurûckgehen,  dass  man  ûber  den  Drang,  den 
Sinn  des  wichtigsten  alttestamentlichen  Namens  zu  erfassen,  seiner 
grammatischen  P^orm  zu  wenig  tief  nachging.  Und  doch  sollte  eine 
Sinnerklârung  erst  dann  beginnen,  nachdem  aile  formellen  Vorfragen 
untersucht  und  beantwortet  sind.  Dièse  Aufgabe  bezùglich  des  Namens 
m.T  zu  erfùllen,  ist  Zweck  der  folgenden  Zeilen. 

Von   dem   alttestamentlichen   Gottesnamen  gibt  es   im    hebrâischen 
Bibeltexte  lo  Formen  : 

I.  mn',  ohne  Zweifel  mit  den  Vokalen  -a-e  zu  lesen  :  also  ri^n]  (mn>), 
kommt  immer  nur  als  selbstândiges  Wort,  und  z\var  im  Status  absolutus 
wie  Status  constructus  (n^xiï  mn'  i)  vor,  niemals  aber  in  der  Namens- 
kom  position  ; 

'  Was  auch  in  niN'lï  stecken  mag,  immerhin  vvird  man  dièse  beiden  W'orte 
als  eine  Status-constructus-Verbindung  ansehen  mûssen  in  der  Weise  von  arab. 
Schâhbùru-l-djunûdi  «  der  Schahbur  der  Heere  »,  Mûsâ  banî  'Israîla  «  der  Moses 
der  Sôhne  Israels  »,  vgl.  Reckendorf,  Synt.  Verhâlt.,  S.  i88  f. 


—     142     —  . 

2.  M',  nur  als  letzter  Teil  von  komponierten  Eigennamen  ; 

3.  n%  nur  in  selbstândiger  Status-absolutus-Form  ; 

4.  n',  selten  in  selbstândiger  Status-absolutus-Form,  haufig  indessen 
als  letzter  Teil  von  komponierten  Eigennamen  ; 

5.  ''  -^,  nur  als  letzter  Teil  von  komponierten  Eigennamen  : 

6.  in%  nur  als  erster  Teil  von  komponierten  Eigennamen  ; 

7.  V.  nur  als  erster  Teil  von  komponierten  Eigennamen  ; 

8.  "'  I  nur  als  erster  Teil  von  komponierten  Eigennamen,  jedoch 

9.  ~v  !  schon  mit  einem  konsonantischen  Bestandteile  des  folgenden 
Gliedes  kontrahiert  : 

10.  in,  wahrscheinlich  Schreibfehler  fur  inv 

Die  5  ersten  dieser  F'ormen  sind  haupttonig  (ausser  n'n''  vor  einem 
Genitiv)  :  von  ihnen  hat  die  Erkliirung  auszugehen  ;  die  5  anderen  teils 
neben-  teils  schwachtonigen  kônnen  wcgen  ihrer  dadurch  bedingten 
Lautverminderungen  erst  in  zwciter  Linie  berùcksichtigt  werden. 

Von  den  haupttonigen  Formen  sind  r\'~^  und  in'  die  wichtigsten, 
weil  sie  vokalischen  Auslaut  bewahren  ;  das  Verstandnis  ihres  gegen- 
seitigen  Verhâltnisses  ist  die  Grundlage  fur  aile  anderen  Fragen,  die  sich 
an  die  verschiedenen  Formen  des  Gottesnamens  knûpfen. 

Nun  gilt  bisher  die  xMeinungi:  in  mn'  liegt  die  Grundform  des  Gottes- 
namens vor,  die  weiter  auf  die  W'urzel  ri'r\  zurûckgeht  ;  in^  aber  ist  die 
Verkûrzung  von  mn\  Dièse  Behauptungen  bedeuten  den  Erbfehler  aller 
Erklârer,  den  Grund  fur  die  Unsicherheit  aller  weiteren  Schlûsse. 

Wie  kann  zunâchst  riNT"  sich  zu  in^  verkûrzen,  wenn  beide  in  der 
Tonstârke  sich  gleich  sind  ?  Wo  ist  im  Bereiche  der  ganzen  hebraischen 
Grammatik  eine  âhnliche  Verkûrzung  nachzuweisen  ?  Wâre  mn^  ein 
zusammengesetzter  Eigenname,  so  liesse  sich  eine  Verkûrzung  bei 
Beibehaltung  des  Haupttones  durch  mechanischen  Abfall  des  zweiten 
Telles  allenfalls  erklâren  ;  aber  fur  komponiert  wird  niemand  das  Wort 
m.T  ansehen. 

Nimmt  man  aber  auch  an,  ini  habe  einmal  nebentonig  neben  mni 


'  Abweichend  davon  sucht  Frdr.  Delitzsch  (Wo  lag  das  Paradies  ?,  S.  i58-i66), 
den  Ursprung  des  Gottesnamens  in  einer  akkadisch-babylonischen  Mischform  Ja-u, 
die  bei  den  Hebrâern  zu  "n'  gevvorden,  von  den  Priestern  aber  zu  mn^  umgeformt 
ware,  um  den  Gottesnamen  mit  der  Wurzel  "in  in  Verbindung  zu  bringen. 


-     .43    - 

gestanden  und  sei  erst  spiiter  zur  Haupttonigkeit  gelangt,  so  stimmen 
seine  Vokale  und  Konsonanten  schlecht  zu  einer  solchen  nebentonigcn 
Verkûrzung.  Wie  haupttonigem  ncyn  und  nv'l  nebentoniges  nt"j^  und 
ny'i  entspricht,  so  muss  ^^^1  nebentonig  mn'  lauten.  Aber  kônntc 
zwischen  mn'  und  ini  nicht  cin  âhnlichcs  Verhaltnis  bestehen,  wie 
zwischen  ninpï,"'  und  'nnu''  ?  Auch  das  ist  abzuweisen  ;  denn  mnP'C' 
ist  =  urhebr.  jischtàhhiwâja,  wovon  der  nebentonige  Jussiv  '.up\iri  = 
jischtàhhiw  gebildet  wird  ;  m.T'  stellt  aber  kein  altères  jàhhivvâja  dar, 
sondern  jahwâja,  das  nebentonig  stets  nur  jahwàja  =  mni  *  ergibt. 

Stellen  wir  aber  einmal  die  Frage  umgekehrt  :  Kann  haupttonigcs 
n-ipi  nicht  aus  haupttonigem  "rf  verldngert  sein  ?  Dièse  Môglichkeit 
muss  unbedingt  bejaht  werden.  Da  eine  Nominalendung  n  .,  =  âja 
(event.  âji  oder  îja,  l'ji)  im  Hebràischen  existiert,  "n"  aber  nach  dem 
Muster  von  inù?  =  sâhiw  —  sdhwi  -  auf  jâhiw  —  jâhwi  zurQck- 
zufûhren  ist,  so  ergâbe  seine  Verlângerung  mit  der  Endung  n  .,  direkt 
mnv  Dadurch  kônnte  nini  i.  als  F'eminin,  2.  als  Plural  resp.  Kollektiv 
von  irr  bezeichnet  sein.  Von  der  ersten  Môglichkeit  darf  aber  fùglich 
abgesehen  werden,  da  in  derganzen  Bibel  kein  gesicherter  Fall  vorkommt, 
wo  mn'  femininal  konstruiert  wâre  ^  :  also  haben  wir  es  als  Plural- 
resp.  Kollektivform  von  'ni  zu  erklâren. 

Steckt  in  mn'  demnach  nicht  die  Wurzel  n"n  oder  iin,  sondern  "n' 
event.  im,  so  fallen  aile  bisherigen  Deutungen  seines  Sinnes  als  der 
Seiende,  der  ins  Dasein  Rufende,  der  Fallende,  der  Fàllende,  der 
Haucher  in  ein  Nichts  zusammen. 

Dafûr  dass  mni  eine  Ableitungsform,  rni  aber  die  singulare  Grund- 
form  darstellt,  gibt  es  noch  einen  zwingenden  Beweis.  Es  kann  auffallen, 
dass  von  den  Hunderten  der  mit  dem  Gottesnamen  zusammengesetzten 
Eigennamen  ^  kein  einziger  die  P'orm  mn'  zeigt,  sondern  stets  nur  M' 

'  VVegen  der  Gutturalis  n  verândert  sich  a  vor  dem  Nebentone  nicht  zu  i. 
"  Gleich  arab.  schâhwu  «  puteus  amplus  ». 

*  Dass  I.  K.g.   //,   14  das  Qerè  mni-nn  dem  Kethib  n"'n''~'jnr  vorzuziehen 
ist,  scheint  auch  aus  der  metrischen  Form  hervorzugehen. 

*  Ich  rede  hier  nur  von  wirkiichen  Eigennamen,  d.  h.   solchen,  die  unter 
einem  Haupttone  stehen.  Die  5  angeblichen  Eigennamen  nNT  mn'  (Gen.  22,  14), 

'd:  mn'  (Ex.  //,  i5)  aiSir  nin'  (Jud.  6, 24),  'jpijt  mn'  (Jer.  23,  6)  niau?  m.m 

(Ez.  48,  35)  sind  umschreibende  Sa/^e,  keine  Nomina  propria. 


—     144    — 

und  noch  kûrzcrc  Bildungcn.  Dcr  crste  Schluss,  dcn  man  daraus  ziehcn 
môchte,  wâre  wohl,  dass  aile  dièse  Namen  zu  einer  Zeit  gebildct 
wurden,  \vo  neben  dem  Singular  •-'  noch  kein  Plural  nini  existierte. 
Doch  dann  schiene  es  unbegreiflich,  dass  die  spâtere  lange  Jahweperiode 
nicht  einen  einzigen  neuen  Namcn  in  Kurs  gebracht  hâtte.  Gegenùber 
dieser  Unwahrscheinlichkeit  wird  man  auf  eine  andere  Erklârung 
gewiesen,  die  im  grammatischen  Wesen  der  Wortkom position  wurzelt. 
Man  darf  als  Regel  aufstellen,  dass  als  Subjekt  i  des  Satzes,  der  unter 
einen  Hauptton  gefasst  im  Hebrâischen  einen  komponierten  Eigennamen 
darstellt,  nie  ein  Wort  im  Plural,  sondern  stets  im  Singular  mit  oder 
ohne  Personalsuffix  verwendet  wird.  So  gibt  es  keinen  Eigennamen, 
der  als  Bestandteil  a^n^N  aufwiese,  hingegen  eine  ûberaus  grosse  Anzahl 
mit  '-^N'-  -,  -'-^N,  -^•;iN,  z.  B.  '^ntii,  Sxia'vT  :  'j:n'i.N,  D'P'Sn  ;  Sni'-^n,  yoci'-^N. 
-'i>2i'iN'.  W'eiter  keine  mit  ':'in,  sondern  nur  mit  'j'tn  wie  n^j'iN,  Dp';'"x. 
p"Tï~'':'iN.  Wenn  einige  als  ihren  zweiten  Teil  den  Namen  i"tc  tragen 
(nr^iay,  'lU'mï),  so  darf  man  wohl  daraus  den  Schluss  ziehen,  dass 
in  ne  kein  Plural  vorliegt  oder  gefùhlt  wurde.  Da  man  also  prinzipiell 
die  Plurale  zur  Namenskomposition  fiir  nicht  gceignet  hielt,  so  musstc 
auch  n'ni  Singularform  ^^'  (-",  "n^  u.  s.  \\.)  bleiben,  um  als  Komponent 
zu  dienen. 

Weiter  lâsst  sich  nicht  von  mn%  wohl  aber  von  in''  die  Form  rr 
ableiten.  Allerdings  erscheint  nach  den  frùher  gegebenen  Regeln  ^  der 
Abfall  des  i  befremdlich,  da  es  als  langer  Vokal  nur  verkiirzt,  nicht 
verdrângt  werden  soUte  ;  doch  lehrt  das  Altarabische,  dass  Nomina  in 
der  Rufform  ganz  singulâre  Verstûmmelungen  erleiden,  wodurch  z.  B. 


'  Auch  die   Falle  sind   selten  und  zweifelhaft,  wo  das  Prâdikat  ein  Plural 

ist,  z.  B.  mySN  und  'z'yiniSN. 

^  Ich  bemerke  beilâufig,  dass  (l)niSN  nicht  bedeuten  kann  :  «  Jahu  ist  mein 
Gott»  was  die  Form  ("')n''SN  voraussetzte,  sondern  nur:  «Jahu  ist  mein  Siarker»  : 
weiter  dass  in  dem  Jod  von  -i^N  und  vielen  anderen  ersten  Komponenten  meist 
das  Suffix  der  I.  pers.  zu  suchen  ist,  wie  aus  den  Frauennamen  ^dN  (mein 
Vater  ist  der  Thau),  Su'a.N  (mein  Vater  ist  die  Freude)  D>;inN  (mein  Bruder  ist 
die  Wonne)  u.  a.  hervorgeht,  deren  bisher  bevorzugte  Uebersetzung  «  Vater  des 
Thaus  »,  «  Bruder  der  Wonne  »  u.  s.  w.  gelinder  Unsinn  ist. 

»  Vgl.  S.  55. 


-     145     - 

sâhibu  zu  sâhi,  'âmiru  zu  'àmi,  Mâzinu  zu  Màzi  wird  ^  ;  fureine  ahnliche 
Rufform  ist  aber  ni  anzusehen.  Das  zeigt  zunàchst  sein  Vorkommen 
in  der  religiôsen  Exklamation  ni-"'"i^n,  die  in  Folge  ihres  hâufigen 
Gebrauchs  aïs  eiii  zusammengesetztes  Wort  gefûhlt  wurde,  wobei  der 
Gottesname  trotz  seiner  Steliung  im  Akkusativ  die  Rufverkûrzung  crlitt. 
Als  Vokativ  steht  ni  ferner  in  der  bisher  missverstandenen  Stellc  '^ 
Is.  38,  1 1  :  Di'nn  yiNz  ni  ni  nxix  x'i  iniCN*  «  ich  spreche  :  Nicht  werde 
ich,  o  Gott,  mehr  schauen  das  Land  der  Lebenden  »  ; 
vielleicht  auch  Exod.  i5,  2  (=  Is.  /2,  2,  tp  1 18,  14)  : 

m  n")n"i  ny  «  meine  Kraft  und  main  Lied  ist  Gott  »  ! 
Erst  spâte  Stùcke  der  Bibel,  wie  \p  ^2,  2,  g4,  2,  118,   17,    i8,    iq  •% 
gebrauchen  ni  mit  Verkennung  seines  alten  Ciiarakters  in  jeder  beliebigen 
syntaktischen  Steliung. 

Eine  Weiterbildung  von  ni  wird  ni  sein,  das  in  ni~iSSn  ()/'  104,  35) 
vorkommt,  sein  eigentliches  Gebiet  aber  im  zweiten  Gliede  von  kom- 
ponierten  Eigennamen  hat.  Hier  trifFt  man  es  nun  in  anscheinend  ganz 
willkurlichem  Wechsel  mit  ini,  z.  B.  (i)niJ3,  ("i)niS7a,  ("i)n!iWNi,  (ijniip'n, 
(i)niaii,  (i)ni2n;,  und  zwar  ist  fur  die  âltesten  Namen  die  kûrzere  Form 
vorherrschend  (vgl.  Jud.  ij,  i  n^iîz,  nur  in  Pausa  ^-131a,  II  Sam.  23, 
milï,  n*TiN  neben  inija  u.  a.  "•),  die  spâtere  Kônigs-  und  Prophetenperiode 
bevorzugt  aber  die  lângere,  endlich  Ezra  und  Nehemia  haben  nur  die 
kûrzere  '.  Man  kônnte  dièse  Ungleichheit  so  erklâren,  dass  in  Personen- 
namen,  deren  vornehmlichster  Gebrauch  die  Rufform  ist,  schon  sehr  frùh 
der  Vokativ  fur  aile  andern  Rasus  gesetzt  worden  sei  ;  dass  auf  dem 
Hôhepunkte  des  Jahwekultes   im   Drange  den  vollen  Gottesnamen   zu 


'  Vgl.  Caspari-Mûller,  .Arab.  Grammatik,  S4o3,  Anm.  b;  vgl.  spâthebrâisches 
iDii  fur  r|Dii. 

'  So  viel  ich  sehe,  nehmen  aile  Erklârer  ni  ni  als  Objekt  zum  Verbum 
<s  schauen  ». 

'  \vi\n  \p  i  i8,b  kônnte  ni  Vokativ  sein. 

*  Auch  die  babylonische  Litteratur  weist  zahlreiche  Namen  mit  der  Endung 
-ia  auf,  wie  Akhia,  Ilia,  Pidia,  Tabbiia,  deren  Endung  mit  hebrâischen  ni 
verglichen  werden  kann  ;  sodann  làssl  sich  auch  in  dem  97.  Stadtenamen  der 
Vôlkerliste  des  Dhutmose  III  «Baitia»  der  Gottesname  vermuien  (vergleiche 
W.  M.  Millier,  Asien  und  Europa,  S.  162,  239). 

"  Ezr.  10,  41  ist  zu  iesen  :  nncï?!  ni^Stri. 


—     146    — 

fùhren,  die  Form  •-''  kûnstlich  wieder  eingesetzt  und  zumal  bei  den 
Namen  hochgestellter  Personen  stereotyp  geworden  sei,  nach  dem'  Exil 
aber  das  Ueberhandnehmen  der  aramâischen  Sprache  mit  ihren  abge- 
schliffenen  Endungen  wieder  den  Gebrauch  der  kûrzeren  Eligennamen 
begûnstigte.  Oder  soll  man  bei  den  âlteren  Namen  an  eine  detektive 
Schreibung  denken,  die  etwa  wie  das  Sûdarabisciie  jeden  vokaiischen 
Auslaut  unberûcksichtigt  Hess,  ein  Verfahren,  das  sonst  dem  Hebrâischen 
fern  zu  sein  scheint  ? 

Endlich  kommt  noch  als  weitgehendste  Verkùrzung  unter  dem  Haupt- 
tone  ■>  -^  vor  1.  Am  wahrscheinlichsten  ist  sie  bei  solchen  Namen,  neben 
denen  sich  lângere  Formen  mit  oni  erhalten  haben,  z.  B.  '':na  neben 
(•i)ni:rip,  liryn  neben  niir^c,  ''^ny  ^  neben  oni'^nv,  nnN  neben  (i)nnnN  ; 
analog  dazu  vverden  aber  auch  'cw,  ticn,  n'ZC''  und  die  Mehrzahl  der 
ùbrigen  auf  -ai  ausgehenden  Namen  aïs  mit  rn'  komponiert  zu  gelten 
haben.  Zur  Erklarung  der  radikalen  Endkûrzung  muss  wieder  auf  die 
Vokativform  zurûckgegangen  werden,  und  zwar  Icuchtet  es  hier  ein,  dass 
nach  Verschiebung  des  Haupttons  auf  die  vorher  nebentonige  Silbe  ein 
mâttanàja,  mâ'sijàja,  'âthalàja,  'dhazàja  =  '  *:nc  '  'il'va,  *  ''"'nv,  nnx 
werden  konnte,  worausdann  bei  Einsetzungder  Vokativform  in  die  ûbrigen 
Kasus  und  dem  damit  zusammenhângenden  Rûcktritt  des  Haupttons  auf 
die  Endung  'jnc,  'Cyn,  'Sny,  nns*  entstand  :  vergleiche  nebentoniges  ^zVi 
und  nriN  gegen  haupttoniges  ^ZT:'^  und  iSriN  '^. 

'  Schon  Olshausen,  (Lehrbuch,  S.  612)  vermuiet  darin  die  Abkurzung  des 
Gottesnamens.  Fur  (spâthebr.)  Kosenamen  mit  der  Endung  1  ^  —  «  mein  lieber» 
kann  ich  die  folgenden  Wôrter  besonders  deshalb  nicht  ansehen,  weil  in  der 
Koseform  fast  immer  auch  der  erste  Wortkomponent  stark  verandert  erscheint, 
z.  B.  ip;  (aus  ,T;n:),  isï;  (aus  Sn12">:7),  ny  (aus  nnty),  dièses  aber  bei  den 
bibl.  Namen  auf  1  -^  nicht  der  Fali  ist. 

'  Qames  in  der  Endung  dijrfte  auf  Rechnung  der  Pausa  zu  setzen  sein. 

'  Von  besonderem  Interesse  ist  die  Etymologie  des  Eigennamen  'niriN. 
Wàhrend  man  ihn  bisher  mit  :  «  Bruder  des  Wassers  »  ûbersetzte,  kann 
nach  Obigem  kaum  zweifelhaft  sein,  dass  auch  er  mit  dem  Gottesnamen 
zusammengesetzt  sei,  also  einmal  ("!)n"''a":nN  gelautet  habe.  Somit  ist  er  in  zweien 
seiner  Bestandteile  gleich  dem  Namen  riNV  «  Jahwe  ist  Bruder  ».  Was  bedeutet 
aber  das  zwischenstehende  —  '2  —  '?  Bei  dem  ganz  âhniich  gebiideten  Namen 
'?N^D'2N  nimmt  Olshausen  (Lehrbuch,  S.  616)  es  fur  das  Fragepronomen  und 
■ubersetzt  danach  «  \lein  V'ater,  was  ist  Gott  ?  »,  ein  gewiss  auffallendcr  N'ame, 


—     H7     - 

Nach  der  Erklârung  der  haupttonigen  Formen  des  Gottesnamens 
macht  die  der  neben-  und  schwachtonigen  geringe  Schwierigkeiten.  So 
ist  in;!  teils  neben-  teils  schwachtoniges  jahù,  ersteres  z.  B.  in  înain' 
(J'hbnâthan),  yz^^'^:^'<  (J-^hbjâkin),  letzteres  in  V!Trini  (J'^hôschii'a),  a^xin^ 
(J'^hô'âsch)  u.  a.  Der  Vorgang  des  Akzents  von  der  Pânultima  auf'die 
langvokalige  Ultima  bci  in'  entspricht  dem  von  erst  neben-  dann  haupt- 
tonigem  fja  und  mb  statt  npp  und  "  iis  ;  zum  Uebergange  von  û  in  ii 
lâsst  sich  in^n  =  hklfià  und  (D'^t3)  ii^vn  =  mà'j<^nô  vergleichen. 

Aus  in'  wurde  r  regelmâssig  wohl  zunâchst  dann,  wenn  es  schwach- 
tonig  auftrat,  entsprechend  der  Kontraktion  von  zwei  durch  .\  getrennten 
unbetonten  Vokalen  :  vergleiche  D'riNn  aus  mi'atâjim.  Spâter  vermutlich 
gingen  dann  auch  einzelne  der  mit  nebentonigem  in'  zusammengesetzten 
Namen  die  gleiche  Kontraktion  ein,  z.  B.  ]n:ii,  'j;ni'',  VZ'^v,  und  umge- 
kehrt  ward  schwachtoniges  it  nicht  selten  wieder  zerdehnt,  z.  B.  in  axin'. 
aus  2Ni',  Diini  aus  a')v,  cxin'  aus  utnii  i. 

El  ne  schwachtonige  Form  des  Gottesnamens  lâsst  sich  ferner  aus 


den  man  als  Beitrag  fur  die  Geschichte  derSkepsis  im  alten  Testamente  verwenden 
kônnte,  wenn  er  eben  nicht  ganz  verfehlt  ubersetzt  vvâre.  Denn  in  seinem  —  a  — 
wie  in  dem  von  nipiriN,  liegt  eine  als  unbestimmter  enklitischer  Artikel  ver- 
wendete  Partikel  ma  (oder  ma)  von  urspriinglich  exiclamativer  Bedeutung  vor,  die 
sich  âhnlich  nicht  selten  auch  im  Aharabischen  (vgl.  ragulun-mâ  «  ein  Mann  »), 
hâufig  im  Assyrischen,  dann  im  Aethiopischen  findet,  endlich  in  der  hebràischen 
Mimation  zu  vermuten  ist,  und  SnOUN*  ist  demnach  mit  «  Ein  Vater  ist  Gott  » 
zu  ûbersetzen,  wie  nicinx  mit  «  Ein  Bruder  ist  Jahwe  ». 

Aber  noch  Weiteres  lâsst  sich  an  dièse  Namen  anknupfen.  SnOUX  wird 
Geff.  10,  28  (sowie  I.  Chron.  /,  22)  als  Name  eines  sûdarabischen  Stammes 
genannt.  Wissen  wir  aber  von  einem  sûdarabischen  unbestimmten  Artikel  ma  ? 
Aus  Verkennung  der  Thatsachen  noch  nicht.  Bekanntiich  will  man  hier  zwischen 
einem  unbestimmten  Artikel  -m  (baitum  «  ein  Haus  »)  und  einem  bestimmten 
-ànu  (baitânu  «  das  Haus  »)  unterscheiden,  wâhrend  es  doch  viel  naher  liegt, 
dort,  wo  -m  geschrieben  ist,  -ma  zu  lesen,  in  dem  -n  aber  die  einfache  Nunation 
(-u-i-a-)n  zu  erblicken,  d.  h.  eine  Partikel  von  hinweisender,  determinierender 
K.raft,  die  erst  spâter  im  Nordarabischen  zur  BegrifFslosigkeit  abgeschvvâcht 
w  urde  ;  aiso  wâre  baitumà  «  ein  Haus  »,  baitun  «  das  Haus  ». 

*  Aehniich  wird  in  xf/  81,  6  noi'  —  nach  aramâischem  Muster  —  zu  =]Di~' 
zerdehnt,  obwohl  in  seiner  ersten  Silbe  niemals  der  Name  Jahwe  vorhanden  war. 
■{■!^DV  wohl  ^  SxECi',  vgl.  S.  loi.) 


—    148   — 

dem  —  '  des  Namens  vic'  herausschâlen,  der  spaten  Ersatzform  fur 
yiU?M\  gebildet  durch  Kontraktion  des  verk.ûrzten  Gottesnamen  Jâ(h) 
mit  j'^schû'a  «  Hulfe  »,  also  zu  ûbersetzen  :  «  Jahwe  ist  Hûlfe  ».  Dass 
hier  nicht  etwa  blosses  "'C''  «  Hûlfe  »  mit  W'iederherstellung  von  âlterem 
kurzen  Serê  vorliegt,  beweist  die  griechische  Umschreibung  mit  langera  e 
(ïjjaoïîç),  syrisches  'îscho%  arabisches  'îsâ.  Ob  auch  nm'  in  der  Pânultima 
den  Gottesnamen  enthâlt,  wage  ich  nicht  sicher  zu  behaupten  1.  Dagegen 
darf  wohl  Ssii  als  Kontraktionsprodukt  aus  "^^'n'  (Jer.  3/,  3)  und  weiter 
aus  Soiiin'  angesehen  werden. 

Einmal  findet  sich  statt  zu  erwartendem  ini  nur  in  :  yccin  (I  Chr.  3, 
18),  worin  ich  einen  Schreibfehler  vermute  ^. 

Soviel  ûber  die  rein  formale  Erkliirung  des  alttestamentlichen  (}ottes- 
namens.  Der  spâtern  Forschung  bleibe  es  vorbehalten,  auf  dieser  Basis 
Versuche  nach  einer  genûgenden  Sinnerklârung  anzustellen,  wenn  gleich 
die  Wahrscheinlichkeit,  zu  einem  ganz  gesicherten  Ergebnis  zu  kommen 
hier  wie  bei  manchen  anderen  alten  Namen  nicht  sehr  gross  ist. 

•  Seine  assyr.  Transskription  Ya-u-a  fuhrt  eher  auf  ein  nichtkomponiertes 
Wort. 

'  VIX\t\  ist  abgekurztes  (1)n'"U?in  oder  Sx"'»:?!",  also  nur  dem  Sinne  nach 
gleich  mit  yïïrini  (vgl.  Num.  i3,  16). 


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Freiburg.  —  Buchdruckerci  und  Buchhandlung  des  Werkes  vom  heiligcn  Paulus. 


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937  Les  gloses  de  Cassel 

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